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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Poésie</title>
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		<title>Centenaire d&#8217;un grand poète : Eliseo Diego</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2020 17:26:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 2 juillet 1920 est un grand jour pour Cuba : c’est le jour de la naissance de l'un des plus grands poètes de son histoire. Eliseo Diego eut une enfance paisible dans sa Havane natale, où il grandit pour devenir ce qu'il est : une signature essentielle des lettres cubaines, de lettres latino-américaines et de la langue espagnole.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4771" alt="Eliseo Diego" src="/files/2020/07/Eliseo-Diego1.jpg" width="300" height="254" />Le 2 juillet 1920 est un grand jour pour Cuba : c’est le jour de la naissance de l&#8217;un des plus grands poètes de son histoire. Eliseo Diego eut une enfance paisible dans sa Havane natale, où il grandit pour devenir ce qu&#8217;il est : une signature essentielle des lettres cubaines, de lettres latino-américaines et de la langue espagnole.</p>
<p>Il a fait ses débuts avec En las oscuras manos del olvido (1942), alors qu’il faisait déjà partie du groupe renommé de la revue Origenes, dirigé par l’un des écrivains les plus prestigieux, José Lezama Lima, qui salua ce livre pour sa prose parfaite, ordonnée et d&#8217;une réelle beauté, propre de celui qui, quelques années plus tard seulement, offrirait, alors qu’il n’était qu’un jeune homme, une œuvre essentielle de la poésie cubaine : En la Calzada de Jesus del Monte (1949), qui continue d&#8217;offrir du plaisir et des enseignements. C&#8217;est un bonheur de commencer à dire le premier vers : En la Calzada mas bien enorme de Jesus del Monte (Sur l’avenue plutôt énorme de Jésus del Monte). Il semble que nous allons être introduits dans un conte de fées, pour aller là : où la trop forte lumière forme d&#8217;autres murs avec la poussière / épuise ma principale habitude de me souvenir d&#8217;un nom&#8230; Ce livre est devenu une légende. L&#8217;une des rues de La Havane, aujourd&#8217;hui appelée 10 de Octubre, a eu le privilège de devenir une ode, un hymne à son existence populeuse. Eliseo n&#8217;a jamais cessé d&#8217;écrire une prose excellente, pleine de surprises, comme sa poésie. Divertimentos (1946) fut son deuxième livre de nouvelles, ainsi que Versiones (prose poétique) (1970) et Noticias de la Quimera (Nouvelles de la Chimère) (1975), qui nous a séduit de nouveau par sa grâce expressive. Mais la poésie est sa chasse gardée la plus prestigieuse, aux sonorités uniques. Poète du détail, son œuvre s’applique à nommer les choses depuis leur intimité, avec un désir minutieux que ces choses vivent dans les vers. Eliseo Diego est le plus grand poète minimaliste de Cuba, capable de s&#8217;arrêter sur l’infiniment petit pour y voir l&#8217;immensité de l&#8217;univers.</p>
<p>L&#8217;ensemble de ses poèmes montre une poétique implicite qui s&#8217;arrête sur la légèreté, la vie et la mort, le paysage urbain, le sens profond de l&#8217;être cubain, la patrie, l&#8217;amour, la famille et la foi. Citons : Por los extraños pueblos (1958), El oscuro esplendor (1966), Muestrario del mundo o Libro de las maravillas de Boloña (1967), Los días de tu vida (1977), A través de mi espejo (1981), Inventario de asombros (1982), Cuatro de Oros (1990). Il les a tous publiés en vie, ainsi que son volume d&#8217;essais Libro de quizas y de quién sabe (1989). Après sa mort en 1994, et grâce aux soins affectueux de sa fille Josefina de Diego, ont été publiées également: En otro reino fragil (1999), Aqui he vivido (2000) et Poemas al margen (2000).</p>
<p>Le recueil Cuatro de oros semble jouer avec un jeu de cartes ou évoquer l’épouse et les trois enfants : la poésie d&#8217;Eliseo est ainsi, subtile, avec des doubles lectures données par ses suggestions, ses jeux d&#8217;images. Elle ne devient jamais inaccessible et, comme il évoquait souvent les souvenirs d&#8217;enfance, rien d’étonnant à la publication de Soñar despierto (1988), illustré par son fils Rapi Diego, où il nous rappelle, entre autres poèmes pour enfants, l&#8217;expérience ludique des années heureuses : Toi seul et le vent aux étranges sifflements / tels sont les jeux de cache-cache).</p>
