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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Nicolas Maduro</title>
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		<title>Nous construisons des modèles de solidarité et nous pratiquons l&#8217;intégration</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Dec 2019 22:00:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La cérémonie politique et culturelle à l’occasion du 15e anniversaire de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique - Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP) a eu lieu au pied du Grand escalier de l'Université de La Havane, en présence du général d'armée Raul Castro Ruz, Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, de plusieurs présidents et chefs de délégations venus participer au 17e Sommet de ce bloc régional.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4333" alt="Maduro ALBA" src="/files/2019/12/Maduro-ALBA.jpg" width="300" height="245" />La cérémonie politique et culturelle à l’occasion du 15e anniversaire de l&#8217;Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique &#8211; Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP) a eu lieu au pied du Grand escalier de l&#8217;Université de La Havane, en présence du général d&#8217;armée Raul Castro Ruz, Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, de plusieurs présidents et chefs de délégations venus participer au 17e Sommet de ce bloc régional.</p>
<p>Prenant la parole, le président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro Moros, a évoqué le premier entretien entre les commandants Hugo Chavez et Fidel Castro et la façon dont a germé l&#8217;idée de créer une organisation continentale au bénéfice des peuples. Un projet qui a transcendé le respect et la souveraineté et a eu un impact déterminant, notamment sur les domaines de la santé publique et de l&#8217;éducation.</p>
<p>Il a rappelé les décisions prises à l’occasion de ce Sommet, dont l&#8217;activation, au premier trimestre 2020, du projet Petrocaribe, nécessaire à la sécurité énergétique définitive de la région. Le président a assuré que l&#8217;Opération Miracle, l&#8217;Opération l’ALBA culturelle et d&#8217;autres missions se poursuivront avec une force renouvelée.</p>
<p>« L&#8217;ALBA a démontré sa capacité à avoir un impact sur la vie de nos citoyens et à rassembler des forces pour défendre des causes justes telles que la lutte contre les effets du changement climatique, la défense de la paix, l&#8217;éducation et la santé publique », a déclaré Nicolas Maduro.</p>
<p>Le Premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Ralph Gonsalves, a estimé quant à lui que le bloc régional est un mécanisme d&#8217;avant-garde visant l&#8217;unification des mouvements progressistes en Amérique latine et dans les Caraïbes. « Ce mécanisme d&#8217;intégration est organique, parce qu&#8217;il rassemble les forces, les dignités, les possibilités et les limitations de ses différents membres », a-t-il dit.</p>
<p>Et de réaffirmer que l&#8217;objectif central de l&#8217;Alliance est le bénéfice des peuples, en contribuant à augmenter le niveau de vie et les possibilités de développement des pays qui luttent pour aller de l’avant dans un contexte international actuel où l&#8217;impérialisme est le principal obstacle au fonctionnement de l&#8217;intégration et son antithèse.</p>
<p>Ralph Gonsalves a ajouté que la contradiction fondamentale dans notre hémisphère est précisément celle qui existe entre l&#8217;impérialisme et ceux qui résistent aux atteintes à leur dignité.</p>
<p>Il a appelé à l&#8217;unité pour combattre les politiques hégémoniques et d’ingérence de l&#8217;impérialisme et pour protéger la mémoire historique afin de préserver un avenir favorable pour les peuples. À cette fin, il a appelé les jeunes à jouer un rôle actif dans la défense de leur liberté face aux menaces que représentent l&#8217;impérialisme et le néolibéralisme.</p>
<p>Il a conclu en affirmant qu&#8217;il est impératif de se rappeler les leçons que nous laisse la politique agressive des gouvernements impérialistes. « Nous devons nous souvenir du passé tout en vivant dans le présent », a-t-il déclaré.</p>
<p>Pour sa part, le président nicaraguayen Daniel Ortega a rappelé l&#8217;héritage des dirigeants de la Révolution cubaine, Fidel et Raul Castro, qui ont commencé à œuvrer pour le changement social justement sur ce campus universitaire.</p>
<p>« Ici, Fidel et Chavez nous accompagnent, les éternels commandants qui ont créé les conditions pour que les peuples se regroupent au sein de l’ALBA et que d&#8217;autres les rejoignent jusqu&#8217;à ce que l&#8217;Amérique latine et les Caraïbes ne fassent plus qu’une », a affirmé le leader sandiniste.</p>
<p>Il a rappelé certains événements de la situation politique actuelle, tels que le récent coup d&#8217;État perpétré contre le président Evo Morales en Bolivie, les mobilisations populaires anti-néolibérales au Chili et en Colombie, et l&#8217;hostilité accrue des États-Unis à l’encontre de Cuba et d&#8217;autres pays, raisons pour lesquelles la Déclaration finale du Sommet condamne l&#8217;offensive contre les peuples de la région menée par les États-Unis et les oligarchies.</p>
<p>Le discours de clôture a été prononcé par le président cubain Miguel Diaz-Canel, qui s’est attaché à approfondir les principes fondateurs de l’ALBA-TCP et souligné la solidarité de Cuba envers le Venezuela, le Nicaragua et la Bolivie, la Dominique et le Suriname, ainsi qu’avec la juste cause de l&#8217;ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.</p>
<p>Il a décrit le néolibéralisme avec la métaphore martinienne du « tigre à l’affût » des peuples du monde. Aussi nous faut-il bannir de la conscience collective la mentalité coloniale et imposer les rêves d&#8217;émancipation et de liberté.</p>
<p>« Il est essentiel de semer des idées et des valeurs pour défendre nos conquêtes. Et il convient aussi de nous intégrer dans le domaine de la communication afin que la mentalité coloniale ne nous engloutisse pas sous sa charge de faux symboles », a fait remarquer le dirigeant cubain.</p>
<p>Se référant à l&#8217;intensification du blocus criminel des États-Unis pour détruire la Révolution, il a averti que ce qu&#8217;ils font aujourd&#8217;hui contre Cuba, ils le feront demain contre d&#8217;autres pays et il en existe des exemples depuis quelques années. « Nul n’est à l’abri du fouet de l’empire, et permettre que l’on frappe certains ouvre la voie aux coups contre tous », a-t-il souligné.</p>
<p>« Ce que les États-Unis et les oligarchies latino-américaines ne nous pardonnent pas, c&#8217;est que nous avons construit des modèles inclusifs et engagés envers le peuple, y compris sous les pressions et les barrières des sanctions et des blocus. Nous pouvons leur donner la formule : nous ne construisons pas de modèles pour 1% de la population. Nous ne construisons pas de modèles d&#8217;exclusion. Nous construisons des modèles de solidarité et nous pratiquons l&#8217;intégration », a déclaré le président cubain.</p>
<p>Cuba résistera à toutes les menaces de l’impérialisme, car le peuple est uni, a-t-il dit, et il a conclu en affirmant : « Nous ne renoncerons pas au socialisme ! Nous ne renoncerons pas à la solidarité ! Nous ne renoncerons pas à l&#8217;amitié ! Nous ne renoncerons pas à la dignité ! »</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Des Liens fraternels entre le Congrès des jeunes et des étudiants pour la paix et la solidarité des peuples et le Forum de Sao Paulo</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Nov 2019 22:45:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est par une grande marche qui a confirmé l'unité entre les étudiants universitaires et les futurs officiers des forces armées engagés dans la lutte pour la paix que des jeunes Vénézuéliens ont célébré la Journée des étudiants universitaires à Caracas, qui a coïncidé avec le Congrès international des jeunes et des étudiants pour la paix et la solidarité populaire, à laquelle ont participé plus d’un millier de délégués de différentes fédérations étudiantes du monde entier.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4250" alt="Venezuela" src="/files/2019/11/Venezuela.jpg" width="300" height="255" />C’est par une grande marche qui a confirmé l&#8217;unité entre les étudiants universitaires et les futurs officiers des forces armées engagés dans la lutte pour la paix que des jeunes Vénézuéliens ont célébré la Journée des étudiants universitaires à Caracas, qui a coïncidé avec le Congrès international des jeunes et des étudiants pour la paix et la solidarité populaire, à laquelle ont participé plus d’un millier de délégués de différentes fédérations étudiantes du monde entier.</p>
<p>Une délégation cubaine était présente à ce grand rassemblement, à la marche et à la cérémonie, où ses membres ont élevé leurs voix en faveur du socialisme, dénoncé les événements en Bolivie et au Chili et condamné énergiquement le néolibéralisme. « Un Oui pour l’unité, l’égalité, l’amitié et la liberté entre les peuples d’Amérique », telle a été la devise des représentants de la Grande Île des Antilles lors des sessions du Congrès, où les accords de la 25e Réunion du Forum de Sao Paulo ont été repris, notamment le rôle de la nouvelle génération en tant que garante de l&#8217;unité des peuples. Durant la rencontre, les participants ont été informés de propositions et d’initiatives visant à assurer le bien-être de ce secteur de la population.</p>
<p>Le programme de l&#8217;événement comporte des colloques et des conférences sur le rôle des jeunes dans la construction du socialisme, ainsi que sur les impacts du néolibéralisme sur nos peuples et la nécessité d&#8217;articuler des stratégies de communication pour faire face aux campagnes médiatiques menées contre les processus progressistes en Amérique latine. L&#8217;échange avec le président Nicolas Maduro, le jeudi, s’est révélé comme un moment particulièrement important.</p>
<p>Lors de la rencontre avec les jeunes le président vénézuélien s’est félicité de l&#8217;engagement des étudiants dans la défense des conquêtes éducatives de la Révolution bolivarienne : « Nous devons construire une meilleure Patrie, lutter contre l&#8217;impérialisme et lutter pour le socialisme ». Et il les a appelés à s&#8217;engager pour la construction d&#8217;une éducation publique gratuite et de qualité, et à perpétuer l&#8217;héritage de la Révolution bolivarienne.</p>
<p>Dans le cadre de la mobilisation, les jeunes se sont prononcés pour la défense de la paix et des acquis du processus révolutionnaire ; ils ont condamné le coup d&#8217;État perpétré en Bolivie et manifesté leur solidarité avec les peuples de Palestine et du Chili, qui luttent contre les dictatures parrainées et financées par le gouvernement des États-Unis. Des causes également défendues au Congrès, qui cherche à développer des stratégies et des actions en faveur des nouvelles générations de Latino-américains, mais surtout de la Grande patrie.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Un monde meilleur est possible, nécessaire et urgent ! Luttons pour lui !</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 21:34:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Discours prononcé par Miguel M. Diaz-Canel Bermudez, président de la République de Cuba, à la clôture de la Rencontre anti-impérialiste de solidarité, pour la démocratie et contre le néolibéralisme, au Palais des Conventions, le 3 novembre 2019.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4217" alt="Conferencia antimperialista" src="/files/2019/11/Conferencia-antimperialista.jpg" width="300" height="244" />Discours prononcé par Miguel M. Diaz-Canel Bermudez, président de la République de Cuba, à la clôture de la Rencontre anti-impérialiste de solidarité, pour la démocratie et contre le néolibéralisme, au Palais des Conventions, le 3 novembre 2019</p>
<p>(Traduction de la version sténographique de la Présidence de la République)</p>
<p>(EXCLAMATIONS : « Diaz-Canel, n’hésite pas, les Yankees, frappe-les fort ! » et « Merci, Cuba, garante de la paix !)</p>
<p>Je vous remercie tous.</p>
<p>Je pense que nous sommes tous d&#8217;accord pour dire qu&#8217;il n&#8217;y a pas de meilleur discours que celui des poètes (rires), mais, bon, il nous revient de conclure.</p>
<p>Cher compañero général d&#8217;armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba,</p>
<p>Compañero, frère et président Nicolas Maduro Moros, de la République bolivarienne du Venezuela,</p>
<p>Chers leaders révolutionnaires d&#8217;Afrique, d&#8217;Asie, d&#8217;Amérique latine et des Caraïbes,</p>
<p>Frères, amis, compañeros,</p>
<p>Un salut particulier à tous ceux qui résistent et qui sont venus dans la capitale cubaine, qui a toujours été et sera toujours un point de rencontre pour ceux qui défendent la paix et la solidarité entre les peuples.</p>
<p>Le soutien, l&#8217;enthousiasme, la solidarité dont vous faites preuve, nous touchent et nous engagent, et accompagnés de Raul et Maduro, nous frappons fort les Yankees (applaudissements).</p>
<p>Nous sommes revenus récemment d&#8217;un long et intense voyage à travers des pays européens, qui comprenait une visite en Azerbaïdjan pour assister au 18e Sommet du Mouvement des pays non-alignés.</p>
<p>Les Non-alignés, qui s&#8217;étaient affaiblis à la fin de la Guerre froide, sont revenus à l&#8217;esprit de Bandung, la Déclaration qui leur a donné naissance. Ils sont mobilisés par le cours dramatique des événements et la crise du multilatéralisme qui met aujourd&#8217;hui le système des Nations Unies en péril.</p>
<p>Là-bas, Cuba a fermement condamné cette crise qui nous menace tous, notamment les pays les moins développés.</p>
<p>Nous avons dénoncé les responsables de cette situation et nous avons déclaré : « Jamais on n’a autant menti, avec le plus grand cynisme et le coût le plus terrible pour l&#8217;immense majorité de l&#8217;Humanité, en fonction des intérêts d&#8217;une minorité, dont les richesses ont atteint des excès hallucinants.</p>
<p>« En plein 21e siècle, des menaces et des agressions plus ou moins graves pèsent sur tous les gouvernements souverains qui refusent de servir la puissance hégémonique avec l’installation des bases militaires, de livrer leurs ressources ou de céder à leurs ordres. »</p>
<p>Mais nous n’avons pas été les seuls à désigner le coupable par son nom. Plusieurs leaders se sont inquiétés du retour de l&#8217;hégémonisme étasunien, qui menace et agit brutalement contre les gouvernements qu&#8217;il considère comme des ennemis, parce qu&#8217;ils ne partagent pas ses politiques, et il s&#8217;en prend brutalement au socialisme comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un système social inacceptable.</p>
<p>Au niveau mondial, on constate une grande préoccupation du fait des régressions enregistrées dans des domaines importants tels que la paix, l&#8217;autodétermination et la souveraineté des nations, l&#8217;environnement et la lutte contre les changements climatiques, les droits humains, la justice sociale et la recherche de l&#8217;équité économique.</p>
<p>Dans notre zone géographique, en particulier, la préoccupation n&#8217;en est pas moins grande. L&#8217;Amérique latine et les Caraïbes souffrent du retour de la doctrine Monroe et des pires pratiques du maccarthysme. La succession incontrôlée d&#8217;actions d&#8217;ingérence lancée par l&#8217;administration étasunienne actuelle depuis son arrivée au pouvoir repose sur les postulats de ces deux politiques impérialistes.</p>
<p>Le président des États-Unis et sa cour des faucons se déchaînent contre la Révolution cubaine, la Révolution bolivarienne, les dirigeants politiques de la gauche brésilienne, bolivienne, argentine et les mouvements sociaux, populaires et progressistes de toute la région qu’ils considèrent comme leur arrière-cour.</p>
<p>Le système interaméricain réactive des mécanismes qui éveillent des souvenirs odieux pour la région, tels que le Traité d&#8217;assistance réciproque (TIAR) et l&#8217;OEA immorale, qui se consolide comme un instrument de pression politique des États-Unis et des oligarchies qui défendent le néolibéralisme.</p>
<p>Comment ne vais-je pas rire de l&#8217;OEA, si c&#8217;est une chose tellement laide, tellement laide qu’elle prête à rire (Applaudissements). C’est cela que chantaient nos parents dans les années où cette organisation avait expulsé Cuba parce qu’elle ne s’était pas soumise aux ordres de Washington. Qu’allons-nous lui chanter maintenant, alors qu’elle n’a pas pu mettre le Venezuela à genoux et qu’elle veut s’enlever une épine du pied en contrôlant la Bolivie ?</p>
<p>Ils se sont précipités dans ce pays, inquiets des résultats électoraux de la nation latino-américaine, l&#8217;une de celles dont la croissance a été la plus rapide et la meilleure de cette dernière décennie, après avoir été la plus pauvre et la plus sous-développée du Cône Sud pendant des siècles.</p>
<p>C’est certain, l&#8217;OEA est une chose très laide. Et très cynique. Ses « préoccupations » ne parviennent pas jusqu’aux profondeurs de la colère des peuples qui s&#8217;élèvent contre le néolibéralisme et reçoivent des balles, des gaz et du plomb lorsqu’ils manifestent pacifiquement.</p>
