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	<title>Cubadebate (Français) &#187; José Martí</title>
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		<title>La Patrie ou la Mort !</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2021 18:17:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[José Marti a été trahi. Pas question de se laisser intimider par ceux qui tentent de bafouer notre Patrie avec une chanson. Combien d'oubli tient-il dans un adieu ? Combien de haine tient-elle dans les artères de Miami ? Ceux qui nous oublient, oublient les jeunes qui ont un jour chanté avec eux, ils oublient leur peuple, ils oublient leur patrie, ils oublient Marti. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5252" alt="Cartel patria" src="/files/2021/02/Cartel-patria.jpg" width="300" height="249" />José Marti a été trahi. Pas question de se laisser intimider par ceux qui tentent de bafouer notre Patrie avec une chanson. Combien d&#8217;oubli tient-il dans un adieu ? Combien de haine tient-elle dans les artères de Miami ? Ceux qui nous oublient, oublient les jeunes qui ont un jour chanté avec eux, ils oublient leur peuple, ils oublient leur patrie, ils oublient Marti. Ceux qui chantent, le font comme si Cuba ne leur avait rien donné, comme s&#8217;ils étaient devenus des artistes sur Jupiter, comme s&#8217;ils ne se rappelaient pas où ils ont grandi et qui les a embrassés pour la première fois, comme si le respect de nos pénuries n’était pas un devoir, comme si l&#8217;opportunisme pouvait estomper aussi vite la gratitude d&#8217;être Cubain ; comme si vivre dans ces rues, comme si labourer nos sillons, comme si manger dans une même assiette n&#8217;était pas une source de fierté.</p>
<p>Marti fut un indépendantiste. Que personne ne l&#8217;oublie ! Marti est mort pour nous parce qu&#8217;il détestait le joug espagnol et connaissait en profondeur le monstre du Nord. C&#8217;est pourquoi il l&#8217;appela Goliath et voulut être David. Sa mort était la façon la plus digne de vivre. La patrie l&#8217;a vu mourir et a ouvert ses entrailles pour l’accueillir. Marti n&#8217;a jamais cédé sa terre natale aux intérêts d&#8217;un autre gouvernement. Il n&#8217;a jamais été annexionniste. Il n&#8217;a jamais été un traître. Il n&#8217;a jamais écrit contre sa patrie ni prononcé de discours contre son peuple. Il n&#8217;a permis à personne de le manipuler parce que c’était un homme de fer et de lumière. Et quand il dut tenir tête à Zambrana, avec le sourcil le plus froncé jamais vu à New York, il le fit. C&#8217;est pourquoi je te demande d&#8217;élever ta voix aujourd&#8217;hui. Fais-le pour Marti.</p>
<p>Cette chanson pétrie de haine qui tente de se moquer de tout ce que nous sommes, de tout ce que nous avons donné pour être libres, de tout le sang versé sur ce sol ; cette chanson qui tente d’échanger Cuba pour un million de vues sur YouTube, qui tente de négocier notre prestige pour des « j’aime » ; cette chanson de six zombies hypnotisés par le boom et le marché, de six individus prisonniers de l&#8217;hégémonie et de l&#8217;égoïsme, de six rats qui ignorent que ce peuple, comme Marti, n’est pas dépourvu de dignité ; cette chanson scélérate et lâche ne me représente pas. Leur haine ne me représente pas. Leurs paroles répugnantes ne me représentent pas. Gente de Zona ne me représente pas. Marti me représente. Descemer Bueno ne me représente pas. Le Che me représente. Maykel Osorbo ne me représente pas. Silvio me représente. El Funky ne me représente pas. Israël Rojas me représente. Yotuel ne me représente pas. Fidel me représente.</p>
<p>Le jour où, ici, nous avons décidé de scander haut et fort : « La Patrie ou la Mort ! », nous ne jouions pas aux petits soldats. Nous supprimions des enfers, nous fondions un peuple. Marti a aussi crié : « L’Indépendance ou la Mort ! » parce qu&#8217;il savait qu&#8217;il n&#8217;y avait pas d&#8217;autre moyen de sauver la patrie. Le jour où, ici, nous avons décidé de crier « La Patrie ou la Mort ! », nous ne cherchions pas à imposer une doctrine, mais à rendre hommage à ceux qui étaient morts pour l&#8217;indépendance. Le jour où Fidel s’est exclamé « La Patrie ou la Mort ! », tout ce pays pleurait parce qu’une centaine de nos frères avaient été tués dans une explosion et que 400 avaient été blessés. La CIA les a tués. La haine les a tués. Que tout le monde le sache : Nous avons aussi scandé ce slogan en hommage aux 34 personnes disparues dans cette explosion, aux dizaines d&#8217;hommes handicapés à vie, aux veuves, aux orphelins, aux mères en larmes et au bord de l’évanouissement. Et il fallut que ce soit « La Patrie ou la Mort ! » à Playa Giron quand ils sont venus nous envahir et nous tuer. Et il fallut que ce soit « La Patrie ou la Mort ! » dans les montagnes de l’Escambray infestées de bandits contre-révolutionnaires qui décimaient des familles entières. Et il fallut que ce soit « La Patrie ou la Mort ! » lorsqu&#8217;ils firent exploser un avion civil en plein vol, tuant 73 personnes, dont 57 Cubains, au large des côtes de la Barbade. «La Patrie ou la Mort ! » est notre seule vérité, notre déclaration, notre dénonciation, notre sanglot, notre verdict et ce mot d’ordre sera aussi notre épitaphe.</p>
<p>De quelle patrie et de quelle vie parlez-vous, vous qui vouez un culte à la haine d’un autre gouvernement à l’encontre de votre pays ? De quel domino verrouillé parlez-vous ? Qui a verrouillé le domino ? De quelle patrie et de quelle vie parlez-vous, vous qui ne chantez pas contre un blocus qui détruit la vie des Cubains ? De quel « sang pour penser différemment » parlez-vous ? De quel pays ? Où avez-vous perdu votre boussole, où avez-vous perdu le cap, quand avez-vous changé ? De quelle patrie et de quelle vie parlez-vous, si Maykel Osorbo a récemment appelé à une intervention militaire ? C’est la patrie que vous souhaitez ? Envahie ? De quelle patrie parlez-vous, si vous chantez contre votre pays depuis l’étranger ? De quelle vie parlez-vous, si vous avez offensé nos morts les plus sacrés ? De quelle patrie et de quelle vie parlez-vous, si la vie dans ce pays n&#8217;avait pas été respectée jusqu’au triomphe de la Révolution ?</p>
<p>Arrêtez avec vos histoires ! C&#8217;est et ce sera toujours « La Patrie ou la Mort ! », parce que nous respectons ceux qui nous ont remis le rêve et la liberté. « Ce n&#8217;est pas une phrase numancienne ou suicidaire, mais une volonté irréductible de tout donner. C&#8217;est la Patrie ou la Mort, car ce n&#8217;est qu&#8217;avec cette détermination que nous avons été libres. Libres, tels la pensée imprévisible. C&#8217;est la Patrie ou la Mort parce que ce pays ne peut pas mourir à nouveau. Des larmes coulent encore sur les visages et des blessures brûlent encore sur la peau. C&#8217;est la Patrie ou la Mort parce que celui qui se lève aujourd&#8217;hui pour Cuba se lève pour tous les temps. C&#8217;est la Patrie ou la Mort parce que nos cœurs saignent.</p>
