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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Playa Girón</title>
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		<title>Jours de combat</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2018 23:28:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'envahisseur ne parvint pas à établir la tête de pont nécessaire pour demander l'intervention de l’OEA. Unis dans la résistance, le peuple avait pris la mesure d'une force qui lui permettrait de faire face à d'autres combats. L'esprit de la nation reconquise s'était incarné à Playa Giron.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3482" alt="Fidel 23 y 12 abril 1961" src="/files/2018/04/Fidel-23-y-12-abril-1961.jpg" width="300" height="249" />L&#8217;envahisseur ne parvint pas à établir la tête de pont nécessaire pour demander l&#8217;intervention de l’OEA. Unis dans la résistance, le peuple avait pris la mesure d&#8217;une force qui lui permettrait de faire face à d&#8217;autres combats. L&#8217;esprit de la nation reconquise s&#8217;était incarné à Playa Giron.</p>
<p>Aux premières heures de la matinée, on entendit une rumeur de combat. C&#8217;était un peu loin, vers l&#8217;ouest de la ville. Je suis allée sur le balcon. Depuis les hauteurs du [quartier du] Vedado, des miliciens descendaient en courant, tout en terminant de boutonner la chemise de leur d&#8217;uniforme. Très vite, l&#8217;information commença à se propager. Ils avaient bombardé l&#8217;aéroport de Ciudad Libertad. Nous étions aux préludes d&#8217;une invasion imminente, prévisible depuis la rupture des relations diplomatiques par les États-Unis. Nous étions à la veille de Playa Giron.</p>
<p>Mue par une impulsion venue du plus profond de ma conscience, je décidai d&#8217;interrompre la convalescence imposée par une longue suite d&#8217;opérations pour reprendre mon travail. Ma réaction individuelle fut aussi celle de beaucoup d’autres, composant la grande majorité d&#8217;un peuple qui ne serait pas sur la première ligne de combat. Depuis l&#8217;arrière, il nous revenait d&#8217;assurer le fonctionnement normal du pays. C&#8217;est ce qui se passa.</p>
<p>Avec la plus grande sérénité, dans l&#8217;attente des nouvelles des événements, la volonté collective de défendre la nation attaquée se manifesta par le fonctionnement normal des services et par l&#8217;augmentation de la production de biens. De manière concrète, l&#8217;esprit de résistance soutenait les combattants qui avançaient sous les bombes jusqu&#8217;à Playa Giron et les pilotes qui assénaient des frappes décisives depuis leurs vétustes avions. C’est ainsi que fut érigé une muraille infranchissable face à l&#8217;envahisseur qui fut vaincu en 72 heures.</p>
<p>À la suite du bombardement des aéroports, Fidel proclama le caractère socialiste de la Révolution devant la masse des miliciens en armes brandissant leurs fusils. Ce fut le résultat organique d&#8217;un processus qui avait commencé avec le triomphe de janvier 1959 et qui était lié à la lutte centenaire pour la libération nationale. À la veille de [l’invasion par] Playa Giron, deux années seulement s&#8217;étaient écoulées depuis la défaite de Batista. Cette victoire, que tant de gens jugeaient improbable face à une armée professionnelle soutenue par l&#8217;empire, redonna au peuple la confiance en ses propres forces.</p>
<p>Au plus profond de la conscience morale collective, le triomphe des rebelles redonnait vie aux sources originelles qui avaient inspiré le projet de nation, par opposition aux courants de scepticisme résultant de l&#8217;impact produit par la frustration républicaine, l&#8217;intervention des États-Unis dans la Guerre d&#8217;indépendance et l&#8217;imposition qui en résultat : l&#8217;amendement Platt.</p>
<p>En fait, le pouvoir révolutionnaire mit un terme à la traditionnelle ingérence des ambassadeurs nord-américains dans les affaires intérieures du pays, s’exprima de sa propre voix dans les tribunes internationales et renforça ses liens avec les pays d&#8217;Amérique latine qui partageaient un destin commun.</p>
<p>Les biens du pays avaient été restitués à la nation. Avec la Réforme agraire, revendiquée depuis la Constitution de 1940, le paysan recevait la propriété de la terre qu&#8217;il travaillait. Les temps de l&#8217;expulsion et les événements dramatiques relatés par Pablo de la Torriente Brau dans Realengo 18 étaient révolus. En réponse aux représailles de l&#8217;administration nord-américaine, l&#8217;État se réappropria les raffineries de pétrole et les banques.</p>
