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	<title>Cubadebate (Français) &#187; René González</title>
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		<title>Rene González: Je n’ai jamais pensé avoir à t’écrire cette lettre</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Mar 2012 06:30:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[cinq Héros]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[René González]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>

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		<description><![CDATA[Je n’ai jamais pensé avoir à t’écrire cette lettre. Nous ressentons la même indifférence pour l’échange épistolaire, ce qui a été largement démontré lors de nos missions internationalistes respectives ou – de manière plus concluante – pendant l’expérience unique des vingt dernières années. Autrement dit, ce ne seraient que des conditions extraordinaires comme les actuelles qui me feraient écrire cette lettre.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 24 février 2012</p>
<p>Mon frangin de toute la vie,</p>
<p>Je n’ai jamais pensé avoir à t’écrire cette lettre. Nous ressentons la même indifférence pour l’échange épistolaire, ce qui a été largement démontré lors de nos missions internationalistes respectives ou – de manière plus concluante – pendant l’expérience unique des vingt dernières années. Autrement dit, ce ne seraient que des conditions extraordinaires comme les actuelles qui me feraient écrire cette lettre.<img class="alignleft size-full wp-image-1351" src="/files/2012/03/rene-gonzalez.jpg" alt="" width="300" height="250" /></p>
<p>Dans des conditions normales, je devrais te dire ces choses  là personnellement et il y en a même beaucoup que je n’aurais pas à mentionner. Pour toi, ce combat acharné contre une maladie qui tente de te dévorer devrait suffire, cependant, à celle-ci viendra s’ajouter l’affrontement à une affection humaine beaucoup plus mortelle : la haine.</p>
<p>La haine qui ne me permet pas de rétribuer tous tes efforts avec une accolade méritée que nous les Cinq voudrions te faire.</p>
<p>La haine qui ne me laisse pas joindre mon sourire à chacun des traits d’esprit issus de ton immense courage.</p>
<p>La haine qui m’oblige à deviner en fonction de la force de ton haleine, au téléphone, le déplacement accidenté des lignes du front dans ce combat que tu livres.</p>
<p>La haine qui m’impose l’angoisse de ne pas pouvoir accompagner tous ceux qui t’aiment bien pour te soigner ; et qui m’empêche d’y être pour soutenir Sary et les enfants.</p>
<p>La haine qui m’empêche de voir la manière dont nos neveux prennent de l’assurance, eux, qui au cours de ces années, sont devenus des hommes et des femmes. Qu’est-ce que tu peux être fier de tes enfants !</p>
<p>La haine qui ne me permet pas tout simplement de te serrer dans mes bras, mon frère. Qui m’oblige à suivre depuis une réclusion absurde et éloignée un processus dont je devrais faire part comme toute personne ayant purgé une peine d’emprisonnement, déjà suffisamment longue, dictée justement par la haine ; mais qui lui est encore insuffisante.</p>
<p>Que faire, face à tant de haine ? Ce que nous avons toujours fait, je suppose : aimer la vie et nous battre pour elle, aussi bien pour la nôtre que pour celle des autres. Faire face aux obstacles avec un sourire aux lèvres, avec une plaisanterie opportune, avec cet optimisme qu’on nous a inculqué dès notre enfance. Aller de l’avant, se battre, ne jamais se rendre ; toujours ensemble et près l’un de l’autre, même si l’on s’obstine à vouloir me séparer de mes proches pour ainsi nous punir tous.</p>
<p>Aujourd’hui viennent à mon esprit ces belles journées de ton époque d’athlète. Toi dans la piscine et nous dans les gradins, criant ton nom lorsque tu nageais la brasse et le son de nos voix que tu entendais de manière intermittente à chaque fois que tu sortais la tête de l’eau pour respirer. Après, tu nous racontais que des fois tu entendais ton nom en entier, ou juste le début ou la fin. Nous nous sommes donc entraînés pour attendre le moment où ta tête était hors de l’eau et en cet instant précis nous criions ton nom à l’unisson. Tu ne pouvais pas nous voir, mais la clameur de notre présence arrivait jusqu’à toi et</p>
<p>tu savais que nous étions à tes cotés, même s’il nous était impossible de participer directement au combat qui se livrait dans la piscine.</p>
<p>Aujourd’hui l’histoire se répète. Lorsque tu te sers de toutes tes forces pour relever ce défi, je continue de t’encourager, maintenant avec la famille qu’à cette époque-là tu n’avais pas encore créée. Même si tu ne peux pas me voir, je suis là, avec les tiens qui sont aussi les miens. Tu sais que depuis son exil insolite, depuis l’angoisse de la séparation forcée, dans les conditions de liberté supervisée les plus absurdes, depuis la dignité de sa condition de patriote cubain tel que toi aussi tu l’es, et depuis l’affection transmise par le sang et les expériences qui nous unissent, ce frère reste et restera toujours avec toi. À chaque fois que tu lèveras la tête tu pourras ressentir ma clameur avec celle de mes neveux.</p>
<p>Respire frangin, respire !!</p>
<p>Ton frère qui t’aime.</p>
<p>René</p>
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		<title>UNE VOLONTÉ DE FER (Deuxième et dernière partie)</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 13:44:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[CIA]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[L’Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[René González]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand les pires actes eurent lieu contre Cuba en 1976, spécialement la destruction en plein vol d’un avion de passagers cubain qui avait décollé de la Barbade, causant la mort des soixante-treize personnes à bord – les pilotes, les hôtesses de l’air et le personnel auxiliaire prêtant leurs nobles services sur notre ligne nationale, l’équipe junior d’escrime au complet qui venait de rafler toutes les médailles d’or du championnat d’Amérique centrale et des Caraïbes de cette spécialité, les autres passagers, tant de Cuba que d’autres pays – ces faits provoquèrent une telle indignation qu’une foule absolument bouleversée – la plus immense et la plus dense que j’ai jamais vue en ma vie – se réunit sur la place de la Révolution de La Havane pour rendre un dernier hommage aux quelques restes mortels retrouvés.