<p>La seule façon d’assurer notre sécurité, la seule façon de résister aux assauts des vents du Nord, la seule façon d&#8217;être le phare de ce continent en déclin, la seule façon de ne pas être les chiens d&#8217;une idéologie oppressive, la seule façon de continuer à construire un pays meilleur : en critiquant ce qui est mal fait et aller de l&#8217;avant, la seule façon pour un enfant pauvre de la montagne de devenir professionnel, la seule façon d&#8217;avoir nos écoles, nos hôpitaux, nos parcs ; notre art, libre, critique et authentique ; la seule façon pour que nos vies soient respectées, la seule façon de nous réveiller chaque jour, heureux, sur un sol imparfait mais qui nous appartient, c&#8217;est de croire, c&#8217;est de dire, tous les jours : « La Patrie ou la Mort ! ».</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>Marti parmi nous</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2021 20:56:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous sommes arrivés à ce 28 janvier 2021 après avoir parcouru un chemin épineux, remplis d'obstacles et de pièges, avec un blocus multiplié au-delà de toutes limites et une pandémie dont le bilan mortel dépasse les deux millions de morts sur la planète. La digne résistance de Cuba a fait échouer les 240 mesures imposées par Trump.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5205" alt="marti" src="/files/2021/02/marti.jpg" width="300" height="250" />Nous sommes arrivés à ce 28 janvier 2021 après avoir parcouru un chemin épineux, remplis d&#8217;obstacles et de pièges, avec un blocus multiplié au-delà de toutes limites et une pandémie dont le bilan mortel dépasse les deux millions de morts sur la planète.</p>
<p>La digne résistance de Cuba a fait échouer les 240 mesures imposées par Trump, visant à étouffer l&#8217;économie et à affaiblir le soutien du peuple à la Révolution. Comme l&#8217;a dit le président Diaz-Canel, « ils nous ont tiré dessus pour nous tuer, et nous sommes vivants. »</p>
<p>Les projets subversifs, avec l&#8217;utilisation de mercenaires, de « médias indépendants » et de réseaux sociaux, n&#8217;ont réussi qu&#8217;à déconcerter brièvement certaines personnes et à ajouter un nouveau chapitre caricatural à la campagne anticubaine.</p>
<p>Face aux agressions de Goliath, frénétique, enragé, malade de haine et d&#8217;impuissance, David apparaît tel que Marti l&#8217;a toujours évoqué : comme un géant moral.</p>
<p>Cette petite Île, assiégée et calomniée, a lutté contre la covid-19 avec rigueur scientifique, esprit de solidarité et des résultats incontestables, tant à l&#8217;intérieur de ses frontières que dans une quarantaine d’autres pays et territoires. Elle fait également partie des très rares nations qui progressent dans la fabrication de leurs propres vaccins.</p>
<p>L&#8217;Empire du Nord, en revanche, la plus grande superpuissance du monde, a apporté à l&#8217;épidémie une réponse négligente et inhumaine, axée sur les répercussions électorales et économiques du virus et non sur celles qu&#8217;il a et avait sur la santé de ses citoyens. La population des États-Unis paie le prix du manque de sensibilité de ses dirigeants face à la perte de nombreuses vies, en particulier parmi les plus humbles.</p>
<p>Dans le même temps, la manœuvre visant à discréditer nos médecins a été déjouée par l&#8217;exemple de professionnalisme et de générosité qu&#8217;ils ont laissé en tous lieux.</p>
<p>Marti, lui aussi, dut répondre aux diffamations lancées par la presse étasunienne contre sa cause et ses compatriotes et défendre, avec passion et arguments, la capacité des Cubains à se gouverner eux-mêmes et à construire une République libérée des vices qu&#8217;il dénonça et subit dans plusieurs pays d&#8217;Amérique latine et, surtout, aux États-Unis. Une Cuba libre, souveraine, juste, capable de stopper la poussée impériale, avec Porto Rico et les autres Antilles, et de contribuer ainsi « à l&#8217;équilibre encore chancelant du monde ».</p>
<p>Les « freluquets qui n&#8217;ont pas foi en leur terre » le qualifièrent de « fou » pour ses convictions, son intégrité et sa ferveur patriotique. Bien des années plus tard, d&#8217;autres freluquets très cyniques, les idéologues du néoannexionnisme, se sont acharnés de la même manière contre lui et ont sévèrement disqualifié ses « illusions » sur le destin d&#8217;une Île qu&#8217;ils croient condamnée à se subordonner à son puissant voisin.</p>
<p>Bien sûr, ils ont attaqué en même temps son meilleur disciple, Fidel, héritier de cette noble « folie », qui a fondé une Patrie martinienne, socialiste, internationaliste et a apporté des contributions essentielles à l&#8217;équilibre du monde.</p>
<p>À l&#8217;occasion du 150e anniversaire de la naissance de l&#8217;Apôtre, Fidel a rappelé l&#8217;influence de Marti sur les protagonistes de l’attaque de la caserne Moncada :</p>
<p>« (&#8230;) de lui nous avions reçu, avant toute chose, les principes éthiques sans lesquels il n’est même pas possible de concevoir une révolution. Nous avons également hérité de lui son patriotisme inspirateur et un concept de l&#8217;honneur et de la dignité humaine si élevé que personne au monde n&#8217;aurait pu nous l&#8217;enseigner. »</p>
<p>Cet héritage qui a nourri la Génération du centenaire est devenu depuis 1959 le patrimoine de la grande majorité du peuple cubain et continue d&#8217;être indispensable.</p>
<p>La lutte menée par l&#8217;Apôtre pour contrecarrer la diffusion parmi les hommes politiques et les intellectuels latino-américains du « modèle » yankee en tant que paradigme idéalisé, synonyme de « modernité », de « développement » et de « liberté », n&#8217;a rien perdu de son actualité. Aussi s’est-il efforcé de démanteler le mythe. Il a dénoncé, parmi bien d&#8217;autres traits dégradants du soi-disant « modèle », l&#8217;arrogance et les ambitions hégémoniques de la « Rome étasunienne », le culte obsessionnel de l&#8217;argent comme un cancer qui ronge les fondements de cette société et le contrôle exercé par « les entreprises colossales et opulentes » lors des élections.</p>
<p>À propos de la « démocratie » des États-Unis, il écrivit ces mots lapidaires : « Je veux que le peuple de ma terre ne soient pas comme celui-ci, une masse ignorante et passionnée, qui va là où l’on veut l’emmener, avec des bruits qu&#8217;elle ne comprend pas, ceux qui jouent sur ses passions comme un pianiste joue sur le clavier. »</p>
<p>La décolonisation culturelle est un autre élément fondamental de la pensée martinienne. Même si la pandémie a mis en lumière de façon didactique la cruauté du néolibéralisme et accéléré la décadence et le discrédit de l&#8217;Empire, la machinerie colonisatrice de l&#8217;industrie de la publicité, de l&#8217;information et du divertissement conserve son efficacité.</p>
<p>Dans l&#8217;opération de décolonisation que Marti a conçue – de L&#8217;Âge d&#8217;Or jusqu’à son journalisme éblouissant – il existe des instruments d&#8217;une valeur immense pour la formation de l&#8217;être humain, éduqué, libre, non manipulable qui est au cœur de notre projet éducatif. Dans ce domaine, il a laissé des leçons uniques pour son époque et pour l&#8217;avenir, pour Cuba, pour la région latino-américaine et caribéenne, et pour l&#8217;humanité tout entière.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi Fidel se demandait avec tant de force, à l&#8217;occasion de cet anniversaire : « Pourquoi ne pas ériger un monument vivant à la belle et profonde vérité contenue dans cette maxime martinienne : &#8220;être cultivé est la seule façon d&#8217;être libre&#8221; ? »</p>
