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	<title>Cubadebate (Français) &#187; sports</title>
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		<title>Cuba et les Grandes Ligues étasuniennes de baseball signent un accord</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Dec 2018 16:58:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Fédération Cubaine de Baseball (FCB) et les Grandes Ligues des États-Unis (MLB) ont trouvé un accord pour normaliser les recrutements de sportifs de la nation caribéenne par des entités de ces compétitions nord-américaines.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3853" alt="basebol" src="/files/2018/12/basebol.jpg" width="300" height="244" />La Fédération Cubaine de Baseball (FCB) et les Grandes Ligues des États-Unis (MLB) ont trouvé un accord pour normaliser les recrutements de sportifs de la nation caribéenne par des entités de ces compétitions nord-américaines.</p>
<p>&#8220;À compter de 2019, les 30 équipes des Grandes Ligues pourront recruter des joueurs de baseball sur le sol cubain. De fait, ceux qui émigreront après cette date, à la recherche d´agences indépendantes dans d´autres pays, se verront refuser la signature de contrat avec des équipes étasuniennes&#8221;, précise une note de presse de la FCB.</p>
<p>L´accord est également approuvé par l´Association de Joueurs de la MLB (MLBPA), et dans lequel seront pris en compte tous les joueurs de baseball cubains associés à la FCB, qu´ils jouent dans la Série Nationale insulaire (la première division de ce sport sur l´île) ou dans le reste du système de compétions.</p>
<p>Concrétisé après trois années de négociation, cet accord assure une relation de collaboration stable, et non politisée, entre les MLB et la FCB.</p>
<p>Dans ses termes généraux, ses clauses sont similaires à celles établies par les MLB avec d´autres ligues étrangères comme la Ligue Japonaise de Baseball Professionnelle, la Ligue de l´Organisation Coréenne de Baseball et la Ligue Professionnelle de Taipei de Chine; trois des pays où la pratique de ce sport est des plus importante au niveau mondial.</p>
<p>Cela représente de plus un mode légitime et conforme à la pratique internationale pour que les joueurs de baseball cubains puissent pratiquer leur sport sans discrimination, avec des conditions égales au sein des Grandes Ligues, et sans se voir obligés de rompre tout type de lien avec leur pays.</p>
<p>L´accord prévoit que la FCB devra libérer tous les joueurs recrutés, ayant au minimum 25 ans et six ans d´expérience en SérieNationale.</p>
<p>La FCB recevra le paiement d´une taxe de libération, totalement indépendante du contrat obtenu par le joueur.Elle pourra ensuite libérer des joueurs qui ne remplissent pas les critères établis, mais ceux-ci seront alors recrutés en tant qu´amateurs au sein des Grandes Ligues.</p>
<p>L´accord précise également que les joueurs cubains qui ont émigrés vers des pays tiers, pour tenter d´intégrer par cette voie les  Grandes Ligues, et qui pour diverses raisons n´ont pas atteint leur objectif, devront alors réintégrer le système compétitif insulaire pour profiter d´éventuels recrutements aux États-Unis.</p>
<p>Cet accord régulera la relation entre la FCB, les MLB et les joueurs cubains dès sa signature. Comme tout accord, il n´implique pas une reconnaissance rétroactive de faits antérieurs.</p>
<p>Il contribuera également à freiner les activités illégales comme le trafic de personnes, qui durant plusieurs années a mis en risque la vie et l´intégrité physique de nombreux jeunes talents du baseball cubain, ainsi que de leur famille.</p>
<p>Ce pacte adopté fait partie de l´effort destiné à continuer de renforcer la pratique et le développement de ce sport national. L´accord, considéré comme historique par le mouvement du sport cubain, aura un impact positif pour de nombreux athlètes du pays, ainsi que pour les équipes nationales et la FCB.</p>
<p>Jusqu´à maintenant, l´embargo de Washington contre La Havane, imposé depuis plus d´un demi-siècle, obligeait les joueurs cubains à renoncer à leur citoyenneté pour pouvoir signer avec les entités des Grandes Ligues.</p>
<p>Cela provoquait un exode illégal et totalement désorganisé vers des pays tiers de joueurs de baseball, dont certains ont mis leur vie en péril pour poursuivre leur rêve de jouer au sein du meilleur championnat du monde.</p>
<p><strong>(Prensa Latina)</strong></p>
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		<title>L’été « construit » avec le consensus de quartier</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Aug 2018 22:21:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les actions se déroulent sous le regard attentif de Juan Pérez Dominguez, qui surveille également le travail de deux autres jeunes. Cet ancien membre de la présélection nationale de boxe et actuel directeur du gymnase Dagoberto Sanfield, explique qu’il ne s’agit pas d’une classe technique rigoureuse pour préparer les élèves à un sport aussi difficile, mais plutôt d’exercices récréatifs conçus dans le cadre des activités estivales du conseil populaire de Vista Alegre, dans le chef-lieu de cette province.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3647" alt="Niños Deportes Cuba" src="/files/2018/08/Niños-Deportes-Cuba.jpg" width="300" height="253" />Le sac de frappe tremble à peine aux coups de Jorge Alejandro. Mais l&#8217;enfant de 10 ans s&#8217;imagine en plein combat pour un titre de champion de boxe.</p>
