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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Loi Helms-Burton</title>
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		<title>Loi Helms-Burton : instrument de la reconquête néocoloniale de Cuba</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 18:29:22 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[« D'une manière qui allait à l’encontre du peuple cubain, nous utilisions notre influence auprès du gouvernement pour favoriser les intérêts et augmenter les profits des entreprises privées étasuniennes qui dominaient l'économie de l'Île. Au début de 1959, les entreprises nord-américaines possédaient près de 40 % des terres sucrières, presque toutes les fermes d’élevage de bétail, 90 % des mines et des concessions minières, 80 % des services et pratiquement toute l'industrie pétrolière, et fournissaient les deux tiers des importations de Cuba.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4418" alt="helms berton" src="/files/2020/02/helms-berton.jpg" width="300" height="254" />« D&#8217;une manière qui allait à l’encontre du peuple cubain, nous utilisions notre influence auprès du gouvernement pour favoriser les intérêts et augmenter les profits des entreprises privées étasuniennes qui dominaient l&#8217;économie de l&#8217;Île. Au début de 1959, les entreprises nord-américaines possédaient près de 40 % des terres sucrières, presque toutes les fermes d’élevage de bétail, 90 % des mines et des concessions minières, 80 % des services et pratiquement toute l&#8217;industrie pétrolière, et fournissaient les deux tiers des importations de Cuba.</p>
<p>« &#8230;La plus désastreuse de nos erreurs fut peut-être la décision propulser et de soutenir l&#8217;une des dictatures les plus sanglantes et les plus répressives de la longue histoire de la répression en Amérique latine. Fulgencio Batista a assassiné 20 000 Cubains en sept ans, une proportion de la population cubaine supérieure à celle des Étasuniens, morts au cours des deux grandes guerres mondiales. Certains porte-parole de l&#8217;administration ont fait l&#8217;éloge de Batista, l&#8217;ont présenté comme un allié fiable et un bon ami, à un moment où Batista assassinait des milliers de citoyens, détruisait les derniers vestiges de la liberté et volait des centaines de millions de dollars au peuple cubain.</p>
<p>Ces paroles ont été prononcées par le jeune sénateur démocrate J.F. Kennedy pendant la campagne présidentielle de 1960. Le même Kennedy qui, peu après, désormais sous la logique systémique et en tant que président des États-Unis, se chargerait de l&#8217;invasion mercenaire par Playa Giron, de l&#8217;approbation de l&#8217;opération Mangouste, de la signature du décret qui officialisa le blocus contre Cuba, mais qui, au moment de son assassinat, explorait les voies d’un rapprochement secret avec Cuba,. Qu&#8217;ils aient fait partie de la démagogie électorale ou qu&#8217;ils soient vraiment sincères, les propos de Kennedy sur la Cuba des années 1950 reflétaient une réalité irréfutable. C&#8217;est précisément cette Cuba que les ennemis de la nation cubaine, qui ont participé à la rédaction de la Loi Burton Helms en 1996 ou qui ont exercé des pressions pour son adoption, ont toujours cherché à restaurer – en s&#8217;adaptant à un nouveau contexte. Ce sont les mêmes secteurs réactionnaires, dans la plus pure culture de l’Amendement Platt, qui s’enhardissent aujourd’hui, encouragés par le soutien inconditionnel de l&#8217;administration de Donald Trump pour leur campagne d&#8217;hostilités contre la Révolution cubaine. Une situation qui a mis les relations bilatérales à leur niveau le plus bas depuis l&#8217;époque de W. Bush, avec une nouvelle détérioration toujours possible.</p>
<p>Beaucoup d’encre a coulé à propos de l&#8217;aberration juridique, en violation flagrante du Droit international, que représente la Loi Helms-Burton, mais en premier lieu, tout cela est basé sur une aberration politique des groupes de pouvoir aux États-Unis qui représentent une pensée rétrograde qui refuse de disparaître et d’accepter une réalité beaucoup plus prometteuse pour les relations avec Cuba.</p>
<p>Par ailleurs, les Titres III et IV de la Loi ont retenu beaucoup plus l’attention, du fait de leur portée internationale. Cependant, sans minimiser l&#8217;importance de ces derniers, l&#8217;essence de la Loi réside dans les Titres I et II. En fait, dans une large mesure, les Titres III et IV répondent à l&#8217;intérêt d&#8217;atteindre les objectifs énoncés dans les deux premiers.</p>
<p>Dans sa lettre et dans son esprit, toute la Loi Helms Burton a un caractère extraterritorial et constitue un affront à la souveraineté de Cuba, car elle ne reconnaît pas le droit de la nation cubaine à son indépendance et à son autodétermination.</p>
<p>Comme on le sait, c&#8217;est au Titre I que le blocus est codifié, à savoir que toutes les réglementations, les mesures, les décrets et les dispositions qui jusqu&#8217;alors faisaient partie de l’armature de la guerre économique contre Cuba deviennent Loi. Il se produit donc un transfert de prérogatives de l&#8217;exécutif vers le législatif quant à la possibilité de lever totalement le blocus contre l&#8217;Île. Dans le Titre I se trouvent également renforcées toutes les sanctions internationales contre les pays tiers qui établissent une quelconque relation économique ou commerciale avec Cuba ou qui lui fournissent une aide, et il y est officialisé le financement et le soutien général aux groupuscules contre-révolutionnaires de l&#8217;Île qui agissent comme une cinquième colonne.</p>