<p>Fidel ne proposait pas d&#8217;ériger une sculpture ou un obélisque. Il pensait probablement à l&#8217;exercice profond, plein et continu de l&#8217;un des piliers de son concept de Révolution : celui qui nous appelle à « nous émanciper par nous-mêmes et avec nos propres efforts ».</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>Marti à Caracas : des hommes sacrés de Cuba et du Venezuela</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2021 16:39:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce fut il y a 140 ans, ce jour mémorable où un voyageur arriva à Caracas et, sans se débarrasser de la poussière de la route, demanda comment se rendre jusqu’à la statue de Simon Bolivar, sans même avoir pensé à l'endroit où il serait hébergé dans cette région. La grandeur du Libertador éveillait tant d'émotion chez le Cubain, qu'il en pleurait face à son impuissance.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5175" alt="Marti Caracas" src="/files/2021/02/Marti-Caracas.jpg" width="300" height="250" />Ce fut il y a 140 ans, ce jour mémorable où un voyageur arriva à Caracas et, sans se débarrasser de la poussière de la route, demanda comment se rendre jusqu’à la statue de Simon Bolivar, sans même avoir pensé à l&#8217;endroit où il serait hébergé dans cette région.</p>
<p>La grandeur du Libertador éveillait tant d&#8217;émotion chez le Cubain, qu&#8217;il en pleurait face à son impuissance ; il ressentait tant d’admiration pour cet homme infatigable, qu&#8217;il a voulu que les enfants connaissent son existence, aussi leur a-t-il parlé de lui dans la revue L&#8217;Âge d&#8217;Or.</p>
<p>Comme le Venezuela, Cuba était à l&#8217;époque un pays opprimé, et cette douleur pesait sur l’âme de ces grands hommes. Comme le Héros vénézuélien, Marti fut un leader du peuple, car dans leurs réflexions, rien n’occupait plus d’espace que la liberté de la Patrie.</p>
<p>Comme Bolivar, le voyageur se souciait du destin victorieux de l&#8217;Amérique, parce que pour les deux, elle avait autant d’importance que le cercle restreint dans lequel on vient au monde. Pour les deux hommes, rien ne fut plus important que l&#8217;Humanité tout entière. Ils refusèrent de vivre sans honneur parce qu&#8217;ils portaient en eux l’honneur de tous ceux qui se contentaient de vivre sans lui.</p>
<p>Celui qui demanda à servir le Venezuela en tout ce qui serait nécessaire, parce cette terre avait en lui un fils, se rebella, comme Bolivar, contre les pilleurs du bonheur. Et comme lui, il donna sa vie aux pieds de la dignité humaine.</p>
<p>Seuls les ingrats ont déformé la voie éclairée qu&#8217;ils avaient tracée. Que le monde ne s&#8217;étonne donc pas du destin assumé par Cuba et le Venezuela. Pays héritiers d&#8217;hommes sacrés, ils marchent en rang serré « pour empêcher le géant aux bottes de sept lieues de passer »</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>Los Van Van et Marti : Dicha grande</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2021 16:16:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[En 2014, la Société culturelle José Marti et l'Egrem ont sorti un CD/DVD qui, avec toute intentionnalité et un travail musical exquis, allait marquer une nouvelle direction en matière de recontextualisation de la pensée de José Marti à l’heure actuelle. Sur une idée, la coordination et le concept musical d'Israel Rojas, le nouveau projet avait comme prémisse d’aller à la rencontre de José Marti.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5165" alt="Van Van discvo" src="/files/2021/02/Van-Van-discvo.jpg" width="300" height="250" />En 2014, l<strong>a Société culturelle José Marti et l&#8217;Egrem ont sorti un CD/DVD qui, avec toute intentionnalité et un travail musical exquis, allait marquer une nouvelle direction en matière de recontextualisation de la pensée de José Marti à l’heure actuelle.</strong></p>
<p><strong>Sur une idée, la coordination et le concept musical d&#8217;Israel Rojas,</strong> le nouveau projet avait comme prémisse d’aller à la rencontre de José Marti, non pas à partir de la musicalisation en soi, mais avec pour seule exigence – pour le définir ainsi – ou fil conducteur thématique, de s’inspirer d’une phrase, d’un mot ou d’un leitmotiv de l’une des œuvres ou pensées du Héros national. C’est ainsi qu’est né le CD Motivos Martianos, où la variété musicale et stylistique réalisée par Israël Rojas [du groupe Buena Fe] et d’autres professionnels, a constitué de toute évidence une nouveauté palpable.</p>
<p><strong>Le CD est composé de 13 titres, dans lesquels on découvre un panorama sonore varié qui, pour beaucoup, est encore inconnu, alors que le DVD ne comprend malheureusement que cinq titres de l&#8217;album.</strong> De ce fait, la promotion n’a pu être faite que pour une partie, avec pour protagoniste principal sans aucun doute le titre Me dicen Cuba, une chanson d&#8217;Alexander Abreu et Habana D&#8217;Primera, dont le vidéoclip a été réalisé par Pablo Massip, auteur de plusieurs autres dans le cadre de ce projet.</p>
<p>Néanmoins, pour des raisons d&#8217;équilibre musical, l&#8217;album comporte également d&#8217;autres titres importants qui méritaient – et méritent – une meilleure diffusion, au-delà d&#8217;un clip vidéo, ce qui n&#8217;enlève rien à l&#8217;importance du projet ou d&#8217;un thème spécifique, un facteur dont il faut tenir compter pour une communion harmonieuse de tant d&#8217;efforts et de talents réunis. Parmi ces joyaux que l’on trouve également dans Motivos martianos, et qui restent encore cachés, se trouve la chanson Dicha grande, composée par Juan Formell et Israel Rojas, interprétée par Los Van Van, inspirée d’un texte écrit par Marti lors de son débarquement à Cuba à la Playita de Cajobabo : « Nous sommes arrivés à une plage de galets, la petite plage au pied du Cajobabo, je suis le dernier sur la barque et je la vider. Je saute. Immense joie ».</p>
<p>Les mystères et les caprices de l&#8217;histoire font que nous trouverons peut-être la seule référence directe de Formell à une citation de Marti, dans une chanson dédiée précisément au Maestro. Avec insistance, ou peut-être en guise de déclaration publique et d&#8217;engagement de son admiration pour Marti, c&#8217;est Formell qui interprète cette chanson pour assumer, avec sa grandeur et son talent, le défi historique de nous laisser sa voix dans le – peut-être dernier – enregistrement et collaboration discographique, car malheureusement il est décédé en mai 2014, l’année de la naissance de cet album.</p>
<p><strong>Dans Dicha grande, Marti est réinterprété grâce à un beau texte qui commence ainsi : « J&#8217;ai devant moi ma terre, mes gens, mon enfance, ma vérité, mes douleurs, mes racines, ma raison, mon essence : Cuba toute entière de mes amours. » Le texte se poursuit avec la complicité du langage musical propre à l&#8217;orchestre, sans renoncer à la cadence bien connue des Van Van, avec un arrangement de Formell, qui a également invité le guitariste Dairon Lobaina, de Buena Fe (malheureusement décédé peu après).</strong> La sonorité qu&#8217;il obtient est très agréable pour Juan, qui avait déjà eu la même expérience avec Elmer Ferrer dans plusieurs collaborations précédentes avec l&#8217;orchestre.</p>
