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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Nations Unies</title>
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		<title>Intervention de Miguel Díaz-Canel Bermudez, Président de la République de Cuba, à l’occasion du débat général de L’assemblée Générale des Nations Unies a sa soixante-quinzième session</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2020 20:53:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une épidémie a radicalement changé la vie quotidienne. Du jour au lendemain, des millions de personnes deviennent des contagieux et des milliers d’autres, dont l’espérance de vie était bien supérieure grâce au développement, meurent. Des systèmes hospitaliers aux prestations de haut niveau s’effondrent, et les structures de santé des pays pauvres souffrent de leur incapacité chronique. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4926" alt="Canel ONU 75" src="/files/2020/09/Canel-ONU-75.jpg" width="300" height="250" />Monsieur le Secrétaire général ;</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Une épidémie a radicalement changé la vie quotidienne. Du jour au lendemain, des millions de personnes deviennent des contagieux et des milliers d’autres, dont l’espérance de vie était bien supérieure grâce au développement, meurent. Des systèmes hospitaliers aux prestations de haut niveau s’effondrent, et les structures de santé des pays pauvres souffrent de leur incapacité chronique. Des confinements draconiens convertissent en déserts virtuels les villes les plus populeuses. La vie sociale n’existe plus si ce n’est à travers les réseaux numériques. Les théâtres, les discothèques, les galeries, voire les écoles, sont fermés ou reproportionnés.</p>
<p>Nos frontières se sont refermées, nos économies se contractent, nos réserves s’épuisent. La vie souffre une modification radicale dans ses coutumes ancestrales et l’incertitude remplace la certitude. Jusqu’aux meilleurs amis ne se reconnaissent plus sous les masques qui nous protègent de la contagion. Tout change.</p>
<p>Il est urgent non seulement de juguler la pandémie mais de démocratiser dès maintenant cette Organisation qui s’avère indispensable si l’on veut qu’elle réponde efficacement aux besoins et aux aspirations de tous les peuples.</p>
<p>Le droit auquel aspire l’humanité de vivre dans la paix et la sécurité, dans la justice et dans la liberté, ce qui est la base de l’union des nations, est constamment menacé.</p>
<p>On dilapide plus de 1,9 billion de dollars dans une course aux armements insensée qui a, pour point de départ, la politique agressive et belliciste de l’impérialisme dont le fauteur suprême est l’administration actuelle des Etats-Unis, un pays qui cumule 38 p. 100 des dépenses militaires mondiales.</p>
<p>Qui plus est, cette administration foncièrement agressive et moralement corrompue attaque et méprise le multilatéralisme, recourt au chantage financier dans ses rapports avec les institutions des Nations Unies, se retire avec une arrogance inouïe de l’Organisation mondiale de la santé, de l’Unesco et du Conseil des droits de l’homme.</p>
<p>Paradoxalement, cette administration dont le territoire est le siège des Nations Unies s’écarte aussi de traités internationaux essentiels comme l’Accord de Paris sur les changements climatiques, casse l’accord nucléaire consensuel avec l’Iran, fomente des guerres commerciales ; met fin à ses obligations vis-à-vis d’instruments de contrôle internationaux en matière de désarmement ; militarise le cyberespace ; multiplie la coercition et les sanctions unilatérales contre ceux qui se ne plient à ses visées ; et parraine le renversement par la force de gouvernements souverains par des méthodes de guerre non classique.</p>
<p>Ancrée dans cette attitude qui méconnaît les vieux principes de la coexistence pacifique et du respect du droit d’autrui à l’autodétermination comme garantie de la paix, l’administration Trump manipule par ailleurs à des fins subversives la coopération en matière de démocratie et de droits de l’homme, alors pourtant que les expressions de haine, de racisme, de brutalité policière et les irrégularités du système électoral et du droit de vote des citoyens prolifèrent chez elle pratiquement sans contrôle.</p>
<p>Il est urgent de réformer les Nations Unies. On ne saurait retarder plus longtemps l’actualisation et la démocratisation de cette puissante organisation issue de deux guerres mondiales qui ont coûté des millions de vie et de la prise de conscience par l’humanité de l’importance internationale du dialogue, de la négociation, de la coopération et de la légalité.</p>
<p>Quelque chose de tout à fait essentiel et profond a raté quand on constate à quel point les buts et principes de la Charte des Nations Unies sont violés jour après jour et que l’on recourt toujours plus fréquemment à la force ou à la menace de la force dans les relations internationales.</p>
<p>On ne saurait préserver plus longtemps comme s’il était naturel et inamovible un ordre international inégal, injuste et antidémocratique qui fait passer l’égoïsme avant la solidarité et les intérêts misérables d’une puissante minorité avant les justes aspirations de millions de personnes.</p>
<p>Tout en appuyant aux côtés d’autres États et de millions de citoyens du monde les demandes encore insatisfaites de transformation des Nations Unies, la Révolution cubaine défendra toujours l’existence de l’organisme auquel nous devons le seul multilatéralisme –rachitique, certes, mais indispensable – à avoir survécu à l’arrogance impériale.</p>
<p>De cette même tribune, Cuba a réitéré à maintes reprises sa volonté de coopérer à la démocratisation de l’ONU et à la défense de la coopération internationale que celle-ci est la seule à pouvoir sauver. Comme l’a dit Raúl Castro Ruz, premier secrétaire du Parti communiste de Cuba : « La communauté internationale pourra toujours compter sur la voix sincère de Cuba face à l’injustice, à l’inégalité, au sous-développement, à la discrimination et à la manipulation, et en vue de l’instauration d’un ordre international plus juste et équitable, vraiment axé sur l’être humain, sur sa dignité et sur son bien-être. »</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Compte tenu de la gravité du moment actuel, que beaucoup attribuent uniquement à la pandémie du Covid-19, j’estime essentiel d’avertir que ses effets dépassent largement le domaine sanitaire.</p>
<p>Par ses séquelles néfastes, par l’impressionnante quantité de morts qu’elle a provoquée, par les dommages qu’elle a infligés à l’économie mondiale et par la dégradation des niveaux de développement social qu’elle a engendrée, la pandémie qui s’est répandue ces derniers mois angoisse et désespère les dirigeants et les citoyens de pratiquement toutes les nations.</p>
<p>La crise multidimensionnelle qu’elle a suscitée prouve clairement que les politiques déshumanisées qu’impose la dictature jusqu’au-boutiste du marché sont profondément erronées.</p>
<p>Nous sommes douloureusement témoins du désastre auquel le monde a été poussé par le système de production et de consommation irrationnel et insoutenable qu’impose le capitalisme, par des décennies de règne d’un ordre international injuste et d’application d’un néolibéralisme brutal et effréné qui n’a fait que creuser les iniquités et sacrifier le droit des peuples au développement.</p>
<p>Même si, à la différence de ce néolibéralisme exclusif qui sépare et rejette des millions d’êtres humains qu’il condamne à survivre des miettes tombant de la table où festoie un pour cent de l’humanité des plus riches, le virus frappe sans discrimination les uns et les autres, il n’empêche que ses effets économiques et sociaux dévastateurs seront meurtriers là où vivent les plus vulnérables, ceux aux revenus les plus bas, tant dans le monde sous-développé que dans les poches de pauvreté des grandes villes du monde industrialisé.</p>
<p>Selon des prévisions de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 130 millions de personnes pourraient venir s’ajouter aux 690 qui avaient déjà faim en 2019 par suite de la récession économique qu’a causée la pandémie. Des études de l’Organisation internationale du travail (OIT) indiquent que plus de 305 millions d’emplois ont d’ores et déjà disparu, et que plus de 1,6 milliard de travailleurs sont menacés dans leurs moyens de subsistance</p>
<p>Nous ne pouvons affronter le Covid-19, la faim, le chômage et l’inégalité économique et sociale croissants entre les personnes et entre les pays comme des phénomènes indépendants. Il est urgent de mettre en place des politiques intégrales priorisant l’être humain, et non les profits économiques ou les avantages politiques.</p>
<p>Il serait criminel de renvoyer à demain des décisions d’hier et d’aujourd’hui. Il est impératif de promouvoir la solidarité et la coopération internationales pour atténuer le coup.</p>
<p>Seules les Nations Unies, justement parce qu’universelles, ont l’autorité et la portée nécessaires pour relancer un juste combat, à savoir la suppression d’une dette extérieure irrécouvrable qui, aggravée par les retombés socioéconomiques de la pandémie, entrave le développement durable des peuples du Sud.</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Quand le SARS-CoV-2 est apparu et que les premiers indices prouvaient qu’il risquait de provoquer une pandémie, Cuba n’a pas été prise au dépourvu.</p>
<p>Forte de l’expérience qu’elle a acquise durant des décennies de lutte contre de terribles épidémies, dont certaines ont été introduites délibérément dans le cadre de la guerre permanente contre son projet politique, elle a aussitôt mis en route un train de mesures fondées sur ses capacités et ses points forts essentiels : un État socialiste organisé et responsable de la santé des citoyens, des ressources humaines hautement qualifiées et une société où le peuple participe largement à la prise de décision et à la solution des problèmes.</p>
<p>L’application de ces mesures, de pair avec les connaissances accumulées durant plus de soixante ans d’efforts intenses pour créer et fortifier un système de santé de qualité ouvert à tous, ainsi qu’avec l’essor de notre recherche-développement scientifique, nous ont permis non seulement de préserver le droit de tous les citoyens sans exception à la santé, mais encore de faire face à la pandémie dans de meilleures conditions.</p>
<p>Nous y sommes parvenus malgré les dures contraintes qu’entraîne le blocus économique, commercial et financier prolongé que nous imposent les Etats-Unis et que l’administration actuelle, même en pleine pandémie, a brutalement durci ces deux dernières années parce qu’il est un élément essentiel de sa politique hostile envers nous.</p>
<p>Cette administration a haussé le blocus à un degré d’agressivité qualitativement nouveau, en faisant un obstacle encore plus réel et déterminant à l’économie et au développement de notre pays. L’administration étasunienne a intensifié notamment sa traque de nos transactions financières internationales et adopté depuis 2019 des mesures qui violent le droit international pour priver le peuple cubain de son droit de se pourvoir des combustibles dont il a besoin dans sa vie quotidienne et pour son développement.</p>
<p>Cherchant à nuire à la Révolution cubaine et à d’autres gouvernements qu’il taxe d’adversaires, les administrations étasuniennes publient des listes absolument fallacieuses et illégitimes qui visent à les diaboliser à partir de qualifications infondées, s’arrogeant dès lors le droit de leur imposer des mesures coercitives unilatérales</p>
<p>Semaine après semaine, cette administration émet des déclarations contre Cuba ou lui impose de nouvelles restrictions. En revanche, elle n’a toujours pas dit un traître mot – et c’est bien paradoxal – au sujet de l’attaque terroriste perpétrée le 30 avril dernier par un individu qui, armé d’un fusil d’assaut, a tiré à plus de trente reprises sur l’ambassade cubaine à Washington dans le but avoué de tuer.</p>
<p>Nous dénonçons donc la politique de deux poids-deux mesures pratiquée par cette administration étasunienne dans la lutte contre le terrorisme et exigeons qu’elle condamne publiquement cette attaque brutale.</p>
<p>Nous demandons par ailleurs qu’elle cesse d’attaquer et de diffamer l’action altruiste que constitue la coopération médicale internationale de notre pays qui jouit d’un prestige élevé et dont les résultats sont parfaitement vérifiables, contribuant à sauver des centaines de vies et à réduire les effets de la maladie sous diverses latitudes. Des personnalités internationales et des organisations sociales au prestige notable ont reconnu l’œuvre humaniste du Contingent international Henry Reeve de médecins spécialisés en situations de catastrophe naturelle et de grave épidémie, réclamant pour elle le Prix Nobel de la paix.</p>