<p>Cependant, le Titre II dépasse les limites de ce que nous pouvons considérer d’irrationnel dans le cadre des prétentions impérialistes qui ont caractérisé la politique des États-Unis à l&#8217;égard de Cuba. À la lecture de ce Titre, il est impossible pour tout Cubain de ne pas établir un parallèle avec l&#8217;amendement Platt, imposé de force par le gouvernement des États-Unis en annexe à la Constitution cubaine de 1901. Dans l&#8217;imaginaire cubain, l&#8217;Amendement Platt constitue l&#8217;un des souvenirs les plus tristes et les plus détestés de ce que fut l&#8217;ingérence et la domination étasunienne sur l&#8217;Île pendant les 60 ans de la République bourgeoise néocoloniale. L&#8217;application de cet amendement conduisit à plusieurs interventions militaires étasuniennes – directes et préventives – de Cuba, dont une seconde occupation de 1906 à 1909. C’est pourquoi l’empreinte de cet amendement, présente dans la loi Helms-Burton, continue de provoquer le rejet le plus énergique du peuple cubain, tandis que le fait de prétendre internationaliser le blocus et menacer des pays tiers faisant ou souhaitant faire du commerce et investissant à Cuba n&#8217;a pas manqué de soulever des voix pour le condamner dans la communauté internationale, y compris aux États-Unis. Rien d’étonnant à ce que plusieurs analystes ont également vu dans la Loi Helms-Burton une sorte de corollaire de l&#8217;Amendement Platt et de la Doctrine Monroe.</p>
<p>Dans la loi Helms-Burton, et surtout dans son Titre II, le blocus économique, commercial et financier est ratifié comme la pierre angulaire de la politique agressive des États-Unis contre Cuba, avec pour objectif de briser la volonté souveraine de toute une nation et de conditionner la levée des sanctions économiques au retour de Cuba dans la zone d&#8217;influence et de domination des États-Unis.</p>
<p>L&#8217;Amendement Platt a donné aux États-Unis le droit d&#8217;intervenir à Cuba chaque fois qu’ils le jugent bon. Or, la Loi Helms-Burton va plus loin, en établissant ce que devra être pour le président et le Congrès un gouvernement de transition et démocratiquement élu à Cuba, pour lever le blocus dans l&#8217;avenir et fournir une assistance économique.</p>
<p>Mais supposons hypothétiquement que les rêves d&#8217;une reconquête capitaliste néocoloniale à Cuba s’accomplissent, la disproportion est telle qu&#8217;elle montre clairement qu&#8217;après l&#8217;instauration d&#8217;un gouvernement contre-révolutionnaire au pouvoir à Cuba, avec une démocratie représentative bourgeoise et un système multipartite, une économie de marché, Radio Marti et TV Marti émettant sans interférence, entre autres exigences établies dans ce Titre, le blocus continuerait d’exister. Avant sa levée définitive, selon le paragraphe, dans son alinéa 205, ce gouvernement pro-yankee devrait restituer ou indemniser les propriétés confisquées par le gouvernement révolutionnaire cubain aux citoyens qui étaient étasuniens le 1er janvier ou après.</p>
<p>Et pour qu’il soit pris acte que cet élément est le plus important de ce Titre, il est dit : « Il est de l’avis du Congrès que le règlement satisfaisant des revendications de propriétés de la part d’un gouvernement cubain reconnu par les États-Unis reste une condition indispensable pour le plein rétablissement des relations économiques et diplomatiques entre les États-Unis et Cuba. »</p>
<p>La date du 1er janvier 1959 y est incluse délibérément, parce que dans ce cas il n’est pas seulement question des « 5 911 plaintes certifiées » jusqu&#8217;à l&#8217;approbation de la Loi Helms-Burton, mais y sont incorporés également des personnes qui n&#8217;étaient pas citoyens étasuniens au moment du processus de nationalisation et qui ont obtenu la nationalité par la suite, mais aussi les partisans de Batista et toute la mafia qui ont fui Cuba dans les premiers jours de janvier 1959, au triomphe de la Révolution, et dont aucun bien n’a été nationalisé. Par contre, les propriétés qu’ils avaient abandonnées ont été confisquées, après qu’ils ont fui sachant qu&#8217;ils risquaient d&#8217;être poursuivis pour détournement de fonds, vol, assassinat et torture. Cuba deviendrait de nouveau un pays pieds et poings liés à la puissance étrangère. Ainsi, le véritable objectif de la Loi Helms-Burton se révèle sans fard, qui explique également la raison de la politique des États-Unis contre Cuba et l&#8217;essence du conflit entre les deux pays depuis plus de deux siècles, notamment au cours des six dernières décennies.</p>
<p>En réalité, la plupart des secteurs qui ont influencé la politique des États-Unis à l’égard de Cuba, parmi lesquels les défenseurs à outrance de la Loi Helms-Burton et les faucons qui régentent aujourd&#8217;hui la conception de la politique envers l&#8217;Île, n’ont que faire de la démocratie libérale et des droits de l&#8217;Homme, si cela ne leur assure pas avant toute chose la transformation de l&#8217;Île en une enclave sous domination yanqui. C’est ce qui véritablement important pour leurs intérêts, le reste peut être fonctionnel, mais ce n’est pas une condition sine qua non, même si le discours public le dissimule. La Loi Helms-Burton et le Titre II auquel nous avons fait référence sont également truffés de termes trompeurs et cyniques. En fait, toute la Loi est basée sur l&#8217;idée que Cuba est une menace non seulement pour la sécurité nationale des États-Unis, mais aussi pour la sécurité internationale. Lorsque les États-Unis parlent de « sécurité nationale » et même de « sécurité internationale », ils font en réalité allusion à la sécurité impériale de la classe dirigeante de ce pays, aujourd&#8217;hui plus déchaînée et plus violente que jamais face au déclin évident de son hégémonie mondiale.</p>