<p>Les institutions culturelles avaient pris forme au fur et à mesure. Leur conception répondait aux aspirations forgées tout au long de la république néocoloniale par un travail souterrain des couches intellectuelles qui, malgré l’abandon officiel, avaient maintenu bien vivant un esprit créatif, animé par des recherches qui visaient le sauvetage des essences de la nation, sans pour autant renoncer à l&#8217;assimilation bénéfique de la rénovation avant-gardiste qui avait eu lieu au-delà des frontières de l&#8217;île, et au dialogue fructueux avec leur destinataire naturel, le public potentiel jusqu&#8217;alors marginalisé.</p>
<p>Les éditeurs ouvrirent la porte à des livres conservés dans des tiroirs. Les professionnels du théâtre sortirent de leurs minuscules réduits pour trouver un public plus large. Les spectateurs apprenaient à déchiffrer le langage de la danse à travers le Ballet national et l’œuvre expérimentale des courants modernes. L’Institut cubain de l’art et de l’industrie cinématographiques (ICAIC) consolida sa base industrielle pour le développement de son propre cinéma.</p>
<p>Afin de leur rendre leur légitimité, les recherches sur le folklore apportaient à la scène l&#8217;héritage vivant de notre patrimoine africain. Elles montraient ainsi certaines de nos essences historiquement ignorées. La Casa de las Américas jetait des ponts pour un dialogue d&#8217;une intensité sans précédent avec toute l&#8217;Amérique latine.</p>
<p>72 heures seulement s&#8217;étaient écoulées depuis le débarquement à Playa Giron lorsque la voix de la célèbre actrice Raquel Revuelta annonça la victoire. L&#8217;envahisseur n’était pas parvenu à établir la tête de pont pour demander l&#8217;intervention de l&#8217;OEA. Uni dans la résistance, le peuple avait pris la mesure d&#8217;une force qui lui permettrait de faire face à d&#8217;autres combats. L&#8217;esprit de la nation reconquise s’était réincarné.</p>
<p>Le regard tourné vers l&#8217;avenir, au beau milieu des combats, la campagne d&#8217;alphabétisation s&#8217;est poursuivie.</p>
<p><strong> (Auteur: Graziella Pogolotti Juventud Rebelde)</strong></p>
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		<title>Playa Giron et le soulèvement au Guatemala</title>
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		<pubDate>Thu, 05 May 2016 22:21:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À l’aube du 13 novembre 1960, un groupe d’officiers de l’armée guatémaltèque se souleva contre le régime du général Miguel Ydigoras Fuentes, accusé de laxisme face à la corruption et l’ingérence étrangère.CINQ mois avant l’invasion de Playa Giron, le 13 novembre 1960, des pilotes cubains entraînés au Guatemala par des officiers nord-américains de la CIA, larguèrent des bombes sur des militaires guatémaltèques soulevés contre le gouvernement du général Miguel Ydigoras.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2943" alt="Playa Giron Guatemala" src="/files/2016/05/Playa-Giron-Guatemala.jpg" width="300" height="196" />À l’aube du 13 novembre 1960, un groupe d’officiers de l’armée guatémaltèque se souleva contre le régime du général Miguel Ydigoras Fuentes, accusé de laxisme face à la corruption et l’ingérence étrangère.CINQ mois avant l’invasion de Playa Giron, le 13 novembre 1960, des pilotes cubains entraînés au Guatemala par des officiers nord-américains de la CIA, larguèrent des bombes sur des militaires guatémaltèques soulevés contre le gouvernement du général Miguel Ydigoras.</p>
<p>Ce soutien politique et militaire du gouvernement du président Dwight David (dit « Ike ») Eisenhower et de la CIA sauva le régime du tyran, qui avait autorisé l’entraînement sur son territoire – dans la ferme Helvetia, propriété de Roberto Alejos, le frère de l’ambassadeur guatémaltèque aux États-Unis –, des mercenaires chargés de perpétrer l’agression contre Cuba par la Baie des Cochons. Cette opération militaire se produisit effectivement le 16 avril 1961.</p>
<p>Le dédain et l’arrogance des officiers de la CIA et des agents cubains allaient provoquer un soulèvement militaire. Ce même dimanche, un groupe d’officiers s’emparèrent de la caserne de Matamoros. Les mutinés exigeaient le démantèlement de la base de Retalhuleu, dans le sud du pays, et ils se proposaient également de démettre de leurs fonctions les militaires complices du général Idagoras, qui avait remplacé Carlos Castillo de Armas, installé à la tête du pays en 1954 par une junte militaire à la suite de l’éviction du président élu Jacobo Arbenz, renversé par un coup d’État organisé par la CIA.</p>