<p>À l’inverse de cette administration étasunienne qui fait fi de l’appel à conjuguer des efforts dans le combat contre la pandémie et qui se retire de l’Organisation mondiale de la santé, Cuba, répondant aux demandes qu’elle a reçues et guidée par la profonde vocation solidaire et humaniste de son peuple, a renforcé sa coopération en dépêchant plus de 3 700 coopérants organisés dans 46 brigades médicales à 39 pays et territoires touchés par le Covid-19.</p>
<p>Aussi condamnons-nous le chantage crapuleux que l’administration étasunienne exerce sur l’Organisation panaméricaine de la santé afin que celle-ci lui serve d’instrument dans son agression maladive contre Cuba. Mais, comme toujours, la force de la vérité finira par faire voler les mensonges en éclats et l’histoire situera les faits et les protagonistes à la place que chacun mérite. L’exemple de Cuba prévaudra.</p>
<p>Nos travailleurs dévoués de la santé, fierté d’une nation formée selon l’idée de Martí : « La patrie est l’humanité », pourront bien recevoir ou non le Prix que mérite leur noblesse ; en tout cas, cela fait des années qu’ils ont forcé la reconnaissance des peuples bénéficiaires de leur œuvre sanitaire.<br />
L’administration étasunienne ne cache pas son intention d’imposer à Cuba, dans les prochains mois, de nouvelles mesures d’agression encore plus dures. Nous déclarons une fois de plus devant la communauté internationale que notre peuple, fier de son histoire et attaché aux idéaux et à l’œuvre de sa Révolution, saura résister et vaincre.</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>La prétention de cette administration étasunienne d’imposer sa domination néocoloniale à Notre Amérique en ressuscitant publiquement la Doctrine Monroe viole la Proclamation faisant de l’Amérique latine et des Caraïbes une Zone de paix.</p>
<p>La République bolivarienne du Venezuela – nous tenons à le ratifier publiquement depuis cette tribune virtuelle – pourra toujours compter sur notre solidarité face aux tentatives de la déstabiliser, de saper son ordre constitutionnel, de briser son union civico-militaire et de détruire l’œuvre entamée par Hugo Chávez Frías et poursuivie par le président Nicolás Maduro Moros en faveur du peuple.</p>
<p>Nous rejetons aussi les actions de l’administration étasunienne visant à déstabiliser la République du Nicaragua et ratifions notre solidarité invariable envers son peuple et son gouvernement que conduit Daniel Ortega.</p>
<p>Nous nous solidarisons avec les nations des Caraïbes qui exigent une juste réparation pour l’horreur de l’esclavage et de la traite des esclaves qu’elles ont subie, dans un monde où la discrimination raciale et la répression des communautés de descendants d’Africains ne cessent de s’aggraver.</p>
<p>Nous ratifions notre engagement historique avec l’autodétermination et l’indépendance du peuple frère portoricain.</p>
<p>Nous appuyons la réclamation de souveraineté légitime de l’Argentine sur les îles Malvinas, Sandwich du Sud et Georgie du Sud.</p>
<p>Nous réitérons notre engagement envers la paix en Colombie et notre conviction que le dialogue entre les parties est la seule voie permettant d’instaurer une paix stable et durable dans ce pays.</p>
<p>Nous appuyons la recherche d’un règlement pacifique et négocié à la situation qui a été imposée à la Syrie, sans ingérence extérieure et dans le respect total de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.</p>
<p>Nous réclamons un règlement juste au conflit du Moyen-Orient, lequel repose sur l’exercice réel par le peuple palestinien de son droit inaliénable à construire son propre État dans les frontières antérieures à 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, et nous rejetons les tentatives d’Israël d’annexer de nouveaux territoires en Cisjordanie.</p>
<p>Nous exprimons notre solidarité avec la République islamique d’Iran face à l’escalade agressive des Etats-Unis.</p>
<p>Nous réaffirmons notre solidarité invariable avec le peuple sahraoui.</p>
<p>Nous condamnons énergiquement les sanctions unilatérales imposées injustement à la République populaire démocratique de Corée.</p>
<p>Nous rejetons une fois de plus l’intention de l’OTAN de s’étendre jusqu’aux frontières de la Russie et d’imposer injustement des sanctions unilatérales à ce pays.</p>
<p>Nous refusons l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la République de Belarus et réitérons notre solidarité avec son président légitime, Alexandre Loukachenko et avec le peuple frère de ce pays.</p>
<p>Nous condamnons les ingérences dans les affaires intérieures de la République populaire de Chine et rejetons toute tentative de porter atteinte à son intégrité territoriale et à sa souveraineté.</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Compte tenu des graves circonstances actuelles, nous sommes contraints, pour la première fois en soixante-quinze ans, de tenir cette Assemblée générale des Nations Unies sur le mode virtuel.</p>
<p>La communauté scientifique cubaine, une autre fierté de la nation qui, dès le triomphe de la Révolution des justes, a annoncé au monde son intention de devenir un pays d’hommes et de femmes de science, travaille sans relâche sur l’un des premiers vaccins dans le monde à être entré dans la phase des essais cliniques.</p>
<p>Ses créateurs et d’autres chercheurs et spécialistes, en articulation avec le système de santé, mettent au point des protocoles de soins visant les malades contagieux, les patients rétablis et la population à risque, ce qui nous a permis de sauver 80 p. 100 des contagieux et de maintenir un taux de létalité inférieur à la moyenne du continent et du monde.</p>
<p>« Des médecins, et non des bombes ! » s’est exclamé un jour le leader historique de la Révolution cubaine et le promoteur principal de l’essor des sciences à Cuba, Fidel Castro Ruz. Telle est notre devise. Sauver des vies et partager ce que nous sommes et ce que nous avons, quelque soit le sacrifice, voilà ce que nous offrons au monde depuis les Nations Unies auxquelles nous demandons simplement de changer en accord avec la gravité du moment.</p>
<p>Nous sommes Cuba !</p>
<p>Battons-nous de concert pour promouvoir la paix, la solidarité et le développement.</p>
<p>Je vous remercie.</p>
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		<title>Cuba propose au monde une utilisation légale et sûre de l&#8217;Internet</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Jul 2019 15:58:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<category><![CDATA[communication]]></category>
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		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[LE Forum international pour l'utilisation pacifique des technologies de l'information et de la communication (TIC) s'est achevé le 10 juillet à l'hôtel Iberostar Packard de La Havane sur une déclaration finale appelant à un processus de négociation dans le cadre des Nations Unies pour l'adoption d'un instrument juridique contraignant visant à combler les lacunes qui existent actuellement en matière de sécurité informatique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4109" alt="Internet" src="/files/2019/07/Internet.jpg" width="300" height="246" />LE Forum international pour l&#8217;utilisation pacifique des technologies de l&#8217;information et de la communication (TIC) s&#8217;est achevé le 10 juillet à l&#8217;hôtel Iberostar Packard de La Havane sur une déclaration finale appelant à un processus de négociation dans le cadre des Nations Unies pour l&#8217;adoption d&#8217;un instrument juridique contraignant visant à combler les lacunes qui existent actuellement en matière de sécurité informatique.</p>
<p>Plus de 130 délégués de 21 pays s’étaient donné rendez-vous pour cet événement de haut niveau afin de discuter de questions telles que l&#8217;accès équitable au web et la gouvernance de l&#8217;Internet.</p>
<p>Dans ses paroles finales, le ministre cubain des Communications, Jorge Luis Perdomo Di-Lella, a déclaré que l&#8217;île défend l&#8217;extension des technologies à usage pacifique et social.</p>
<p>Le directeur régional pour les Amériques de l&#8217;Union internationale des télécommunications (UIT), Bruno Ramos, a déclaré que ces rencontres, organisées dans le cadre des Caraïbes, contribuent à la formation et au renforcement de l&#8217;utilisation des TIC par les pays qui sont de plus en plus connectés.</p>
<p>L&#8217;importance du Groupe de travail à composition non limitée a également été soulignée, lequel propose une ouverture équitable à tous les États en vue de la formation d&#8217;un cadre réglementaire consensuel et vise à parvenir à un accord mondial</p>
<p>– dans le cadre de la 3e Commission des Nations Unies – concernant l&#8217;utilisation à de fins criminelles des réseaux sociaux et autres outils.</p>
<p>Dans une déclaration à Granma, le premier vice-ministre cubain des Communications, Wilfredo Gonzalez Vidal, a reconnu qu&#8217;il y a encore beaucoup de chemin à parcourir en matière juridique quant à l&#8217;utilisation des TIC, notamment en ce qui concerne la sécurité nationale et mondiale.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Les Nations Unies reconnaissent les réussites de Cuba en matière de population</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Jul 2019 15:49:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[droits de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de la femme]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<description><![CDATA[« LES droits acquis par les femmes à Cuba sont dignes d'éloges, ils sont un exemple pour l'Amérique et le monde. Nous utilisons toujours Cuba comme référence », a déclaré Rafael Cuestas, coordonnateur international du programme du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) à Cuba, au cours d’un entretien avec la presse spécialisée sur ces questions.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4111" alt="Cuba banderas" src="/files/2019/07/Cuba-banderas.jpg" width="300" height="254" />« LES droits acquis par les femmes à Cuba sont dignes d&#8217;éloges, ils sont un exemple pour l&#8217;Amérique et le monde. Nous utilisons toujours Cuba comme référence », a déclaré Rafael Cuestas, coordonnateur international du programme du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) à Cuba, au cours d’un entretien avec la presse spécialisée sur ces questions.</p>
<p>Cuestas a également reconnu la présence importante des femmes dans la composition du Parlement cubain, le droit des femmes de décider du moment où elles veulent avoir des enfants, ainsi que l&#8217;espérance de vie élevée de la population, en dépit des effets négatifs du blocus sur l&#8217;économie et la vie du pays. Il a également rappelé le rôle de Vilma Espin lors de la Conférence internationale sur la population et le développement du Caire (1994).</p>
<p>Parmi les réussites de l&#8217;Île, le représentant de l’UNFPA a reconnu que la société cubaine est « très progressiste, très ouverte » et qu&#8217;elle a beaucoup progressé. En outre, il a signalé que, grâce à l&#8217;amélioration des conditions de vie et des garanties telles que la couverture universelle et gratuite en matière de santé, elle a atteint une pyramide démographique très semblable à celle des pays développés.</p>
<p>Plus loin dans son intervention, Cuestas a reconnu qu&#8217;il y a eu des reculs en matière de population dans certaines régions, si bien que « l&#8217;objectif est de renforcer cette lutte et non de reculer », a-t-il signalé. « Je pense qu&#8217;il est très important de réaffirmer l&#8217;engagement de maintenir un programme pertinent pour le monde ».</p>
<p>L’année 2019 marque le 50e anniversaire de la création de l&#8217;Unfpa, le 45e du premier programme de coopération à Cuba et le 25e de la Conférence internationale sur la population et le développement au Caire, qui tiendra son 25e sommet en novembre prochain à Nairobi, où Cuba présentera ses résultats en matière de population.</p>
<p>Cette année, la Journée mondiale de la population a eu lieu dans le contexte de l&#8217;adoption récente de la nouvelle Constitution, et a eu comme toile de fond la priorité que l&#8217;État accorde à la question du vieillissement et de la dynamique démographique.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<item>
		<title>Cuba sur la voie de la réalisation des objectifs de l’Agenda 2030</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2017/12/14/cuba-sur-la-voie-de-la-realisation-des-objectifs-de-lagenda-2030/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Dec 2017 23:08:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[EN 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté à l'unanimité un Programme de développement durable à l'horizon 2030, assorti de 17 objectifs pour construire un monde meilleur pour tous.