<p>La Loi Helms-Burton est non seulement illégale et illégitime, mais elle est aussi politiquement non viable, dans la mesure où elle est ancrée dans un passé ignominieux que les Cubains ont dû surmonter à force de courage, de sacrifices, de sueur, de larmes et de sang versés par plusieurs générations, et auquel on ne pourrait revenir qu&#8217;en supprimant physiquement tout un peuple et en balayant, depuis ses fondements mêmes, l&#8217;histoire, la tradition et la culture de la nation cubaine.</p>
<p>Comme Fidel nous en a averti en 1994 : « La normalisation des relations entre les deux pays est la seule alternative ; un blocus naval ne résoudrait rien, une bombe atomique pour parler en langage figuré, non plus. Faire exploser notre pays, comme cela a été et est toujours prévu, ne servirait en rien les intérêts des États-Unis. Cela le rendrait ingouvernable pendant cent ans et la lutte ne s’achèverait jamais. Seule la Révolution peut rendre viable la marche et l&#8217;avenir de ce pays. »</p>
<p><strong>(<a rel="nofollow" target="_blank" href="http://fr.granma.cu/mundo/2020-02-24/loi-helms-burton-instrument-de-la-reconquete-neocoloniale-de-cuba" >Granma</a>)</strong></p>
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		<title>Le ministre cubain des Relations extérieures remercie la communauté internationale pour son rejet du Titre III de la Loi Helms-Burton</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2019 18:52:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Bruno Rodriguez a remercié sur son compte Twitter le soutien envers Cuba et le rejet international, exprimé par de nombreux pays, des nouvelles sanctions du gouvernement de Donald Trump contre Cuba.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3973" alt="carte HB" src="/files/2019/04/carte-HB.jpg" width="300" height="253" />Bruno Rodriguez a remercié sur son compte Twitter le soutien envers Cuba et le rejet international, exprimé par de nombreux pays, des nouvelles sanctions du gouvernement de Donald Trump contre Cuba.</p>
<p>Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, a remercié sur son compte Twitter le soutien envers Cuba et le rejet international, exprimé par de nombreux pays, y compris aux États-Unis, des nouvelles sanctions du gouvernement de Donald Trump contre Cuba. Des sanctions annoncées le 17 avril dernier, en même temps que l&#8217;activation du titre III de la Loi Helms Burton.</p>
<p>« J’exprime ma reconnaissance pour les expressions de rejet international, y compris aux États-Unis, de l&#8217;application du Titre III de la Loi Helms-Burton. Il s’agit d’une violation du Droit international, une transgression des règles du commerce et une agression contre la souveraineté de Cuba et des pays tiers. Les États-Unis sont de plus en plus isolés », a affirmé Rodriguez Parrilla.</p>
<p>Le ministre a également rappelé les principes de la diplomatie cubaine. « En ces plus de 60 ans de Révolution, #Cuba a défendu une politique extérieure de principes, historiquement fondée, solide, qui obéit au mandat et à la volonté de son peuple, que notre diplomatie s’honore de représenter », a-t-il souligné.</p>
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		<title>La Révolution cubaine réaffirme sa ferme détermination de faire face à l’escalade agressive des États-Unis</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2019 18:43:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Aujourd'hui, le 17 avril, marque l'anniversaire du début de l'agression militaire de Playa Giron en 1961. La réponse décisive du peuple cubain dans la défense de la Révolution et du socialisme a abouti, en à peine 72 heures, à la première défaite militaire de l'impérialisme en Amérique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3967" alt="Bandera cubana" src="/files/2019/04/Bandera-cubana.jpg" width="300" height="244" />Aujourd&#8217;hui, le 17 avril, marque l&#8217;anniversaire du début de l&#8217;agression militaire de Playa Giron en 1961. La réponse décisive du peuple cubain dans la défense de la Révolution et du socialisme a abouti, en à peine 72 heures, à la première défaite militaire de l&#8217;impérialisme en Amérique.</p>
<p>Curieusement, c&#8217;est la date choisie par le gouvernement étasunien actuel pour annoncer l&#8217;adoption de nouvelles mesures d&#8217;agression contre Cuba et renforcer l&#8217;application de la Doctrine Monroe.</p>
<p>Le Gouvernement révolutionnaire rejette avec la plus grande fermeté la décision d&#8217;autoriser dorénavant l’introduction d’actions devant les tribunaux étasuniens contre des entités cubaines et étrangères ne relevant pas de la juridiction des États-Unis, ainsi que la décision de renforcer les obstacles pour l&#8217;entrée aux États-Unis des dirigeants et leur famille des entreprises qui investissent légitimement à Cuba dans des propriétés qui ont été nationalisées.</p>
