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Le perfectionnement du système de santé animale à Cuba

Cuba cuidado animalParmi les missions en matière de santé animale figurent la prévention de l’introduction de maladies exotiques dans le pays, la direction du système de surveillance, le diagnostic vétérinaire et les programmes de prévention et de lutte contre les maladies, qui permettent d’assurent le contrôle de la production du secteur agricole et alimentaire.

À propos de ce travail et des objectifs à atteindre, le Dr Yobani Gutiérrez Ravelo, directeur de la santé animale du ministère de l’Agriculture (Minag), explique qu’une politique d’amélioration du système de cette activité a été approuvée le 22 mai 2018, qui correspond à l’Orientation 167 de la Politique économique et sociale du Parti et de la Révolution pour la période 2016-2021, et définit neuf principes en accord avec le contexte cubain actuel et les normes internationales.

« Le premier de ces objectifs concerne la création du Centre national de santé animale (Cenasa). Cette entité, rattachée au Minag, sera chargée de diriger de l’activité dans tous les secteurs de l’élevage des animaux terrestres et aquatiques, et sera représentée par des départements dans toutes les délégations de l’agriculture », précise-t-il.

Le Dr Cristobal Arredondo Alfonso, directeur adjoint de la Direction de la santé animale, indique quant à lui que la politique garantit l’exercice du service d’assistance dans le système des entreprises, ainsi que des coopératives agricoles, confirme le soutien à apporter par les agences et les entités, dont font partie les unités d’entreprises de base (UEB), pour assurer la constance et la qualité des soins vétérinaires et de la reproduction, et renforcer les soins de santé primaires dans le réseau des cliniques et des cabinets vétérinaires.

Il est important pour le fonctionnement efficace de la santé agricole d’améliorer l’Unité des laboratoires centraux de santé agricole (ULCSA), qui comprend cinq laboratoires de santé animale et un laboratoire de santé végétale. La stratégie consiste à intégrer dans cette institution tous les laboratoires de recherche sur les animaux, les plantes et les semences.

D’AUTRES OBJECTIFS IMPORTANTS DE LA POLITIQUE

Une autre des décisions approuvées consiste à créer un réseau national de pharmacies vétérinaires ayant pour mission la commercialisation au détail de produits pour la pratique de cette spécialité. Le Dr Gutierrez Ravelo précise que c’est le groupe commercial producteur et distributeur de médicaments Labiofam, qui sera chargé de la création de ce réseau, dans un premier temps, dans les chefs-lieux de province et ensuite dans le reste des municipalités.

Par ailleurs, la politique dispose que les entreprises intervenant dans la production, le traitement et la commercialisation de denrées alimentaires d’origine animale portent la responsabilité de la qualité et de la sécurité de ces produits, avec leurs propres vétérinaires aux points d’inspection permanents.

Dans le cadre d’un autre objectif, selon Arredondo Alfonso, il a été ratifié de conserver l’Association cubaine de médecine vétérinaire, qui avait remplacé le précédent Conseil scientifique vétérinaire, et de revoir dans ses règlements et statuts l’objectif, la portée et les buts, ainsi que son patrimoine et ses fonctions, afin de consolider la gestion des connaissances.

En outre, il a été convenu de prendre en considération, dans l’élaboration des plans annuels de l’économie, le financement du développement du système de santé animale et le développement du Groupe d’entreprises Labiofam pour la production, l’importation et la commercialisation de médicaments et d’autres produits vétérinaires. De même, il faudra tenir compte des ressources nécessaires aux laboratoires des Groupes élevage, agriculture et agroforesterie et à l’amélioration de la base matérielle des études agricoles existante dans les universités et les écoles polytechniques.

Il est également indispensable d’améliorer les mécanismes permettant aux étudiants d’accéder aux formes d’enseignement de la Médecine vétérinaire, la mise à jour des programmes d’études et la formation de spécialistes par le biais d’études de troisième cycle.

La réalisation d’un contrôle dans le pays de la situation réelle de la médecine vétérinaire est essentielle pour répondre à toutes les demandes de la spécialité. À cette fin, il est prévu de créer un registre public des médecins vétérinaires afin de cerner le contexte actuel de la profession et de valider la pratique de ceux qui s’y consacrent.

LES DISPOSITIONS ADOPTÉES AUJOURD’HUI

La Master en sciences Mayra Cruz Legon, responsable du Département de politique agraire de la Direction juridique du ministère de l’Agriculture, estime que l’ensemble normatif paru dans l’actuel Journal officiel n° 11, met en œuvre les dispositions complémentaires du Décret-loi n° 137 sur la médecine vétérinaire, publié en 1993.
Ce Décret-loi n’a jamais disposé d’une réglementation. C’est pourquoi la Résolution n° 537 de 2020 a été adoptée par le Minag.

Elle met en œuvre la nouvelle réglementation, qui unifie en un seul corps juridique les dispositions éparses émises au fil des ans, désormais adaptées au contexte national et aux normes internationales.

Une autre des normes énoncées concerne le Décret n° 20 de 2020, qui fait référence aux contraventions de la Médecine vétérinaire, qui jusqu’à présent étaient traitées dans le Décret n° 181 de 1993, et dont les amendes sont dérisoires. Cependant, la nouvelle législation prévoit une contravention allant de 500 à 3 500 pesos pour les personnes qui contreviennent à son contenu, contravention qui peut être augmentée jusqu’à 7 000 pesos dans les cas nécessaires. En outre, elle prévoit la confiscation des animaux, des produits et le retrait de la licence sanitaire vétérinaire.

Le Dr José Antonio Hernandez Rabelo, responsable du Département de quarantaine et de sécurité alimentaire, mentionne, parmi les violations reconnues dans le document, l’introduction dans le pays de produits d’origine animale, sans quarantaine préalable et présentant une situation sanitaire déplorable, et l’abattage d’animaux et leur commercialisation sans l’autorisation du Service vétérinaire de contrôle sanitaire de l’État, parmi beaucoup d’autres.

En général, comme le fait remarquer le Dr Manuel Pelaez Reyes, responsable du Département d’épizootiologie, cette norme vise à préserver la santé des animaux comme des humains.

De plus, la Résolution n° 538 du 13 novembre 2020 du ministre de l’Agriculture ratifie le Code d’éthique des vétérinaires, un document qui n’existait pas jusqu’à présent à Cuba et qui établit les principes généraux que doivent suivre les professionnels qui exercent cette spécialité, dans l’une des formes de gestion approuvées par l’État.

(Source: Granma)

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