<p>Il serait bon de revisiter et de rendre plus visible l&#8217;album, et de divulguer les autres chansons qu&#8217;il contient, en particulier celle des Van Van, héritage si précieux d&#8217;un grand de la musique comme Juan Formell envers José Marti et, peut-être serait-il utile d&#8217;accompagner la chanson d&#8217;un videoclip, comme un hommage sincère et de profonde actualité humaine et musicale.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>Le scénario de coup d&#8217;État en douceur échoue une nouvelle fois</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2021 16:46:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une nouvelle provocation contre-révolutionnaire a eu lieu devant le ministère de la Culture : un groupe de personnes, pour la plupart des cyber-mercenaires bien connus au service du gouvernement des États-Unis, a mis en scène un spectacle médiatique, en s’appuyant sur le scénario maintes fois utilisé du « dialogue nécessaire » entre les institutions et les artistes. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-5178" alt="jose marti" src="/files/2021/02/jose-marti.jpg" width="300" height="250" />Une nouvelle provocation contre-révolutionnaire a eu lieu devant le ministère de la Culture : un groupe de personnes, pour la plupart des cyber-mercenaires bien connus au service du gouvernement des États-Unis, a mis en scène un spectacle médiatique, en s’appuyant sur le scénario maintes fois utilisé du « dialogue nécessaire » entre les institutions et les artistes.</strong> Un dialogue que ce groupe a saboté à plusieurs reprises, car en vérité, ils n’ont aucun intérêt à y participer, comme cela a été démontré depuis le 27 novembre 2020.</p>
<p>Le « show » avait pour but de provoquer un climat de violence et de chaos qui permettrait de vendre au monde l&#8217;image d&#8217;une institution en rupture avec les créateurs, les artistes, et d’inciter à des manifestations de rejet de nos fonctionnaires, dépeints comme des personnes violentes, fermées à toute discussion.</p>
<p>Tout avait été répété dans les moindres détails. Les soi-disant créateurs mécontents – en réalité, sur place, les artistes ne représentaient qu’une minorité, puisque la plupart des personnes présentes étaient des membres d’une presse au service des intérêts étasuniens – n&#8217;avaient aucune intention de se réunir avec les responsables du Mincult. D’ailleurs, ils ne prêtèrent aucune attention aux invitations de l&#8217;un des vice-ministres répétées à entrer dans le ministère.</p>
<p><strong>La mission à accomplir, définie à l&#8217;avance, était, à travers l’outrage et des provocations, de forcer – d&#8217;une façon ou d’une autre – les autorités à agir ; ils cherchaient à provoquer un « affrontement », des tensions qui échapperaient à tout contrôle.</strong></p>
<p>Une tactique tout droit sortie d’un manuel. L&#8217;idée était de rester sur place, de tenir tête, d&#8217;attirer l&#8217;attention, d&#8217;utiliser les médias qui faisaient partie du spectacle, afin de générer des matrices d’opinion favorables, de convoquer plus de manifestants par le biais des réseaux sociaux et de fabriquer un petit Maidan dans le Mincult, ce vieux rêve, si souvent raté, de la cia de répéter à La Havane les événements de Kiev.</p>
<p>Selon le manuel du Centre pour les actions et stratégies non-violentes appliquées (Canvas), le laboratoire sociopolitique et de subversion de Srdja Popovic, fondateur avec Slobodan Djinovic du mouvement Otpor qui, en l&#8217;an 2000, contribua, sous les ordres et le financement de la cia, au renversement du président de la République fédérale de Yougoslavie, Slobodan Milosevic, l&#8217;une des premières tâches à accomplir pour mettre au point un « coup d&#8217;État en douceur » est, précisément, de « générer des foyers de désobéissance, de violence et de chaos », d&#8217;assiéger les institutions gouvernementales, les fonctionnaires et les travailleurs, de propager l&#8217;inquiétude, la méfiance et la peur.</p>
<p><strong>Les incidents devant le Mincult font partie de cette stratégie de guerre « non-violente » contre Cuba, une tentative de plus pour allumer l’indispensable détonateur qui la rendrait possible.</strong></p>
<p>Une véritable « meute », comme le prévoit dans ces cas-là le manuel de Gene Sharp et le manuel du Canvas précité, s&#8217;est immédiatement mise en action, en suivant à la lettre les instructions, pour dénigrer et harceler les fonctionnaires cubains et pour victimiser les participants à cette action anticubaine.</p>
<p>Il ne manquait plus au tableau que la « préoccupation » de l&#8217;ambassade des États-Unis dans la capitale cubaine, exprimée dans un tweet qui ne semblait pas avoir été écrit à La Havane, tellement il était éloigné de la réalité des événements qui ont eu lieu devant le ministère de la Culture. En fait, ce que les créateurs, les financiers et les promoteurs de cette forme d&#8217;agression camouflent dans leurs manuels, c’est une manœuvre d&#8217;action violente et d&#8217;ingérence, visant à produire des « coups d&#8217;État » qui conduisent à l&#8217;établissement d&#8217;« États en faillite » aux mains de « gouvernements de transition », incapables de faire face aux États-Unis sur le terrain militaire, et donc, faciles à occuper et à soumettre.</p>
<p>Comme cela a été dénoncé en d&#8217;autres occasions, leur objectif est de créer les conditions d&#8217;une intervention directe à Cuba, à la manière de 1898, en se présentant comme les « sauveurs » d&#8217;un pays en proie au chaos. La date de la veille de l&#8217;anniversaire de José Marti a été choisie comme un élément en leur faveur par ceux qui ignorent l&#8217;histoire de notre pays.</p>
<p>Pour les Cubains, José Marti est un symbole d&#8217;indépendance, un appel permanent à être fidèle à ses idées, ces idées auxquelles nous, les révolutionnaires, sommes attachés et qui font échouer, encore et toujours, les plans de l&#8217;empire et de ses mercenaires.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>La Révolution de José Marti à l&#8217;heure des brasiers</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jan 2021 18:59:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En ce 62e anniversaire du triomphe de la Révolution cubaine, en une heure que l'on pourrait définir comme l’heure des brasiers, comme la qualifia Marti, caractérisée en même temps par un profond débat sur un sujet du plus grand intérêt : la défense de la Révolution depuis notre intelligentsia, notamment celle qui comprend dans son champ le plus habituel des écrivains, des artistes, des penseurs — sans que cela soit réducteur, puisque nous estimons que des politiciens peuvent aussi être considérés comme des intellectuels, entre autres penseurs. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5098" alt="marti" src="/files/2021/01/marti.jpg" width="300" height="249" />En ce 62e anniversaire du triomphe de la Révolution cubaine, en une heure que l&#8217;on pourrait définir comme l’heure des brasiers, comme la qualifia Marti, caractérisée en même temps par un profond débat sur un sujet du plus grand intérêt : la défense de la Révolution depuis notre intelligentsia, notamment celle qui comprend dans son champ le plus habituel des écrivains, des artistes, des penseurs — sans que cela soit réducteur, puisque nous estimons que des politiciens peuvent aussi être considérés comme des intellectuels, entre autres penseurs. Cette analyse, qui pourrait concerner les politiciens, est plutôt axée sur l&#8217;écrivain ou l&#8217;artiste qui vit l’heure actuelle à Cuba, et sur sa participation à la construction d&#8217;une société meilleure.</p>