<p>Ces sont des mesures prévues dans le cadre de la Loi Helms-Burton, qui ont été rejetées il y longtemps par la communauté internationale, condamnées par la nation cubaine depuis leur adoption et leur application en 1996, et dont le but principal est d&#8217;imposer la tutelle coloniale à notre pays.</p>
<p>Cuba condamne également la décision de limiter à nouveau les sommes d’argent envoyées par les résidents cubains aux États-Unis à leur famille et à leurs proches, de restreindre davantage les voyages des citoyens étasuniens à Cuba et d&#8217;appliquer des sanctions financières supplémentaires.</p>
<p>Elle rejette fermement les références au fait que des attaques contre des diplomates étasuniens aient eu lieu à Cuba.</p>
<p>Les États-Unis prétendent justifier leurs actions, comme ils en ont l’habitude, par le mensonge et le chantage.</p>
<p>Le général d&#8217;armée Raul Castro a déclaré le 10 avril : « On blâme Cuba de tous les maux, en utilisant le mensonge dans le pire style de la propagande hitlérienne. »</p>
<p>Pour masquer et justifier l&#8217;échec évident du sinistre complot de coup d&#8217;État visant à nommer depuis Washington un « président » usurpateur pour le Venezuela, le gouvernement des États-Unis a recours à la calomnie.</p>
<p>Il accuse Cuba d&#8217;être responsable de la solidité et de la fermeté dont ont fait preuve le gouvernement bolivarien et chaviste, le peuple de ce pays et l&#8217;union civique et militaire qui défendent la souveraineté de leur nation. Il ment sans vergogne en prétendant que Cuba maintient des milliers de soldats et de personnel de sécurité au Venezuela, et influence et détermine les événements dans ce pays frère.</p>
<p>Il a le cynisme d’accuser Cuba de la situation économique et sociale à laquelle le Venezuela fait face après des années de brutales sanctions économiques, conçues et appliquées par les États-Unis et plusieurs de ses alliés, précisément pour l’asphyxier économiquement et provoquer des souffrances parmi la population.</p>
<p>Washington va jusqu&#8217;à faire pression sur les gouvernements de pays tiers pour qu&#8217;ils tentent de persuader Cuba de retirer ce soi-disant et invraisemblable soutien militaire et de sécurité, voire de cesser d&#8217;apporter soutien et solidarité au Venezuela.</p>
<p>Le gouvernement actuel des États-Unis est reconnu, dans son propre pays et à l&#8217;échelle internationale, pour sa tendance sans scrupules à utiliser le mensonge comme un moyen de politique intérieure et extérieure. Il s’agit d’une habitude qui correspond à de vieilles pratiques de l&#8217;impérialisme.</p>
<p>Nous avons encore à l’esprit les images du président George W. Bush, avec l&#8217;appui de l&#8217;actuel Conseiller à la Sécurité nationale, John Bolton, mentant de façon éhontée sur les prétendues armes de destruction massive en Irak, un mensonge qui servit de prétexte à l’invasion de ce pays du Moyen-Orient.</p>
<p>L&#8217;histoire conserve également le souvenir de l’explosion du cuirassé Maine à La Havane et l&#8217;incident auto-infligé dans le Golfe du Tonkin, des épisodes qui servirent de prétexte pour déclencher des guerres de pillage à Cuba et au Vietnam.</p>
<p>Nous ne saurions oublier que les États-Unis ont utilisé des faux insignes cubains, peints sur les avions qui effectuèrent les bombardements durant le prélude de l&#8217;agression de Playa Giron, pour dissimuler qu’en réalité ils étaient étasuniens.</p>
<p>Il doit être clair que les calomnies des États-Unis reposent sur un mensonge total et délibéré. Leurs services de renseignement disposent de preuves plus que suffisantes, sûrement plus que tout autre État, pour savoir que Cuba ne dispose pas de troupes et ne participe pas non plus à des opérations militaires ou de sécurité au Venezuela, même si deux pays indépendants ont le droit souverain de déterminer comment coopérer dans le secteur de la défense, ce qu’il n’appartient pas aux États-Unis de remettre en question.</p>
<p>L’accusateur maintient plus de 250 000 soldats dans 800 bases militaires à l&#8217;étranger, dont une partie dans notre hémisphère.</p>
<p>Son gouvernement sait aussi que, comme Cuba l&#8217;a déclaré publiquement et à maintes reprises, les quelque 20 000 coopérants cubains, dont plus de 60 % sont des femmes, accomplissent dans ce pays d&#8217;Amérique latine les mêmes tâches que réalisent à l’heure actuelle environ 11 000 autres professionnels de notre pays dans 83 pays : contribuer à prêter des services sociaux de base, essentiellement des services de santé, ce qui est reconnu par la communauté internationale.</p>
<p>Il doit également être absolument clair que la ferme solidarité avec la République bolivarienne sœur du Venezuela est un droit de Cuba en tant qu&#8217;État souverain, et c’est également un devoir qui s&#8217;inscrit dans la tradition et les principes inaliénables de la politique extérieure de la Révolution cubaine.</p>
<p>Nulle menace de représailles contre Cuba, aucun ultimatum ni chantage de la part du gouvernement étasunien actuel ne détournera la conduite internationaliste de la nation cubaine, en dépit des dommages humains et économiques dévastateurs que le blocus génocidaire cause à notre peuple.</p>
<p>Il convient de rappeler que la menace et l&#8217;ultimatum mafieux ont déjà été utilisés dans le passé lorsque les efforts internationalistes de Cuba soutenaient les mouvements de libération en Afrique, alors que les États-Unis soutenaient le régime honteux de l&#8217;apartheid. L’intention était que Cuba renonce à ses engagements de solidarité envers les peuples africains en échange de promesses de pardon, comme si la Révolution devait être pardonnée par l&#8217;impérialisme.</p>