<p>Eliseo a su nous montrer la valeur transcendante de ce qui semble éphémère et le besoin humain de poésie. En tant que poète de la revue Origenes, il a partagé avec ses collègues écrivains d&#8217;Origines de nombreux points d&#8217;inquiétude poétique, tels que le regard porté sur la campagne depuis l&#8217;histoire et depuis la ville, la constance des parcs et des petits villages, l&#8217;idée d&#8217;une tradition cubaine qui part des coutumes du foyer, des repas, des dialogues en famille, du murmure filial, de l’appartement.</p>
<p>C&#8217;est une intimité qui sort de son cadre domestique pour définir la vie d&#8217;une communauté à travers ce que nous appelons « le cubain ». C’est là que l’on retrouve la proximité avec le maître José Lezama Lima, non pas à cause du baroque extrême de sa langue, mais de son essence qui capte la spécificité d&#8217;u fait d&#8217;être cubain, ou de la vision villageoise de Fina Garcia Marruz, ou des parcs de Cleva Solis. Là, l’inquiétude subtile d&#8217;un CintioVitier et l&#8217;éventail cultivé d&#8217;un Gaston Baquero, mais aussi la splendeur de la nature insulaire, si présente dans l&#8217;œuvre de Samuel Feijoo.</p>
<p>Eliseo Diego n&#8217;est pas (il est vivant dans son œuvre) un poète dans la solitude. Il participe à un ensemble, y compris générationnel, qui observe la réalité objective et en extrait, à travers la subjectivité, la poétique pure, le délicat et en même temps résistant : la résistance au temps, qu’il nous a laissée en héritage dans son poème Testament : « Je vous laisse / le temps, tout le temps ». Si je devais recommander au lecteur une brève sélection de ses poèmes, ce serait : Le premier discours, Je vais nommer les choses, Lamentations, Dans le village perdu, D&#8217;un geste, Au milieu des eaux, La nuit, Or, Ode à la jeune lumière, Christophe Colomb invente le Nouveau Monde, Petite histoire de Cuba, qui sont parmi les meilleurs de la meilleure poésie cubaine de tous les temps.</p>
<p>Eliseo Diego fut un fin connaisseur de la littérature de langue anglaise, dont il traduisit plusieurs textes, surtout de poésie, mais il fut aussi très attentif à la littérature enfantine. Après le triomphe de la Révolution, il assuma de façon continue des responsabilités au sein de L’Union des écrivains et des artistes de Cuba (uneac), dont il fut l’un des fondateurs. En 1986, il reçut le prix national de Littérature et en 1993 le prix international de Littérature latino-américaine et de la Caraïbe Juan Rulfo. Il obtint d’autres récompenses et publia ses Morceaux choisis en 1983.</p>
<p>Le grand poète arrive aujourd’hui à ses cent ans. Honneur de Cuba, un événement qui ne peut passer sans l’indispensable révérence à celui qui nous offre la qualité de son œuvre, de celui qui, de son regard aigu, nous a dit : La Lumière dans mon pays résiste à la mémoire/ comme l’or à la sueur de la cupidité, / elle perdure en elle-même, nous ignore/ depuis son être lointain, sa transparence.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>Nicolás Guillén en julio</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Jul 2019 15:55:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[PARMI les multiples vertus de la poésie de Nicolas Guillén (Camagüey, 1902-La Havane, 1989), figurent non seulement l’excellence de la forme qui a fait de lui un classique de la langue espagnole du 20e siècle, mais aussi une variété révélatrice de thèmes, pour la plupart centrés sur des personnages, des portraits, des paysages et des événements de l'Histoire nationale cubaine.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4105" alt="Guillen y Fidel" src="/files/2019/07/Guillen-y-Fidel.jpg" width="300" height="241" />Salué depuis la parution du recueil Motivos de son sur la page Ideales de una Raza du Diario de la Marina, le 20 avril 1930, l&#8217;œuvre poétique de Guillén atteint une célébrité précoce accompagnée d&#8217;un prestige intellectuel croissant</p>
