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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Libye</title>
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		<title>LE RÔLE DE TUEUR DE L’OTAN  (Cinquième partie)</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 15:04:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Mouammar Al Gaddafi]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[OTAN]]></category>
		<category><![CDATA[UNESCO]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme certains le savent, le colonel Mouammar el-Kadhafi, un Bédouin au caractère particulier, s’inspirant des idées du leader égyptien Gamal Abdel Nasser, prépara au sein des forces armées un mouvement qui renversa en septembre 1969 Idris Ier, roi de Libye, un pays désertique en sa quasi-totalité et faiblement peuplé, situé au nord de l’Afrique, entre la Tunisie et l’Égypte.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 9 mars, j’ai publié de nouvelles Réflexions intitulées : « L’OTAN, la guerre, le mensonge et les affaires » sur le rôle de cette organisation belliciste.</p>
<p>J’en sélectionne les paragraphes fondamentaux :</p>
<p><em>Comme certains le savent, le colonel Mouammar el-Kadhafi, un Bédouin au caractère particulier, s’inspirant des idées du leader égyptien Gamal Abdel Nasser, prépara au sein des forces armées un mouvement qui renversa en septembre 1969 Idris I<sup>er</sup>, roi de Libye, un pays désertique en sa quasi-totalité et faiblement peuplé, situé au nord de l’Afrique, entre </em><em>la Tunisie</em><em> et l’Égypte.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>Né dans une famille de bédouins, dans la région de Tripoli, Kadhafi était foncièrement anticolonialiste. […]</em></p>
<p><em>Jusqu’aux adversaires de Kadhafi assurent qu’il se fit remarquer par son intelligence durant ses études. Expulsé du lycée pour ses activités antimonarchiques, il s’inscrivit dans un autre, puis conclut des études de droit à l’université de Benghazi à vingt et un ans. Il entra ensuite à l’école militaire de cette ville où il créa en secret le </em><em>Mouvement des </em><em>officiers</em><em> unionistes </em><em>libres, </em><em>et il conclut ses études dans une école militaire britannique.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>Il s’engagea dans la vie politique par des actions incontestablement révolutionnaires.</em></p>
<p><em>En mars 1970, il obtint que les soldats britanniques évacuent le pays au terme de manifestations nationalistes massives et, en juin, que les États-Unis se retirent d’une grande base aérienne proche de Tripoli, qui fut remise à des instructeurs militaires égyptiens dont le pays était l’allié de </em><em>la Libye.</em><em></em></p>
<p><em>En 1970, </em><em>la Révolution</em><em> toucha à plusieurs sociétés pétrolières occidentales et à des banques à participation étrangère. Fin 1971, la fameuse British Petroleum subit le même sort. Dans le domaine agricole, tous les biens italiens furent saisis, et les colons et leurs descendants expulsés de Libye.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>Le dirigeant libyen élabora des théories extrémistes, s’opposant à la fois au communisme et au capitalisme. Ça n’aurait pas de sens d’inclure cette étape de théorisations de sa part dans mon analyse, quoique je doive signaler que l’article premier de </em><em>la Proclamation</em><em> constitutionnelle de 1969 stipulait la nature « socialiste » de </em><em>la Jamahiriya</em><em> arabe libyenne populaire.</em></p>
<p><em>Je tiens en revanche à insister sur le fait que les droits humains n’ont jamais intéressé les États-Unis ni leurs alliés de l’OTAN.</em></p>
<p><em>La réunion du Conseil de sécurité, la réunion du Conseil des droits de l’homme à Genève et l’Assemblée générale des Nations Unies à New York n’ont été que du théâtre, un panier de crabes.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>L’Empire prétend maintenant … intervenir militairement en Libye et bloquer la vague révolutionnaire qui déferle dans le monde arabe. […]</em></p>
<p><em>Que la rébellion libyenne ait été attisée par les services secrets yankees ou par les erreurs de Kadhafi lui-même, il est important que les peuples ne se laissent pas duper, car l’opinion mondiale aurait très bientôt suffisamment de preuves pour savoir à quoi s’en tenir.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>À l’instar de nombreux pays du Tiers-monde, </em><em>la Libye</em><em> est membre du Mouvement des pays non alignés, du Groupe des 77 et d’autres organisations internationales à travers lesquelles se nouent des relations, indépendamment de leur système économique et social.</em></p>
<p><em>À grands traits : la révolution, inspirée de principes marxistes-léninistes et martiniens, triompha en 1959 à Cuba, à cent cinquante kilomètres des États-Unis qui nous avaient imposé l’amendement Platt et qui étaient propriétaires de l’économie de  notre pays. </em></p>
<p><em>L’Empire déclencha presque aussitôt contre notre peuple sa sale guerre, organisa des bandes contre-révolutionnaires, décréta un blocus économique criminel et peaufina l’invasion mercenaire de Playa Girón, durant laquelle un de ses porte-avions patrouillait non loin et ses marines étaient prêts à débarquer au cas où ses forces mercenaires auraient atteints les objectifs prévus. </em></p>
<p><em>[…] Tous les pays latino-américains, hormis le Mexique, participèrent au blocus criminel qui est toujours en place. </em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>En janvier 1986, sous prétexte que </em><em>la Libye</em><em> était derrière le terrorisme dit révolutionnaire, Reagan rompit les relations économiques et commerciales avec ce pays.</em></p>
<p><em>En mars de cette même année, une force embarquée à bord de porte-avions situés dans le golfe de Syrte, dans les eaux que </em><em>la Libye</em><em> considère comme nationales, déclencha des attaques qui détruisirent plusieurs navires équipés de lance-missiles et des systèmes de radars côtiers que ce pays avait achetés à l’URSS.</em></p>
<p><em>Le 5 avril, une discothèque de Berlin-Ouest fréquentée par des soldats étasuniens fut plastiquée : trois personnes moururent, dont deux militaires étasuniens, et beaucoup furent blessées.</em></p>
<p><em>Reagan en accusa Kadhafi et ordonna à ses forces de l’air de riposter. Trois escadrilles décollèrent des porte-avions de </em><em>la VI<sup>e</sup></em><em> flotte et de bases du Royaume-Uni et lancèrent des bombes et des missiles sur sept objectifs militaires à Tripoli et à Benghazi. Un quarantaine de personnes moururent, dont quinze civils. […] …quand un missile la frappa (sa résidence) de plein fouet : sa fille Hanna mourut, et deux autres enfants furent blessés. Cette attaque fut largement condamnée ; l’Assemblée générale des Nations Unies vota une résolution la condamnant pour violation de </em><em>la Charte</em><em> des Nations Unies et du droit international. Le Mouvement des pays non alignés, </em><em>la Ligue</em><em> arabe et l’OUA adoptèrent des positions tout aussi énergiques.</em></p>
<p><em>Le 21 décembre 1988, un Boeing 747 de Pan Am se désintégra en plein vol entre Londres et New York sous l’effet d’une bombe […]</em></p>
<p><em>[…] Selon les Yankees, les recherches impliquaient deux agents secrets libyens. […]</em></p>
<p><em>On commença à tisser une légende ténébreuse contre lui, avec la participation de Reagan et de Bush père.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>Le Conseil de sécurité avait imposé à </em><em>la Libye</em><em> des sanctions qui commencèrent à être levées quand Kadhafi accepta de faire juger, dans des conditions données, les deux accusés pour le sabotage de l’avion en Écosse.</em></p>
<p><em>Dès lors, on commença à inviter des délégations libyennes à des réunions européennes. En juillet 1999, Londres entreprit de renouer totalement ses relations diplomatiques avec </em><em>la Libye</em><em>, après que celle-ci eut fait encore plus de concessions.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>Le 2 décembre, Massimo D’Alema, Premier ministre italien, fut le premier chef de gouvernement européen à se rendre en Libye.</em></p>
<p><em>L’URSS et le camp socialiste européen avaient disparu, et Kadhafi avait décidé d’accepter les réclamations des USA et de l’OTAN.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>Début 2002, le département d’État faisait savoir que des conversations diplomatiques étaient en cours entre les USA et </em><em>la Libye.</em><em></em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>Début 2003, après que </em><em>la Libye</em><em> eut accepté de signer un accord économique d’indemnisations avec les pays demandeurs, le Royaume-Uni et </em><em>la France</em><em>, le Conseil de sécurité de l’ONU leva les sanctions qu’il lui avait infligées en 1992.</em></p>
<p><em>Avant la fin de 2003, Bush et Antony Blair informèrent d’un accord avec </em><em>la Libye</em><em>, qui avait remis à des experts en renseignements britanniques et étasuniens de la documentation sur ses programmes d’armements non classiques et sur ses missiles balistiques d’une portée supérieure à trois cents kilomètres. […] Cet accord, comme le révéla Bush, couronnait des mois de conversations entre Tripoli et Washington.</em></p>
<p><em>Kadhafi tint ses promesses de désarmement. En quelques mois, </em><em>la Libye</em><em> se débarrassa de ses cinq batteries de missiles Scud-C d’une portée de huit cents kilomètres et ses centaines de Scud-B d’une portée supérieures à trois cents kilomètres parmi ses engins défensifs de courte portée.</em></p>
<p><em>Un marathon de visites à Tripoli démarra en octobre 2002 : Berlusconi, en octobre 2002 ; José María Aznar, en septembre 2003 ; de nouveau Berlusconi en  février, août et octobre 2004 ; Blair, en mars 2004 ; le chancelier</em> <em>allemand Schroeder, en octobre 2004 ; Jacques Chirac, en novembre 2004. […]</em></p>
<p><em>Kadhafi parcourait l’Europe en triomphe. Il fut reçu à Bruxelles en avril 2004 par  Romano Prodi, le président de </em><em>la Commission</em><em> européenne ; en août, il fut invité par Bush ; Exxon Mobil, Chevron Texaco et Conoco Philips mettaient la dernière main à la reprise de l’extraction de pétrole par des </em>joint ventures<em>.</em><em></em></p>
<p><em>En mai 2006, les USA faisaient savoir qu’ils retiraient </em><em>la Libye</em><em> de la liste des pays terroristes et qu’ils renouaient pleinement les relations diplomatiques.</em></p>
<p><em>En 2006 et 2007, </em><em>la France</em><em> et les États-Unis souscrivirent des accords de coopération nucléaire à de fins pacifiques. En mai 2007, Blair visite de nouveau Kadhafi à Syrte. </em><em>La British Petroleum</em><em> signa un contrat de prospection de gisements de gaz « extraordinairement important », selon les informations de l’époque.</em></p>
<p><em>En décembre 2007, Kadhafi se rendit deux fois en France et signa des contrats d’équipements militaires et civils pour dix milliards d’euros, et en Espagne, où il eut des entretiens avec le chef de gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero. Il signa de  très gros contrats avec d’importants pays de l’OTAN.</em></p>
<p><em>Pourquoi donc les États-Unis et les autres membres de l’OTAN ont-ils évacué maintenant leurs ambassades en Libye ?</em></p>
<p><em>Tout ceci est extrêmement curieux.</em></p>
<p><em>George W. Bush, le père de cette stupide guerre antiterroriste, avait déclaré le 20 septembre 2001 devant les élèves de l’école militaire de West Point : « Notre sécurité exigera… le recours aux forces militaires que vous commanderez et qui doivent prêtes à attaquer sur-le-champ n’importe quel sombre recoin du monde, et notre sécurité exigera que nous soyons prêts, le cas échéant, à déclencher des attaques préventives pour défendre notre liberté […] Nous devons découvrir des cellules terroristes dans une soixantaine de pays… Aux côtés de nos amis et alliés, nous devons nous opposer à la prolifération et faire face aux régimes qui promeuvent le terrorisme en fonction de chaque cas. »</em></p>
<p>J’ajoute aujourd’hui que l’Afghanistan, un pays rebelle par tradition, fut envahi ; que les tribus nationalistes, autrefois alliées des États-Unis dans leur lutte contre l’URSS, ont été bombardées et massacrées. La sale guerre a gagné le monde entier. L’Iraq a été envahi sous des prétextes qui se sont avérés faux ; ses abondantes ressources pétrolières sont passées aux mains de sociétés yankees ; des millions de personnes ont perdu leur emploi et ont été contraintes de se déplacer dans le pays ou à l’étranger ; ses musées ont été pillés et d’innombrables citoyens ont perdu la vie ou ont été massacrés par les envahisseurs.</p>
<p>J’en reviens à mes Réflexions :</p>
<p><em>Une dépêche de l’AFP, daté de Kaboul aujourd’hui même, révèle :</em></p>
<p><em>« L’année passée a été la plus meurtrière pour les civils après neuf années de guerre entre les Talibans et les forces internationales en Afghanistan : presque 2 800 morts, soit 15 p. 100 de plus qu’en </em><em>2009, a</em><em> affirmé ce mercredi un rapport de l’ONU qui insiste sur les coûts humains de ce conflit pour la population.</em></p>
<p><em>[...]</em></p>
<p><em>« Avec exactement 2 777 civils morts en 2010, la quantité de victimes a augmenté de 15 p. 100 par rapport à 2009, indique le rapport annuel conjoint de </em><em>la Mission</em><em> d’aide des Nations Unies en Afghanistan&#8230;</em></p>
<p><em>« Le président Barack Obama a exprimé, le 3 mars, son &#8220;profond regret&#8221; au peuple afghan pour les neuf enfants tués, tout comme l’ont fait le général étasunien David Petraeus, commandant en chef de l’ISAF, et le secrétaire à </em><em>la Défense</em><em>, Robert Gates.</em></p>
<p><em>« …le rapport de l’UNAMA souligne que le chiffre de civils morts en 2010 est quatre fois supérieur à celui des soldats des forces internationales tombés en combat cette même année.</em></p>
<p>Parlant de la Libye, j’avais écrit :</p>
<p><em>Pendant dix jours, on a entendu aux Nations Unies – entre Genève et New York – plus de cent cinquante discours sur les violations des droits humains, qui ont été repris des millions de fois à la télévision, à la radio, dans la presse écrite et sur Internet.</em></p>
<p><em>Notre ministre des Relations extérieures, Bruno Rodríguez, est intervenu devant ses pairs réunis à Genève dans le cadre de Conseil des droits de l’homme, le 1<sup>er </sup>mars dernier. Il y a dit notamment :</em></p>