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quand les pires actes eurent lieu contre Cuba en 1976, spécialement la destruction en plein vol d’un avion de passagers cubain qui avait décollé de la Barbade, causant la mort des soixante-treize personnes à bord – les pilotes, les hôtesses de l’air et le personnel auxiliaire prêtant leurs nobles services sur notre ligne nationale, l’équipe junior d’escrime au complet qui venait de rafler toutes les médailles d’or du championnat d’Amérique centrale et des Caraïbes de cette spécialité, les autres passagers, tant de Cuba que d’autres pays – ces faits provoquèrent une telle indignation qu’une foule absolument bouleversée – la plus immense et la plus dense que j’ai jamais vue en ma vie – se réunit sur la place de la Révolution de La Havane pour rendre un dernier hommage aux quelques restes mortels retrouvés. Les scènes de douleurs furent indélébiles, et le restent. Aucun dirigeant des États-Unis et bien des gens dans le monde n’ont sans doute pas  eu la possibilité de les voir. Il serait bon que les médias les divulguent pour que l’on comprenne bien les motivations de nos héroïques combattants antiterroristes.</p>
<p>Bush père était un important fonctionnaire des services de renseignement étasuniens quand ceux-ci reçurent la mission d’organiser la contre-révolution à Cuba. La  CIA créa en Floride sa plus grande base d’opérations sur le continent américain, prenant la responsabilité de toutes les actions subversives organisées contre notre pays, dont les tentatives d’assassinat de dirigeants de la Révolution, ainsi que de tous les plans et de tous les calculs qui, s’ils avaient réussi, auraient représenté une quantité énormes de victimes des deux parties, car notre peuple était décidé, et le reste, comme il l’a prouvé à Playa Girón, à lutter jusqu’à la dernière goutte de son sang. Bush ne comprit jamais que la victoire de Cuba sauva de nombreuses vies, tant cubaines qu’étasuniennes.</p>
<p>Le crime monstrueux de la Barbade se produisit quand il était d’ores et déjà le chef de la CIA et qu’il avait presque autant d’autorité que le président Ford.</p>
<p>En juin de cette année-là, la Coordination des organisations révolutionnaires unies avait vu le jour  à Banao (République dominicaine) sous la supervision personnelle de Vernon Walters, directeur adjoint de la CIA. Vous lisez bien : « Organisations révolutionnaires unies » !</p>
<p>Orlando Bosch et Posada Carriles, des agents de la  CIA très actifs, furent nommés à la tête de cette organisation – qui signifia le début d’une nouvelle étape de terrorisme contre Cuba – et dirigèrent personnellement le sabotage qui fit exploser en plein vol l’avion cubain le 6 octobre 1976.</p>
<p>Les autorités arrêtèrent les individus impliqués et les extradèrent au Venezuela.</p>
<p>Le scandale fut tel que le gouvernement de ce pays, alors allié des États-Unis et complice de leurs crimes au Venezuela et ailleurs, fut contraint de les traduire en justice.</p>
<p>La Révolution sandiniste triompha au Nicaragua en juillet 1979, mais dut faire face presque aussitôt à la guerre sanglante et sordide que les USA déclenchèrent contre elle. Le président étasunien était alors Ronald Reagan.</p>
<p>Quand Gerald Ford avait succédé à Richard Nixon, les tentatives d’assassinat de dirigeants étrangers avaient causé un tel scandale qu’il interdit aux fonctionnaires de son administration d’y participer. Et le Congrès avait refusé les fonds requis pour la sale guerre contre le Nicaragua. Un Posada Carriles s’avérait nécessaire : la  CIA, passant à travers la Fondation nationale cubano-américaine, soudoya par de gros bakchichs les autorités pénitentiaires pertinentes et le terroriste sortit tout tranquillement de prison déguisé en visiteur. Transféré d’urgence à la base militaire d’Ilopango (El Salvador), non seulement il dirigea les livraisons d’armes qui causèrent des milliers de morts et d’invalides parmi les patriotes nicaraguayens, mais encore, avec la coopération de la CIA, il acheta des drogues en Amérique centrale et les vendit aux USA pour pouvoir acquérir des armes étasuniennes au profit des contre-révolutionnaires nicaraguayens.</p>
<p>Pour être bref, j’omets de nombreux facteur de cette histoire brutale.</p>
<p>On a du mal à comprendre que l’illustre prix Nobel qui préside l’administration étasunienne ressasse à son tour l’idée stupide que Cuba est un pays terroriste, qu’il continue de maintenir en prison, séparés les uns des autres et dans des conditions inhumaines, les quatre antiterroristes cubains – une peine que les USA n’infligent à aucun citoyen d’aucun autre pays qui est leur adversaire, à plus forte raison quand les autorités militaires étasuniennes elles-mêmes ont reconnu qu’ils n’avaient pas fait courir de risque à leur sécurité – et qu’il interdit à René González de rentrer dans sa famille et dans sa patrie.</p>
<p>Le dimanche 9 octobre, où il a transmis son message courageux au peuple cubain, René en a enregistré et filmé un autre, tout aussi fraternel, intitulé <em>Message à Fidel et à Raúl</em>. Suivant les conseils de Ricardo Alarcó, président de notre Assemblée nationale, aucun d’eux n’a été divulgué tant que le fonctionnaire de la cour fédérale de la Floride ne lui aurait pas communiqué formellement les conditions dans lesquels il devait passer ses trois années de « liberté surveillée ».</p>
<p>Ceci fait, je me réjouis de faire connaître textuellement à notre peuple ce message qui honore tant nos héros et exprime leur attitude exemplaire et leur volonté de fer :</p>
<p><em>Cher </em>comandante<em>:</em></p>
<p><em>Avant tout une étreinte, mes remerciements, mes sentiments d’estime, non seulement pour tout l’appui que vous nous avez apporté, pour la façon dont vous avez mobilisé la solidarité internationale en notre faveur, mais aussi, et tout d’abord, pour nous avoir servi d’inspiration, pour avoir été l’exemple que nous avons suivi durant ces treize années et pour avoir été pour nous un drapeau derrière lequel nous n’allions jamais cesser de marcher.</em></p>
<p><em>Pour nous, cette mission n’a été que la continuation de tout ce que vous avez fait, vous, de ce que votre génération a fait pour le peuple cubain et pour le reste de l’humanité.</em></p>
<p><em>C’est pour moi un plaisir énorme de vous adresser ce message, de vous envoyer cette étreinte provisoire par ce moyen, car je sais que nous nous la donnerons finalement en vrai, même si nos adversaires font l’impossible pour l’empêcher. Je sais que nous rentrerons, tous les Cinq, parce que vous nous l’avez promis et parce que vous avez mobilisé l’énergie, le meilleur de l’humanité, la volonté du monde entier pour que ça arrive.</em></p>
