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	<title>Cubadebate (Français) &#187; la Palestine</title>
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		<title>Ministre des affaires étrangères de Cuba accueille son homologue palestinien</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2016 20:08:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Rodriguez]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[la Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[la politique]]></category>
		<category><![CDATA[la société]]></category>

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		<description><![CDATA[Ministre cubain des affaires étrangères Bruno Rodríguez, a rencontré aujourd'hui son homologue de Palestine, Riad al - Malki, ayant terminé un fonctionnaire visite à Cuba du vendredi.n Selon des sources du ministère des affaires étrangères de l'île, il est envisagé que dans l'al matin - Malki a déposé une gerbe de fleurs au complexe sculptural qui honore le héros national cubain, José Martí (1853-1895), sur la place de la révolution dans cette capitale.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-2675" alt="brunopalestino" src="/files/2016/02/brunopalestino.jpg" width="274" height="240" />Ministre cubain des affaires étrangères Bruno Rodríguez, a rencontré aujourd&#8217;hui son homologue de Palestine, Riad al &#8211; Malki, ayant terminé un fonctionnaire visite à Cuba du vendredi.</p>
<p>Selon des sources du ministère des affaires étrangères de l&#8217;île, il est envisagé que dans l&#8217;al matin &#8211; Malki a déposé une gerbe de fleurs au complexe sculptural qui honore le héros national cubain, José Martí (1853-1895), sur la place de la révolution dans cette capitale.</p>
<p>Samedi, le ministre des affaires étrangères de l&#8217;autorité palestinienne a rendu honore également le leader nationaliste de Yasser Arafat, qui a dirigé jusqu&#8217;à sa mort en 2004 de la lutte de son peuple à l&#8217;autodétermination.</p>
<p>Pendant la journée il a également euréunion avec le premier Vice Président cubain, Miguel Diaz-Canel, dans lequel les deux dirigeants ont réaffirmé la volonté de continuer à renforcer les relations bilatérales et discute des questions pertinentes sur la scène internationale.</p>
<p>Cuba a réaffirmé son soutien à la reconnaissance et l&#8217;exercice des droits inaliénables du peuple palestinien et de son état, reconnu par 130 pays du monde et le statut d&#8217;observateur officiel à l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies.</p>
<p><strong>(Prensa Latina)</strong></p>
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		<title>LE RÔLE DE TUEUR DE L’OTAN (TROISIÈME PARTIE)</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 19:00:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[OTAN]]></category>

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		<description><![CDATA[La trahison de Sadat à Camp David a empêché l’existence de l’État arabe de Palestine visé dans les accords de l’ONU de novembre 1947, si bien qu’Israël est devenu une forte puissance nucléaire alliée des États-Unis et de l’OTAN. Le complexe militaro-industriel étasunien a livré des dizaines de milliards de dollars tous les ans à Israël et même aux États arabes que celui-ci soumettait et humiliait.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 23 février, j’ai affirmé sous le titre: « La danse macabre du cynisme » :</p>
<p><em>La politique de pillage imposée par les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN au Moyen-Orient est entrée en crise. […] </em></p>
<p><em>La trahison de Sadat à Camp David a empêché l’existence de l’État arabe de Palestine visé dans les accords de l’ONU de novembre 1947, si bien qu’Israël est devenu une forte puissance nucléaire alliée des États-Unis et de l’OTAN.</em></p>
<p><em>Le complexe militaro-industriel étasunien a livré des dizaines de milliards de dollars tous les ans à Israël et même aux États arabes que celui-ci soumettait et humiliait.</em></p>
<p><em>Le génie s’est échappé de la bouteille, et l’OTAN ne sait pas comment le contrôler.</em></p>
<p><em>Il va s’efforcer de tirer le plus gros profit des regrettables événements libyens. Nul n’est capable de savoir actuellement ce qu’il se passe dans ce pays. L’Empire a fait publier par ses médias toutes sortes de chiffres et de versions, jusqu’aux plus saugrenus, afin de semer le chaos et la désinformation.</em></p>
<p><em>De toute évidence, une guerre civile se déroule en Libye. Pourquoi et comment a-t-elle éclaté ? Qui en paiera les conséquences ? L’agence Reuters, se faisant l’écho d’une banque japonaise bien connue, </em><em>la Nomura</em><em>, a signalé que les cours du pétrole pourraient battre tous les records :</em></p>