<p>PARMI les multiples vertus de la poésie de Nicolas Guillén (Camagüey, 1902-La Havane, 1989), figurent non seulement l’excellence de la forme qui a fait de lui un classique de la langue espagnole du 20e siècle, mais aussi une variété révélatrice de thèmes, pour la plupart centrés sur des personnages, des portraits, des paysages et des événements de l&#8217;Histoire nationale cubaine. Salué depuis la parution du recueil Motivos de son sur la page Ideales de una Raza du Diario de la Marina, le 20 avril 1930, l&#8217;œuvre poétique de Guillén atteint une célébrité précoce accompagnée d&#8217;un prestige intellectuel croissant.</p>
<p>L&#8217;été, la seule saison que le poète reconnaissait comme la plus légitime et la plus longue de l&#8217;île, fut un thème central de ses poèmes et de sa prose journalistique. Il avait une dévotion depuis son plus jeune âge, comme il l&#8217;a commenté à plusieurs amis de Camagüey, pour le soleil, pour l&#8217;été. Je me souviens toujours de son vers de 1934, Le soleil brûle ici toutes choses, du cerveau jusqu’aux roses (West Indies, Ltd., 1934). Ou de sa célèbre blague à un journaliste français qui, lors de son exil parisien, l&#8217;interviewa pour un journal local. Quand il lui demanda combien il y avait de saisons à Cuba, Nicolas a répondu : « Pour autant que je sache, il y a deux saisons à Cuba : la saison d&#8217;été et la gare [jeu de mots sur le mot "estacion" qui signifie saison et gare].</p>
<p>Comme le lecteur aura pu l’apprécier, le mois de juillet est un espace légitime, un point cardinal pour la biographie de l’auteur du Son entero (1947), si l&#8217;on tient compte que son être, physique et spirituel, est venu au monde, dans la belle ville qu’il qualifiait dans ses célèbres vers, de « ville de bergers et de chapeaux », aujourd&#8217;hui Camagüey. Il est né le 10 juillet 1902 et est mort le 16 juillet 1989, à La Havane.</p>
<p>Sa vie eut une splendeur perceptible aussi bien dans ses vers et dans sa prose que dans le déploiement d&#8217;une attitude au service des causes les meilleures et les plus nobles du monde : depuis son engagement envers celle de la guerre civile espagnole durant la troisième décennie du 20e siècle jusqu’à l&#8217;énergie prémonitoire et tragique de la Génération du Centenaire, dirigée par ce jeune avocat (Fidel Castro] dont la personnalité l’attira depuis son exil parisien durant l&#8217;été 1953.</p>
<p>La mort de son père fut une catastrophe affective qui se transforma en substance épique et lyrique à travers l&#8217;un de ses livres d&#8217;une grande importance éthique, Cantos para soldados y sones para turistas (1937), écrit peut-être comme un présage et une ouverture aux valeurs qui allaient être en jeu pendant la guerre civile espagnole.</p>
<p>Federico Garcia Lorca, également assassiné par des soldats au début de la guerre civile, arracherait à Guillén un chef-d&#8217;œuvre, la Angustia cuarta, salué par tant de lecteurs et de critiques, dont l&#8217;Argentin Don Ezequiel Martinez Estrada, pour qui le ton élégiaque caractérisait l&#8217;art poétique de Guillén. Dans la dernière chanson de ce poème, apparaitront des éléments qui interviendront dans un autre chef-d&#8217;œuvre recueilli dans El son entero, dix ans plus tard. Souvenons-nous : (Une chanson) Il sortit le dimanche, de nuit, /il sortit le dimanche,/ et ne revint pas / il portait un lis dans la main, / il portait la fièvre dans ses yeux ; / le lis devint sang, / le sang devint mort. (Angustia cuarta)</p>
<p>Nicholas Guillén, prince de la langue, encourage pour toujours dans ces vers : j’allais sur un chemin, / quand j’ai rencontré la Mort / -Ami ! –cria la mort, / mais je ne lui ai pas répondu&#8230;..</p>