Ces 17 objectifs de développement répondent à toute une série de besoins sociaux, comme l’éradication de la pauvreté, la santé, l'éducation, l’égalité de genre, des actions en faveur du climat et de la paix, entre autre]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3249" alt="Funcionaria Naciones Uniodas" src="/files/2018/01/Funcionaria-Naciones-Uniodas.jpg" width="300" height="259" />EN 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté à l&#8217;unanimité un Programme de développement durable à l&#8217;horizon 2030, assorti de 17 objectifs pour construire un monde meilleur pour tous.</p>
<p>Ces 17 objectifs de développement répondent à toute une série de besoins sociaux, comme l’éradication de la pauvreté, la santé, l&#8217;éducation, l’égalité de genre, des actions en faveur du climat et de la paix, entre autres.</p>
<p>Plusieurs acteurs interviennent dans ce programme, dont l’Organisation des Nations Unies elle-même, ainsi que les gouvernements et les communautés locales de chaque pays.</p>
<p>C’est dans ce contexte qu’est né le Fonds pour la réalisation des objectifs du développement durable (SDGF), un mécanisme de coopération pour le développement créé par le PNUD – en représentation de l’ONU – grâce à une contribution initiale du gouvernement espagnol.</p>
<p>Récemment, la directrice du SDGF, Mme Paloma Duran, a réalisé une visite de travail à Cuba, au cours de laquelle elle a accordé une interview exclusive à Granma où elle nous a livré ses impressions sur son séjour dans l’Île et sur le travail déployé par son organisation.</p>
<p>UN FONDS POUR LA MISE EN ŒUVRE DE L’AGENDA 2030</p>
<p>Mme Duran a expliqué que le Fonds qu’elle dirige a pour objectif la mise en œuvre de l’Agenda 2030, et s’articule autour de trois axes : l’intégralité des programmes qui sont mis en place, autrement dit faire en sorte que leur application soit bénéfique dans plusieurs domaines, aussi bien dans l’alimentation, l’agriculture et la santé.</p>
<p>Le deuxième pilier s’appuie sur l’appropriation nationale. L’Agenda 2030 doit être appliqué dans chaque commune, province ou pays selon ses besoins et ses priorités spécifiques.</p>
<p>Troisièmement, la mise en œuvre des objectifs, avec pour mission principale l’éradication de la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations.</p>
<p>Elle a précisé que la matérialisation de ces trois piliers passe par la conception, avec les autorités locales et les Nations Unies, d’un projet au niveau communautaire visant à identifier les besoins et les priorités des gens.</p>
<p>Tous les six mois, il est demandé aux pays et aux communautés de présenter un rapport sur les résultats et les objectifs qui ont été atteints dans le cadre du projet, les principaux bénéficiaires et l’impact de son application.</p>
<p>Concernant la répartition des ressources, elle a signalé que des fonds de contrepartie sont prévus pour assurer que chaque communauté puisse couvrir ses besoins.</p>
<p>Il s’agit de fonds auxquels contribuent des partenaires locaux ou internationaux pour appuyer les objectifs en complétant le financement apporté par le mécanisme qu’elle dirige.</p>
<p>Selon la directrice du SDGF, les pays en voie de développement ne sont pas les seuls à faire partie de ces fonds, car l’Agenda possède un caractère universel et le problème des inégalités touche autant les pays riches que les pays pauvres.</p>
<p>L’EXPÉRIENCE CUBAINE</p>
<p>Le projet mis en œuvre actuellement à Cuba grâce au SDGF a pour nom « Suma tu gota » (Ajoute ta goutte), et a pour objectif d’améliorer l’accès à une eau de qualité et de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à Santiago de Cuba.</p>
<p>Dans le cadre de sa visite à Cuba, Mme Paloma Durant s’est rendue dans cette province de l’est du pays pour évaluer la marche du projet, qui a été lancé comme une réponse à la sécheresse qui sévit dans ce territoire.</p>
<p>« Le projet progresse très bien, car il profite à l’ensemble de la population grâce à l’appropriation par les bénéficiaires des communautés locales des initiatives mises en place », a-t-elle souligné.</p>
<p>Même si ce projet spécifique est axé sur l’eau et la sécheresse, des travaux ont été menés également dans les domaines hydraulique et météorologique (en matière de prévention d’événements futurs).</p>
<p>L’amélioration de l’accès à l’eau permet de conforter les programmes agricoles, la sécurité alimentaire, la santé et l’éducation, entre autres, et tout a été mis en œuvre pour assurer un impact maximum sur la population. La fonctionnaire a salué le travail des dirigeants sociaux en faveur de l’amélioration de la qualité de vie des habitants.</p>
<p>Pour conclure, Mme Duran s’est félicitée de l’expérience de « Suma tu gota », et elle affirmé que même si le projet devrait être achevé au mois de mars prochain, il serait bon d’appliquer cette même expérience dans d’autres régions comme l’Afrique, également confrontées à des problèmes de sécheresse.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Déclaration de la Fédération des femmes cubaines</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2016/03/15/declaration-de-la-federation-des-femmes-cubaines/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Mar 2016 17:39:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Fédération des femmes cubaines]]></category>
		<category><![CDATA[Michelle Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Nations Unies]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est avec l’hospitalité et la dignité qui distinguent l’ensemble de notre peuple que nous, les femmes cubaines, accueillerons le président des États-Unis et son épouse Michelle. Nous sommes conscientes que cette visite s’inscrit dans le cadre du complexe processus en cours, en vue d’une normalisation des relations entre nos deux gouvernements. Ce sera, en conséquence, l’occasion de leur montrer ce que nous avons réalisé en matière d’égalité de genres, ainsi que la place de premier plan qu’occupent les femmes dans la vie politique, économique, culturelle et sociale de notre pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-2818" alt="mujeres cubanas" src="/files/2016/03/mujeres-cubanas.jpg" width="300" height="207" />C’est avec l’hospitalité et la dignité qui distinguent l’ensemble de notre peuple que nous, les femmes cubaines, accueillerons le président des États-Unis et son épouse Michelle. Nous sommes conscientes que cette visite s’inscrit dans le cadre du complexe processus en cours, en vue d’une normalisation des relations entre nos deux gouvernements. Ce sera, en conséquence, l’occasion de leur montrer ce que nous avons réalisé en matière d’égalité de genres, ainsi que la place de premier plan qu’occupent les femmes dans la vie politique, économique, culturelle et sociale de notre pays.</p>
<p>Cette visite leur permettra de constater que nous percevons un salaire égal pour un travail de valeur égale, que neuf des quinze provinces cubaines sont gouvernées par des femmes, que l’administration de la justice est aussi majoritairement exercée par des mains féminines. Dans chaque endroit qu’ils visiteront, ils pourront apprécier le travail dévoué des femmes de toutes les générations.</p>
<p>Ils pourront juger de l’amour que nous ressentons pour notre patrie libre et indépendante, cette même patrie que nous avons défendue des agressions en tout genre. C’est en faisant preuve de créativité et d’abnégation que nous avons résisté pendant plus d’un demi-siècle au blocus économique, financier et commercial, et que nous avons construit une société où l’être humain est respecté et valorisé dans tout ce qui le définit. C’est dans ces valeurs de solidarité, d’anti-impérialisme et de souveraineté nationale que nous avons éduqué nos enfants. Ce à quoi nous ne renoncerons jamais.</p>
<p>Regroupées au sein de la Fédération des femmes cubaines, une organisation non gouvernementale de la société civile – dotée d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies –, et dont font partie aujourd’hui plus de 4 millions de Cubaines, soit environ 90% des femmes âgées de plus de 14 ans, nous mettons en œuvre des programmes spécifiques pour développer dans notre pays une pleine culture de l’égalité et de l’inclusion sociale. Beaucoup de cibles de l’objectif No 5 de l’Agenda pour le développement durable 2030 visant l’égalité des genres et l&#8217;autonomisation des femmes et des filles sont une réalité dans notre pays.</p>
<p>Nous savons que Mme Michelle Obama mène une importante initiative appelée « Let Girls Learn » qui vise à faciliter l’accès à l’éducation à 62 millions de fillettes et adolescentes dans le monde entier. Nous mettons notre modeste expérience dans ce domaine à sa disposition, car 100% de nos enfants fréquentent l’école, indépendamment de leur lieu de provenance, de leur couleur de peau, qu’ils aient un handicap ou pas, qu’ils soient hospitalisés ou pas. Une Cubaine, Leonela Relys Diaz, a créé la méthode « Yo sí puedo », qui a permis d’alphabétiser des millions de personnes dans le monde.</p>
<p>Par ailleurs, ce sera également pour nous l’occasion de réitérer notre revendication concernant la cessation de la politique inhumaine de blocus exercée contre notre pays et qui a provoqué de nombreuses privations et entravé notre développement.</p>
<p>La Fédération des femmes cubaines souscrit aux déclarations de notre gouvernement exigeant la cessation de l’occupation de la base navale de Guantanamo, de la Loi d’ajustement cubain et sa politique dite « des pieds secs-pieds mouillés », et la suppression des programmes d’ingérence destinés à provoquer la déstabilisation interne. Ces politiques constituent une atteinte à la stabilité et à la tranquillité de nos familles.</p>
<p>Ces jours-ci, les propos de la fondatrice et première présidente de notre organisation, Vilma Espin, sont plus d’actualité que jamais : « Le socialisme pour les femmes cubaines signifie la liberté, l’indépendance, la souveraineté, la dignité, la justice sociale, la sécurité pour la formation et l’éducation de leurs enfants, prendre en mains leur propre destin, travailler pour construire l’avenir rêvé et le défendre de toutes leurs forces ».</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>L&#8217;ONU appel à assurer le traitement aux personnes atteintes de VIH</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2015 17:35:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Ban Ki-moon]]></category>
		<category><![CDATA[Nations Unies]]></category>
		<category><![CDATA[Santé societé]]></category>
		<category><![CDATA[VIH/SIDA]]></category>