<p><em>C’est pour nous un honneur de servir la cause que vous avez inspirée dans le peuple cubain, de vous suivre, de suivre le chemin que vous-même et Raúl avait frayé, et nous ne manquerons jamais de mériter cette confiance que vous avez déposée en nous.</em></p>
<p><em>À vous deux, à vous Fidel, et à Raúl qui nous guide maintenant à cette nouvelle étape difficile, complexe, mais glorieuse dans laquelle nous sommes entrés pour briser la dépendance économique qui nous lie encore et qui nous empêche de parvenir à édifier la société que nous voulons, je vous adresse l’étreinte des Cinq, je vous dis que nous vous avons toujours fait confiance. Quand nous étions seuls en cellules disciplinaires, quand nous étions coupés du monde, quand nous ne recevions pas de nouvelles, quand mes quatre frères ne savaient rien de leur famille parce qu’on ne pouvait rien leur dire, nous vous avons toujours fait confiance, nous savions que vous n’abandonneriez pas vos enfants, parce que nous avons toujours su que </em><em>la Révolution</em><em> n’abandonnait jamais ceux qui la défendent. Voilà pourquoi elle mérite d’être défendue, voilà pourquoi nous le ferons toujours.</em></p>
<p><em>Et tout en étant convaincu que nous ne méritons pas tous les honneurs qu’on nous a réservés, je peux vous dire en tout cas que nous consacrerons ce qu’il nous reste de vie à les mériter, parce que vous nous inspirez, parce que vous êtes le drapeau qui nous a appris comment nous devions nous porter, et que nous nous efforcerons jusqu’à la fin de nos jours de mériter la confiance que vous avez déposée en nous.</em></p>
<p><em>Je suis ici, maintenant, dans une tranchée d’où je poursuivrai le même combat auquel vous nous avez convoqué, et je continuerai jusqu’au bout, jusqu’à ce que justice soit faite, à suivre vos ordres, à faire ce qu’il faut.</em></p>
<p><em>Et je vous, Fidel et Raúl : « </em>Comandantes, <em>tous les deux, à vos ordres !</em> »</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/10/firma-111018-las-dos-venezuela-300x206.jpg" alt="" width="300" height="206" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong><br />
<strong> Le 17 octobre 2011</strong><br />
<strong> 22 h 35</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une Volonté De Fer (Première Partie)</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 14:24:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
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		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[René González]]></category>

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		<description><![CDATA[Granma et Juventud Rebelde, organes de presse du Parti et de l’Union des jeunes communistes, ont publié voilà deux jours, le vendredi 14 octobre, un message courageux et énergique envoyé au peuple cubain par le Héros de la République, René González, qui vient de purger la sanction odieuse et injuste de treize ans de prison, séparé des quatre autres héros qui endurent des peines encore plus prolongées dans des prisons distantes entre elles de centaines de kilomètres]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Granma</em> et <em>Juventud</em><em> Rebelde</em>, organes de presse du Parti et de l’Union des jeunes communistes, ont publié voilà deux jours, le vendredi 14 octobre, un message courageux et énergique envoyé au peuple cubain par le Héros de la République, René González, qui vient de purger la sanction odieuse et injuste de treize ans de prison, séparé des quatre autres héros qui endurent des peines encore plus prolongées dans des prisons distantes entre elles de centaines de kilomètres. À aucun moment leur fermeté inébranlable n’a fléchi, bien qu’ils aient été envoyés plus d’une fois dans des cellules punitives, de vraies sépultures où l’on n’a même pas la place de bouger, parce que la « justice yankee » en a décidé ainsi sans avoir la moindre preuve des crimes qu’elle leur imputait. En tout cas, s’il est un point sur lequel cette « justice »-là ne s’est pas trompée, c’est bien dans son choix du genre d’hommes auxquels elle a infligé une peine si injuste.</p>
<p>De plus, on a interdit à René de rentrer dans sa patrie, auprès de sa famille et de son peuple, si bien qu’il devra rester trois ans dans le pays qui lui a appliqué une punition si injuste.</p>
<p>En nous tous, particulièrement chez ceux d’entre nous qui ont vécu des années critiques dans l’histoire de notre patrie, le message de René a retenti profondément.</p>
<p><em>« Que je sois maintenant hors de la prison signifie uniquement que la série d’abus auxquels j’y ai été soumis a pris fin […] nous avons encore quatre frères que nous devons sauver et qui ont besoin d’être à nos côtés, aux côtés de leurs proches, d’être parmi vous et que vous leur donniez le meilleur de vous…</em></p>
<p><em>« Il s’agit pour moi, ici, d’une tranchée, d’un nouvel endroit où je vais continuer de me battre pour que la justice soit faite et que nous puissions rentrer tous les Cinq auprès de vous.</em></p>
<p><em>« Vous tous qui, dans le monde entier, nous avez accompagnés durant ces années, qui êtes des milliers, grâce auxquels nous avons pu briser peu à peu ce blocus informatif, briser ce silence que les grandes corporations médiatiques ont étendu sur ce cas, je vous adresse au nom des Cinq mes plus profonds remerciements, je vous réitère mon engagement de continuer de vous représenter comme vous le méritez, car c’est ce que nous faisons en fin de compte, nous les Cinq, parce que nous ne sommes pas que Cinq, nous sommes un peuple entier qui a résisté pendant cinquante ans, et c’est grâce à ça que nous résistons encore […] et nous n’allons jamais vous décevoir et nous serons toujours à la hauteur que vous méritez. »</em></p>
<p>Les mots sincères, fermes et énergiques de René, le ton de voix caractéristique d’un militant qui a supporté sans broncher une seconde treize années interminables de punition brutale et injuste, sont vraiment impressionnants.</p>
<p>La tyrannie impériale ne pourra pas soutenir ses mensonges grossiers au sujet de l’injustice commise contre les Cinq Héros antiterroristes cubains. Peu importe l’application perfide avec laquelle les médias sous son contrôle s’emploient à les présenter comme des agents et des espions qui mettaient la sécurité des États-Unis en danger : le président de notre Assemblée nationale et le prestigieux avocat José Pertierra se sont chargés de faire voler en éclats les grossières calomnies yankees sur ces héroïque antiterroristes cubains.</p>