<p>Compañeros,</p>
<p>Il est très important d’observer dans cette guerre qui se livre contre nous la progression de son complément médiatique. Les tanks de l&#8217;offensive culturelle et symbolique visant à légitimer les injustices du système capitaliste, à disqualifier les alternatives politiques de gauche et à détruire l&#8217;identité culturelle de nos nations avancent toujours à l&#8217;avant-garde des politiques impériales, comme une étape préalable à leur déstabilisation.</p>
<p>Récemment, en Azerbaïdjan, nous avons pu démentir le mensonge que Washington a tenté d&#8217;imposer comme matrice contre le gouvernement légitime vénézuélien.</p>
<p>Lorsque Nicolas Maduro Moros, en sa qualité de précédent président du Mouvement, a dirigé la première partie de l&#8217;Assemblée et a remis la présidence pro tempore à l&#8217;Azerbaïdjan, pratiquement toutes les délégations participantes – environ 120 à différents niveaux de représentation – ont reconnu et félicité la République bolivarienne pour l’accomplissement de son mandat à la tête du Mouvement des pays-non alignés (applaudissements).</p>
<p>Où donc était le soi-disant rejet du Venezuela par la communauté internationale ? Pourquoi n&#8217;y a-t-il pas eu une seule expression de rejet ou de critique contre le gouvernement bolivarien par les gouvernements qui représentent la majorité absolue des Nations unies ? Or, dans le cadre de la guerre des symboles, du lynchage médiatique qui a été lancé contre Maduro, à l&#8217;autre bout du monde, les médias ont publié jusqu’à satiété qu’il n’a aucun soutien international.</p>
<p>Sur le plan interne, ils ne traitent pas mieux non plus les politiciens qui croient sérieusement qu&#8217;un changement est nécessaire aux États-Unis. Le discours est agressif et disqualifiant pour tous ceux qui ne partagent pas le comportement du président, qui annonce sur son compte Twitter des décisions qui affectent des millions de personnes et affiche des attitudes condamnables en tout lieu.</p>
<p>Il parle du socialisme sans la moindre idée de ce que cela signifie. Et il décrète la fin de toute expérience ou de tout programme politique visant à surmonter l&#8217;injustice dominante, comme s’il détenait le cours de l&#8217;Histoire.</p>
<p>Il n&#8217;a pas été le premier empereur à se le proposer. Et il ne sera sûrement pas le dernier à échouer. Parce que seuls les peuples peuvent changer l&#8217;Histoire (Applaudissements).</p>
<p>Fidel a dit à maintes reprises que le mensonge était le principal adversaire à vaincre en politique et que dire la vérité est le premier devoir de tout révolutionnaire. C&#8217;est l&#8217;une de nos missions fondamentales en tant que politiciens révolutionnaires. Le premier ennemi à renverser est le mensonge et plus encore le mensonge impérialiste (Applaudissements).</p>
<p>C’est avec des mensonges qu’ils ont assiégé Cuba et l&#8217;ont écartée de son environnement naturel pendant des années. C’est avec des mensonges qu’ils ont envahi des nations, détruit des peuples, ont fait reculer des régions entières dans la voie de leur développement.</p>
<p>Avec des mensonges, ils ont attaqué l&#8217;Irak et la Libye et les ont plongés dans l&#8217;instabilité. Avec des mensonges, ils ont fait de la Syrie un terrain d&#8217;essai pour les armements et un théâtre pour les opérations terroristes, qu&#8217;ils ont financées sous de fausses bannières de démocratie et de liberté.</p>
<p>C’est avec d’énormes et de ridicules mensonges qu’ils accusent Cuba, le Venezuela et le Forum de Sao Paulo de promouvoir les soulèvements populaires dans n&#8217;importe quel coin de la planète, alors qu’ils se cachent les yeux, les oreilles et la bouche, pour ne pas voir, ne pas entendre, ne pas admettre ce que les peuples crient dans la rue : le néolibéralisme est un échec économique et une catastrophe sociale. (Applaudissements)</p>
<p>Ils appliquent cette technique de manière perverse dans la tentative désespérée de renverser le gouvernement bolivarien du Venezuela et, en même temps, de nuire à Cuba. Même si son origine remonte aux années d&#8217;une intégration brillante et réussie au cours desquelles Chavez et Fidel ont créé l&#8217;ALBA, ces derniers mois, les États-Unis ont lancé, avec une grande force, une campagne mensongère contre toute forme de relation entre nos deux pays.</p>
<p>On nous accuse de soutenir la Révolution bolivarienne, à partir d’une version archaïque de la théorie des satellites qu’ils avaient lancée à l’époque contre l’ancienne Union soviétique et ils invoquent ce prétexte pour justifier le blocus.</p>
<p>La coopération médicale cubaine est une cible d&#8217;attaque permanente. Il s&#8217;agit de discréditer un effort noble et solidaire que le monde entier reconnaît et qui, avec l&#8217;École latino-américaine de médecine et la Brigade Henry Reeve contre les catastrophes naturelles, constitue l&#8217;expression la plus authentique et la plus réussie de la coopération entre pays en voie de développement (Applaudissements).</p>
<p>Les trois projets, œuvres d&#8217;une valeur humaine incontestable, sont nés des idées de Fidel afin d’exalter la solidarité internationale.</p>
<p>Plus de 400 000 professionnels cubains de la santé ont fourni des services dans 164 pays. En ce moment, plus de 29 000 d’entre eux prennent en charge des populations vulnérables de 65 pays.</p>
<p>Rien n&#8217;en dit plus long sur l&#8217;essence humaniste de la Révolution cubaine que cette coopération. C’est pourquoi leur acharnement à la dénigrer et à la détruire ne nous surprend pas. La solidarité est étrangère au capitalisme.</p>
<p>C&#8217;est contre eux, et malgré eux, que le colonialisme et l&#8217;apartheid ont été vaincus en Afrique, où les meilleurs enfants de la Révolution cubaine ont partagé leurs sacrifices et même leur sang avec les combattants angolais, namibiens et d’autres nationalités. De là, où les empires sont toujours allés pour piller, nous n&#8217;avons rapporté que nos morts (Applaudissements) et la conviction d&#8217;avoir accompli « le plus sacré de nos devoirs : lutter contre l&#8217;impérialisme où qu&#8217;il soit », comme Che Guevara nous l’a laissé en héritage.</p>
<p>Défense, éducation, santé, science&#8230;. La coopération cubaine, fille de la solidarité en tant que principe, a été, est et sera dans tout noble secteur de l&#8217;activité humaine, où nous pourrons apporter notre contribution. Être solidaires, c&#8217;est payer notre propre dette envers l&#8217;Humanité (Applaudissements).</p>
<p>Cuba est condamnée et sanctionnée sans limite pour être solidaire et cohérente avec son histoire de luttes et de sacrifices, pour être la sœur et l’amie des peuples qui résistent.</p>
<p>À l’heure actuelle, notre Patrie subit un durcissement criminel du siège, le renforcement d&#8217;une politique immorale et illégale que l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies condamne pratiquement à l&#8217;unanimité depuis plus de 30 ans, sans que les États-Unis ne réagissent face à l’exigence mondiale.</p>
<p>Il s&#8217;agit là d&#8217;une autre preuve de non-respect des normes du Droit international, qui s&#8217;est particulièrement fait sentir avec l’application d&#8217;une loi illégale telle que la Helms Burton, qui poursuit et sanctionne les pays tiers, ce qui internationalise le blocus.</p>
<p>Étant donné que ces pièges ne suffisent pas à vaincre un peuple qui lutte depuis 151 ans pour son indépendance et qui ne l&#8217;abandonnera jamais, l&#8217;empire a recourt maintenant à des pratiques de siège, de persécution et de sanctions contre des pays, des entreprises et des navires qui contribueraient au transport de carburant vers Cuba.</p>
<p>Comment peut-on décréter une telle action et déclarer ensuite qu&#8217;elle vise à isoler le gouvernement cubain et à aider son peuple ?</p>
<p>Depuis l&#8217;époque du célèbre Mémorandum de Mallory, Cuba sait très bien, de la bouche de ses propres créateurs, quel est le premier et dernier objectif du blocus.</p>
<p>Le fonctionnaire yankee déclarait : « La majorité des Cubains soutiennent Castro (&#8230;) Il n&#8217;y a pas d&#8217;opposition politique effective (&#8230;) Le seul moyen possible pour annihiler le soutien interne au gouvernement est de provoquer le désenchantement et le découragement par l’insatisfaction économique et la pénurie. (&#8230;) Il faut rapidement mettre en pratique tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique […] en refusant à Cuba des facilités financières et des approvisionnements, afin de réduire les salaires individuels et réels, l’objectif étant de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement ». Quelle perversité !</p>
<p>Nous ne nous lasserons pas de le répéter pour que nul ne s’y trompe. La politique des États-Unis contre Cuba était très explicite dans ce document, daté du 6 avril 1960.</p>
<p>Mais avant le Mémorandum de Mallory, il existe d&#8217;autres documents et des politiques qui révèlent le caractère historique du zèle impérial vis-à-vis de Cuba et du reste de Notre Amérique. Depuis la théorie du « fruit mûr » et de la Doctrine Monroe, remise au goût du jour.</p>
<p>Marti l&#8217;a compris avec plus de clarté que d’autres et nous en a averti dans son testament politique, sa lettre inachevée du 18 mai 1895, où il révèle le but supérieur de son combat pour changer les destinées de l&#8217;Île.</p>
<p>« … Je cours désormais tous les jours le risque de donner ma vie pour mon pays et pour mon devoir – puisque c&#8217;est ainsi que je le comprends et que j&#8217;ai assez de forces pour l&#8217;accomplir – qui est d&#8217;empêcher à temps, par l&#8217;indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s&#8217;étendent dans les Antilles et ne retombent, avec cette force de plus, sur nos terres d&#8217;Amérique. Tout ce que j&#8217;ai fait à ce jour et tout ce que je ferai, vise à ce but&#8230; »</p>
<p>À force de sacrifices, de résistance et grâce à la solidarité, notre peuple a maintenu sa Révolution pendant toutes ces années. La force du processus ne pourrait s&#8217;expliquer sans cette volonté populaire. Et cette volonté n&#8217;existerait pas non plus sans le haut niveau de participation du peuple à sa destinée.</p>
<p>Parce qu’il faut le dire en toutes lettres : la seule chose, contenue dans le document de Mallory, qui n&#8217;a pas été accomplie est le renversement du gouvernement cubain. Les punitions imaginées par l&#8217;empire au comble de la cruauté sont appliquées en ce moment même comme s’il s’agissait d’une loi.</p>
<p>Quant à la solidarité, nous vous sommes extrêmement reconnaissants pour l&#8217;articulation du soutien matériel et pour la tendresse des peuples.</p>
<p>Et nous le disons aujourd&#8217;hui, alors que Cuba a besoin que redouble et se multiplie le soutien à sa cause, qui est la cause de la souveraineté et de la liberté des peuples de notre Amérique et du monde.</p>
<p>« La vérité et la tendresse ne sont pas inutiles », disait Marti. Et bien qu&#8217;il semble parfois que l’on ne peut pas changer les choses, qu&#8217;elles ne peuvent pas vaincre les politiques ni ébranler les empires, l&#8217;histoire de l&#8217;Humanité et l&#8217;histoire même de la Révolution cubaine sont là pour prouver que, oui, c’est possible (Applaudissements).</p>
<p>Cuba est la meilleure preuve de tout ce que peut faire la solidarité des peuples. Quand l&#8217;impérialisme nous a éloignés de Notre Amérique, en nous expulsant pour notre honneur et notre chance de l&#8217;OEA discréditée, quand on nous a laissés seuls au milieu du continent, brandissant les drapeaux révolutionnaires d&#8217;un continent de rébellion tenace, ici, nous avons fondé l&#8217;Institut cubain d&#8217;amitié avec les peuples (Applaudissements).</p>
<p>Ce fut une idée de Fidel. Nous n&#8217;étions pas intéressés par les relations avec les gouvernements soumis à l&#8217;empire, au sein de son ministère des colonies. Nous étions intéressés et nous le sommes encore, en priorité, par l&#8217;amitié des peuples (Applaudissements).</p>
<p>L&#8217;amitié des peuples d&#8217;Amérique et du monde a encouragé les gouvernements. Aujourd&#8217;hui, Cuba entretient des relations diplomatiques avec plus de 160 pays et c’est à travers la solidarité aussi que nous avons touché plus de la moitié d&#8217;entre eux.</p>
<p>Nombre des leaders politiques et sociaux réunis ici se souviendront, parce qu&#8217;ils y ont participé, des rencontres continentales de Lutte contre la ZLEA, lancées par le commandant en chef.</p>
<p>C&#8217;est ainsi qu&#8217;est née la Campagne continentale contre la ZLEA, qui a mobilisé des millions de personnes et semé la conscience de la nécessité de surmonter les différences secondaires afin de réaliser l&#8217;unité de toutes les forces et de faire face à ce projet de recolonisation impérialiste. Et que s&#8217;est-il passé ? Nous l&#8217;avons vaincue (Applaudissements).</p>
<p>La défaite de la ZLEA, tout comme la défense historique de la Révolution cubaine, sont des objectifs de lutte couronnés de succès qui nous laissent une grande leçon : nous ne pouvons triompher ni fragmentés ni divisés. Nous pouvons construire des projets communs contre l&#8217;agression impérialiste et ses alliés oligarchiques en travaillant à partir de tout ce que nous avons en commun.</p>
<p>Nous continuerons à lutter contre le blocus sur tous les terrains. D&#8217;abord ici, en travaillant, en créant et en résistant sans renoncer au développement.</p>
<p>La ressource la plus précieuse de Cuba est son peuple : imaginatif, joyeux, entreprenant, courageux et créatif.</p>
<p>Un peuple qui est d&#8217;abord et avant tout l&#8217;architecte de l’œuvre révolutionnaire dans les conditions les plus difficiles.</p>
<p>Si nous avons choisi ensemble la voie du socialisme, y compris lorsque l&#8217;empire a imposé la théorie ridicule de la Fin de l&#8217;Histoire, c&#8217;est parce que ce n&#8217;est qu&#8217;avec le socialisme que nous atteignons la justice sociale et l&#8217;égalité des droits pour tous.</p>
<p>L&#8217;unité autour de ce projet anti-impérialiste, libérateur, socialiste et solidaire est la conséquence de siècles de lutte pour un idéal unitaire et la confirmation que nous devons tout à l&#8217;unité. C&#8217;est pour cela qu’ils s’efforcent de la briser. C&#8217;est pour cela qu’ils destinent des millions à la subversion politique et au financement de projets de recolonisation culturelle.</p>
<p>Ils ont voulu nous vendre, enveloppés dans du papier de soie et des guirlandes sophistiquées, un monde qui se brise en mille morceaux à quelques pas de nos frontières, dans Notre Amérique, dont les ressources ont été transférées immoralement aux sociétés transnationales à l&#8217;ère du néolibéralisme, qui aujourd&#8217;hui passe la facture.</p>
<p>La recette pour son application consiste à convaincre les masses que c&#8217;est le moyen le plus rapide et le plus efficace d&#8217;atteindre la prospérité. Le marché aveugle mais omnipotent, disaient-ils, veillera à ce que les gens d’en bas profitent des avantages qui couleront spontanément des cornes de l&#8217;abondance entre les mains des élites. Quelle plaisanterie cruelle !</p>
<p>C&#8217;est ainsi que l’on est arrivé à l&#8217;inégalité scandaleuse qui a fait que 1% de la société possède plus que les 99% restants.</p>
<p>La très puissante industrie de la publicité et du divertissement, qui brasse presque autant d&#8217;argent que le commerce des armes ou de la drogue, a construit le mythe de l&#8217;accès de tous au monde de rêves qui se transforment en cauchemars et en colère populaire.</p>
<p>Le vide politique apparaît alors. De nombreux partis, en concurrence avec des techniques de marketing pour le pouvoir limité que leur confère le marché pour gérer les restes du pillage, révèlent le mensonge de la démocratie que l&#8217;on a tenté d&#8217;imposer comme modèle de liberté. La majorité d&#8217;entre eux accèdent au gouvernement sans véritables programmes de transformation économique et sociale.</p>
<p>Et lorsqu’apparaissent des processus déterminés à changer le statu quo, on met en branle le plan de discrédit, de coup d&#8217;État « mou », de la « lawfear » ou judiciarisation du politique.</p>
<p>Tous les dirigeants latino-américains des deux dernières décennies, vainqueurs à un certain point des pires effets du néolibéralisme à travers des politiques sociales et inclusives, ont été ou sont soumis à des persécutions, des accusations et y compris des emprisonnements injustes, comme celui que le leader incontesté du Brésil Luiz Inacio « Lula » da Silva, Liberté pour Lula ! Exigeons-nous depuis cette tribune (Applaudissements et exclamations : « Lula libre ! ») Liberté pour Lula, maintenant ! (Applaudissements.)</p>
<p>Nous vivons à l&#8217;ère des communications. Construisons donc, ensemble, des plateformes émancipatrices pour opposer aux colonisateurs nos plus grands efforts et nos énergies pour un monde meilleur.</p>
<p>L&#8217;ère de la confusion est révolue. Nos peuples ont payé très cher des essais économiques et politiques qui n&#8217;ont apporté du bien-être qu&#8217;aux élites, dans le style du voyou à la tête de l&#8217;empire, qui croit que le monde peut être acheté et vendu sur le marché boursier.</p>