<p>Un invariable 16 juillet 1989, voilà 30 ans, il partit pour le long voyage dont il avait prévu le chemin depuis 1945, lorsque la mort lui offrit, dans un cri, sa profonde amitié. Bien qu&#8217;acclamé pour sa découverte du « son » [forme rythmique et métrique] pour la poésie cultivée et populaire dans notre langue, Guillén, paradoxalement, fut un poète élégiaque, si bien que la mort façonna son expression dans les moments les plus représentatifs.</p>
<p>Pour Nicolas Guillén, l&#8217;exercice de la poésie fut un acte essentiellement vital. Ses vers, clairs et simples, comme José Marti le souhaitait, servirent à fustiger la griffe du maître – trafiquant d&#8217;esclaves ou investisseur dans la mondialisation – ; à éveiller la conscience des humbles ; à dénoncer résolument les manifestations les plus subtiles ou les plus agressives de préjugés raciaux ; bref, à être la voix des plus pures aspirations des Cubains.</p>
<p>Une voix qui n&#8217;appartient pas seulement à Cuba, mais aux Antilles et aux Caraïbes, ainsi qu’au reste de l&#8217;Amérique latine. Parallèlement à son œuvre, Guillén a su fonder l&#8217;image de l&#8217;âme nationale en créant une poétique dont le vert et le bleu antillais sont les piliers légitimes, tout comme la guitare, le palmier, les bois précieux des montagnes, le lézard, le rosier, le petit oiseau en papier.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Les meilleurs exposants du continent et des îles</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 17:28:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[LES jurys ont rendu leur verdict. Les écrivains du continent et des Caraïbes lauréats de la 59e édition du prix Casa ont été rendus public. Cuba, l'Argentine, la Barbade ont triomphé, ainsi que le Brésil dans sa catégorie spéciale. La cérémonie, présentée par Jorge Fornet, directeur du Centre de Recherche littéraire, s'est déroulée à la Casa de las Américas de La Havane, dans la grande salle Che Guevara, ornée de son formidable Arbre de Vie.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3282" alt="Rafael Aguila Premio Casa" src="/files/2018/02/Rafael-Aguila-Premio-Casa.jpg" width="300" height="245" />LES jurys ont rendu leur verdict. Les écrivains du continent et des Caraïbes lauréats de la 59e édition du prix Casa ont été rendus public. Cuba, l&#8217;Argentine, la Barbade ont triomphé, ainsi que le Brésil dans sa catégorie spéciale.</p>
<p>La cérémonie, présentée par Jorge Fornet, directeur du Centre de Recherche littéraire, s&#8217;est déroulée à la Casa de las Américas de La Havane, dans la grande salle Che Guevara, ornée de son formidable Arbre de Vie. La Portoricaine, Myrna Garcia Calderon, a été la première à prendre la parole pour annoncer le Prix dans la catégorie Essai sur un sujet artistique et littéraire, qui est allé à Óyeme con los ojos: Cine, mujeres, visiones y voces (Écoute-moi avec les yeux : Cinéma, femmes, visions et voix), d’Ana Forcinito (Argentine).</p>
<p>Le procès-verbal souligne qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un texte dans lequel l&#8217;auteure « croise le regard et la voix, en s&#8217;appuyant sur une base théorique solide (féministe, philosophique, cinématographique) pour montrer les œuvres de Maria Luisa Bemberg, Lucrecia Martel et Albertina Carri dans leur contexte historique ».</p>
<p>Le Prix dans la catégorie Littérature brésilienne, présenté par Cristian Santos Brayner (Brésil), est revenu à Erico Veríssimo, escritor do mundo (Erico Veríssimo, écrivain du monde), de Carlos Cortez Minchillo pour son « étude approfondie axée sur la dimension cosmopolite de la vie et de l&#8217;œuvre d&#8217;Érico Veríssimo, en articulant habilement le corpus littéraire à la carrière professionnelle et politique de l&#8217;écrivain ».</p>
<p>La Péruvienne Teresa Zúñiga a annoncé que le jury de la catégorie Théâtre avait décidé d’attribuer le prix Casa à Paraje Luna (Parage Lune), de Fernando José Crespi (Argentine), le considérant comme « une œuvre théâtrale achevée » dans laquelle il avait apprécié « la qualité et la suggestivité de sa trame ».</p>
