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Les adieux du monde à un géant de l’Histoire

f0014921Des témoignages de reconnaissance à la vie et à l’œuvre révolutionnaire d’un des grands leaders du 20e siècle et de ce début de 21e siècle, le guérillero de la Sierra Maestra, l’homme d’État de taille mondiale qui a changé pour toujours l’histoire de l’Amérique latine et de plusieurs peuple du monde, Fidel Castro, nous parviennent de tous les coins du monde. Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a été l’une des premières personnalités à se prononcer sur le décès, hier, à l’âge de 90 ans, du leader historique de la Révolution cubaine.

Le président Maduro a appelé à préserver l’héritage émancipateur et anti-impérialiste de Fidel Castro. « 60 ans après l’appareillage du yacht Granma, le commandant Fidel Castro est entré dans l’immortalité », a-t-il écrit sur son compte twitter. Maduro a transmis un message de solidarité, d’amour et de condoléances aussi bien au président Raul Castro qu’au peuple cubain. Le chef d’État vénézuélien a évoqué l’amitié fraternelle qui unissait Fidel et Hugo Chavez, leader de la Révolution bolivarienne, et il a comparé leurs vies, marquées par leur esprit anti-impérialiste.

« Deux révolutions assiégées par l’empire, deux révolutions que nous avons consolidées et que nous devons continuer de consolider. Quelle grande dignité que celle de Fidel et Hugo Chavez ! », a-t-il ajouté. La ministre vénézuélienne des Affaires étrangères, Delcy Rodriguez, a signalé quant à elle : « Tu as frayé la voie menant aux causes justes et dignes des peuples opprimés de notre continent, et tu maintiens le cap vers un avenir victorieux ». Le président de Bolivie, Hugo Morales, a affirmé samedi lors d’un entretien téléphonique avec la chaîne TeleSur que « le meilleur hommage que l’on puisse rendre au leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, c’est de consolider l’union entre les peuples du monde, c’est de ne jamais oublier sa résistance au modèle impérialiste et capitaliste ».

Morales a souligné les enseignements du leader de la Révolution cubaine. « Fidel nous a donné des leçons de lutte et de persévérance en faveur de la libération et de l’intégration des peuples du monde. » « Fidel, le seule frère et le seul camarade du monde qui a partagé la solidarité avec tous les peuples de la planète, ce géant de l’Histoire, de l’humanité », a-t-il ajouté. Pour sa part, le président salvadorien, Salvador Sanchez Ceren, a signalé que c’est avec « une profonde tristesse que nous avons appris la nouvelle du décès de notre cher ami et éternel compagnon, le commandant en chef Fidel Castro Ruz ». « Fidel vivra à jamais dans les cœurs des peuples solidaires qui luttent pour la justice, la dignité et la fraternité », a-t-il indiqué.

Le président du Mexique, Enrique Peña Nieto, a souligné le rôle du commandant en chef en tant que promoteur d’une relation bilatérale avec son pays, basée sur le respect, le dialogue et la solidarité. « Fidel Castro fut un ami du Mexique, le leader de la Révolution cubaine est une référence emblématique du 20e siècle », a-t-il dit. Quant au Premier ministre indien Narendra Modi, il a transmis ses condoléances au gouvernement et au peuple cubains, à l’occasion du triste décès du révolutionnaire cubain.

« L’Inde pleure la perte d’un grand ami. Que son âme repose en paix », a écrit Modi sur son compte twitter. La présidente du Parti du Congrès indien (opposition), Sonia Gandhi, a déploré cette « perte irréparable » en soulignant le rôle de Fidel en faveur des opprimés et de la liberté. « Le décès de Fidel Castro est une perte non seulement pour Cuba », a signalé Gandhi, qui a rappelé que le leader cubain s’est « élevé contre toutes les tentatives pour étouffer la voix de la liberté « , et elle a mis en exergue la contribution de Fidel au Mouvement des pays non alignés.

Le président sud-africain Jacob Zuma a exprimé hier sa douleur en apprenant la nouvelle du décès du leader historique de la Révolution cubaine. Zuma a signalé que jamais il n’oubliera la solidarité de Cuba à l’époque de la lutte contre l’apartheid. À travers son compte twitter, le Congrès national africain (ANC) a qualifié Fidel de camarade et ami, exprimant sa tristesse pour « le décès du grand leader et révolutionnaire ». Le Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) a déploré le décès du leader cubain, rappelant que l’histoire de cette organisation est étroitement liée à la stature révolutionnaire du commandant en chef.