<p>Les actions se déroulent sous le regard attentif de Juan Pérez Dominguez, qui surveille également le travail de deux autres jeunes. Cet ancien membre de la présélection nationale de boxe et actuel directeur du gymnase Dagoberto Sanfield, explique qu’il ne s’agit pas d’une classe technique rigoureuse pour préparer les élèves à un sport aussi difficile, mais plutôt d’exercices récréatifs conçus dans le cadre des activités estivales du conseil populaire de Vista Alegre, dans le chef-lieu de cette province.</p>
<p>« Le matin et l&#8217;après-midi, les enfants et les adolescents ont l&#8217;occasion d’accéder à ces pratiques, ainsi que de jouer aux dominos et aux dames », explique-t-il.</p>
<p>Les séances d’aérobic, où prédomine la présence de femmes de tous les âges, ont lieu à partir de six heures de l&#8217;après-midi. Comme le quartier n&#8217;est pas habitué à ce que cette installation fonctionne à partir de cette heure avec de la musique assez forte, la décision a été prise après consultation avec les voisins. Mais ceux-ci, confirme l&#8217;ancien boxeur, ont approuvé toutes nos initiatives pour l&#8217;été.</p>
<p>TOUT LE MONDE Y GAGNE</p>
<p>Il suffit que Mariluz Pavon Dominguez, directrice adjointe du Combinat sportif « Jesus Manuel Feliu Leyva », commence à décrire des actions pour comprendre que son équipe de travail s’est fermement engagée à proposer autant d&#8217;options récréatives que possible pendant l&#8217;été, et même s’ils encouragent en premier lieu les enfants, ils favorisent aussi la participation des familles.</p>
<p>Ce qu&#8217;ils définissent là-bas comme une stratégie de travail, comportant plus de</p>
<p>300 activités prévues pour la période estivale, avait pour point de départ un projet présenté aux délégués des 17 circonscriptions du Conseil populaire. « Ce fut une étape importante car ils nous ont suggéré des idées qui correspondaient parfaitement aux particularités et aux préférences de chaque endroit », précise la prof.</p>
<p>L&#8217;école primaire « Marcos Campaña », dans le quartier de La Quinta, dispose d&#8217;un vaste espace pour la pratique du sport, une raison prise en compte pour aménager une zone récréative permanente pendant les vacances, ce qui a été très bien accueilli par le corps enseignant de cet établissement, « car cette initiative nous a permis de renforcer les liens avec la communauté », selon l&#8217;avis de l&#8217;institutrice Reina Nieves Herrera.</p>
<p>Cristian Eduardo Pérez, 12 ans, fréquente l’endroit pour la cinquième fois, attiré notamment par les matchs de football et de volley-ball organisés par un groupe d&#8217;enseignants, qui font du très bon travail, selon ses amis Daniel Leon Rodriguez et les frères Manuel et Juan Carlos Sarmiento Batista, qui apprécient par-dessus tout le Championnat de football de rue, où ils représentent l&#8217;équipe de la 23e circonscription, dans le quartier de Piedra Blanca.</p>
<p>Le prof Mairelis Matos Silo (en tenue foncée) accomplit un travail méritoire dans la création de médias récréatifs. Photo: Germán Veloz Placencia<br />
En interrogeant le personnel sur le mode de transport des enfants depuis leurs lieux de résidence aux espaces de loisirs, Ana Infante Pérez, professeur d’activités de loisir, nous explique qu&#8217;ils sont sous sa responsabilité, qu&#8217;elle les amène avec le consentement de leurs parents et les raccompagne chez eux une fois les activités terminées.</p>
<p>Après avoir vu ces enfants dans le feu de l’action, il n&#8217;y a aucun doute sur l&#8217;intérêt et la formation des spécialistes du Combinat sportif. Cependant, une grosse partie des mérites de tout ce travail revient incontestablement à Mairelis Matos Silo, qui, grâce à ses connaissances, sa volonté et ses à compétences manuelles, a conçu une série d’initiatives et des projets pour les enfants.</p>
<p>« Les pénuries matérielles ne me font pas peur. Avec un tube en plastique, vous pouvez fabriquer des cerceaux pour la gymnastique et avec des boutons du même matériau, vous pouvez faire des quilles Tenez, avec un morceau de bois et des cordes minces, vous fabriquer des échasses et avec des couvercles de boutons et des cartons, concevoir des jeux de société. Tout ce qu’il faut, c’est laisser libre cours à son imagination et bien utiliser le temps disponible pour concevoir es choses dont on a besoin. »</p>
<p>Par ailleurs, dans les aires de l&#8217;école primaire « Eradio Dominguez », des dizaines d&#8217;enfants se donnent rendez-vous l&#8217;après-midi, à partir de quatre heures. Son directeur, Leonardo Lescay Veranes, explique que l&#8217;utilisation des installations sportives du centre est le résultat des bonnes relations qui ont toujours existé avec le Combinat sportif, et qui ont été renforcées à la suite d’un accord approuvé par le groupe de travail communautaire du Conseil populaire.</p>
<p>« Cet accord nous permet également d&#8217;utiliser une partie de notre équipement sportif à des fins récréatives », affirme-t-il.</p>
<p>Dans ces espaces, le Combinat sportif est représenté par le professeur Joel Salgado Ojeda, reconnu pour ses connaissances et son bon caractère. Il est ravi d&#8217;avoir préparé les deux équipes d&#8217;enfants qui ont représenté la 17e circonscription au tournoi municipal de football de rue, une tâche pour laquelle il a bénéficié du soutien des familles.</p>