<p>Pour la première fois, le jury de la catégorie Littérature caribéenne en anglais ou en créole a demandé à lire son procès-verbal dans cette langue, ce que fit Jacob Ross (Grenade). Le prix Casa a été attribué à Tracing JaJa, d’Anthony Kellman (Barbade) : « Un roman extraordinaire sur l&#8217;expérience humaine, notre capacité à trouver la beauté et l&#8217;amour dans les circonstances les plus sombres ».</p>
<p>Le Prix Études féminines a été décerné à la Cubaine Yanetsy Pino Reina pour Hilando y deshilando la resistencia (pactos no catastróficos entre identidad femenina y poesía), (En filant et en défilant la résistance : pactes non catastrophiques entre identité féminine et poésie), un essai dans lequel le jury a apprécié « une lecture créative et rigoureuse de la poésie cubaine écrite par les femmes de la fin du 20e siècle jusqu&#8217;au début du 21e siècle, qui propose, parmi ses contributions, un modèle de recherche propre à la littérature ».</p>
<p>L&#8217;avantage d&#8217;être présent à la Casa nous a permis d’avoir un entretien, à la fin de la cérémonie, avec la docteure en Sciences littéraires, qui nous a indiqué que le livre primé s’intéresse à toutes les auteures cubaines du 20e siècle, y compris celles vivant à l’étranger.</p>
<p>Pino Reina a dédié le Prix « tout d&#8217;abord à mon pays qui rend possible la réalisation des rêves, surtout ceux des femmes, et à toutes les femmes du monde qui, après une longue lutte, du moins à Cuba, peuvent enfin avoir un peu de paix et d&#8217;épanouissement personnel ».</p>
<p>Le genre Nouvelle fut la deuxième victoire cubaine avec Todas las patas en el aire (Toutes les pates dans l’air), de Rafael de Aguila. Selon le procès-verbal lu par l&#8217;Argentin Ariel Urquiza, « à travers une prose dense et enveloppante, l&#8217;auteur construit des histoires captivantes insérées dans différentes époques et géographies ».</p>
<p>Nous avons également dialoguer avec De Aguila, qui a précisé qu&#8217;il s&#8217;agit de dix nouvelles dans lesquelles sont imbriquées des histoires de couples, d&#8217;amour, et d&#8217;autres aussi, où l&#8217;histoire de Cuba est très présente.</p>
<p>L&#8217;écrivain a remporté trois autres prix avec des livres de nouvelles : en 1998 le Pinos Nuevos avec El ultimo viaje con Adriana (Le dernier voyage avec Adriana) ; en 2010 le prix Alejo Carpentier avec Del otro lado (De l’autre côté) et en 2017 le Julio Cortazar avec Viento del Neva (Vent du Neva).</p>
<p>Qu&#8217;est-ce qui vous attire dans ce genre ? « Ma personnalité même est liée à la nouvelle, c’est la persistance du temps. La nouvelle est rapide, personnelle, elle commence et se termine et c&#8217;est ainsi que je suis. »</p>
<p>La Casa et le prix ? « J&#8217;ai dit à l’occasion que je ne croyais pas aux prix. Ils ne sont pas importants dans la vie d&#8217;un narrateur, mais d&#8217;une certaine manière, ils donnent de la visualité, ils rendent plus sûr de soi et dans ce cas, recevoir le prix de la Casa de las Américas est un honneur, une énorme responsabilité et une motivation pour continuer à écrire. »</p>
<p>Le poète et essayiste Roberto Fernandez Retamar, président de l&#8217;institution culturelle, a lu les prix spéciaux et la poésie de cette année. Le prix de poésie José Lezama Lima est allé à El zorro y la luna, poemas reunidos, (Le renard et la lune, poèmes réunis (1981-2016), de José Antonio Mazzotti (Pérou) ; Le prix de Narration José María Arguedas a été attribué à l&#8217;Uruguayen Milton Fornaro pour La madriguera, et celui de l&#8217;Essai Ezequiel Martinez Estrada est allé à l&#8217;Argentin Saul Sosnowski pour son livre Cartografía de las letras hispanoamericanas: tejidos de la memoria (Cartographie des lettres hispano-américaines : tissus de la mémoire).</p>
<p>L&#8217;annonce de ce prix a soulevé une ovation, car il s&#8217;est avéré que Sosnowski se trouvait dans la salle Che Guevara en tant que membre du jury de l&#8217;Essai artistique et littéraire.</p>