<p>Les récentes victoires de la gauche en Bolivie et en Argentine, la résistance héroïque du Venezuela et de Cuba au siège économique total, les protestations anticoloniales qui ont mis un frein aux recettes du marché, ne peuvent pas nous démobiliser à nouveau.</p>
<p>La gauche doit apprendre et assumer enfin la dure leçon de ces années de lutte où la fracture et la désunion ont affaibli nos forces et la droite s&#8217;est lancée dans la reconquête et dans la destruction de ce qui avait été réalisé.</p>
<p>Je me félicite de la forte représentation de jeunes dans cette salle et dans les rues de Notre Amérique où la protestation s&#8217;est installée contre les abus du néolibéralisme.</p>
<p>Voir les jeunes se rebeller et se battre pour leurs droits et pour un meilleur destin pour leur pays est à la fois encourageant et difficile (Applaudissements). Car, comme Fidel nous l&#8217;a enseigné, la lutte de cette époque s&#8217;exprime avant tout dans le domaine des idées.</p>
<p>Pour l&#8217;Amérique latine et les Caraïbes, nous défendrons toujours la Zone de Paix, proclamée à La Havane en 2014 pendant les jours prometteurs de plénitude d&#8217;une Celac aujourd&#8217;hui en retrait.</p>
<p>Les mobilisations et les manifestations pacifiques avec lesquelles nos peuples revendiquent leurs droits sont exemplaires en ce sens. Et ils sont en train de les conquérir.</p>
<p>Amis, frères, compañeros et compañeras,</p>
<p>Dans votre belle Déclaration de solidarité avec la Révolution cubaine, vous avez écrit : « Les peuples du monde ont besoin de l&#8217;exemple de Cuba », et vous avez rappelé cette phrase martinienne qui a gardé toute sa valeur : « Celui qui se lève aujourd&#8217;hui avec Cuba se lève pour tous les temps. Merci de le dire et de le faire ! (Applaudissements et exclamations de : « Cuba oui, blocus non ! »)</p>
<p>Je suis profondément reconnaissant envers tous ceux qui sont venus, de près ou de loin, à leurs frais, pour répondre à un appel né de vous-mêmes, pour condamner le blocus et pour articuler des actions qui contribueront à le vaincre définitivement.</p>
<p>Je remercie tout particulièrement les dirigeants latino-américains qui ont subi et subissent des persécutions et des sanctions pour avoir tenté de changer l&#8217;Histoire de l’abus par l’Histoire de la libération de nos peuples.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, nous tenons à réitérer notre ferme soutien et notre solidarité avec le président légitime du Venezuela, Nicolas Maduro (Applaudissements), et à l&#8217;union civique et militaire de son peuple, et avec le commandant Daniel Ortega Saavedra et le Front sandiniste de libération nationale du Nicaragua, également attaqués (Applaudissements et exclamations : Vive Sandino !).</p>
<p>Les tentatives persistantes de déstabilisation auxquelles leurs gouvernements sont confrontés commencent à s’étendre et nous le voyons aujourd&#8217;hui dans la prétention des forces de droite à dérober la victoire d&#8217;Evo Morales en Bolivie, à promouvoir la violence et à ignorer les résultats à travers ce qui est clairement l&#8217;articulation d&#8217;un coup d’État que nous nous devons de dénoncer (Applaudissements et exclamations : « Ils ne passeront pas ! »).</p>
<p>Pour cette raison, nous réitérons ici nos félicitations à Evo pour sa victoire électorale convaincante, ainsi qu&#8217;à Alberto et Cristina Fernandez, qui ouvrent un nouvel espoir en Argentine (Applaudissements).</p>
<p>Notre solidarité, effective et invariable, avec toutes causes les justes pour lesquelles nous combattons dans la région et dans le monde : avec l&#8217;indépendance de Porto Rico (Applaudissements et exclamations de : « Indépendance pour Porto Rico !&#8221;), dont le peuple a su maintenir son identité, son drapeau et son zèle pour l&#8217;indépendance durant plus d&#8217;un siècle de colonialisme et constitue un symbole extraordinaire de la puissante résistance culturelle de l&#8217;Amérique latine et des Caraïbes,vive Porto Rico libre ! (Applaudissements et exclamations de : « Vive ! »)</p>
<p>Nous soutenons également la demande historique de l&#8217;Argentine de recouvrer sa souveraineté sur les îles Malouines (Applaudissements).</p>
<p>Nous condamnons l&#8217;intervention impérialiste contre la Syrie et, avec vous, nous exigeons le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale (Applaudissements).</p>
<p>Nous ratifions également notre solidarité avec les luttes des peuples palestinien et sahraoui pour le droit à l&#8217;autodétermination (Applaudissements), avec le processus de rapprochement et de dialogue intercoréen et pour la fin des sanctions contre la République populaire démocratique de Corée, et avec le processus de paix en Colombie (Applaudissements).</p>
<p>Aucune cause juste ne nous est étrangère, et en tant que nation qui doit une partie de son existence à la solidarité, nous ne renoncerons jamais, par conviction, à sa pratique (Applaudissements).</p>
<p>Frères, sœurs,</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, vous avez appelé à l&#8217;unité des forces politiques et du mouvement social et populaire des gauches à continuer à former la conscience, à générer des idées et en les organisant pour la lutte.</p>
<p>Nous voyons cette lutte dans la bataille pour la vérité. C&#8217;est à nous de vaincre les mensonges sur lesquels les guerres de toutes sortes sont menées contre nos peuples : en informant, persuadant, mobilisant, marchant avec les pauvres du pays, qui en ont assez des mensonges et des abus. En proposant et en créant des programmes qui répondent aux demandes les plus pressantes des travailleurs, des étudiants, des paysans, des intellectuels et des artistes.</p>
<p>Le plan d&#8217;action approuvé nous confirme que les secteurs progressistes sont conscients de l&#8217;urgence de l&#8217;unité, si nous voulons vraiment construire ensemble un projet d&#8217;émancipation anti-impérialiste, engagé dans une intégration authentique et si souvent reportée.</p>
<p>Au nom de Cuba, nous voulons réaffirmer devant vous que nous, la nouvelle génération de dirigeants cubains, formée et éduquée par la génération historique de Fidel et Raul, continuons d&#8217;être révolutionnaires, socialistes, fidélistes et martiniens (Applaudissements), et que nous ne céderons pas un millimètre dans nos positions en faveur de l&#8217;indépendance, la souveraineté et la justice sociale. Et en tant que lien avec les peuples qui luttent et qui résistent, nous maintiendrons toujours comme principe fondamental la solidarité à laquelle nous devons tant.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi nous faisons nôtres les paroles de Fidel, il y a plus de 50 ans, lorsque, se référant à la solidarité précoce que la Révolution a trouvée avec sa cause, il déclara : « Le monde a été solidaire avec Cuba et c&#8217;est pourquoi Cuba se sent chaque jour de plus en plus solidaire avec tous les peuples du monde. »</p>
<p>En mémoire de Fidel et de Chavez, deux des grands de Notre Amérique, que nous avons eu la chance de connaître, d&#8217;écouter et de suivre dans la pratique la plus altruiste de la solidarité, reprenons leurs œuvres comme guide pour les temps nouveaux et exigeants qui nous attendent.</p>
<p>Je crois que nous sentons tous que s&#8217;ouvrent les grandes avenues où les hommes libres passent déjà pour construire une société meilleure (Applaudissements et exclamations).</p>
<p>Un monde meilleur est possible, nécessaire et urgent ! Luttons pour lui !</p>
<p>Hasta la victoria siempre !</p>
<p>(Ovation).</p>
<p>Discours prononcé par Miguel M. Diaz-Canel Bermudez, président de la République de Cuba, à la clôture de la Rencontre anti-impérialiste de solidarité, pour la démocratie et contre le néolibéralisme, au Palais des Conventions, le 3 novembre 2019</p>
<p>(Traduction de la version sténographique de la Présidence de la République)</p>
<p>• (EXCLAMATIONS : « Diaz-Canel, n’hésite pas, les Yankees, frappe-les fort ! » et « Merci, Cuba, garante de la paix !)</p>
<p>Je vous remercie tous.</p>
<p>Je pense que nous sommes tous d&#8217;accord pour dire qu&#8217;il n&#8217;y a pas de meilleur discours que celui des poètes (rires), mais, bon, il nous revient de conclure.</p>
<p>Cher compañero général d&#8217;armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba,</p>
<p>Compañero, frère et président Nicolas Maduro Moros, de la République bolivarienne du Venezuela,</p>
<p>Chers leaders révolutionnaires d&#8217;Afrique, d&#8217;Asie, d&#8217;Amérique latine et des Caraïbes,</p>
<p>Frères, amis, compañeros,</p>
<p>Un salut particulier à tous ceux qui résistent et qui sont venus dans la capitale cubaine, qui a toujours été et sera toujours un point de rencontre pour ceux qui défendent la paix et la solidarité entre les peuples.</p>
<p>Le soutien, l&#8217;enthousiasme, la solidarité dont vous faites preuve, nous touchent et nous engagent, et accompagnés de Raul et Maduro, nous frappons fort les Yankees (applaudissements).</p>
<p>Nous sommes revenus récemment d&#8217;un long et intense voyage à travers des pays européens, qui comprenait une visite en Azerbaïdjan pour assister au 18e Sommet du Mouvement des pays non-alignés.</p>
<p>Les Non-alignés, qui s&#8217;étaient affaiblis à la fin de la Guerre froide, sont revenus à l&#8217;esprit de Bandung, la Déclaration qui leur a donné naissance. Ils sont mobilisés par le cours dramatique des événements et la crise du multilatéralisme qui met aujourd&#8217;hui le système des Nations Unies en péril.</p>
<p>Là-bas, Cuba a fermement condamné cette crise qui nous menace tous, notamment les pays les moins développés.</p>
<p>Nous avons dénoncé les responsables de cette situation et nous avons déclaré : « Jamais on n’a autant menti, avec le plus grand cynisme et le coût le plus terrible pour l&#8217;immense majorité de l&#8217;Humanité, en fonction des intérêts d&#8217;une minorité, dont les richesses ont atteint des excès hallucinants.</p>
<p>« En plein 21e siècle, des menaces et des agressions plus ou moins graves pèsent sur tous les gouvernements souverains qui refusent de servir la puissance hégémonique avec l’installation des bases militaires, de livrer leurs ressources ou de céder à leurs ordres. »</p>
<p>Mais nous n’avons pas été les seuls à désigner le coupable par son nom. Plusieurs leaders se sont inquiétés du retour de l&#8217;hégémonisme étasunien, qui menace et agit brutalement contre les gouvernements qu&#8217;il considère comme des ennemis, parce qu&#8217;ils ne partagent pas ses politiques, et il s&#8217;en prend brutalement au socialisme comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un système social inacceptable.</p>
<p>Au niveau mondial, on constate une grande préoccupation du fait des régressions enregistrées dans des domaines importants tels que la paix, l&#8217;autodétermination et la souveraineté des nations, l&#8217;environnement et la lutte contre les changements climatiques, les droits humains, la justice sociale et la recherche de l&#8217;équité économique.</p>
<p>Dans notre zone géographique, en particulier, la préoccupation n&#8217;en est pas moins grande. L&#8217;Amérique latine et les Caraïbes souffrent du retour de la doctrine Monroe et des pires pratiques du maccarthysme. La succession incontrôlée d&#8217;actions d&#8217;ingérence lancée par l&#8217;administration étasunienne actuelle depuis son arrivée au pouvoir repose sur les postulats de ces deux politiques impérialistes.</p>
<p>Le président des États-Unis et sa cour des faucons se déchaînent contre la Révolution cubaine, la Révolution bolivarienne, les dirigeants politiques de la gauche brésilienne, bolivienne, argentine et les mouvements sociaux, populaires et progressistes de toute la région qu’ils considèrent comme leur arrière-cour.</p>
<p>Le système interaméricain réactive des mécanismes qui éveillent des souvenirs odieux pour la région, tels que le Traité d&#8217;assistance réciproque (TIAR) et l&#8217;OEA immorale, qui se consolide comme un instrument de pression politique des États-Unis et des oligarchies qui défendent le néolibéralisme.</p>
<p>Comment ne vais-je pas rire de l&#8217;OEA, si c&#8217;est une chose tellement laide, tellement laide qu’elle prête à rire (Applaudissements). C’est cela que chantaient nos parents dans les années où cette organisation avait expulsé Cuba parce qu’elle ne s’était pas soumise aux ordres de Washington. Qu’allons-nous lui chanter maintenant, alors qu’elle n’a pas pu mettre le Venezuela à genoux et qu’elle veut s’enlever une épine du pied en contrôlant la Bolivie ?</p>
<p>Ils se sont précipités dans ce pays, inquiets des résultats électoraux de la nation latino-américaine, l&#8217;une de celles dont la croissance a été la plus rapide et la meilleure de cette dernière décennie, après avoir été la plus pauvre et la plus sous-développée du Cône Sud pendant des siècles.</p>
<p>C’est certain, l&#8217;OEA est une chose très laide. Et très cynique. Ses « préoccupations » ne parviennent pas jusqu’aux profondeurs de la colère des peuples qui s&#8217;élèvent contre le néolibéralisme et reçoivent des balles, des gaz et du plomb lorsqu’ils manifestent pacifiquement.</p>
<p>Compañeros,</p>
<p>Il est très important d’observer dans cette guerre qui se livre contre nous la progression de son complément médiatique. Les tanks de l&#8217;offensive culturelle et symbolique visant à légitimer les injustices du système capitaliste, à disqualifier les alternatives politiques de gauche et à détruire l&#8217;identité culturelle de nos nations avancent toujours à l&#8217;avant-garde des politiques impériales, comme une étape préalable à leur déstabilisation.</p>
<p>Récemment, en Azerbaïdjan, nous avons pu démentir le mensonge que Washington a tenté d&#8217;imposer comme matrice contre le gouvernement légitime vénézuélien.</p>
<p>Lorsque Nicolas Maduro Moros, en sa qualité de précédent président du Mouvement, a dirigé la première partie de l&#8217;Assemblée et a remis la présidence pro tempore à l&#8217;Azerbaïdjan, pratiquement toutes les délégations participantes – environ 120 à différents niveaux de représentation – ont reconnu et félicité la République bolivarienne pour l’accomplissement de son mandat à la tête du Mouvement des pays-non alignés (applaudissements).</p>
<p>Où donc était le soi-disant rejet du Venezuela par la communauté internationale ? Pourquoi n&#8217;y a-t-il pas eu une seule expression de rejet ou de critique contre le gouvernement bolivarien par les gouvernements qui représentent la majorité absolue des Nations unies ? Or, dans le cadre de la guerre des symboles, du lynchage médiatique qui a été lancé contre Maduro, à l&#8217;autre bout du monde, les médias ont publié jusqu’à satiété qu’il n’a aucun soutien international.</p>
<p>Sur le plan interne, ils ne traitent pas mieux non plus les politiciens qui croient sérieusement qu&#8217;un changement est nécessaire aux États-Unis. Le discours est agressif et disqualifiant pour tous ceux qui ne partagent pas le comportement du président, qui annonce sur son compte Twitter des décisions qui affectent des millions de personnes et affiche des attitudes condamnables en tout lieu.</p>
<p>Il parle du socialisme sans la moindre idée de ce que cela signifie. Et il décrète la fin de toute expérience ou de tout programme politique visant à surmonter l&#8217;injustice dominante, comme s’il détenait le cours de l&#8217;Histoire.</p>
<p>Il n&#8217;a pas été le premier empereur à se le proposer. Et il ne sera sûrement pas le dernier à échouer. Parce que seuls les peuples peuvent changer l&#8217;Histoire (Applaudissements).</p>
<p>Fidel a dit à maintes reprises que le mensonge était le principal adversaire à vaincre en politique et que dire la vérité est le premier devoir de tout révolutionnaire. C&#8217;est l&#8217;une de nos missions fondamentales en tant que politiciens révolutionnaires. Le premier ennemi à renverser est le mensonge et plus encore le mensonge impérialiste (Applaudissements).</p>
<p>C’est avec des mensonges qu’ils ont assiégé Cuba et l&#8217;ont écartée de son environnement naturel pendant des années. C’est avec des mensonges qu’ils ont envahi des nations, détruit des peuples, ont fait reculer des régions entières dans la voie de leur développement.</p>
<p>Avec des mensonges, ils ont attaqué l&#8217;Irak et la Libye et les ont plongés dans l&#8217;instabilité. Avec des mensonges, ils ont fait de la Syrie un terrain d&#8217;essai pour les armements et un théâtre pour les opérations terroristes, qu&#8217;ils ont financées sous de fausses bannières de démocratie et de liberté.</p>
<p>C’est avec d’énormes et de ridicules mensonges qu’ils accusent Cuba, le Venezuela et le Forum de Sao Paulo de promouvoir les soulèvements populaires dans n&#8217;importe quel coin de la planète, alors qu’ils se cachent les yeux, les oreilles et la bouche, pour ne pas voir, ne pas entendre, ne pas admettre ce que les peuples crient dans la rue : le néolibéralisme est un échec économique et une catastrophe sociale. (Applaudissements)</p>