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		<description><![CDATA[Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a appelé mardi assurer le traitement antirétroviral aux 37 millions de personnes atteintes du Virus de l&#8217;immunodéficience humaine (VIH) à l&#8217;occasion de la Journée mondiale du Sida 2015. Dans son message, le diplomate demandé à la communauté internationale de lutter contre la pandémie et l’empêcher de rebondir]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-2589" alt="BanKiMon" src="/files/2015/12/BanKiMon-300x213.jpg" width="300" height="213" />Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a appelé mardi assurer le traitement antirétroviral aux 37 millions de personnes atteintes du Virus de l&#8217;immunodéficience humaine (VIH) à l&#8217;occasion de la Journée mondiale du Sida 2015.</p>
<p>Dans son message, le diplomate demandé à la communauté internationale de lutter contre la pandémie et l’empêcher de rebondir de la maladie à partir de la mise en place de mesures concrètes.</p>
<p>Il nous faut plus que doubler le nombre de ceux qui reçoivent un traitement salvateur et nous devons assurer aux adolescentes et aux jeunes femmes les moyens de s’instruire et de se protéger contre le VIH, a-t-il affirmé.</p>
<p>Cette année, nous célébrons la Journée mondiale du sida avec un espoir renouvelé, grâce à l’action résolue des militants, aux efforts inlassables des professionnels de la santé, aux prises de position fermes des défenseurs des droits de l’homme et au courage des personnes touchées et de leur famille, a-t-il ajouté.</p>
<p>Les dirigeants de la planète se sont tous engagés à venir à bout du sida d’ici à 2030 dans le cadre des objectifs de développement durable qu’ils ont adoptés en septembre, M. Ban a souligné.</p>
<p>Cet engagement illustre le pouvoir de la solidarité, qui a su faire naître, d’un mal destructeur, un des mouvements les plus fédérateurs de l’histoire moderne.</p>
<p>Il a réitéré son invitation à la réunion de haut niveau sur le VIH/sida que l’Assemblée générale tiendra en 2016, occasion idéale pour le monde de s’engager à accélérer la réalisation des cibles fixées.</p>
<p>En cette Journée mondiale du sida, rendons hommage à toutes les victimes de la maladie, en renouvelant notre engagement d’en débarrasser le monde, a-t-il fini.</p>
<p><strong>(Prensa Latina)</strong></p>
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		<title>CYNISME GÉNOCIDAIRE (PREMIERE PARTIE)</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 00:20:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
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		<description><![CDATA[Aucune personne sensée, surtout parmi celles qui ont eu accès aux connaissances élémentaires qu’on acquiert à l’école primaire, ne peut accepter que notre espèce, en particulier les enfants, les adolescents et les jeunes, soit privée aujourd’hui, demain et pour toujours, du droit à la vie. Les humains n’ont jamais vécu, tout au long de leur existence hasardeuse comme êtres intelligents, une telle expérience.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Aucune personne sensée, surtout parmi celles qui ont eu accès aux connaissances élémentaires qu’on acquiert à l’école primaire, ne peut accepter que notre espèce, en particulier les enfants, les adolescents et les jeunes, soit privée aujourd’hui, demain et pour toujours, du droit à la vie. Les humains n’ont jamais vécu, tout au long de leur existence hasardeuse comme êtres intelligents, une telle expérience.</p>
<p>Je me sens le devoir de transmettre à ceux qui prendront la peine de lire ces Réflexions l’idée suivante : nous avons tous l’obligation, sans exception, de faire prendre conscience à l’humanité des risques de catastrophe définitive et totale qu’elle court à cause des décisions irresponsables de politiciens aux mains desquels le hasard, plus que les talents ou les mérites, a fait tomber son sort.</p>
<p>Qu’il soit croyant ou sceptique, aucun citoyen sensé d’aucun pays ne peut accepter que ses enfants ou ses proches périssent d’une façon instantanée ou victimes de souffrances et de tortures atroces.</p>
<p>Après avoir assisté aux crimes répugnants que l’Organisation du traité de l’Atlantique-Nord commet de plus en plus fréquemment sous l’égide des États-Unis et des pays les plus riches d’Europe, le monde a centré son attention sur le Sommet du G-20, réuni pour débattre de la profonde crise économique qui frappe maintenant toutes les nations et dont les graves retombées sociales, voire climatiques, menacent tous les habitants de la planète. Il était aussi en jeu à ce Sommet la possibilité que l’euro continue d’être la monnaie commune de la plupart des pays européens, voire que certains pays se maintiennent dans cette union. L’opinion internationale, en particulier européenne, attendait des réponses.</p>
<p>Ce  Sommet n’a pourtant apporté ni réponse ni solution aux problèmes les plus sérieux de l’économie mondiale, malgré les efforts réalisés par la Chine, la Russie, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Argentine et d’autres pays à économie émergente pour coopérer avec le reste du monde à la recherche de solutions.</p>
<p>Par ailleurs, après que l’OTAN a eu considéré comme conclue son opération en Libye – à la suite d’une attaque aérienne qui a blessé le chef constitutionnel de ce pays, a détruit son véhicule et l’a livré à la merci des mercenaires de l’Empire qui l’ont assassiné et qui ont exhibé son corps comme un trophée de guerre, outrageant par là les us et coutumes musulmanes – il est tout à fait insolite que l’AIEA, une institution spécialisée des Nations Unis censée être au service de la paix mondiale, ait divulgué au sujet de l’Iran un rapport politique tarifé et sectaire qui met le monde au bord de la guerre nucléaire que l’Empire yankee prépare minutieusement contre ce pays en alliance avec la Grande-Bretagne et Israël.</p>
<p>Après qu’un haut personnage a eu paraphrasé le fameux «Veni, vidi, vici» prononcé par un empereur romain voilà plus de deux mille ans en un «Je suis venu, j’ai vu et il est mort», transmis à l’opinion publique par une grande chaîne de télévision comme réaction à l’annonce de la mort de Kadhafi, on ne sait trop quel qualificatif accoler à la politique des États-Unis.</p>
<p>L’important, de nos jours, c’est de faire prendre clairement conscience aux peuples de l’abyme où l’on est en train de pousser l’humanité. Notre Révolution a connu à deux reprises des risques dramatiques: en octobre 1962, le plus critique, quand l’humanité a frôlé l’hécatombe nucléaire ; à la mi-1987, quand nos forces affrontaient les troupes racistes sud-africaines équipées d’armes atomiques que les Israéliens les avaient aidé à mettre au point.</p>
<p>Le shah d’Iran avait aussi collaboré aux côtés d’Israël avec le régime raciste et fasciste d’Afrique du Sud.</p>
<p>Ce sont les États-Unis qui impulsèrent la création des Nations Unies dès avant la fin de la Seconde Guerre  mondiale. Très à l’écart des théâtres de guerre, ils s’étaient  énormément enrichis au point de monopoliser 80 p. 100 de l’or mondial, et avaient entrepris, sous la direction de Roosevelt, un antifasciste sincère, de mettre au point une arme atomique que son successeur, Truman, un oligarque  médiocre, n’hésita pas à utiliser contre les villes civiles d’Hiroshima et de Nagasaki en 1945.</p>
<p>Leur monopole de l’or mondial et le prestige de Roosevelt avaient permis aux États-Unis de convoquer la Conférence de  Bretton Woods qui, entre autres mesures, leur assigna le rôle de  frapper le dollar comme la seule devise du commerce mondial à partir de  l’étalon-or.</p>
<p>Ils étaient aussi, à la fin de la guerre, les seuls à posséder l’arme atomique, un privilège qu’ils n’hésitèrent pas à transmettre à leurs alliés et membres du Conseil de sécurité de l’ONU: la Grande-Bretagne et la France, les deux plus importantes puissances  coloniales de l’époque.</p>
<p>Truman  n’informa absolument pas l’URSS de l’existence de la bombe atomique ni de son intention de l’utiliser. Quant à la Chine, gouvernée par Chiang Kai-shek, un général nationaliste, oligarque et à la botte des USA, elle ne pouvait être exclue du Conseil de sécurité.</p>
<p>L’URSS, durement touchée par la guerre, les destructions et la mort de plus de vingt millions de personnes durant l’invasion nazie, consacra de grosses ressources économiques, scientifiques et humaines à atteindre la parité atomique avec les USA : quatre ans après, en 1949, elle testa sa première arme atomique ; en 1953, celle à hydrogène, et elle atteignit sa première mégatonne en 1955. La France, elle, disposa de sa première bombe atomique en 1960.</p>
<p>Il n’existait que trois pays nucléaire en 1957 quand l’ONU, sous égide yankee, créa l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Quelqu’un croit-il que cet instrument des États-Unis fit quoi que ce soit pour avertir le monde des terribles dangers auxquels il était exposé dès lors qu’Israël, allié inconditionnel des USA et de l’OTAN, enclavé au cœur même des plus importantes réserves mondiales de pétrole et de gaz, allait se constituer à son tour en une puissance atomique aventurière et agressive ?</p>
<p>Israël,  en coopération avec les troupes coloniales anglaises et françaises, attaqua Port-Saïd, quand Abdel Nasser nationalisa le Canal de Suez, propriété de la France, ce qui obligea le Premier ministre soviétique à exiger la fin de cette agression et à lancer un ultimatum auxquels les alliés européens des USA furent contraints de se plier.</p>
<p>À suivre demain.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/11/firma-fidel-111112-cinismo-genocida-primera-parte-300x176.jpg" alt="" width="300" height="176" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 12 novembre 2011</strong></p>
<p><strong>20 h 15</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Chávez, Evo et Obama (Première partie)</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 15:35:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je fais une pause dans les tâches qui occupent tout mon temps ces jours-ci pour dire quelques mots au sujet de la soixante-sixième session de l’Assemblée générale des Nations Unies qui offre une occasion singulière à la science politique. Cette réunion annuelle demande un gros effort et constitue une dure épreuve pour ceux qui occupent les plus hautes responsabilités politiques dans bien des pays. Quant aux amateurs de cet art, qui ne sont pas peu nombreux dans la mesure où il touche vitalement tout le monde, il leur est difficile d’échapper à la tentation d’observer ce spectacle interminable, quoiqu’instructif.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je fais une pause dans les tâches qui occupent tout mon temps ces jours-ci pour dire quelques mots au sujet de la soixante-sixième session de l’Assemblée générale des Nations Unies qui offre une occasion singulière à la science politique.</p>
<p>Cette réunion annuelle demande un gros effort et constitue une dure épreuve pour ceux qui occupent les plus hautes responsabilités politiques dans bien des pays. Quant aux amateurs de cet art, qui ne sont pas peu nombreux dans la mesure où il touche vitalement tout le monde, il leur est difficile d’échapper à la tentation d’observer ce spectacle interminable, quoiqu’instructif.</p>