<p><em>[…]  Quelles en seraient les conséquences en pleine crise alimentaire ?</em></p>
<p><em>Les principaux leaders de l’OTAN jubilent. Le Premier ministre britannique, David Cameron – selon ANSA – « …a admis dans un discours au Koweït que les pays occidentaux avaient fait erreur d’avoir soutenu des gouvernements non démocratiques dans le monde arabe. » […]</em></p>
<p><em>Son collègue français Nicolas Sarkozy a déclaré : « La poursuite de la répression brutale et sanglante contre la population civile libyenne est répugnante. »</em></p>
<p><em>Le ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattini, a jugé « crédible » la quantité de mille morts à Tripoli, et a parlé de &#8220;chiffres tragiques&#8221; et de &#8220;bain de sang&#8221;.</em></p>
<p><em>Selon Hillary Clinton, le « bain de sang » est « absolument inacceptable » et « doit cesser ».</em></p>
<p><em>Pour Ban Ki-moon, « le recours à la violence dans ce pays est absolument inacceptable… le Conseil de sécurité agira en accord avec les décisions de la communauté internationale… nous envisageons une série de variantes. »</em></p>
<p><em> En fait, ce qu’attend Ban Ki-moon, c’est qu’Obama dise le dernier mot.</em></p>
<p><em>Le président étasunien a parlé ce mercredi après-midi. Il a fait savoir que sa secrétaire d’Etat partirait en Europe afin de décider avec les alliés de l’OTAN des mesures à prendre. À le voir, on constatait qu’il ne voulait pas laisser filer l’occasion de se colleter avec le sénateur républicain d’extrême droite, John McCain, avec le sénateur pro-israélien du Connecticut, Joseph Lieberman, et avec les dirigeants du </em>Tea Party<em>, et de garantir son investiture par le Parti démocrate.</em></p>
<p><em>Les médias de l’Empire ont préparé le terrain en vue d’une action. Une intervention militaire en Libye n’aurait rien de surprenant, ce qui garantirait par ailleurs à l’Europe les presque deux millions de barils par jour de pétrole léger qu’elle importe, si des événements qui mettraient fin au leadership ou à la vie de Kadhafi n’intervenaient pas avant.</em></p>
<p><em>De toute façon, le rôle d’Obama est plutôt compliqué. Comment réagira le monde arabe et musulman si une telle équipée faisait couler à flot le sang libyen ? La vague révolutionnaire déclenchée en Égypte freinera-t-elle une intervention de l’OTAN en Libye ?</em></p>
<p><em>L’invasion de l’Iraq déclenchée […] sous de faux prétexte […] a coûté la vie à plus d’un million d’Arabes innocents.</em></p>
<p><em>Nul dans le monde n’acceptera jamais la mort de civils innocents, en Libye ou ailleurs. Je me demande : les États-Unis et l’OTAN appliqueront-ils un jour ce même principe aux civils désarmés que leurs drones et leurs soldats tuent tous les jours en Afghanistan et au Pakistan ?</em></p>
<p><em>C’est vraiment la danse macabre du cynisme !</em></p>
<p>Tandis que je réfléchissais à ces faits, les Nations Unies ont ouvert hier, mardi 25 octobre, le débat sur la résolution intitulée : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique », une levée que l’immense majorité des États membres de cette organisation réclament depuis maintenant vingt ans.</p>
<p>Cette fois-ci, les nombreux raisonnements justes et coulant de source – qui ne sont que de simples exercices de rhétorique selon les différentes administrations étasuniennes – ont mis plus que jamais à nu la fragilité politique et morale de l’Empire le plus puissant qui ait existé, aux intérêts oligarchiques et à la soif insatiable de pouvoir et de richesse duquel tous les habitants de la planète, dont ceux du pays même, ont été soumis.</p>
<p>Les États-Unis tyrannisent et saignent à blanc le monde globalisé par leur puissance politique, économique, technologique et militaire.</p>
<p>Vingt années de débats honnêtes et courageux menés aux Nations Unies avec le soutien d’États qui expriment censément la volonté de l’immense majorité des habitants de la planète ont prouvé cette vérité-là de plus en plus éloquemment.</p>
<p>Avant l’intervention de Bruno, des représentants ont exprimé les vues de nombreuses organisations de pays : l’Argentine, pour  le Groupe des 77 plus la Chine; l’Égypte, pour le Mouvement des pays non alignés ; le Kenya, pour  l’Union africaine ; le Belize, pour  la Communauté des Caraïbes (CARICOM); le Kazakhstan, pour  l’Organisation de la coopération islamique, et l’Uruguay, pour le MERCOSUR.</p>
