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Les avantages d’un nouveau gazoduc cubain

gasoductoLA construction du gazoduc Puerto Escondido-Yumuri, situé sur le littoral nord entre les provinces occidentales de Mayabeque et de Matanzas, représentera pour le pays des économies significatives en matière de combustible à partir du mois d’août 2016.

Actuellement, ont lieu les travaux de terrassement et d’installation de la tuyauterie qui permettront le transport de gaz dérivé de l’exploitation des puits pétroliers dans cette région du pays vers les usines de transformation en énergie électrique, un ouvrage de grand impact dans le développement économique et social cubain.

Son avantage le plus important consistera en la récupération des gaz rejetés dans l’environnement pour la distillation des carburants qui contaminent l’atmosphère, pour l’usage énergétique comme gaz manufacturé et électricité, sans compter l’augmentation des volumes dans la production électrique.

Cela signifie également une épargne pour l’économie du pays du fait de la réduction des importations de pétrole, ainsi que la suppression des flottes de camions pour le transfert du combustible jusqu’aux usines génératrices, et le danger que cela représente sur les routes.

Selon les explications de Lincon Iran Rivero Rosales, responsable des travaux de construction, les travaux ont commencé le 3 février et devraient durer 203 jours. Il précise que tout se déroule selon le chronogramme prévu et que le 28 août, 12,8 km de tuyaux de gros diamètres auront été installées.

« Il s’agit d’effectuer des travaux de terrassement, de souder la tuyauterie et de l’enfouir à 1,50 m de profondeur, en perforant les collines, en débroussaillant le marabu (arbuste épineux) et des zones touffues de végétation pratiquement impénétrable. Il faut aussi tracer des chemins, creuser des fossés, souder et recouvrir les structures qui sont installées », explique l’ingénieur hydraulique.

Pour cette tâche, ils disposent d’engins spécialisés et doivent respecter les normes de sécurité des 75

travailleurs qui interviennent. Ils doivent également veiller à l’environnement et à la fin des travaux, ils doivent végétaliser les lieux. Il ajoute que chaque travailleur a la responsabilité d’assurer un travail de qualité optimum car la plus petite erreur dans l’installation peut causer des dégâts environnementaux importants.

Granma International a pu constater sur les lieux les difficiles conditions de travail exécuté dans des zones retirées et d’accès difficile, à ciel ouvert, exposé aux intempéries, à la poussière, aux températures extrêmes générées par les travaux de soudure, au bruit des engins et aux piqûres d’insectes.

Lincon Iran Rivero explique qu’ils travaillent 10 heures par jour, du lundi au samedi. Le travail débute à 7H45 pour donner à chaque ouvrier les consignes de travail. À la fin de la journée, 12 soudures ont été effectuées, ce qui représente environ 144 mètres à installer dans la tranchée.

Le soudeur Yuniel Conzo Rodriguez, âgé de 34 ans, explique que son travail consiste à unir les tuyaux d’un diamètre de 20 pouces en respectant une norme technologique en 4 étapes. Pour cela, il a dû être validé par des experts internationaux et tous les deux ans, il est soumis à des évaluations.

Conzo Rodriguez estime que l’utilisation des moyens de protection personnelle est exigée avec rigueur, ainsi que l’accomplissement des processus productifs, l’approvisionnement du matériel, l’ordre et l’organisation des postes de travail.

« L’alimentation est variée et de qualité, le salaire décent et les conditions de logement adaptées », indique-t-il.

L’ingénieure Viviana Pomera Acosta, l’une des quelques femmes qui travaillent dans les ouvrages de construction, vérifie la qualité des matériels disponibles et le respect des normes productives. Elle contrôle le tracé des tranchées où seront placés les tuyaux, le terrassement, l’excavation, la longueur de la tranchée et l’installation des gazoducs. Elle vérifie également la qualité des soudures et la protection hermétique du raccordement des tuyauteries.

Elle déclare avoir une grande responsabilité car elle doit réviser les détails spécifiques au début et à la fin des travaux. De son travail, dépend la durabilité de l’ouvrage dans le temps. Elle a donc étudié les normes de construction spécifiques pour ce chantier.

L’ingénieure Pomera Acosta souligne la grande qualité humaine de ses collègues et leur niveau élevé de

formation dans la construction de gazoducs. Ils ont exécuté les mêmes travaux dans la province de Cienfuegos et de Matanzas.

Un exemple de l’ingéniosité des travailleurs : la réparation d’un engin spécialisé de fabrication canadienne pour cintrer les tuyaux, dont l’immobilisation du fait du manque de pièces de rechange aurait pu retarder les travaux et occasionner des pertes financières.

Environ 18 travailleurs ont mis leur talent à l’épreuve dans cette tâche, selon Emelio Leon Barroso, chef du centre des contingences. « Cette machine fonctionnait depuis plus de 15 ans et les vérins hydrauliques se sont usés sans que nous ayons des pièces de rechange.

« Nous avons dû concevoir des pièces similaires à partir d’autres utilisées par les engins excavateurs et les avons adaptées à la cintreuse de tubes, ce qui permettra d’utiliser encore cet engin pendant des années », précise-t-il.

Les travaux de construction du gazoduc sont effectués par l’Entreprise de transport d’hydrocarbures et de dérivés par pipelines, qui garantit également l’acheminement des hydrocarbures et autres fluides semblables, à travers des tuyaux souterrains ou aériens.

Le directeur, Manuel Garay Arias, explique qu’ils effectuent également des inspections périodiques sur tous les systèmes de pipelines installés dans le pays et se chargent de la construction de nouveaux ouvrages avec des possibilités d’augmenter leurs affaires dans la mécanisation, le stockage et le transport de combustible, ce qui pourrait être considéré comme des valeurs ajoutées à leur objet social.

Il existe 307 kilomètres de conduits dans le pays qui garantissent l’approvisionnement en combustible de l’aviation, du système électro-énergétique national et acheminent le gaz pour la génération d’électricité et l’usage domestique à plus d’un million d’habitants de la capitale.

Rappelant une phrase du légendaire guérillero Ernesto Che Guevara, alors qu’il était ministre de l’Industrie, le directeur caractérise ainsi le travail de l’entreprise :

« De toutes les tâches révolutionnaires, la primordiale, la fondamentale, c’est que chacun accomplisse son devoir ».

(Granma)

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