<p>Il existe tout d’abord une foule de thème épineux et de conflits d’intérêts. Un grand nombre de participants doivent prendre position au sujet de faits qui constituent des violations de principes flagrantes. Ainsi, quelle position adopter devant les massacres de l’OTAN en Libye ? Quel gouvernement souhaite-t-il vraiment laisser un témoignage qu’il a appuyé le crime monstrueux des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN dont les avions dernier cri, avec ou sans pilote, ont réalisé plus de vingt mille missions d’attaque contre un petit État du Tiers-monde d’à peine six millions d’habitants, alléguant des mêmes prétextes qu’ils ont avancés hier pour attaquer ou envahir la Serbie, l’Afghanistan, l’Iraq, et qu’ils avancent aujourd’hui pour menacer de le faire contre la Syrie ou n’importe quel autre pays du monde ?</p>
<p>Or, n’est-ce donc pas le gouvernement de l’État hôte de l’ONU qui a réalisé la boucherie du Vietnam, du Laos et du Cambodge, l’attaque mercenaire de la baie des Cochons à Cuba, l’invasion de Saint-Domingue, la « sale guerre » au Nicaragua, l’occupation de la Grenade, l’attaque du Panama et le massacre de ses habitants d’El Chorrillo ? Qui donc a fomenté les coups d’États militaires et les tueries au Chili, en Argentine et en Uruguay, qui se sont soldés par des dizaines de milliers de morts et de disparus ? Je ne parle pas de faits survenus voilà cinq cents ans quand les Espagnols inaugurèrent le génocide en Amérique ou voilà deux cents ans, quand les Yankees exterminaient les Indiens aux États-Unis ou esclavageaient les Africains, bien que, selon la Déclaration de Philadelphie, « tous les hommes naissent libres et égaux » ; non, je parle de faits survenus ces dernières décennies et survenant aujourd’hui même.</p>
<p>On ne saurait manquer de rappeler et d’évoquer ces faits face à un événement aussi important et aussi marquant que cette session de l’Organisation des Nations Unies qui met à l’épreuve la fermeté politique et la morale des gouvernements.</p>
<p>Beaucoup y représentent des pays petits et pauvres qui ont besoin de l’appui et de la coopération internationale, de la technologie, des marchés et des crédits que les puissances capitalistes développées ont manipulés à leur guise.</p>
<p>Malgré le monopole que les médias exercent d’une manière éhontée et les méthodes fascistes auxquelles recourent les États-Unis et leurs alliés pour berner et duper l’opinion mondiale, la résistance des peuples se durcit, et l’on peut le constater dans les débats en cours aux Nations Unies.</p>
<p>De nombreux dirigeants du Tiers-monde ont, malgré les obstacles et les contradictions susmentionnés, exposé leurs idées avec courage. Ainsi, on ne perçoit plus dans les voix des gouvernements latino-américains et caribéens le honteux accent lèche-bottes, manière OEA, qui caractérisait les prises de position des chefs d’État ces dernières décennies. Deux d’entre eux se sont adressés à l’Assemblée générale, et tous deux, le président bolivarien Hugo Chávez, sang-mêlé des races qui forme le peuple vénézuélien, et Evo Morales, de la pure lignée millénaire des indigènes, ont présenté leurs vues à cette session, le premier à travers un message, le second en direct pour répondre au discours du président yankee.</p>
<p>La chaîne Telesur a transmis les trois prises de position, ce qui a permis de connaître, dès mardi soir, 20 septembre,  le message du président Chávez que Walter Martínez a lu à son programme Dossier. Obama, lui, a pris la parole mercredi matin, en tant que chef d’État du pays hôte de l’ONU, et Evo Morales l’a fait ce même jour en début d’après-midi. Pour faire court, je reprendrai les paragraphes essentiels de chaque texte.</p>
<p>Chávez n’a pas pu assister personnellement au sommet des Nations Unies, parce que douze années de lutte inlassable, sans un jour de repos, ont menacé sa santé et mis sa vie en danger et qu’il se bat aujourd’hui avec courage pour se rétablir pleinement. Mais il ne pouvait pas ne pas aborder le point le plus épineux de cette session historique dans son message courageux que je reproduis presque intégralement :</p>
<p>Je m’adresse à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies […] pour ratifier aujourd’hui et en ce lieu l’appui total du Venezuela à la reconnaissance de l’État de Palestine, au droit de la Palestine de se convertir en un État libre, souverain et indépendant. Il s’agit là d’un acte de justice historique envers un peuple qui porte en soi depuis toujours toute la douleur et toute la souffrance du monde,</p>
<p>Le grand philosophe français Gilles Deleuze a dit, empruntant l’accent de la vérité […] : « La cause palestinienne est avant tout l’ensemble des injustices que ce peuple a souffert et continue de souffrir. » Il est aussi – oserai-je ajouter – une volonté de résistance permanente et irrépressible qui est d’ores et déjà inscrite dans la mémoire héroïque de la condition humaine. […] Mahmoud Darwish, cette voix infinie de la Palestine possible, nous parle depuis le sentiment et la conscience de cet amour :</p>
<p>Qu’avons-nous besoin du souvenir</p>
<p>Le Carmel est en nous</p>
<p>Et sur nos paupières pousse l’herbe de Galilée</p>
<p>Ne dis pas : Que ne courrions-nous pas comme un fleuve pour le rejoindre</p>
<p>Nous sommes dans la chair de notre pays</p>
<p>Il est en nous</p>
<p>Contre ceux qui soutiennent à tort que ce que le peuple palestinien a souffert n’est pas un génocide, Deleuze soutient avec une lucidité implacable : « D’un bout à l’autre, il s’agira de faire comme si le peuple palestinien, non seulement ne devait plus être, mais n’avait jamais été. » C’est là  &#8211; comment dire ? – le degré zéro du génocide : décréter qu’un peuple n’existe pas ; lui nier le droit à l’existence.</p>
<p>[…] Aussi la solution du conflit du Moyen-Orient passe-t-elle forcément par la justice à rendre au peuple palestinien : telle est la seule voie si l’on veut conquérir la paix.</p>
<p>L’on souffre et l’on s’indigne de constater que ceux qui ont subi l’un des pires génocides de l&#8217;Histoire se sont convertis en bourreaux du peuple palestinien ; l’on souffre et l’on s’indigne de constater que le legs de l’Holocauste est la Nakba. Et l’on s’indigne tout court de constater que le sionisme continue de recourir au chantage de l’antisémitisme contre ceux qui s’opposent à ses sévices et à ses crimes. Israël a instrumentalisé et instrumentalise d’une façon éhontée et vile la mémoire des victimes. Et il le fait pour pouvoir agir en toute impunité contre la Palestine. Il n’est pas oiseux, soit dit en passant, de rappeler que l’antisémitisme est une plaie occidentale, européenne, dont les Arabes ne sont pas partie prenante. N’oublions pas en plus que c’est le peuple sémite palestinien qui souffre de l’épuration ethnique pratiquée par l’État colonialiste israélien.</p>
<p>Qu’on me comprenne bien : autre chose est refuser l’antisémitisme, autre chose, et très différente, d’accepter passivement que la barbarie sioniste impose au peuple palestinien un régime d’apartheid. D’un point de vue éthique, quiconque refuse le premier doit condamner le second.</p>
<p>…le sionisme, comme vision du monde, est foncièrement raciste. Les affirmations de Golda Meir en sont, dans le cynisme atterrant, la preuve criante : « Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre ! Ce qu’on appelle les Palestiniens n’existe pas. Ce n’est pas comme on pensait : qu’il existait un peuple dit palestinien, qui se considère lui-même palestinien, et qu’à notre arrivée nous avons expulsé et auquel nous avons enlevé son pays. Non, ils n’existaient pas. »</p>
<p>[…]</p>
<p>Lisez et relisez donc ce document qui est passé à l’Histoire comme la Déclaration de Balfour de 1917 : le gouvernement britannique s’arrogeait la faculté de promettre aux juifs un foyer national en Palestine, méconnaissant délibérément la présence de ses habitants et leur volonté. Et rappelons que chrétiens et musulmans ont vécu en paix, des siècles durant, en Terre sainte jusqu’à ce que le sionisme ait entrepris de la revendiquer comme sa propriété entière et exclusive.</p>
<p>Rappelons encore [..] qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le peuple palestinien verrait sa tragédie empirer par son expulsion à la fois de son territoire et de l’Histoire. La résolution 181 des Nations Unies – ignominieuse et illégale – recommanda en 1947 la partition de la Palestine en un État juif, en un État arabe et en une zone sous contrôle international (Jérusalem et Bethléem), concédant ainsi […] 56 p. 100 du territoire au sionisme pour qu’il y constitue son État. Cette Résolution violait de fait le droit international et bafouait d’une manière flagrante la volonté des grandes majorités arabes : le droit des peuples à l’autodétermination devenait lettre morte.</p>
<p>[…]</p>
<p>…contrairement à ce qu’Israël et les États-Unis prétendent faire accroire au monde à travers les transnationales de la communication, ce qu’il est arrivé et ce qu’il continue d’arriver en Palestine n’est pas – disons-le avec Saïd – un conflit religieux : c’est un conflit politique marqué au sceau du colonialisme et de l’impérialisme ; ce n’est pas un conflit millénaire : c’est un conflit contemporain ; ce n’est pas un conflit qui est né au Moyen-Orient : c’est un conflit qui est né en Europe.</p>
<p>Quel était et quel est encore le nœud du conflit ? Le fait qu’on privilégie dans les discussions et les analyses la sécurité d’Israël, jamais celle de la Palestine. L’histoire récente le corrobore : il suffit de rappeler la nouvelle équipée génocidaire déclenchée à Gaza par Israël à travers l’opération Plomb fondu.</p>
<p>On ne saurait ramener la sécurité de la Palestine à la simple reconnaissance d’un gouvernement autonome et d’un contrôle policier limités dans ses « enclaves » de la Rive Ouest du Jourdain et de la bande de Gaza, tout en ignorant non seulement la création de l’État palestinien dans les frontières antérieures à 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, les droits de ses nationaux et le droit de son peuple à l’autodétermination, mais encore le droit à la compensation et le droit au retour de la moitié de la population palestinienne dispersée dans le monde entier, aux termes de la Résolution 194.</p>
<p>Il est incroyable qu’un pays, Israël, qui doit son existence à une résolution de l’Assemblée générale puisse mépriser à ce point les résolutions émanant des Nations Unies ! Voilà ce que dénonçait le père Miguel D’Escoto quand il réclamait la fin du massacre de la population de Gaza fin 2008 et début 2009.</p>
<p>[…]</p>