<p>« Nous avons plusieurs familles dysfonctionnelles dues aux difficultés de la vie, mais je pense que la plupart des personnes qui vivent ce genre de situation apprécient ce que nous faisons pour aider leurs enfants à passer un été agréable et vraiment sain », ajoute-t-il.</p>
<p>ALLER PLUS LOIN</p>
<p>Angel Barcelo Senfort, méthodologue des loisirs de la Direction municipale des Sports, connaît très bien le terrain, et il se félicite des mesures et des actions concrètes menées par le personnel du Combinat sportif pour organiser et développer les activités en cours.</p>
<p>« Il est vrai que la préférence pour les jeux vidéo et autres produits informatiques s&#8217;est accrue. C&#8217;est une question de modernité. Mais c’est également une évidence que tous nos enfants, adolescents et jeunes n&#8217;y ont pas accès. »</p>
<p>Il estime que le soutien à ceux qui ont une préférence pour ces options doit être maintenu, mais en même temps, il est nécessaire de libérer tout le potentiel en termes d&#8217;installations et de personnel spécialisé en matière de sport et de loisirs.</p>
<p>« Il existe des formules qui ont fait leurs preuves. Je veux parler, entre autres, des plans de rues, des concours « À Jugar » (Jouons) et des festivals récréatifs, pour lesquels il faut de la volonté et des compétences en matière d&#8217;organisation. »</p>
<p>Et d’ajouter : « Sans des actions comme celle-ci, nous n’arriverons pas à organiser les tournois et les compétitions à long terme que nous souhaitons mettre en place pendant l&#8217;été, comme c&#8217;est le cas du football de rue, qui a très bien pris. »</p>
<p>En ce qui concerne la randonnée, le spécialiste est d&#8217;accord avec nous sur le fait que dans le chef-lieu de province et ses environs, d’autres variantes sont possibles. Par exemple, il y a les promenades toujours agréables et surprenantes jusqu&#8217;au sommet du Loma de la Cruz, qu&#8217;il est possible d&#8217;entreprendre à partir de n&#8217;importe quel quartier.</p>
<p>Selon lui, les courses d&#8217;orientation et les randonnées pédestres sont étroitement liées à ce genre d’activité. Concernant ces dernières, par exemple, ils comptent des itinéraires tracés dans le Jardin botanique d&#8217;Holguín et dans la Forêt des Héros, malheureusement encore inexploités aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Ses observations, ainsi que celles de beaucoup d&#8217;autres personnes contactées lors d’une visites au Conseil populaire de Vista Alegre, confirment que les plans de loisirs d&#8217;été sont des objectifs vraiment utiles, réalistes et motivant lorsqu’ils sont construits collectivement, en consultation permanente, sur la base des possibilités réelles, des initiatives, des goûts et des besoins des quartiers.</p>
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		<title>L’émancipation des femmes dans le sport</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Mar 2018 01:55:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Révolution]]></category>
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		<description><![CDATA[« Elle possède un talent fantastique pour le jeu d'échecs mais, après tout, c'est une femme. Aucune femme ne peut supporter une bataille de si longue haleine », s’était exclamé au début de ce siècle le GM Garry Kasparov à propos de la Hongroise Judit Polgar, reconnue à l’époque comme la plus grande joueuse féminine d'échecs du monde,]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3370" alt="deportrista cubana" src="/files/2018/03/deportrista-cubana.jpg" width="300" height="254" />« Elle possède un talent fantastique pour le jeu d&#8217;échecs mais, après tout, c&#8217;est une femme. Aucune femme ne peut supporter une bataille de si longue haleine », s’était exclamé au début de ce siècle le GM Garry Kasparov à propos de la Hongroise Judit Polgar, reconnue à l’époque comme la plus grande joueuse féminine d&#8217;échecs du monde,</p>
<p>Quelque temps plus tard, le Russe (nationalisé croate en 2014), champion du monde de 1985 à 2000, s’inclinait devant Polgar lors du match « Russie contre le reste du monde » de 2002 et, pour la première fois de sa carrière, il couchait son roi devant une dame…</p>
<p>À l’âge de 15 ans, la championne nationale hongroise eut également raison d&#8217;autres Grands Maîtres réputés comme l&#8217;Indien Viswanathan Anand, ex-champion du monde, l’Étasunien Gata Kamsky et le Letton Alexei Shirov.</p>
<p>Judit Polgar prit sa retraite en août 2015, ce qui ne l’empêcha pas, un an plus tard, d’occuper la première place du classement mondial avec 2 675 points Elo.</p>
<p>LE JAVELOT MAGIQUE</p>
<p>Originaire de Baracoa, la spécialiste du lancer du javelot Maria Caridad Colon a été la vedette d&#8217;un des moments les plus mémorables pour Cuba lorsque, aux Jeux olympiques de Moscou, en 1980, elle expédia l’engin à 68,40 mètres, devenant ainsi la première femme latino-américaine à remporter une médaille d&#8217;or olympique et se classant parmi les cent meilleurs sportifs cubains du 20e siècle.</p>
<p>Le chemin ouvert par la Révolution favorisa la participation des femmes à la construction de la nouvelle société et, l&#8217;un des domaines où elles se sont distinguées est le sport, auquel le commandant en chef Fidel Castro consacra ses efforts et sa sagesse.</p>