Les militants du FMLN ont tenu à remercier Fidel pour l’exemple de ses luttes et de ses principes. Pour l’intellectuel argentin Miguel Bonasso, « le plus grand des révolutionnaires, le plus généreux des hommes d’État qui m’honora de son amitié, l’énorme Fidel Castro est mort ». Le président du Comité des Relations internationales du Sénat russe, Konstantin Kossatchev, a assuré quant à lui que Fidel Castro restera pour toujours dans l’histoire de l’humanité. « Sous la direction de Fidel Castro, Cuba a résisté à une pression extérieure terrible dans la défense de sa souveraineté et de son droit à suivre sa propre voie de développement, en accord avec ses intérêts particuliers et non pas avec d’autres intérêts imposés de l’extérieur. Fidel Castro est un symbole, au même titre que son compagnon de lutte Ernesto Che Guevara », a affirmé le sénateur russe.

Le chanteur et compositeur cubain Silvio Rodriguez, dans son blog Segunda Cita, a exprimé ses condoléances à « sa famille, au peuple de Cuba, au monde et à tout l’univers pour la perte d’un des êtres humains les plus extraordinaires de tous les temps ». Ivan Marquez, le chef de l’équipe de négociation des Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC) aux dialogues de paix avec le gouvernement colombien, a déploré la mort du « révolutionnaire le plus admirable du 20e siècle ». « Merci Fidel pour votre immense amour pour la Colombie. Que l’Accord de paix de La Havane soit notre hommage posthume », a-t-il dit. En France, la nouvelle de la mort du leader cubain occupe les unes de la quasi-totalité des médias. Une phrase récurrente : « Le père de la Révolution cubaine est décédé ». La presse française a dédié des larges espaces au parcours du leader historique de la Révolution cubaine, depuis les luttes pour obtenir l’indépendance définitive de Cuba, jusqu’aux tensions avec les États-Unis, un pays qui, au lendemain du triomphe de la Révolution cubaine, décréta un blocus économique de fer pour tenter de renverser le nouveau gouvernement.

Un siège qui dure encore aujourd’hui. Le quotidien Le Monde a consacré un article pour évoquer les relations étroites entre le leader cubain et de nombreux artistes et intellectuels de renom, comme l’écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez et le philosophe français Jean-Paul Sartre. Par ailleurs, de nombreux médias numériques équatoriens se sont fait l’écho du décès du leader cubain décédé à l’âge de 90 ans, a rapporté l’agence Prensa Latina. L’agence de presse Andes a publié le texte intégral du discours du président cubain Raul Castro à propos de la mort de son frère. La version numérique du quotidien équatorien El Telegrafo a consacré plusieurs articles de sa une au leader révolutionnaire cubain, sous le titre : « Adieu au dernier icône politique du 20e siècle ».

« Fidel est un des géants politiques du 20e siècle et sa vie est étroitement liée à l’histoire de son pays », souligne la version électronique du quotidien The Times of India. Les principaux médias italiens ont aussi consacré leurs principaux espaces au décès du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro. Les agences de presse italiennes AQGI, ANSA, le portail de la Radio et télévision italienne (RAI) et les plus importants quotidiens tels La Repubblica, Corriere della Sera, La Stampa, Il Sole 24 Ore, et Il Messagero, entre autres, ont largement relayé la nouvelle sur leurs sites web respectifs. Le quotidien La Jornada, l’un des journaux au plus fort tirage du Mexique, titrait à sa une : « Mort de Fidel Castro, le leader de la Révolution cubaine et figure centrale du 20e siècle ».

Au Mexique également, le quotidien Excelsior s’est emparé de la triste nouvelle, qui a été rendue publique par le président cubain Raul Castro lors d’une allocution télévisée. Des médias colombiens ont également réagi à la nouvelle du décès du leader révolutionnaire cubain. L’influente revue Semana a souligné dans sa page Web que le président Raul Castro en personne avait annoncé la mort de son frère et leader de la Révolution cubaine, dans une brève allocution télévisée.

Le journal El Tiempo, de Bogota, la capitale colombienne, dans sa version numérique, s’est également fait l’écho de la nouvelle. Par ailleurs, les chaînes de télévision RCN, Noticias 24 et Cable Noticias, entre autres, après avoir interrompu leurs transmissions, a repris leurs émissions pour diffuser des interviews et des reportages sur la vie et l’œuvre de Fidel Castro. L’ancienne congressiste et militante des droits de l’Homme colombienne Piedad Cordova, a écrit : « Commandant Fidel Castro, non seulement vous avez écrit l’Histoire : vous être l’Histoire. Hasta Siempre, Comandante ! ».

(Granma)

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