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Un tourisme sûr et en pleine expansion

Turismo Cuba VCCuba a été frappée il y a moins de six mois par un ouragan qui a fortement touché quatre des principales destinations touristiques de l’île. C’est le seul pays insulaire au monde où, selon la loi, les citoyens des États-Unis sont interdits de tourisme et elle fait partie des pays contre lesquels Washington a lancé une alerte de voyage avec la recommandation de « reconsidérer le voyage ». Cependant, ce mois-ci, Cuba a déjà atteint le premier million de visiteurs.

L’Île compte environ 67 000 chambres d’hôtel et plus de 21 000 chambres chez l’habitant et opère avec 68 compagnies aériennes qui la relient là 70 grandes villes du monde entier. La modalité croisière, entre ports et zones d’escale confondus, emprunte six points de sa géographie et la Grande Île des Antilles a récemment été reconnue comme « le pays le plus sûr pour le tourisme » lors de la 38e édition du Salon international du Tourisme (Fitur) à Madrid, en Espagne.

Les changements dans le panorama ont été difficiles, mais le pays continue de s’affirmer comme l’une des destinations préférées des Caraïbes. Selon Janet Ayala, directrice de la communication du ministère du Tourisme, bien que le chiffre (1 million de visiteurs) ait été atteint avec quatre jours de retard par rapport à l’année précédente, les résultats constituent un succès remarquable au milieu des pressions et des situations défavorables que le pays a connues ces dernières années.

APRÈS LE PASSAGE DU CYCLONE

L’ouragan Irma a frappé Cuba en septembre et, quelques jours avant son passage, 88,5% des touristes du pays étaient hébergés dans des hôtels situés sur la côte nord, la zone la plus durement touchée par ce phénomène naturel. Rien que dans les pôles touristiques de Cayo Coco, Cayo Guillermo et Cayo Santa Maria, 10 625 visiteurs ont été évacués.

Plus de 70% des hôtels des cayos du Nord ont subi des dommages, tout comme 26% des infrastructures hôtelières de Varadero, la destination soleil et plage la plus importante de l’île. Les dégâts ont concernés, notamment, les espaces verts, les toitures légères, les faux-plafonds et les vitres et les éléments de menuiserie en aluminium, a expliqué Manuel Marrero Cruz, ministre du Tourisme (Mintur).

Pendant ces mois (octobre, novembre et décembre), les indicateurs des arrivées touristiques dans le pays ont diminué, l’idée erronée que « tout allait mal et qu’il serait impossible pour Cuba de se rétablir avant la haute saison » ayant prévalu, a ajouté le ministre.

Rappelons qu’en 2017, 4 700 000 touristes ont visité Cuba, soit 11,9 % de plus que prévu.

« Je n’arrive pas à y croire, j’ai posé la question, et je me demande comment tout a bien pu être restauré aussi vite », s’est exclamée une touriste argentine venue à Jardines del Rey précisément au mois de novembre.

Quinze jours après l’ouragan, les travaux de construction ont commencé et le 1er novembre, en un peu plus de 40 jours, les cayos du Nord ont accueilli les clients dans leurs installations (plus de 3 120 visiteurs rien qu’à Jardines del Rey).

Au début de la haute saison (décembre 2017), leurs installations ont présenté un produit entièrement rénové. Il en a été de même pour Varadero, qui s’est complètement remis en deux mois grâce aux efforts de plus de 2 000 travailleurs qui ont entrepris les actions de réhabilitation et qui ont rapidement restauré le centre touristique, avec l’aide active des collectifs des installations. Selon Ivis Fernandez Peña, déléguée du ministère du Tourisme de la province de Matanzas, les 52 hôtels de cette station balnéaire présentaient de meilleures conditions hôtelières et d’infrastructure.

UNE QUESTION DE SÉCURITÉ

« Cuba n’est pas un pays pour voyager » et « présente de graves risques pour votre santé et votre sécurité », estime Washington et le nouveau système de sécurité du Département d’État recommande de « reconsidérer les voyages » en plaçant Cuba au troisième échelon de son classement.