<p>Indépendamment de ces critères collectifs, la Chine, dont le poids politique et économique ne cesse de croître dans le monde, l’Inde et l’Indonésie, des pays qui représentent à eux seuls 2,7 milliards d’habitants, ont appuyé fermement la Résolution à travers leurs ambassadeurs. Tout comme l’ont fait les ambassadeurs de la Fédération de Russie, du Belarus, de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, du Venezuela et du Mexique. Parmi les pays les plus pauvres des Caraïbes et d’Amérique latine, la représentante du Belize, qui a parlé au nom de la Communauté des Caraïbes, Saint-Vincent-et-Grenadines et la Bolivie, qui ont parlé au nom de leurs respectifs pays ; dont les arguments relatifs à la solidarité de notre peuple, malgré un blocus qui date maintenant de cinquante ans, seront un encouragement immense pour nos médecins, nos éducateurs et nos scientifiques, ont fait vibrer leur voix solidaire.</p>
<p>Le Nicaragua est aussi intervenu avant le scrutin pour expliquer vaillamment pourquoi son pays voterait contre cette mesure perfide.</p>
<p>Le représentant des États-Unis l’avait fait juste avant pour expliquer l’inexplicable. Il m’a fait pitié. C’est le rôle qu’il doit jouer.</p>
<p>À l’heure du scrutin, deux pays se sont éclipsés: la Libye et la Suède ; trois se sont abstenus : les îles Marshall, la Micronésie et Palau ; deux ont voté contre: les États-Unis et Israël. Quand on sait que les USA comptent 313 millions d’habitants; Israël, 7,4 millions ; la Suède, 9,1 millions; la Libye, 6,5 millions ; les îles Marshall, 67 100 habitants ; la Micronésie, 106 800; Palau, 20 900, cela donne un total de 336 948 000 habitants, soit 4,8 p. 100 de la population mondiale qui se chiffre ce mois-ci à 7 milliards d’habitants.</p>
<p>Après le scrutin, la Pologne a expliqué le vote de l’Union européenne qui, bien qu’elle soit une étroite alliée des États-Unis et qu’elle participe forcément au blocus, est contraire à cette mesure criminelle.</p>
<p>Puis dix-sept pays ont pris la parole pour expliquer avec fermeté et décision pourquoi ils avaient voté la résolution contre le blocus.</p>
<p>Je poursuivrai vendredi 28.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://cuba.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/10/firma-de-fidel-26-de-octubre-de-2011-300x176.jpg" alt="" width="300" height="176" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>le 26 octobre 2011</strong></p>
<p><strong> 21 h 45</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Chávez, Evo Et Obama (Deuxieme Partie Et Fin)</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 18:39:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
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		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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		<description><![CDATA[Les déclarations de Barack Obama sur le point principal discuté aujourd’hui à l’Assemblée générale de cette organisation ne peuvent soulever les applaudissements que des canons, des missiles et des bombardiers de l’OTAN. Le reste de son discours sont des mots creux, dénués d’autorité morale et de signification. Constatons par exemple la vacuité de ses idées quand, dans un monde affamé et pillé par les transnationales et la surconsommation des pays capitalistes développés.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il se peut – ce qui reste à prouver – que notre Prix Nobel cherche à se tromper lui-même, ce qui expliquerait les contradictions incroyables de ses raisonnements et la confusion qu’il instille à ses auditeurs.</p>
<p>Il n’y a pas un iota d’éthique, voire de politique, dans sa tentative de justifier sa décision déjà annoncée d’opposer son veto à toute résolution favorable à la reconnaissance de la Palestine comme un État indépendant membre de plein droit des Nations Unies. Jusqu’à des hommes politiques qui sont loin d’avoir une pensée socialiste et dirigent des partis qui ont été des alliés proche d’Augusto Pinochet, proclament le droit de la Palestine à être membre de l’ONU.</p>
<p>Les déclarations de Barack Obama sur le point principal discuté aujourd’hui à l’Assemblée générale de cette organisation ne peuvent soulever les applaudissements que des canons, des missiles et des bombardiers de l’OTAN.</p>
<p>Le reste de son discours sont des mots creux, dénués d’autorité morale et de signification. Constatons par exemple la vacuité de ses idées quand, dans un monde affamé et pillé par les transnationales et la surconsommation des pays capitalistes développés, il affirme :</p>
<p><em>Pour stopper les maladies qui traversent les frontières, nous devons renforcer notre système de santé publique. Nous continuerons de lutter contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Nous mettrons l’accent sur la santé de la mère et de l’enfant. Et nous devons œuvrer de concert pour prévenir, dépister et combattre toutes sortes de danger biologique, qu’il s’agisse d’une pandémie comme le H1N1, ou d’une menace terroriste ou d’une maladie curable.</em></p>
