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La paix, un droit de l’Homme

paix del hommeDES personnalités cubaines réunies à l’Institut cubain d’amitié avec les peuples (ICAP) ont lancé un appel de paix aux personnes et aux groupes pacifistes du monde entier à travers la campagne de tweet : « Unis pour la paix», relayée sur les réseaux sociaux, et ils ont souligné la nécessité de l’unité pour garantir la paix comme un droit humain urgent,

Avec les hashtags #ALCZonaDePaz et #TodosSomosVenezuela, la campagne appelait à défendre les principes de la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix, ainsi que la Révolution bolivarienne au Venezuela face à la menace d’une intervention militaire des États-Unis.

Cette journée a eu lieu le 15 mars, à l’occasion du 140e anniversaire de la Protestation de Baragua, un événement historique dirigé par le major-général Antonio Maceo, et considéré comme un symbole de la volonté d’indépendance des Cubains

Au cours de la rencontre, le professeur José Francisco Piedra, spécialiste des affaires des Caraïbes, a évoqué la contre-offensive néolibérale que connaît le monde aujourd’hui. « La paix n’est pas seulement l’absence de guerre. Elle revêt une signification beaucoup plus large et plus complète, qui va au-delà du règlement des conflits », a-t-il souligné devant un auditoire très nombreux.

L’activité a été diffusée en temps réel sur le site Web de la station de radio internationale Radio Habana Cuba et sa fréquence radio.

Le professeur Piedra, qui est également membre du Conseil de direction de la Chaire d’études caribéennes de l’Université de La Havane, a souligné que la paix consiste à prévenir les conflits, à en assurer une médiation politique efficace, à favoriser une attitude de respect, de tolérance et d’harmonie entre les différentes composantes de la société.

Il a affirmé que l’Amérique latine dispose de deux instruments : le Traité de Tlatelolco, signé en 1967, qui établit la dénucléarisation de l’Amérique latine et des Caraïbes, et la Déclaration adoptée lors du 2e Sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), tenu à La Havane en 2014, en vertu duquel le continent a été a déclaré Zone de paix.

Pour sa part, le Dr ès sciences Manuel Carbonell Vidal, vice-recteur de l’Institut supérieur des Relations internationales (ISRI) « Raul Roa Garcia », a mis en garde contre l’augmentation du nombre de militaires au sein du gouvernement des États-Unis, comme en témoignent le limogeage du secrétaire d’État Rex Tillerson et la désignation à ce poste de Michael Richard Pompeo, directeur de la CIA et diplômé d’une académie militaire.

Le vice-recteur a donné quelques précisions sur la présence militaire accrue des États-Unis et d’autres puissances impérialistes dans le monde : « La France maintient le 9e régiment stationné en Guyane et les Britanniques ont un contingent d’environ 1 500 hommes dans les îles Malouines, un territoire réclamé par l’Argentine », a-t-il dit

« Nous devons mettre en garde la communauté internationale, les mouvements sociaux. Nous devons intensifier notre lutte et exercer des pressions non seulement en Amérique latine, mais aussi aux États-Unis mêmes », a-t-il indiqué.

« Nous avons besoin de ceux qui croient en l’équité des idéaux humains pour lutter et manifester de différentes manières afin d’empêcher le gouvernement de Donald Trump de lancer une agression contre un pays des Caraïbes comme en 1983 à la Grenade, envahie par le Pentagone sous l’administration de Ronald Reagan », a ajouté Carbonell Vidal.

Un avis partagé par le Dr ès sciences Nestor Garcia Iturbe, professeur et chercheur titulaire : « Il ne fait aucun doute que le plus grand danger pour la paix dans le monde est le bellicisme des Etats-Unis », a souligné ce spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis.

Garcia Iturbe a rappelé que les pays qui possèdent l’arsenal nucléaire n’en révèlent jamais les données réelles, avant de signaler que ce type d’armes coûtera des milliards de dollars au monde au cours des 30 prochaines années, simplement pour moderniser la technologie et leur donner une plus grande portée.

« Trump a demandé au Congrès d’autoriser 30 milliards de dollars pour moderniser l’arsenal nucléaire sur une durée de dix ans. Je pense que le conflit avec la Corée du Nord est une justification pour allouer plus d’argent au complexe militaro-industriel de ce pays », a déclaré ce prestigieux chercheur.

Pour conclure, le Dr Luis René Fernandez Tabio, professeur et chercheur principal au Centre d’études hémisphériques et sur les États-Unis, a qualifié le président Donald Trump de réactionnaire, conservateur et populiste.

Il a affirmé que la pression, le chantage et les sanctions économiques redoublent contre Cuba et le Venezuela afin d’étouffer l’économie de ces pays. Trump maintient l’accusation sans fondement selon laquelle ces pays ne sont pas démocratiques et violent les droits de l’Homme.

Il a appelé à l’unité des forces progressistes face à la menace militaire, à combattre l’hostilité et l’agression économique de l’impérialisme étasunien, à contrer cette offensive néolibérale qui vise à anéantir les conquêtes sociales, à s’opposer à l’ingérence contre la souveraineté des gouvernements progressistes, et aux tentatives des ennemis pour détruire les avancées réalisées dans l’intégration de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Tous se sont prononcés en faveur de la lutte contre la déstabilisation de la région et pour la paix, l’harmonie et la sécurité.

(Granma)

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