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Frei Betto, docteur Honoris causa en Philosophie

Frei BettoC’est un combattant infatigable en faveur des causes des peuples opprimés du monde et un homme engagé envers le changement social, l’auteur de plus de 50 ouvrages de différents genres littéraires et thématiques, dont l’un d’eux : Fidel et la religion, est le résultat de 23 heures d’entretien avec le leader de la Révolution cubaine, pour lequel il éprouve une profonde admiration… tous ces éléments font découvrir facilement le frère dominicain, théologien de la libération, chercheur, journaliste, éducateur populaire et professeur brésilien Frei Betto.

C’est un homme qui a été étroitement lié à l’avenir de notre pays ces dernières années, depuis la publication du livre sur Fidel, la tenue des congrès de pédagogie et de l’enseignement supérieur, la lutte contre le blocus économique, commercial et financier exercé contre Cuba, jusqu’au retour de l’enfant Elian et la libération des Cinq Héros. C’est ce qui a sans doute motivé la remise, ce lundi dans l’amphithéâtre de l’Université de La Havane, du titre de docteur honoris causa en Philosophie de l’Université de La Havane à Frei Betto, lors d’une cérémonie présidée par Miguel Diaz-Canel, membre du Bureau politique et Premier vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres.

Comme le signalait Fidel dans le prologue de l’un de ses livres, repris hier dans les paroles d’éloge prononcées par le chercheur Fernando Martinez Heredia, cet homme qui a apporté une contribution important à la pensée critique contemporaine, « motivé depuis le plus jeune âge par la foi religieuse, a emprunté la voie révolutionnaire, ce qui l’a conduit en prison à deux reprises… Il a vécu dans les favelas et a partagé sa vie des plus pauvres. Il s’est consacré à la prise de conscience et à la mobilisation du peuple, et il a réaffirmé son contact avec le peuple dans la cause qu’il a embrassée tout au long de sa vie ».

Dans son intervention, qui est rapidement devenue une conférence magistrale sur l’histoire de l’Université de La Havane, Frei Betto a rappelé le moment où il a fait la connaissance de Fidel, le 19 juillet 1980, à l’occasion du 1er anniversaire de la Révolution sandiniste, et il a rendu hommage à celui qu’il considère comme « l’étudiant le plus important de cette institution », en ce 70e anniversaire de l’entrée de Fidel à l’université.

Il a remercié l’Université et déclaré que le plus grand mérite revenait à Cuba et à ses gens, « pour avoir donné à l’Amérique latine et au monde des hommes et des femmes qui incarnent les plus profondes valeurs humaines. Que Dieu bénisse cette nation cubaine et cette université ! », a-t-il conclu.

Assistaient à la cérémonie le Dr Rodolfo Alarcon Ortiz, ministre de l’Enseignement supérieur ; les conseillers du président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, Abel Prieto et José Ramon Fernandez ; le docteur Gustavo Cobreiro Suarez, recteur de l’Université de La Havane ; Armando Hart Davalos, directeur du Bureau du Programme martinien et président de la Société culturelle José Marti, et M. Cesario Melantonio, ambassadeur du Brésil à Cuba.

(Granma)

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