<p>Je me rappelle la bataille victorieuse que notre peuple a livrée pour faire rentrer le petit Elián González dans sa famille et dans sa patrie. Face à la conduite monstrueuse de la mafia contre-révolutionnaire cubaine de Miami et à sa manière de se rire des autorités du pays, le président des États-Unis en personne, qui était alors Bill Clinton, a été obligé de recourir à des forces de sécurité spéciales pour imposer la loi aux groupes fascistes qui la défiaient, au point de mettre le feu à des symboles et à des drapeaux étasuniens, à commencer, entre autres, par celle que notre peuple a baptisée la « louve féroce » et qui n’est rien moins, aujourd’hui, que la présidente de la commission des Relations extérieures de la Chambre des représentants des États-Unis, imposant des lignes à la  politique étrangère de ce pays !</p>
<p>Le message que René González a adressé au peuple cubain de sa propre initiative et en faisant fi avec courage de n’importe quel risque, me conforte dans ma profonde conviction que la position de l’administration étasunienne au sujet des Cinq Héros cubains est d’ores et déjà insoutenable, tout comme le sont sa justification du blocus économique criminel qu’elle continue d’appliquer à notre pays et les mesures de rétorsion qu’elle impose aux sociétés étrangères qui font des affaires avec notre pays.</p>
<p>Le puissant Empire a transformé cette politique brutale et insolite en une norme de nature internationale, au mépris de l’opinion pratiquement unanime des États membres des Nations Unies, exception faire de lui-même et d’Israël.</p>
<p>Les faits prouvent irréfutablement que, dans notre monde globalisé sous la férule de l’Empire yankee, plus aucun pays n’est sûr : la communauté internationale aurait-elle beau réitérer à satiété son refus unanime du blocus économique appliqué à Cuba ou son approbation de toute autre mesure, tel le droit du peuple palestinien à se doter d’un État à lui, ce droit-ci ou n’importe quel autre n’a absolument aucune validité s’il ne s’ajuste pas aux intérêts de l’Empire.</p>
<p>Sans que la Révolution l’ait cherché délibérément, notre pays est devenu un exemple de ce que peut faire un petit État s’il soutient fermement une politique de principes, même si les avancées scientifiques et technologiques, les brevets et la distribution des richesses de la planète sont aux mains des nations les plus développées et les plus riches, jadis puissances coloniales, qui pillent nos pays et y sèment la pauvreté.</p>
<p>Dans leur longue lutte contre l’Empire, les combattants de notre pays ont failli être la cible des armes nucléaires à son service : d’abord en octobre 1962 ; ensuite à la mi-1988. En aucun cas, notre patrie ne s’est pliée au chantage yankee : en 1962, elle a refusé la moindre inspection de son territoire ; en 1988, au terme de la bataille de Cuito Cuanavale, cinquante mille soldats cubains et angolais avançant sur les forces sud-africaines que l’Occident avait équipées et dotées d’armes nucléaires les contraignirent à négocier l’indépendance de la Namibie et la fin de l’apartheid.</p>
<p>Les peuples du Tiers-monde reconnaissent la solidarité désintéressée de Cuba dans des domaines aussi importants que la santé et l’éducation et lui en savent gré.</p>
<p>Qui donc pourrait croire à ce mensonge insolite que Cuba appuie le terrorisme ?</p>
<p>Et celui qui ment d’une manière si malveillante et si stupide est le puissant pays qui, situé à cent cinquante kilomètres de nos côtes, a non seulement appliqué contre nous un blocus criminel, mais a précisément recouru au terrorisme le plus misérable ! Incendies d’établissements éducationnels, récréatifs et commerciaux ; largage de phosphore blanc dans les plantations de canne à sucre ; pose d’explosifs dans les usines ; attaques pirates d’installations portuaires, de bateaux de pêche et de cargos ; organisation de bandes contre-révolutionnaires ; infiltrations d’agents et livraisons d’armes aux bandes mercenaires, tout ceci a commencé dès 1959, aussitôt après la première Loi de réforme agraire du 17 mai, laissant des morts et des destructions dans notre pays.</p>
<p>Les bombardements de nos bases aériennes et le débarquement de troupes mercenaires à Playa Girón, sous la protection de porte-avions et de bâtiments de guerre étasuniens, ont coûté de très nombreuses victimes alors que notre Révolution venait à peine de commencer. Les administrations étasuniennes peuvent-elle le nier ?</p>
<p>Les services secrets étasuniens ont organisé d’innombrables attentats contre les dirigeants de la Révolution. Mais ils ne s’en sont pas tenus là en matière de crimes : ils ont introduit dans notre pays des virus et des bactéries pour frapper la production agricole et animale ; pis encore, ils sont allés jusqu’à introduire des maladies qui n’existaient même pas sur notre continent contre notre population : ainsi, la dengue hémorragique a, en 1981, frappé des centaines de milliers de Cubains, dont environ cent cinquante, des enfants pour la plupart, ont perdu la vie. Et cette maladie continue de nos jours de faire des ravages sur notre continent…</p>
<p>Recenser tous les méfaits commis par les États-Unis contre notre peuple serait interminable.</p>
<p>À suivre demain.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/10/firma111016-la-voluntad-de-acero-primera-parte-300x196.jpg" alt="" width="300" height="196" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 16 octobre 2011</strong></p>
<p><strong> 21 h 05</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L’épouse de René donne une interview au journal La República</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2011/10/05/lepouse-de-rene-donne-une-interview-au-journal-la-republica/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 01:55:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Olga Salanueva]]></category>
		<category><![CDATA[René González]]></category>