<p>Le prestigieux essayiste et chercheur, auteur de titres tels que Julio Cortazar : une recherche mythique et une lecture critique de la littérature latino-américaine a déclaré que « le fait de recevoir un prix portant le nom d&#8217;Ezequiel Martinez Estrada, l&#8217;un des plus illustres Argentins, qui nous a éduqué non seulement à travers un essai comme Biografía de la pampa, mais aussi à travers son comportement, son analyse de la littérature cubaine, je ne peux que le qualifier de fort, c’est le mot. Très émouvant ».</p>
<p>Le rideau est tombé sur le Prix Casa 2018. Comme l&#8217;indique un dossier de presse, « dans un an, à l’occasion de ses six décennies d&#8217;existence, il vaudra la peine de faire le bilan de ce qui a été accompli&#8230; de le repenser face à un avenir différent, mais tout cela sans renoncer à ce qui a été accompli, à cette tâche ambitieuse qui semble irréalisable à tout moment et en tout lieu ».</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Le regard tourné vers la sauvegarde de la mémoire</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Jan 2018 17:22:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[MÊME si les vers du poète argentin Juan Gelman qui ouvre cet article s’adressent à Victor Casaus, il s'avère que l’on retrouve cette même passion, ce même sens de l'aventure qui anime sa littérature au sein de l’institution culturelle qu'il dirige depuis plus de deux décennies : le Centre Pablo de la Torriente Brau.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3280" alt="Mella" src="/files/2018/02/Mella.jpg" width="300" height="238" />MÊME si les vers du poète argentin Juan Gelman qui ouvre cet article s’adressent à Victor Casaus, il s&#8217;avère que l’on retrouve cette même passion, ce même sens de l&#8217;aventure qui anime sa littérature au sein de l’institution culturelle qu&#8217;il dirige depuis plus de deux décennies : le Centre Pablo de la Torriente Brau.</p>
<p>Installé dans un petit immeuble au N° 63 de la rue Muralla, dans le Centre historique de La Havane, le Centre Pablo, comme on l&#8217;appelle affectueusement, mène un travail culturel incessant, qui réunit les langages et les manières de faire les plus variés.</p>
<p>Depuis son ouverture, il s’est caractérisé par l’étude, la recherche et la sauvegarde des documents de Pablo de la Torriente, l&#8217;un des meilleurs représentants de la littérature cubaine du 20e siècle, ainsi que d’autres facettes de la culture, comme la Nueva trova, le graphisme, l&#8217;art numérique et la littérature de témoignage.</p>
<p>Rien d’étonnant à ce que le Centre soit aussi polyvalent. Nous pouvons y apprécier l&#8217;œuvre la plus personnelle de Victor Casaus (La Havane, 1944), que ce soit des œuvres littéraires : les recueils de poèmes De un tiempo a esta parte (Depuis quelque temps) ; Amar sin papeles (Aimer sans papiers) ; El libro de Maria (Le livre de Maria); les essais Defensa del testimonio (Défense du témoignage), des contes : Sobre la marcha (Au fur et à mesure), et des témoignages : Pablo con el filo de la hoja (Pablo au fil de la lame) et un texte de référence, Giron en la memoria) et du cinéma : Que levante la mano la guitarra (Que la guitare lève la main ; Vamos a caminar por la Casa (Marchons dans la Casa)</p>
<p>La prochaine Foire du livre Cuba 2018 a été l’occasion de rencontrer le directeur du Centre pour un entretien qui, comme d&#8217;habitude, a porté sur de nombreux sujets.</p>
<p>Parlez-nous d&#8217;abord des nouveaux livres&#8230;</p>
<p>Depuis près de deux décennies, le label Ediciones La Memoria s’est consacré à préserver la mémoire de l&#8217;île et de ses habitants. Il a dans son catalogue plus de 80 titres. La première collection a été Palabras de Pablo. Cette année nous présenterons à la Casa del Alba les titres Barcos de papel (Bateaux de papier), de Carlos Lechuga ; Hungria 1956. Historia de una insurreccion (Hongrie 1956. Histoire d&#8217;une insurrection), par Fernando Barral ; El tiempo que nous toco vivir (Le temps qu’il nous a été donné de vivre), de Jorge C. Oliva et Julio Antonio Mella. Textos escogidas, une compilation de Julio César Guanche. Le lancement de La Habana de Pablo, de Leonardo Depestre aura lieu au Centre des études martiniennes et à la Salle Nicolas, à San Carlos de la Cabaña, la 10e réédition de Silvio, que levante la mano la guitarra, que j&#8217;ai écrit avec Luis Rogelio Nogueras. Les livres Elpidio Valdés. Los inicios y Verdugos. (Elpidio Valdés Les débuts et les bourreaux) seront présentés en hommage à Juan Padron. Pour conclure, ce sera le lancement spécial de Sharing dreams/Compartiendo sueños. Memorias, une compilation de Xenia Reloba qui réunit des œuvres graphiques de designers cubains et étasuniens.</p>