<p><em>« La conscience humaine s’élève contre la mort d’innocents en toute circonstance et en tout lieu. Cuba fait tout à fait sienne l’inquiétude du monde devant les morts de civils en Libye et souhaite que son peuple règle d’une manière pacifique et souveraine la guerre civile qui s’y déroule, sans aucune ingérence étrangère et d’une façon qui garantisse l’intégrité de cette nation. »</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>« S’il est vrai que le droit humain essentiel est le droit à la vie, alors le Conseil est-il prêt à en expulser les États qui déclenchent une guerre ?</em></p>
<p><em>« Expulsera-t-il donc les États qui offrent un financement et une aide militaire à un autre État qui les utilise à des violations massives, flagrantes et systématiques des droits humains et à des attaques contre la population civile, comme cela se passe en Palestine ?</em></p>
<p><em>« Appliquera-t-il donc cette mesure à des pays puissants qui réalisent des exécutions extrajudiciaires sur le territoire d’autres États en recourant à une technologie de pointe, telle que les munitions intelligents et les drones ?</em></p>
<p><em>« Qu’arrivera-t-il donc aux États qui acceptent d’héberger sur leur territoire des prisons secrètes illégales, qui facilitent le transit secret d’avions emportant des personnes séquestrées ou qui participent à la torture ? »</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>Nous sommes contre la guerre intestine en Libye, en faveur de la paix immédiate et du plein respect de la vie et des droits de tous les citoyens, sans intervention étrangère, car celle-ci ne servirait qu’à prolonger le conflit et à favoriser les visées de l’OTAN.</em></p>
<p>Il s’est produit hier, 31 octobre, un fait qui, comme tant d’autres, atteste de l’immoralité absolue de la politique yankee.</p>
<p>L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) venait d’adopter une résolution courageuse : octroyer à l’héroïque peuple palestinien le droit de participer comme membre à part entière, par 107 voix contre 14, avec 52 abstentions. Nous savons tous pertinemment pourquoi.</p>
<p>La représentante des États-Unis, suivant des instructions du Prix Nobel de la paix, a aussitôt déclaré que son pays, dès cet instant, suspendait toute contribution économique à cette organisation qui se consacre à l’éducation, à la science et à la culture.</p>
<p>Le ton dramatique qu’a pris cette dame pour annoncer la décision était vraiment de trop : bien que cynique, tout le monde s’y attendait.</p>
<p>Mais, comme si ce n’était pas déjà assez, une dépêche de l’AFP datée de Washington aujourd’hui à 16 h 05 nous apprend :</p>
<p><em>« Après le Sommet du G20… le président (Obama) et le président Sarkozy participeront à une cérémonie à Cannes pour commémorer l’alliance entre les États-Unis et </em><em>la France</em><em> », a indiqué la présidence étasunienne, qui a tenu à préciser que les deux dirigeants rencontreront aussi des « soldats étasuniens et français qui ont participé ensemble à l’opération » en Libye.</em></p>
<p>À suivre prochainement.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/11/firma-de-fidel-1ro-de-noviembre-de-2011-300x191.jpg" alt="" width="300" height="191" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 1<sup>er</sup> novembre 2011</strong></p>
<p><strong>16 h 32</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le rôle de tueur de l’OTAN (Quatrième partie)</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 13:39:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
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		<category><![CDATA[OTAN]]></category>

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		<description><![CDATA[À la différence de l’Égypte et de la Tunisie, la Libye occupe la première place de toute l’Afrique en Indice du développement humain et en espérance de vie. L’éducation et la santé y reçoivent une attention spéciale de l’État Le niveau culturel de sa population est sans doute plus élevé. Ses problèmes sont d’une autre nature. […] Le pays avait besoin d’une importante main-d’œuvre étrangère pour concrétiser ses plans de production et de développement social ambitieux.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai écrit le 2 mars sous le titre: « La guerre inévitable de l’OTAN » :</p>
<p><em>À la différence de l’Égypte et de </em><em>la Tunisie</em><em>, </em><em>la Libye</em><em> occupe la première place  de toute l’Afrique en Indice du développement humain et en espérance de vie. L’éducation et la santé y reçoivent une attention spéciale de l’État Le niveau culturel de sa population est sans doute plus élevé. Ses problèmes sont d’une autre nature. […] Le pays avait besoin d’une importante main-d’œuvre étrangère pour concrétiser ses plans de production et de développement social ambitieux.</em></p>
<p><em>[…] Il disposait d’énormes ressources et réserves en devises convertibles, déposées dans les banques des pays riches, ce qui lui permettait d’acheter des biens de consommation, voire des armes perfectionnées, auprès de ces mêmes pays qui veulent aujourd’hui l’envahir au nom des droits humains.</em></p>
<p><em>La colossale campagne de mensonges orchestrée par les médias a provoqué une grande confusion dans l’opinion publique mondiale. Il se passera du temps avant qu’on puisse reconstruire ce qu’il s’est vraiment passé en Libye et trier les faits réels des mensonges divulgués.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>[…] L’Empire et ses principaux alliés recourent aux moyens les plus perfectionnés pour diffuser des informations dont il faut déduire des brins de vérité.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>L’Empire et l’OTAN – sérieusement inquiets devant la vague révolutionnaire déclenchée dans le monde arabe qui produit une grande partie du pétrole sur lequel repose l’économie de consommation des pays développés et riches – ne pouvaient pas laisser filer l’occasion du conflit interne surgi en Libye pour promouvoir une intervention militaire. […] </em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>Malgré leur déluge de mensonges et la confusion qu’ils ont semée, les États-Unis ne sont pas parvenus à entraîner </em><em>la Chine</em><em> et </em><em>la  Fédération</em><em> de Russie à faire adopter par le Conseil de sécurité une intervention militaire en Libye, bien qu’ils aient obtenu en revanche l’approbation de leur objectif momentané au Conseil des droits de l’homme. </em><em>[…]</em></p>
<p><em>Le fait est que, comme je l’avais prévu, </em><em>la Libye</em><em> est désormais en proie à une guerre civile que les Nations Unies n’ont rien pu faire pour éviter, même si leur secrétaire général a jeté sa bonne part d’huile sur le feu.</em></p>
<p><em>Le hic – ce que les différents acteurs n’imaginaient sans doute pas – c’est que les chefs de la rébellion ont déclaré qu’ils refusaient toute intervention militaire étrangère.</em></p>
<p><em>Selon différentes agences de presse, </em><em>Hafiz Ghoga, porte-parole du Comité de la révolution, a déclaré le lundi 28 février : […] « Ce que nous voulons, ce sont des informations secrètes, mais absolument pas qu’on touche à notre souveraineté aérienne, terrestre et maritime », a-t-il ajouté lors d’une rencontre avec les journalistes…</em></p>
<p><em>Selon une dépêche de l’AFP de lundi dernier, « l’intransigeance des responsables de l’opposition en matière de souveraineté nationale reflétait l’opinion que de nombreux Libyens ont manifestée spontanément à la presse internationale à Benghazi ».</em></p>
<p><em>Une professeure de sciences politiques de l’université de Benghazi, Abeir Imneina, a affirmé ce même jour :</em></p>
<p><em>«  Il y a un très fort sentiment national en Libye. </em></p>
<p><em>« De plus, l&#8217;exemple de l&#8217;Irak fait peur dans l&#8217;ensemble du monde arabe », souligne-t-elle, en référence à l&#8217;invasion américaine de 2003, censée apporter la démocratie dans le pays, puis par contagion à l&#8217;ensemble de la région, un scénario totalement démenti par les faits. </em></p>
<p><em>« On sait bien comment cela s&#8217;est passé en Iraq, qui se trouve en pleine instabilité, ça ne donne vraiment pas envie de suivre le même chemin. On ne veut pas que les Américains viennent pour finir par devoir regretter Kadhafi. » […]</em></p>
<p><em>Quelques heures après la diffusion de cette dépêche, deux des principaux journaux des USA, </em>The New York Times<em> et </em>The Washington Post<em>, s’empressèrent d’offrir de nouvelles versions sur ce point, que rapporte l’agence DPA le 1<sup>er</sup> mars : </em></p>
<p><em> « L’opposition libyenne pourrait demander à l’Occident de bombarder par  air des positions stratégiques occupées par des forces fidèles au président Mouammar el-Kadhafi, fait savoir aujourd’hui la presse étasunienne. »</em></p>
<p><em>« La question est discutée par le Conseil révolutionnaire libyen, précisent </em>The New York Times et The Washington Post <em>dans leurs versions numériques. </em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>« Au cas où les actions aériennes se réaliseraient dans le cadre des Nations Unies, cela n’impliquerait aucun intervention internationale, a expliqué le porte-parole du Conseil, cité par </em>The New York Times.</p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>« </em>The Washington Post <em>a cité des rebelles qui reconnaissent que, sans l’appui de l’Occident, les combats contre les forces loyales à Kadhafi pourraient durer longtemps et coûter beaucoup de vie. »</em></p>
<p>Je me suis aussitôt demandé dans ces Réflexions:</p>
<p><em>Pourquoi cette insistance à présenter les rebelles comme des membres éminents de la société libyenne en train d’inviter les États-Unis et l’OTAN à bombarder et à tuer des Libyens ?</em></p>
<p><em>On saura un jour la vérité à travers des gens comme la professeure de sciences politiques de l’Université de Benghazi, si éloquente quand elle raconte la terrible expérience qu’ont vécue des millions d’Iraquiens, tués, sans abri, sans emploi ou contraints d’émigrer.</em></p>
<p><em>Aujourd’hui, mercredi 2 mars, l’agence EFE présente ce porte-parole rebelle faisant des déclarations qui, à mon avis, infirment et confirment à la fois celles de lundi:</em></p>
<p><em>« Benghazi (Libye), 2 mars. La direction rebelle en Libye a demandé aujourd’hui au Conseil de sécurité de l’ONU de lancer une attaque aérienne &#8220;contre les mercenaires&#8221; du régime Mouammar el-Kadhafi.</em></p>
<p><em>« &#8221;Notre armée ne peut pas lancer des attaques contre les mercenaires en raison de son rôle défensif&#8221;, a affirmé le porte-parole rebelle Hafiz Ghoga en conférence de presse à Benghazi. […]</em></p>
<p><em>À laquelle des nombreuses guerres impérialistes ressemblerait celle-ci ?</em></p>
<p><em>À celle d’Espagne en 1936, à celle de Mussolini contre l’Éthiopie en 1935, à celle de George W. Bush contre l’Iraq en 2003, ou à n’importe laquelle des dizaines de guerres lancées par les États-Unis contre les peuples d’Amérique, depuis l’invasion du Mexique en 1846 jusqu’à celle des Malvinas en  1982 ?</em></p>
<p><em>Sans exclure, bien entendu, l’invasion mercenaire de Playa Girón, la sale guerre et le blocus contre notre patrie, une invasion dont nous fêterons le cinquantième anniversaire le 16 avril prochain.</em></p>
<p><em>Toutes ces guerres, comme celle du Viet Nam qui a coûté des millions de vies, ont eu pour points de départ les justifications et les mesures les plus cyniques.</em></p>
<p><em>Pour ceux qui doutent encore qu’une intervention militaire aura forcément lieu en Libye, je tiens à citer l’agence de presse AP, que je considère bien informée, dont une dépêche d’aujourd’hui affirme :</em></p>
<p><em>« Les pays de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) élaborent un plan d’urgence qui prend pour modèle les zones d’exclusion de vols établies dans les Balkans dans les années 90, au cas où la communauté internationale déciderait d’imposer un embargo aérien sur </em><em>la Libye</em><em>, ont affirmé des diplomates. »</em></p>
<p>N’importe quelle personne honnête capable d’observer avec objectivité les événements peut constater le danger que représente l’ensemble des faits cyniques et brutaux qui caractérisent la politique des États-Unis et qui expliquent pourquoi ils se sont retrouvés si honteusement seuls lors du débat aux Nations Unies sur la résolution: « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique. »</p>
<p>Malgré mon travail, je suis les Jeux panaméricains de Guadalajara.</p>
<p>Notre pays se sent fier de ces jeunes gens qui sont des exemples pour le monde par leur désintéressement et leur esprit de solidarité. Je les félicite chaleureusement. Personne ne pourra plus leur ôter la place d’honneur qu’ils ont gagnée.</p>
<p>Je continuerai dimanche 30.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/10/firma-de-fidel-28-de-octubre-de-2011-300x129.jpg" alt="" width="300" height="129" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong><br />
<strong> Le 28 octobre 2011</strong><br />
<strong> 19 h 14</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>LE RÔLE DE TUEUR DE L’OTAN (TROISIÈME PARTIE)</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 19:00:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
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		<category><![CDATA[OTAN]]></category>

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		<description><![CDATA[La trahison de Sadat à Camp David a empêché l’existence de l’État arabe de Palestine visé dans les accords de l’ONU de novembre 1947, si bien qu’Israël est devenu une forte puissance nucléaire alliée des États-Unis et de l’OTAN. Le complexe militaro-industriel étasunien a livré des dizaines de milliards de dollars tous les ans à Israël et même aux États arabes que celui-ci soumettait et humiliait.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 23 février, j’ai affirmé sous le titre: « La danse macabre du cynisme » :</p>
<p><em>La politique de pillage imposée par les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN au Moyen-Orient est entrée en crise. […] </em></p>
<p><em>La trahison de Sadat à Camp David a empêché l’existence de l’État arabe de Palestine visé dans les accords de l’ONU de novembre 1947, si bien qu’Israël est devenu une forte puissance nucléaire alliée des États-Unis et de l’OTAN.</em></p>
<p><em>Le complexe militaro-industriel étasunien a livré des dizaines de milliards de dollars tous les ans à Israël et même aux États arabes que celui-ci soumettait et humiliait.</em></p>
<p><em>Le génie s’est échappé de la bouteille, et l’OTAN ne sait pas comment le contrôler.</em></p>
<p><em>Il va s’efforcer de tirer le plus gros profit des regrettables événements libyens. Nul n’est capable de savoir actuellement ce qu’il se passe dans ce pays. L’Empire a fait publier par ses médias toutes sortes de chiffres et de versions, jusqu’aux plus saugrenus, afin de semer le chaos et la désinformation.</em></p>