<p>Pour parler de l’intelligentsia révolutionnaire, il est indispensable de s’appuyer sur la pensée émancipatrice de José Marti, qui nous a indiqué une voie révolutionnaire, d&#8217;une part pour la défense de l&#8217;autochtone, de ce qui nous appartient, et d&#8217;autre part à partir de l’hypothèse d&#8217;un caractère entier et d’une cohérence discursive marquée par l&#8217;éthique. Ensuite, de son point de vue, comprenons le moment présent, révolutionnaire et déterminant. Revenons à Marti parce que nous trouvons en lui, malgré le temps, un extraordinaire soutien politique, éthique et culturel, un point de référence intellectuel. Il le fut aussi pour la génération d&#8217;hommes comme Julio Antonio Mella et Rubén Martinez Villena, et, de manière décisive, pour la Génération du centenaire de sa naissance, qui atteignit sa plus haute expression dans les principaux acteurs des actions du 26 juillet. Selon Roberto Fernandez Retamar, Fidel attribua à Marti « la paternité de la révolution la plus créative du continent américain… ».</p>
<p>Pourquoi Marti serait-il l&#8217;auteur intellectuel de l&#8217;attaque de [la caserne] Moncada ? N&#8217;y avait-il pas des références parmi les intellectuels cubains de l&#8217;époque, des contemporains de Fidel ? Je partage une analyse de Retamar dans l&#8217;essai Vers une intelligentsia révolutionnaire à Cuba, où il montre comment, avant le triomphe de la Révolution, plus précisément dans la période appelée inter- révolutionnaire (celle de l’année 1930 et celle qui débuta en 1953), l’intelligentsia cubaine était plongée dans le scepticisme, le détachement, la désillusion et le désespoir, provoqués par l&#8217;environnement politique et social si incertain et agité. En d&#8217;autres termes, il ne s&#8217;est pas passé la même chose que lors de la révolution de 1930, où il y eut, certes, des intellectuels de premier plan. En 1953, la situation était différente.</p>
<p>Mais pour en revenir au rôle de l’intelligentsia, il faut la contextualiser, la définir, à partir de l&#8217;existence d&#8217;une Révolution à Cuba, qui n&#8217;est pas un fait du passé, une entité abstraite, sans vie, qui ne dort pas dans la froide léthargie du non-sens, et qui est sans doute, de par son chant victorieux, une authentique Révolution culturelle. La valeur de la culture atteint dans cette Révolution une haute expression de défense et de garantie de survie (selon les mots de Fidel, la culture est le bouclier et l&#8217;épée de la nation, c&#8217;est la première chose qui doit être sauvée), et dans sa diffusion, selon Marti, se trouve la mère de la bienséance, la sève de la liberté, le maintien de la République et le remède à ses vices. À Cuba, Révolution et culture forment un corps théorique qui prend vie dans l&#8217;alternative socialiste que nous assumons, à partir de critères solides, cohérents, bien définis, d’autant plus lucides en temps de crise humaniste, de post-modernité, de réalité insoutenable dans le monde.</p>
<p>Cuba se trouve en plein processus éminemment révolutionnaire, changeant et transformateur, basé sur le sens du moment historique (selon la définition de Fidel de la Révolution, parce que, pour changer, – tout peut changer –, mais serait-ce un changement révolutionnaire ?) Dans de tels changements, les politiciens, l&#8217;avant-garde politique, jouent un rôle particulièrement important. Ainsi, où se situe cette intelligentsia qui doit se remettre en question, critiquer (à savoir l&#8217;exercice du critère, définition martinienne), proposer, avertir, chercher des solutions à des problèmes donnés ?</p>
<p>L&#8217;intellectuel a le choix entre créer en dehors de l&#8217;essentiel ou mettre son intelligence au service de l’œuvre commune et collective en construction. C&#8217;est-à-dire que l&#8217;intellectuel, soit il est révolutionnaire soit il ne l’est pas ; sa création peut être ou non au service de la Révolution, du peuple, de la culture qui est semée à travers les canaux de la vie quotidienne.</p>
<p>Il y a l&#8217;intellectuel qui assume en priorité qu&#8217;il vit une Révolution, et ensuite que son travail, pour être révolutionnaire, doit être pleinement impliqué dans la vie changeante du pays, afin de faire partie du façonnement continu d&#8217;une culture renouvelée et enrichie, aux valeurs qui répondent à un temps historique, à des paradigmes, à des critères éthiques et esthétiques de plus en plus libérateurs et dignes, en contribuant à la construction et au développement de la société, à travers sa pensée, sa création, sa proposition. Cependant, celui qui, par apathie, scepticisme, hypercriticisme (un mal caractérisé par l&#8217;égoïsme, l&#8217;exagération, la délégitimation), se met à part et s&#8217;exclut, incite à détruire ce qui est vraiment révolutionnaire. Souvent, ces intellectuels utilisent comme garants le dogmatisme néfaste, les erreurs commises au cours du processus de transformation, les fissures, les zones sensibles de la société, pour s&#8217;attaquer à la Révolution elle-même.</p>
<p>En fait, leur position hypercritique passe par la dévalorisation à outrance des changements et des transformations que nous avons effectués à Cuba. Il assume un faux concept de « révolutionnaire », et se bornent à une critique impitoyable qui sert l&#8217;ennemi de la Révolution. Il est facile de toucher du doigt les blessures sociales et d’appuyer dessus, pour qu&#8217;elles continuent à saigner, au lieu d’agir pour les réparer. Il est facile d&#8217;essayer de délégitimer le gouvernement, de « tout remettre en question », de faire croire que ce que nous faisons est mal. Il est facile de voir les taches du soleil et de renoncer à l&#8217;éthique avec laquelle un révolutionnaire cubain doit agir. Des positions nuisibles qui laissent voir une fragilité conceptuelle. C&#8217;est là qu&#8217;il nous faut de la lucidité, pour nous rendre compte que ce type d&#8217;intellectuel n&#8217;est pas le contre-révolutionnaire, mercenaire grossier, impudent et maladroit, mais une sorte de tigre qui cache ses griffes dans du velours, tout en tirant bénéfice de cet ennemi historique.</p>
<p>À Cuba, nous avons une intelligentsia révolutionnaire, héritière d&#8217;une tradition de lutte dans laquelle la création a fait partie intégrante de la proposition révolutionnaire. Et cette intelligentsia (pas l&#8217;avant-garde politique dans laquelle des hommes comme Fidel, Che, Hart&#8230;, étaient de profonds intellectuels), même si elle eut des exposants exceptionnels avant le triomphe révolutionnaire de 1959, n’existera pas avant le triomphe lui-même, et ce qu&#8217;il a apporté avec lui, lorsqu’elle s’insèrera dans la vie transformatrice du pays, et que sa création intellectuelle s’imprégnera progressivement de l&#8217;atmosphère révolutionnaire de cette époque.</p>