<p>Castillo fut exécuté par un soldat dans l’enceinte du siège du gouvernement.</p>
<p>Parmi les honorables officiers et soldats mutinés en 1960 figuraient les lieutenants-colonels Ricardo Sesam Pereira et Augusto Vicente Loarca, considérés comme les meneurs du soulèvement ; le major José G. Chicas Lemus, le capitaine Arturo Chur del Cid etle sous-lieutenant Francisco Orellana. Les rebelles s’emparèrent de la caserne dans une opération qui coûta la vie au colonel Lizandro Ortiz et au capitaine Ernesto Juarez Maye. Une partie des défenseurs de la caserne rejoignit le mouvement, et une grande quantité d’armes fut confisquée. La troupe se dirigea ensuite vers Zacapa, où la majorité des officiers appuyait le soulèvement, dont les lieutenants Marco Antonio Yon Sosa, Luis Turcios Lima et Luis Trejo Esquivel.</p>
<p>À la nouvelle de l’insurrection, à trois heures du matin du 13 novembre 1960, la station de la CIA de Guatemala City envoya un message à J.C. King, chef de la Division de l’hémisphère occidental de l’agence, faisant état d’une attaque militaire lancée « par des forces non identifiées ». Un autre message urgent faisait allusion au ministre de la Défense, qui demandait des informations sur des navires s’apprêtant à lancer une attaque contre le Guatemala.</p>
<p>L’ANNULATION DE L’ENTRAÎNEMENT DE CUBAINS EST ENVISAGÉE</p>
<p>Peu après, la station de la CIA dans la capitale guatémaltèque recommande d’envisager la possibilité d’annuler la mission GS-46-007 (de la ferme Hevetia), précisant que tout est prêt pour lancer une opération pour réprimer le soulèvement avec le personnel nord-américain et les Cubains qui avaient été recrutés aux États-Unis pour attaquer Cuba.</p>
<p>La CIA signale par ailleurs que des instructions ont été données pour envoyer des troupes vers la capitale, ainsi que des avions C-46 et des bombardiers B-26 demandés par le général Ydigoras.</p>
<p>Le colonel King ordonne de mettre tous les Cubains en alerte générale et d’être prêts à parer à toute éventualité, et il demande à être prévenu de toute dégradation de la situation.</p>
<p>Plus tard, il ordonne d’annuler le plan GS-46-007 et d’évacuer les forces vers un lieu secret, de rester vigilants et de se tenir prêts à intervenir.</p>
<p>À 15 heures, le Secrétaire d’État nord-américain, Christian Herter reçoit une information selon</p>
<p>laquelle le commandement de la deuxième zone militaire de Zacapa, la base militaire et l’aérodrome de Puerto Barrios est tombé aux mains de rebelles non identifiés. On ignore si l’attaque avait pour but d’obtenir des armes, des munitions et des véhicules, où s’il s’agit d’un objectif stratégique. Un fonctionnaire de l’ambassade téléphone de Puerto Barrios informant que le gouverneur du Département a été arrêté. Les rebelles réalisent des transmissions radiophoniques sans mentionner de noms de personnes ni de partis.</p>
<p>Vers le milieu de la matinée, des attaques au mortier et à la mitrailleuse calibre 50 sont enregistrés à Zacapa et à la base de Puerto Barrios. L’armée fait une tentative pour reprendre rapidement Puerto Barrios avec le soutien des troupes aérotransportées depuis la capitale et de l’aviation. Les pilotes cubains pilonnent la zone. Le général Miguel Ydigoras décrète l’état de siège et une réunion de crise se tient au Congrès.</p>
<p>LES B-26 ET LES PILOTES CUBAINS IMPLIQUÉS DANS L’ACTION</p>
<p>L’ambassadeur des États-Unis demanda de surveiller l’espace maritime et aérien entre le Guatemala et Cuba et à l’aviation de s’abstenir d’intervenir. Le 14 au matin commence le patrouillage aérien du Golfe du Honduras et un destroyer est dépêché dans cette zone à la demande du ministre de la Défense d’Ydigoras. Il est également décidé d’envoyer 200 des Cubains recrutés par la CIA et basés à la ferme Helvetia pour combattre les militaires soulevés à Zacapa et Puerto Barrios, et participer à la défense du campement principal.</p>
<p>Le commandement US reconnaît que le soulèvement n’a aucun lien avec le gouvernement cubain, même s’ils soupçonnent une connexion avec les communistes du PGT (Parti des travailleurs du Guatemala), qui s’était prononcé très tôt contre l’existence de la base militaire.</p>
<p>Miguel Ydigoras nomma le colonel Ricardo Peralta Mendez au poste de chef des opérations et l’envoya mater la rébellion.</p>