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		<description><![CDATA[Olga Salanueva, la femme de René Gonzalez, l’un des 5 a accordé une interview au journal espagnol La Republica dans laquelle elle insiste sur le fait que si les Etats-Unis disent que René est un danger pour cette société, pourquoi veulent-ils le garder là-bas? Après avoir purgé 13 ans de prison aux Etats-Unis, accusé d’être un espion cubain, René González devra vivre les trois prochaines années en liberté surveillée dans le District Sud de Floride.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1181" src="/files/2011/10/olga-salanueva-press.jpg" alt="" width="300" height="250" />Olga Salanueva, la femme de René Gonzalez, l’un des 5 a accordé une  interview au journal espagnol La Republica dans laquelle elle insiste  sur le fait que si les Etats-Unis disent que René est un danger pour  cette société, pourquoi veulent-ils le garder là-bas ?</p>
<p>Après  avoir purgé 13 ans de prison aux Etats-Unis, accusé d’être un espion  cubain, René González devra vivre les trois prochaines années en liberté  surveillée dans le District Sud de Floride.</p>
<p>Lorsqu’on  lui demande pourquoi c’est précisément en Floride que devra résider  René, Olga Salanueva répond : « C’est une punition parce que les Cinq  n’ont jamais regretté ce qu’ils ont fait, on a versé sur eux toute la  haine d’un empire et maintenant ils veulent que cela serve de leçon pour  que personne n’ose de nouveau déranger des terroristes, qui, de toute  évidence, sont protégés par le gouvernement nord-américain. »</p>
<p>L’épouse  de René dit craindre pour la vie de son mari, étant donné que René  devra résider dans une région où sont implantées des organisations  terroristes qui ont tué des milliers de personnes dans notre pays.</p>
<p>Olga  Salanueva ajoute qu’elle s’est vue refuser sa demande de visa par les  Etats-Unis et qu’elle est interdite d’entrée sur le territoire étasunien  de façon permanente. Cependant, l’épouse de René dit ne garder aucune  haine et rappelle que les Cinq ont agi avec les sentiments les plus  nobles. Elle rêve d’effacer les moments difficiles de sa mémoire, de  tourner la page et de vivre avec son époux.</p>
<p><strong>(Cubadebate-RHC) </strong></p>
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		<title>Le Déshonneur Supervisé D’obama</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 14:12:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[CIA]]></category>
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		<category><![CDATA[Luis Posada Carriles]]></category>
		<category><![CDATA[René González]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>

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		<description><![CDATA[Ainsi donc, au terme de treize années d’un emprisonnement cruel et immérité, le gouvernement étasunien – lequel a engendré des monstres comme Posada Carriles et Orlando Bosch qui, en tant qu’agents de la CIA, ont fait exploser en plein vol un avion cubain rempli de passagers – oblige René à rester trois longues années dans ce pays où il sera à la merci d’assassins agissant en toute impunité sous un régime qualifié de «liberté» supervisée. Tandis que trois autres héros cubains, et un quatrième condamné à deux perpétuités, continueront de purger de très longues peines d’incarcération injustes et vindicatives Voilà comment l’Empire répond à ceux, toujours plus nombreux dans le monde, qui réclament leur libération.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’une juge yankee du district Sud de la Floride ait refusé à René González, héros antiterroriste cubain, le droit de rentrer dans sa famille à Cuba après avoir purgé la peine injuste qu’elle-même lui a infligée est une mesure brutale et maladroite qui, bien qu’attendue, n’en est pas moins révoltante!</p>
<p>Ainsi donc, au terme de treize années d’un emprisonnement cruel et immérité, le gouvernement étasunien – lequel a engendré des monstres comme Posada Carriles et Orlando Bosch qui, en tant qu’agents de la CIA, ont fait exploser en plein vol un avion cubain rempli de passagers – oblige René à rester trois longues années dans ce pays où il sera à la merci d’assassins agissant en toute impunité sous un régime qualifié de « liberté » supervisée. Tandis que trois autres héros cubains, et un quatrième condamné à deux perpétuités, continueront de purger de très longues peines d’incarcération injustes et vindicatives Voilà comment l’Empire répond à ceux, toujours plus nombreux dans le monde, qui réclament leur libération.</p>
<p>S’il en était autrement, l’Empire ne serait plus l’Empire, et Obama ne serait plus un sot.</p>
<p>Néanmoins, les héros cubains n’y resteront pas éternellement. La solidarité dans le monde et au sein même du peuple étasunien ne cessera de croître sur les fondations de leur exemple insurpassable de dignité et de fermeté et mettra fin un jour à cette injustice aussi stupide qu’insoutenable.</p>
<p>Cette décision maladroite intervient alors qu’un profond débat se déroule à l’Assemblée générale des Nations Unies sur la nécessité de refonder cette organisation. On n’y avait jamais écouté de critiques si solides et si énergiques.</p>
<p>Le président bolivarien Hugo Chávez l’a ouvert le 21 septembre au soir dans son premier message à l’Assemblée. Son second message, lu sur un ton énergique et vibrant par son ministre des Affaires étrangères Nicolás Maduro, a été massue. Chávez y dénonce aussi, d’ailleurs, le criminel blocus de l’impérialisme à notre patrie et sa vengeance cruelle et ignominieuse contre les cinq Héros antiterroristes cubains.</p>
<p>Ce sont ces circonstances qui me contraignent à écrire de nouvelles Réflexions, les troisièmes d’affilée. Je transmettrai les idées essentielles de ce message dans les mots mêmes de son auteur :</p>
<p><em>[…] Nous ne voulons pas la paix des cimetières, comme disait Kant ironiquement, mais une paix fondée sur le respect le plus jaloux du droit international. Or, l’ONU, tout au long de son histoire, loin de consentir et de multiplier des efforts pour assurer la paix entre les nations, a fini, hélas, par avaliser, tantôt par action, tantôt par omission, les injustices les plus impitoyables.</em></p>
<p><em>Depuis 1945, les guerres n’ont fait qu’augmenter et se multiplier inexorablement.</em></p>
<p><em>Je veux lancer un appel à la réflexion aux gouvernements du monde : depuis le 11 septembre 2001, une nouvelle guerre impérialiste sans précédents historiques a commencé, une guerre permanente, perpétuelle.</em></p>
