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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Jimmy Carter</title>
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		<title>Le Mieux et le Plus Intelligent</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Apr 2011 00:55:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
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		<description><![CDATA[Hier, pour des motifs d’espace et de temps, je n’ai dit mot du discours sur la guerre de Libye que Barack Obama a prononcé le lundi 28. Je disposais d’une copie de la version officielle distribuée à la presse par le gouvernement étasunien. J’avais souligné certaines choses. Je l’ai révisé et je me suis convaincu qu’il ne valait guère la peine de trop dépenser de papier à ça.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hier, pour des motifs d’espace et de temps, je n’ai dit mot du discours sur la guerre de Libye que Barack Obama a prononcé le lundi 28. Je disposais d’une copie de la version officielle distribuée à la presse par le gouvernement étasunien. J’avais souligné certaines choses. Je l’ai révisé et je me suis convaincu qu’il ne valait guère la peine de trop dépenser de papier à ça.</p>
<p>Je me suis rappelé ce que m’avait raconté Carter – quand il nous a rendu visite en 2002 – sur la sylviculture aux USA, car il possède une plantation familiale en Georgia. À cette visite-ci, je lui ai posé à nouveau des questions sur cette plantation et il m’a confirmé qu’il semait des pins séparés par une distance de trois mètres sur deux, soit mille sept cents arbres par hectare, et qu’on les récolte tous les vingt-cinq ans. J’ai lu voilà bien des années que le papier de la livraison dominicale du <em>New York Times</em> exigeait l’abattage de quarante hectares de forêt. On comprendra dès lors mon souci d’économiser du papier…</p>
<p>Bien entendu, Obama est un excellent enfileur de grands mots et de belles phrases. Il pourrait gagner sa vie à écrire de contes pour enfants. Je connais son style parce que la première chose de lui que j’ai lue et soulignée avec respect, bien avant qu’il n’accède à la présidence, est son livre <em>Les Rêves de mon père</em>, ce qui m’a permis de constater que son auteur savait choisir le mot exact et la phrase idoine pour forcer la sympathie des lecteurs<em>.</em></p>
<p>J’avoue ne pas avoir apprécié sa tactique du suspense et sa façon d’occulter ses idées politiques à lui jusqu’au bout. J’avais fait un effort spécial pour ne pas aller chercher au dernier chapitre ce qu’il pensait de différentes questions qui sont à mon avis cruciales en cette étape de l’histoire humaine. J’étais convaincu que la profonde crise économique, les dépenses militaires colossales et le sang jeune versé par son prédécesseur républicain l’aideraient à battre son adversaire à la présidence malgré les énormes préjugés raciaux de la société étasunienne. J’étais conscient qu’il courait le risque d’être éliminé physiquement.</p>
<p>Pour des raisons de politicaillerie traditionnelle qui coulent de source, il était allé quêter, avant les élections, les voix des anticubains de Miami, dirigés pour la plupart par des réactionnaires nostalgiques de Batista qui ont converti les USA en une république bananière où la fraude électorale a déterminé rien moins que le triomphe de W. Bush en 2000 et écarté un futur Prix Nobel, Al Gore, le vice-président de Clinton et candidat à la présidence.</p>
<p>Un sens de la justice  élémentaire aurait dû conduire le président Obama à rectifier les conséquences du procès infâme qui a abouti à l’incarcération inhumaine, cruelle et particulièrement injuste des cinq patriotes cubains.</p>
<p>Son message sur l’État de l’Union, ses discours au Brésil, au Chili et en El Salvador, la guerre de l’OTAN en Libye m’ont contraint à souligner son discours sur la Libye encore plus abondamment que son autobiographie.</p>
<p>Qu’est-ce qu’il y a de pire dans ces déclarations et comment expliquer les quelque deux mille cinq cents mots que contient la version officielle ?</p>
<p>Sur le plan intérieur, sa carence totale de réalisme place son heureux auteur aux mains de ses pires adversaires qui souhaitent l’humilier et se venger de sa victoire électorale de novembre 2008. La punition qu’ils lui ont infligée fin 2010 ne leur suffit pas.</p>