<p><em>[…] Pour préserver notre planète, nous ne devons pas différer les actions que demandent les changements climatiques. Nous devons exploiter le pouvoir de la science pour sauver les ressources qui sont rares. Et nous devons continuer de travailler ensemble pour prolonger les progrès que nous avons faits à Copenhague et à Cancún, de façon que l’ensemble des principales économies ici présentes persiste dans les engagements que nous avons pris. Nous devons œuvrer de concert pour transformer l’énergie qui fait fonctionner nos économies et soutenir les autres qui vont dans cette direction. Tel est l’engagement que nous demande la prochaine génération. </em></p>
<p><em>Et pour garantir que nos sociétés atteignent leur vrai potentiel, nous devons permettre à nos citoyens d’atteindre le leur.</em></p>
<p>Tout le monde sait que les États-Unis n’ont pas signé le Protocole de Kyoto et qu’ils ont saboté tous les efforts consentis pour préserver l’humanité des terribles conséquences des changements climatiques, bien que ce soient eux qui consomment un part considérable et disproportionnée des carburants et des ressources du monde.</p>
<p>Je ne peux renoncer au plaisir de reproduire les paroles idylliques par lesquelles il a prétendu duper les hommes d’État réunis devant lui :</p>
<p><em>Je sais qu’aucune ligne droite ne conduit à ce progrès, ni aucun chemin isolé au succès. Nous venons de cultures différentes et nous apportons avec nous des histoires différentes. Mais n’oublions jamais que même si nous nous réunissons ici en tant que chefs de différents gouvernements, nous représentons des citoyens qui partagent les mêmes aspirations essentielles : vivre dans la dignité et la liberté ; bénéficier d’une éducation et jouir de possibilités ; aimer nos familles, aimer et adorer notre Dieu ; vivre dans une paix qui rende la vie digne d’être vécue.</em></p>
<p><em>C’est la nature de notre monde imparfait qui nous contraint à apprendre constamment ces leçons. […] …ceux qui sont venus avant nous ont jugé que la paix était préférable à la guerre, la liberté à la répression, la prospérité à la pauvreté. Tel est le message qui émane, non des capitales, mais des citoyens, de notre peuple.</em></p>
<p><em>Et quand la première pierre de cet édifice a été posée, le président Truman est venu à New York et a dit : « Les Nations Unies sont essentiellement une expression de la nature morale des aspirations humaines. » La nature morale des aspirations humaines. Comme nous vivons dans un monde qui change à une allure époustouflante, c’est là une leçon que nous ne devons jamais oublier.</em></p>
<p><em>La paix est dure à instaurer, mais nous savons qu’elle est possible. Ainsi donc, faisons donc en sorte, ensemble, qu’elle soit définie par nos espoirs, non par nos peurs. Bâtissons ensemble la paix, mais une paix – ce qui est le plus important – qui soit durable.</em></p>
<p><em>Je vous remercie.</em></p>
<p>L’écouter jusqu’au bout mérite plus que de la gratitude : un prix !</p>
<p>Comme je l’ai déjà dit, le président de l’État plurinational de Bolivie, Evo Morales Ayma, a pris la parole en début d’après-midi, entrant rapidement dans le vif des points essentiels :</p>
<p><em>…la différence est très claire entre la culture de la vie et la culture de la mort ; entre la vérité et la fausseté ; entre la paix et la guerre.</em></p>
<p><em>…je sens qu’il va nous être difficile de nous comprendre dans le cadre de politiques économiques qui concentrent le capital en quelques mains. Les données prouvent que 1 p. 100 de la population mondiale concentre 50 p. 100 des richesses. Avec de si profonds clivages, comment peut liquider la pauvreté ? Et si nous ne liquidons pas la pauvreté,  comme pourra-t-on garantir une paix durable ?</em></p>
<p><em>Quand j’étais enfant, je me rappelle parfaitement que, quand les peuples se soulevaient contre le système capitaliste, contre les modèles économiques de pillage permanent de nos ressources naturelles, on accusait les dirigeants syndicaux, les dirigeants politiques de gauche d’être des communistes et qu’on les arrêtait ; qu’on réprimait militairement les forces sociales à coups de confinements, d’exils, de massacres, de persécutions, d’incarcérations, d’accusations d’être des communistes, des socialistes, des maoïstes, des marxistes-léninistes. Je constate que ce n’est plus le cas maintenant : on ne nous accuse plus de marxistes-léninistes, on nous accuse de narcotrafiquants ou de terroristes…</em></p>
<p><em>…des interventions se préparent contre les présidents, contre les gouvernements, contre les peuples qui ne sont pas en faveur du capitalisme et de l’impérialisme.</em></p>
<p><em>…on nous parle d’une paix durable. Mais quelle paix durable peut-elle exister avec tant de bases militaires étasuniennes ? Quelle paix durable peut-elle exister devant tant d’interventions militaires ?</em></p>