<p>Ils appliquent cette technique de manière perverse dans la tentative désespérée de renverser le gouvernement bolivarien du Venezuela et, en même temps, de nuire à Cuba. Même si son origine remonte aux années d&#8217;une intégration brillante et réussie au cours desquelles Chavez et Fidel ont créé l&#8217;ALBA, ces derniers mois, les États-Unis ont lancé, avec une grande force, une campagne mensongère contre toute forme de relation entre nos deux pays.</p>
<p>On nous accuse de soutenir la Révolution bolivarienne, à partir d’une version archaïque de la théorie des satellites qu’ils avaient lancée à l’époque contre l’ancienne Union soviétique et ils invoquent ce prétexte pour justifier le blocus.</p>
<p>La coopération médicale cubaine est une cible d&#8217;attaque permanente. Il s&#8217;agit de discréditer un effort noble et solidaire que le monde entier reconnaît et qui, avec l&#8217;École latino-américaine de médecine et la Brigade Henry Reeve contre les catastrophes naturelles, constitue l&#8217;expression la plus authentique et la plus réussie de la coopération entre pays en voie de développement (Applaudissements).</p>
<p>Les trois projets, œuvres d&#8217;une valeur humaine incontestable, sont nés des idées de Fidel afin d’exalter la solidarité internationale.</p>
<p>Plus de 400 000 professionnels cubains de la santé ont fourni des services dans 164 pays. En ce moment, plus de 29 000 d’entre eux prennent en charge des populations vulnérables de 65 pays.</p>
<p>Rien n&#8217;en dit plus long sur l&#8217;essence humaniste de la Révolution cubaine que cette coopération. C’est pourquoi leur acharnement à la dénigrer et à la détruire ne nous surprend pas. La solidarité est étrangère au capitalisme.</p>
<p>C&#8217;est contre eux, et malgré eux, que le colonialisme et l&#8217;apartheid ont été vaincus en Afrique, où les meilleurs enfants de la Révolution cubaine ont partagé leurs sacrifices et même leur sang avec les combattants angolais, namibiens et d’autres nationalités. De là, où les empires sont toujours allés pour piller, nous n&#8217;avons rapporté que nos morts (Applaudissements) et la conviction d&#8217;avoir accompli « le plus sacré de nos devoirs : lutter contre l&#8217;impérialisme où qu&#8217;il soit », comme Che Guevara nous l’a laissé en héritage.</p>
<p>Défense, éducation, santé, science&#8230;. La coopération cubaine, fille de la solidarité en tant que principe, a été, est et sera dans tout noble secteur de l&#8217;activité humaine, où nous pourrons apporter notre contribution. Être solidaires, c&#8217;est payer notre propre dette envers l&#8217;Humanité (Applaudissements).</p>
<p>Cuba est condamnée et sanctionnée sans limite pour être solidaire et cohérente avec son histoire de luttes et de sacrifices, pour être la sœur et l’amie des peuples qui résistent.</p>
<p>À l’heure actuelle, notre Patrie subit un durcissement criminel du siège, le renforcement d&#8217;une politique immorale et illégale que l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies condamne pratiquement à l&#8217;unanimité depuis plus de 30 ans, sans que les États-Unis ne réagissent face à l’exigence mondiale.</p>
<p>Il s&#8217;agit là d&#8217;une autre preuve de non-respect des normes du Droit international, qui s&#8217;est particulièrement fait sentir avec l’application d&#8217;une loi illégale telle que la Helms Burton, qui poursuit et sanctionne les pays tiers, ce qui internationalise le blocus.</p>
<p>Étant donné que ces pièges ne suffisent pas à vaincre un peuple qui lutte depuis 151 ans pour son indépendance et qui ne l&#8217;abandonnera jamais, l&#8217;empire a recourt maintenant à des pratiques de siège, de persécution et de sanctions contre des pays, des entreprises et des navires qui contribueraient au transport de carburant vers Cuba.</p>
<p>Comment peut-on décréter une telle action et déclarer ensuite qu&#8217;elle vise à isoler le gouvernement cubain et à aider son peuple ?</p>
<p>Depuis l&#8217;époque du célèbre Mémorandum de Mallory, Cuba sait très bien, de la bouche de ses propres créateurs, quel est le premier et dernier objectif du blocus.</p>
<p>Le fonctionnaire yankee déclarait : « La majorité des Cubains soutiennent Castro (&#8230;) Il n&#8217;y a pas d&#8217;opposition politique effective (&#8230;) Le seul moyen possible pour annihiler le soutien interne au gouvernement est de provoquer le désenchantement et le découragement par l’insatisfaction économique et la pénurie. (&#8230;) Il faut rapidement mettre en pratique tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique […] en refusant à Cuba des facilités financières et des approvisionnements, afin de réduire les salaires individuels et réels, l’objectif étant de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement ». Quelle perversité !</p>
<p>Nous ne nous lasserons pas de le répéter pour que nul ne s’y trompe. La politique des États-Unis contre Cuba était très explicite dans ce document, daté du 6 avril 1960.</p>
<p>Mais avant le Mémorandum de Mallory, il existe d&#8217;autres documents et des politiques qui révèlent le caractère historique du zèle impérial vis-à-vis de Cuba et du reste de Notre Amérique. Depuis la théorie du « fruit mûr » et de la Doctrine Monroe, remise au goût du jour.</p>
<p>Marti l&#8217;a compris avec plus de clarté que d’autres et nous en a averti dans son testament politique, sa lettre inachevée du 18 mai 1895, où il révèle le but supérieur de son combat pour changer les destinées de l&#8217;Île.</p>
<p>« … Je cours désormais tous les jours le risque de donner ma vie pour mon pays et pour mon devoir – puisque c&#8217;est ainsi que je le comprends et que j&#8217;ai assez de forces pour l&#8217;accomplir – qui est d&#8217;empêcher à temps, par l&#8217;indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s&#8217;étendent dans les Antilles et ne retombent, avec cette force de plus, sur nos terres d&#8217;Amérique. Tout ce que j&#8217;ai fait à ce jour et tout ce que je ferai, vise à ce but&#8230; »</p>
<p>À force de sacrifices, de résistance et grâce à la solidarité, notre peuple a maintenu sa Révolution pendant toutes ces années. La force du processus ne pourrait s&#8217;expliquer sans cette volonté populaire. Et cette volonté n&#8217;existerait pas non plus sans le haut niveau de participation du peuple à sa destinée.</p>
<p>Parce qu’il faut le dire en toutes lettres : la seule chose, contenue dans le document de Mallory, qui n&#8217;a pas été accomplie est le renversement du gouvernement cubain. Les punitions imaginées par l&#8217;empire au comble de la cruauté sont appliquées en ce moment même comme s’il s’agissait d’une loi.</p>
<p>Quant à la solidarité, nous vous sommes extrêmement reconnaissants pour l&#8217;articulation du soutien matériel et pour la tendresse des peuples.</p>
<p>Et nous le disons aujourd&#8217;hui, alors que Cuba a besoin que redouble et se multiplie le soutien à sa cause, qui est la cause de la souveraineté et de la liberté des peuples de notre Amérique et du monde.</p>
<p>« La vérité et la tendresse ne sont pas inutiles », disait Marti. Et bien qu&#8217;il semble parfois que l’on ne peut pas changer les choses, qu&#8217;elles ne peuvent pas vaincre les politiques ni ébranler les empires, l&#8217;histoire de l&#8217;Humanité et l&#8217;histoire même de la Révolution cubaine sont là pour prouver que, oui, c’est possible (Applaudissements).</p>
<p>Cuba est la meilleure preuve de tout ce que peut faire la solidarité des peuples. Quand l&#8217;impérialisme nous a éloignés de Notre Amérique, en nous expulsant pour notre honneur et notre chance de l&#8217;OEA discréditée, quand on nous a laissés seuls au milieu du continent, brandissant les drapeaux révolutionnaires d&#8217;un continent de rébellion tenace, ici, nous avons fondé l&#8217;Institut cubain d&#8217;amitié avec les peuples (Applaudissements).</p>
<p>Ce fut une idée de Fidel. Nous n&#8217;étions pas intéressés par les relations avec les gouvernements soumis à l&#8217;empire, au sein de son ministère des colonies. Nous étions intéressés et nous le sommes encore, en priorité, par l&#8217;amitié des peuples (Applaudissements).</p>
<p>L&#8217;amitié des peuples d&#8217;Amérique et du monde a encouragé les gouvernements. Aujourd&#8217;hui, Cuba entretient des relations diplomatiques avec plus de 160 pays et c’est à travers la solidarité aussi que nous avons touché plus de la moitié d&#8217;entre eux.</p>
<p>Nombre des leaders politiques et sociaux réunis ici se souviendront, parce qu&#8217;ils y ont participé, des rencontres continentales de Lutte contre la ZLEA, lancées par le commandant en chef.</p>
<p>C&#8217;est ainsi qu&#8217;est née la Campagne continentale contre la ZLEA, qui a mobilisé des millions de personnes et semé la conscience de la nécessité de surmonter les différences secondaires afin de réaliser l&#8217;unité de toutes les forces et de faire face à ce projet de recolonisation impérialiste. Et que s&#8217;est-il passé ? Nous l&#8217;avons vaincue (Applaudissements).</p>
<p>La défaite de la ZLEA, tout comme la défense historique de la Révolution cubaine, sont des objectifs de lutte couronnés de succès qui nous laissent une grande leçon : nous ne pouvons triompher ni fragmentés ni divisés. Nous pouvons construire des projets communs contre l&#8217;agression impérialiste et ses alliés oligarchiques en travaillant à partir de tout ce que nous avons en commun.</p>
<p>Nous continuerons à lutter contre le blocus sur tous les terrains. D&#8217;abord ici, en travaillant, en créant et en résistant sans renoncer au développement.</p>
<p>La ressource la plus précieuse de Cuba est son peuple : imaginatif, joyeux, entreprenant, courageux et créatif.</p>
<p>Un peuple qui est d&#8217;abord et avant tout l&#8217;architecte de l’œuvre révolutionnaire dans les conditions les plus difficiles.</p>
<p>Si nous avons choisi ensemble la voie du socialisme, y compris lorsque l&#8217;empire a imposé la théorie ridicule de la Fin de l&#8217;Histoire, c&#8217;est parce que ce n&#8217;est qu&#8217;avec le socialisme que nous atteignons la justice sociale et l&#8217;égalité des droits pour tous.</p>
<p>L&#8217;unité autour de ce projet anti-impérialiste, libérateur, socialiste et solidaire est la conséquence de siècles de lutte pour un idéal unitaire et la confirmation que nous devons tout à l&#8217;unité. C&#8217;est pour cela qu’ils s’efforcent de la briser. C&#8217;est pour cela qu’ils destinent des millions à la subversion politique et au financement de projets de recolonisation culturelle.</p>
<p>Ils ont voulu nous vendre, enveloppés dans du papier de soie et des guirlandes sophistiquées, un monde qui se brise en mille morceaux à quelques pas de nos frontières, dans Notre Amérique, dont les ressources ont été transférées immoralement aux sociétés transnationales à l&#8217;ère du néolibéralisme, qui aujourd&#8217;hui passe la facture.</p>
<p>La recette pour son application consiste à convaincre les masses que c&#8217;est le moyen le plus rapide et le plus efficace d&#8217;atteindre la prospérité. Le marché aveugle mais omnipotent, disaient-ils, veillera à ce que les gens d’en bas profitent des avantages qui couleront spontanément des cornes de l&#8217;abondance entre les mains des élites. Quelle plaisanterie cruelle !</p>
<p>C&#8217;est ainsi que l’on est arrivé à l&#8217;inégalité scandaleuse qui a fait que 1% de la société possède plus que les 99% restants.</p>
<p>La très puissante industrie de la publicité et du divertissement, qui brasse presque autant d&#8217;argent que le commerce des armes ou de la drogue, a construit le mythe de l&#8217;accès de tous au monde de rêves qui se transforment en cauchemars et en colère populaire.</p>
<p>Le vide politique apparaît alors. De nombreux partis, en concurrence avec des techniques de marketing pour le pouvoir limité que leur confère le marché pour gérer les restes du pillage, révèlent le mensonge de la démocratie que l&#8217;on a tenté d&#8217;imposer comme modèle de liberté. La majorité d&#8217;entre eux accèdent au gouvernement sans véritables programmes de transformation économique et sociale.</p>
<p>Et lorsqu’apparaissent des processus déterminés à changer le statu quo, on met en branle le plan de discrédit, de coup d&#8217;État « mou », de la « lawfear » ou judiciarisation du politique.</p>
<p>Tous les dirigeants latino-américains des deux dernières décennies, vainqueurs à un certain point des pires effets du néolibéralisme à travers des politiques sociales et inclusives, ont été ou sont soumis à des persécutions, des accusations et y compris des emprisonnements injustes, comme celui que le leader incontesté du Brésil Luiz Inacio « Lula » da Silva, Liberté pour Lula ! Exigeons-nous depuis cette tribune (Applaudissements et exclamations : « Lula libre ! ») Liberté pour Lula, maintenant ! (Applaudissements.)</p>
<p>Nous vivons à l&#8217;ère des communications. Construisons donc, ensemble, des plateformes émancipatrices pour opposer aux colonisateurs nos plus grands efforts et nos énergies pour un monde meilleur.</p>
<p>L&#8217;ère de la confusion est révolue. Nos peuples ont payé très cher des essais économiques et politiques qui n&#8217;ont apporté du bien-être qu&#8217;aux élites, dans le style du voyou à la tête de l&#8217;empire, qui croit que le monde peut être acheté et vendu sur le marché boursier.</p>
<p>Les récentes victoires de la gauche en Bolivie et en Argentine, la résistance héroïque du Venezuela et de Cuba au siège économique total, les protestations anticoloniales qui ont mis un frein aux recettes du marché, ne peuvent pas nous démobiliser à nouveau.</p>
<p>La gauche doit apprendre et assumer enfin la dure leçon de ces années de lutte où la fracture et la désunion ont affaibli nos forces et la droite s&#8217;est lancée dans la reconquête et dans la destruction de ce qui avait été réalisé.</p>
<p>Je me félicite de la forte représentation de jeunes dans cette salle et dans les rues de Notre Amérique où la protestation s&#8217;est installée contre les abus du néolibéralisme.</p>
<p>Voir les jeunes se rebeller et se battre pour leurs droits et pour un meilleur destin pour leur pays est à la fois encourageant et difficile (Applaudissements). Car, comme Fidel nous l&#8217;a enseigné, la lutte de cette époque s&#8217;exprime avant tout dans le domaine des idées.</p>
<p>Pour l&#8217;Amérique latine et les Caraïbes, nous défendrons toujours la Zone de Paix, proclamée à La Havane en 2014 pendant les jours prometteurs de plénitude d&#8217;une Celac aujourd&#8217;hui en retrait.</p>
<p>Les mobilisations et les manifestations pacifiques avec lesquelles nos peuples revendiquent leurs droits sont exemplaires en ce sens. Et ils sont en train de les conquérir.</p>
<p>Amis, frères, compañeros et compañeras,</p>
<p>Dans votre belle Déclaration de solidarité avec la Révolution cubaine, vous avez écrit : « Les peuples du monde ont besoin de l&#8217;exemple de Cuba », et vous avez rappelé cette phrase martinienne qui a gardé toute sa valeur : « Celui qui se lève aujourd&#8217;hui avec Cuba se lève pour tous les temps. Merci de le dire et de le faire ! (Applaudissements et exclamations de : « Cuba oui, blocus non ! »)</p>
<p>Je suis profondément reconnaissant envers tous ceux qui sont venus, de près ou de loin, à leurs frais, pour répondre à un appel né de vous-mêmes, pour condamner le blocus et pour articuler des actions qui contribueront à le vaincre définitivement.</p>
<p>Je remercie tout particulièrement les dirigeants latino-américains qui ont subi et subissent des persécutions et des sanctions pour avoir tenté de changer l&#8217;Histoire de l’abus par l’Histoire de la libération de nos peuples.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, nous tenons à réitérer notre ferme soutien et notre solidarité avec le président légitime du Venezuela, Nicolas Maduro (Applaudissements), et à l&#8217;union civique et militaire de son peuple, et avec le commandant Daniel Ortega Saavedra et le Front sandiniste de libération nationale du Nicaragua, également attaqués (Applaudissements et exclamations : Vive Sandino !).</p>
<p>Les tentatives persistantes de déstabilisation auxquelles leurs gouvernements sont confrontés commencent à s’étendre et nous le voyons aujourd&#8217;hui dans la prétention des forces de droite à dérober la victoire d&#8217;Evo Morales en Bolivie, à promouvoir la violence et à ignorer les résultats à travers ce qui est clairement l&#8217;articulation d&#8217;un coup d’État que nous nous devons de dénoncer (Applaudissements et exclamations : « Ils ne passeront pas ! »).</p>
<p>Pour cette raison, nous réitérons ici nos félicitations à Evo pour sa victoire électorale convaincante, ainsi qu&#8217;à Alberto et Cristina Fernandez, qui ouvrent un nouvel espoir en Argentine (Applaudissements).</p>
<p>Notre solidarité, effective et invariable, avec toutes causes les justes pour lesquelles nous combattons dans la région et dans le monde : avec l&#8217;indépendance de Porto Rico (Applaudissements et exclamations de : « Indépendance pour Porto Rico !&#8221;), dont le peuple a su maintenir son identité, son drapeau et son zèle pour l&#8217;indépendance durant plus d&#8217;un siècle de colonialisme et constitue un symbole extraordinaire de la puissante résistance culturelle de l&#8217;Amérique latine et des Caraïbes,vive Porto Rico libre ! (Applaudissements et exclamations de : « Vive ! »)</p>