<p><em>De toute évidence, une guerre civile se déroule en Libye. Pourquoi et comment a-t-elle éclaté ? Qui en paiera les conséquences ? L’agence Reuters, se faisant l’écho d’une banque japonaise bien connue, </em><em>la Nomura</em><em>, a signalé que les cours du pétrole pourraient battre tous les records :</em></p>
<p><em>[…]  Quelles en seraient les conséquences en pleine crise alimentaire ?</em></p>
<p><em>Les principaux leaders de l’OTAN jubilent. Le Premier ministre britannique, David Cameron – selon ANSA – « …a admis dans un discours au Koweït que les pays occidentaux avaient fait erreur d’avoir soutenu des gouvernements non démocratiques dans le monde arabe. » […]</em></p>
<p><em>Son collègue français Nicolas Sarkozy a déclaré : « La poursuite de la répression brutale et sanglante contre la population civile libyenne est répugnante. »</em></p>
<p><em>Le ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattini, a jugé « crédible » la quantité de mille morts à Tripoli, et a parlé de &#8220;chiffres tragiques&#8221; et de &#8220;bain de sang&#8221;.</em></p>
<p><em>Selon Hillary Clinton, le « bain de sang » est « absolument inacceptable » et « doit cesser ».</em></p>
<p><em>Pour Ban Ki-moon, « le recours à la violence dans ce pays est absolument inacceptable… le Conseil de sécurité agira en accord avec les décisions de la communauté internationale… nous envisageons une série de variantes. »</em></p>
<p><em> En fait, ce qu’attend Ban Ki-moon, c’est qu’Obama dise le dernier mot.</em></p>
<p><em>Le président étasunien a parlé ce mercredi après-midi. Il a fait savoir que sa secrétaire d’Etat partirait en Europe afin de décider avec les alliés de l’OTAN des mesures à prendre. À le voir, on constatait qu’il ne voulait pas laisser filer l’occasion de se colleter avec le sénateur républicain d’extrême droite, John McCain, avec le sénateur pro-israélien du Connecticut, Joseph Lieberman, et avec les dirigeants du </em>Tea Party<em>, et de garantir son investiture par le Parti démocrate.</em></p>
<p><em>Les médias de l’Empire ont préparé le terrain en vue d’une action. Une intervention militaire en Libye n’aurait rien de surprenant, ce qui garantirait par ailleurs à l’Europe les presque deux millions de barils par jour de pétrole léger qu’elle importe, si des événements qui mettraient fin au leadership ou à la vie de Kadhafi n’intervenaient pas avant.</em></p>
<p><em>De toute façon, le rôle d’Obama est plutôt compliqué. Comment réagira le monde arabe et musulman si une telle équipée faisait couler à flot le sang libyen ? La vague révolutionnaire déclenchée en Égypte freinera-t-elle une intervention de l’OTAN en Libye ?</em></p>
<p><em>L’invasion de l’Iraq déclenchée […] sous de faux prétexte […] a coûté la vie à plus d’un million d’Arabes innocents.</em></p>
<p><em>Nul dans le monde n’acceptera jamais la mort de civils innocents, en Libye ou ailleurs. Je me demande : les États-Unis et l’OTAN appliqueront-ils un jour ce même principe aux civils désarmés que leurs drones et leurs soldats tuent tous les jours en Afghanistan et au Pakistan ?</em></p>
<p><em>C’est vraiment la danse macabre du cynisme !</em></p>
<p>Tandis que je réfléchissais à ces faits, les Nations Unies ont ouvert hier, mardi 25 octobre, le débat sur la résolution intitulée : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique », une levée que l’immense majorité des États membres de cette organisation réclament depuis maintenant vingt ans.</p>
<p>Cette fois-ci, les nombreux raisonnements justes et coulant de source – qui ne sont que de simples exercices de rhétorique selon les différentes administrations étasuniennes – ont mis plus que jamais à nu la fragilité politique et morale de l’Empire le plus puissant qui ait existé, aux intérêts oligarchiques et à la soif insatiable de pouvoir et de richesse duquel tous les habitants de la planète, dont ceux du pays même, ont été soumis.</p>
<p>Les États-Unis tyrannisent et saignent à blanc le monde globalisé par leur puissance politique, économique, technologique et militaire.</p>
<p>Vingt années de débats honnêtes et courageux menés aux Nations Unies avec le soutien d’États qui expriment censément la volonté de l’immense majorité des habitants de la planète ont prouvé cette vérité-là de plus en plus éloquemment.</p>
<p>Avant l’intervention de Bruno, des représentants ont exprimé les vues de nombreuses organisations de pays : l’Argentine, pour  le Groupe des 77 plus la Chine; l’Égypte, pour le Mouvement des pays non alignés ; le Kenya, pour  l’Union africaine ; le Belize, pour  la Communauté des Caraïbes (CARICOM); le Kazakhstan, pour  l’Organisation de la coopération islamique, et l’Uruguay, pour le MERCOSUR.</p>
<p>Indépendamment de ces critères collectifs, la Chine, dont le poids politique et économique ne cesse de croître dans le monde, l’Inde et l’Indonésie, des pays qui représentent à eux seuls 2,7 milliards d’habitants, ont appuyé fermement la Résolution à travers leurs ambassadeurs. Tout comme l’ont fait les ambassadeurs de la Fédération de Russie, du Belarus, de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, du Venezuela et du Mexique. Parmi les pays les plus pauvres des Caraïbes et d’Amérique latine, la représentante du Belize, qui a parlé au nom de la Communauté des Caraïbes, Saint-Vincent-et-Grenadines et la Bolivie, qui ont parlé au nom de leurs respectifs pays ; dont les arguments relatifs à la solidarité de notre peuple, malgré un blocus qui date maintenant de cinquante ans, seront un encouragement immense pour nos médecins, nos éducateurs et nos scientifiques, ont fait vibrer leur voix solidaire.</p>
<p>Le Nicaragua est aussi intervenu avant le scrutin pour expliquer vaillamment pourquoi son pays voterait contre cette mesure perfide.</p>
<p>Le représentant des États-Unis l’avait fait juste avant pour expliquer l’inexplicable. Il m’a fait pitié. C’est le rôle qu’il doit jouer.</p>
<p>À l’heure du scrutin, deux pays se sont éclipsés: la Libye et la Suède ; trois se sont abstenus : les îles Marshall, la Micronésie et Palau ; deux ont voté contre: les États-Unis et Israël. Quand on sait que les USA comptent 313 millions d’habitants; Israël, 7,4 millions ; la Suède, 9,1 millions; la Libye, 6,5 millions ; les îles Marshall, 67 100 habitants ; la Micronésie, 106 800; Palau, 20 900, cela donne un total de 336 948 000 habitants, soit 4,8 p. 100 de la population mondiale qui se chiffre ce mois-ci à 7 milliards d’habitants.</p>
<p>Après le scrutin, la Pologne a expliqué le vote de l’Union européenne qui, bien qu’elle soit une étroite alliée des États-Unis et qu’elle participe forcément au blocus, est contraire à cette mesure criminelle.</p>
<p>Puis dix-sept pays ont pris la parole pour expliquer avec fermeté et décision pourquoi ils avaient voté la résolution contre le blocus.</p>
<p>Je poursuivrai vendredi 28.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://cuba.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/10/firma-de-fidel-26-de-octubre-de-2011-300x176.jpg" alt="" width="300" height="176" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>le 26 octobre 2011</strong></p>
<p><strong> 21 h 45</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>LE RÔLE DE TUEUR DE L’OTAN (DEUXIEME PARTIE)</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 01:04:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[[…] On peut être d’accord ou pas avec Mouammar Kadhafi. Le monde est actuellement bombardé de nouvelles de toutes sortes, surtout produites par les médias. Il faudra attendre le temps nécessaire pour connaître vraiment ce qu’il y a de vrai et de mensonger ou de semi-vérités dans ce qu’on nous dit de la situation chaotique en Libye. Ce qui est absolument évident à mes yeux, c’est que l’administration étasunienne se fiche bien de la paix en Libye et qu’elle n’hésitera pas à donner l’ordre à l’OTAN d’envahir ce riche pays, peut-être même dans quelques heures ou quelques jours.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà un peu plus de huit mois, le 21 février dernier, j’avais affirmé, absolument convaincu: «Le plan de l’OTAN est d’occuper la Libye.» C’est sous ce titre que j’avais abordé pour la première fois ce point dans des Réflexions dont la teneur semblait relever de la fantaisie.</p>
<p>Je reprends ci-dessous les facteurs qui m’avaient conduit à cette conclusion :</p>
<p><em>Le pétrole est devenu la principale richesse aux mains des grandes transnationales yankees; cette source de richesse leur a permis de disposer d’un instrument qui a accru considérablement leur pouvoir politique dans le monde. […]</em></p>
<p><em>C’est sur cette source d’énergie que s’est développée la civilisation actuelle. Sur notre continent, le Venezuela a été le pays qui l’a payé le plus cher dans la mesure où les USA s’étaient emparés des gisements énormes dont </em><em>la Nature</em><em> a doté ce pays frère.</em></p>
<p><em>À la fin de la dernière guerre mondiale, des quantités toujours plus élevées de pétrole ont été extraites des gisements d’Iran, ainsi que de ceux d’Arabie saoudite, d’Iraq et des pays arabes situés autour qui en devinrent les principaux fournisseurs. La consommation mondiale n’a cessé de s’élever pour atteindre le chiffre fabuleux d’environ quatre-vingts millions de barils par jour, y compris ceux qui sont extraits des États-Unis, à quoi sont venus s’ajouter le gaz, l’énergie hydraulique et l’énergie nucléaire. […]</em></p>
<p><em>Le gaspillage du pétrole et du gaz est associé à l’une des plus grandes tragédies, absolument pas solutionnées, que souffre l’humanité : les changements climatiques.</em></p>
<p><em>[…] </em><em>La Libye</em><em> est devenue en décembre 1951 le premier pays africain à atteindre son indépendance après </em><em>la Deuxième Guerre</em><em> mondiale au cours de laquelle son territoire fut le théâtre de combats importants entre les troupes allemandes et celles du Royaume-Uni… </em></p>
<p><em>Le territoire de </em><em>la Libye</em><em> est désertique à 95 p. 100. La technologie a permis de découvrir d’importants gisements d’excellent pétrole léger – qui produisent aujourd’hui 1,8 million de barils par jour – et des gisements abondants de gaz naturel. […] Son rude désert est situé sur un énorme lac d’eau fossile, qui fait le triple de la surface de Cuba, ce qui lui a permis de construire un vaste réseau de conduits d’eau potable à travers tout le pays.</em></p>
<p><em>[…] </em><em>La Révolution</em><em> libyenne a eu lieu en septembre 1969. Son principal dirigeant était Mouammar Kadhafi, un militaire d’origine bédouine, qui s’inspira dès sa première jeunesse des idées du leader égyptien Gamal Abdel Nasser. Nombre de ses décisions furent sans doute associées aux changements qui se produisirent quand, tout comme en Égypte, une monarchie faible et corrompue y fut renversée.</em></p>
<p><em>[…] On peut être d’accord ou pas avec Mouammar Kadhafi. Le monde est actuellement bombardé de nouvelles de toutes sortes, surtout produites par les médias. Il faudra attendre le temps nécessaire pour connaître vraiment ce qu’il y a de vrai et de mensonger ou de semi-vérités dans ce qu’on nous dit de la situation chaotique en Libye. Ce qui est absolument évident à mes yeux, c’est que l’administration étasunienne se fiche bien de la paix en Libye et qu’elle n’hésitera pas à donner l’ordre à l’OTAN d’envahir ce riche pays, peut-être même dans quelques heures ou quelques jours.</em></p>
<p><em>Ceux qui, motivés par de perfides desseins, ont inventé, hier dimanche 20 février dans l’après-midi, le mensonge selon lequel Mouammar Kadhafi se dirigeait au Venezuela, ont eu droit aujourd’hui à la digne réponse du ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Nicolás Maduro…</em></p>
<p><em>Je n’imagine pas, quant à moi, que le dirigeant libyen puisse abandonner le pays et fuir les responsabilités qu’on lui impute, qu’elles soient fausses ou non en tout ou partie.</em></p>
<p><em>Toute personne honnête sera toujours opposée à n’importe quelle injustice commise contre n’importe quel peuple du monde. La pire serait maintenant de faire silence sur le crime que l’OTAN s’apprête à commettre contre le peuple libyen.</em></p>
<p><em>Pour les chefs de cette organisation belliciste, il y a urgence. Il faut le dénoncer !</em></p>
<p>Dès cette date, j’avais perçu ce qui coulait de source.</p>
<p>Demain, mardi 25 octobre, notre ministre des Relations extérieures Bruno Rodríguez interviendra au siège des Nations Unies pour dénoncer le blocus criminel des États-Unis contre Cuba. Nous suivrons de près cette bataille qui prouvera une fois de plus la nécessité non seulement de lever le blocus, mais encore d’en finir avec le système qui engendre l’injustice sur notre planète, dilapide ses ressources et met la survie humaine en danger. Nous prêterons une attention spéciale à la plaidoirie de Cuba.</p>
<p>Je continuerai mercredi 26.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/10/firma-de-fidel-24-de-octubre-de-2011-300x146.jpg" alt="" width="300" height="146" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 24 octobre 2011</strong></p>
<p><strong>17 h 19</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>LE RÔLE DE TUEUR DE L’OTAN</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/auteurs/fidel-castro-ruz/2011/10/24/le-role-de-tueur-de-lotan/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 00:45:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette brutale alliance militaire est devenue le plus perfide instrument de répression qu’a connue l’histoire de l’humanité. L’OTAN a assumé ce rôle répressif dès que l’URSS, qui avait servi de prétexte aux États-Unis pour la créer, a eu cessé d’exister. Ses visées criminelles sont apparues au grand jour en Serbie, un pays slave dont le peuple avait lutté si héroïquement contre les troupes nazies durant la Deuxième Guerre mondiale.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette brutale alliance militaire est devenue le plus perfide instrument de répression qu’a connue l’histoire de l’humanité.</p>
<p>L’OTAN a assumé ce rôle répressif dès que l’URSS, qui avait servi de prétexte aux États-Unis pour la créer, a eu cessé d’exister. Ses visées criminelles sont apparues au grand jour en Serbie, un pays slave dont le peuple avait lutté si héroïquement contre les troupes nazies durant la Deuxième Guerre mondiale.</p>
<p>Quand, en mars 1999, les pays de cette organisation néfaste, qui ambitionnaient de désintégrer la Yougoslavie après la mort de Josip Broz Tito, dépêchèrent leurs troupes pour appuyer les sécessionnistes kosovars, ils se heurtèrent à la forte résistance de cette nation dont les troupes expérimentées étaient intactes.</p>