<p><em>Nous devons regarder sans ciller la réalité terrifiante du monde où nous vivons […] Pourquoi les États-Unis sont-ils le seul pays à semer des bases militaires sur la planète ? De quoi ont-ils peur pour se doter d’un budget si faramineux qui ne vise qu’à accroître toujours plus leur puissance militaire? Pourquoi ont-ils déclenché tant de guerres, violant la souveraineté d’autres nations qui ont les mêmes droits qu’eux de régir leurs destinées? Comment le droit international peut-il primer contre leur volonté insensée d’asservir militairement le monde afin de garantir les sources d’énergie qui leur permettront de perpétuer leur modèle prédateur de surconsommation? Pourquoi l’ONU ne fait-elle rien pour freiner Washington? […] l’Empire s’est arrogé le rôle de juge du monde alors que personne ne lui a octroyé cette responsabilité […] la guerre impérialiste nous menace donc tous.</em></p>
<p><em>Washington sait bien que le monde multipolaire est une réalité d’ores et déjà irréversible. Sa stratégie consiste à freiner à tout prix la montée soutenue d’un ensemble de pays émergents […] il s’agit pour lui de recomposer le monde en fonction de son hégémonie militaire.</em></p>
<p><em>Qu’y a-t-il au fond derrière cette nouvelle Apocalypse ? Le pouvoir tout-puissant de la clique militaro-financière qui est en train de détruire le monde pour accumuler toujours plus de profits, qui est en train de soumettre de fait un ensemble d’États toujours plus grand. Ayez à l’esprit que le mode d’être du capital financier est la guerre : la guerre, qui ruine les grandes majorités, enrichit une infime minorité jusqu’à l’impensable.</em></p>
<p><em>Une gravissime menace pèse dans l’immédiat sur la paix mondiale: le déclenchement d’un nouveau cycle de guerres coloniales qui a démarré par </em><em>la Libye</em><em> dans le but sinistre de donner un second souffle au système capitaliste mondial, aujourd’hui en pleine crise structurelle, mais à la surconsommation vorace et destructive duquel nulle limite n’est jamais imposée.</em></p>
<p><em>L’humanité est au bord d’une catastrophe inimaginable : la planète s’achemine inexorablement vers l’écocide le plus dévastateur ; le réchauffement global l’annonce à travers ses conséquences épouvantables, mais l’idéologie de Cortès et de Pizarro au sujet de l’écosystème, comme le dit bien le notable penseur français Edgar Morin, les pousse à continuer de saccager et de détruire […] La crise énergétique et la crise alimentaire s’aggravent, mais le capitalisme continue de passer impunément toutes les bornes.</em></p>
<p><em>[…] le grand scientifique étasunien Linus Pauling, récompensé à deux reprises par le Prix Nobel, continue de nous éclairer la route: je crois qu’il existe dans le monde un pouvoir plus fort que le pouvoir négatif de la force militaire et des bombes atomiques: le pouvoir du bien, de la moralité, de l’humanisme. Je crois dans le pouvoir de l’esprit humain. Mobilisons donc tout le pouvoir de l’esprit humain: il est plus que temps. Il faut déclencher une grande contre-offensive politique afin d’empêcher les pouvoirs des ténèbres de trouver des justifications pour se lancer dans la guerre, pour déclencher la guerre mondiale généralisée par laquelle ils prétendent sauver le capitalisme occidental.</em></p>
<p><em>Il faut vaincre politiquement non seulement les bellicistes, mais surtout la clique militaro-financière qui les alimente et les dirige.</em></p>
<p><em>Bâtissons l’équilibre de l’univers qu’avait perçu le </em>Libertador<em> Simón Bolívar: l’équilibre qui, selon lui, ne peut découler de la guerre, l’équilibre qui naît de la paix.</em></p>
<p><em>Le Venezuela, aux côtés des pays membres de l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), a prôné activement un règlement pacifique et négocié du conflit libyen. Tout comme l’a fait l’Union africaine. Mais c’est la logique belliciste décrétée depuis le Conseil de sécurité de l’ONU et mise en pratique par l’OTAN, ce bras armé de l’Empire yankee, qui a fini par s’imposer. […] le « cas libyen » a été soumis au Conseil de sécurité à partir de la propagande intense orchestrée par les médias qui n’ont pas craint de mentir en nous présentant une aviation libyenne en train de bombarder des civils innocents, sans parler de la grotesque mise en scène médiatisée sur </em><em>la Place</em><em> verte de Tripoli. C’est cette campagne de mensonges préméditée qui a justifié les mesures hâtives et irresponsables adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU et au nom desquelles l’OTAN a pu concrétiser par la voie des armes sa politique de « changement de régime » dans ce pays.</em></p>
<p><em>…en quoi s’est donc converti le fameux régime d’exclusion aérienne établi par la résolution 1973 du Conseil de sécurité ? Les plus de vingt mille mission aériennes de l’OTAN sur </em><em>la Libye</em><em>, dont beaucoup visaient à bombarder le peuple libyen, ne sont-elles donc pas le déni même de ce régime d’exclusion ? Une fois les forces de l’air libyennes totalement annihilées, la poursuite des bombardements « humanitaires » prouve que l’Occident impose, par OTAN interposée, ses intérêts dans le Nord de l’Afrique, transformant </em><em>la Libye</em><em> en un protectorat colonial.</em></p>
<p><em>Quel est le motif réel de cette intervention militaire ? Recoloniser </em><em>la Libye</em><em> pour s’approprier ses richesses. Tout le reste est subordonné à cet objectif-là.</em></p>
<p><em>…la résidence de notre ambassadeur à Tripoli a été envahie et saccagée, mais l’ONU a disparu dans les coulisses, gardant un silence ignominieux.</em></p>
<p><em>…pourquoi concède-t-on le siège de </em><em>la Libye</em><em> au soi-disant « Conseil national de transition», tout en bloquant l’entrée de </em><em>la Palestine</em><em> et en méconnaissant non seulement son aspiration légitime, mais encore la volonté d’ores et déjà majoritaire de l’Assemblée générale? Le Venezuela ratifie ici de toutes ses forces, parlant au nom de l’autorité morale que lui concède la volonté majoritaire des peuples du monde, sa solidarité inconditionnelle avec le peuple palestinien et son soutien total à la cause nationale palestinienne, dont, bien entendu, l’admission immédiate d’un État palestinien de plein droit dans l’Organisation des Nations Unies.</em></p>
<p><em>Et l’on applique ce même format impérialiste en Syrie. […]</em></p>
<p><em>Il est intolérable que les puissants de ce monde prétendent s’arroger le droit d’ordonner la démission immédiate de gouvernants légitimes et souverains. Ça s’est passé en Libye, et l’on veut faire pareil en Syrie. Telles sont les asymétries en place dans l’arène internationale, tels sont les outrages infligés à des nations indépendantes.</em></p>
<p><em>Tournons maintenant nos regards vers </em><em>la Corne</em><em> de l’Afrique et nous aurons un exemple déchirant de l’échec historique de l’ONU: la plupart des agences de presse sérieuses soutiennent que de 20 000 à 29 000 enfants de moins de cinq ans sont morts ces trois derniers mois.</em></p>