<p>On ne saurait ignorer la crise des Nations Unies. J’ai soutenu en 2005, devant cette même Assemblée générale, que le modèle des Nations Unies périclitait. Le fait que le débat sur la question de Palestine ait été ajourné et qu’on soit en train de le saboter ouvertement en est une nouvelle confirmation.</p>
<p>Washington ne cesse de répéter depuis plusieurs jours qu’il opposera son veto, au Conseil de sécurité, à ce qui sera une résolution majoritaire de l’Assemblée générale : à la reconnaissance de la Palestine comme membre de plein droit de l’ONU. Nous avons d’ores et déjà déploré, aux côtés des nations sœurs qui constituent l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), dans la Déclaration de reconnaissance de l’État de Palestine, qu’une aspiration si juste soit bloquée par ce biais. L’Empire, nous le savons tous, prétend dans ce cas comme dans d’autres imposer un deux-poids-deux-mesures dans l’arène internationale : c’est là la double morale yankee qui, tout en violant le droit international en Libye, permet à Israël de faire ce qu’il lui chante, devenant ainsi le principal complice du génocide que la barbarie sioniste commet contre les Palestiniens. Je rappelle une phrase de Saïd qui met bien le doigt sur la plaie : compte tenu des intérêts d’Israël aux États-Unis, la politique de ce pays au Moyen-Orient est donc israélocentriste.</p>
<p>Je voudrais conclure en faisant entendre la voix de Mahmoud Darwish dans un poème mémorable Sur cette terre :</p>
<p>Il y a sur cette terre ce qui mérite de vivre</p>
<p>Il y a sur cette terre,</p>
<p>Le commencement des commencements,</p>
<p>La fin des fins.</p>
<p>On l’appelait Palestine et on l’appelle désormais Palestine.</p>
<p>Madame, je mérite, parce que vous êtes ma dame,</p>
<p>Je mérite de vivre.</p>
<p>Elle continuera de s’appeler la Palestine. La Palestine vivra et vaincra ! Vive la Palestine libre, souveraine et indépendante !</p>
<p>Hugo Chávez Frías</p>
<p>Président de la République bolivarienne du Venezuela</p>
<p>Quand la session s’est ouverte le lendemain matin, ses mots étaient gravés dans le cœur et l’esprit des délégués réunis.</p>
<p>Le dirigeant bolivarien n’est pas un ennemi du peuple juif. Fort de sa sensibilité si particulière, il hait profondément le crime brutal que les nazis ont commis contre des enfants, des femmes et des hommes, jeunes ou vieux, dans les camps de concentration où – faut-il le rappeler, bien que personne ne le mentionne ? – les gitans ont été victimes de crimes atroces et d’une tentative d’extermination, et où des centaines de milliers de Russes ont aussi péri en tant que race inférieure selon les conceptions raciales nazies.</p>
<p>De retour dans son pays en provenance de Cuba, le jeudi 22 septembre au soir, il s’est référé, indigné, au discours prononcé par Barack Obama aux Nations Unies. Je l’ai rarement entendu parler avec un tel désenchantement d’un dirigeant qu’il traitait jusque-là avec un certain respect en tant que victime de la propre histoire de discrimination raciale aux États-Unis, dont il conservait un souvenir respectueux découlant de leurs échanges au Sommet de Trinité-et-Tobago, mais qu’il n’aurait jamais cru capable d’agir comme un George W. Bush :</p>
<p>« Hier, nous avons écouté une série de discours, et avant-hier aussi, aux Nations Unies, des discours précis comme celui de la président Dilma Rousseff, des discours d’une grande charge morale comme celui du président Evo Morales, mais aussi un discours, celui du président Obama,  qu’on pourrait qualifier de monument au cynisme. Oui, un cynisme, peint sur son propre visage qui était d’ailleurs tout un poème ! Obama lançant un appel à la paix, vous imaginez un peu ? Au nom de quelle morale ? Oui, un monument historique au cynisme, ce discours du président Obama.</p>
<p>« On a aussi entendu des discours précis, ouvrant des voies : celui du président Lugo, celui de la présidente argentine, fixant des positions courageuses face au monde. »</p>
<p>Une fois la session inaugurée à New York, mercredi 21 septembre au matin, par le discours de la présidente brésilienne, le président étasunien est monté à la tribune et a pris la parole :</p>
<p>Depuis presque sept décennies, quand bien même les Nations Unies ont contribué  à empêcher une troisième guerre mondiale, nous vivons encore dans un monde balafré par les conflits et  tourmenté par la pauvreté. Quand bien même nous proclamons notre amour de la paix et notre haine de la guerre, le monde reste en proie à des troubles qui nous mettent tous en danger.</p>
<p>Je serais curieux de savoir à quel moment, selon Obama, l’ONU a empêché une troisième guerre mondiale !</p>
<p>Je suis entré en fonction alors que les États-Unis livraient deux guerres. Qui plus est, les extrémistes violents qui nous ont fait entrer en guerre en premier lieu – Oussama ben Laden et son organisation Al-Qaeda – avaient toujours les coudées franches. Aujourd’hui, nous avons fixé un nouveau cap.</p>
<p>Les opérations militaires des USA en Iraq vont prendre fin d’ici à la fin de l’année. Nous allons avoir des relations normales avec un pays souverain, membre de la communauté des nations. Ce partenariat égal se renforcera grâce à notre soutien à l’Iraq, à son gouvernement  et à ses forces de sécurité, à son peuple et à ses aspirations.</p>
<p>De quel pays parle vraiment Obama?</p>
<p>Tout en mettant fin à la guerre en Iraq, les États-Unis et nos partenaires de la coalition ont commencé une transition en Afghanistan. D’ici à 2014, un gouvernement afghan et des forces de sécurité toujours plus capables entreprendront d’assumer la responsabilité de l’avenir du pays. Et à mesure qu’ils le feront, nous retirerons nos forces tout en construisant un partenariat durable avec le peuple afghan.</p>
<p>Nul ne doute, donc, que la marée de la guerre est en train de refluer.</p>
<p>Quand je suis entré en fonction, à peu près 180 000 Étasuniens servaient en Afghanistan et en Iraq. D’ici la fin de l’année, leur quantité aura diminué de moitié et continuera de diminuer. Ceci est capital pour la souveraineté de l’Iraq et de l’Afghanistan, et tout aussi essentiel pour le renforcement des USA dans la mesure où nous édifions notre nation chez nous.</p>
<p>De plus, nous allons finir ces guerres en position de force. Voilà dix ans, il y avait une plaie béante ouverte et des amas d’acier  tordus, un cœur brisé au centre de cette ville-ci. La nouvelle tour qui se dresse au Grounds Zéro symbolise la renaissance de New York, tandis qu’Al Qaeda est soumis aujourd’hui à plus de pressions que jamais, que son leadership s’est dégradé, et qu’Oussama ben Laden, quelqu’un qui a tué de milliers de personnes dans des dizaines de pays, ne mettra plus jamais la paix du monde en péril.</p>
<p>De qui Ben Laden a-t-il été l’allié ? Qui donc l’a entraîné et armé pour combattre les Soviétiques en Afghanistan ? Pas les socialistes ni les révolutionnaires, en tout cas, nulle part au monde !</p>
<p>Eh bien, oui, cette décennie a été difficile. Mais nous sommes aujourd’hui au carrefour de l’Histoire, et nous avons l’occasion de nous acheminer décisivement vers la paix. Mais, pour ce faire, nous devons en revenir à la sagesse de ceux qui ont créé cette institution. La Charte des Nations Unies nous appelle à « joindre nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales ». […]</p>
<p>Qui donc a des bases militaires partout dans le monde? Qui donc est le plus gros exportateur d’armes ? Qui donc possède des centaines de satellites espions ? Qui donc investit plus d’un billion de dollars par an en dépenses militaires ?</p>
<p>[…] Cette année a été une époque de transformation extraordinaire. Toujours plus de nations ont progressé pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Toujours plus d’individus réclament le droit universel de vivre dans la liberté et la dignité.</p>
<p>Il a cité les cas du Soudan du Sud et de la Côte-d’Ivoire. Sans dire, bien entendu, que, dans le premier, les transnationales yankees se sont précipitées sur les réserves pétrolière de ce nouvel État dont le président a dit à l’Assemblée générale même des Nations Unies qu’il s’agissait d’une ressource précieuse, mais épuisable, et a proposé de l’utiliser d’une manière rationnelle et optimale.</p>
<p>Dans le cas de la Côte-d’Ivoire, Obama n’a pas dit non plus que la paix y a été instaurée avec l’appui des soldats colonialistes d’un membre éminent de la belliqueuse OTAN qui vient de larguer des milliers de bombes sur la Libye.</p>
<p>Obama a mentionné ensuite la Tunisie, attribuant aux États-Unis le mérite du mouvement populaire qui y a renversé un gouvernement allié de l’impérialisme.</p>
<p>Plus étonnant encore : Obama prétend ignorer que les États-Unis ont été les responsables de l’installation en Égypte d’un gouvernement tyrannique et corrompu, celui d’Hosni Moubarak, qui, bafouant les principes de Nasser, s’allia à l’impérialisme, vola à son pays des dizaines de milliards et asservit ce peuple courageux.</p>
<p>Voilà un an, l’Égypte avait connu le même président depuis presque trente ans. Mais, pendant dix-huit jours, les yeux du monde ont été tournés vers la place Taghir où des Égyptiens de tous les horizons – hommes et femmes, jeunes et vieux, musulmans et chrétiens – réclamaient leurs droits universels. Nous avons vu dans ces manifestants la force morale de la non-violence qui a illuminé le monde, de la Nouvelle-Delhi à Varsovie, de Selma à l’Afrique du Sud, et nous avons su que le changement était arrivé en Égypte et dans le monde arabe.</p>
<p>[…] Face aux balles et aux bombes, le peuple libyen a refusé jour après jour de renoncer à cette liberté. Et quand il a été menacé par ce genre d’atrocités massives qui a si souvent sévi au siècle dernier, les Nations Unies ont fait la fête à leur Charte, le Conseil de sécurité a autorisé toutes les mesures requises pour éviter un massacre, la Ligue arabe a réclamé cet effort, des nations arabes ont rejoint la coalition conduite par l’OTAN qui a barré la route aux forces de Kadhafi.</p>
<p>[..] Hier, les dirigeants de la nouvelle Libye ont pris place ici, parmi nous, de plein droit, et cette semaine les États-Unis rouvrent leur ambassade à Tripoli.</p>
<p>Voici comment la communauté internationale est censée fonctionner : des nations qui s’unissent au nom de la paix et de la sécurité ; des individus qui réclament leurs droits. Maintenant, nous avons tous la responsabilité d’appuyer la nouvelle Libye, le nouveau gouvernement libyen qui doit relever le défi  de transformer ce moment de promesse en une paix juste et durable pour tous les Libyens.</p>
<p>Oui, cette année a été remarquable. Le régime de Kadhafi est terminé.  Gbagbo, ben Ali, Moubarak ne sont plus au pouvoir. Oussama ben Laden est parti, et l’idée que le changement ne peut arriver que par la violence a été ensevelie avec lui.</p>