<p>L’administration yankee, conseillée par le gouvernement espagnol de droite de José María Aznar, bombarda l’édifice de la télévision serbe, les ponts du Danube et Belgrade, la capitale. Elle détruisit sous les bombes l’ambassade de la République populaire de Chine dont plusieurs fonctionnaires moururent, et ce ne fut absolument pas une erreur comme arguèrent les responsables. De nombreux patriotes serbes perdirent la vie. Le président Slobodan Milošević accablé par la puissance des agresseurs et par la disparition de l’URSS, céda aux exigences de l’OTAN et admit la présence de ses troupes au Kosovo sous mandat de l’ONU, ce qui conduisit finalement à sa défaite politique et à son envoi devant la cour, en rien impartiale, de La Haye. Curieusement, il mourut en prison. Si le dirigeant serbe avait résisté quelques jours de plus, l’OTAN serait entrée dans une grave crise qui fut sur le point d’éclater. L’Empire disposa ainsi de bien plus de temps pour imposer son hégémonie aux membres toujours plus subordonnés de cette organisation.</p>
<p>Du 21 février au 27 avril dernier, j’ai publié sur le site web CubaDebate neuf Réflexions consacrées à cette question, abordant longuement le rôle de l’OTAN en Libye et ce qu’il allait se passer de mon point de vue.</p>
<p>Je vais devoir faire un résumé des idées essentielles que j’ai exposées et des faits qui se sont déroulés comme je les avais prévus, maintenant qu’un personnage clef de cette histoire, Mouammar Kadhafi, après avoir été grièvement blessé par les chasseurs-bombardiers les plus modernes de l’OTAN qui ont intercepté et détruit son véhicule, a été capturé vivant et assassiné par les hommes que cette organisation militaire a armés.</p>
<p>Son cadavre a ensuite été séquestré et exhibé comme un trophée de guerre, une conduite qui viole les principes les plus élémentaires de l’islam et d’autres religions. On nous annonce que la Libye sera bientôt déclarée « État démocratique et défenseur des droits humains ».</p>
<p>Je devrai donc consacrer plusieurs Réflexions à ces faits importants et significatifs.</p>
<p>Je continuerai demain lundi.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/10/firma-de-fidel-23-de-octubre-de-2011.jpg" alt="" width="377" height="266" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong><br />
<strong> Le 23 octobre 2011</strong><br />
<strong> 18 h 10</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Chávez, Evo Et Obama (Deuxieme Partie Et Fin)</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/fidel-reflexions/2011/09/28/chavez-evo-et-obama-deuxieme-partie-et-fin/</link>
		<comments>http://fr.cubadebate.cu/fidel-reflexions/2011/09/28/chavez-evo-et-obama-deuxieme-partie-et-fin/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 18:39:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
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		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[OTAN]]></category>

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		<description><![CDATA[Les déclarations de Barack Obama sur le point principal discuté aujourd’hui à l’Assemblée générale de cette organisation ne peuvent soulever les applaudissements que des canons, des missiles et des bombardiers de l’OTAN. Le reste de son discours sont des mots creux, dénués d’autorité morale et de signification. Constatons par exemple la vacuité de ses idées quand, dans un monde affamé et pillé par les transnationales et la surconsommation des pays capitalistes développés.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il se peut – ce qui reste à prouver – que notre Prix Nobel cherche à se tromper lui-même, ce qui expliquerait les contradictions incroyables de ses raisonnements et la confusion qu’il instille à ses auditeurs.</p>
<p>Il n’y a pas un iota d’éthique, voire de politique, dans sa tentative de justifier sa décision déjà annoncée d’opposer son veto à toute résolution favorable à la reconnaissance de la Palestine comme un État indépendant membre de plein droit des Nations Unies. Jusqu’à des hommes politiques qui sont loin d’avoir une pensée socialiste et dirigent des partis qui ont été des alliés proche d’Augusto Pinochet, proclament le droit de la Palestine à être membre de l’ONU.</p>
<p>Les déclarations de Barack Obama sur le point principal discuté aujourd’hui à l’Assemblée générale de cette organisation ne peuvent soulever les applaudissements que des canons, des missiles et des bombardiers de l’OTAN.</p>
<p>Le reste de son discours sont des mots creux, dénués d’autorité morale et de signification. Constatons par exemple la vacuité de ses idées quand, dans un monde affamé et pillé par les transnationales et la surconsommation des pays capitalistes développés, il affirme :</p>
<p><em>Pour stopper les maladies qui traversent les frontières, nous devons renforcer notre système de santé publique. Nous continuerons de lutter contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Nous mettrons l’accent sur la santé de la mère et de l’enfant. Et nous devons œuvrer de concert pour prévenir, dépister et combattre toutes sortes de danger biologique, qu’il s’agisse d’une pandémie comme le H1N1, ou d’une menace terroriste ou d’une maladie curable.</em></p>
<p><em>[…] Pour préserver notre planète, nous ne devons pas différer les actions que demandent les changements climatiques. Nous devons exploiter le pouvoir de la science pour sauver les ressources qui sont rares. Et nous devons continuer de travailler ensemble pour prolonger les progrès que nous avons faits à Copenhague et à Cancún, de façon que l’ensemble des principales économies ici présentes persiste dans les engagements que nous avons pris. Nous devons œuvrer de concert pour transformer l’énergie qui fait fonctionner nos économies et soutenir les autres qui vont dans cette direction. Tel est l’engagement que nous demande la prochaine génération. </em></p>
<p><em>Et pour garantir que nos sociétés atteignent leur vrai potentiel, nous devons permettre à nos citoyens d’atteindre le leur.</em></p>
<p>Tout le monde sait que les États-Unis n’ont pas signé le Protocole de Kyoto et qu’ils ont saboté tous les efforts consentis pour préserver l’humanité des terribles conséquences des changements climatiques, bien que ce soient eux qui consomment un part considérable et disproportionnée des carburants et des ressources du monde.</p>
<p>Je ne peux renoncer au plaisir de reproduire les paroles idylliques par lesquelles il a prétendu duper les hommes d’État réunis devant lui :</p>
<p><em>Je sais qu’aucune ligne droite ne conduit à ce progrès, ni aucun chemin isolé au succès. Nous venons de cultures différentes et nous apportons avec nous des histoires différentes. Mais n’oublions jamais que même si nous nous réunissons ici en tant que chefs de différents gouvernements, nous représentons des citoyens qui partagent les mêmes aspirations essentielles : vivre dans la dignité et la liberté ; bénéficier d’une éducation et jouir de possibilités ; aimer nos familles, aimer et adorer notre Dieu ; vivre dans une paix qui rende la vie digne d’être vécue.</em></p>
<p><em>C’est la nature de notre monde imparfait qui nous contraint à apprendre constamment ces leçons. […] …ceux qui sont venus avant nous ont jugé que la paix était préférable à la guerre, la liberté à la répression, la prospérité à la pauvreté. Tel est le message qui émane, non des capitales, mais des citoyens, de notre peuple.</em></p>
<p><em>Et quand la première pierre de cet édifice a été posée, le président Truman est venu à New York et a dit : « Les Nations Unies sont essentiellement une expression de la nature morale des aspirations humaines. » La nature morale des aspirations humaines. Comme nous vivons dans un monde qui change à une allure époustouflante, c’est là une leçon que nous ne devons jamais oublier.</em></p>
<p><em>La paix est dure à instaurer, mais nous savons qu’elle est possible. Ainsi donc, faisons donc en sorte, ensemble, qu’elle soit définie par nos espoirs, non par nos peurs. Bâtissons ensemble la paix, mais une paix – ce qui est le plus important – qui soit durable.</em></p>
<p><em>Je vous remercie.</em></p>
<p>L’écouter jusqu’au bout mérite plus que de la gratitude : un prix !</p>
<p>Comme je l’ai déjà dit, le président de l’État plurinational de Bolivie, Evo Morales Ayma, a pris la parole en début d’après-midi, entrant rapidement dans le vif des points essentiels :</p>
<p><em>…la différence est très claire entre la culture de la vie et la culture de la mort ; entre la vérité et la fausseté ; entre la paix et la guerre.</em></p>
<p><em>…je sens qu’il va nous être difficile de nous comprendre dans le cadre de politiques économiques qui concentrent le capital en quelques mains. Les données prouvent que 1 p. 100 de la population mondiale concentre 50 p. 100 des richesses. Avec de si profonds clivages, comment peut liquider la pauvreté ? Et si nous ne liquidons pas la pauvreté,  comme pourra-t-on garantir une paix durable ?</em></p>
<p><em>Quand j’étais enfant, je me rappelle parfaitement que, quand les peuples se soulevaient contre le système capitaliste, contre les modèles économiques de pillage permanent de nos ressources naturelles, on accusait les dirigeants syndicaux, les dirigeants politiques de gauche d’être des communistes et qu’on les arrêtait ; qu’on réprimait militairement les forces sociales à coups de confinements, d’exils, de massacres, de persécutions, d’incarcérations, d’accusations d’être des communistes, des socialistes, des maoïstes, des marxistes-léninistes. Je constate que ce n’est plus le cas maintenant : on ne nous accuse plus de marxistes-léninistes, on nous accuse de narcotrafiquants ou de terroristes…</em></p>
<p><em>…des interventions se préparent contre les présidents, contre les gouvernements, contre les peuples qui ne sont pas en faveur du capitalisme et de l’impérialisme.</em></p>
<p><em>…on nous parle d’une paix durable. Mais quelle paix durable peut-elle exister avec tant de bases militaires étasuniennes ? Quelle paix durable peut-elle exister devant tant d’interventions militaires ?</em></p>
<p><em>À quoi servent donc ces Nations Unies si un petit groupe de pays y décide d’interventions, de massacres ?</em></p>
<p><em>Si nous voulons que cette organisation-ci, les Nations Unies, ait assez d’autorité pour faire respecter ses résolutions, eh bien, nous devons commencer par penser à la refonder…</em></p>
<p><em>Tous les ans, la quasi-totalité des membres des Nations Unies – exception faite des USA et d’Israël – vote la levée du blocus économique imposé à Cuba. Et pourtant, qui fait respecter cette résolution ? Bien entendu, le Conseil de sécurité ne va jamais faire respecter cette résolution de l’Assemblée générale ! […] J’ai du mal à comprendre comment une organisation de tous les pays du monde ne respecte même pas ses propres résolutions. Qu’est-ce donc que les Nations Unies ?</em></p>
<p><em>Je tiens à dire que </em><em>la Bolivie</em><em> n’ignore pas la reconnaissance de </em><em>la Palestine</em><em> par les Nations Unies : au contraire, </em><em>la Bolivie</em><em> donne la bienvenue à </em><em>la Palestine</em><em> aux Nations Unies.</em></p>
<p><em>Vous savez que je proviens du mouvement paysan indigène et que nos familles, quand on parle d’une entreprise, pensent qu’elle a toujours beaucoup d’argent, que ses patrons sont des millionnaires, et elles ne comprenaient pas qu’une entreprise demande de l’argent à l’État pour faire un investissement.</em></p>
<p><em>Voilà pourquoi je dis que ces organisations financières internationales font des affaires à travers les entreprises privées, mais qui paie tout ça ? Tout simplement les peuples, les Etats.</em></p>
<p><em>…</em><em>la Bolivie</em><em> a une demande historique envers le Chili pour recouvrer un accès souverain au Pacifique. Et elle a donc pris la décision de recourir aux cours internationales pour réclamer un accès utile et souverain à l’océan Pacifique.</em></p>
<p><em>La résolution 37/10 de l’Assemblée générale de l’ONU, en date du 15 novembre 1982, stipule que « le recours à un tribunal international de justice pour régler des différends entre États ne saurait être considéré comme un acte inamical ».</em></p>
<p><em>La Bolivie</em><em> se prévaut du droit et de la raison pour recourir à une cour internationale, parce que son enfermement est le fruit d’une guerre injuste, d’une invasion. Demander un règlement dans un cadre international représente pour </em><em>la Bolivie</em><em> la réparation d’une injustice historique.</em></p>
<p><em>La Bolivie</em><em> est un État pacifiste qui privilégie le dialogue avec ses voisins, et c’est pourquoi elle maintient ouvertes les voies de négociation bilatérale avec le Chili, sans pour autant renoncer à son droit de recourir à une cour internationale…</em></p>
<p><em>Les peuples ne sont pas responsables de l’enfermement maritime de </em><em>la Bolivie. Les</em><em> fautifs, ce sont les oligarchies, les transnationales qui s’emparent comme toujours de leurs ressources naturelles.</em></p>
<p><em>Le Traité de 1904 n’a pas apporté  la paix ni l’amitié ; il a fait que </em><em>la Bolivie</em><em> n’ait pas pu accéder pendant plus d’un siècle à un port souverain.</em></p>
<p><em>…en Amérique, un autre mouvement des pays latino-américains et caribéens est en gestation, une nouvelle OEA sans les États-Unis, pour nous libérer de certains diktats. Heureusement, grâce à la petite expérience que nous avons à l’UNASUR […] nous n’avons plus besoin, en cas de différends entre pays […] que quelqu’un vienne d’en-haut et du dehors y mettre bon ordre.</em></p>
<p><em>Je veux aussi saisir l’occasion pour aborder un point clef : la lutte contre le trafic de drogues, que l’impérialisme étasunien utilise à des fins foncièrement politiques. En Bolivie, </em><em>la DEA</em><em> étasunienne ne luttait pas contre le trafic de drogues ; elle contrôlait le trafic de drogues à des fins politiques. S’il existait un dirigeant syndical ou un dirigeant politique anti-impérialiste, eh bien </em><em>la DEA</em><em> était là pour l’impliquer. Nous avons été de nombreux dirigeants, de nombreux hommes politiques à échapper à ces manigances de l’Empire pour nous impliquer dans le trafic de drogues. Et les tentatives se poursuivent.</em></p>