<p>Fidel comprit, dès les premiers moments de sa lutte, la nécessité de revendiquer le rôle des femmes, et dès les débuts de la guerre de libération dans les montagnes de la Sierra Maestra, il confirma la confiance qu’il avait toujours eue en elles avec la création, le 4 septembre 1958, du peloton Las Marianas, lignée représentée aujourd’hui par toutes celles qui sont à l&#8217;avant-garde dans les différentes sphères du développement national.</p>
<p>En évoquant les noms et les succès, on court toujours le risque d&#8217;un oubli, mais &#8211; sans qu’il soit dans notre intention de dresser une liste complète des exploits du mouvement sportif cubains – nous mentionnerons ici quelques célébrités de deux disciplines qui étaient quasiment inconnues au triomphe de la Révolution : le judo et le volley-ball.</p>
<p>Notre pays se réjouit de compter plusieurs judokas championnes olympiques comme Driulis Gonzalez, Legna Verdecia, Odalys Revé, Sibelis Veranes et Idalis Ortiz, entre autres. Par ailleurs, les volleyeuses Mireya Luis, Idalmis Gato, Lily Izquierdo, Regla Bell, Marlenis Costa, Ana Ibis Fernandez et Regla Torres (élue meilleure joueuse du 20e siècle), intégrèrent l’équipe qui remporta trois médailles d’or consécutives à des Jeux olympiques (1992, 1996 et 2000).</p>
<p>Mireya céda sa place comme capitaine de l&#8217;équipe à Yumilka Ruiz (or en 1996-2000 et bronze en 2004), et elles furent toutes deux membres de la Commission des sportifs du Comité international olympique (CIO) qui, ces dernières années, a plaidé pour une augmentation du nombre de femmes à des postes de direction de cette instance.</p>
<p>La liste des nos championnes est longue, les sportives cubaines ayant brillé à une infinité ce compétitions internationales, dont les Jeux d’Amérique centrale et des Caraïbes, les Jeux panaméricains, les championnats et les coupes du monde, et nombre d’autres rendez-vous régionaux et au sommet.</p>
<p>Parmi ces vedettes, une mention à part pour la championne du 800 mètres Ana Fidelia Quirot qui, après s’être remise des graves brûlures reçues dans un accident domestique en 1993, réapparut en novembre de cette même année en décrochant la médaille d’argent aux Jeux d’Amérique centrale et de la Caraïbe de Ponce, à Porto Rico.</p>
<p>Deux ans plus tard, la « Tempête des Caraïbes » remportait l&#8217;or du 800 m à la Coupe du monde de Göteborg, en Suède, avec un chrono de 1:56.11 minutes.</p>
<p>RESTRICTIONS ET DISCRIMINATION</p>
<p>Les stéréotypes ou les raisons culturelles et religieuses imposent souvent des restrictions aux femmes, et il y a des aspects ridicules, voire dangereux, comme le fait d’affirmer que la pratique du sport leur prive de leur féminité. À ce sujet Granma international avait recueilli les impressions de l’haltérophile Marina Rodriguez lors des Jeux de Rio de Janeiro 2016.</p>
<p>–Des préjugés persistent en ce qui concerne l&#8217;haltérophilie féminine&#8230;</p>
<p>– Ceux qui pensent que les poids et haltères font perdre la féminité se trompent. Nous faisons très attention à ce détail dans la présélection nationale. Nous sommes un groupe très soudé et chacune d’entre nous éprouve le besoin de prendre soin de son corps pour être jolie et rester au top de sa forme. Même si je manque souvent de temps à cause des entraînements, je n&#8217;en suis pas moins coquette. Je suis fière d’appartenir au monde de l’haltérophilie, car notre présence de plus en plus importante dans cette discipline nous permet de déconstruire de nombreux clichés et de briser des tabous, a répondu Marina.</p>
<p>Cependant, bien que les écarts se soient tassés, de grandes inégalités subsistent toujours entre hommes et femmes dans le sport à l’échelle mondiale. De nos jours, certains pays vont jusqu’à interdire aux femmes de pratiquer une activité sportive en public, voire de pénétrer dans les stades. Ainsi, par exemple, à la veille des J.O. de Pékin, en 2008, un groupe de militants a exhorté le CIO à contraindre l&#8217;Arabie Saoudite à se conformer aux statuts de non-discrimination contre les femmes sportives et à leur permettre de participer aux compétitions, une question qui n&#8217;a pas été résolue du tout, si l’on sait que ce pays était représenté par 14 hommes dans quatre disciplines au grand rendez-vous estival en Chine.</p>
<p>PETIT À PETIT…</p>
<p>Rappelons que les Jeux olympiques de 1896, considérés comme la première olympiade moderne, furent surtout marqués par l’exclusion des femmes. À cette époque, les femmes n&#8217;étaient pas admises. Les Jeux n&#8217;étaient réservés qu’aux hommes…</p>
<p>Les femmes prennent part pour la première fois aux Jeux Olympiques modernes à Paris, en 1900. Deux sports seulement leur étaient ouverts : le tennis et le golf. Elles étaient étaient donc en très grande minorité et ne représentaient que 2% du total des concurrents.</p>
<p>La réalité changeante a apporté une bonne nouvelle à Londres 2012 : 44% des près de 11 000 participants de 204 pays étaient des femmes. Une réussite historique emblématique de ce que certains ont appelé « Les Jeux des femmes ».</p>
<p>Il existe aujourd’hui des épreuves olympiques qui sont uniquement réservées à la gente féminine, comme la gymnastique rythmique, la nage synchronisée et le softball, tandis que d’autres disciplines comme le triathlon, le tennis de table, le badminton, le beach-volley, taekwondo, le plongeon et volley-ball en salle affichent un taux de participation oscillant entre 45 et 51%.</p>
<p>Un regard sur l&#8217;augmentation de la participation des femmes aux Jeux Olympiques nous montre que le premier grand bond en avant eut lieu à Amsterdam, en 1928, où les femmes représentaient 9,5% des concurrents, par rapport au 2% de Paris en 1900.</p>