<p>Sur le plan extérieur, le monde a mieux pris conscience de ce que le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’OTAN et l’impérialisme yankee signifient pour de nombreux peuples.</p>
<p>Je vais être aussi bref que j’ai promis. Pour commencer, Obama a commencé par affirmer que les troupes étasuniennes « <em>étaient en train de freiner le dynamisme des Talibans en Afghanistan et de traquer Al-Qaeda à travers le monde entier</em> ».</p>
<p>Et d’ajouter presque aussitôt : « <em>Des générations durant, les États-Unis d’Amérique ont joué un rôle unique en tant que bastion de la sécurité mondiale et défenseur de la liberté humaine.</em> »</p>
<p>Une vérité dont – tous les lecteurs le savent – peuvent attester les Cubains, les Latino-Américains, les Vietnamiens et bien d’autres.</p>
<p>Après une profession de foi aussi solennelle, Obama consacre une bonne partie de son temps à parler de Kadhafi, de ses horreurs et des motifs pour lesquels les États-Unis et leurs « <em>alliés les plus proches – le Royaume-Uni, la France, le Canada, le Danemark, la Norvège, l’Italie, l’Espagne, la  Grèce et la  Turquie, tous pays qui se sont battus à nos côtés durant des décennies […] ont décidé d’assumer leurs responsabilités de défendre le peuple libyen</em>. »</p>
<p>Et d’annoncer un peu plus loin :</p>
<p>« <em>…l’OTAN a pris le commandement pour faire appliquer l’embargo sur les armes et la zone d’interdiction aérienne</em> ».</p>
<p>Puis il confirme les objectifs de la décision :</p>
<p>« <em>Par suite de cette transition à une coalition plus vaste basée sur l’OTAN, les risques et les coûts de cette opération pour nos militaires et les contribuables étasuniens se réduiront significativement.</em></p>
<p>« <em>Je tiens donc à être clair à l’adresse de ceux qui doutaient de notre capacité à mener cette opération : les États-Unis d’Amérique ont fait ce que nous avions dit que nous ferions.</em> »</p>
<p>Il distille ensuite ses obsessions sur Kadhafi et révèle les contradictions qui l’agitent :</p>
<p><em> « …Kadhafi n’a pas encore abandonné le pouvoir, et tant qu’il ne le fera pas, la Libye restera un danger.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em> « Il est vrai que les États-Unis ne peuvent pas utiliser leur armée partout où il y a une répression. Et, compte tenu des coûts et des risques d’une intervention, nous devons toujours soupeser nos propres intérêts et la nécessité d’une action.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em> « La tâche que j’ai assignée à nos forces – protéger le peuple libyen […] – est en accord avec un mandat de l’ONU et avec un appui international.</em></p>
<p>Et puis, son obsession, encore et toujours :</p>
<p><em>« Si nous nous efforcions de renverser Kadhafi par la force, notre coalition se scinderait. Pour remplir cette mission, nous devrions envoyer des troupes étasuniennes à terre ou risquer de tuer de nombreux civils depuis les airs.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>« …nous sommes pleins d’espoir en l’avenir de l’Iraq. Mais le changement de régime a coûté huit années, des milliers de vies étasuniennes et iraquiennes et presque trois milliards de dollars. »</em></p>
<p>Quelques jours après le début des bombardements de l’OTAN, on a appris qu’un chasseur-bombardier étasunien avait été abattu. Une nouvelle qu’une source a confirmée ensuite. Des paysans, en voyant descendre un parachute, ont fait ce qu’on fait par tradition en Amérique latine : ils se sont approchés pour prêter secours, le cas échéant. Nul ne pouvait savoir comment ils pensaient. C’étaient vraisemblablement des musulmans, des gens qui faisaient produire la terre et qui ne pouvaient pas être partisans des bombardements. Soudain, un hélicoptère est apparu pour récupérer le pilote et leur a tiré dessus, blessant grièvement l’un d’eux et ne les tuant pas tous par miracle. Les Arabes, on le sait, sont traditionnellement hospitaliers envers leurs ennemis, les logent sous leur propre toit et se retournent pour ne pas savoir par où ils repartent. Ni un lâche ni un traître ne représente jamais l’esprit d’une classe sociale.</p>
<p>Seul un Obama pouvait nous débiter la curieuse théorie qui apparaît à un moment donné de son discours :</p>