<p><em>[…] Il faut à peine 1,4 milliard de dollars, non pour régler le problème, mais juste pour parer à la situation urgente où se trouvent </em><em>la Somalie</em><em>, le Kenya, Djibouti et l’Éthiopie. Selon toutes les informations disponibles, les deux prochains mois seront décisifs pour éviter la mort de plus de douze millions de personnes, la situation la plus grave étant celle de </em><em>la Somalie.</em><em> </em></p>
<p><em>La situation est d’autant plus atroce que l’on sait combien on est en train de dépenser pour détruire </em><em>la Libye. Le</em><em> législateur étasunien Dennis Kucinich nous en donne une idée : cette nouvelle guerre nous coûtera 500 millions de dollars rien que durant la première semaine ; bien entendu, comme nous n’avons pas les ressources financières pour ça, nous finirons par réduire les fonds alloués à d’autres importants programmes nationaux. Toujours selon Kucinich, rien qu’avec ce qui a été dépensé durant les trois premières semaines dans le nord du continent africain pour massacrer le peuple libyen, on aurait largement pu aider toute </em><em>la Corne</em><em> de l’Afrique et sauver des dizaines de milliers de vies.</em></p>
<p><em>[…] il est franchement lamentable que le message d’ouverture de la soixante-sixième session de l’Assemblée générale de l’ONU n’ait pas contenu un appel à une action immédiate pour régler la crise humanitaire que souffre </em><em>la Corne</em><em> de l’Afrique, mais qu’on nous est assuré en revanche que « le moment d’agir en Syrie était venu ».</em></p>
<p><em>Nous exigeons de même la levée du blocus honteux et criminel imposé à </em><em>la République</em><em> sœur de Cuba, du blocus que l’Empire applique depuis plus de cinquante ans, d’une manière cruelle et brutale, au peuple héroïque de José Martí.</em></p>
<p><em>Jusqu’en 2010, dix-neuf scrutins à l’Assemblée générale de l’ONU ont prouvé que la communauté internationale exigeait que les États-Unis lèvent leur blocus économique et commercial contre Cuba. Tous les arguments issus du bon sens international ayant échoué, il faut dès lors croire que cet acharnement contre </em><em>la Révolution</em><em> cubaine n’est que la conséquence de l’arrogance impériale se brisant sur la dignité et le courage dont fait preuve le peuple cubain rebelle, fermement décidé à régir ses destinées en toute souveraineté et à lutter pour son bonheur</em></p>
<p><em>Au Venezuela, nous croyons qu’il est temps d’exiger des États-Unis non seulement la levée immédiate et inconditionnelle du blocus criminel qu’ils imposent au peuple cubain, mais encore la libération des cinq militants antiterroristes cubains séquestrés dans les prisons de l’Empire au seul motif qu’ils cherchaient à empêcher les actions illégales que des groupes terroristes préparent contre Cuba sous la protection des administrations étasuniennes.</em></p>
<p><em>[…] Pour nous, il est clair que les Nations Unies ne s’améliorent pas et ne s’amélioreront pas du dedans. Quand on voit leur secrétaire général participer, aux côtés du procureur de </em><em>la Cour</em><em> pénale internationale à un acte de guerre, comme c’est le cas de </em><em>la Libye</em><em>, on ne peut rien attendre de la structure actuelle de cette organisation. […]</em></p>
<p><em>Il est intolérable que le Conseil de sécurité puisse tourner le dos, chaque fois qu’il lui chante, aux demandes majoritaires des nations et ignorer délibérément la volonté de l’Assemblée générale. À partir du moment où le Conseil de sécurité est une espèce de club de membres privilégiés, que peut bien faire l’Assemblée générale? Quelle est donc sa marge de manœuvre quand ce Conseil viole le droit international?</em></p>
<p><em>Pour paraphraser Bolívar – qui se référait concrètement au jeune impérialisme yankee,  en 1818 – c’en est assez que le faible pratique la loi et le fort l’abus. Il ne se peut que nous, peuples du Sud, nous respections le droit international, tandis que le Nord nous détruit et nous pille en le violant.</em></p>
<p><em>Si nous n’entreprenons pas une bonne fois pour toutes de refonder les Nations Unies, cette organisation perdre définitivement le peu de crédibilité qu’il lui reste, et sa crise de légitimité s’accélérera jusqu&#8217;à l’implosion finale. C’est d’ailleurs exactement ce qu’il s’est passé avec son prédécesseur immédiat: </em><em>la Société</em><em> des nations.</em></p>
<p><em>L’avenir d’un monde multipolaire et en paix nous incombe. Les peuples majoritaires de la planète doivent s’articuler pour se défendre du nouveau colonialisme et garantir un équilibre de l’univers à même de neutraliser l’impérialisme et son arrogance.</em></p>
<p><em>Cet appel large, généreux, respectueux, sans exclusions, s’adresse à tous les peuples du monde, mais tout particulièrement aux puissances émergentes du Sud qui doivent assumer avec courage le rôle qu’elles sont appelées à jouer dans l’immédiat.</em></p>
<p><em>Des alliances régionales puissantes et dynamiques se sont nouées en Amérique latine et dans les Caraïbes, qui cherchent à structurer un espace régional démocratique, respectueux des particularités et soucieux de mettre l’accent sur la solidarité et sur la complémentarité, de renforcer ce qui nous unit et de régler politiquement ce qui nous divise. Et ce nouveau régionalisme admet la diversité et respecte le rythme de chacun. Ainsi, l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA) progresse comme une expérimentation d’avant-garde de gouvernements progressistes et anti-impérialistes, en quête de formules qui permettent de rompre avec l’ordre international en vigueur et de renforcer la capacité des peuples à faire face, collectivement, aux pouvoirs de fait. Mais cela n’empêche pas ses membres de soutenir d’une manière décidée et enthousiaste la consolidation de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) afin de les grouper dans ce que le </em>Libertador<em> Simón Bolívar avait appelé « une nation de républiques». Qui plus est, les trente-trois pays d’Amérique latine et des Caraïbes se préparent à faire un pas historique : fonder une grande organisation régionale qui nous regroupe tous, sans exclusions, et où nous pourrons concevoir ensemble les politiques qui devront garantir notre bien-être, notre indépendance et notre souveraineté, basés sur l’égalité, la solidarité et la complémentarité. Caracas, la capitale de </em><em>la République</em><em> bolivarienne du Venezuela, s’enorgueillit d’ores et déjà d’accueillir, les 2 et 3 décembre prochains, le Sommet des chefs d’État et de gouvernement qui fondera définitivement notre Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC).</em></p>