<p>À Montréal, en 1976, le taux s&#8217;élève à 20 %, à Pékin, en 2008, à 42 %, à Londres, en 2012, à 44 % et à Rio de Janeiro, en 2016, il oscille entre 45 et 46 %.</p>
<p>Il existe a une prise de conscience du fait que dans le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui, la place des femmes dans le sport n&#8217;est pas encore affirmée et qu’il reste encore pas mal de chemin à faire.</p>
<p>Récemment, l&#8217;Organisation des Nations Unies pour l&#8217;éducation, la science et la culture (UNESCO) a appelé les médias à relayer plus largement les résultats des femmes aux Jeux d&#8217;hiver de PyeongChang 2018, en Corée du Sud.</p>
<p>La sous-estimation du rôle des femmes ne fera que mettre en lumière les misères humaines.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Mon rêve, c&#8217;est une série des Caraïbes à Cuba</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Feb 2018 21:21:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Série des Caraïbes]]></category>
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		<description><![CDATA[DANS la famille de la Série des Caraïbes, les joueurs, les journalistes, mais aussi les membres des fédérations n’ont cessé de caresser un rêve de longue date. L'une des expressions les plus récurrentes parmi ceux venus nombreux chaque année à cette fête est : « Nous voulons une série à Cuba ».]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3298" alt="Caribe Serie" src="/files/2018/02/Caribe-Serie.jpg" width="300" height="253" />DANS la famille de la Série des Caraïbes, les joueurs, les journalistes, mais aussi les membres des fédérations n’ont cessé de caresser un rêve de longue date. L&#8217;une des expressions les plus récurrentes parmi ceux venus nombreux chaque année à cette fête est : « Nous voulons une série à Cuba ».</p>
<p>Juan Francisco Puello Herrera, président de la Confédération de baseball des Caraïbes pendant 26 ans, l&#8217;homme qui en 2014 a joué un rôle primordial dans le retour des Cubains à ces compétitions, à l’édition de l’Île Marguerite, est l&#8217;un des plus déterminés à faire de cette aspiration une réalité.</p>
<p>« Vous savez que mon rêve c’est d’organiser la série à Cuba, au stade Latinoamericano de La Havane. Si vous saviez combien de fois j&#8217;ai imaginé cette scène. C’est un spectacle que je ne voudrais pas manquer. Je ne voudrais pas quitter mon poste sans avoir sans avoir concrétisé ce rêve », a-t-il déclaré à la presse cubaine.</p>
<p>Quand pensez-vous que ce projet pourrait se réaliser ?</p>
<p>Nous savons tous qu&#8217;il y a quelques petits problèmes à résoudre, mais que, dans l&#8217;ordre politique, ils deviennent de gros problèmes.</p>
<p>Pour nous mettre en contexte, signalons que les « gros problèmes » auxquels le président de la Confédération fait référence se posent parce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un tournoi du circuit d&#8217;hiver des Grandes ligues des États-Unis (MLB), autrement dit que cette organisation de baseball professionnel nord-américain a juridiction sur ce tournoi, qui rassemble au mois de février les champions des ligues d&#8217;hiver caribéennes, elles aussi placées sous la tutelle des Grandes ligues.</p>
<p>Nous avons demandé à Puello s&#8217;il préférait voir une équipe cubaine en particulier à cette édition rêvée au stade Latinoamericano. « Je me dois d’être impartial, car je peux m’attirer des problèmes, et même de gros problèmes si je me prononce sur l’équipe cubaine que j’aimerais voir à cette occasion. Mais vous savez tous que le nom de l&#8217;équipe que j&#8217;aimerais voir apparaître dans cette série commence par la lettre « I », a-t-il dit avec un sourire qui trahit son penchant pour les Industriales de La Havane. Après tout, dirigeant ou membre de la fédération, Juan Francisco Puello est un être humain, un joueur de baseball, et il est normal qu&#8217;il exprime ses émotions.</p>
<p>Interrogé sur le déroulement de cette édition de la Série dans la ville mexicaine de Jalisco, il a déclaré que « nous vivons un très bon tournoi, marqué par la grande combativité des joueurs. Nous avons pu travailler assez tôt et nous avons assisté à une excellente compétition dans un stade moderne et merveilleux ».</p>
<p>Avez-vous envisagé l’éventualité d&#8217;augmenter le nombre de participants à la Série des Caraïbes ? Vous avez mentionné la possibilité d&#8217;ajouter deux équipes asiatiques&#8230;</p>
<p>C&#8217;est une possibilité que nous avons explorée et une idée que nous étudions, mais jusqu&#8217; à présent, il n&#8217;y a rien de concret. Bien entendu, il faudrait modifier le calendrier, car il y aurait davantage de matches.</p>
<p>Il y a deux ans, vous m’avez parlé du Panama et de la Colombie comme éventuels nouveaux membres de la famille de la Série des Caraïbes.</p>
<p>C’est vrai, et nous n’avons pas renoncé à cette idée. Ce sont des projets de croissance qu&#8217;il faut étudier. Par exemple, nous devrions nous réunir et évaluer avec chaque ligue qui participe à notre compétition les possibilités qu&#8217;elles ont de raccourcir ou de terminer leurs tournois plus tôt, afin de nous permettre de disposer de plus de temps. À l’heure actuelle, la Série de la Caraïbe doit prendre fin en février et le programme des Grandes ligues reprend tout de suite après, avec la pré-saison printanière.</p>