<p><em>« Il y aura toutefois des occasions où, même si notre sécurité n’est pas directement menacée, nos intérêts et nos valeurs le seront. […] …nous savons qu’on réclamera souvent l’aide des États-Unis, comme la nation la plus puissante du monde.</em></p>
<p><em>« En ces cas, nous ne devons pas avoir peur d’agir, mais le poids de l’action ne doit pas retomber uniquement sur les États-Unis. Au contraire, tout comme nous le faisons en Libye, notre tâche est de mobiliser la communauté internationale en vue d’une action collective. […]</em></p>
<p><em>« Tel est bien le genre de leadership dont nous faisons preuve en Libye. Bien entendu, même si nous agissons dans le cadre d’une coalition, les risques de n’importe quelle action militaire seront élevés. On a pu constater ces risques quand un de nos avions a eu des ratés en survolant la Libye. Or, quand un de nos aviateurs a sauté en parachute, dans un pays dont le dirigeant a si souvent satanisé les États-Unis, dans une région qui a eu des relations si difficiles avec notre pays, cet Étasunien n’a pas rencontré d’ennemis, au contraire, il a été accueilli par les gens à bras ouverts. Un jeune Libyen venu le secourir lui a dit : &#8220;Nous sommes vos amis. Nous sommes si reconnaissants envers ces hommes qui protègent notre ciel.&#8221;</em></p>
<p><em>« Cette voix n’est rien que l’une des nombreuses voix dans une région où une nouvelle génération refuse de se voir dénier ses droits et ses chances plus longtemps.</em></p>
<p><em>« Ce changement compliquera toutefois le monde pendant un temps. Le progrès sera inégal, et le changement surviendra différemment dans les différents pays. Il y a des endroits, comme l’Égypte, où ce changement nous encouragera et rehaussera nos espoirs. […]</em></p>
<p>Tout le monde sait que Moubarak a été l’allié des États-Unis. Quand Obama s’est rendu à l’Université du Caire en juin 2009, il ne pouvait ignorer qu’il avait volé des milliards de dollars à l’Égypte.</p>
<p>Mais Obama poursuit son récit émouvant :</p>
<p><em>« …nous nous félicitons que l’histoire se soit mise en branle au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et que les jeunes soient à l’avant-garde. En effet, partout où les gens rêvent d’être libres, ils trouveront un ami dans les États-Unis. Somme tout, c’est cette foi, ce sont ces idéaux qui sont la vraie aune du leadership étasunien.</em></p>
<p><em>« …notre puissance à l’étranger s’enracine dans notre puissance à domicile. Et notre étoile polaire doit toujours être la suivante : la capacité de notre peuple à donner tout son potentiel, à faire des choix judicieux à partir de ses propres ressources, à amplifier la prospérité qui est à la source de notre pouvoir et à vivre les valeurs qui nous sont si chères.</em></p>
<p><em>[…]</em></p>
<p><em>« […] Regardons l’avenir pleins de confiance et d’espoir non seulement en notre pays, mais en tous ceux qui languissent après la liberté dans le monde entier. »</em></p>
<p>À lire cette histoire à dormir debout, je me suis souvenu du <em>Tea Party</em>, du sénateur Bob Menéndez et de l’illustre représentante Ileana Ros, la « grande méchante louve », qui narguait la loi pour continuer de séquestrer le petit Cubain, Elián González, et qui est maintenant rien moins que la présidente de la commission des Relations extérieures de la Chambre des représentants des États-Unis !</p>
<p>Kadhafi se tue à répéter qu’Al-Qaeda lui fait la guerre et envoie des combattants contre son gouvernement, parce qu’il a appuyé la guerre antiterroriste de Bush.</p>
<p>Al-Qaeda a eu par le passé d’excellentes relations avec les services secrets étasuniens dans la lutte contre les Soviétiques en Afghanistan et on connaît long sur les méthodes de travail de la CIA.</p>
<p>Que se passerait-il si les dénonciations de Kadhafi étaient vraies ? Comment Obama expliquerait-il au peuple étasunien qu’une partie de ces armes de combat terrestre tombent aux mains des hommes de Bin Laden ?</p>
<p>N’aurait-il pas été mieux et plus intelligent de promouvoir la paix en Libye, au lieu de fomenter la guerre ?</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/04/firma-de-fidel-31-de-marzo-de-2011-300x181.jpg" alt="" width="300" height="181" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 31 mars 2011</strong></p>