<p>Le discours de Fidel en 1961, connu sous le nom de Paroles aux intellectuels, y a beaucoup contribué. Il convient de noter que cela s&#8217;est produit alors que le caractère socialiste de la Révolution avait déjà été déclaré et que, face aux doutes (logiques et nécessaires) de certains artistes et intellectuels sur les voies de la création, les questions esthétiques, etc., des exigences propres aux créateurs, une politique fut élaborée par un intellectuel de l&#8217;envergure de Fidel, qui s’inspira de Marti.</p>
<p>Il y eut des intellectuels qui rejoignirent la Révolution, qui devinrent des hommes nouveaux, dont la création artistique et intellectuelle assimilait de façon critique le caractère révolutionnaire du moment et de leur propre création. D&#8217;autres ont cédé à l’indolence, au scepticisme, à l&#8217;abandon et ont choisi une voie créatrice hors du pays (sur le plan individuel). Certains ont rejeté la proposition de pays, que la Révolution représentait et se sont ouvertement déclarés contre.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, Cuba vit une situation singulière avec une intelligentsia qui se regroupe en un noyau reconnu (de différentes générations) d&#8217;intellectuels organiques, cohérents, lucides, qui n&#8217;ignore pas les problèmes, qui ne fait pas de concessions de principes, qui assume une pensée critique dans les différentes manifestations, et, le plus authentique, qui se définit comme telle.</p>
<p>Mais on ne saurait nier que certains atteignent leur plénitude dans le tourbillon de la création et assument une neutralité qui conduit à la confusion, à l&#8217;indéfinition, qui sont les plus vulnérables en raison de leur distanciation, de leur repli, de leurs critères ambigus, de leur naïveté très néfaste (ceux qui ne dorment pas avec les armes du jugement, mais avec le séduisant foulard de la colonisation en tête).</p>
<p>Et il en est qui, en apparence, peuvent montrer un contenu soi-disant révolutionnaire, mais qui en réalité est tout son contraire. Ce sont ceux qui prétendent, par leur discours, qui devient conceptuellement incohérent, nier la dignité et l&#8217;éthique indispensable. Dans ce scénario, l&#8217;ennemi a attaqué la Révolution, en s&#8217;attaquant à la culture ; il a tenté de générer un chaos en criticant l&#8217;institutionnalité révolutionnaire. Tel était le plan : nous diviser, nous affaiblir, nous déstabiliser.</p>
<p>Mais une fois de plus, les avertissements de Fidel dans Paroles aux intellectuels deviennent évidents : des intellectuels révolutionnaires cubains, reconnus et nouveaux constituent cette avant-garde qui ne dialogue pas avec ceux qui prétendent détruire les bases les plus authentiques de la Révolution. Cette avant-garde intellectuelle révolutionnaire à Cuba est adepte de José Marti et a fait un choix en disant, comme Marti dans « Verse, mon cœur, ta peine : Vers, soit on nous condamne ensemble, soit nous nous sauvons tous les deux. »</p>
<p>Continuons à forger l&#8217;anti-impérialisme et à parier sur le fait de continuer à dépasser les limites du possible, de continuer à vivre en Révolution.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>Un guide fécond pour le bien de tous</title>
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		<pubDate>Wed, 20 May 2020 22:03:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, le général d'armée Raul Castro Ruz, et le président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, ont rendu hommage ce mardi à José Marti, dont la vie féconde, 125 ans après sa glorieuse mort au champ d’honneur, continue de servir de guide à une Révolution « avec tous et pour le bien de tous ». Juste au moment où le soleil franchissait le tumulus recouvert du drapeau cubain qui abrite les restes de l’Apôtre de notre indépendance, sur le site sacré du Cimetière patrimonial de Santa Ifigenia de cette ville.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4568" alt="Marti pintura" src="/files/2020/06/Marti-pintura.jpg" width="300" height="254" />Le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, le général d&#8217;armée Raul Castro Ruz, et le président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, ont rendu hommage ce mardi à José Marti, dont la vie féconde, 125 ans après sa glorieuse mort au champ d’honneur, continue de servir de guide à une Révolution « avec tous et pour le bien de tous ».</p>
<p>Juste au moment où le soleil franchissait le tumulus recouvert du drapeau cubain qui abrite les restes de l’Apôtre de notre indépendance, sur le site sacré du Cimetière patrimonial de Santa Ifigenia de cette ville, des gerbes dédiées au Héros national ont été déposées au nom de Raul et Diaz-Canel, par Lazaro Exposito Canto et Beatriz Johnson Urrutia, président et vice-présidente du Conseil provincial de défense.</p>
<p>Le dépôt de gerbes, qui comprenait notamment des œillets, des lis et des roses blanches, a été suivi par le moment de recueillement du président de l&#8217;Assemblée nationale du Pouvoir populaire et du Conseil d&#8217;État, Esteban Lazo Hernandez, et du peuple cubain.</p>
<p>Pour souligner, en ce 19 mai, l’actualité de la pensée du Maître, le chef de l&#8217;État cubain a publié sur son compte Twitter : « Il y a 125 ans, au moment de sa mort, Marti est entré dans l&#8217;éternité : je sais disparaître, mais ma pensée ne disparaîtra pas », a-t-il indiqué. « Fidel l&#8217;a amené à nos jours et ses disciples ne le laisseront pas disparaître ».</p>
<p>Dans un autre tweet, le président a souligné : « Martí vit dans chaque acte de résistance et de création de la Révolution cubaine et dans chaque acte de dévouement et de sacrifice de ceux qui sillonnent le monde en sauvant des vies en vertu du principe selon lequel la Patrie, c’est l&#8217;Humanité. »</p>
<p>La mise en garde de José Marti sur le danger que représentaient les États-Unis pour l&#8217;indépendance de Cuba a également été évoquée par Diaz-Canel sur ce même réseau social : « L&#8217;Apôtre tombe au combat, et, dans une lettre inachevée, il met en garde sur le plan dangereux de l&#8217;empire contre Cuba et Notre Amérique. L&#8217;histoire a confirmé sa prédiction et renforcé notre esprit de rébellion ».</p>
<p>Des fleurs blanches portées par de jeunes bras, et une poignée de personnes porteuses de l&#8217;amour de tout un pays, s’inscrivaient dans l’hommage rendu ce mardi au Héros national cubain à Dos Rios, le lieu exact de sa mort au champ d’honneur, situé dans la commune de Jiguani, province de Granma.</p>
<p>L&#8217;ACN (Agence cubaine d’information) a informé qu’au cours de cet cérémonie solennelle, présidée par les autorités politiques et gouvernementales de la province et de la localité, bien que les mesures d&#8217;isolement social imposées par la COVID-19 aient obligé à renoncer à la traditionnelle concentration populaire, a réaffirmé solennellement la actualité accordée par le fidèle disciple Fidel Castro Ruz, lorsqu’il proclama José Marti comme l’« auteur intellectuel » de nos luttes victorieuses.</p>