<p>À l’époque, Cuba rejeta le chantage, comme elle le fait aujourd&#8217;hui, avec le plus grand mépris.</p>
<p>Le général d&#8217;armée Raul Castro a rappelé le 10 avril dernier : « Depuis 60 ans, face aux agressions et aux menaces, nous les Cubains, avons fait preuve de notre volonté de fer pour résister et vaincre les événements les plus difficiles. Malgré son immense puissance, l&#8217;impérialisme n’a pas pu briser la dignité d&#8217;un peuple uni, fier de son histoire et de la liberté conquise au prix de tant de sacrifices. »</p>
<p>Le gouvernement de Cuba appelle tous les membres de la communauté internationale et les citoyens des États-Unis à mettre un frein à l&#8217;escalade irrationnelle et la politique d&#8217;hostilité et d&#8217;agression du gouvernement de Donald Trump.</p>
<p>Les États membres des Nations unies exigent, à juste titre, année après année, à la quasi-unanimité, la fin de cette guerre économique. Les peuples et les gouvernements de notre région doivent, dans l&#8217;intérêt de tous, faire prévaloir les principes de la Proclamation de l&#8217;Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix.</p>
<p>Le président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres Miguel Diaz-Canel Bermudez, a déclaré le 13 avril : « Cuba a toujours confiance dans ses forces et aussi dans les forces et dans la dignité d&#8217;autres nations souveraines et indépendantes et elle continue à croire aussi dans le peuple nord-américain , dans la Patrie de Lincoln qui a honte de ceux qui agissent en marge de la loi universelle au nom de toute la nation nord-américaine. »</p>
<p>Une fois de plus, Cuba condamne le mensonge et les menaces et réaffirme que sa souveraineté, son indépendance et son attachement à la cause des peuples d&#8217;Amérique latine et des Caraïbes ne sont pas négociables.</p>
<p>Deux jours avant la commémoration du 58e anniversaire de la victoire de Playa Giron, un site historique dans la géographie nationale, où les forces mercenaires pilotées par l&#8217;impérialisme ont mordu la poussière de la défaite, la Révolution cubaine réaffirme sa ferme détermination de faire face et de vaincre l&#8217;escalade agressive des États-Unis.</p>
<p>La Havane, le 17 avril 2019</p>
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		<title>À Cuba, ce sont les Cubains qui commandent</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2019 18:34:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a répondu à l'annonce faite par le gouvernement de Donald Trump selon laquelle à partir du 2 mai sera appliqué « le droit d'engager une action en vertu du titre III de la Loi sur la liberté » et aux déclarations du Secrétaire d'État Mike Pompeo, publiées dans un message sur le site officiel du Département d'État des États-Unis]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3962" alt="Foto Archivo Rebeldes" src="/files/2019/04/Foto-Archivo-Rebeldes.jpg" width="300" height="229" />Le président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a répondu à l&#8217;annonce faite par le gouvernement de Donald Trump selon laquelle à partir du 2 mai sera appliqué « le droit d&#8217;engager une action en vertu du titre III de la Loi sur la liberté » et aux déclarations du Secrétaire d&#8217;État Mike Pompeo, publiées dans un message sur le site officiel du Département d&#8217;État des États-Unis</p>
<p>Cuba « ne changera pas d’attitude face à ceux qui brandissent une épée contre nous. Nous, les Cubains, ne nous rendons pas et n&#8217;acceptons pas non plus les lois sur notre destinée qui seraient en dehors de la Constitution. À Cuba, ce sont les Cubains qui commandent. Cuba fait confiance à ses forces et à notre dignité » a déclaré le président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, sur son compte Twitter.</p>
<p>Le président répondait ainsi à l&#8217;annonce faite par le gouvernement de Donald Trump qu&#8217;à partir du 2 mai, sera appliqué « le droit d&#8217;engager des poursuites en vertu du Titre III de la loi sur la liberté », ainsi qu’aux déclarations du Secrétaire d&#8217;État, Mike Pompeo, publiées dans un message sur le site officiel du Département d&#8217;État des États-Unis.</p>
<p>Le ministre des Relations extérieures Bruno Rodriguez Parilla a déclaré le 17 avril que Cuba qualifiait la décision étasunienne d’« escalade agressive » et considérait comme « pathétique et ridicule » le discours prononcé par le Conseiller à la Sécurité nationale John Bolton à Coral Gables, Miami, devant les membres de la brigade 2506 [mercenaires qui participèrent à l’invasion par Playa Giron].</p>
<p>Une scène totalement délirante, durant laquelle un haut responsable du gouvernement yankee, à Miami, devant un « public choisi » formé par des apatrides, confirme le soutien du président, avec un langage d’un autre temps et des idées qui ne lui appartiennent pas : il parle de liberté au nom d&#8217;un gouvernement qui la viole, l&#8217;agresse et la méprise. Il promet l&#8217;impossible.</p>