<p>Le Centre Paul est fait de défis. À quoi devons-nous nous attendre cette année ?</p>
<p>Nous poursuivrons l’exécution du plan éditorial de 2018, avec huit nouveaux titres, parmi lesquels la réédition de Aventuras, venturas y desventuras de un mambí (Aventures, joies et mésaventures d&#8217;un mambí), de Raul Roa, avec une préface de Raul Roa Kouri. Par ailleurs, nous fêtons les deux décennies de l&#8217;espace A guitarra limpia, né en novembre 1998 avec le concert mémorable Futuro inmediato du trovador Santiago Feliu.</p>
<p>Au cours de ces années, le Centre a organisé plus de 120 concerts avec des créateurs de toutes les tendances et générations de la Nueva trova. Plus de 60 CD avec concerts individuels et 16 anthologies de l&#8217;espace ont été produits chaque année. Plus d&#8217;une dizaine de cahiers Memoria ont été consacrés à la collecte d&#8217;informations de cet espace au terme de chaque année, et les deux volumes de l&#8217;anthologie Memorias de A guitarra limpia, compilés par Xenia Reloba, sont devenus une sorte de Bible de la Nueva trova cubaine.</p>
<p>Vous êtes aussi présents dans d&#8217;autres pays&#8230;.</p>
<p>Au cours du premier semestre 2018, le Centre sera présent aux commémorations du 75e anniversaire de la mort du poète espagnol Miguel Hernandez (El rayo que no cesa ; Nanas de la cebolla) à Alicante et à Salamanque, avec l’exposition Vientos del pueblo et mon documentaire Con Miguel Hernández en Orihuela, que j&#8217;ai réalisé à l&#8217;Icaic en 1976.</p>
<p>En avril, nous participerons à la Foire du livre de Buenos Aires et dans la deuxième partie de l’année nous serons présents à celle de Mendoza, en Argentine. Nous réaliserons également la 9e édition de la tournée Nuestra voz para vos (Notre voix pour vous), qui inclut Nueva trova, graphisme, production audiovisuelle et éditoriale, en présence d’artistes de l&#8217;île.</p>
<p>Quelque chose de nouveau à annoncer à nos lecteurs ?</p>
<p>En effet. Au cours du premier semestre les travaux de réparation du bâtiment devraient démarrer, y compris des espaces occupés par la Maison de la poésie, une institution du Bureau de l&#8217;Historien de La Havane, notre voisine depuis la fondation du Centre.</p>
<p>De le cadre de ce plan figurent l&#8217;installation d&#8217;une petite librairie au rez-de-chaussée et d&#8217;un espace d&#8217;expositions, la réparation du patio des yagrumas et la création d&#8217;un studio de sonorisation dans lequel notre ingénieur Jaime Canfux, fondateur du Centre, disposera de meilleures conditions pour assurer la continuité de son travail créatif, qui lui a valu deux prix Cubadisco dans la catégorie enregistrement en direct, ainsi que la part immense qui lui revient dans le prix spécial attribué par Cubadisco aux 15 anthologies de l’espace A guitarra limpia.</p>
<p>Comment définiriez-vous le Centre ?</p>
<p>Au début, il se consacra à l’œuvre de Pablo, puis, à mesure où les ressources et les rêves le permettaient et l&#8217;exigeaient, nous nous sommes ouverts à d&#8217;autres domaines de travail culturel, unis dans leurs différences apparentes par la présence constante et sonore de la mémoire, exprimée à travers la Nueva trova cubaine, l&#8217;art numérique, la littérature de témoignage, le graphisme, la création audiovisuelle, les publications et les outils numériques, indispensables aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Pour paraphraser le poète Juan Gelman : Pourvu que le Centre Pablo conserve sa passion pour l&#8217;aventure culturelle, le regard toujours tourné vers la sauvegarde de la mémoire.</p>
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