<p>Il a expliqué que si les ligues participantes parvenaient à un accord, la croissance pourrait devenir effective et ils pourraient bénéficier d’un calendrier plus long, ce qui diminuerait le stress des équipes présentes à la Série de la Caraïbe et permettrait de rehausser le spectacle.</p>
<p>Puello partage le même avis que le joueur portoricain des Grandes ligues Candi Maldonado. Mais c’est aussi l’avis du journaliste dominicain d&#8217;ESPN Enrique Rojas, qui nous a assuré que le Latino de La Havane serait bondé et présenterait tous les ingrédients d’un excellent spectacle. Sebastian, un fidèle fan des Tomateros de Culiacan, nous a confié que si son équipe ne se qualifiait pas, il défendrait les couleurs des Alazanes de Granma, avant de nous demander de le prévenir à temps s’il y avait une Série des Caraïbes à Cuba, pour y arriver en premier.</p>
<p>Juan Francisco Puello a tenu à se prendre en photo avec les journalistes cubains avant de poursuivre une partie de softball réunissant des journalistes et des membres de fédérations présentes à Jalisco. Et avec le même sourire, il a pris congé avec une phrase assez suggestive : « On se reverra bientôt à Cuba ».</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Le navire de la dignité</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 16:27:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[LA délégation cubaine aux Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes de la Jamaïque de 1962 – les premiers auxquels nous participions après 1959 – parvint à surmonter les obstacles destinés à empêcher sa participation, mais celle qui nous représenta à San Juan, Porto Rico 1966, sut faire taire les vulgaires agresseurs.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3269" alt="juegos Caribe 1962" src="/files/2018/02/juegos-Caribe-1962.jpg" width="300" height="208" />LA délégation cubaine aux Jeux d&#8217;Amérique centrale et des Caraïbes de la Jamaïque de 1962 – les premiers auxquels nous participions après 1959 – parvint à surmonter les obstacles destinés à empêcher sa participation, mais celle qui nous représenta à San Juan, Porto Rico 1966, sut faire taire les vulgaires agresseurs.</p>
<p>Les jours qui précédèrent la rencontre de Porto Rico, du 11 au 25 juin, furent marqués dans notre pays par une intense préparation du peuple face à la menace d&#8217;une nouvelle agression armée des États-Unis, situation aggravée par l&#8217;assassinat, le 21 mai 1966, sur le territoire occupé par la Base navale illégale de Guantanamo Bay, de Luis Ramirez Lopez. Ce jeune combattant de la Brigade de la Frontière fut le deuxième martyr après Ramon Lopez Peña, tué le 19 juillet 1964.</p>
<p>Ces événements s’inscrivaient dans une escalade de pressions et de menaces contre notre pays de la part du gouvernement étasunien.</p>
<p>À ces dangers s’ajouta le passage du cyclone Alma, au mois de mai de cette même année, dans l&#8217;ouest de l&#8217;île et les dégâts importants qu&#8217;il occasionna obligèrent le peuple a consacrer beaucoup de temps et d’efforts au relèvement. C’est ainsi que Cuba participa aux Jeux centraméricains de San Juan (Porto Rico) en 1966, en bravant les mille et un obstacles posés par les États-Unis.</p>
<p>LE NAVIRE DE LA DIGNITÉ</p>
<p>Plusieurs options furent envisagées par les autorités sportives cubaines pour assurer l’arrivée à temps de nos athlètes à l&#8217;inauguration, le 11 juin, au stade Hiram Bithorn de San Juan. Le plus surprenant pour les Étasuniens fut d’apprendre que le navire Cerro Pelado avait quitté la rade de Santiago de Cuba le 8 du même mois.</p>
<p>Le navire, commandé par Onelio Pino, qui en 1956, avait occupé le poste de capitaine du yacht Granma à bord duquel avaient voyagé les membres de l’expédition commandée par Fidel Castro, fut spécialement aménagé pour le transport des sportifs, qui s&#8217;entraînèrent sur le pont pendant les 36 heures de traversée.</p>
<p>Assaillis par les vols à basse altitude d&#8217;avions nord-américains, ils jetèrent l&#8217;ancre dans les eaux internationales, à cinq kilomètres de San Juan, comme une alternative à la décision du gouvernement des États-Unis d’interdire au navire d’accoster dans le port.</p>
<p>José Llanusa, qui était à l’époque président de l’Institut national des sports, de l’éducation physique et des loisirs (Inder) et chef de la délégation cubaine, donna lecture sur le pont de Déclaration du Cerro Pelado, revendiquant le droit de Cuba de participer à l&#8217;événement sportif régional.</p>
<p>L&#8217;exploit du débarquement est bien connu, et même si tous les membres de la délégation n’arrivèrent pas à temps pour le défilé inaugural des Jeux, en raison du retard dans le déchargement des bagages et du matériel sportif, cet inconvénient fut compensé par les témoignages de solidarité de plusieurs pays comme la République dominicaine, qui prêta son matériel pour permettre à nos boxeurs de s’entraîner.</p>
<p>Le public portoricain réserva un accueil très chaleureux à nos sportifs, désireux de les voir évoluer dans un cadre amical et convivial de compétitivité sportive. Cependant plusieurs contre-révolutionnaires avaient également fait le déplacement, de même que certains mercenaires vivant à Porto Rico, ainsi que ceux venus de Miami, de New York et d&#8217;autres villes, prêts à inciter nos sportifs à la défection.</p>