<p>Nous soutenons également la demande historique de l&#8217;Argentine de recouvrer sa souveraineté sur les îles Malouines (Applaudissements).</p>
<p>Nous condamnons l&#8217;intervention impérialiste contre la Syrie et, avec vous, nous exigeons le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale (Applaudissements).</p>
<p>Nous ratifions également notre solidarité avec les luttes des peuples palestinien et sahraoui pour le droit à l&#8217;autodétermination (Applaudissements), avec le processus de rapprochement et de dialogue intercoréen et pour la fin des sanctions contre la République populaire démocratique de Corée, et avec le processus de paix en Colombie (Applaudissements).</p>
<p>Aucune cause juste ne nous est étrangère, et en tant que nation qui doit une partie de son existence à la solidarité, nous ne renoncerons jamais, par conviction, à sa pratique (Applaudissements).</p>
<p>Frères, sœurs,</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, vous avez appelé à l&#8217;unité des forces politiques et du mouvement social et populaire des gauches à continuer à former la conscience, à générer des idées et en les organisant pour la lutte.</p>
<p>Nous voyons cette lutte dans la bataille pour la vérité. C&#8217;est à nous de vaincre les mensonges sur lesquels les guerres de toutes sortes sont menées contre nos peuples : en informant, persuadant, mobilisant, marchant avec les pauvres du pays, qui en ont assez des mensonges et des abus. En proposant et en créant des programmes qui répondent aux demandes les plus pressantes des travailleurs, des étudiants, des paysans, des intellectuels et des artistes.</p>
<p>Le plan d&#8217;action approuvé nous confirme que les secteurs progressistes sont conscients de l&#8217;urgence de l&#8217;unité, si nous voulons vraiment construire ensemble un projet d&#8217;émancipation anti-impérialiste, engagé dans une intégration authentique et si souvent reportée.</p>
<p>Au nom de Cuba, nous voulons réaffirmer devant vous que nous, la nouvelle génération de dirigeants cubains, formée et éduquée par la génération historique de Fidel et Raul, continuons d&#8217;être révolutionnaires, socialistes, fidélistes et martiniens (Applaudissements), et que nous ne céderons pas un millimètre dans nos positions en faveur de l&#8217;indépendance, la souveraineté et la justice sociale. Et en tant que lien avec les peuples qui luttent et qui résistent, nous maintiendrons toujours comme principe fondamental la solidarité à laquelle nous devons tant.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi nous faisons nôtres les paroles de Fidel, il y a plus de 50 ans, lorsque, se référant à la solidarité précoce que la Révolution a trouvée avec sa cause, il déclara : « Le monde a été solidaire avec Cuba et c&#8217;est pourquoi Cuba se sent chaque jour de plus en plus solidaire avec tous les peuples du monde. »</p>
<p>En mémoire de Fidel et de Chavez, deux des grands de Notre Amérique, que nous avons eu la chance de connaître, d&#8217;écouter et de suivre dans la pratique la plus altruiste de la solidarité, reprenons leurs œuvres comme guide pour les temps nouveaux et exigeants qui nous attendent.</p>
<p>Je crois que nous sentons tous que s&#8217;ouvrent les grandes avenues où les hommes libres passent déjà pour construire une société meilleure (Applaudissements et exclamations).</p>
<p>Un monde meilleur est possible, nécessaire et urgent ! Luttons pour lui !</p>
<p>Hasta la victoria siempre !</p>
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		<title>Miguel Diaz-Canel est arrivé au Venezuela pour assister à l&#8217;investiture du Président Nicolas Maduro Moros</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jan 2019 00:19:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, est arrivé en République bolivarienne du Venezuela pour participer à la cérémonie de prestation de serment marquant la réélection du président constitutionnel, Nicolas Maduro Moros, légitimement réélu le 20 mai 2018 par le peuple vénézuélien.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3877" alt="Diaz Venezuela" src="/files/2019/01/Diaz-Venezuela.jpg" width="300" height="248" />Le président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, est arrivé en République bolivarienne du Venezuela pour participer à la cérémonie de prestation de serment marquant la réélection du président constitutionnel, Nicolas Maduro Moros, légitimement réélu le 20 mai 2018 par le peuple vénézuélien.</p>
<p>Pendant son séjour, Diaz-Canel exprimera la solidarité et le soutien du peuple et du gouvernement cubains au président Nicolas Maduro pour son nouveau mandat à la tête du gouvernement vénézuélien et de l&#8217;union civique et militaire du peuple bolivarien</p>
<p>Cette occasion sera propice pour réaffirmer les excellentes relations qui existent entre les peuples et les gouvernements du Venezuela et de Cuba.</p>
<p>Le président cubain est accompagné du ministre des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla et de l&#8217;ambassadeur de Cuba auprès de la République bolivarienne du Venezuela, Rogelio Polanco Fuentes.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>2018 : une année de continuité bien remplie</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jan 2019 00:10:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[CONTINUITÉ. Ce fut probablement le mot qui résume cette année 2018, parce que chacun de ses jours, dans une séquence ininterrompue, en a été le témoignage. 2018 aura sans doute été un « pan d'une histoire majeure », chargé de symboles et aussi de difficultés.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3875" alt="Raul y Canel" src="/files/2019/01/Raul-y-Canel.jpg" width="300" height="249" />CONTINUITÉ. Ce fut probablement le mot qui résume cette année 2018, parce que chacun de ses jours, dans une séquence ininterrompue, en a été le témoignage. 2018 aura sans doute été un « pan d&#8217;une histoire majeure », chargé de symboles et aussi de difficultés.</p>
<p>Concernant ces dernières, nous en savons quelque chose, parce que nous les avons vécus et supportées. Certaines sont encore présentes et nous en avons dépassé d’autres, avec plus ou moins de réussite. À propos des symboles, permettez-moi de faire miennes les paroles du président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez, dans son discours de clôture de la 2e Période ordinaire des sessions de l&#8217;Assemblée nationale du Pouvoir populaire, dans sa 9e législature : « Si nous ne prêtions attention qu&#8217;aux symboles, il suffirait de citer les 150 années de lutte acharnée pour notre indépendance que marquent 2018 et l’anniversaire des 60 années de combat, de résistance et de créativité pour le triomphe définitif, dès la première minute de 2019. »</p>
<p>L&#8217;année qui vient de s’achever a connu l’élection d&#8217;un nouveau président à Cuba; et ce fait fut aussi transcendant que naturel : le passage de cette génération historique à une autre, qui ne s’est pas forgée dans la Sierra, mais qui s’est préparée comme une sauvegarde et qui, s’inspirant des mêmes essences, s’est montrée prête à créer, à conquérir&#8230;</p>
<p>2018 s&#8217;est également terminée avec l&#8217;approbation d&#8217;une nouvelle Constitution, à l’issue de la construction collective la plus vaste que nous ayons connue.</p>
<p>Ce processus de consultation populaire permit également une croissance collective et individuelle, car nous nous sommes enrichis en culture juridique, en maturité politique&#8230; et nous sommes parvenus aux consensus nécessaires – qui n&#8217;est pas l’unanimité –, à partir de nos propres divergences. L&#8217;unanimité est venue plus tard, parce que le « Oui » du Parlement à la Constitution a été unanime. Un « Oui » de soutien tourné vers l&#8217;avenir.</p>
<p>Sur le plan économique et social, la situation financière est restée tendue, tout comme elle le sera en 2019, et en vue des réorganisations indispensables, plusieurs réglementations visant la mise en œuvre des Orientations ont été émises.</p>
<p>Au cours des mois qui se sont écoulés, nous avons vu de près la gestion d’un gouvernement qui se construit en restant à l’écoute du peuple, parce que c&#8217;est ce à quoi nous avaient habitués ses prédécesseurs. Nous avons également constaté les progrès, encore insuffisants, du gouvernement électronique et de l&#8217;informatisation, ainsi que l&#8217;importance accordée à la communication.</p>
<p>De nouvelles modifications à la politique d’attribution des terres en friche de l’État en usufruit ont été approuvées par le Décret-Loi n° 358. Photo: Ismael Batista<br />
La Politique du logement, la réorganisation du travail à son compte et l&#8217;attention portée aux besoins d&#8217;assistance et de sécurité sociale ont également marqué cette année.</p>
<p>Toutefois, ce qui a été réalisé n&#8217;est qu&#8217;une partie de tout le travail qu’il nous reste à faire. 2018 nous a laissé au seuil d&#8217;un nouveau départ.</p>
<p>JANVIER<br />
POLITIQUE MIGRATOIRE</p>
<p>Les mesures migratoires adoptées en octobre 2017 sont entrées en vigueur dans le cadre du processus continu et irréversible de mise à jour que Cuba a entrepris dans ce domaine depuis janvier 2013.</p>
<p>La suppression de l&#8217;« habilitation » du passeport pour les voyages à Cuba des émigrants cubains et l&#8217;autorisation d&#8217;entrée et de sortie du territoire pour les citoyens cubains résidant à l&#8217;étranger dans des bateaux de plaisance, par les marinas internationales Hemingway et Gaviota-Varadero, font partie des normes qui sont entrées en vigueur.</p>
<p>Ont également été établies l’autorisation d&#8217;entrée sur le territoire pour les citoyens cubains ayant quitté le pays illégalement, à l&#8217;exception de ceux qui l’ont fait par la Base illégale installée par les États-Unis à Guantanamo, ainsi que la suppression de l&#8217;obligation de résidence à Cuba [de 90 jours] pour les enfants de Cubains nés à l&#8217;étranger pour obtenir la citoyenneté cubaine et leurs papiers d&#8217;identité.</p>
<p>FÉVRIER<br />
SÉCURITÉ SOCIALE</p>
<p>Conformément à la politique approuvée visant le perfectionnement de la base productive du secteur agricole, le Décret-loi 351 « Régime spécial de Sécurité sociale pour les membres des coopératives des Unités de base de production coopérative » a été publié.</p>
<p>La législation correspond à l’Orientation 140 de la Politique économique et sociale du Parti et de la Révolution, concernant la réduction de la participation relative du Budget de l&#8217;État au financement de la Sécurité sociale et l&#8217;application de régimes fiscaux spéciaux au secteur non étatique.</p>
<p>La norme conserve des principes de base tels que la protection du membre de la coopérative en cas de maladie ou d&#8217;accident – qu&#8217;il soit d&#8217;origine commune ou professionnelle –, de vieillesse, d&#8217;invalidité totale – temporaire ou permanente ou de maternité. En cas de décès, la famille sera protégée, comme le prévoit le régime général des travailleurs dans le secteur étatique.</p>
<p>AVRIL<br />
ÉLECTIONS GÉNÉRALES</p>
<p>Les élections générales à Cuba se sont achevées par l&#8217;élection, par les députés à l&#8217;Assemblée nationale du Pouvoir populaire, des membres du Conseil d&#8217;État et de son président, Miguel Diaz-Canel Bermudez, membre du Bureau politique. Avec cette élection, chargée de symbolisme, la continuité s’incarna dans des visages.</p>
<p>JUILLET<br />
TRAVAIL À SON COMPTE</p>
<p>Afin de perfectionner le travail à son compte, 20 normes juridiques ont été publiées, regroupées en cinq Décrets-lois et un décret, ainsi que 14 résolutions complémentaires impliquant les ministères du Travail et de la Sécurité sociale, des Finances et des Prix, de l&#8217;Économie et du Plan, de la Santé publique, de l&#8217;Industrie, du Transport et de l&#8217;Institut d&#8217;aménagement du territoire.</p>
<p>Le contenu des normes répondait, d&#8217;une part, à certaines demandes des travailleurs à leur compte et, d&#8217;autre part, incorporait des réglementations pour améliorer l&#8217;exercice et le suivi des activités, ainsi que le contrôle fonctionnel à tous les niveaux : depuis la municipalité jusqu’à la nation.</p>
<p>La large participation populaire a reflété le haut niveau de formation culturelle et politique du peuple cubain. Photo: Internet<br />
En décembre, d&#8217;autres modifications ont été publiées lors de leur entrée en vigueur : suppression de l&#8217;octroi d&#8217;une licence unique ; de la limite de 50 places dans les activités de vente d’aliments [restaurants privés, cafétérias]. Concernant le compte bancaire fiscal, le solde minimum à conserver sur le compte par le contribuable est réduit à deux cotisations mensuelles au lieu de trois, et le montant des recettes que le travailleur à son compte n’est pas obligé de déposer sur ce compte bancaire est relevé à 35%.</p>
<p>AOÛT<br />
INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS</p>
<p>De nouvelles normes ont été publiées dans le but de dynamiser les processus de négociation et de concrétisation des projets à investissements étrangers, à travers la simplification des démarches à suivre par les investisseurs lors de la phase de présentation de leur affaire et la réduction du volume des études préliminaires :</p>
<p>Décret n° 347, de 2018, modifiant le Décret n° 325, Règlement de la loi n° 118 sur les investissements étrangers.</p>
<p>Résolution n° 206, de 2018, du MINCEX, qui abroge la n° 128 et établit le fonctionnement de la Commission d&#8217;évaluation des entreprises à investissements étrangers.</p>
<p>Résolution n° 207 de 2018, du MINCEX qui abroge la n° 129 et met à jour les Bases méthodologiques pour la présentation de l&#8217;information financière.</p>
<p>Résolution n° 14, de 2018, du MTSS, qui abroge la n° 16 et modifie certains aspects du Régime du travail des investissements étrangers.</p>
<p>DISTRIBUTION DE TERRES EN FRICHE</p>
<p>De nouvelles modifications de la politique d’attribution de terres en friche appartenant à l’État en usufruit ont été adoptées par le Décret-Loi no 358 et son règlement d&#8217;application, le Décret no 350, qui consolident le processus d’attribution de terres et accordent de meilleures garanties aux usufruitiers, tout en permettant à l&#8217;État de mieux contrôler l&#8217;utilisation efficace et rationnelle des terres, en vue de développer la production agricole et forestière du pays.</p>
<p>PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE</p>
<p>Deux Décrets-Lois, trois Décrets et cinq Résolutions complémentaires ont été publiés dans le but de porter l&#8217;institutionnalisation à un niveau supérieur et redimensionner la portée de la propriété industrielle en tant qu’outil de gestion.</p>
<p>Décret-Loi n° 336, Sur les dispositions contractuelles de la propriété industrielle dans les affaires juridiques.</p>
<p>Décret-Loi n° 337, Protection contre les pratiques déloyales en matière de propriété industrielle.</p>
<p>Décret n° 341, Sur le Bureau cubain de la propriété industrielle.</p>
<p>Décret n° 342, Règlement d&#8217;application du Décret-Loi n° 290 de 2012, Sur les inventions, les dessins et modèles industriels.</p>
<p>Décret n° 343, Sur le système de propriété industrielle.</p>
<p>Résolution n° 151, du CITMA, qui actualise l&#8217;application à Cuba du Traité de coopération en matière de brevets.</p>
<p>Résolution n° 152, du CITMA, sur la procédure de rémunération des auteurs, inventeurs et obtenteurs [de variétés végétales].</p>
<p>Résolution n° 375 du MINAG, qui définit l&#8217;INIFAT [ Institut de Recherches fondamentale en Agriculture tropicale] comme le service constitué en centre d&#8217;examen des variétés végétales.</p>
<p>Résolution n° 60 de l&#8217;INIFAT sur les tarifs à appliquer par l&#8217;Institut aux personnes physiques et morales, cubaines et étrangères, pour l&#8217;examen des variétés végétales.</p>
<p>Résolution commune n° 1 du CITMA et du MINAG concernant la procédure d&#8217;examen technique des variétés végétales.</p>
<p>GÉOLOGIE</p>
<p>Sont également entrés en vigueur, le Décret 345 sur les principes régissant le fonctionnement de la recherche géologique et du Service géologique de Cuba, ainsi que la Résolution no 125 approuvant l&#8217;organisation et le fonctionnement du Système national d&#8217;information géologique et les bases générales concernant la production, la diffusion, l&#8217;accès, l&#8217;utilisation et la préservation de ces informations.</p>
<p>Ces deux normes constituent l&#8217;expression juridique de la Politique nationale concernant la Géologie, visant à générer et à fournir, de manière systématique, des connaissances géologiques sur le territoire national.</p>
<p>CONSULTATION POPULAIRE</p>
<p>En août a été lancée la consultation populaire sur le projet de Constitution qui s’est déroulé jusqu&#8217;au 15 novembre, lequel a constitué une expression authentique du caractère démocratique et participatif de notre système socialiste. La large participation populaire a reflété le haut niveau de préparation culturelle et politique du peuple cubain, son engagement et son identification majoritaire avec le perfectionnement du système politique, économique et social.</p>