<p>« La troïka de la tyrannie [Cuba, Venezuela, Nicaragua] commence à s&#8217;effondrer », dit-il et il se réjouit devant les applaudissements des « vétérans ». « Nous appliquons les sanctions de manière transparente » et c’est vrai, l&#8217;empire montre clairement son essence. Les mercenaires qui « fêtent » avec Bolton le jour où ils ont mordu la boue lors de la défaite d’avril 1961, écoutent avec jubilation la liste des mesures mises en œuvre contre le peuple qui les a vus naître  : application du Titre III, visant clairement l&#8217;application du Titre IV ; cinq ajouts à la Liste des entités cubaines avec lesquelles il est interdit de faire des affaires ; mesures du Département du Trésor sur les restrictions de voyage pour des raisons non familiales à Cuba ; modifications afin de mettre un terme aux transactions qui permettent aux Cubains d’avoir recours au système financier des États-Unis pour effectuer des transferts internationaux et l&#8217;usage du système financier étasunien par le gouvernement et imposition d&#8217;une limite sur les envois d’argent des immigrants cubains à leur famille : mille dollars US, par personne tous les trois mois.</p>
<p>Avec une arrogance absolue, le Conseiller à la Sécurité nationale annonce que « les sanctions à l&#8217;encontre du Venezuela ont pour double objectif d&#8217;interrompre le flux de pétrole brut subventionné du Venezuela vers Cuba et d&#8217;affaiblir les &#8220;régimes&#8221; de Maduro et de Diaz-Canel ».</p>
<p>Et de conclure par un véritable « joyau » oratoire : « Cette région doit être libérée du despotisme et de la domination extérieure ». Il n&#8217;a jamais dit de plus grande vérité : Cuba et le Venezuela sont libres du despotisme et de la domination extérieure et la région et le monde le seront. Bolton promet l&#8217;impossible parce qu&#8217;ils n&#8217;auront jamais ni Cuba ni le Venezuela. La Doctrine Monroe a été enterrée dans les sables de Playa Giron ce glorieux 19 avril 1961.</p>
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		<title>Obama arrive à Cuba 20 ans après l’entrée en vigueur de la Loi Helms-Burton</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2016 22:52:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le président Brack Obama enterre plusieurs mythes avec sa visite historique à Cuba. Il renverse l’hégémonie de la mafia cubano-américaine sur l’important État de la Floride et sur le contrôle de la « vérité » qu’elle a imposée de longue date sur ce qui se passe dans la Grande île des Caraïbes. Le président des États-Unis a eu le courage de se passer de la redoutable machine électorale de Miami, de ses votes, de son soutien financier et de sa capacité de recourir à la fraude.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-2826" alt="obama Helms Burton" src="/files/2016/03/obama-Helms-Burton.jpg" width="300" height="209" />Le président Brack Obama enterre plusieurs mythes avec sa visite historique à Cuba. Il renverse l’hégémonie de la mafia cubano-américaine sur l’important État de la Floride et sur le contrôle de la « vérité » qu’elle a imposée de longue date sur ce qui se passe dans la Grande île des Caraïbes. Le président des États-Unis a eu le courage de se passer de la redoutable machine électorale de Miami, de ses votes, de son soutien financier et de sa capacité de recourir à la fraude.</p>
<p>Cuba et les États-Unis ont entretenu depuis plus d’un demi-siècle une relation que beaucoup ont qualifiée par euphémisme d’amour-haine. Cuba est une nation qui éprouve du respect pour les États-Unis, qui n’a jamais ressenti de haine pour le peuple de ce pays en dépit des appétits qu’elle a suscités et qu’elle continue de susciter chez les gouvernements de ce pays. Des appétits qui, basés sur l’Amendement Platt ou la Loi Helms-Burton prétendent ignorer encore aujourd’hui les droits des Cubains consacrés par plus de 100 ans de lutte et par les 30 articles de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.</p>
<p>La paix et la tranquillité qui règnent à Cuba sont de plus en plus universellement reconnues. Cette réalité est aussi le fruit de l’exemple de ses dirigeants, car Fidel et Raul ont toujours fait honneur à leur maître José Marti. Cuba est peut-être le seul pays où jamais la bannière étoilée ne sera brûlée. Jamais nous n’avons prêché la haine contre ceux qui se disent nos ennemis. Dans les jardins d’enfants, le civisme et l’éthique sont inculqués aux enfants avec les vers de notre Héros national José Marti : « Et pour le cruel qui m&#8217;arrache le coeur avec lequel je vis, je ne cultive ni carde ni ortie : je cultive la rose blanche ».</p>
<p>88% DES ÉTASUNIENS QUI VOYAGENT À CUBA FAVORABLES À LA LEVÉE DU BLOCUS</p>
<p>Un sondage du quotidien El Nuevo Herald, ennemi acharné de la Révolution cubaine, ainsi que l‘agence AP, dans une dépêche émise par la société Friendly Planet Travel, a révélé que 88% des citoyens des États-Unis qui voyagent à Cuba sont favorables à la levée du blocus exercé contre Cuba. Le président Obama et son secrétaire d’État John Kerry ont demandé au Congrès d’en finir une fois pour toutes avec cette politique de coercition dénommé « embargo » par les dirigeants nord-américains.</p>
<p>À l’Assemblée générale de l’ONU, chaque année 188 voix exigent la cessation du blocus, avec aucune abstention et deux voix contre : les États-Unis et Israël.</p>
<p>Ce n’est pas un hasard si Jontay Darkol, une boursière nord-américaine de l’École latino-américaine de médecine (ELAM) de La Havane – un programme qui a diplômé gratuitement plus de 24 000 jeunes professionnels de la santé en provenance de 84 pays – apprécie les nombreux gestes de courtoisie et de déférence qui lui sont adressés à chaque descente de bus.</p>
