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La Révolution vénézuélienne vaincra !

CUBA-PARLIAMENT-MIGUEL DIAZ CANELCher président, camarade Nicolas Maduro ;

Illustres invités ;

Chers sœurs et frères vénézuéliens ;

Photo: Prensa Latina
C’est avec une profonde émotion et un profond sentiment révolutionnaire que nous souhaitons partager avec vous certaines idées qui expriment le sentiment de Cuba, de Fidel et de Raul envers la République sœur bolivarienne du Venezuela, envers son peuple, envers son gouvernement légitime, et en particulier avec Chavez, car pour nous Chavez est toujours vivant (Applaudissements).

Ce qui constitue un affront à la mémoire de l’éternel et invincible commandant président Hugo Rafael Chavez Frias et aux peuples de Notre Amérique et du monde, c’est qu’il y a quelques heures le président des États-Unis a prorogé pour un an l’Ordre exécutif injustifié, disproportionné et dangereux déclarant « l’urgence nationale » sous prétexte que le Venezuela constituerait « une menace inhabituelle et extraordinaire à la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis ».

Une fois de plus, l’empire prouve qu’il n’a pas changé son essence agressive et son mépris pour nos peuples en renouvelant ses menaces contre une nation sœur, pacifique et solidaire, et en ignorant l’indignation et le rejet unanimes suscités par la promulgation de cet ordre exécutif infâme il y a à peine un an.

J’aimerais réitérer et aussi ratifier les propos du général d’armée Raul Castro au 7e Sommet des Amériques, à Panama, le 11 avril 2015, et je cite : « Le Venezuela ne représente aucune menace à la sécurité nationale d’une superpuissance telle que les États-Unis ». Et d’ajouter : « Je tiens à réaffirmer tout notre soutien, résolu et loyal, à la République sœur bolivarienne du Venezuela (Applaudissements), au gouvernement légitime et à l’union civico-militaire conduite par le Président Nicolas Maduro (Applaudissements), au peuple bolivarien et chaviste qui lutte pour suivre son propre chemin face aux tentatives de déstabilisation et aux sanctions unilatérales dont nous exigeons la levée immédiate et définitive. L’Ordre exécutif doit être abrogé ! » (Applaudissements).

Le président Hugo Chavez n’était plus présent parmi nous, et certains opportunistes pensaient erronément que ceux qui allaient lui succéder seraient incapables de défendre son héritage et que le moment était venu de régler son compte à la Révolution bolivarienne. Certains ont même tenté d’opposer le Venezuela et Cuba en maniant le bâton contre l’un et la carotte contre l’autre.

Dans un de ses aveux les plus intimes, alors qu’il était pleinement conscient de la destinée historique, Chavez évoqua la célèbre phrase avec laquelle Fidel Castro mis fin à sa plaidoirie historique, en se l’appropriant, en paraphrasant Fidel dans le sens qu’avait pris sa vie : « L’Histoire m’acquittera ».

Ainsi, pris dans le tourbillon de la révolution déclenchée à partir de son arrivée au pouvoir, Chavez s’est installé pour toujours dans le cœur de son peuple et dans celui de toute l’Amérique (Applaudissements), c’est pourquoi nous sommes ici, au nom de Fidel, de Raul et de tous les Cubains, pour lui rendre hommage deux ans après les graines qu’il a semées.

Chavez portait en lui les dons extraordinaires de penseur profond et de stratège révolutionnaire doté d’une sensibilité infinie, d’une énergie et d’une capacité de convaincre et de mettre en pratique ses idées avancées.

Orateur exceptionnel, passionné et optimiste, Hugo Chavez croyait dans l’invincibilité de l’esprit humain. Expression et somme du meilleur et du plus authentique de la culture populaire vénézuélienne. Il vouait un amour infini à son pays et à son peuple, dans lequel il avait une foi inébranlable, leader politique et militaire inné, ses adversaires l’ont sous-estimé, incapables de mesurer son intelligence et sa lucidité de visionnaire. Et il fut, avant tout, un être infiniment solidaire. Nous les Latino-américains et les Caraïbéens, garderons à jamais le souvenir du leader unissant les volontés diverses, ponçant les aspérités pour récupérer le rêve de l’intégration régional. Ceux qui ont vu dans sa générosité un gaspillage des richesses du Venezuela sont les mêmes qui durant des années ont déçu son véritable maître en les lui refusant (Applaudissements).

Aujourd’hui, alors que la crise, la chute des prix du pétrole et le sabotage économique secouent le pays, certains prétendent oublier ou refusent de se souvenir que c’est grâce à la généreuse et juste révolution que des millions de Vénézuéliens ont pu sortir de l’extrême pauvreté et de la famine, qu’ils ont pu accéder aux services de santé, à l’éducation et à la culture, et qu’ils ont pu avoir des emplois et des logements (Applaudissements).

Aujourd’hui, le président Nicolas Maduro et son équipe entendent continuer et consolider tout ce que Chavez a commencé, avec le soutien majoritaire du peuple, décidés à mettre un terme au modèle rentier, à encourager la diversification de la production, à garantir les services de base aux citoyens et à créer un meilleur climat de sécurité.

Que n’aurait-on pas pu obtenir avec davantage d’attitudes patriotiques et davantage de respect à la souveraineté vénézuélienne, avec moins de boycottages interne et moins d’agression et de subversion externes ?

Par notre propre expérience, nous savons que le succès dépend de quatre facteurs essentiels qui sont : la fidélité sans faille aux idées et à une cause juste, en l’occurrence celles de Bolivar et de Chavez ; l’unité indestructible de tous les révolutionnaire ; le travail tenace et infatigable de tous et une foi infinie dans la victoire (Applaudissements).