<p><em>À quoi servent donc ces Nations Unies si un petit groupe de pays y décide d’interventions, de massacres ?</em></p>
<p><em>Si nous voulons que cette organisation-ci, les Nations Unies, ait assez d’autorité pour faire respecter ses résolutions, eh bien, nous devons commencer par penser à la refonder…</em></p>
<p><em>Tous les ans, la quasi-totalité des membres des Nations Unies – exception faite des USA et d’Israël – vote la levée du blocus économique imposé à Cuba. Et pourtant, qui fait respecter cette résolution ? Bien entendu, le Conseil de sécurité ne va jamais faire respecter cette résolution de l’Assemblée générale ! […] J’ai du mal à comprendre comment une organisation de tous les pays du monde ne respecte même pas ses propres résolutions. Qu’est-ce donc que les Nations Unies ?</em></p>
<p><em>Je tiens à dire que </em><em>la Bolivie</em><em> n’ignore pas la reconnaissance de </em><em>la Palestine</em><em> par les Nations Unies : au contraire, </em><em>la Bolivie</em><em> donne la bienvenue à </em><em>la Palestine</em><em> aux Nations Unies.</em></p>
<p><em>Vous savez que je proviens du mouvement paysan indigène et que nos familles, quand on parle d’une entreprise, pensent qu’elle a toujours beaucoup d’argent, que ses patrons sont des millionnaires, et elles ne comprenaient pas qu’une entreprise demande de l’argent à l’État pour faire un investissement.</em></p>
<p><em>Voilà pourquoi je dis que ces organisations financières internationales font des affaires à travers les entreprises privées, mais qui paie tout ça ? Tout simplement les peuples, les Etats.</em></p>
<p><em>…</em><em>la Bolivie</em><em> a une demande historique envers le Chili pour recouvrer un accès souverain au Pacifique. Et elle a donc pris la décision de recourir aux cours internationales pour réclamer un accès utile et souverain à l’océan Pacifique.</em></p>
<p><em>La résolution 37/10 de l’Assemblée générale de l’ONU, en date du 15 novembre 1982, stipule que « le recours à un tribunal international de justice pour régler des différends entre États ne saurait être considéré comme un acte inamical ».</em></p>
<p><em>La Bolivie</em><em> se prévaut du droit et de la raison pour recourir à une cour internationale, parce que son enfermement est le fruit d’une guerre injuste, d’une invasion. Demander un règlement dans un cadre international représente pour </em><em>la Bolivie</em><em> la réparation d’une injustice historique.</em></p>
<p><em>La Bolivie</em><em> est un État pacifiste qui privilégie le dialogue avec ses voisins, et c’est pourquoi elle maintient ouvertes les voies de négociation bilatérale avec le Chili, sans pour autant renoncer à son droit de recourir à une cour internationale…</em></p>
<p><em>Les peuples ne sont pas responsables de l’enfermement maritime de </em><em>la Bolivie. Les</em><em> fautifs, ce sont les oligarchies, les transnationales qui s’emparent comme toujours de leurs ressources naturelles.</em></p>
<p><em>Le Traité de 1904 n’a pas apporté  la paix ni l’amitié ; il a fait que </em><em>la Bolivie</em><em> n’ait pas pu accéder pendant plus d’un siècle à un port souverain.</em></p>
<p><em>…en Amérique, un autre mouvement des pays latino-américains et caribéens est en gestation, une nouvelle OEA sans les États-Unis, pour nous libérer de certains diktats. Heureusement, grâce à la petite expérience que nous avons à l’UNASUR […] nous n’avons plus besoin, en cas de différends entre pays […] que quelqu’un vienne d’en-haut et du dehors y mettre bon ordre.</em></p>
<p><em>Je veux aussi saisir l’occasion pour aborder un point clef : la lutte contre le trafic de drogues, que l’impérialisme étasunien utilise à des fins foncièrement politiques. En Bolivie, </em><em>la DEA</em><em> étasunienne ne luttait pas contre le trafic de drogues ; elle contrôlait le trafic de drogues à des fins politiques. S’il existait un dirigeant syndical ou un dirigeant politique anti-impérialiste, eh bien </em><em>la DEA</em><em> était là pour l’impliquer. Nous avons été de nombreux dirigeants, de nombreux hommes politiques à échapper à ces manigances de l’Empire pour nous impliquer dans le trafic de drogues. Et les tentatives se poursuivent.</em></p>
<p><em>Ces dernières semaines, des médias étasuniens affirmaient que l’avion de la présidence était arraisonné aux USA à cause de traces de cocaïne. Quel mensonge ! Mais c’est bien ainsi qu’on tente de duper la population en orchestrant une sale campagne contre le gouvernement, voire contre l’Etat. Or, que font les Etats-Unis ? Ils « décertifient » </em><em>la Bolivie</em><em> et le Venezuela. De quelle autorité morale peuvent se prévaloir les États-Unis pour certifier ou « décertifier » les pays d’Amérique du Sud ou d’Amérique latine ? Alors qu’ils sont le premier consommateur de drogues au monde, alors qu’ils sont les plus gros producteurs de marihuana au monde ! […] Au nom de quelle autorité morale peuvent-ils donc certifier ou « décertifier » ? C’est là une autre manière de faire peur à nos pays ou de les intimider. N’empêche que </em><em>la Bolivie</em><em> lutte contre le trafic de drogues d’une manière absolument responsable.</em></p>