<p>Ce qui n’entacha en rien la prestation de notre délégation. Ainsi le bolide Enrique Figuerola brilla au 100 m, en empochant la médaille d’or avec un temps de 10,2 secondes. Il termina troisième au 200 m en stoppant le chrono à 21,5 secondes, et s’adjugea une autre médaille de bronze à la finale du relais 4&#215;100, avec ses compatriotes Félix Eugellés, Juan Morales et Manuel Montalvo.</p>
<p>La prestation de nos filles aux 100m suscita aussi l’admiration de tous. Miguelina Cobian couvrit la distance en 11,7 secondes, la médaille d&#8217;argent alla à sa compatriote Cristina Echeverría (11,9) et Fulgencia Romay obtint une belle quatrième place (12,0). Épaulées par Irene Martinez, elles remportèrent la médaille d&#8217;argent au relais 4&#215;100, en 46,5 secondes. Irene s’adjugea également l&#8217;or en saut en longueur avec un bond de 5,87 mètres.</p>
<p>En baseball, Gaspar « Curro » Perez, en qualité de lanceur de relève, mena l’équipe cubaine au titre en s’imposant à Porto Rico en finale. Les fleurettistes Mireya Rodriguez et Luis A. Morales aux épreuves individuelles, et bien d’autres sportifs donnèrent le meilleur d’eux même pour hisser notre pays au deuxième rang du classement des médailles des Jeux (35 médailles d&#8217;or, 19 d&#8217;argent et 24 de bronze) derrière le Mexique (38-23-22), mais il n’est pas dans notre intention de passer en revue tous les succès. Je me contenterai seulement de faire quelques commentaires…</p>
<p>LA « CONTRA » TOURNE AU RIDICULE</p>
<p>La contre-révolution à San Juan fit circuler l’information selon laquelle les 12 membres de l&#8217;équipe féminine cubaine de volley-ball avaient fait défection en s’échappant dans un bus. La « nouvelle » diffusée par WYAC fut relayée par d&#8217;autres stations de radio et de télévision. À noter que le chauffeur du bus se vit verser une centaine de dollars pour inventer l&#8217;histoire. Notre collègue disparu Juan Marrero, correspondant de Granma qui assistait au match de baseball final opposant Cuba à Porto Rico rapporta que pendant les neuf manches du match, un agent de la CIA n’arrêta pas de crier dans un mégaphone à l’adresse de cubain Pedro Chavez : « Chavez, reste ici, saute par-dessus la clôture ! » Le joueur ne broncha pas. En guide de réponse, il frappa trois fois en lieu sûr…</p>
<p>Notre délégation dut également subir des jets de pierres sur les cars des sportifs cubains, ainsi que la distribution de tracts incitant à la défection et diabolisant la Révolution cubaine.</p>
<p>Les vicissitudes vécues par cette Délégation de la Dignité sont nombreuses.</p>
<p>De retour au pays, elle retrouva la ferveur reconnaissante de son peuple, en présence du Commandant en chef Fidel Castro, qui avait tenu à assister à la cérémonie d’accueil, même s’il avait déjà salué nos sportifs en haute mer, non loin des côtes cubaines.</p>
<p>Sources : Quotidien Granma, juin 1966. Amérique centrale et Caraïbes, les plus anciens jeux sportifs régionaux du monde. Auteurs : Enrique Montesinos et Sigfredo Barros.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Le premier Centre de recherches scientifiques du sport cubain</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2016 18:20:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'application des connaissances scientifiques au service du développement du sport constitue un facteur essentiel pour améliorer le prestige international d'un secteur d'une importance capitale dans notre pays. C’est sur la base de cette prémisse qu’a eu lieu, le mercredi 21 septembre, l’inauguration du Centre de recherches scientifiques du sport cubain (CIDC), une institution qui vise à mettre l’expertise scientifique au service de la génération de connaissances appliquées au sport.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3115" alt="centro ciencia deportes" src="/files/2016/09/centro-ciencia-deportes.jpg" width="300" height="180" />L&#8217;application des connaissances scientifiques au service du développement du sport constitue un facteur essentiel pour améliorer le prestige international d&#8217;un secteur d&#8217;une importance capitale dans notre pays.</p>
<p>C’est sur la base de cette prémisse qu’a eu lieu, le mercredi 21 septembre, l’inauguration du Centre de recherches scientifiques du sport cubain (CIDC), une institution qui vise à mettre l’expertise scientifique au service de la génération de connaissances appliquées au sport.</p>
<p>La cérémonie d&#8217;ouverture a été présidée par Miguel Diaz-Canel, membre du Bureau politique du Comité central du Parti et Premier vice-président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres, et José Ramon Fernandez, responsable du Comité olympique cubain.</p>
<p>Situé à proximité de l&#8217;Université des Sciences de la culture physique et du sport Manuel Fajardo, cette institution a été qualifiée par son directeur, le Dr ès sciences René Romero, comme une « immense œuvre scientifique du sport cubain ».</p>
<p>Selon le directeur, le Centre accueillera au début de 14 chercheurs qui porteront leurs travaux sur quatre domaines essentiels pour la connaissance scientifique du sportif : la technologie; la morphologie fonctionnelle ; la mécanique et le développement technique, regroupés dans un bureau de méthodologie composé de masters et de docteurs en sciences. « Nous travaillerons sur la base de diagnostics très ponctuels dans les différents champs du sport cubain: sport de haut niveau ; sport pour tous, sport communautaire et développement du capital humain », a-t-il précisé.</p>