<p><em>Ces dernières semaines, des médias étasuniens affirmaient que l’avion de la présidence était arraisonné aux USA à cause de traces de cocaïne. Quel mensonge ! Mais c’est bien ainsi qu’on tente de duper la population en orchestrant une sale campagne contre le gouvernement, voire contre l’Etat. Or, que font les Etats-Unis ? Ils « décertifient » </em><em>la Bolivie</em><em> et le Venezuela. De quelle autorité morale peuvent se prévaloir les États-Unis pour certifier ou « décertifier » les pays d’Amérique du Sud ou d’Amérique latine ? Alors qu’ils sont le premier consommateur de drogues au monde, alors qu’ils sont les plus gros producteurs de marihuana au monde ! […] Au nom de quelle autorité morale peuvent-ils donc certifier ou « décertifier » ? C’est là une autre manière de faire peur à nos pays ou de les intimider. N’empêche que </em><em>la Bolivie</em><em> lutte contre le trafic de drogues d’une manière absolument responsable.</em></p>
<p><em>Ce même rapport des États-Unis, ou plutôt de leur département d’État, reconnaît que la culture de la coca a nettement diminué, que la prohibition s’est améliorée.</em></p>
<p><em>Mais où est donc le marché ? Car c’est le marché qui est à l’origine du trafic de drogues. Eh bien, le marché est ici. Et qui donc « décertifie » les États-Unis pour n’avoir pas réduit leur marché ?</em></p>
<p><em>Ce matin, le président mexicain, Calderón, a dit que le marché de la drogue continuait de croître, mais que personne ne prenait la responsabilité de le réduire. […] Luttons donc en partageant les responsabilités. […] En Bolivie, nous n’avons pas peur. Finissons-en avec le secret bancaire si nous voulons vraiment lutter contre le trafic de drogues.</em></p>
<p><em>L’une des crises, découlant de la crise du capitalisme, est la crise alimentaire. […] Nous avons une petite expérience en Bolivie : on offre des crédits aux producteurs de riz, de maïs, de blé et de soja, sans aucun intérêt, et ils peuvent même éponger leur dette avec leurs produits. Ce sont des crédits dans des conditions de faveur pour stimuler la production. Et pourtant les banques internationales ne prennent jamais en considération les petits producteurs, ou les associations, les coopératives, qui peuvent très bien contribuer si on leur en donne la possibilité. […] Il faut en finir avec le marché dit compétitif.</em></p>
<p><em>Dans une compétition, qui donc gagne? Le plus puissant, celui qui a le plus d’avantages. Les transnationales, et toujours elles. Et qu’arrive-t-il alors au petit producteur ? Qu’arrive-t-il alors à la famille qui veut s’en sortir par ses propres efforts? […] Avec cette politique de concurrence, nous n’allons jamais pouvoir régler la question de la pauvreté.</em></p>
<p><em>Je dirai, pour conclure mon intervention, que la crise du capitalisme est désormais irréversible. […] La crise économique du capitalisme n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle. Et pourtant, que font les pays capitalistes ou les pays impérialistes ? Ils cherchent le moindre prétexte pour intervenir dans un pays et pour en récupérer les ressources naturelles.</em></p>
<p><em>Le président étasunien a dit ce matin que l’Iraq était désormais libre, que c’étaient les Iraquiens qui allaient maintenant gouverner. Il se peut bien que les Iraquiens gouvernent, mais leur pétrole, aux mains de qui est-il maintenant ?</em></p>
<p><em>Il s’est félicité : fini l’autocratie en Libye, maintenant c’est la démocratie. Peut-être bien, mais le pétrole libyen, aux mains de qui restera-t-il maintenant ? […] Les bombardements n’avaient rien à voir avec Kadhafi ou avec quelques rebelles : l’intérêt, c’était la conquête du pétrole libyen.</em></p>
<p><em>…Ils  veulent donc régler leur crise, la crise du capitalisme, en récupérant nos ressources naturelles, à partir de notre pétrole, de notre gaz, de nos ressources naturelles.</em></p>
<p><em>…nous avons une énorme responsabilité : défendre les droits de </em><em>la Terre</em><em> nourricière.</em></p>
<p><em>…la meilleure façon de défendre les droits humains, maintenant, c’est de défendre les droits de </em><em>la Terre</em><em> nourricière. […] Nous avons ici une énorme responsabilité : approuver les droits de </em><em>la Terre</em><em> nourricière. Voilà soixante ans, on a approuvé </em><em>la Déclaration</em><em> universelle des droits de l’homme. Voilà à peine soixante ans qu’on s’est rendu compte aux Nations Unies que l’être humain avait aussi des droits ! Après les droits politiques, après les droits économiques, après les droits des peuples indigènes, nous avons maintenant une énorme responsabilité : défendre les droits de </em><em>la Terre</em><em> nourricière.</em></p>
<p><em>Nous sommes aussi convaincus que la croissance infinie sur une planète finie est insoutenable, impossible. La limite de la croissance est la capacité de génération des écosystèmes de </em><em>la Terre.</em><em> […] Lançons un appel à […] un nouveau décalogue de revendications sociales au sujet des systèmes financiers, des ressources naturelles, des services de base, de la production, de la dignité et de la souveraineté, et, sur ces bases, commençons à refonder les Nations Unies, pour qu’elles soient vraiment la plus grande instance où régler les questions de la paix, de la pauvreté, de la dignité et de la souveraineté des peuples du monde.</em></p>
<p><em>Nous espérons que l’expérience que j’ai vécue comme président puisse servir à quelque chose, de même que je viens apprendre de beaucoup d’entre vous, afin de continuer de travailler à l’égalité et à la dignité du peuple bolivien.</em></p>
<p><em>Je vous remercie.</em></p>
<p>Après ces concepts clefs d’Evo Morales, le président de l’Autorité nationale de Palestine, Mahmoud Abbas, qui a pris la parole deux jours plus tard, a exposé les souffrances dramatiques des Palestiniens :</p>
<p><em>…l’énorme injustice historique commise contre notre peuple… Voilà pourquoi décision a été prise d’établir l’État palestinien sur seulement 22 p. 100 du territoire palestinien et sur tout le territoire palestinien occupé par Israël en 1967. Faire ce pas historique, auquel les États du monde ont applaudi, permettrait […] de ramener la paix sur la terre de la paix. </em></p>
<p><em>Notre peuple continuera de résister pacifiquement à l’occupation d’Israël, à ses colonies et à sa politique d’apartheid, ainsi qu’à la construction du mur d’annexion raciste […], armé de rêves, de courage, d’espoir et de slogans face aux chars, aux gaz lacrymogènes, aux bouteurs et aux balles.</em></p>
<p><em>…nous voulons tendre la main au gouvernement et au peuple israéliens pour instaurer la paix. Et je leur dis : construisons ensemble, d’urgence, un avenir pour nos enfants afin qu’ils puissent jouir de la liberté, de la sécurité et de la prospérité. […] Nouons des rapports de coopération fondés sur la parité, l’équité et l’amitié entre deux États voisins, </em><em>la Palestine</em><em> et Israël, au lieu de ces politiques d’occupation, de colonisation, de guerre et d’extermination de l’autre.</em></p>
<p>Quasiment un demi-siècle s’est écoulé depuis cette occupation brutale, stimulée et appuyée par les États-Unis. Et pourtant, il ne se passe pas un seul jour sans que le mur continue de s’ériger, sans que de monstrueux engins mécaniques démolissent des logements palestiniens, sans qu’un jeune, voire un adolescent, palestinien soit blessé ou tué.</p>
<p>Que de profondes vérités contiennent les paroles d’Evo!</p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><img class="alignleft" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/09/firma-110926-chavez-evo-y-obama-segunda-parte-y-final-300x191.jpg" alt="" width="300" height="191" /></p>
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<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 26 septembre 2011</strong></p>
<p><strong> 22 h 32</strong></p>
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		<title>Chávez, Evo et Obama (Première partie)</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 15:35:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je fais une pause dans les tâches qui occupent tout mon temps ces jours-ci pour dire quelques mots au sujet de la soixante-sixième session de l’Assemblée générale des Nations Unies qui offre une occasion singulière à la science politique. Cette réunion annuelle demande un gros effort et constitue une dure épreuve pour ceux qui occupent les plus hautes responsabilités politiques dans bien des pays. Quant aux amateurs de cet art, qui ne sont pas peu nombreux dans la mesure où il touche vitalement tout le monde, il leur est difficile d’échapper à la tentation d’observer ce spectacle interminable, quoiqu’instructif.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je fais une pause dans les tâches qui occupent tout mon temps ces jours-ci pour dire quelques mots au sujet de la soixante-sixième session de l’Assemblée générale des Nations Unies qui offre une occasion singulière à la science politique.</p>
<p>Cette réunion annuelle demande un gros effort et constitue une dure épreuve pour ceux qui occupent les plus hautes responsabilités politiques dans bien des pays. Quant aux amateurs de cet art, qui ne sont pas peu nombreux dans la mesure où il touche vitalement tout le monde, il leur est difficile d’échapper à la tentation d’observer ce spectacle interminable, quoiqu’instructif.</p>
<p>Il existe tout d’abord une foule de thème épineux et de conflits d’intérêts. Un grand nombre de participants doivent prendre position au sujet de faits qui constituent des violations de principes flagrantes. Ainsi, quelle position adopter devant les massacres de l’OTAN en Libye ? Quel gouvernement souhaite-t-il vraiment laisser un témoignage qu’il a appuyé le crime monstrueux des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN dont les avions dernier cri, avec ou sans pilote, ont réalisé plus de vingt mille missions d’attaque contre un petit État du Tiers-monde d’à peine six millions d’habitants, alléguant des mêmes prétextes qu’ils ont avancés hier pour attaquer ou envahir la Serbie, l’Afghanistan, l’Iraq, et qu’ils avancent aujourd’hui pour menacer de le faire contre la Syrie ou n’importe quel autre pays du monde ?</p>
<p>Or, n’est-ce donc pas le gouvernement de l’État hôte de l’ONU qui a réalisé la boucherie du Vietnam, du Laos et du Cambodge, l’attaque mercenaire de la baie des Cochons à Cuba, l’invasion de Saint-Domingue, la « sale guerre » au Nicaragua, l’occupation de la Grenade, l’attaque du Panama et le massacre de ses habitants d’El Chorrillo ? Qui donc a fomenté les coups d’États militaires et les tueries au Chili, en Argentine et en Uruguay, qui se sont soldés par des dizaines de milliers de morts et de disparus ? Je ne parle pas de faits survenus voilà cinq cents ans quand les Espagnols inaugurèrent le génocide en Amérique ou voilà deux cents ans, quand les Yankees exterminaient les Indiens aux États-Unis ou esclavageaient les Africains, bien que, selon la Déclaration de Philadelphie, « tous les hommes naissent libres et égaux » ; non, je parle de faits survenus ces dernières décennies et survenant aujourd’hui même.</p>
<p>On ne saurait manquer de rappeler et d’évoquer ces faits face à un événement aussi important et aussi marquant que cette session de l’Organisation des Nations Unies qui met à l’épreuve la fermeté politique et la morale des gouvernements.</p>
<p>Beaucoup y représentent des pays petits et pauvres qui ont besoin de l’appui et de la coopération internationale, de la technologie, des marchés et des crédits que les puissances capitalistes développées ont manipulés à leur guise.</p>
<p>Malgré le monopole que les médias exercent d’une manière éhontée et les méthodes fascistes auxquelles recourent les États-Unis et leurs alliés pour berner et duper l’opinion mondiale, la résistance des peuples se durcit, et l’on peut le constater dans les débats en cours aux Nations Unies.</p>
<p>De nombreux dirigeants du Tiers-monde ont, malgré les obstacles et les contradictions susmentionnés, exposé leurs idées avec courage. Ainsi, on ne perçoit plus dans les voix des gouvernements latino-américains et caribéens le honteux accent lèche-bottes, manière OEA, qui caractérisait les prises de position des chefs d’État ces dernières décennies. Deux d’entre eux se sont adressés à l’Assemblée générale, et tous deux, le président bolivarien Hugo Chávez, sang-mêlé des races qui forme le peuple vénézuélien, et Evo Morales, de la pure lignée millénaire des indigènes, ont présenté leurs vues à cette session, le premier à travers un message, le second en direct pour répondre au discours du président yankee.</p>
<p>La chaîne Telesur a transmis les trois prises de position, ce qui a permis de connaître, dès mardi soir, 20 septembre,  le message du président Chávez que Walter Martínez a lu à son programme Dossier. Obama, lui, a pris la parole mercredi matin, en tant que chef d’État du pays hôte de l’ONU, et Evo Morales l’a fait ce même jour en début d’après-midi. Pour faire court, je reprendrai les paragraphes essentiels de chaque texte.</p>
<p>Chávez n’a pas pu assister personnellement au sommet des Nations Unies, parce que douze années de lutte inlassable, sans un jour de repos, ont menacé sa santé et mis sa vie en danger et qu’il se bat aujourd’hui avec courage pour se rétablir pleinement. Mais il ne pouvait pas ne pas aborder le point le plus épineux de cette session historique dans son message courageux que je reproduis presque intégralement :</p>
<p>Je m’adresse à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies […] pour ratifier aujourd’hui et en ce lieu l’appui total du Venezuela à la reconnaissance de l’État de Palestine, au droit de la Palestine de se convertir en un État libre, souverain et indépendant. Il s’agit là d’un acte de justice historique envers un peuple qui porte en soi depuis toujours toute la douleur et toute la souffrance du monde,</p>
<p>Le grand philosophe français Gilles Deleuze a dit, empruntant l’accent de la vérité […] : « La cause palestinienne est avant tout l’ensemble des injustices que ce peuple a souffert et continue de souffrir. » Il est aussi – oserai-je ajouter – une volonté de résistance permanente et irrépressible qui est d’ores et déjà inscrite dans la mémoire héroïque de la condition humaine. […] Mahmoud Darwish, cette voix infinie de la Palestine possible, nous parle depuis le sentiment et la conscience de cet amour :</p>
<p>Qu’avons-nous besoin du souvenir</p>
<p>Le Carmel est en nous</p>
<p>Et sur nos paupières pousse l’herbe de Galilée</p>
<p>Ne dis pas : Que ne courrions-nous pas comme un fleuve pour le rejoindre</p>
<p>Nous sommes dans la chair de notre pays</p>
<p>Il est en nous</p>
<p>Contre ceux qui soutiennent à tort que ce que le peuple palestinien a souffert n’est pas un génocide, Deleuze soutient avec une lucidité implacable : « D’un bout à l’autre, il s’agira de faire comme si le peuple palestinien, non seulement ne devait plus être, mais n’avait jamais été. » C’est là  &#8211; comment dire ? – le degré zéro du génocide : décréter qu’un peuple n’existe pas ; lui nier le droit à l’existence.</p>