Chers frères vénézuéliens :

Je ne parle pas seulement en tant que représentant de l’État, du Parti et du peuple de Cuba. Je le fais aussi comme un Cubain né avec sa Révolution et qui a grandi et vécu tout ce temps là soumis à des agressions et à un criminel blocus économique, commercial et financier, un Cubain qui a choisi le même destin que la majorité de ses compatriotes et qui de ce fait a eu le privilège de vivre ce moment de reconnaissance à l’existence de la Révolution cubaine et de l’État socialiste à Cuba.

Le chemin parcouru par notre peuple jusqu’aux annonces faites simultanément par les présidents de Cuba et des États-Unis, le 17 décembre 2014, a été long et difficile. Sur la base du respect à l’égalité souveraine et sans porter atteinte à l’indépendance nationale et à l’autodétermination de notre peuple, nous sommes prêts à traiter les sujets les plus divers de manière réciproque, et à poursuivre le dialogue, convaincus qu’il est possible de coexister de manière civilisée en dépit de nos profondes divergences.

La normalisation des relations bilatérales est un défi qui passe nécessairement par la levée du blocus et la restitution du territoire illégalement occupé par la Base navale nord-américaine dans la province cubaine de Guantanamo (Applaudissements).

Mais arriver jusqu’à ce point a représenté un défi encore plus grand. Si la révolution est un grand changement dans la vie des être humains, la révolution doit être mouvement, résistance, rébellion, risques et volonté de les braver avec très peu de moyens et beaucoup de créativité, de solidarité, de morale et de principes (Applaudissements). Nous, les révolutionnaires, ne sommes jamais seuls. Jamais la Révolution cubaine ne l’a été, tout comme la Révolution bolivarienne n’est pas seule en cette heure cruciale (Applaudissements), cette Révolution qui n’est une menace pour personne mais constitue un exemple d’espérance et de solidarité (Exclamations de : « Merci, Cuba !) Merci au Venezuela ! » (Applaudissements) Peu importe si les impérialismes et les oligarchies lancent leurs attaques contre les processus révolutionnaires et progressistes. Cela ne nous ôte pas le sommeil. Ne vous inquiétez pas devant les annonces de funérailles : vous avez déjà prouvé que tant qu’il y a aura un chaviste vivant et combattant, la révolution sera sur pied. Et vous êtes des millions (Exclamations et applaudissements).

Lorsque durant sa dernière campagne électorale, conscient que le délai vital allait expirer, le Commandant appelait les Vénézuéliens et tous les Latino-américains à se sentir Chavez avec l’appel selon lequel « Nous sommes tous Chavez ! », il nous confiait la dernière chose qui lui restait, sa propre identité, pour qu’elle devienne nôtre, pour qu’elle se multiplie dans chacun de nous comme une formule de rédemption, de foi en la victoire.

Tel est l’homme auquel nous sommes venus rendre hommage aujourd’hui à Caracas. Au meilleur ami de Cuba (Applaudissements). À l’homme qui a affirmé que tout ce qu’il faisait ne représentait aucun sacrifice, qui se plaignait du manque de temps pour tout ce qu’il y avait à faire. « Le peuple attend beaucoup de nous et nous ne pouvons pas le décevoir. Cela fait des siècles qu’il attend », signalé Chavez.

Inspirés des idées de grands hommes comme Bolivar et Marti, le Che, Fidel et Chavez, nous avons tous rêvé qu’un monde meilleur est possible, et nous avons commencé à le construire. Jamais nous n’y renoncerons (Applaudissements).

Nous ne voulons pas de guerres. Nous ne voulons pas de blocus. Nous ne voulons pas d’ingérences. Nous ne voulons pas de subversion. Nous ne voulons pas de sabotages. Nous ne voulons pas qu’on nous impose de modèles d’accumulation égoïstes de richesses pour un petit nombre. Nous voulons la paix. Nous voulons la justice sociale et l’équité. Nous voulons le développement durable. Nous voulons la sécurité et le respect de notre souveraineté et de notre indépendance. Nous voulons partager ce que nous avons. Nous voulons le bonheur et le bien-être pour tous. Et nous voulons l’intégration pleine de Notre Amérique (Applaudissements et exclamations de : « Le peuple uni ne sera jamais vaincu ! ». C’est pourquoi nous demandons énergiquement l’abrogation de L’Ordre exécutif contre le Venezuela, et nous exhortons la communauté internationale à se joindre à ce juste appel et réitérons une nouvelle fois, de manière résolue et loyale, notre soutien inconditionnel à la Révolution bolivarienne, au gouvernement légitime du président Nicolas Maduro et au peuple vénézuélien qui lutte pour préserver la paix, l’ordre constitutionnel, les conquêtes de sa révolution et l’héritage du Commandant président Hugo Chavez (Applaudissements), face aux tentatives de déstabilisation de l’opposition interne, encouragée par les États-Unis et leurs alliés.

Nous condamnons une nouvelle fois les campagnes de guerre économique et psychologiques longues et cruelles orchestrées contre le gouvernement et le peuple bolivarien. Nous ne renoncerons pas aux idées d’intégration et d’émancipation que nous ont inculquées Fidel et Chavez.

Aujourd’hui, alors que nous évoquons le souvenir de Chavez, le souvenir de mes compatriotes victimes il y a 56 ans du sabotage du bateau La Coubre dans le port de La Havane et l’appel de Fidel à résister et à vaincre en lançant le slogan historique « La Patrie ou la mort, nous vaincrons ! » est toujours bien présent dans ma mémoire.

Frères vénézuéliens : « La Révolution vénézuélienne vaincra !

Chavez est toujours vivant ! (Applaudissements et exclamations de : « Chavez est vivant ! »)

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