<p>Quelle façon euphémique de liquider la question Ben Laden !  Quelles qu’aient été les responsabilités de cet ancien allié, il a été exécuté d’une balle en plein visage devant sa femme et ses enfants, puis lancé en mer depuis un porte-avions, en violation des mœurs et des traditions religieuses de plus d’un milliard de croyants et des principes juridiques élémentaires fixés dans tous les systèmes pénaux. De telles méthodes ne conduisent pas à la paix et n’y conduiront jamais !</p>
<p>Il a affirmé aussitôt après :</p>
<p>Quelque chose se passe dans notre monde. Ce n’est pas parce que les choses se sont déroulées d’une certaine façon par le passé qu’elles se dérouleront de la même manière à l’avenir. La dalle humiliante de la corruption et de la tyrannie est en train de se soulever. Les dictateurs sont mis en demeure. La technologie met le pouvoir aux mains du peuple. Les jeunes refusent fortement la dictature et rejettent le mensonge selon lequel des races, des peuples, des religions, des ethnies ne désirent pas la démocratie. La promesse écrite sur le papier : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits », est toujours plus à portée de la main.</p>
<p>[…] L’aune de notre succès est si les gens peuvent vivre dans une liberté, une dignité et une sécurité durables. Et les Nations Unies et leurs États membres doivent jouer leur rôle pour soutenir ces aspirations essentielles. Et nous avons encore du pain sur la planche.</p>
<p>Puis Obama s’en est pris à un autre pays musulman où, on le sait, ses services secrets et ceux d’Israël assassinent systématiquement les meilleurs scientifiques en matière de technologie militaire.</p>
<p>Il a, aussitôt après, menacer la Syrie où l’agressivité yankee peut conduire à un massacre encore plus épouvantable qu’en Libye :</p>
<p>[…] Des hommes, des femmes et des enfants ont été et torturés, emprisonnés et tués par le régime syrien. Des milliers ont été assassinés, dont beaucoup durant la période sainte du Ramadan. Des milliers d’autres ont fui à travers la frontière. Le peuple syrien a fait preuve de dignité et de courage dans sa quête de la justice, protestant pacifiquement, s’asseyant en silence dans les rues, mourant pour les mêmes valeurs que cette institution-ci est censée défendre.  Et la question pour nous est claire : allons-nous appuyer le peuple syrien ou allons-nous appuyer ses oppresseurs ?</p>
<p>L’ONU a déjà appliqué de dures sanctions aux dirigeants syriens. Nous soutenons un transfert de pouvoir qui réponde au peuple syrien, et beaucoup de nos alliés nous ont rejoints dans cet effort. Mais, pour le bien de la Syrie et pour la paix et la sécurité dans le monde, nous devons tous parler d’une seule voix : il n’y a plus d’excuses pour ne pas agir. Il est temps que le Conseil de sécurité des Nations Unies sanctionne le régime syrien et appuie le peuple syrien.</p>
<p>Reste-t-il, par hasard, un pays qui soit à l’abri des menaces belliqueuses de cet illustre défenseur de la sécurité et de la paix internationales ? Qui donc a concédé de telles prérogatives aux États-Unis ?</p>
<p>Nous devons répondre aux appels au changement dans cette région. Au Yémen, des hommes des femmes et des enfants se réunissent tous les jours par milliers dans les rues et sur les places dans l’espoir que leur détermination et l’effusion de sang l’emporteront sur un système corrompu. Les Etats-Unis appuient ces aspirations. Nous devons œuvrer avec les voisins du Yémen et avec nos partenaires dans le monde pour chercher une voie qui conduise à une passation pacifique de pouvoir de la part du président Saleh et à l’organisation dans les meilleurs délais d’élections justes et libres.</p>
<p>Au Bahreïn, des mesures ont été prises pour démarrer la réforme et la responsabilité. Nous en sommes satisfaits, mais il en faut plus. Les États-Unis sont des proches amis du Bahreïn, et nous continuerons d’appeler le gouvernement et le principal bloc d’opposition – le Wifaq – à poursuivre un dialogue sérieux qui apporte les changements pacifiques que désire le peuple. Nous croyons que le patriotisme qui maintient les Bahreïnis ensemble doit être plus puissant que le sectarisme qui les déchirerait. Ce sera dur, mais c’est possible.</p>
<p>Obama se garde bien de dire qu’il s’y trouve une des plus grandes bases militaires étasuniennes de la région et que les transnationales yankees contrôlent et manipulent à leur guise les plus grandes réserves de pétrole et de gaz d’Arabie saoudite et des Émirats arabes.</p>
<p>Nous croyons que chaque nation doit suivre son propre chemin pour satisfaire aux aspirations des peuples. Les États-Unis ne sauraient espérer être d’accord avec les vues politiques de chaque personne ou de chaque individu. Mais nous défendrons toujours les droits universels que prône cette Assemblée. Ces droits dépendent d’élections libres et justes, d’une gouvernance transparente et responsable, du respect des droits des femmes et des minorités, d’une justice égale pour tous et équitable. Voilà ce que méritent nos peuples. Tels sont les facteurs d’une paix appelé à durer.</p>
<p>De plus, les États-Unis continueront d’appuyer les nations en transition vers la démocratie par plus de commerce et d’investissements, afin que la liberté soit accompagnée des chances. Nous renforcerons notre engagement avec les gouvernements, mais aussi avec la société civile – les étudiants, les hommes d’affaire, les partis politiques et la presse. Nous avons interdit aux violateurs des droits humains d’entrer dans notre pays. Et nous avons sanctionné ceux qui les bafouent à l’étranger. Et nous serons toujours la voix de ceux qui ont été bâillonnés.</p>
<p>Après ce long laïus, l’insigne Prix Nobel de la paix a abordé la question épineuse de son alliance avec Israël, un pays qui ne figure pas, comme chacun sait, parmi les détenteurs privilégiés d’un des systèmes les plus modernes d’armes atomiques et de vecteurs capables d’atteindre des cibles lointaines. Obama sait pertinemment combien cette politique est arbitraire et impopulaire.</p>
<p>Je sais maintenant, en particulier cette semaine, que, pour beaucoup dans cette salle, il est un point qui apparaît comme un test pour ces principes et un test pour la politique étrangère étasunienne : le conflit entre Israël et les Palestiniens.</p>
<p>Voilà un an, de cette même tribune, j’ai lancé un appel à une Palestine indépendante. Je croyais alors et je le crois encore, que le peuple palestinien mérite son État. Mais j’ai aussi affirmé qu’une paix authentique ne pouvait se faire qu’entre les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes. Un an après, malgré les efforts intenses consentis par les États-Unis et d’autres acteurs, les parties n’ont toujours pas comblé leurs différends. Devant cette impasse, j’ai avancé une nouvelle base de négociations en mai dernier. Cette base est claire. Chacun de vous la connaît. Les Israéliens doivent savoir que tout accord leur garantira la sécurité. Les Palestiniens méritent de savoir ce que sera la base territoriale de leur État.</p>
<p>Je sais que beaucoup sont frustrés par ce manque de progrès. Moi aussi, je vous l’assure. En fait, la question n’est pas le but que nous cherchons, mais comment l’atteindre. […] La paix demande qu’on travaille dur. La paix ne viendra pas à travers des déclarations et des résolutions des Nations Unies – si c’était si facile, elle aurait déjà été faite. Somme toute, ce sont les Israéliens et les Palestiniens qui doivent vivre côte à côte. Somme toute, ce sont les Israéliens et les Palestiniens, et pas nous, qui doivent tomber d’accord sur les points qui les divisent : les frontières et la sécurité, les réfugiés et Jérusalem.</p>
<p>Somme toute, la paix dépend d’un compromis entre des gens qui sont appelés à vivre ensemble bien longtemps après que nous ayons prononcé nos discours, bien après que nos scrutins aient été dépouillés.</p>
<p>Il s’est lancé ensuite dans une longue tirade pour expliquer l’inexplicable et justifier l’injustifiable :</p>
<p>[…] Il est incontestable que les Palestiniens ont vu cet espoir [un État souverain] retardé durant trop longtemps. C’est justement parce que nous croyons si fort aux aspirations du peuple palestinien que les États-Unis ont investi tant de temps et tant d’efforts dans la construction d’un État palestinien, et dans les négociations qui peuvent aboutir à un État palestinien.</p>
<p>Mais qu’on nous comprenne bien: l’engagement des États-Unis envers la sécurité d’Israël est inébranlable. Notre amitié avec Israël est profonde et durable. […]</p>
<p>[…]</p>
<p>Le peuple juif a forgé un État réussi sur sa patrie historique. Israël mérite d’être reconnu. Il mérite des relations normales avec ses voisins. Et les amis des Palestiniens ne leur rendent aucun service en ignorant cette vérité […]</p>
<p>[…] Chaque partie a des aspirations légitimes, et c’est bien cet aspect-là qui rend la paix si difficile. Et l’on ne pourra sortir de l’impasse que lorsque chaque partie se mettra dans la peau de l’autre, de façon que chaque partie voie le monde à travers les yeux de l’autre. Voilà ce que nous devons encourager. Voilà ce que nous devons promouvoir.</p>
<p>En attendant, les Palestiniens sont toujours bannis de leur patrie ; leurs logements sont détruits par de monstrueux engins mécaniques, et un mur odieux, bien plus élevé que celui de Berlin, les sépare les uns des autres. Obama aurait mieux fait de reconnaître que les Israéliens eux-mêmes sont désormais las de voir les ressources de leur pays gaspillées en dépenses militaires, ce qui les prive de la paix et de l’accès à des moyens de vie élémentaires. À l’instar des Palestiniens, ils souffrent les conséquences de ces politiques imposées par les États-Unis et par les secteurs les plus militaristes et les plus réactionnaires de l’État sioniste.</p>
<p>Tout en relevant ces défis de conflit et de révolution, nous devons reconnaître aussi et nous rappeler que […] la paix véritable dépend de la création des chances qui rendent la vie digne d’être vécue. Pour ce faire, nous devons faire face aux ennemis communs de l’humanité : les armes atomiques et la pauvreté, l’ignorance et les maladies. […]</p>
<p>On n’y entend goutte à ce galimatias du président étasunien devant l’Assemblée générale ?</p>
<p>N’empêche qu’il prône aussitôt après son inintelligible philosophie :</p>
<p>Pour éloigner le spectre de la destruction massive, nous devons œuvrer de concert pour poursuivre la paix et la sécurité dans un monde exempt d’armes nucléaires. Ces deux dernières années, nous nous sommes engagés sur cette voie. Depuis notre Sommet de Washington sur la sécurité nucléaire, près d’une cinquantaine de nations ont pris des mesures pour garantir leur matériau nucléaire contre les terroristes et les contrebandiers.</p>
<p>Peut-il exister pire terrorisme que la politique agressive et belliciste d’un pays dont l’arsenal d’armes atomiques peut détruire plusieurs fois la vie humaine sur cette planète ?</p>
<p>Mais Obama continue de nous faire des promesses :</p>