<p><strong>(Source:Granma)</strong></p>
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		<title>« Marti avec moi, avec nous »</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 16:00:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J'ai lu avec plaisir des dizaines de messages écrits sur le site de la Présidence, à propos de l’appel lancé en janvier à rendre un juste hommage au plus universel des Cubains. Certains sont tellement beaux qu'ils donnent envie de les reproduire comme des graffitis. Même s’ils n'écrivent que des noms ou des pseudonymes, sans profession ni âge, il est très réconfortant de constater que, outre de nombreux martiniens reconnus, la majorité sont des éducateurs et des jeunes désireux de rendre publics leurs sentiments à l'égard de Marti.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4430" alt="Canel Marti" src="/files/2020/03/Canel-Marti.jpg" width="300" height="251" />J&#8217;ai lu avec plaisir des dizaines de messages écrits sur le site de la Présidence, à propos de l’appel lancé en janvier à rendre un juste hommage au plus universel des Cubains. Certains sont tellement beaux qu&#8217;ils donnent envie de les reproduire comme des graffitis.</p>
<p><strong>Même s’ils n&#8217;écrivent que des noms ou des pseudonymes, sans profession ni âge, il est très réconfortant de constater que, outre de nombreux martiniens reconnus, la majorité sont des éducateurs et des jeunes désireux de rendre publics leurs sentiments à l&#8217;égard de Marti.</strong></p>
<p>Ela, institutrice de jardins d’enfants, a écrit qu&#8217;elle a été très émue lorsqu&#8217;elle a parlé de Marti à des enfants de cinq ans, car à ce moment-là, spontanément, ils ont couru pour embrasser le buste à côté duquel ils déposent des fleurs tous les matins.</p>
<p>Enrique, un jeune professionnel, raconte avec fierté comment, enfant, il a représenté l&#8217;Apôtre lors d&#8217;un défilé martinien dans sa ville natale, Placetas, et comment, à sa sortie de l&#8217;université, il a hissé le drapeau cubain jusqu’au sommet du Pic Turquino simplement pour lui rendre hommage.</p>
<p>Comme l’affirme Yamaris Pedraza, « chaque Cubain porte un Marti en soi, nous avons tous lu et interprété ses œuvres, ses pensées. »</p>
<p>Et combien nombreuses sont les pensées de Marti qui nous éclairent ! Certains de mes amis dotés d’une grande mémoire le citent constamment pour prouver qu&#8217;il a parlé de tout, qu&#8217;il a abordé tous les sujets et que dans ses écrits nous pouvons trouver des réponses aux questions les plus difficiles. Nos écoles pourraient organiser des concours pour trouver des pensées de Marti utiles au développement humain. Vous verriez la source de valeurs éthiques qui les inonde.</p>
<p>J&#8217;ai écouté Pedro Pablo Rodriguez, directeur de l&#8217;édition critique des Œuvres complètes de José Marti, dire à l’occasion que cet homme qui n&#8217;a vécu que 42 ans, a laissé un héritage vraiment infini. De façon fréquente et constante, apparaissent des nouveautés concernant Marti, si bien qu’il semble que son travail ne s’achèvera jamais.</p>
<p>Cette œuvre, et celle que son étude a générée à Cuba et dans le monde, est désormais sur les réseaux sociaux, où des jeunes gens le partagent et le comprennent. Enfin, il reste encore beaucoup de Marti à connaître à travers la prose et les vers qui les fascinent. Ils découvrent avec émotion que ce n&#8217;est pas un homme du siècle dernier mais de tous les siècles.</p>
<p>Mais ceci est de Marti ? Nombreux sont ceux qui posent cette question, étonnés de l&#8217;extraordinaire actualité de ses affirmations et de l&#8217;universalité des sujets qu&#8217;il a abordés.</p>
<p>Lorsque les plus nouveaux – qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;enfants ou d’adolescents – découvrent que l&#8217;homme de L&#8217;Âge d&#8217;or a également écrit des choses admirables pour les adultes sur l&#8217;ordre universel et les dangers qui nous guettent encore, il leur devient impossible d&#8217;échapper à la nécessité de puiser dans son œuvre. S&#8217;ils le trouvent et pénètrent son essence, rien ne peut les écarter du charme de son verbe. Et ils deviennent invincibles.</p>
<p><strong>Mais, comme Marti le disait lui-même dans le manifeste du Parti révolutionnaire cubain (PRC) à Cuba : « La patrie est sacrée, et ceux qui l&#8217;aiment sans intérêt ni fatigue lui doivent toute la vérité. »</strong></p>
<p><strong>Je ne veux ni ne peux exagérer. José Marti n&#8217;est pas encore présent comme nous aimerions qu&#8217;il le soit et comme il doit l’être, pour finir de broder l&#8217;âme de nos enfants et des enfants de nos enfants. Nous avons besoin de Marti, et nous en aurons encore besoin, toujours. Et il est de notre responsabilité de l’enseigner, avec sagesse et amour, comme seuls les bons parents et les bons professeurs savent le faire.</strong></p>
<p>Un coup frappé depuis les entrailles de la haine a bouleversé récemment notre conscience en relation avec la routine néfaste qui nous a fait oublier le soin à apporter aux bustes de José Marti. Non pas l’objet matériel qui nous accompagne depuis l&#8217;enfance, mais son intégrité, le symbole qu&#8217;il porte en lui.</p>
<p>Les événements qui ont suivi ont prouvé combien il est important d&#8217;être aux côtés de Marti, dans le camp de ceux qui aiment et fondent. Ou contre Marti, dans le camp de ceux qui haïssent et détruisent.</p>
<p><strong>Nous sommes aujourd&#8217;hui le 24 février. 125 ans ont passé depuis le début de la plus noble des guerres. Celle que Marti a organisée et dirigée, en la définissant comme « une guerre entière et humanitaire, dans laquelle le peuple cubain, invincible et indivisible, est encore plus uni ».</strong></p>
<p>Il est écrit dans le Manifeste de Montecristi où, avec Gomez, ils ont invoqué « comme guide et aide de notre peuple, des fondateurs magnanimes, dont l&#8217;œuvre renouvelle le pays reconnaissant, et l&#8217;honneur, qui doit empêcher les Cubains de blesser, en paroles ou en actes, ceux qui meurent pour eux ».</p>
<p>Ce fut le 25 mars 1895, à la veille du long voyage qui les conduirait à la Patrie, où combattaient déjà pour l&#8217;indépendance les patriotes vétérans et les jeunes pousses, que seul Marti avait pu enrôler et unir grâce à son immense foi « dans le perfectionnement humain et l&#8217;utilité de la vertu ». Cette foi soutient notre résistance légendaire. Prenons-en soi, en approfondissant l’œuvre de Marti.</p>
<p><strong>(Publié le 24 février sur le site de la <a rel="nofollow" target="_blank" href="https://www.presidencia.gob.cu/es/noticias/" >Présidence</a>)</strong></p>