<p>À l’aide de bombardiers B-26 de la CIA qui seraient ensuite utilisés contre Cuba, les pilotes cubains pilonnèrent les installations de Zacapa et Puerto Barrios. Cette participation fut tenue soigneusement secrète afin de protéger les plans de la CIA, soucieuse de dissimuler sous un voile hermétique le premier bombardement lancé sur Cuba le 15 avril, sacrifiant l’ambassadeur Adlai Stevenson, candidat à la présidence aux élections. L’officier de la CIA David Atlee Phillips incita Stevenson à déclarer faussement à l’ONU que les attaques contre les aérodromes cubains avaient été perpétrés par des ressortissants qui avaient fui l’Île ce même jour, et qu’ils n’étaient pas venus en provenance du Nicaragua, comme il fut confirmé plus tard. Mais David Atlee Phillips n’est pas tombé en disgrâce pour autant. Quelques années plus part, il participa sur ordre de la CIA à l’assassinat du général Renñe Schneider au Chili, et fut pointé du doigt par le Comité sélect du Congrès chargé de l’enquête sur l’assassinat du président Kennedy comme l’officier traitant de Lee Harvey Oswald.</p>
<p>LE DÉNOUEMENT DU CONFLIT ARMÉ</p>
<p>Le 13 novembre 1960, le peuple Guatémaltèque se réveilla en proie à une inquiétude généralisée, dans une atmosphère tendue provoquée par le soulèvement armé. Le 14, dans un communiqué envoyé à l’Organisation des États américains (OEA), le gouvernement qualifia ces événements d’ « invasion en provenance de Cuba », une accusation démentie par la CIA elle-même. Le gouvernement et la presse guatémaltèques affirmèrent que les séditieux avaient été immédiatement maîtrisés. Mais il admet que les rebelles avaient tué deux chefs de la caserne Général Moros et augmenté leur force en troupes et en armement.</p>
<p>Les militaires avaient décidé de se soulever ouvertement contre le régime « en raison de son incapacité et pour sa responsabilité dans le chaos régnant dans les sphères politique et économique au Guatemala ». Ils affirmaient vouloir « se joindre au peuple pour renverser un gouvernement qui ne répond pas aux aspirations des Guatémaltèques ».</p>
<p>Ils se rendirent ensuite à Zacapa pour rejoindre la majorité des officiers insurgés et lancèrent des appels à lutter pour sauver le Guatemala et instaurer un régime de justice sociale où les richesses profitent à ceux qui travaillent et non pas aux exploiteurs du peuple.</p>
<p>L’aviation du gouvernement lance des raids sur les positions rebelles. La plupart de ses forces militaires converge vers des points clés où les insurgés ont fortifié leurs positions. Les bombardements aériens à l’aide de B-26 nord-américains s’avèrent décisifs. Le 17, le gouvernement annonce la fin de l’opération, avec un bilan de 13 morts et 60 blessés. Des militaires et des hommes politiques impliqués trouvent asile à l’ambassade du Mexique, et 52 officiers de l’armée se réfugient au Honduras voisin.</p>
<p>Cependant, le soulèvement de 1960 contribua à la formation d’un puissant mouvement révolutionnaire et donna lieu au soulèvement dans les montagnes du Mouvement 13 Novembre, dont les leaders furent Yon Sosa et Luis Augusto Turcios Lima.</p>
<p>Le conflit armé persista jusqu’à la formation d’une Commission nationale de réconciliation afin de trouver une solution, et dont les travaux aboutirent à la signature des accords de paix.</p>
<p>Ainsi, le soulèvement de 1960, qui cherchait à construire un avenir de justice sociale pour le Guatemala fut réprimé avec le soutien politique du gouvernement des États-Unis, le CIA et ses mercenaires cubains.</p>
<p>(Granma)</p>
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		<title>Notre Parti est né durant les journées historiques de Playa Giron</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Apr 2016 00:39:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À l’approche de l’invasion mercenaire par Playa Giron, face aux victimes de l’attaque sournoise des aéroports la veille, les combattants de l’Armée rebelle, la Police nationale et les miliciens, brandissant leurs fusils, jurèrent de défendre jusqu’à la dernière goutte de sang le caractère socialiste de la Révolution, proclamé ce jour-là.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-2893" alt="logo septimo congreso pcc" src="/files/2016/04/logo-septimo-congreso-pcc-300x140.jpg" width="300" height="140" />À l’approche de l’invasion mercenaire par Playa Giron, face aux victimes de l’attaque sournoise des aéroports la veille, les combattants de l’Armée rebelle, la Police nationale et les miliciens, brandissant leurs fusils, jurèrent de défendre jusqu’à la dernière goutte de sang le caractère socialiste de la Révolution, proclamé ce jour-là.</p>