<p>Les États-Unis continueront de travailler à l’interdiction des essais d’armes nucléaires et de la production de la matière fissile nécessaire à leur production.</p>
<p>Et nous avons commencé à marcher dans la bonne direction. Et les États-Unis se sont engagés à remplir leurs obligations. Mais, tout en les remplissant, nous avons renforcé les traites et les institutions qui contribuent à stopper la prolifération de ces armes. […]</p>
<p>Le gouvernement iranien ne peut prouver que son programme est pacifique. […]</p>
<p>Quelle scie, de nouveau ! Mais cette fois-ci l’Iran n’est pas seul : il est en compagnie de la République démocratique et populaire de Corée.</p>
<p>La Corée du Nord doit prendre des mesures concrètes pour renoncer à ses armes et à son attitude belligérante contre le Sud. Il existe un avenir de plus grandes possibilités pour les peuples de ces nations si leurs gouvernements respectent leurs obligations internationales. Mais s’ils continuent de marcher à l’écart du droit international, ils devront faire l’objet de plus fortes mesures de pression et d’isolement. C’est ce que réclame notre attachement à la paix et à la sécurité.</p>
<p>À suivre demain.</p>
<p><img class="alignnone" title="Réflexions du compañero Fidel" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/09/firma110925-re-chavez-evo-y-obama-300x175.jpg" alt="" width="300" height="175" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz<br />
Le 25 septembre 2011<br />
19 h 36</strong></p>
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		<title>Cuba À La Session Extraordinaire Du Conseil De Sécurité Consacrée À Haïti</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Apr 2011 14:54:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
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		<description><![CDATA[Voilà un an à peine, nous nous sommes réunis à plus de cent cinquante gouvernements et autres acteurs internationaux au siège de cette Organisation pour contribuer significativement au relèvement et à la reconstruction d’Haïti après le tremblement de terre souffert par ce pays le 12 janvier 2010. La solidarité fut absolument louable, à s’en tenir aux déclarations.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>INTERVENTION DE BRUNO RODRÍGUEZ, MINISTRE CUBAIN DES RELATIONS EXTÉRIEURES, À LA SESSION EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ CONSACRÉE À HAÏTI, NEW YORK, le 6 avril 2011.</strong></p>
<div id="attachment_848" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-full wp-image-848" src="/files/2011/04/bruno-rodriguez.jpg" alt="" width="300" height="250" /><p class="wp-caption-text">Bruno Rodríguez</p></div>
<p>Voilà un an à peine, nous nous sommes réunis à plus de cent cinquante gouvernements et autres acteurs internationaux au siège de cette Organisation pour contribuer significativement au relèvement et à la reconstruction d’Haïti après le tremblement de terre souffert par ce pays le 12 janvier 2010. La solidarité fut absolument louable, à s’en tenir aux déclarations.</p>
<p>En effet, le montant promis de neuf milliards de dollars pour la reconstruction, dont cinq à verser dans les deux premières années, plus les offres supplémentaires en nature, quoiqu’insuffisantes, traduisaient une volonté de coopération indéniable. Le principe déclaré de dégager cette aide selon les priorités du gouvernement haïtien, de façon à renforcer l’autorité de l’État, impliquait le respect de la souveraineté de ce pays si touché et des prérogatives de ses autorités gouvernementales.</p>
<p>Il semblait donc exister une volonté universelle de prêter de l’aide à cette nation héroïque, la première à avoir brisé le joug colonial et aboli l’esclavage sur le continent américain.</p>
<p>Mais ce qu’il est advenu depuis n’a pas été en accord, hélas, avec l’esprit qui avait régné à cette conférence du 31 mars 2010, alors que, pourtant, nombre de ce qu’on appelle « les principaux donateurs » continuent d’assigner des ressources exorbitantes à la guerre et à l’intervention militaire.</p>
<p>L’aide financière et matérielle promise, qu0iqu’insuffisante au regard de l’ampleur du problème, n’a pas été déboursée. La volonté du gouvernement haïtien n’a pas été respectée, non plus que ses priorités. La reconstruction d’Haïti envers laquelle nous nous étions tous engagés reste en attente.</p>
<p>Dans les mois qui ont suivi le terrible séisme, Haïti a été, semble-t-il, la proie des gouvernements des pays le plus puissants et industrialisés qui distribuaient leur aide, d’une manière arbitraire et arrogante, par le biais de leurs voraces compagnies et de certaines de leurs plus riches organisations non gouvernementales.</p>
<p>Les fonds et les ressources continuent de se canaliser en marge des programmes et du contrôle du gouvernement haïtien, ce qui conduit au gaspillage, à la corruption et à la satisfaction d’intérêts tout à fait marginaux ou sélectifs.</p>
<p>Cuba fait siennes les inquiétudes que les chefs d’État ou de gouvernement de la CARICOM ont exprimées dans le communiqué de leur Réunion intersessions du 26 février dernier, quand ils ont critiqué le Fonds de récupération et la Commission intérimaire de récupération d’Haïti et leurs méthodes de travail, et ont rappelé le respect dû aux priorités du gouvernement haïtien et l’insuffisance des ressources dégagées par rapport aux ressources promises.</p>
<p>Cuba a axé ses efforts sur le secteur qui peut avoir le plus d’impact, la santé publique, facteur clef de la durabilité et de la stabilité sociale d’Haïti.</p>
<p>En pleine coordination avec l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA) et selon les indications et priorités du gouvernement haïtien, nous avons œuvré inlassablement pour mettre en marche un programme de relèvement du système de santé national, dont la pierre de touche est de satisfaire aux besoins sanitaires des trois quarts de la population la plus nécessiteuse, aux moindres frais.</p>
<p>Du 12 janvier 2010 à ce jour, le bilan est le suivant : presque deux millions de patients traités ; plus de 36 000 interventions chirurgicales ; presque 8 500 accouchements ; plus de 465 000 personnes traitées par physiothérapie.</p>
<p>Nous avons prêté service dans vingt-trois hôpitaux communautaires de référence, dans trente salles de physiothérapie, dans treize établissements de santé, dans deux postes chirurgicaux ophtalmologiques et au Laboratoire de santé publique. Un Programme intégral d’hygiène et d’épidémiologie se déroule dans dix départements du pays.</p>
<p>Le programme de coopération promu par Cuba fait fond sur 1 117 coopérants sanitaires, dont 923 sont Cubains et 194 viennent d’autres pays, mais ont été diplômés à Cuba.</p>
<p>Les ressources apportées d’une manière solidaire et généreuse par le président de la République bolivarienne du Venezuela, Hugo Chávez Frías, ont été essentielles.  Nous avons aussi œuvré étroitement avec le Brésil dans le cadre d’un accord tripartite avec Haïti.</p>
<p>Cuba a aussi reçu le soutien de plusieurs pays pour pouvoir exécuter ce programme de santé. La Namibie, la Norvège, l’Afrique du Sud, l’Australie et l’Espagne ont apporté, de pair avec des groupes de donateurs individuels, un peu plus de 3,5 millions de dollars.</p>
<p>Nous sommes prêts à travailler avec tout pays ou toute organisation qui, d’une manière rigoureusement humanitaire, en respectant le gouvernement haïtien et en pleine coordination avec lui, souhaiterait participer à la reconstruction et au développement de son système de santé.</p>
<p>Parallèlement, les médecins cubains ont dû faire face à une grave épidémie de choléra.  Ils ont établi dans ce but 67 unités qui ont soigné plus de 73 000 patients, soit le tiers des patients traités dans le pays, et dont seuls 272 sont décédés, pour un taux de mortalité de 0,37 p. 100 inférieur de cinq fois à celui des autres institutions présentes en Haïti. Le traitement de tous ces patients a exigé du dévouement et de l’esprit de sacrifice,  surtout la nuit. Durant ces soixante-dix-sept derniers jours, notre personnel médical et paramédical n’a enregistré aucun décès de cholérique.</p>
<p>Une nouvelle expérience, les Groupes d’enquête active « Au cœur de la sous-commune », a permis d’étudier presque un million et sept cents mille de personnes vivant dans des communautés ne disposant pas de services de santé et de diagnostiquer plus de 5 300 cas de choléra à domicile.</p>
<p>Si je vous donne ces chiffres, avec toute la modestie de notre peuple, c’est juste pour argumenter à partir d’exemples pratiques notre conviction qu’Haïti a besoin d’une aide substantielle et désintéressée, étroitement coordonnée avec le gouvernement, à même de contribuer à son développement et de lui permettre de surmonter les immenses difficultés et les clivages socio-économiques qui empêchent la stabilité du pays et le progrès de son peuple.</p>
<p>Haïti n’a pas besoin de force d’occupation, pas  plus qu’elle n’est et ne peut se convertir en un protectorat des Nations Unies.</p>
<p>Le rôle des Nations Unies est d’aider le gouvernement et le peuple haïtiens à consolider leur souveraineté et leur autodétermination. La MINUSTAH est restée dans ce pays avec un mandat tout à fait précis de promotion de la stabilité qu’il aurait fallu rigoureusement respecter. La MINUSTAH n’est pas habilitée à s’immiscer sur le plan politique dans des affaires intérieures qui ne relèvent que des Haïtiens. On ne saurait accepter qu’elle se mêle des choix électoraux ou qu’elle exerce des pressions sur les autorités souveraines dans un sens ou dans un autre. Elle n’est pas non plus habilitée à parler au nom d’Haïti.</p>
<p>Cuba est fermement convaincue que la situation humanitaire en Haïti est du ressort, non du Conseil de sécurité, mais de l’Assemblée générale dont il usurpe fréquemment, comme en l’occurrence, les facultés. Haïti n’est pas une question qui menace la paix et la sécurité internationales, ni qui peut se régler par des forces militaires conçues pour des opérations de maintien de la paix. Par ailleurs, les sérieuses conséquences des omissions, des abus, des deux poids deux mesures et des procédés antidémocratiques dont souffre ce Conseil sont de notoriété publique.</p>
<p>Les problèmes de cette nation sœur découlent pour l’essentiel de siècles de pillage colonial et néocolonial, du sous-développement, d’une des dictatures les plus longues et les plus sanglantes qu’ait connue notre région et de l’intervention étrangère.</p>
<p>Il faudrait, une bonne fois pour toutes, respecter le droit inaliénable du peuple haïtien à l’indépendance et à l’autodétermination.</p>
<p>Haïti a besoin de ressources pour se relever et se développer. Elle a besoin d’engagements humains, non d’ingérence ni de manipulation politique. Elle a besoin d’un tantinet de générosité, et non de tant d’égoïsme.</p>
<p>Je vous remercie.</p>
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