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		<title>Cuba, Marti, Cuba</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 21:22:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chaque 24 février, Juan Gualberto Gomez, fils et petit-fils d'esclaves, avait coutume de hisser un drapeau cubain à Villa Manuela, sa maison dans le quartier de Mantilla, à La Havane, après la fin du colonialisme espagnol. À une date aussi importante, l’étoile solidaire était sa façon de rappeler que la souveraineté de Cuba était une aspiration qui n’était pas tombée dans l’oubli.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4422" alt="marti estatua" src="/files/2020/02/marti-estatua.jpg" width="300" height="251" />Chaque 24 février, Juan Gualberto Gomez, fils et petit-fils d&#8217;esclaves, avait coutume de hisser un drapeau cubain à Villa Manuela, sa maison dans le quartier de Mantilla, à La Havane, après la fin du colonialisme espagnol. À une date aussi importante, l’étoile solidaire était sa façon de rappeler que la souveraineté de Cuba était une aspiration qui n’était pas tombée dans l’oubli.</p>
<p>La dévotion de Juan Gualberto Gomez pour Cuba fit que José Marti le considéra comme l&#8217;homme capable de préparer la Guerre nécessaire sur l&#8217;Île, qui serait relancée dans les campagnes insurgées le 24 février 1895, après ce qui fut dénommée « la trêve fertile ».</p>
<p>Les deux hommes s&#8217;étaient rencontrés à La Havane en 1878 et la sympathie mutuelle fut instantanée. Ce journaliste, originaire de Matanzas, fervent patriote, sera le délégué de José Marti pour transmettre l&#8217;ordre du début des soulèvements dans tout l&#8217;archipel, qui allaient ramener sur les champs de bataille cubains des vétérans et de nouveaux combattants.</p>
<p>Cet ordre précisait que le soulèvement devait avoir lieu aussi simultanément que possible dans la seconde moitié du mois de février et pas avant. Avec les insurrections simultanées du 24 février 1895, le temps de la colonie à Cuba était compté.</p>
<p>Selon l&#8217;historienne Hortensia Pichardo, les événements de cette journée furent le résultat de la sage orientation tactique de Marti : « Ce qui s&#8217;est passé fut –bien que pas à l&#8217;échelle prévue et nécessaire pour le projet martinien – un soulèvement simultané, à travers lequel le délégué du Parti révolutionnaire cubain [José Marti] aspirait à ce que la flamme guerrière s&#8217;allume dans toute l&#8217;Île, afin que la Guerre nécessaire – comme il avait l’habitude de le dire – ait la brièveté et l&#8217;efficacité de la foudre ».</p>
<p>Et c&#8217;est ce qui s&#8217;est passé. Cependant, la mort prématurée de José Marti et l&#8217;intervention opportuniste des États-Unis en 1898 empêchèrent le rêve d&#8217;une indépendance totale de devenir une réalité.</p>
<p>Juan Gualberto combattit ouvertement l&#8217;annexionnisme et les gouvernements de l&#8217;époque qui se succédèrent pendant les premières années d&#8217;occupation militaire. Il condamna comme personne l&#8217;Amendement Platt, l&#8217;annexe ajoutée à la Constitution de Cuba, adoptée en 1902, qui répondait aux intérêts des États-Unis et leur permettait, entre autres, d&#8217;intervenir sur l&#8217;Île quand ils le jugeraient opportun.</p>
<p>« Qui d&#8217;autre que Juan Gualberto a défendu les droits de Cuba avec autant de courage, avec l’inspiration martinienne la plus claire, face à la gifle que représentait l&#8217;amendement Platt ? », se demandait le poète Nicolas Guillén.</p>
<p>Sa petite-fille racontait qu&#8217;un jour, alors qu&#8217;il hissait le drapeau cubain dans le jardin de la Villa Manuela, il dit à la jeune fille qui avait à peine 13 ans à l&#8217;époque : « Celui-ci, tu dois le défendre avec ta vie. »</p>
<p>Juan Gualberto mourut le 5 mars 1933 dans la Villa Manuela, quelques jours après avoir célébré le 24 février. Ses proches disent que ses derniers mots ont été dédiés à l&#8217;horizon qui marqua toute son existence : « Cuba, Marti, Cuba. »</p>
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		<title>José Marti nous accompagne toujours</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jan 2020 20:28:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Martiniens, fidélistes infatigables et obstinés, nous souscrivons de notre voix et de nos actes ces paroles du président Miguel Diaz-Canel dans les premières heures de 2020 : « Nous, les Cubains, sommes les vainqueurs de l'impossible. Et c’est un bon moment pour nous proposer que cette année soit une autre année d'exception positive. ». En ces moments de passage de l’une à l’autre, en ces journées de résistance et de victoire d'hier, d'aujourd'hui et de demain, l'image, l'exemple et l'œuvre de José Marti s’offre à nous et nous encouragent.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4374" alt="Marti" src="/files/2020/01/Marti.jpg" width="300" height="261" />Martiniens, fidélistes infatigables et obstinés, nous souscrivons de notre voix et de nos actes ces paroles du président Miguel Diaz-Canel dans les premières heures de 2020 : « Nous, les Cubains, sommes les vainqueurs de l&#8217;impossible. Et c’est un bon moment pour nous proposer que cette année soit une autre année d&#8217;exception positive. »</p>
<p>Une année belle et difficile s’achève. Une année pleine de défis s’ouvre devant nous. En ces moments de passage de l’une à l’autre, en ces journées de résistance et de victoire d&#8217;hier, d&#8217;aujourd&#8217;hui et de demain, l&#8217;image, l&#8217;exemple et l&#8217;œuvre de José Marti s’offre à nous et nous encouragent.</p>
<p>Au cours des 61 années qui se sont écoulées depuis la victoire de Janvier jusqu’à ce jour, et même plus tôt, depuis que Fidel a reconnu l&#8217;Apôtre José Marti comme l&#8217;auteur intellectuel de l’assaut des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes dans son plaidoyer fondamental au procès de la Moncada, Marti a toujours été une référence majeure, un guide indispensable.</p>
<p>N’en déplaise aux ennemis et aux sans-patrie qui ont prétendu dénaturer le contenu de ses messages sans équivoque en faveur de la pleine souveraineté et de l&#8217;équilibre du monde, de la justice sociale et de la défense de la dignité humaine, Marti se dresse toujours.</p>
<p>Comme il le fait maintenant, alors que le siège impérial se resserre et que les millions de David qui forgent l&#8217;unité de notre peuple se préparent non seulement à ne pas se laisser vaincre, mais à transformer les rêves en réalité malgré les assauts de ce Goliath qui tente sans succès d&#8217;imposer ses diktats à l&#8217;Île et au continent.</p>
<p>Nous, nous sommes les David qui comprenons la profondeur du symbole identitaire que nous a légué le Maître : « Je ne sais quel mystère de tendresse porte en lui ce mot si doux, ni quel goût si pur au-delà du mot même homme, qui est déjà si beau, car si on le prononce comme il se doit, il semble qu’il est l&#8217;air tel un nimbe d&#8217;or, et il est trône ou sommet ou montagne ou nature ! On dit Cubain, et une douceur telle une tendre fraternité se répand dans nos entrailles ».</p>
<p>Nous sommes ces gens déterminés qui luttons auprès de lui et qui créons sans nous cacher : « La vie doit être quotidienne, mobile, utile ; et le premier devoir d&#8217;un homme de ce moment, c&#8217;est d&#8217;être un homme de son temps. »</p>
<p>Martiniens, fidélistes infatigables et obstinés, nous souscrivons de notre voix et de nos actes ces paroles du président Miguel Diaz-Canel dans les premières heures de 2020 : « Nous, les Cubains, sommes les vainqueurs de l&#8217;impossible. Et c&#8217;est un bon moment pour nous proposer que cette année soit une autre année d&#8217;exception positive. »</p>
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