<p>Le centre – quatrième de son genre créé en Amérique latine – mettra également l&#8217;accent sur le développement de lignes de production spécialisées dans les domaines des nouvelles technologies, comme les programmes automatisés et la fabrication de matériel pour compléter l’entraînement sportif.</p>
<p>La mission de ce Centre de recherche est de devenir une référence dans la gestion des connaissances au niveau national et international pour ce qui concerne les besoins technologiques du sport. « C’est la concrétisation du rêve de tous ceux qui ont passé par les différentes étapes du processus de formation et d’éducation sportive », a conclu Romero.</p>
<p>Olga Lidia Tapia Iglesias, membre du Secrétariat du Comité central du Parti ; Antonio Becali, président de l&#8217;Institut national des sports, de l&#8217;éducation physique et des loisirs (Inder), ainsi que d&#8217;autres dirigeants d’organisations de masse, des sportifs et des gloires du sport étaient présents à l’inauguration.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>50 ans après une réponse digne</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jul 2016 23:37:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un demi-siècle s’est écoulé. Les conquêtes du sport cubain ont été nombreuses durant toutes ces années. Toutefois, l’une d'entre elles restera à jamais gravée dans la mémoire du peuple : la geste du Cerro Pelado, le navire qui arriva sur les côtes de Porto Rico avec à son bord une délégation sportive de 351 membres, prêts à braver tous les obstacles pour participer aux 10e Jeux d’Amérique centrale et de la Caraïbe de 1966, en dépit des tentatives du gouvernement nord-américain pour empêcher la participation de l'Île à cet l'événement.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3040" alt="50 años cerro pelado" src="/files/2016/07/50-años-cerro-pelado.jpg" width="300" height="206" />Cette situation donna lieu, le 7 juin 1966, à ce qui allait être connu par la suite comme la Geste héroïque du Cerro Pelado, qui confirma la dignité et la vitalité de notre mouvement sportif naissant : dans le port de Santiago de Cuba, un bateau marchand doté du minimum indispensable de confort pour les sportifs fut préparé en toute hâte et dans le plus grand secret pour effectuer la traversée jusqu’à San Juan de Porto Rico.</p>
<p>Cette épopée a été évoquée ce mercredi lors d’un gala effectué à l’occasion du 50e anniversaire, à la salle magistrale de l&#8217;Université des Sciences la culture physique et du sport Manuel Fajardo, et également en hommage au 90e anniversaire du commandant en chef, Fidel Castro, en présence de membres de la délégation historique et d’athlètes qui s&#8217;apprêtent à participer aux prochains Jeux olympiques de Rio de Janeiro, ainsi que des membres de la 25e Brigade de solidarité avec Cuba Juan Rius Rivera, de Porto Rico.</p>
<p>L’une des moments marquants de la soirée a été la remise symbolique d&#8217;une médaille spéciale à Fidel Castro, reçue par le président du Comité olympique cubain, José Ramon Fernandez, des mains du président de l&#8217;Inder, le Dr Antonio Becali Garrido. Des médailles commémoratives ont également été remises à une représentation des membres de la délégation sportive du Cerro Pelado: Enrique Figuerola, Miguelina Cobian, Caridad Agüero, Pedro Chavez, José Antonio Diaz, Miguel Ibarzabal, Guillermo Martinez, Benita Jiménez, José Luis Cabrera et Alcides Sagarra, ainsi qu&#8217;à des parents de membres décédés.</p>
<p>Au terme de la projection du documentaire L&#8217;Épopée du Cerro Pelado, du réalisateur José Gonzalez Vera, l&#8217;athlète de pentathlon moderne, Leydis Laura Moya, a pris la parole au nom des sportifs qui participeront aux Jeux de Rio de Janeiro, puis Angelina Noto, de la direction de l&#8217;Inder, a lu la résolution à l’origine de l’attribution des médailles. Enrique Figuerola, le porte-drapeau de notre délégation en 1966, a quant à lui souligné l’engagement de tous ses compagnons dans les compétences.</p>
<p>La Portoricaine Milagros Rivera, présidente du Comité de solidarité avec Cuba, a rappelé le soutien apporté à la délégation cubaine par des représentants du peuple portoricain dès le débarquement hasardeux des Cubains sur cette île sœur.</p>
<p>Pour conclure, le Dr Becali a souligné le rôle décisive de Fidel, à l’origine de cette épopée historique, et il a rappelé certaines de ses phrases durant la cérémonie officielle d&#8217;accueil de la délégation, le 29 juin 1966, lorsqu’il a affirmé : « Probablement notre Patrie ne devra-t-elle remercier autant aucune délégation comme celle-ci pour la bataille qu’elle a livrée, pour les victoires qu&#8217;elle a obtenues dans les moments les plus difficiles, pour la dignité dont elle a fait preuve à tout moment ».</p>
<p>Kenia Serrano, présidente de l&#8217;Institut cubain d&#8217;amitié avec les peuples (ICAP) ; Fernando Gonzalez, héros de la République de Cuba et vice-président cet organisme, Benigno Iglesias, vice-président de l&#8217;Institut cubain de l&#8217;Art et de l’Industrie cinématographiques (Icaic), ainsi que Daniel Baez Pérez, fonctionnaire du Comité central du Parti, étaient également présents au gala animé par les repentistes (poètes et improvisateurs de musique paysanne) Luis Paz Esquivel, Yenisleydis Gonzalez, Leidys Laura Valdés, Mayelin Velazquez; le ténor Bernardo Lichilin et les chanteurs Eduardo Sosa et Tony Avila.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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