<p>[…] Aussi la solution du conflit du Moyen-Orient passe-t-elle forcément par la justice à rendre au peuple palestinien : telle est la seule voie si l’on veut conquérir la paix.</p>
<p>L’on souffre et l’on s’indigne de constater que ceux qui ont subi l’un des pires génocides de l&#8217;Histoire se sont convertis en bourreaux du peuple palestinien ; l’on souffre et l’on s’indigne de constater que le legs de l’Holocauste est la Nakba. Et l’on s’indigne tout court de constater que le sionisme continue de recourir au chantage de l’antisémitisme contre ceux qui s’opposent à ses sévices et à ses crimes. Israël a instrumentalisé et instrumentalise d’une façon éhontée et vile la mémoire des victimes. Et il le fait pour pouvoir agir en toute impunité contre la Palestine. Il n’est pas oiseux, soit dit en passant, de rappeler que l’antisémitisme est une plaie occidentale, européenne, dont les Arabes ne sont pas partie prenante. N’oublions pas en plus que c’est le peuple sémite palestinien qui souffre de l’épuration ethnique pratiquée par l’État colonialiste israélien.</p>
<p>Qu’on me comprenne bien : autre chose est refuser l’antisémitisme, autre chose, et très différente, d’accepter passivement que la barbarie sioniste impose au peuple palestinien un régime d’apartheid. D’un point de vue éthique, quiconque refuse le premier doit condamner le second.</p>
<p>…le sionisme, comme vision du monde, est foncièrement raciste. Les affirmations de Golda Meir en sont, dans le cynisme atterrant, la preuve criante : « Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre ! Ce qu’on appelle les Palestiniens n’existe pas. Ce n’est pas comme on pensait : qu’il existait un peuple dit palestinien, qui se considère lui-même palestinien, et qu’à notre arrivée nous avons expulsé et auquel nous avons enlevé son pays. Non, ils n’existaient pas. »</p>
<p>[…]</p>
<p>Lisez et relisez donc ce document qui est passé à l’Histoire comme la Déclaration de Balfour de 1917 : le gouvernement britannique s’arrogeait la faculté de promettre aux juifs un foyer national en Palestine, méconnaissant délibérément la présence de ses habitants et leur volonté. Et rappelons que chrétiens et musulmans ont vécu en paix, des siècles durant, en Terre sainte jusqu’à ce que le sionisme ait entrepris de la revendiquer comme sa propriété entière et exclusive.</p>
<p>Rappelons encore [..] qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le peuple palestinien verrait sa tragédie empirer par son expulsion à la fois de son territoire et de l’Histoire. La résolution 181 des Nations Unies – ignominieuse et illégale – recommanda en 1947 la partition de la Palestine en un État juif, en un État arabe et en une zone sous contrôle international (Jérusalem et Bethléem), concédant ainsi […] 56 p. 100 du territoire au sionisme pour qu’il y constitue son État. Cette Résolution violait de fait le droit international et bafouait d’une manière flagrante la volonté des grandes majorités arabes : le droit des peuples à l’autodétermination devenait lettre morte.</p>
<p>[…]</p>
<p>…contrairement à ce qu’Israël et les États-Unis prétendent faire accroire au monde à travers les transnationales de la communication, ce qu’il est arrivé et ce qu’il continue d’arriver en Palestine n’est pas – disons-le avec Saïd – un conflit religieux : c’est un conflit politique marqué au sceau du colonialisme et de l’impérialisme ; ce n’est pas un conflit millénaire : c’est un conflit contemporain ; ce n’est pas un conflit qui est né au Moyen-Orient : c’est un conflit qui est né en Europe.</p>
<p>Quel était et quel est encore le nœud du conflit ? Le fait qu’on privilégie dans les discussions et les analyses la sécurité d’Israël, jamais celle de la Palestine. L’histoire récente le corrobore : il suffit de rappeler la nouvelle équipée génocidaire déclenchée à Gaza par Israël à travers l’opération Plomb fondu.</p>
<p>On ne saurait ramener la sécurité de la Palestine à la simple reconnaissance d’un gouvernement autonome et d’un contrôle policier limités dans ses « enclaves » de la Rive Ouest du Jourdain et de la bande de Gaza, tout en ignorant non seulement la création de l’État palestinien dans les frontières antérieures à 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, les droits de ses nationaux et le droit de son peuple à l’autodétermination, mais encore le droit à la compensation et le droit au retour de la moitié de la population palestinienne dispersée dans le monde entier, aux termes de la Résolution 194.</p>
<p>Il est incroyable qu’un pays, Israël, qui doit son existence à une résolution de l’Assemblée générale puisse mépriser à ce point les résolutions émanant des Nations Unies ! Voilà ce que dénonçait le père Miguel D’Escoto quand il réclamait la fin du massacre de la population de Gaza fin 2008 et début 2009.</p>
<p>[…]</p>
<p>On ne saurait ignorer la crise des Nations Unies. J’ai soutenu en 2005, devant cette même Assemblée générale, que le modèle des Nations Unies périclitait. Le fait que le débat sur la question de Palestine ait été ajourné et qu’on soit en train de le saboter ouvertement en est une nouvelle confirmation.</p>
<p>Washington ne cesse de répéter depuis plusieurs jours qu’il opposera son veto, au Conseil de sécurité, à ce qui sera une résolution majoritaire de l’Assemblée générale : à la reconnaissance de la Palestine comme membre de plein droit de l’ONU. Nous avons d’ores et déjà déploré, aux côtés des nations sœurs qui constituent l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), dans la Déclaration de reconnaissance de l’État de Palestine, qu’une aspiration si juste soit bloquée par ce biais. L’Empire, nous le savons tous, prétend dans ce cas comme dans d’autres imposer un deux-poids-deux-mesures dans l’arène internationale : c’est là la double morale yankee qui, tout en violant le droit international en Libye, permet à Israël de faire ce qu’il lui chante, devenant ainsi le principal complice du génocide que la barbarie sioniste commet contre les Palestiniens. Je rappelle une phrase de Saïd qui met bien le doigt sur la plaie : compte tenu des intérêts d’Israël aux États-Unis, la politique de ce pays au Moyen-Orient est donc israélocentriste.</p>
<p>Je voudrais conclure en faisant entendre la voix de Mahmoud Darwish dans un poème mémorable Sur cette terre :</p>
<p>Il y a sur cette terre ce qui mérite de vivre</p>
<p>Il y a sur cette terre,</p>
<p>Le commencement des commencements,</p>
<p>La fin des fins.</p>
<p>On l’appelait Palestine et on l’appelle désormais Palestine.</p>
<p>Madame, je mérite, parce que vous êtes ma dame,</p>
<p>Je mérite de vivre.</p>
<p>Elle continuera de s’appeler la Palestine. La Palestine vivra et vaincra ! Vive la Palestine libre, souveraine et indépendante !</p>
<p>Hugo Chávez Frías</p>
<p>Président de la République bolivarienne du Venezuela</p>
<p>Quand la session s’est ouverte le lendemain matin, ses mots étaient gravés dans le cœur et l’esprit des délégués réunis.</p>
<p>Le dirigeant bolivarien n’est pas un ennemi du peuple juif. Fort de sa sensibilité si particulière, il hait profondément le crime brutal que les nazis ont commis contre des enfants, des femmes et des hommes, jeunes ou vieux, dans les camps de concentration où – faut-il le rappeler, bien que personne ne le mentionne ? – les gitans ont été victimes de crimes atroces et d’une tentative d’extermination, et où des centaines de milliers de Russes ont aussi péri en tant que race inférieure selon les conceptions raciales nazies.</p>
<p>De retour dans son pays en provenance de Cuba, le jeudi 22 septembre au soir, il s’est référé, indigné, au discours prononcé par Barack Obama aux Nations Unies. Je l’ai rarement entendu parler avec un tel désenchantement d’un dirigeant qu’il traitait jusque-là avec un certain respect en tant que victime de la propre histoire de discrimination raciale aux États-Unis, dont il conservait un souvenir respectueux découlant de leurs échanges au Sommet de Trinité-et-Tobago, mais qu’il n’aurait jamais cru capable d’agir comme un George W. Bush :</p>
<p>« Hier, nous avons écouté une série de discours, et avant-hier aussi, aux Nations Unies, des discours précis comme celui de la président Dilma Rousseff, des discours d’une grande charge morale comme celui du président Evo Morales, mais aussi un discours, celui du président Obama,  qu’on pourrait qualifier de monument au cynisme. Oui, un cynisme, peint sur son propre visage qui était d’ailleurs tout un poème ! Obama lançant un appel à la paix, vous imaginez un peu ? Au nom de quelle morale ? Oui, un monument historique au cynisme, ce discours du président Obama.</p>
<p>« On a aussi entendu des discours précis, ouvrant des voies : celui du président Lugo, celui de la présidente argentine, fixant des positions courageuses face au monde. »</p>
<p>Une fois la session inaugurée à New York, mercredi 21 septembre au matin, par le discours de la présidente brésilienne, le président étasunien est monté à la tribune et a pris la parole :</p>
<p>Depuis presque sept décennies, quand bien même les Nations Unies ont contribué  à empêcher une troisième guerre mondiale, nous vivons encore dans un monde balafré par les conflits et  tourmenté par la pauvreté. Quand bien même nous proclamons notre amour de la paix et notre haine de la guerre, le monde reste en proie à des troubles qui nous mettent tous en danger.</p>
<p>Je serais curieux de savoir à quel moment, selon Obama, l’ONU a empêché une troisième guerre mondiale !</p>
<p>Je suis entré en fonction alors que les États-Unis livraient deux guerres. Qui plus est, les extrémistes violents qui nous ont fait entrer en guerre en premier lieu – Oussama ben Laden et son organisation Al-Qaeda – avaient toujours les coudées franches. Aujourd’hui, nous avons fixé un nouveau cap.</p>
<p>Les opérations militaires des USA en Iraq vont prendre fin d’ici à la fin de l’année. Nous allons avoir des relations normales avec un pays souverain, membre de la communauté des nations. Ce partenariat égal se renforcera grâce à notre soutien à l’Iraq, à son gouvernement  et à ses forces de sécurité, à son peuple et à ses aspirations.</p>
<p>De quel pays parle vraiment Obama?</p>
<p>Tout en mettant fin à la guerre en Iraq, les États-Unis et nos partenaires de la coalition ont commencé une transition en Afghanistan. D’ici à 2014, un gouvernement afghan et des forces de sécurité toujours plus capables entreprendront d’assumer la responsabilité de l’avenir du pays. Et à mesure qu’ils le feront, nous retirerons nos forces tout en construisant un partenariat durable avec le peuple afghan.</p>
<p>Nul ne doute, donc, que la marée de la guerre est en train de refluer.</p>
<p>Quand je suis entré en fonction, à peu près 180 000 Étasuniens servaient en Afghanistan et en Iraq. D’ici la fin de l’année, leur quantité aura diminué de moitié et continuera de diminuer. Ceci est capital pour la souveraineté de l’Iraq et de l’Afghanistan, et tout aussi essentiel pour le renforcement des USA dans la mesure où nous édifions notre nation chez nous.</p>
<p>De plus, nous allons finir ces guerres en position de force. Voilà dix ans, il y avait une plaie béante ouverte et des amas d’acier  tordus, un cœur brisé au centre de cette ville-ci. La nouvelle tour qui se dresse au Grounds Zéro symbolise la renaissance de New York, tandis qu’Al Qaeda est soumis aujourd’hui à plus de pressions que jamais, que son leadership s’est dégradé, et qu’Oussama ben Laden, quelqu’un qui a tué de milliers de personnes dans des dizaines de pays, ne mettra plus jamais la paix du monde en péril.</p>
<p>De qui Ben Laden a-t-il été l’allié ? Qui donc l’a entraîné et armé pour combattre les Soviétiques en Afghanistan ? Pas les socialistes ni les révolutionnaires, en tout cas, nulle part au monde !</p>
<p>Eh bien, oui, cette décennie a été difficile. Mais nous sommes aujourd’hui au carrefour de l’Histoire, et nous avons l’occasion de nous acheminer décisivement vers la paix. Mais, pour ce faire, nous devons en revenir à la sagesse de ceux qui ont créé cette institution. La Charte des Nations Unies nous appelle à « joindre nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales ». […]</p>
<p>Qui donc a des bases militaires partout dans le monde? Qui donc est le plus gros exportateur d’armes ? Qui donc possède des centaines de satellites espions ? Qui donc investit plus d’un billion de dollars par an en dépenses militaires ?</p>
<p>[…] Cette année a été une époque de transformation extraordinaire. Toujours plus de nations ont progressé pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Toujours plus d’individus réclament le droit universel de vivre dans la liberté et la dignité.</p>
<p>Il a cité les cas du Soudan du Sud et de la Côte-d’Ivoire. Sans dire, bien entendu, que, dans le premier, les transnationales yankees se sont précipitées sur les réserves pétrolière de ce nouvel État dont le président a dit à l’Assemblée générale même des Nations Unies qu’il s’agissait d’une ressource précieuse, mais épuisable, et a proposé de l’utiliser d’une manière rationnelle et optimale.</p>
<p>Dans le cas de la Côte-d’Ivoire, Obama n’a pas dit non plus que la paix y a été instaurée avec l’appui des soldats colonialistes d’un membre éminent de la belliqueuse OTAN qui vient de larguer des milliers de bombes sur la Libye.</p>
<p>Obama a mentionné ensuite la Tunisie, attribuant aux États-Unis le mérite du mouvement populaire qui y a renversé un gouvernement allié de l’impérialisme.</p>
<p>Plus étonnant encore : Obama prétend ignorer que les États-Unis ont été les responsables de l’installation en Égypte d’un gouvernement tyrannique et corrompu, celui d’Hosni Moubarak, qui, bafouant les principes de Nasser, s’allia à l’impérialisme, vola à son pays des dizaines de milliards et asservit ce peuple courageux.</p>
<p>Voilà un an, l’Égypte avait connu le même président depuis presque trente ans. Mais, pendant dix-huit jours, les yeux du monde ont été tournés vers la place Taghir où des Égyptiens de tous les horizons – hommes et femmes, jeunes et vieux, musulmans et chrétiens – réclamaient leurs droits universels. Nous avons vu dans ces manifestants la force morale de la non-violence qui a illuminé le monde, de la Nouvelle-Delhi à Varsovie, de Selma à l’Afrique du Sud, et nous avons su que le changement était arrivé en Égypte et dans le monde arabe.</p>