En dépit de cette campagne injustifiée, le 18 janvier, précisément, Cuba a reçu le prix d’excellence en tant que « pays le plus sûr pour le tourisme » lors de la 38e Foire internationale du tourisme (Fitur) à Madrid, Espagne. « Ceci n’est pas une surprise pour moi. J’ai toujours considéré Cuba comme l’endroit le plus sûr des Amériques après le Canada », a signalé le journaliste Christopher P. Baker sur le site smerconish.com. C’est pourquoi « la notion d’insécurité à Cuba est fausse », a souligné le spécialiste nord-américain.

En dépit du blocus et des restrictions sur le tourisme sur l’île, le nombre de visiteurs a considérablement augmenté à la suite de l’assouplissement des autorisations de voyage décrété par l’administration Obama. En 2017, Cuba a reçu 620 000 voyageurs nord-américains et a établi un record pour les visiteurs étrangers. Selon la société Cuba Educational Travel, l’immense majorité d’entre eux considèrent le pays comme un endroit « très sûr ».

Les expériences et les sondages spécialisés témoignent de la satisfaction des visiteurs et sont une preuve de la sécurité, de la tranquillité et de la stabilité qui règnent à Cuba, des caractéristiques également reconnues par les organismes internationales de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et d’autres organisations spécialisées dans le secteur touristique. De même, les entreprises phares sont garantes des standards de qualité et de bien-être de Cuba.

Par ailleurs, une délégation bicamérale de législateurs étasuniens et leurs familles, qui ont récemment visité l’île, ont déclaré se sentir en sécurité dans notre pays.

Au cours de sa visite à Cuba, le député Jim McGovern a dit avoir rencontré des étudiants nord-américains de l’Université de La Havane. « Ils se sentent en sécurité », a-t-il dit. « J’ai parlé aux hommes d’affaires et ils se sentent en sécurité, tout comme le personnel de notre siège diplomatique », a-t-il conclu.

LES CROISIÈRES À CUBA

« Cuba est une destination touristique unique, spécialement pour les croisières, du fait de sa situation privilégiée dans la région », a déclaré Rodrigo Malmierca Diaz, ministre du Commerce extérieur et des Investissements étrangers.

Cette modalité, qui a été relancée en 2016 avec les liaisons entre les États-Unis et Cuba, a considérablement augmenté le nombre d’arrivées de bateaux et de passagers. Selon des données du ministère du Tourisme, sur les quatre millions de touristes accueillis cette première année, 112 000 sont arrivés à bord de ces navires.

Bien que l’administration du président Donald Trump ait annoncé en juin 2017 un ensemble de mesures ayant posé de nouvelles entraves aux déplacements entre les deux pays avec des dispositions strictes du Département du Trésor, quatre compagnies étasuniennes (Carnival Cruise Line, Royal Caribbean Cruise Line (RCCL), Norwegian Cruise Line Holding (NCLH) et Pearl Seas LLP) opèrent sur l’île, et une cinquième devrait suivre.

« Parmi les 500 destinations de ma société, La Havane est la n°1 en matière de satisfaction client. Beaucoup de mes collègues et homologues partagent ce même avis, ce qui montre ce que Cuba est capable d’offrir », a déclaré Frank Del Rio, conseiller délégué de Norwegian Cruise Line Holding, basée aux États-Unis, lors d’une visite à Cuba en novembre 2017, où les dirigeants des principales compagnies de croisières du monde et les autorités cubaines ont discuté des possibilités d’expansion de leurs opérations dans le pays.

Depuis l’administration Obama, Cuba a signé des mémorandums d’accord avec les autorités portuaires de différentes villes des États-Unis (Virginie, Louisiane, Lake Charles, Nouvelle-Orléans, Alabama, Gulfport, Pascagoula, Houston et Cleveland), qui constituent des clés pour faciliter le développement de l’industrie des croisières. Cependant, les nouvelles mesures du président actuel limitent non seulement l’entrée des citoyens de son pays dans l’île, mais aussi la liberté de leurs entreprises (la plupart d’entre elles dans le secteur du tourisme) de faire des affaires.

