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Une brigade cubaine à la Dominique pour venir en aide aux sinistrés de la tempête Erika

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UNE brigade cubaine de 16 médecins, épidémiologistes et du personnel infirmier, trois ingénieurs de la construction et deux de l’Union électrique est arrivée dans le Commonwealth de la Dominique pour compléter les équipes d’aide aux victimes de la tempête tropicale Erika, qui s’est abattue sur cette nation sœur de la Caraïbe.

Le 31 août, date qui coïncidait par pur hasard avec la Journée internationale de la Solidarité, l’avion cubain ATR 72 d’Aero Caribbean –piloté par les capitaines Lilianne Abat et Antonio Nuñez– décollait de l’aéroport José Marti de La Havane, avec à son bord 2,1 tonnes de médicaments, de produits et de matériel médical à usage unique en clinique et hôpital.

Cependant, durant le vol l’on apprenait que le principal aéroport de la Dominique était fermé en raison des dommages et des inondations, si bien qu’il fut décidé d’atterrir à l’aéroport international de la Martinique.

Par la suite, les autorités de la Dominique et de la Martinique ont mis à disposition les moyens navals nécessaires pour transporter la brigade médicale et son matériel, un geste que les autorités cubaines remercient profondément.

L’équipe médicale cubaine est venue joindre ses efforts à ceux des 11 médecins du Programme intégral de santé qui travaillent en permanence à la Dominique.

Dans ses déclarations à l’Agence d’information nationale (AIN) à l’aéroport international José Marti, le Dr Norberto Ramos, responsable du personnel médical, a indiqué qu’il avait fallu à peine 12 heures pour former la brigade qui partirait aider la population des zones sinistrées par le passage de la tempête tropicale.

Le Dr Ramos a souligné que parmi ces personnels, on dénombre des spécialistes qui, cette année sont revenus d’Afrique de l’Ouest où ils étaient en première ligne dans la lutte contre le virus Ébola, et du Népal et du Chili après le tremblement de terre, où ils sont allés porter secours.

« La brigade est partie avec le matériel nécessaire pour faire face aux situations provoquées par les inondations et les pluies intenses », a affirmé le Dr Norberto Ramos.

Yosvani Vera a précisé qu’il va travailler pour le peuple de la Dominique avec le même dévouement déployé dans la lutte contre l’Ébola, il y a cinq mois.

« Cuba a toujours été présente là où on a eu besoin d’elle, cela n’est pas une exception et aujourd’hui est un jour qui porte toute sa signification », a-t-il dit.

Yosvani Vera a avoué que sa famille est toujours anxieuse lors des missions, mais il lui a prouvé en Afrique occidentale qu’avec une bonne préparation, les risques de contracter une quelconque maladie dans des situations de catastrophe sont minimisés.

Pour la Dr Gisela Hernandez, anesthésiologiste à l’hôpital Manuel Fajardo de La Havane, c’est une fierté d’avoir été choisie pour cette mission, précisément le jour même de la Journée internationale de la Solidarité. Elle a précisé que Cuba avait déjà fait preuve de solidarité pendant des décennies et à n’importe quelle période de l’année.

Même si la famille de la Dr Gisela ne pensait pas la voir repartir si rapidement, puisqu’elle revient il y a à peine quelques semaines du Népal, où elle a soigné des victimes du tremblement de terre, elle est convaincue que Gisela reviendra avec la satisfaction du devoir accompli.

Le groupe fait partie du Contingent international de médecins spécialisé dans les situations de catastrophes ou de grandes épidémies, Henry Reeve, qui depuis sa création a accompli de nombreuses missions, comme la lutte contre l’épidémie de l’Ébola en Afrique de l’Ouest, l’année dernière.

Selon les informations des agences de presse, les secouristes de la Dominique essaient, depuis le 30 août, d’ouvrir des voies vers plusieurs localités qui se sont retrouvées isolées par les inondations et les glissements de terrain après le passage d‘Erika, qui a fait 20 morts et 50 disparus.

Le Premier ministre Roosevelt Skerrit a indiqué que tous les habitants de la ville dans le sud-est du pays allaient être évacués, et il a déclaré l’état de catastrophe pour neuf domaines en raison de l’ampleur de la dévastation « monumentale ». « L’accès routier à ces communautés est impossible, elles sont coupée du reste du pays » a-t-il ajouté.

La tempête Erika, qui s’est abattue sur la Dominique le 26 et le 27 août pendant plus de 5 heures, était accompagnée de pluies intenses et de vents de 85 km/h, qui ont provoqué la crue de rivières, des inondations et des éboulements et des glissements de terrain.

(AIN)

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