<p><em>Ce même rapport des États-Unis, ou plutôt de leur département d’État, reconnaît que la culture de la coca a nettement diminué, que la prohibition s’est améliorée.</em></p>
<p><em>Mais où est donc le marché ? Car c’est le marché qui est à l’origine du trafic de drogues. Eh bien, le marché est ici. Et qui donc « décertifie » les États-Unis pour n’avoir pas réduit leur marché ?</em></p>
<p><em>Ce matin, le président mexicain, Calderón, a dit que le marché de la drogue continuait de croître, mais que personne ne prenait la responsabilité de le réduire. […] Luttons donc en partageant les responsabilités. […] En Bolivie, nous n’avons pas peur. Finissons-en avec le secret bancaire si nous voulons vraiment lutter contre le trafic de drogues.</em></p>
<p><em>L’une des crises, découlant de la crise du capitalisme, est la crise alimentaire. […] Nous avons une petite expérience en Bolivie : on offre des crédits aux producteurs de riz, de maïs, de blé et de soja, sans aucun intérêt, et ils peuvent même éponger leur dette avec leurs produits. Ce sont des crédits dans des conditions de faveur pour stimuler la production. Et pourtant les banques internationales ne prennent jamais en considération les petits producteurs, ou les associations, les coopératives, qui peuvent très bien contribuer si on leur en donne la possibilité. […] Il faut en finir avec le marché dit compétitif.</em></p>
<p><em>Dans une compétition, qui donc gagne? Le plus puissant, celui qui a le plus d’avantages. Les transnationales, et toujours elles. Et qu’arrive-t-il alors au petit producteur ? Qu’arrive-t-il alors à la famille qui veut s’en sortir par ses propres efforts? […] Avec cette politique de concurrence, nous n’allons jamais pouvoir régler la question de la pauvreté.</em></p>
<p><em>Je dirai, pour conclure mon intervention, que la crise du capitalisme est désormais irréversible. […] La crise économique du capitalisme n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle. Et pourtant, que font les pays capitalistes ou les pays impérialistes ? Ils cherchent le moindre prétexte pour intervenir dans un pays et pour en récupérer les ressources naturelles.</em></p>
<p><em>Le président étasunien a dit ce matin que l’Iraq était désormais libre, que c’étaient les Iraquiens qui allaient maintenant gouverner. Il se peut bien que les Iraquiens gouvernent, mais leur pétrole, aux mains de qui est-il maintenant ?</em></p>
<p><em>Il s’est félicité : fini l’autocratie en Libye, maintenant c’est la démocratie. Peut-être bien, mais le pétrole libyen, aux mains de qui restera-t-il maintenant ? […] Les bombardements n’avaient rien à voir avec Kadhafi ou avec quelques rebelles : l’intérêt, c’était la conquête du pétrole libyen.</em></p>
<p><em>…Ils  veulent donc régler leur crise, la crise du capitalisme, en récupérant nos ressources naturelles, à partir de notre pétrole, de notre gaz, de nos ressources naturelles.</em></p>
<p><em>…nous avons une énorme responsabilité : défendre les droits de </em><em>la Terre</em><em> nourricière.</em></p>
<p><em>…la meilleure façon de défendre les droits humains, maintenant, c’est de défendre les droits de </em><em>la Terre</em><em> nourricière. […] Nous avons ici une énorme responsabilité : approuver les droits de </em><em>la Terre</em><em> nourricière. Voilà soixante ans, on a approuvé </em><em>la Déclaration</em><em> universelle des droits de l’homme. Voilà à peine soixante ans qu’on s’est rendu compte aux Nations Unies que l’être humain avait aussi des droits ! Après les droits politiques, après les droits économiques, après les droits des peuples indigènes, nous avons maintenant une énorme responsabilité : défendre les droits de </em><em>la Terre</em><em> nourricière.</em></p>
<p><em>Nous sommes aussi convaincus que la croissance infinie sur une planète finie est insoutenable, impossible. La limite de la croissance est la capacité de génération des écosystèmes de </em><em>la Terre.</em><em> […] Lançons un appel à […] un nouveau décalogue de revendications sociales au sujet des systèmes financiers, des ressources naturelles, des services de base, de la production, de la dignité et de la souveraineté, et, sur ces bases, commençons à refonder les Nations Unies, pour qu’elles soient vraiment la plus grande instance où régler les questions de la paix, de la pauvreté, de la dignité et de la souveraineté des peuples du monde.</em></p>