<p>Les racines historiques de l’avant-garde politique cubaine se trouvent dans le Parti révolutionnaire cubain, fondé par José Marti pour organiser et conduire la Guerre nécessaire, dans le foisonnement des idées marxistes-léninistes du premier Parti communiste de Cuba, créé par Carlos Baliño et Julio Antonio Mella en 1925 dans le développement de la conscience anti-impérialiste des masses élaborée dans la lutte durant la première moitié du siècle dernier, et, comme point d’orgue, dans la commotion nationale que produisit l’action héroïque du 26 juillet 1953 et le début de la guerre de libération qui aboutit à l’indépendance définitive, consacrée le 1er Janvier 1959.C’est alors que pour la première fois le peuple réalisait ses plus légitimes aspirations et devenait le principal protagoniste de son histoire après le triomphe de la Révolution.</p>
<p>La destruction du vieil appareil bourgeois et la formation de l’État naissant, les mesures radicales de la Révolution et les créations d’authentiques et puissantes organisations de masse, confirmait sa ligne invariable.</p>
<p>Le 15 octobre 1960, le commandant en chef, Fidel Castro, déclara à la télévision que venait de s’accomplir l’étape démocratique, populaire, agraire, anti-impérialiste de la Révolution cubaine et, pour l’essentiel, la programme de la Moncada, exposé dans le document L’Histoire m’acquittera.</p>
<p>Le pouvoir économique et politique des grands privilèges avait été liquidé à Cuba, et s’annonçait le début d’une nouvelle étape, dont les méthodes dans la transformation économique et sociale seraient différentes. Ce serait finalement le début de la période socialiste dans les mesures et avec pour contenu la Déclaration de La Havane.</p>
<p>Les grands changements dans toutes les sphères de la vie du pays, la lutte contre les innombrables agressions impérialistes et les objectifs stratégiques de la Révolution, rendaient impératif la création d’une avant-garde politique pour forger et renforcer l’unité indispensable, qui serait une fidèle représentante de la société cubaine et des plus profondes aspirations de notre peuple.</p>
<p>À ce moment-là, les principales forces engagées dans la lutte armée et dans la période qui suivit la victoire rebelle (le Mouvement 26 Juillet, le Directoire révolutionnaire 13 Mars et le Parti socialiste populaire) avaient leurs sphères d’influences, de tactiques et leurs propres directions.</p>
<p>Le développement du processus et les objectifs de la Révolution contribuèrent à créer les conditions, à multiplier les liens, les consultations et les discussions entre les principales organisations qui dirigeaient la Révolution, ce qui permit d’avancer, à travers leurs principaux dirigeants, vers l’intégration à la base et à la direction.</p>
<p>De telle façon qu’au moment où fut déclaré le caractère socialiste de notre processus, ce 16 avril historique, l’unification de ces trois forces étaient en cours, sans qu’il n’existe encore de parti unique.</p>
<p>Le camarade Fidel fit référence à ce processus important dans le Rapport central du 1er Congrès de notre avant-garde politique.</p>
<p>« Les conditions étaient réunies pour rassembler tous les révolutionnaires en un seul Parti. Auparavant un processus d’intégration dans les bases et à la direction avait déjà été amorcé, mais à la suite des définitions du 16 avril et de la glorieuse victoire de Giron, notre Parti est né de fait dans l’union étroite de tous les révolutionnaires et du peuple travailleur, cimenté par l’héroïsme de notre classe ouvrière, qui combattit et versa son sang généreux en défense de la Patrie et du socialisme. Dorénavant, nous allons agir comme une seule organisation et sous une direction unie.</p>
<p>À la différence du parti fondé par Marti pour atteindre l’indépendance, de celui créé par Lénine, qui conduisit au triomphe d’octobre 1917 en Russie, et à d’autres expériences du mouvement révolutionnaire, notre Parti a surgi dans le feu des combats en défense de la Révolution.</p>
<p>Les jours qui suivirent la victoire décisive face à l’invasion mercenaire eurent lieu les pas définitifs pour la création de la nouvelle organisation politique avec une direction collégiale. Les intérêts et les barrières qui divisaient, séparaient, freinaient et affaiblissaient l’unité nécessaire resteraient derrière nous ». À partir de ce moment-là, le Parti s’engagea sur une voie inédite de création et d’authenticité, étroitement lié au peuple.</p>
<p>C’est ainsi qu’est né notre Parti, sous la direction incontestable de Fidel.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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