<p>À noter la transparence, l&#8217;organisation, la responsabilité et la rigueur avec lesquelles se sont déroulées la préparation et la tenue des assemblées de discussion du projet de Constitution, ainsi que la saisie, le traitement et l&#8217;analyse des propositions de la population.</p>
<p>Les 2 125 propositions présentées par le ministère des Relations extérieures, reçues de Cubains vivant à l&#8217;étranger, ont également été évaluées, dont 1 150 modifications, 350 ajouts, 406 éliminations et 219 doutes.</p>
<p>OCTOBRE<br />
ASSISTANCE SOCIALE ET SÉCURITÉ SOCIALE</p>
<p>Il a été prévu l&#8217;augmentation du montant de l&#8217;assistance sociale et des pensions minimales de la Sécurité sociale à titre d&#8217;avance partielle sur les dispositions qui seront adoptées pour revoir la situation des salaires, des pensions et des prestations de l&#8217;Assistance sociale. En conséquence, les prestations de l&#8217;assistance sociale ont augmenté de 70 pesos et les pensions minimales de retraite de la</p>
<p>Sécurité sociale ont été portées à 242 pesos.</p>
<p>NOVEMBRE<br />
NOUVELLE VICTOIRE À L&#8217;ONU</p>
<p>Une fois de plus, l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies s&#8217;est prononcée contre le blocus appliqué depuis près de 60 ans contre le peuple cubain pour une simple raison : avoir choisi souverainement de construire son propre destin.</p>
<p>Le 1er novembre, bien que les États-Unis aient tenté de fausser le déroulement normal du processus en présentant huit amendements différents au projet de Résolution appelant à mettre fin au blocus, le vote, qui bénéficie depuis 26 ans du soutien de la grande majorité des pays dans le monde, a eu lieu.</p>
<p>La communauté internationale a rejeté tous les amendements et a de nouveau condamné presque à l&#8217;unanimité le blocus des États-Unis contre Cuba. 189 pays ont voté en faveur de la Résolution cubaine, deux contre (États-Unis et Israël) et il n&#8217;y a eu aucune abstention.</p>
<p>POLITIQUE DE LOGEMENT</p>
<p>La politique du logement à Cuba a été présentée au Conseil des ministres, sur la base de la situation actuelle du fonds national pour le logement, dans le but d&#8217;élaborer une stratégie visant en premier lieu à enrayer la détérioration, puis à trouver une solution globale.</p>
<p>La projection pour la récupération du déficit de logements est estimée à dix ans, en donnant la priorité dans les cinq premières années aux maisons endommagées par les événements climatiques et celles en conditions précaires.</p>
<p>La politique est conçue de telle sorte que le plus grand nombre d’acteurs participent à la construction, notamment les familles ayant besoin d’un logement,</p>
<p>organisée dans le mouvement de la construction par ses propres moyens ; les organismes professionnels de l’État du secteur de la construction ; le mouvement des coopératives agricoles et non agricoles ; les centres de travail, ayant des possibilités réelles d’y participer, ainsi que le système d’entreprises de l’État.</p>
<p>DÉCEMBRE</p>
<p>INTERNET SUR LES TÉLÉPHONES PORTABLES</p>
<p>Dans le cadre de l&#8217;informatisation de la société, la commercialisation du service d&#8217;accès à Internet à travers le réseau mobile de troisième génération (3G) pour les clients à paiement anticipé a été mis en place.</p>
<p>DÉVELOPPEMENT DU COMMERCE ÉLECTRONIQUE</p>
<p>Le Groupe d’entreprise Correos de Cuba est également entré sur le marché cubain du commerce électronique avec le service de mandats nationaux, conformément à la directive stratégique du pays visant à étendre les avantages de l&#8217;informatisation. La boutique située à l’angle de la 5e avenue et de la rue 42, à La Havane, propose désormais un service de vente en ligne.</p>
<p>APPROBATION DE LA CONSTITUTION</p>
<p>L&#8217;Assemblée nationale du Pouvoir populaire (ANPP), lors d&#8217;un vote par appel nominal, a approuvé la nouvelle Constitution cubaine, née d&#8217;un exercice unique de construction collective qui a placé Cuba face à une Constitution moderne, adaptée au pays que nous avons et que nous souhaitons. Sur les 602 députés qui composent l&#8217;ANPP, 19 étaient absents et 583 ont voté oui à la Constitution.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Raul a raccompagné Nicolas Maduro à l’aéroport</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2018 21:19:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste cubain, le général d'armée Raul Castro Ruz, s’est entretenu ce mardi dans la matinée avec le président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro Moros, qui était en visite dans notre pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3768" alt="Raul despide Maduro" src="/files/2018/11/Raul-despide-Maduro.jpg" width="300" height="225" />Le Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste cubain, le général d&#8217;armée Raul Castro Ruz, s’est entretenu ce mardi dans la matinée avec le président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro Moros, qui était en visite dans notre pays.</p>
<p>Par la suite, Raul a raccompagné le chef d’État vénézuélien à l&#8217;aéroport international José Marti de La Havane, et lui a adressé les salutations du président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez, qui à ce moment-là présidait une réunion du Conseil des ministres.</p>
<p>Cette visite du dirigeant bolivarien a coïncidé avec le 18e anniversaire de l&#8217;Accord intégral de coopération Cuba-Venezuela, fondé par les commandants Fidel Castro Ruz et Hugo Chavez Frias, qui allait donner naissance, quatre ans plus tard, à l&#8217;Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA).</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Raul a pris congé de Nicolas Maduro</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jul 2018 16:31:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans la soirée de mercredi, le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, le général d'armée Raul Castro Ruz, a raccompagné à l'aéroport international José Marti le camarade Nicolas Maduro Moros, président de la République bolivarienne du Venezuela, qui était en visite à Cuba à l’occasion de la 24e Rencontre annuelle du Forum de Sao Paulo, qui s’est déroulée à La Havane.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3618" alt="Raul y Maduro" src="/files/2018/07/Raul-y-Maduro.jpg" width="300" height="244" />Dans la soirée de mercredi, le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, le général d&#8217;armée Raul Castro Ruz, a raccompagné à l&#8217;aéroport international José Marti le camarade Nicolas Maduro Moros, président de la République bolivarienne du Venezuela, qui était en visite à Cuba à l’occasion de la 24e Rencontre annuelle du Forum de Sao Paulo, qui s’est déroulée à La Havane.</p>
<p>Le chef d’État vénézuélien était accompagné par la première combattante, Cilia Flores, et du ministre de la Communication et de l&#8217;Information, Jorge Rodriguez.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Tant qu&#8217;il y aura des injustices, il y aura des révolutions</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jul 2018 16:10:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C’est sous une ovation prolongée et des vivats à Fidel que le général d’armée Raul Castro fait son entrée dans la salle principale du Palais des Conventions de La Havane, où il a présidé la cérémonie de clôture de la 24e Rencontre annuelle du Forum de Sao Paulo (FSP).]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3616" alt="Asamblea Nacional" src="/files/2018/07/Asamblea-Nacional.jpg" width="300" height="236" />C’est sous une ovation prolongée et des vivats à Fidel que le général d’armée Raul Castro fait son entrée dans la salle principale du Palais des Conventions de La Havane, où il a présidé la cérémonie de clôture de la 24e Rencontre annuelle du Forum de Sao Paulo (FSP).</p>
<p>En présence du président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez, des chefs d’État Nicolas Maduro, du Venezuela, Evo Morales, de Bolivie, Salvador Sanchez Cerén du Salvador, et de plus de 630 délégués et invités, il a été procédé à la lecture de la « Déclaration de La Havane » et du Plan d&#8217;action qui doit guider le travail du FSP l’année prochaine</p>
<p>Monica Valente, Secrétaire exécutive du FSP, a qualifié cette réunion d&#8217;emblématique et elle a remercié les dirigeants du Parti communiste de Cuba (PCC) et son peuple pour les efforts qu’ils ont déployés en vue d’organiser cette rencontre et pour ouvrir à nouveau leurs bras aux luttes des peuples de la région et du monde, en particulier aux forces politiques et aux mouvements sociaux de la gauche.</p>
<p>Il a préalablement été donné lecture des résolutions finales de chacune des réunions et ateliers sectoriels consacrés aux femmes, aux jeunes, aux parlementaires, à la communication politique et aux médias, à l&#8217;art et à la culture.</p>
<p>Les participants ont également reçu un compte-rendu des débats suscités lors de la Réunion du Réseau de défense de l&#8217;Humanité, du dialogue des articulations et mouvements sociaux avec le FSP, ainsi que de la rencontre entre le Parti de la Gauche Européenne (PGE) et les forces du Forum.</p>
<p>La journée de clôture de l&#8217;événement a été marquée par l’annonce du lancement, au mois d’août, de la campagne internationale « Liberté pour Lula maintenant ! », et de l’organisation d’un tweet mondial en faveur de sa libération, avec le soutien du PGE et de toutes les forces politiques souhaitant s’y joindre, en Asie, en Afrique et aux États-Unis-Canada.</p>
<p>Le discours de clôture a été prononcé par José Ramon Machado Ventura, deuxième secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, qui a rappelé que pour Fidel le mot défaite n&#8217;a jamais existé, qu’il n&#8217;y a eu que des revers temporaires, car tant qu&#8217;il y aura des injustices, il y aura des révolutions.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Cela a valu la peine de parcourir ce chemin de rébellion, de construction d’une alliance</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Dec 2017 23:16:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Allocution de Nicolas Maduro Moros, président de la République bolivarienne du Venezuela, à la cérémonie commémorative du 13e anniversaire de la création de l’ALBA, au Palais des Conventions de La Havane, le 14 décembre 2017, « Année 59 de la Révolution ».]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3253" alt="Rauñ Maduro ALBA" src="/files/2018/01/Rauñ-Maduro-ALBA.jpg" width="300" height="243" />Allocution de Nicolas Maduro Moros, président de la République bolivarienne du Venezuela, à la cérémonie commémorative du 13e anniversaire de la création de l’ALBA, au Palais des Conventions de La Havane, le 14 décembre 2017, « Année 59 de la Révolution ».</p>
<p>(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)</p>
<p>Chers camarades,</p>
<p>Bonsoir à toutes et à tous,</p>
<p>Cher général d’armée, président Raul Castro Ruz,</p>
<p>Camarades des quatorze gouvernements présents du Conseil politique des ministres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA),</p>
<p>Camarades,</p>
<p>Nous venons d’atterrir il y a à peine une heure en provenance d’Istanbul, après environ 16 heures de vol, si bien que je vous demanderai de m’excuser pour toute perturbation mentale (il rit), après tant d’heures de vol et sans dormir.</p>
<p>Nous sommes très heureux d’être à La Havane et, surtout, à l’occasion de la commémoration des 23 ans de cette accolade, de la rencontre entre deux géants de l’histoire : le commandant en chef Fidel Castro Ruz et le commandant bolivarien Hugo Chavez Frias (Applaudissements). L’un ayant parcouru un long trajet d’une intense histoire de combats, de batailles, comme il le disait lui-même, de batailles d’idées, de valeurs, depuis bien avant l’attaque de la Caserne Moncada, héros légendaire de la Sierra Maestra, et ensuite le visage visible de la dignité de Notre Amérique pendant tout le 20e siècle : Fidel.</p>
<p>L’autre, un jeune révolutionnaire, bolivarien, qui à peine sorti de prison, à la suite du soulèvement, de l’insurrection anti-oligarchique, anti-Fonds monétaire international, du 4 février 1992, au sortir de la Prison de la Dignité, comme il l’appela lui-même, saisit la première occasion qui se présenta, en cette même année 1994, pour venir à Cuba et faire la connaissance de Fidel.</p>
<p>Nous commémorons aujourd’hui les</p>
<p>23 ans de cette rencontre. Beaucoup d’entre vous n’étaient pas encore nés, d’autres faisaient leurs premiers pas dans la vie, mais ceux qui comme nous sommes encore jeunes et avons vécu ces décennies 1980 et 1990, nous nous rappelons nettement de la signification du moment où Fidel et Chavez se sont connus et serrés dans une accolade fraternelle, et qu’ils ont trouvé leurs chemins et leurs vies. L’année 1994 était en plein développement, comme aime à le dire Walter Martinez, la période connue comme la décennie perdue, la décennie néolibérale ; le Consensus de Washington s’imposait, de tout son poids écrasant.</p>
<p>Quelques années plus tôt, il s’était produit une catastrophe que seul un prophète sur la Terre aurait pu prévoir : la désintégration et la disparition de l’Union des Républiques socialistes soviétiques et de tout le dénommé camp du socialisme réel de l’Est de l’Europe, impossible à imaginer ni à croire avant que cela ne se produise. Et Cuba résistait depuis ses propres entrailles, depuis sa propre histoire, avec à sa tête un géant : Fidel. C’était au milieu de cette décennie d’offensive impérialiste, de la pensée unique du Consensus de Washington, qui pour Notre Amérique a commencé à s’appeler Alliance pour le commerce des Amériques, ALCA [en espagnol], la Zone de libre-échange, la ZLEA, en 1994.</p>
<p>À cette même époque historique marquée par la désintégration, la chute, la disparition de l’Union soviétique, le Venezuela se réveillait d’une longue léthargie, émergeait d’un long processus de domination démocrate-bourgeoise, lorsque le 27 février 1989 le peuple vénézuélien brisa les amarres et descendit dans les rues à l’occasion de la rébellion populaire connue comme le Caracazo.</p>
<p>Quelques années plus tard, en 1992, au milieu d’une tragédie sociale, économique, politique, fruit du modèle de domination imposé dans notre pays, naquit la brillante génération bolivarienne, notre pays allait assister à l’éclosion de la brillante génération bolivarienne de militaires révolutionnaires conduits par notre Commandant Hugo Chavez.</p>
<p>Le Venezuela n’eut pas le temps de s’attrister ni de se déprimer de la chute de l’Union soviétique, ni de la confusion générale qui commença à gagner les rangs de la gauche et le camp progressiste et révolutionnaire du monde. Deux rébellions : l’une le 27 février 1989, une rébellion populaire, la première rébellion contre le Fonds monétaire international et ses paquets économiques, comme on les appelle, et une autre rébellion : une rébellion militaire révolutionnaire, à caractère bolivarien, le 4 février 1992.</p>
<p>C’est ainsi que notre pays boucla la décennie des années 1980, et c’est ainsi qu’il accueillit la dernière décennie, celle des années 1990, qui allaient marquer la fin du 20e siècle au Venezuela.</p>
<p>Donc, le 14 décembre, un jour comme aujourd’hui, par une soirée comme celle-ci, à cette même heure, lorsque l’avion à bord duquel voyageait le jeune commandant Hugo Chavez atterrit à l’aéroport international José Marti, et qu’après avoir descendu la passerelle, il eut la surprise de sa vie de rencontrer ce géant de l’histoire, Fidel Castro, deux chemins allaient se croiser à ce moment de l’Histoire : le chemin de résistance, de dignité, de lutte de Fidel, et celui amorcé par la Révolutionnaire bolivarienne qui serait dirigé par notre commandant Hugo Chavez Frias.</p>
<p>Ce fut sans aucun doute une journée historique dans cette décennie des années 90, marquée par la rencontre de deux rêveurs ; la rencontre de deux hommes qui surent façonner leurs rêves et chercher des chemins pour les réaliser, briser des barrières, des paradigmes et créer de nouveaux chemins, au besoin, pour faire une réalité de leurs rêves de libération, de rédemption sociale de nos peuples ; deux hommes caractérisés par leur profond amour de l’idéal de Patrie, de Grande patrie, puisé chez Simon Bolivar, chez José Marti ; deux hommes caractérisés par leur esprit rebelle, courageusement rebelle, qui les mena à un anti-impérialisme proclamé, ouvert, pédagogique, motivant, qui ont éveillé tant de consciences. Une conscience anti-impérialiste prônée par Fidel et Chavez, qui est toujours vivante en nous. Ces deux valeureux anti-impérialistes du 20e siècle nous ont légué l’anti-impérialisme du 21e siècle, aujourd’hui plus d’actualité que jamais face aux sauvageries, aux abus et aux exactions du gouvernement des États-Unis et des cercles du pouvoir étasunien. Vingt-trois ans, 23 ans à peine se sont écoulés depuis la rencontre de ces deux géants. La vie leur a permis de trouver le temps d’ouvrir un espace pour leurs rêves. Ici même, dans cette salle, évoquais-je avec Miguel, dans cette même salle, en visionnant les vidéos du début de ce bel événement commémoratif des 13 ans de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique, dans cette même salle, il y a à peine 13 ans, fut signé l’accord de création de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique, à l’occasion, en cette même année 2004, de la commémoration des 10 premières années de la rencontre entre ces deux géants, Fidel et Chavez, dans cette même salle. Treize années se sont déjà écoulées et voyez combien de chemins ont été ouverts, combien d’impacts la création de l’ALBA a eus au sein de nos pays ; combien d’impacts dans le cadre des relations de notre région, dans la Caraïbe, en Amérique centrale, en Amérique du Sud. L’ALBA a été créée, depuis ses débuts, comme une puissante alliance morale, spirituelle, politique, sociale et économique, un puissant espoir matérialisé, comme un bel espoir à matérialiser.</p>