<p><em>Nous espérons que l’expérience que j’ai vécue comme président puisse servir à quelque chose, de même que je viens apprendre de beaucoup d’entre vous, afin de continuer de travailler à l’égalité et à la dignité du peuple bolivien.</em></p>
<p><em>Je vous remercie.</em></p>
<p>Après ces concepts clefs d’Evo Morales, le président de l’Autorité nationale de Palestine, Mahmoud Abbas, qui a pris la parole deux jours plus tard, a exposé les souffrances dramatiques des Palestiniens :</p>
<p><em>…l’énorme injustice historique commise contre notre peuple… Voilà pourquoi décision a été prise d’établir l’État palestinien sur seulement 22 p. 100 du territoire palestinien et sur tout le territoire palestinien occupé par Israël en 1967. Faire ce pas historique, auquel les États du monde ont applaudi, permettrait […] de ramener la paix sur la terre de la paix. </em></p>
<p><em>Notre peuple continuera de résister pacifiquement à l’occupation d’Israël, à ses colonies et à sa politique d’apartheid, ainsi qu’à la construction du mur d’annexion raciste […], armé de rêves, de courage, d’espoir et de slogans face aux chars, aux gaz lacrymogènes, aux bouteurs et aux balles.</em></p>
<p><em>…nous voulons tendre la main au gouvernement et au peuple israéliens pour instaurer la paix. Et je leur dis : construisons ensemble, d’urgence, un avenir pour nos enfants afin qu’ils puissent jouir de la liberté, de la sécurité et de la prospérité. […] Nouons des rapports de coopération fondés sur la parité, l’équité et l’amitié entre deux États voisins, </em><em>la Palestine</em><em> et Israël, au lieu de ces politiques d’occupation, de colonisation, de guerre et d’extermination de l’autre.</em></p>
<p>Quasiment un demi-siècle s’est écoulé depuis cette occupation brutale, stimulée et appuyée par les États-Unis. Et pourtant, il ne se passe pas un seul jour sans que le mur continue de s’ériger, sans que de monstrueux engins mécaniques démolissent des logements palestiniens, sans qu’un jeune, voire un adolescent, palestinien soit blessé ou tué.</p>
<p>Que de profondes vérités contiennent les paroles d’Evo!</p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><img class="alignleft" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/09/firma-110926-chavez-evo-y-obama-segunda-parte-y-final-300x191.jpg" alt="" width="300" height="191" /></p>
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<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 26 septembre 2011</strong></p>
<p><strong> 22 h 32</strong></p>
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		<title>Israël ne veut pas d&#8217;un État palestinien. Point.</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 13:37:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[la Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[Yasser Arafat]]></category>

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		<description><![CDATA[Mercredi dernier, une coalition d'organisations pacifistes israéliennes a publié une liste de 50 raisons pour Israël de soutenir un État palestinien. En supposant que vous n'acceptions que cinq d'entre elles, n'est-ce pas suffisant ? Quelle est exactement l'alternative, maintenant que les cieux se referment autour de nous ?]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Gideon Levy</strong></p>
<p><strong>(Tlaxcala)</strong></p>
<p><strong></p>
<div id="attachment_1154" style="width: 580px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1154" src="/files/2011/09/Palestine.jpg" alt="" width="580" height="332" /><p class="wp-caption-text">&quot;Proposition d&#039;Etat palestinien&quot;, par Carlos Latuff</p></div>
<p></strong>Que dirons-nous au monde la semaine prochaine,  à l&#8217;ONU ? Que pourrions-nous dire ? Que ce soit à l&#8217;Assemblée générale  ou au Conseil de sécurité, nous montrerons à tous notre nudité : Israël  ne veut pas d&#8217;un État palestinien. Un point, c&#8217;est tout. Et il n&#8217;y a pas  un seul argument convaincant contre l&#8217;établissement et la  reconnaissance internationale d&#8217;un tel État.</p>
<p><span></p>
<div>Alors, que dirons-nous, que nous y sommes opposés ? Quatre premiers  ministres, dont Benjamin Netanyahu, ont dit qu&#8217;ils sont en faveur,  qu&#8217;elle doit être accomplie par des négociations, alors pourquoi ne  l&#8217;avons-nous pas encore fait ? C&#8217;est notre argument selon lequel nous  nous y opposons parce c&#8217;est une mesure unilatérale ? Quoi de plus  unilatéral que les colonies dont nous continuons les constructions ? Ou  peut-être dirons-nous que la voie vers un État palestinien passe par  Ramallah et Jérusalem, et non pas par New York, chez la secrétaire  d&#8217;État américaine. L&#8217;État d&#8217;Israël lui-même a été créé, en partie, au  sein des Nations Unies.</div>