Face à ce scénario et aux restrictions découlant du blocus, qui empêchent tout progrès dans les relations bilatérales, notamment dans l’activité maritime et portuaire, les autorités cubaines ont annoncé leur intention de mettre en œuvre un vaste programme de développement de cette infrastructure. Le projet visera à promouvoir le tourisme de croisière dans les différents points du territoire et à favoriser cette modalité qui connaît chaque année un succès grandissant.

La compagnie nord-américaine Carnival Cruise Line a annoncé 17 nouveaux départs vers Cuba pour 2019 à bord du Carnival Sensation, avec des voyages de cinq jours en partance du sud de la Floride.

Selon l’agence cubaine Prensa Latina, les voyages comprendront une journée à La Havane et des escales dans des ports réputés des Caraïbes et des Bahamas. Christine Duffy, présidente de Carnival Cruise Line, a assuré que Cuba est une destination recherchée et qu’ils sont ravis d’offrir à leurs clients encore plus d’occasions de découvrir et d’explorer « cette île fascinante ».

CONSERVER LE BON RYTHME

Le secteur touristique cubain, reconnu dans le Plan national de développement économique et social jusqu’en 2030 comme l’un des secteurs stratégiques de l’économie cubaine, compte parmi ses objectifs la diversification. Des efforts sont également déployés en vue de la mise en valeur de nouvelles attractions. L’histoire, la culture, l’architecture, les randonnées, le tourisme de nature et le tourisme urbain sont autant de nouveaux espaces appelés à se consolider.

Dans ce sens, il est prévu d’augmenter le nombre de marinas et d’installations nautiques, ainsi que de construire de nouveaux terrains de golf et des installations immobilières. L’organisation de congrès et de foires font partie des impératifs, qui accordent également une attention particulière aux modalités de santé et de qualité de vie.

Par ailleurs, des travaux sont en cours pour assurer une revalorisation des groupes de manifestations et de tourisme de motivation, « modalités de grands nombres de visiteurs où l’exposant est généralement accompagné par sa famille », a signalé le ministre du Tourisme, Manuel Marrero à l’occasion de la 10e session ordinaire de la 8e législature de l’Assemblée nationale.

Encourager le tourisme durable est un autre impératif. À cet égard, le Conseil des ministres a adopté un plan de mesures visant à lutter contre le changement climatique, ainsi que la mise en œuvre d’un ensemble de normes de régulation sur l’environnement (loi côtière et démolition d’installations sur les dunes de plages).

À l’heure actuelle, l’industrie touristique nationale est engagée dans un vaste processus d’investissements, en vue d’améliorer et d’accroître les capacités d`hébergement. Un plan détaillé pour 2030 et des prévisions favorables complètent les attentes de ce secteur, qui prévoit d’accueillir cinq millions de visiteurs en 2018, tablant sur une croissance d’environ 6%.

Quelques chiffres

- Derrière le Canada, avec 23 % des arrivées au pays, se situent les États-Unis et les Cubains qui vivent dans ce pays avec 1 025 521 voyageurs.

- Marchés traditionnels les plus dynamiques : France, Italie, Russie, Espagne, Argentine et Brésil.

- L’activité des croisières a affiché une croissance de 230 % en 2017, atteignant 397 520 visiteurs.

- Le ministère du Tourisme (Mintur) a inclus dans son portefeuille d’opportunités d’investissements étrangers de nouveaux projets pour développer des produits de détente, de loisirs et d’aventure.

- Le portefeuille d’activités comporte, pour la première fois, deux projets de construction de parcs naturels et de parcs d’aventures.

- Le portefeuille d’investissements étrangers du Mintur concerne au total 140 projets.

(Granma)

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