<p>Darkol réside à Chicago, dans l’Illinois, un État où Barack Obama parvint à être élu sénateur local de l’Illinois entre 1997 et 2004, année où il fut élu sénateur des États-Unis.</p>
<p>Cette jeune étudiante de 5e année de médecine affirme ne jamais avoir ressentie à Cuba ni haine ni rancune à l’égard de son peuple. En dépit de plus de 50 ans de relations tendues entre nos deux pays, elle a su conquérir l’affection de ses camarades. « Ce qu’il y a de plus précieux dans la vie, ce ne sont pas les articles achetés sur les marchés mais la culture apprise ». (1)</p>
<p>Son amie Shaneen White a commencé ses études de médecine à Cuba il y a six mois. Elle vient de suivre un cours d’espagnol qui lui permet de maîtriser la langue. Shaneen est originaire de Tampa, en Floride, une ville où les gens sont favorables au rétablissement des liens historiques avec cuba.</p>
<p>DE L’AMENDEMENT PLATT À LA LOI HELMS-BURTON</p>
<p>Au début du 20e siècle, les États-Unis s’appliquaient à codifier leurs relations futures avec Cuba à travers l’Amendement Platt. À la fin de ce même siècle, le gouvernement de Washington a tenté de le faire par le biais des lois Torricelli et Helms-Burton. « Ces trois documents nous donnent une image révélatrice de l’historique changement révolutionnaire et d’une soi-disant transition d’idéologie », selon l’écrivaine Jane Franklin.</p>
<p>Ces velléités datent du 18e siècle. Le Havanais Juan Miralles, commerçant de marchandises diverses, dont des esclaves, se sentit aux anges lorsque la Couronne espagnole porta son choix sur lui pour observer le processus d’indépendance des treize colonies anglaises en Amérique du Nord.</p>
<p>Cet agent sagace comprit tout de suite que la terre cubaine offrait un marché prometteur pour les matières premières, et qu’en peu de temps la proximité avec le voisin du nord permettrait de passer rapidement des commandes de produits qui mettaient six mois à arriver depuis l’Espagne.</p>
<p>Juan Miralles devint ainsi un collaborateur et un admirateur opportuniste des pères de l’indépendance des États-Unis, à qui il prêta une précieuse aide matérielle et morale. Il était loin d’imaginer ce qu’allait coûter à l’Espagne et à Cuba l’étroite relation qu’il contribua à créer, mû non pas par la noble cause de la liberté de ce peuple mais par ses intérêts personnels et ceux de l’Espagne et de la France, qui souhaitaient un affaiblissement de l’empire britannique.</p>
<p>La lutte du peuple cubain pour arracher son indépendance à l’Espagne et la préserver ensuite contre les intentions de la plus grande puissance de l’Histoire date de plus de deux siècles.</p>
<p>En 1805, le président Thomas Jefferson avertissait le ministre britannique à Washington qu’en cas de guerre contre l’Espagne son pays s’approprierait Cuba « par nécessité stratégique ».</p>
<p>Et en 1823, John Quincy Adams, le Secrétaire d’État de Monroe, écrivait : « Cuba, presque visible depuis nos côtes, a pour diverses raisons une grande importance pour les intérêts commerciaux et politiques de notre Union… il est pratiquement impossible de résister à la conviction que l’annexion de Cuba à notre République fédérale sera indispensable ». Ainsi s’exprime la stratégie visant à attendre le moment propice de la chute du « fruit mûr » qui permettrait de justifier la guerre contre l’Espagne à laquelle Jefferson faisait allusion. Le prétexte fut l&#8217;explosion et le naufrage du cuirassé USS Maine dans le port de La Havane. Ce fut, selon l’historien Howard Zinn, l’une des justifications avancées par Washington pour déclencher la guerre. Cet éminent écrivain la compare au bombardement de Pearl Harbor, à Hawaï, et à l’« incident » du Golfe du Tonkin au Vietnam.</p>
<p>En 1901, Le Congrès approuva l’Amendement Plat, cette Loi Helms du 20e siècle qui allait également donner lieu à une « transition démocratique et pacifique à Cuba ». Le 20 mai 1902 marquait le passage de Cuba du statut de colonie espagnole à celui de néo-colonie des États-Unis, autrement dit la fin de l’étape coloniale, mais aussi le début de la lutte contre la métropole néocoloniale dont parlaient Marti et Antonio Maceo.</p>
<p>Dans les deux guerres d’indépendance de Cuba, les régions ouest et est du pays connaissaient une situation économique différente. La région occidentale était plus développée, avait davantage d’esclaves, de production et de facilités commerciales que le reste du pays. Ces facteurs et la maturité politique des propriétaires terriens grâce à l’influence de la Révolution française créèrent les conditions pour que la conspiration anticoloniale commence par l’est de l’île, une conspiration qui déboucher sur une lutte armée pour le progrès socio-économique, l’abolition de l’esclavage et l’émancipation.</p>
<p>Carlos Manuel de Cespedes — le Père de la Patrie —, Francisco Figueredo et Pancho Vicente de Aguilera, appartiennent au groupe de propriétaires fonciers de Bayamo qui déclenchèrent le soulèvement.</p>
<p>La prise de la ville de Bayamo, en octobre 1968, fut la première victoire militaire. Les rangs des partisans de l’indépendance se trouvèrent successivement grossi par des centaines de Blancs, de Noirs et de mulâtres libres qui rejoignirent l’armée de libération et qui donnèrent ce caractère populaire qui avait fait défaut à la guerre des États-Unis, si l’on sait que les pères de l’indépendance de ce pays, y compris Jefferson et Washington, préférèrent maintenir l’esclavage. À Cuba, l’abolition de l’esclavage fut proclamée et ce fut une guerre de nature différente.</p>