<p>[…] Face aux balles et aux bombes, le peuple libyen a refusé jour après jour de renoncer à cette liberté. Et quand il a été menacé par ce genre d’atrocités massives qui a si souvent sévi au siècle dernier, les Nations Unies ont fait la fête à leur Charte, le Conseil de sécurité a autorisé toutes les mesures requises pour éviter un massacre, la Ligue arabe a réclamé cet effort, des nations arabes ont rejoint la coalition conduite par l’OTAN qui a barré la route aux forces de Kadhafi.</p>
<p>[..] Hier, les dirigeants de la nouvelle Libye ont pris place ici, parmi nous, de plein droit, et cette semaine les États-Unis rouvrent leur ambassade à Tripoli.</p>
<p>Voici comment la communauté internationale est censée fonctionner : des nations qui s’unissent au nom de la paix et de la sécurité ; des individus qui réclament leurs droits. Maintenant, nous avons tous la responsabilité d’appuyer la nouvelle Libye, le nouveau gouvernement libyen qui doit relever le défi  de transformer ce moment de promesse en une paix juste et durable pour tous les Libyens.</p>
<p>Oui, cette année a été remarquable. Le régime de Kadhafi est terminé.  Gbagbo, ben Ali, Moubarak ne sont plus au pouvoir. Oussama ben Laden est parti, et l’idée que le changement ne peut arriver que par la violence a été ensevelie avec lui.</p>
<p>Quelle façon euphémique de liquider la question Ben Laden !  Quelles qu’aient été les responsabilités de cet ancien allié, il a été exécuté d’une balle en plein visage devant sa femme et ses enfants, puis lancé en mer depuis un porte-avions, en violation des mœurs et des traditions religieuses de plus d’un milliard de croyants et des principes juridiques élémentaires fixés dans tous les systèmes pénaux. De telles méthodes ne conduisent pas à la paix et n’y conduiront jamais !</p>
<p>Il a affirmé aussitôt après :</p>
<p>Quelque chose se passe dans notre monde. Ce n’est pas parce que les choses se sont déroulées d’une certaine façon par le passé qu’elles se dérouleront de la même manière à l’avenir. La dalle humiliante de la corruption et de la tyrannie est en train de se soulever. Les dictateurs sont mis en demeure. La technologie met le pouvoir aux mains du peuple. Les jeunes refusent fortement la dictature et rejettent le mensonge selon lequel des races, des peuples, des religions, des ethnies ne désirent pas la démocratie. La promesse écrite sur le papier : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits », est toujours plus à portée de la main.</p>
<p>[…] L’aune de notre succès est si les gens peuvent vivre dans une liberté, une dignité et une sécurité durables. Et les Nations Unies et leurs États membres doivent jouer leur rôle pour soutenir ces aspirations essentielles. Et nous avons encore du pain sur la planche.</p>
<p>Puis Obama s’en est pris à un autre pays musulman où, on le sait, ses services secrets et ceux d’Israël assassinent systématiquement les meilleurs scientifiques en matière de technologie militaire.</p>
<p>Il a, aussitôt après, menacer la Syrie où l’agressivité yankee peut conduire à un massacre encore plus épouvantable qu’en Libye :</p>
<p>[…] Des hommes, des femmes et des enfants ont été et torturés, emprisonnés et tués par le régime syrien. Des milliers ont été assassinés, dont beaucoup durant la période sainte du Ramadan. Des milliers d’autres ont fui à travers la frontière. Le peuple syrien a fait preuve de dignité et de courage dans sa quête de la justice, protestant pacifiquement, s’asseyant en silence dans les rues, mourant pour les mêmes valeurs que cette institution-ci est censée défendre.  Et la question pour nous est claire : allons-nous appuyer le peuple syrien ou allons-nous appuyer ses oppresseurs ?</p>
<p>L’ONU a déjà appliqué de dures sanctions aux dirigeants syriens. Nous soutenons un transfert de pouvoir qui réponde au peuple syrien, et beaucoup de nos alliés nous ont rejoints dans cet effort. Mais, pour le bien de la Syrie et pour la paix et la sécurité dans le monde, nous devons tous parler d’une seule voix : il n’y a plus d’excuses pour ne pas agir. Il est temps que le Conseil de sécurité des Nations Unies sanctionne le régime syrien et appuie le peuple syrien.</p>
<p>Reste-t-il, par hasard, un pays qui soit à l’abri des menaces belliqueuses de cet illustre défenseur de la sécurité et de la paix internationales ? Qui donc a concédé de telles prérogatives aux États-Unis ?</p>
<p>Nous devons répondre aux appels au changement dans cette région. Au Yémen, des hommes des femmes et des enfants se réunissent tous les jours par milliers dans les rues et sur les places dans l’espoir que leur détermination et l’effusion de sang l’emporteront sur un système corrompu. Les Etats-Unis appuient ces aspirations. Nous devons œuvrer avec les voisins du Yémen et avec nos partenaires dans le monde pour chercher une voie qui conduise à une passation pacifique de pouvoir de la part du président Saleh et à l’organisation dans les meilleurs délais d’élections justes et libres.</p>
<p>Au Bahreïn, des mesures ont été prises pour démarrer la réforme et la responsabilité. Nous en sommes satisfaits, mais il en faut plus. Les États-Unis sont des proches amis du Bahreïn, et nous continuerons d’appeler le gouvernement et le principal bloc d’opposition – le Wifaq – à poursuivre un dialogue sérieux qui apporte les changements pacifiques que désire le peuple. Nous croyons que le patriotisme qui maintient les Bahreïnis ensemble doit être plus puissant que le sectarisme qui les déchirerait. Ce sera dur, mais c’est possible.</p>
<p>Obama se garde bien de dire qu’il s’y trouve une des plus grandes bases militaires étasuniennes de la région et que les transnationales yankees contrôlent et manipulent à leur guise les plus grandes réserves de pétrole et de gaz d’Arabie saoudite et des Émirats arabes.</p>
<p>Nous croyons que chaque nation doit suivre son propre chemin pour satisfaire aux aspirations des peuples. Les États-Unis ne sauraient espérer être d’accord avec les vues politiques de chaque personne ou de chaque individu. Mais nous défendrons toujours les droits universels que prône cette Assemblée. Ces droits dépendent d’élections libres et justes, d’une gouvernance transparente et responsable, du respect des droits des femmes et des minorités, d’une justice égale pour tous et équitable. Voilà ce que méritent nos peuples. Tels sont les facteurs d’une paix appelé à durer.</p>
<p>De plus, les États-Unis continueront d’appuyer les nations en transition vers la démocratie par plus de commerce et d’investissements, afin que la liberté soit accompagnée des chances. Nous renforcerons notre engagement avec les gouvernements, mais aussi avec la société civile – les étudiants, les hommes d’affaire, les partis politiques et la presse. Nous avons interdit aux violateurs des droits humains d’entrer dans notre pays. Et nous avons sanctionné ceux qui les bafouent à l’étranger. Et nous serons toujours la voix de ceux qui ont été bâillonnés.</p>
<p>Après ce long laïus, l’insigne Prix Nobel de la paix a abordé la question épineuse de son alliance avec Israël, un pays qui ne figure pas, comme chacun sait, parmi les détenteurs privilégiés d’un des systèmes les plus modernes d’armes atomiques et de vecteurs capables d’atteindre des cibles lointaines. Obama sait pertinemment combien cette politique est arbitraire et impopulaire.</p>
<p>Je sais maintenant, en particulier cette semaine, que, pour beaucoup dans cette salle, il est un point qui apparaît comme un test pour ces principes et un test pour la politique étrangère étasunienne : le conflit entre Israël et les Palestiniens.</p>
<p>Voilà un an, de cette même tribune, j’ai lancé un appel à une Palestine indépendante. Je croyais alors et je le crois encore, que le peuple palestinien mérite son État. Mais j’ai aussi affirmé qu’une paix authentique ne pouvait se faire qu’entre les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes. Un an après, malgré les efforts intenses consentis par les États-Unis et d’autres acteurs, les parties n’ont toujours pas comblé leurs différends. Devant cette impasse, j’ai avancé une nouvelle base de négociations en mai dernier. Cette base est claire. Chacun de vous la connaît. Les Israéliens doivent savoir que tout accord leur garantira la sécurité. Les Palestiniens méritent de savoir ce que sera la base territoriale de leur État.</p>
<p>Je sais que beaucoup sont frustrés par ce manque de progrès. Moi aussi, je vous l’assure. En fait, la question n’est pas le but que nous cherchons, mais comment l’atteindre. […] La paix demande qu’on travaille dur. La paix ne viendra pas à travers des déclarations et des résolutions des Nations Unies – si c’était si facile, elle aurait déjà été faite. Somme toute, ce sont les Israéliens et les Palestiniens qui doivent vivre côte à côte. Somme toute, ce sont les Israéliens et les Palestiniens, et pas nous, qui doivent tomber d’accord sur les points qui les divisent : les frontières et la sécurité, les réfugiés et Jérusalem.</p>
<p>Somme toute, la paix dépend d’un compromis entre des gens qui sont appelés à vivre ensemble bien longtemps après que nous ayons prononcé nos discours, bien après que nos scrutins aient été dépouillés.</p>
<p>Il s’est lancé ensuite dans une longue tirade pour expliquer l’inexplicable et justifier l’injustifiable :</p>
<p>[…] Il est incontestable que les Palestiniens ont vu cet espoir [un État souverain] retardé durant trop longtemps. C’est justement parce que nous croyons si fort aux aspirations du peuple palestinien que les États-Unis ont investi tant de temps et tant d’efforts dans la construction d’un État palestinien, et dans les négociations qui peuvent aboutir à un État palestinien.</p>
<p>Mais qu’on nous comprenne bien: l’engagement des États-Unis envers la sécurité d’Israël est inébranlable. Notre amitié avec Israël est profonde et durable. […]</p>
<p>[…]</p>
<p>Le peuple juif a forgé un État réussi sur sa patrie historique. Israël mérite d’être reconnu. Il mérite des relations normales avec ses voisins. Et les amis des Palestiniens ne leur rendent aucun service en ignorant cette vérité […]</p>
<p>[…] Chaque partie a des aspirations légitimes, et c’est bien cet aspect-là qui rend la paix si difficile. Et l’on ne pourra sortir de l’impasse que lorsque chaque partie se mettra dans la peau de l’autre, de façon que chaque partie voie le monde à travers les yeux de l’autre. Voilà ce que nous devons encourager. Voilà ce que nous devons promouvoir.</p>
<p>En attendant, les Palestiniens sont toujours bannis de leur patrie ; leurs logements sont détruits par de monstrueux engins mécaniques, et un mur odieux, bien plus élevé que celui de Berlin, les sépare les uns des autres. Obama aurait mieux fait de reconnaître que les Israéliens eux-mêmes sont désormais las de voir les ressources de leur pays gaspillées en dépenses militaires, ce qui les prive de la paix et de l’accès à des moyens de vie élémentaires. À l’instar des Palestiniens, ils souffrent les conséquences de ces politiques imposées par les États-Unis et par les secteurs les plus militaristes et les plus réactionnaires de l’État sioniste.</p>
<p>Tout en relevant ces défis de conflit et de révolution, nous devons reconnaître aussi et nous rappeler que […] la paix véritable dépend de la création des chances qui rendent la vie digne d’être vécue. Pour ce faire, nous devons faire face aux ennemis communs de l’humanité : les armes atomiques et la pauvreté, l’ignorance et les maladies. […]</p>
<p>On n’y entend goutte à ce galimatias du président étasunien devant l’Assemblée générale ?</p>
<p>N’empêche qu’il prône aussitôt après son inintelligible philosophie :</p>
<p>Pour éloigner le spectre de la destruction massive, nous devons œuvrer de concert pour poursuivre la paix et la sécurité dans un monde exempt d’armes nucléaires. Ces deux dernières années, nous nous sommes engagés sur cette voie. Depuis notre Sommet de Washington sur la sécurité nucléaire, près d’une cinquantaine de nations ont pris des mesures pour garantir leur matériau nucléaire contre les terroristes et les contrebandiers.</p>
<p>Peut-il exister pire terrorisme que la politique agressive et belliciste d’un pays dont l’arsenal d’armes atomiques peut détruire plusieurs fois la vie humaine sur cette planète ?</p>
<p>Mais Obama continue de nous faire des promesses :</p>
<p>Les États-Unis continueront de travailler à l’interdiction des essais d’armes nucléaires et de la production de la matière fissile nécessaire à leur production.</p>
<p>Et nous avons commencé à marcher dans la bonne direction. Et les États-Unis se sont engagés à remplir leurs obligations. Mais, tout en les remplissant, nous avons renforcé les traites et les institutions qui contribuent à stopper la prolifération de ces armes. […]</p>
<p>Le gouvernement iranien ne peut prouver que son programme est pacifique. […]</p>
<p>Quelle scie, de nouveau ! Mais cette fois-ci l’Iran n’est pas seul : il est en compagnie de la République démocratique et populaire de Corée.</p>
<p>La Corée du Nord doit prendre des mesures concrètes pour renoncer à ses armes et à son attitude belligérante contre le Sud. Il existe un avenir de plus grandes possibilités pour les peuples de ces nations si leurs gouvernements respectent leurs obligations internationales. Mais s’ils continuent de marcher à l’écart du droit international, ils devront faire l’objet de plus fortes mesures de pression et d’isolement. C’est ce que réclame notre attachement à la paix et à la sécurité.</p>
<p>À suivre demain.</p>
<p><img class="alignnone" title="Réflexions du compañero Fidel" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/09/firma110925-re-chavez-evo-y-obama-300x175.jpg" alt="" width="300" height="175" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz<br />
Le 25 septembre 2011<br />
19 h 36</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La méthode « libyenne », une grande menace pour l&#8217;Amérique latine</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/opinions/2011/09/18/la-methode-libyenne-une-grande-menace-pour-lamerique-latine/</link>
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		<pubDate>Sun, 18 Sep 2011 18:16:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
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		<description><![CDATA[On essaie, avec la formule déployée par l'OTAN dans l'agression contre la Libye, de façonner un nouveau modèle applicable à d'autres pays -avec quelques variantes. La question fondamentale concerne à présent la grave menace de répétition de ce schéma fallacieux et retors envers d'autres pays qui représentent, par leurs ressources, un intérêt stratégique pour Washington et ses alliés, ou qui revendiquent une autonomie politique inacceptable -comme certains pays d'Amérique latine et des Caraïbes.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span> Ángel Guerra Cabrera </span></p>