<p>C’est sur ces profondes idées que le président bolivarien Hugo Chávez conclut son second message à l’Assemblée générale des Nations Unies.</p>
<p>Selon une dépêche de l’AFP datée d’aujourd’hui à Washington, « le président étasunien Barack Obama a déclaré ce mercredi être disposé à changer la politique envers Cuba à condition qu’il s’y produise des virages politiques et sociaux significatifs».</p>
<p>Qu’il est sympa? Qu’il est intelligent! Qu’il est bon! Et pourtant tout ceci ne lui a toujours pas permis de comprendre que cinquante ans de blocus et de crimes contre notre patrie n’ont pas pu faire fléchir notre peuple. Bien de choses changeront à Cuba, mais elles changeront par nos propres efforts et malgré les États-Unis. Cet Empire s’effondrera peut-être avant.</p>
<p>La résistance inébranlable des patriotes cubains, ce sont nos cinq héros qui la symbolisent. Ils ne fléchiront jamais ! Ils ne se rendront jamais ! Comme l’a dit Martí, et comme je l’ai redit plusieurs fois : « Avant que nous renoncions à notre volonté de rendre la patrie libre et prospère, la mer du Nord s’unira à la mer du Sud et un serpent naîtra d’un œuf d’aigle ! »</p>
<p>De toute évidence, la juge du District Sud de la Floride a mis à nu « le déshonneur supervisé » d’Obama…</p>
<p><img class="alignnone" alt="" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/09/firma110928-re-la-verguenza-supervisada-de-obama-300x207.jpg" width="300" height="207" /></p>
<p><strong><em>Fidel Castro Ruz</em><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Le 28 septembre 2011</em><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>19 h 37</em></strong></p>
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		<title>Le Président du parlement cubain dénonce l’injustice dans l’affaire des 5</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 18:09:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[5 antiterroristes cubains]]></category>
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		<description><![CDATA[Ricardo Alarcón, Président de l’Assemblée Nationale de Cuba a de nouveau dénoncé l’injustice commise dans l’affaire des 5 antiterroristes cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis depuis 13 ans. Au cours d’une rencontre avec des étudiants à La Havane, Ricardo Alarcón a dénoncé la violation du droit à un procès juste sous forme d’achat de témoins et de la presse pour influer sur l’opinion publique contre René González, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, Fernando González et Gerardo Hernández. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1118" src="/files/2011/09/cinco-heroes-candado1.jpg" alt="" width="300" height="250" />Ricardo Alarcón, Président de l’Assemblée Nationale de Cuba a de nouveau  dénoncé l’injustice commise dans l’affaire des 5 antiterroristes  cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis depuis 13 ans.</p>
<p>Au cours d’une rencontre avec des étudiants à La Havane, Ricardo  Alarcón a dénoncé la violation du droit à un procès juste sous forme  d’achat de témoins et de la presse pour influer sur l’opinion publique  contre René González, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, Fernando  González et Gerardo Hernández.</p>
<p>Le Président du parlement cubain a mis à jour l’auditoire sur les  particularités des recours en appel de Gerardo Hernández condamné à deux  perpétuités plus 15 ans de prison.</p>
<p>Ricardo Alarcón a condamné le gouvernement des Etats-Unis qui refuse de  montrer des preuves qu’il a en son pouvoir sur l’innocence de Gerardo  Hernández au sujet de la destruction de deux avionnettes du groupe  anti-cubain « Les Frères à la Rescousse », le 24 février 1996, par la  chasse cubaine après les sommations d’usage.</p>
<p>Il a également demandé au Président Barack Obama de permettre le retour  à Cuba de René González, après sa libération, prochainement, au mois  d’octobre au lieu de l’obliger à passer à Miami les trois ans en liberté  surveillée prescrits par sa sentence.</p>
<p>Par ailleurs, dans des déclarations à la presse nationale et étrangère, Ricardo Alarcón a commenté la situation des 5.</p>
<p>Les déclarations ont été faites au terme de la projection du  documentaire  « S’il vous plaît, que le vraie terroriste se mette  debout » du réalisateur étasunien Saul Landau sur l’affaire des 5 et sur  les agressions terroristes dont Cuba a été victime. Ricardo Alarcón a  relevé :</p>
<p>“J’espère que la juge se prononcera sur les recours en habeas corpus  présentés par Gerardo Hernández et Antonio Guerrero qui sont ceux qui  ont été présentés jusqu’à présent.</p>
<p>Dans le cas de Gerardo, cela fait 13 ans que le gouvernement des  Etats-Unis refuse de faire quelque chose de très simple : remettre les  photos de satellite sur l’incident du 24 février 1996 avec lequel  Gerardo  n’a eu rien à voir. Si l’incident a eu lieu dans l’espace  aérien cubain ni les Etats-Unis ni la juge Lenard n’auraient pas,  techniquement, de juridiction sur l’affaire. C’est peut être pour cela  qu’ils ne veulent pas montrer les photos des satellites.</p>
<p>«Ils se permettent de refuser de le faire depuis 15 ans bien que les  Nations Unies le leur aient demandé. La défense a demandé que ces photos  soient montrées mais le gouvernement s’y oppose ce qui est une  reconnaissance de  culpabilité.</p>
<p>Nous allons voir si la juge accorde, au moins dans le cas de Gerardo,  l’Habeas Corpus, c’est-à-dire l’annulation du procès et qu’elle lui  accorde une audience pour qu’il puisse expliquer ces questions que le  gouvernement étasunien continue à cacher. Celui-ci  a non seulement  demandé de ne pas accepter l’Habeas Corpus, mais de ne pas lui accorder  l’audience, de ne pas écouter les parties, de ne présenter aucune  preuve. »</p>
<p>Pour sa part, José Miguel Capdevila, qui fait sa troisième année de  Philosophie et Histoire à l’Université de La Havane, a relevé que parmi  les actions que réalisent les étudiants cubains en faveur de la cause  des 5 figurent des meetings, des conférences et des tables rondes. Ils  mettent également l’accent sur la diffusion de l’affaire à des  rencontres internationales.</p>
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