<p>Près de 40 ans plus tard, interprétant à sa manière l’article No 3 de l’Amendement Platt, le 29 septembre 1906 le Secrétaire étasunien à la guerre William Platt assuma le pouvoir à Cuba. Cette date marquait le début de la deuxième intervention des États-Unis dans l’île, la première datant de 1898, lorsque l’armée espagnole était pratiquement battue.</p>
<p>L’esprit d’indépendance profondément ancré chez les Cubains empêcha l’annexion de l’Île par les États-Unis. Le pays passa de mains en mains sous la présidence de Tomas Estrada Palma. Avant de renoncer à l’administration, les occupants assirent les « base juridiques » pour l’intervention qui priva les Cubains de l’indépendance, octroyèrent des dizaines de concessions aux entreprises nord-américaines et imposèrent un modèle de domination fondé sur la dépendance envers les États-Unis.</p>
<p>Partisan acharné de l’annexion et candidat de Washington, Estrada Palma se prêta à l’instauration du lucratif et rentable Traité de réciprocité commercial, en vigueur de 1904 à 1934.</p>
<p>La réélection frauduleuse d’Estrada Palma en 1906 donna lieu au soulèvement des vétérans de la Guerre d’indépendance et des membres du Parti libéral. Ce mouvement connu comme « la petite guerre du mois d’août » s’étendit à plusieurs provinces du pays, et devant la gravité de la situation et l’incapacité du gouvernement à régler la crise, le président Theodore Roosevelt, faisant fi des revendications des insurgés, décréta la 3e intervention des États-Unis. Il dépêcha son Secrétaire à la Défense William Taft, qui se rendit à Cuba à la tête d’un détachement de bâtiments de guerre. Estrada Palma et son cabinet démissionnèrent et, le 29 septembre 1906, Taft assume le pouvoir en tant que gouverneur général. Deux semaines plus tard, Charles Magoon remplace Taft et reste au pouvoir jusqu’au 20 janvier 1909. À partir de cette date, les capitaux des États-Unis se firent plus denses et Cuba allait conserver son statut néocolonial jusqu’à la victoire de la guerre révolutionnaire contre Fulgencio Batista, en 1959.</p>
<p>L’Amendent Platt fut abrogé en 1934 par Franklyn Delano Roosevelt à la suite de négociations et des incessantes protestations des Cubains. De nouveaux mécanismes virent le jour, inspirés de l’ancienne Théorie générale des obligations qui autorisait le recours à des pressions et à des accords en tout genre : je donne pour que tu donnes ; je donne pour que tu fasses ; je fais pour que tu fasses : je donne et j’ordonne pour que tu obéisses… C’est ainsi que le Traité de réciprocité commerciale nous fut imposé de 1904 à 1934.</p>
<p>Déjà en 1928, les Nord-américains étaient propriétaires de l’industrie sucrière, des services publics, des chemins de fer, de l’industrie du tabac, des hôtels, de l‘industrie du jeu et des loisirs, du commerce et de l’agriculture, de la plupart des usines du pays, des immeubles et même de la dette publique.</p>
<p>La situation du pays déboucha sur une autre révolution en 1933, année à partir de laquelle le président Franklyn D. Roosevelt gouverna durant quatre mandats au lieu de deux et mis son pays sur le pied de guerre pour tenter de contrecarrer la théorie néolibérale qui avait provoqué la crise que traversait son pays et le monde en 1929, une crise similaire à celle jugulée par Obama. En Amérique latine, il remplaça les canonnières par la « Politique de bon voisinage ». À La Havane, il laissa sans effet l’Amendement Platt tout en faisant avorter le processus révolutionnaire jusqu’en 1959.</p>
<p>La Loi Helms-Burton adoptée par le président William Clinton en mars 1996 fut rédigée par les avocats de la société Bacardi et présentée par le sénateur Jesse Helms. Elle fut approuvée quelques jours après les vols illégaux d’avionnettes sur La Havane, des provocations orchestrées par les groupes ultras de Miami jusqu’à ce que deux de ces appareils soient abattus. Cette loi confère au Congrès la faculté de décider quand un gouvernement est légitime. Non seulement elle est extraterritoriale conte Cuba, mais elle l’est contre la souveraineté de tous les pays.</p>
<p>Cuba a été l’objet de la plus longue guerre économique de l’histoire, une guerre livrée depuis la mer et le ciel contre des bateaux et des avions, et au cours de laquelle des logements civils, des centres agricoles et des usines ont été détruits. Le 4 mars 1960, dans la baie de La Havane, le sabotage du navire français La Coubre fit plus d’une centaine de morts, dont six marins français, ainsi que des centaines de blessés. En 1976, un avion de ligne cubain explosa au large des côtes de la Barbade, un attentat perpétré par des terroristes qui aujourd’hui encore se promènent librement à Miami, grâce aux bons offices de l’administration de George Bush.</p>
<p>Le monde devrait connaître toute la vérité sur le dénommé « embargo ». Le président Barack Obama, en rétablissant les relations diplomatiques et avec les mesures adoptées, n’a cependant pas arrêté cette guerre non déclarée. Mais ses actions reconnaissent la résistance des Cubains.</p>
<p>Les conditions avancées toutes ces années ont changé progressivement jusqu’à ce que l’objectif principal du stablishment soit désormais la « transition idéologique ». Cette visite pourrait être révélatrice avec des variantes différentes. Pour l’instant, il suffit de dire que ce sont déjà près de 200 ans de lutte et de résistance.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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