<p><span> Traducido por <strong> Thierry Pignolet</strong></span></p>
<p><span><strong>(Tlaxcala)</strong></span></p>
<p><span><img class="alignleft size-full wp-image-1135" src="/files/2011/09/alerta.jpg" alt="" width="300" height="250" />On essaie, avec la formule déployée par l&#8217;OTAN  dans l&#8217;agression contre la Libye, de façonner un nouveau modèle  applicable à d&#8217;autres pays -avec quelques variantes. D&#8217;après les  déclarations de Ben Rhodes, vice-chef du Conseil de sécurité nationale  des États-Unis [1], lors d&#8217;une entrevue avec <em>Foreign</em> <em>Affairs</em> [2], la « méthode » utilisée par l&#8217;administration d&#8217;Obama dans le pays  nord-africain est « plus efficace » que le grand déploiement de troupes  appliqué par Bush en Irak et en Afghanistan. Il conviendrait de  rajouter : &#8230; et poursuivi par l&#8217;actuel locataire de la Maison-Blanche,  et encore augmenté dans le deuxième pays -mais ne nous laissons pas  distraire. La question fondamentale concerne à présent la grave menace  de répétition de ce schéma fallacieux et retors envers d&#8217;autres pays qui  représentent, par leurs ressources, un intérêt stratégique pour  Washington et ses alliés, ou qui revendiquent une autonomie politique  inacceptable -comme certains pays d&#8217;Amérique latine et des Caraïbes.</p>
<p>Rhodes -un nom, à propos, de pure souche coloniale- note: « Le fait  est que la marche des Libyens dans Tripoli non seulement fournit une  base de légitimité mais aussi un contraste comparé à une situation où un  gouvernement étranger est l&#8217;occupant. » Selon lui, Obama a mis  l&#8217;accent, dès le début de l&#8217;intervention en Libye, sur deux principes.  D&#8217;abord, il était beaucoup « plus légitime et efficace » pour le  « changement de régime » que celui-ci soit recherché par un mouvement  « autochtone » -et non par les États-Unis. Deuxièmement, [il fallait]  mettre l&#8217;accent sur un « partage de la charge » et recevoir une  contribution internationale « significative » au lieu d&#8217;assumer le gros  de l&#8217;effort. L&#8217;aveu d&#8217;une partie dispense de la preuve. Si bien que la  zone d&#8217;exclusion aérienne pour « protéger la population » –réclamée avec  insistance par Obama, Sarkozy et Cameron afin d&#8217;obtenir l&#8217;approbation  de la Résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l&#8217;ONU– était un grossier  mensonge, puisque le véritable objectif -avoue Rhodes- était le  changement de régime. Bien sûr, il fallait beaucoup de naïveté pour  croire au prétexte de la « protection de la population », mais la Russie  et la Chine, avec une perspective stratégique discutable, ont opté pour  l&#8217;abstention. Sans parler des porte-parole rénumérés, il n&#8217;a pas manqué  d&#8217;intellectuels ni d&#8217;analystes naïfs pour porter de l&#8217;eau au moulin de  l&#8217;agression en minimisant, par des prêches dans le désert, le principe  de non-intervention.</p>
<p>Une fois la résolution arrachée à l&#8217;exclusif et sélect club qui  contrôle l&#8217;ONU, l&#8217;OTAN l&#8217;a mise en pièces à force de tuer des civils et  de détruire, par des bombardements non autorisés, une grande partie de  l&#8217;infrastructure de la Libye -toujours dans le but de raser les lieux  par où devait passer la bande de Bengazi. Il est clair également qu&#8217;ils  pensent à la « reconstruction » par des compagnies de pays de l&#8217;Alliance  atlantique elle-même, mais qu&#8217;ils ne reconstruisent rien -tout en  gagnant beaucoup d&#8217;argent. Non contente avec cela, l&#8217;OTAN a enfreint de  manière grossière une interdiction expresse de la résolution, en  entraînant et armant les rebelles et en rentrant en guerre avec des  moyens militaires terrestres des États-Unis, de la France, de  l&#8217;Angleterre, des monarchies jordanienne et contre-révolutionnaires du  Conseil de Coopération du Golfe (CCG) [3]. En résumé, la prétendue  intention de protéger la population libyenne s&#8217;est convertie en une  intervention militaire étrangère d&#8217;une ampleur considérable envers cette  même population. Cela bien sûr présenté,  moyennant stratagèmes et  montages médiatiques détestables, comme une idyllique prouesse des  idéalistes « rebelles » libyens. Pour comble, les forces qui ont occupé  Tripoli ne sont pas formées par l&#8217;anarchique et aventurière troupe de  Bengasi, mais par des combattants aguerris libyens d&#8217;Al Quaeda appuyés  par des tribus berbères des montagnes de Nafusa et entraînés par des  forces spéciales usaméricaines.</p>
<p>On nous rabâche les oreilles avec la ressemblance entre Kadafi et  Chávez, d&#8217;aucuns nous invitant ouvertement à appliquer, par exemple à  Cuba, la solution « libyenne » qu&#8217;ils lient, de manière saugrenue, avec  un 15-M. En réalité, il s&#8217;agit de répéter, principalement –mais pas  uniquement– contre les pays de l&#8217;Alternative Bolivarienne pour les  Amériques (ALBA) le scénario de la « rébellion réprimée par le  dictateur » et de l&#8217;opération aérienne destinée à protéger la  population. Comme un tel scénario ne va pas se produire dans des pays où  le peuple est protagoniste du pouvoir, la viabilité de l&#8217;intervention  dépend du montage d&#8217;une réalité virtuelle, profitant du contrôle   médiatique monopolistique de Washington. Il est transcendantal pour  l&#8217;indépendance et la paix de notre Amérique et du monde de le dénoncer,  de le mettre à nu dès à présent et de se préparer à y faire face sur  tous les terrains.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<ol>
<li>Le <strong>Conseil de sécurité nationale</strong> (National Security Council ou NSC) est une organisation administrative  dépendant directement du président des États-Unis. Il a un rôle de  conseil, de coordination et parfois d’impulsion sur les sujets de  politique étrangère, de sécurité nationale, et plus généralement sur  l’ensemble des questions stratégiques. Il est en cela un acteur peu  connu, mais majeur, parfois prédominant, de la politique étrangère des  États-Unis. (Wikipedia)</li>
<li><strong>Foreign Affair</strong>s  est un bimestriel, mondialement connu, publié à New York, par le  Conseil des relations étrangères, depuis 1922 et diffusé à environ  100 000 exemplaires en 2004. Il traite de politique étrangère et de  relations internationales. Il a été fondé après la Grande guerre dans le  but de mieux comprendre les problèmes internationaux. De Woodrow Wilson  à Henry Kissinger, les plus grands noms de la diplomatie américaine ont  écrit pour cette revue.  (Wikipedia)</li>
<li>Le <strong>Conseil de coopération des États arabes du Golfe</strong> (arabe : مجلس التعاون لدول الخليج) ou Conseil de coopération du Golfe  (CCG) (arabe : مجلس التعاون الخليجي) est une organisation régionale  regroupant au départ six pétromonarchies arabes et musulmanes du golfe  Persique : l&#8217;Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats  arabes unis et le Qatar. Dans le contexte des révolutions arabes du  début 2011, les royaumes du Maroc et de Jordanie sont en cours  d&#8217;adhésion. (Wikipedia)</li>
</ol>
<p></span></p>
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		<title>Cuba ne reconnaît pas le Conseil National de Transition en Libye</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Sep 2011 21:46:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[OTAN]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Ministère Cubain des Affaires Étrangères a procédé au retrait de son personnel diplomatique de la Libye où l’intervention étrangère et l’agression militaire de l’OTAN ont aggravé le conflit et ont empêché le peuple libyen d’avancer vers une solution négociée et pacifique en plein exercice de son autodétermination.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1082" src="/files/2011/09/minrex.jpg" alt="" width="300" height="250" /></p>
<p><strong>Déclaration du Ministère Cubain des Affaires étrangères</strong></p>
<p>Cuba ne reconnaît pas le Conseil National de Transition</p>
<p>Le Ministère Cubain des Affaires Étrangères a procédé au retrait de son personnel diplomatique de la Libye où l’intervention étrangère et l’agression militaire de l’OTAN ont aggravé le conflit et ont empêché le peuple libyen d’avancer vers une solution négociée et pacifique en plein exercice de son autodétermination.</p>
<p>La République de Cuba ne reconnaît ni le Conseil National de Transition ni aucune autorité provisoire et elle ne reconnaîtra qu’un gouvernement constitué dans ce pays de façon légitime et sans intervention étrangère, par le biais de la volonté libre, souveraine et unique du peuple libyen frère.</p>
<p>L’Ambassadeur Víctor Ramírez Peña et le premier secrétaire Armando Pérez Suárez, accrédités à Tripoli, ont maintenu une conduite sans tache, strictement attachée à leur statut diplomatique. Ils ont couru des risques et ils ont accompagné le peuple libyen dans cette situation tragique. Ils ont été témoins directs des bombardements de l’OTAN contre des objectifs civils et de la mort de personnes innocentes.</p>
<p>Sous le prétexte grossier de la protection de civils, l’OTAN a assassiné des milliers d’entre eux ; elle a ignoré les initiatives constructives de l’Union Africaine et d’autres pays et elle a même violé les questionnables résolutions qu’elle a imposées au Conseil de Sécurité, en particulier avec les attaques contre des objectifs civils, avec le financement et la livraison d’armements à une partie, ainsi qu’avec le déploiement de personnel opératif et diplomatique sur le terrain.</p>
<p>Les Nations Unies ont ignoré la clameur de l’opinion publique internationale en faveur de la défense de la paix et elles se sont faites les complices d’une guerre de conquête, Les faits confirment les mises en garde lancées en temps opportun par le Commandant en Chef Fidel Castro Ruz et les dénonciations opportunes de Cuba à l’ONU. On sait mieux maintenant à quoi sert la dite « responsabilité de protéger » entre les mains des puissants.</p>
<p>Cuba proclame que rien ne peut justifier l’assassinat de personnes innocentes.</p>
<p>Le Ministère des Affaires étrangères réclame la cessation immédiate des bombardements de l’OTAN qui continuent à faucher des vies et il réaffirme qu’il est urgent que l’on permette au peuple libyen de trouver une solution pacifique et négociée, sans ingérence étrangère, en plein exercice de son droit inaliénable à l’indépendance et à l’autodétermination, à la souveraineté sur ses ressources naturelles et à l’intégrité territoriale de cette nation sœur.</p>
<p>Cuba dénonce que la conduite de l’OTAN a pour objectif de créer des conditions similaires pour une intervention en Syrie et elle réclame la fin de l’ingérence étrangère dans ce pays arabe. Elle appelle la communauté internationale à prévenir une nouvelle guerre ; elle appelle les Nations Unies à remplir leur devoir de sauvegarder la paix et elle appuie le droit du peuple syrien à l’indépendance et à l’autodétermination pleines.</p>
<p><strong>La Havane, le 3 septembre 2011</strong></p>
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		<title>C’est l’OTAN qui est à la conquête de Tripoli</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 05:47:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manlio Dinucci]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[l’intervention militaire]]></category>
		<category><![CDATA[OTAN]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>

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		<description><![CDATA[Une photo publiée par le New York Times raconte, plus que beaucoup de paroles, ce qui est en train d’arriver en Libye : elle montre le corps carbonisé d’un soldat de l’armée gouvernementale, à côté des restes d’un véhicule brûlé, avec trois rebelles autour qui le regardent avec curiosité. Ce sont eux qui témoignent que le soldat a été tué par un raid de l’OTAN. En moins de cinq mois, informe le Commandement conjoint allié de Naples, l’OTAN a effectué plus de 20 mille raids aériens, dont 8 mille d’attaques par bombes et missiles. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><strong><img class="alignleft size-full wp-image-1053" src="/files/2011/08/libia071.jpg" alt="" width="300" height="250" />Par Manlio Dinucci</strong></div>
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<div>Une photo publiée par le New York Times raconte, plus que beaucoup de paroles, ce qui est en train d’arriver en Libye : elle montre le corps carbonisé d’un soldat de l’armée gouvernementale, à côté des restes d’un véhicule brûlé, avec trois rebelles autour qui le regardent avec curiosité. Ce sont eux qui témoignent que le soldat a été tué par un raid de l’OTAN. En moins de cinq mois, informe le Commandement conjoint allié de Naples, l’OTAN a effectué plus de 20 mille raids aériens, dont 8 mille d’attaques par bombes et missiles. Cette action, déclarent au New York Times de hauts fonctionnaires étasuniens et OTAN, a été décisive pour resserrer l’étau autour de Tripoli.</div>
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<p>Les attaques sont devenues de plus en plus précises, détruisant les infrastructures libyennes et empêchant ainsi le commandement de Tripoli de contrôler et d’approvisionner ses forces. Aux chasseurs-bombardiers qui larguent des bombes à guidage laser d’une tonne, dont les têtes pénétrantes à l’uranium appauvri et tungstène peuvent détruire des édifices renforcés, se sont joints les hélicoptères de combat, dotés des systèmes d’armements les plus modernes. Parmi eux, le missile à guidage laser Hellfire, qui est lancé à 8Kms de l’objectif, utilisé aussi en Libye par les avions télécommandés étasuniens Predator/Reaper.</p>
<p>Les objectifs sont repérés non seulement par les avions radar Awacs, qui décollent de Trapani (côte sud-ouest de la Sicile), et par les Predator italiens qui décollent d’Amendola (Foggia, province des Pouilles), en survolant la Libye 24h/24. Ils sont aussi signalés -indiquent au New York Times les fonctionnaires OTAN- par les rebelles. Ceux-ci, tout en étant « mal entraînés et mal organisés », sont en mesure, « grâce des technologies fournies par des pays de l’OTAN », de transmettre d’importantes informations au « team OTAN en Italie, qui choisit les objectifs à frapper ». De plus, rapportent les fonctionnaires, « la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays ont déployé des forces spéciales sur le terrain en Libye ». Officiellement pour entraîner et armer les rebelles, en réalité surtout pour des tâches opérationnelles.</p>
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