<div></div>
<div>La semaine prochaine sera pour d&#8217;Israël un moment de vérité, ou  plus précisément le moment où son mensonge sera révélé. Que ce soit le  président, le Premier ministre ou l&#8217;ambassadeur à l&#8217;ONU, même le plus  grand des orateurs publics sera incapable de se défendre devant les  représentants des Nations du monde et d&#8217;expliquer la logique  israélienne, aucun des trois ne sera en mesure de les convaincre que la  position d&#8217;Israël n&#8217;aucun mérite.</div>
<div></div>
<div>Il y a trente-deux ans, Israël a signé un accord de paix avec  l&#8217;Égypte dans lequel il s&#8217;est engagé «à reconnaître les droits légitimes  du peuple palestinien» et à établir une autorité autonome en  Cisjordanie et à Gaza dans les cinq ans. Rien ne s&#8217;est passé.</div>
<div></div>
<div>Il y a dix-huit ans, le Premier ministre d&#8217;Israël a signé les  Accords d&#8217;Oslo, dans lesquels Israël a entrepris de mener des  pourparlers afin de parvenir à un accord sur le statut final avec les  Palestiniens, y compris les questions fondamentales, dans les cinq ans.  Cela, aussi, n&#8217;a pas eu lieu. La plupart des dispositions de l&#8217;accord  ont échoué depuis lors &#8211; dans la majorité des cas à cause d&#8217;Israël. Qui  sera l&#8217;avocat d&#8217;Israël à l&#8217;ONU à ce sujet ?</div>
<div></div>
<div><span></p>
<div>Pendant des années, Israël a déclamé que  Yasser Arafat était le seul obstacle à la paix avec les Palestiniens.  Arafat est mort &#8211; et encore une fois de plus rien ne s&#8217;est passé. Israël  a prétendu que si seulement la terreur s&#8217;arrêtait, une solution  apparaîtrait. La terreur s&#8217;est arrêtée &#8211; et rien. Les excuses d&#8217;Israël  sont devenues de plus en plus vides de sens et la vérité nue de plus en  plus exposée. Israël ne veut pas atteindre un accord de paix qui  impliquerait la création d&#8217;un État palestinien. Cela ne peut plus être  résolu à l&#8217;ONU. Et qu&#8217;attend Israël des Palestiniens dans ce cas-là &#8211;  une autre série de séances de photos, comme celles avec Ehud Barak,  Ehoud Olmert et Tzipi Livni qui n&#8217;avaient conduit nulle part ?</div>
<div></div>
<div>La vérité est que les Palestiniens n&#8217;ont que trois options, pas  quatre : se rendre sans condition et continuer à vivre sous l&#8217;occupation  israélienne pour encore 42 ans au moins ; lancer une troisième  intifada, ou mobiliser le monde en leur nom. Ils ont choisi la troisième  option, le moindre de tous les maux, même du point de vue d&#8217;Israël. Que  peut dire Israël à ce sujet &#8211; que c&#8217;est une mesure unilatérale, comme  il le dit avec les USA? Mais il n&#8217;était pas d&#8217;accord pour arrêter la  construction dans les colonies, la mère de toutes les mesures  unilatérales. Qu&#8217;est-ce qui reste aux Palestiniens ? L&#8217;arène  internationale. Et si cela ne les sauve pas, alors un autre soulèvement  populaire dans les territoires.</div>
<div></div>
<div>Les Palestiniens en Cisjordanie, 3,5 millions aujourd&#8217;hui, ne  pourront pas vivre sans droits civiques pour 42 ans encore. Nous  pourrions aussi bien nous habituer au fait que le monde n&#8217;en restera pas  là. Netanyahou ou Shimon Peres peuvent-ils expliquer pourquoi les  Palestiniens ne méritent pas leur propre État ? Ont-ils même le moindre  argument ? Rien. Et pourquoi pas maintenant ? Nous avons déjà vu,  surtout ces derniers temps, le temps ne réduit que les alternatives  possibles dans la région. Ainsi, même cette faible excuse est morte née.</div>
<div></div>
<div>Hier, une coalition d&#8217;organisations pacifistes israéliennes a  publié une liste de 50 raisons expliquant pourquoi Israël doit soutenir  un État palestinien. En supposant que vous n&#8217;acceptions que cinq d&#8217;entre  elles, n&#8217;est-ce pas suffisant ? Quelle est exactement l&#8217;alternative,  maintenant que les cieux se referment autour de nous ? Quelqu&#8217;un  peut-il, Peres ou Netanyahu peuvent-ils sérieusement soutenir que  l&#8217;hostilité envers nous dans la région n&#8217;aurait pas diminué si  l&#8217;occupation avait déjà pris fin et un État palestinien établi ?</div>
<div></div>
<div>Les vérités sont si fondamentales, si banales, que ça fait mal, ne  serait-ce que de les répéter. Mais, malheureusement, elles sont les  seules dont nous disposons. Et donc, une simple question à tous ceux qui  nous représenteront à l&#8217;ONU la semaine prochaine : Pourquoi pas, pour  l&#8217;amour du ciel ? Pourquoi le «non» une fois de plus ? Et à quoi  dirons-nous &#8220;oui&#8221; ?</div>
<p></span></div>
<p></span></p>
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