<p>Si nous procédions à un bilan, comme nous l’avons fait il y a un an exactement ici, si nous dressions le bilan du chemin parcouru, si nous prêtions attention aux paroles de cette jeune étudiante de la Dominique, à sa conviction, à la clarté de ses propos, et évaluions le chemin parcouru, nous ne pourrions que nous réjouir, être heureux. Et nous pourrions dire à Fidel et à Chavez : cela a valu la peine de parcourir ce chemin de rébellion, de construction d’une alternative, d’une alliance qui, dans l’idée de Bolivar, unisse le rêve, l’amour, l’espoir des peuples de la Caraïbe, d’Amérique centrale, des peuples d’Amérique du Sud (Applaudissements prolongés). Bien sûr que cela a valu la peine de créer, pour la première fois, un organisme d’intégration, de coopération au service des humbles et centré sur le bonheur social des peuples du continent, sur le bonheur et la libération, sur la rédemption sociale des peuples du continent.</p>
<p>Nous pouvons voir ici des visages de nos frères de la Caraïbe, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, de la Dominique, de Cuba, de Saint-Kitts, mais aussi d’Amérique du Sud : Équateur, Bolivie, nos frères du Nicaragua, de la Grenade, notre Secrétaire général, cet Indien aimara qui parle le Quechua, du lac Titicaca, notre grand camarade, le secrétaire général David Choquehuanca. Je vous demande d’applaudir ce camarade, qui a assumé le Secrétariat général et a porté le message de l’ALBA et les rêves de deux prodiges (Applaudissements).</p>
<p>J’ai eu la chance, et en tant que croyant j’en remercie Dieu, en visionnant ces vidéos sur ces années qui nous montrent Fidel et Chavez, marchant ensemble ; lorsque je les vois ensemble à Managua, à Quito, en Bolivie, dans toute la Caraïbe, je remercie Dieu de m’avoir donné la chance de vivre et d’avoir connu ces deux géants et d’avoir partagé leurs rêves. Et c’est peut-être l’une des choses les plus importantes à revendiquer : revendiquer la force que peut avoir un être humain lorsqu’il est capable de s’accrocher à une idée juste, lorsqu’il est capable de défendre cette idée juste, même au prix de sa propre vie, et quand il est capable d’être cohérent entre le désir, la parole et l’action ; lorsqu’il est capable de poursuivre une idée au-delà de lui-même, en tant qu’individu, et avoir une idée de patrie, de société ; quand il ne reste pas empêtré dans ses propres problèmes – nous en avons tous –, plongé dans ses propres peines et souffrances, mais qu’il est capable de voir au-delà et de se comporter comme un être social au service de sa patrie. Et, précisément, les hommes et les femmes qui sur nos terres ont transcendé le temps tout au long de ces siècles de luttes portent cette marque que nous reconnaissons en Fidel et Chavez. Une relation très forte s’installa entre les deux hommes à partir du moment où ils firent connaissance, mais surtout pendant les 13 ans depuis qu’ils créèrent l’ALBA à eux deux, tout seuls. N’est-ce pas suffisant ?, demanderait un de mes amis. Ils étaient les deux (Applaudissements).</p>
<p>Et ils purent rassembler leurs énergies, leur capacité de rêver mais, et surtout, mes frères et sœurs, leur capacité d’agir, d’agir, d’agir au-delà du discours. Nous exigeons toujours de nous-mêmes de cette façon, dans nos actions, pour qu’il y ait une cohérence entre ce que nous pensons et ce que nous disons, et ce que nous sommes capables de construire de nos propres mains. Combien de chemins n’ont-ils pas ouverts à eux seuls ?</p>
<p>Voir cette jeune fille de la Dominique, étudiante de l’École latino-américaine de médecine, renforce ma conviction qu’il est possible de faire beaucoup avec peu, de faire de grandes œuvres dans l’humanisme fidéliste, chaviste, dans l’humanisme chrétien, dans l’humanisme latino-américaniste, si nous nous le proposons.</p>
<p>Et que dire de l’arrivée bienfaitrice de la Mission Miracle, venue frapper à la porte des paysans, des habitants des quartiers ? La Mission Yo sí puedo (Oui, je peux) ou, comme nous l’appelons chez nous, la Mission Robinson, est parvenue à apporter la lumière du savoir à des millions de personnes analphabètes dans toute l’Amérique latine et déclarer « territoires sans analphabétisme » des pays comme la République bolivarienne du Venezuela, la Bolivie, l’Équateur, le Nicaragua, la Caraïbe, et étendre le système de santé primaire, familial et préventif pour diffuser son savoir et son amour à des millions d’hommes et de femmes, souvent en silence, comme disait Marti : « Cela a dû se faire en silence ». Oui, cela s’est fait parfois en silence, mais avec beaucoup d’amour, dans toutes les campagnes ; ou apporter le sport comme un droit de la vie physique de nos peuples. Et il faut voir les progrès, les résultats aux compétitions internationales, dans notre propre région, de pays qui jamais n’avaient aspiré à une médaille ni à de grandes performances de leurs sportifs. Mais, de véritables stars ont surgi des quartiers et des campagnes des pays de l’ALBA et d’ailleurs grâce au travail des professeurs d’éducation physique de Cuba et de l’ALBA.</p>
<p>L’œuvre sociale, en premier lieu, de l’ALBA, est difficile à suivre tellement elle est vaste. L’œuvre politique de cette création d’il y a 13 ans a permis un processus d’accélération des dynamiques intégratrices et unificatrices de l’Amérique latine et de la Caraïbe. Sans la fondation de l’ALBA, sans la consolidation de l’ALBA, la création de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes aurait été impossible. La fondation de la Communauté des États d’Amérique latine et de la Caraïbe, les 2 et 3 décembre 2011, s’explique par les rencontres et le rapprochement obtenus suite à la fondation de l’ALBA par Fidel et le commandant Hugo Chavez.</p>
<p>Auparavant, la Caraïbe était impliquée dans son propre projet, la Caricom [Marché commun de la Caraïbe]. En Amérique du Sud, nombreux voyaient la Caraïbe comme quelque chose d’étranger, de lointain, dont ils n’avaient que faire. C’est l’ALBA qui commença à compacter les régions : la façade sud-américaine, la façade centraméricaine, la façade caribéenne et, sans aucun doute, le leadership de Cuba et celui du commandant Hugo Chavez furent essentiels pour créer la confiance et le rapprochement nécessaires pour la fondation de cette organisation appelée à marquer l’histoire future de notre continent, la Communauté des États d’Amérique latine et de la Caraïbe.</p>
<p>Ainsi, les missions, le travail accompli est vraiment extraordinaire si on le compare à ce qui a été fait aux 19e et 20e siècles en Amérique latine et dans les Caraïbes. Nous qui avions été soumis à toutes les formes de domination : coloniales, néocoloniales ; nous qui étions séparés les uns des autres, qui vivions le dos tourné les uns aux autres, alors que nous sommes frères, comme dit la chanson, nous nous regardions avec méfiance et peur.</p>
<p>Les idées de Bolivar, San Martin, José Gervasio Artigas, Francisco de Morazan au 19e siècle, de Marti ; les idées de Sandino, d’Emiliano Zapata, de Farabundo Marti ; les idées d’Ernesto Che Guevara, d’un continent éveillé, debout et uni, étaient loin d’être conquises aux 19e et 20e siècles. La création de l’ALBA a marqué l’accélération des processus progressistes de l’Amérique latine et de la Caraïbe, l’apparition, la consolidation et l’émergence de nouveaux leaderships sur le continent qui ont généré une nouvelle dynamique définitive qui nous a permis d’être les témoins de cette nouvelle époque historique amorcée au 21e siècle en Amérique latine et dans la Caraïbe.</p>
<p>Mais, si nous sommes capables de reconnaître tout cela, ainsi que le rôle joué par les projets politiques des pays ici présents, il faut aussi reconnaître qu’il reste encore beaucoup à faire. S’il est vrai que certains espoirs ont été exaucés, que des rêves ont été réalisés, il faut avoir très présent et bien clair à l’esprit que tout le chemin de la libération sociale, politique, culturelle, économique, de l’union de notre continent latino-américain et caribéen reste encore à faire et que les rêves de ces deux géants sont encore à réaliser à travers les luttes que nous nous devons de livrer et de conduire aujourd’hui.</p>
<p>Nous sommes les continuateurs et c’est à nous, les continuateurs et les continuatrices, les hommes et les femmes, les bâtisseurs du monde créé voici 13 ans pour former une puissante alliance de libération, de bonheur et d’union de l’Amérique latine et la Caraïbe, qu’il revient de poursuivre cette œuvre. Il se trouve que le monde reste à construire. Treize ans ont passé et il manque encore beaucoup de conscience pour consolider les processus, et les processus ne sont pas linéaires, comme dirait notre cher camarade ambassadeur Ali Rodriguez Araque, l’un des fondateurs de l’ALBA, il y a 13 ans, en sa qualité de ministre des Affaires étrangères du commandant Hugo Chavez, qui fut l’un des signataires de l’Acte de constitution de l’ALBA. Aujourd’hui, je l’ai nommé président honoraire pour la restructuration et la relance de notre entreprise pétrolière Pdvsa. Cher frère (Applaudissements).</p>
<p>Les processus n’ont jamais été linéaires. Ils exigent des processus de libération, de gros efforts, un profond dévouement, une grande sagesse dans leur conduite, une grande ténacité et une grande persévérance dans leur quête. Rien ne nous est tombé du ciel. On pourrait citer cette phrase : Les bénédictions viennent du ciel. Amen. Rien, je le répète, ne nous tombera du ciel. Désormais, tout ce qui se passera dans notre Amérique, en 2018, en 2025 ou en 2030, dépendra de la capacité de ceux qui, comme nous, exerçons des responsabilités dans la conduite de nos pays et de notre processus révolutionnaire, de maintenir les consciences éveillées, vivantes, pour mener de l’avant et continuer de construire une identité latino-américaine et caribéenne basée sur une puissante culture commune, sur une puissance pratique commune, sur un puissant processus dans lequel nous devons avoir confiance.</p>
<p>Et, une question que je n’ai de cesse de poser aux équipes de travail du gouvernement bolivarien : Si nous n’avons pas confiance en nous-mêmes, si nous ne croyons pas à ce rêve, si nous ne nous accrochons pas avec ténacité, comme Bolivar, comme Marti, ce qui les mena au martyr ; comme le Che ; si nous ne cherchons pas ce chemin avec ténacité, comme le firent Fidel et Chavez, ce chemin qui nous est propre, qui est le nôtre, qui le fera à notre place ? Qui va le construire ? Y en a-t-il un autre ?</p>
<p>Nous assistons à la venue de mondes émergents, avec lesquels nous sommes appelés à nous rencontrer. Il existe un grand monde en Asie, avec à sa tête la Chine, et c’est vers cette région que nous devons tourner le regard, les mains, le corps et l’âme. Un autre monde surgit et resurgit, la grande Russie et le grand rôle qu’elle joue dans la configuration d’un monde multipolaire, multicentrique, d’équilibres face aux pouvoirs impériaux. Mais en ce qui nous concerne, en ce qui concerne notre monde, tout dépend de nous et de personne d’autre ; tout dépend de l’effort unitaire, dévoué, passionné, tels que nous le sommes les Latino-américains, pour consolider des espaces comme l’ALBA et frayer des chemins aux rêves que nous ont confiés nos commandants fondateurs. Je pense que c’est là l’un des éléments les plus importants qu’il nous faut avoir toujours à l’esprit.</p>
<p>Surtout que les choses deviennent beaucoup plus claires avec le virage opéré par le pouvoir politique à 90 miles d’ici ; tout devient encore plus clair à la lumière de ce qui se passe : les agressions contre le Venezuela, le blocus, la traque obsessionnelle, maladive. Une traque obsessionnelle contre les bolivariens. On sait très peu de choses sur ce qu’ils nous font tous les jours dans leurs tentatives pour nous asphyxier économiquement et financièrement. Mais, je vous le dit en toute franchise et avec une confiance absolue : l’impérialisme n’a pas pu nous asphyxier et ne viendra pas à bout de la Révolution bolivarienne, dans aucun domaine (Applaudissements).</p>
<p>Nous assistons à la recrudescence de ce qu’on appelle le blocus – personnellement, je préfère le terme persécution, parce que ce n’est pas un blocus. Un blocus, c’est comme si je me mets devant quelqu’un pour lui barrer le passage. Il ne s’agit pas de cela. Il s’agit d’une persécution active au commerce, aux comptes bancaires, aux transactions financières.</p>
<p>Nous sommes aussi confrontés à cette dure réalité. Cuba l’a vécue pendant 55 ans de suite. Cuba fait aujourd’hui l’objet d’un consensus mondial dans des espaces comme l’Assemblée générale des Nations Unies, mais imprégnés de leur arrogance, de leur toute-puissance et de leur mépris, les cercles de pouvoir impériaux de ce pays font la sourde oreille aux voix du monde exigeant la cessation de la traque économique, commerciale et financière contre Cuba.</p>
<p>Nous vivons une recrudescence des actions de la droite extrémiste sur le continent : nous voyons au Honduras une alliance de centre démocratique, on ne pourrait même pas dire de centre gauche, même s’il elle compte en son sein des dirigeants d’une grande valeur et d’un grand courage comme l’ancien président « Mel » Zelaya, et j’en profite ici, depuis l’ALBA, pour lui envoyer une accolade d’engagement et de fraternité, au cher président « Mel » Zelaya, et à son épouse Xiomara, ainsi qu’à sa famille, à tous les camarades de la résistance hondurienne, que nous connaissons également (Applaudissements).</p>
<p>Voilà ce qui se passe au Honduras, si vous me permettez de le dire, dans un message clair : ceux qui ont perpétré le coup d&#8217;État du 28 juin 2009 au Honduras disent : nous n’allons pas permettre une chose pareille. Bien que tous les rapports de divers organismes, y compris ceux dans lesquels nous ne croyons pas et que nous n’apprécions pas beaucoup, tels que l&#8217;ineffable OEA de la « petite ordure » d’Almagro – que les ordures me pardonnent (rires) -, le « petit monsieur ordure » Almagro, et la droite, même celle de Miami, viennent dire que ce qu’il s&#8217;est passé au Honduras est une fraude sans précédent dans ce pays.</p>
<p>Ou ce qui se passe au Brésil, la persécution de Lula, qui est en tête de tous les sondages. Si aujourd&#8217;hui il y avait des élections au Brésil, Lula da Silva serait sans aucun doute élu nouveau président du Brésil, ce grand leader de l&#8217;Amérique du Sud, ce grand frère aîné, ce grand compagnon (Applaudissements).</p>
<p>Ou ce qui se passe en Argentine, la persécution d&#8217;une femme honnête, sans aucun doute, très courageuse, très déterminée, très combative, l&#8217;ancienne présidente Cristina Fernandez de Kirchner et tout le péronisme kirchnériste, une traque judiciaire, politique pour tenter de mettre fin aux alternatives au néolibéralisme qui ont déjà démontré leur capacité de succès durant les 12 années où ils étaient au pouvoir en Argentine.</p>
<p>Ou ce qui s&#8217;est passé avec la camarade Dilma, un coup d&#8217;État sous nos yeux. Cela signifie qu&#8217;il y a une résurgence des méthodes d&#8217;extrême droite qui aujourd&#8217;hui a pris un souffle très particulier avec l&#8217;arrivée, l&#8217;installation des secteurs extrémistes dans les principaux organes de décision et les principaux organes du pouvoir aux États-Unis.</p>
<p>Nous en avons été victimes cette année. Vous avez tous souffert, vous avez certainement partagé vos inquiétudes et vos souffrances au cours du premier semestre de cette année, lorsque le Venezuela fut soumis à une forme de lutte violente visant à créer les conditions d&#8217;une guerre civile ou d&#8217;un coup d&#8217;État et d&#8217;un effondrement de la démocratie vénézuélienne.</p>
<p>Pendant les mois d&#8217;avril, mai, juin et juillet, durant 120 jours consécutifs, nous avons été soumis à une forme de violence, connue populairement désormais comme les guarimbas, dont l&#8217;objectif était de faire basculer la société vénézuélienne dans le chaos, de plonger les principales villes dans la violence, de justifier un coup d&#8217;État, mais surtout de créer les conditions pour une intervention militaire, politique, diplomatique et internationale qui transformerait notre pays en une sorte de protectorat.</p>
<p>Nous avons dû nous battre durement. Ce fut complexe. Je vous le dis, ce n&#8217;est pas facile de faire face à des circonstances comme celles-ci et de les assumer, de maintenir l&#8217;ordre public dans la perspective d&#8217;une autorité démocratique et de démembrer peu à peu les groupuscules financés à coups de dollars et par les groupes de la droite internationale. Nous nous sommes retrouvés face au dilemme de savoir quoi faire. Heureusement, la réponse nous est venue du plus profond de l&#8217;héritage que nous a laissé notre commandant Chavez. Nous avons eu une réponse, une réponse pleine de pertinence et de justesse, qui fut la réponse de la victoire : la convocation du Pouvoir populaire constituant, la convocation d’une Assemblée nationale constituante, qui a été élue par notre peuple le 30 juillet dernier et qui a marqué l&#8217;arrivée de l&#8217;Assemblée nationale constituante avec plus de 8,3 millions d&#8217;électeurs. Cette Assemblée a marqué l’avènement de la paix politique et la défaite des groupes extrémistes violents qui s&#8217;étaient installés dans notre pays (Applaudissements).</p>
<p>C&#8217;est peut-être la convocation d’un processus populaire à caractère constituant qui impliqua l&#8217;élection d&#8217;une Assemblée nationale constituante et la remise du pouvoir constituant à notre peuple, qui fut la solution pour s&#8217;attaquer aux facteurs extrémistes et violents et pour gagner en notre faveur la volonté, la conscience de l’immense majorité de notre pays, et reprendre la vie politique par la voie de la paix, afin de remporter une immense victoire politique et morale, en canalisant le désir de paix des immenses majorités à travers la voie de l’Assemblée constituante.</p>
<p>L&#8217;arrivée de l&#8217;Assemblée constituante a sans aucun doute signifié, à l&#8217;époque, au mois d&#8217;août, l’instauration d&#8217;un climat de paix qui a permis la reprise de l&#8217;initiative politique et de l&#8217;offensive politique de la part de la Révolution bolivarienne.</p>
<p>Dès l’installation de l&#8217;Assemblée constituante, entre autres, l’une des mesures fut de convoquer sous son mandat et son égide les élections des gouverneurs des 23 États du pays, et avec la même force avec quelle la Constituante fut élue le 30 juillet, la date du 15 octobre fut fixée, comme vous le savez, quelques semaines plus tard, comme la date où nous irions livrer bataille contre les facteurs de la droite sur le terrain électoral. Et notre peuple a répondu présent. Comme dans les meilleurs moments, il a su répondre à l’appel de la Révolution bolivarienne. Le 15 octobre, les forces révolutionnaires ont remporté une grande victoire politique et électorale dans 18 des 22 États, comptabilisés à ce moment-là (Applaudissements), des États très importants, camarades.</p>
<p>Peter Davis de la Grenade est ici. Il me disait qu&#8217;à la Grenade, les informations concernant le Venezuela sont diffusées par la BBC de Londres, si bien que si vous êtes informés par la BBC de Londres ou par CNN en espagnol ou en anglais. C&#8217;est désastreux, parce que vous ne pourrez jamais comprendre ce qui se passe au Venezuela. En effet, ils ont orchestré une campagne permanente, bien dirigée pour pointer du doigt notre pays dans chaque événement, dans chaque circonstance, dans chaque situation. Je me tiens au courant personnellement de la façon dont ils manipulent, dénaturent la situation réelle au Venezuela et l&#8217;évolution de la révolution, et monopolisent l’information</p>
<p>C&#8217;est pourquoi il est très important de connaître de première main la réponse apportée par notre révolution pour sortir des circonstances très, très complexes et difficiles dans lesquelles nous avons vécu au premier semestre de cette année 2017.</p>
<p>La victoire du 15 octobre de cette année a sans aucun doute consolidé le leadership régional de base, très puissant. Des États aussi importants que l&#8217;État de Miranda, que certaines d&#8217;entre vous connaissent pour y avoir fourni des services médicaux, est le deuxième plus grand État du pays. Il se trouve autour de la capitale du Venezuela et fut gouverné pendant de nombreuses années par les forces d&#8217;extrême droite. C’est de là que venait l&#8217;ancien candidat à la présidence, M. Capriles Radonski. Là, notre victoire a été retentissante, avec un jeune leader, le camarade Hector Rodriguez, qui a obtenu plus de 57% des voix.</p>
<p>Un État à l’ouest du pays, grand également, important du point de vue démographique, économique et électoral, l&#8217;État de Lara, a été conquis par une nouvelle direction, – également aux mains de l&#8217;opposition pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, il est dirigé par notre amirale en chef, la gouverneure Carmen Teresa Melendez.</p>
<p>Entre deux points de la géographie vénézuélienne que je pourrais apporter dans cette intervention.</p>
<p>Immédiatement, l&#8217;Assemblée nationale constituante a pris en main la réalisation de l&#8217;autre événement électoral en suspens.</p>
<p>L&#8217;opposition vénézuélienne au premier semestre n’a eu de cesse de marteler : des élections maintenant, des élections, des élections, des élections. Nous les lui avons données. Vous voulez des élections ? Et bien, voilà des élections ! Trois élections en 136 jours à peine ! Et c&#8217;est ainsi que l&#8217;Assemblée constituante, dès la fin des élections des gouverneurs, a convoqué des élections dans les 335 municipalités du pays.</p>
<p>La première autorité : les maires de 335 municipalités du pays. Et c&#8217;est ce qui s&#8217;est passé dimanche dernier.</p>
<p>Je dis cela parce que les médias internationaux n’en parlent pas : ils manipulent, avancent des thèmes divers, des vérités ainsi que des demi-vérités et des mensonges, pour tenter de camoufler les faits et continuer à vendre l&#8217;idée que le Venezuela est une dictature atroce, un gouvernement autoritaire qui bafoue les droits politiques, sociaux et économiques de notre peuple.</p>
<p>Dimanche dernier, plus de 9 300 000 compatriotes sont allés voter, et la révolution a remporté la victoire dans 305 des 335 mairies, soit 92% des maires qui ont été élus dimanche dernier, le 10 décembre (Applaudissements). Une victoire d’une ampleur que nous n’avions pas connue depuis longtemps, avec 70% des voix au niveau national pour les forces patriotiques révolutionnaires bolivariennes du Parti socialiste uni du Venezuela et de ses alliés.</p>
<p>Aussi camarades, pouvons-nous dire que face à l&#8217;offensive impérialiste, des facteurs extrémistes qui ont pris le pouvoir aux États-Unis et qui contrôlent de manière directe, parfois brutale et vulgaire, l&#8217;aile droite de l&#8217;opposition vénézuélienne, la Révolution bolivarienne leur a donné une leçon à travers le peuple, la participation, avec des voix, avec plus de démocratie.</p>
<p>C&#8217;est la leçon que nous avons tirée. Face aux balles, face aux guarimbas, face aux êtres humains brûlés vifs à cause de leur couleur de peau, de leur condition sociale, de la suspicion d&#8217;être des chavistes, une grande voix de paix et d&#8217;humanité s’est élevée et, heureusement, nous avons réussi à unir les grands désirs de paix et de transformation de notre peuple, si bien qu’en 140 jours, la Révolution bolivarienne a obtenu trois instances essentielles : l&#8217;Assemblée nationale constituante, les gouvernements des États et les municipalités du pays (applaudissements).</p>
<p>Chacun a sa propre voie. Notre voie, c’est d’ouvrir le chemin à des situations nouvelles, plus importantes, sans aucun doute. Et il n&#8217;existe pas de meilleur espace que l&#8217;ALBA en ce 13e anniversaire pour dresser ce bilan, parce que nous savons que vous avez souffert à nos côtés, mais nous savons aussi que vous vous réjouissez et que vous appréciez le succès du peuple bolivarien, le peuple révolutionnaire du Venezuela, et nous partageons avec vous ces succès et cette joie (Applaudissements).</p>
<p>Il reste encore beaucoup de choses à faire, disons, beaucoup de choses restent à faire et nous les ferons. Mais, par-dessus tout, nous devons convoquer les jeunes, nous devons convoquer les jeunes à croire, nous devons les appeler à avoir la foi dans le chemin parcouru. Il faut les appeler à renouveler cette foi et cette espérance, à se redécouvrir avec leurs propres façons, parce que les jeunes ont toujours des façons nouvelles de se construire et d’agir.</p>
<p>L&#8217;an dernier, nous avons célébré le premier anniversaire sans la présence physique de Fidel. Récemment, nous avons commémoré le premier anniversaire de l&#8217;adieu du peuple cubain et des peuples du monde à Fidel. Et le temps passera, et passera le temps, et je suis persuadé qu’au fil du temps deux noms resteront inoubliables, ils resteront pour la postérité comme les fondateurs de ce chemin qui nous a trouvés à jamais : Fidel et Chavez. Ils seront toujours là, avec leur sourire, avec leur message, avec leur amour infini, leur vérité dite aux vents, que cela leur plaise ou non (Applaudissements). Soyons comme eux, nous pouvons être comme eux ! L&#8217;héritage est lourd ! Qui a dit qu’il serait léger ? La route est difficile ! Qui a dit que ce serait facile ? Cela mérite beaucoup de ténacité, beaucoup de persévérance. C&#8217;est le chemin, le chemin pour rencontrer nos peuples, le chemin de l&#8217;intégration spirituelle, humaine et culturelle.</p>
<p>Au Venezuela, nous avons accueilli des milliers de médecins cubains, des milliers, j’ignore combien : 50 000 ? (quelqu’un lui parle), plus de 50 000 ? Et le plus beau que leur reconnaît l’humble peuple du Venezuela, en plus de leurs connaissances scientifiques, – parce que la droite, quand ce plan a commencé en 2003, juin, juillet, août 2003 –, Barrio Adentro, aux environs d’avril, mai, les premiers médecins ont commencé à arriver, avec pour objectif qu’il y ait un médecin, un cabinet de consultation dans le quartier, afin de mettre en place les soins primaires à la famille, une expérience que Cuba avait déjà développée depuis les années 80 : le médecin des familles.</p>
<p>Fidel était derrière tout cela. Il faut dire que Fidel et Chavez, lors d’une conversation, décidèrent d&#8217;accélérer l&#8217;arrivée des médecins, si bien qu’au fil des jours, des avions commencèrent à arriver, des avions et encore des avions, avec à leur bord des médecins par centaines, dans le cadre d’une opération qui fut d&#8217;abord silencieuse, puis ils arrivèrent dans les villes, à l&#8217;est, au sud, dans le llano, dans les villes centrales, dans les Andes, à Zulia. Alors, la droite se mit à dire que ce n’était pas des médecins, que c’étaient des babalawos [sacerdotes, guérisseurs afrocubains] (Rires). Un manque de respect pour les babalawos, qui méritent tout notre respect et notre affection. C’étaient des médecins, des scientifiques de la santé, mais c’était surtout des magiciens de l’amour.</p>
<p>S&#8217;il y a une chose que notre peuple reconnaît, c&#8217;est l&#8217;amour, la qualité humaine, le sentiment du médecin, de la médecine qui est venue de Cuba et de la médecine intégrale communautaire, où le Venezuela n&#8217;avait pas un seul diplômé. Aujourd&#8217;hui, nous avons 40 000 médecins, diplômés en médecine intégrale communautaire (Applaudissements), et l&#8217;objectif est d&#8217;atteindre le nombre de 100 000, sans que les Cubains ne quittent le Venezuela, en partageant leur cabinet de consultation, la médecine ambulatoire, le CDI.</p>
<p>L’intégration la plus grande vers laquelle nous devons tendre, c&#8217;est l&#8217;intégration spirituelle, la véritable intégration, sentir que nous ne faisons qu’un, un seul et même peuple. Pouvoir partager nos manières d&#8217;être, nos goûts, nos idées, l&#8217;intégration morale, l&#8217;intégration politique, et progresser vers des étapes supérieures. – Souhaitons que cette jeunesse les assume ! Des étapes d&#8217;intégration et de développement commun dans le domaine économique.</p>
<p>La solution de nos problèmes économiques, en fin de compte, dans ce monde du 21e siècle divisé en blocs, viendra d&#8217;une dynamique positive créée par l&#8217;intégration de la puissance économique de nos pays. Il n&#8217;y a pas d&#8217;autre voie. Chacun de son côté, chacun individuellement, ne parviendra pas au développement économique.</p>
<p>Je le rappelle souvent. Je crois que je l’ai rappelé ici même voilà un an. Lula le disait lorsqu’il était président du Brésil. Et il faut imaginer le Brésil, n’est-ce pas ? Un pays-continent, gigantesque, vingt fois plus grand que nos pays. Pourtant, Lula disait : même le Brésil ne peut pas prétendre au développement économique tout seul, il doit le faire dans le cadre de l&#8217;Amérique du Sud, de l&#8217;Amérique latine et de la Caraïbe.</p>
<p>C&#8217;est notre grande tâche, continuer à avancer, continuer à être épris de l&#8217;idée de l&#8217;union en une seule Patrie, en une grande Patrie, de l&#8217;union dans le spirituel, le culturel, le politique, le social ; continuer à apprendre ensemble le chemin du social. Souhaitons que les jeunes visualisent avec leur merveilleuse énergie l&#8217;avenir du développement durable et d&#8217;un nouveau modèle économique productif, véritablement diversifié, qui fasse de notre région un pôle respecté pour le reste de ce siècle et que cela soit la base du développement intégral de nos pays.</p>
<p>Ce sont les rêves dont nous avons hérité, ce sont les rêves que nous défendons, ce sont nos rêves. Et je vous prie de me pardonner pour cette expression, mais nous sommes les seuls à avoir ces grands rêves pour la Patrie, personne d&#8217;autre ne les a (Applaudissements). Quels rêves peut bien avoir la droite soumise, servile et traître à la patrie dans nos pays ? Quels rêves peut-elle bien avoir ? Le rêve du bonheur, de l&#8217;intégration, le rêve de voir nos libertadores prendre la tête de l&#8217;épopée de ce siècle ? Non, ils ne peuvent pas l&#8217;avoir, nous sommes les seuls à avoir ces rêves, nous sommes les seuls à aspirer à ce monde et c&#8217;est cette force qui nous anime et qui nous rend invincibles, indestructibles contre tous les obstacles et problèmes auxquels nous avons dû faire face, et auxquels nous sommes encore confrontés.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;école, c&#8217;est l&#8217;école de celui qui, ici même, il y a 13 ans, signa de son nom : Fidel, et c&#8217;est l&#8217;école de ce jeune commandant en qui il vit un fils et qu’il considéra comme tel, le commandant Hugo Chavez.</p>
<p>Cela en a valu la peine, il y a 13 ans, de concrétiser ce rêve. Ils ne sont plus présents physiquement, mais nous, nous le sommes, et leurs rêves se réaliseront. Nous en faisons le serment devant l&#8217;histoire de nos peuples : les rêves de Fidel et de Chavez se réaliseront, les rêves d&#8217;une grande Patrie heureuse et intégrée ! (Applaudissements prolongés.)</p>
<p>Je vous remercie, chers camarades. Je te remercie, Raul.</p>
<p>Vive l&#8217;Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique ! (Exclamations : Vive !)</p>
<p>Vive l&#8217;héritage de Fidel et Chavez ! (Exclamations : « Vive ! »)</p>
<p>Vive l&#8217;avenir de l&#8217;Amérique latine ! (Exclamations : « Vive ! »)</p>
<p>Hasta la Victoria ! (Exclamations : « Siempre ! »)</p>
<p>Nous vaincrons !</p>
<p>Merci, chers frères (Ovation)</p>
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		<title>L’Unasur souligne la volonté du gouvernement vénézuélien en faveur du dialogue national</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jul 2016 22:27:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[de la société]]></category>
		<category><![CDATA[le Venezuela]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Maduro]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[UNASUR]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Unasur souligne la volonté du gouvernement vénézuélien en faveur du dialogue national. L’ancien chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et les ex-présidents Leonel Fernandez, de République dominicaine, et Martin Torrijos, du Panama ont été invités à servir de médiateurs]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3032" alt="UNASUR BANDERAS" src="/files/2016/07/UNASUR-BANDERAS.jpg" width="300" height="168" />L’Unasur souligne la volonté du gouvernement vénézuélien en faveur du dialogue national. L’ancien chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et les ex-présidents Leonel Fernandez, de République dominicaine, et Martin Torrijos, du Panama ont été invités à servir de médiateurs</p>
<p>La volonté du président Nicolas Maduro et de ses représentants en faveur de la reprise du dialogue national au Venezuela a été qualifiée de « fait positif » par le Secrétariat général de l’Union des nations d’Amérique du Sud (Unasur).</p>
<p>Selon un document émis dimanche, cet organisme espère que l’agenda de travail et les rencontres contribueront à instaurer un climat de paix et de tranquillité, a rapporté l’agence Prensa Latina.</p>
<p>L’ancien chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, et les ex-présidents Leonel Fernandez, de République dominicaine, et Martin Torrijos, du Panama, ont été invités par le Secrétariat général de l’Unasur pour servir de médiateurs dans le dialogue national entre le gouvernement vénézuélien et l’opposition.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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