<p><strong>19 h 58</strong></p>
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		<title>La Catastrophe du Japon et la Visite d’un Ami</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 21:13:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
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		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir de saluer Jimmy Carter, qui a été président des États-Unis de 1977 à 1981 et qui a été le seul, à mon avis, à avoir eu assez de sérénité et de courage pour aborder la question des relations de son pays avec Cuba. Carter fit ce qu’il put pour réduire les tensions internationales et promouvoir la création de sections des intérêts de Cuba et des USA. Son administration fut la seule à avoir fait quelques pas pour atténuer le blocus criminel imposé à notre peuple.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir de saluer Jimmy Carter, qui a été président des États-Unis de 1977 à 1981 et qui a été le seul, à mon avis, à avoir eu assez de sérénité et de courage pour aborder la question des relations de son pays avec Cuba.</p>
<p>Carter fit ce qu’il put pour réduire les tensions internationales et promouvoir la création de sections des intérêts de Cuba et des USA. Son administration fut la seule à avoir fait quelques pas pour atténuer le blocus criminel imposé à notre peuple.</p>
<p>Les circonstances n’étaient pas propices, certes, dans notre monde complexe. L’existence d’un pays vraiment libre et souverain sur notre continent ne collait pas avec les idées de l’extrême droite fasciste aux USA qui s’ingénia à torpiller les intentions du président Carter au nom desquelles il avait mérité le Prix Nobel de la paix. Et ce prix, personne ne lui a en fait cadeau gratuitement !</p>
<p>La Révolution a toujours apprécié son geste courageux et l’a reçu chaleureusement en 2002. Elle lui réitère maintenant son respect et son estime.</p>
<p>L’oligarchie qui  gouverne cette superpuissance pourra vraiment renoncer à son envie insatiable d’imposer sa volonté au reste du monde ? Un système qui engendre toujours plus fréquemment des présidents comme Nixon, Reagan et W. Bush, qui se dote d’un pouvoir toujours plus destructeur et qui respecte de moins en moins la souveraineté des peuples, pourra-t-il y parvenir ?</p>
<p>La complexité du monde actuel ne laisse guère de marge à des souvenirs relativement récents. Mes adieux à Carter, ce mercredi-ci, ont coïncidé avec des nouvelles inquiétantes qui continuent d’arriver du Japon et de l’accident nucléaire déclenché par le séisme et le tsunami, et qu’on ne peut ni ne doit ignorer, non seulement pour leur importance, mais aussi pour les retombées pratiques quasi immédiates de ces événements sur l’économie mondiale</p>
<p>L’agence de presse AP informe aujourd’hui du Japon:</p>
<p><em>« Les problèmes augmentent dans la centrale atomique japonaise.</em></p>
<p><em>« La crise déclenché dans la centrale atomique japonaise endommagée par le tsunami s’est aggravée ce mercredi-ci après qu’on a mesuré dans l’eau de mer proche les niveaux de radiations les plus élevés à ce jour.</em></p>
<p><em>« À  Fukushima, les radiations ont filtré dans la terre et la mer et se sont introduites dans les légumes, le lait non pasteurisé, voire dans l’eau potable, jusqu’à Tokyo, à deux cent vingt kilomètres plus au sud.</em></p>
<p><em>« Entretemps, l’empereur Akihito et l’impératrice Michiko ont visité pendant une heure un groupe de personnes évacuées à Tokyo. »</em></p>
<p>Reuters informe pour sa part dès Tokyo:</p>
<p><em>« Le Japon a actualisé ce mercredi ses normes relatives aux centrales atomiques, ce qui constitue la première reconnaissance officielle qu’elles étaient insuffisantes quand un séisme a endommagé une de ses installations et déclenché la pire crise atomique depuis celle de Tchernobyl en 1986.</em></p>
<p><em>« L’annonce a été faite après que le gouvernement a reconnu que la fin de la crise n’était pas en vue et qu’une élévation des niveaux d’iode radioactif dans l’eau de mer était venue s’ajouter aux évidences de fuites des réacteurs autour de la centrale et au-delà.</em></p>
<p><em>« Des découvertes de plutonium dans le sol de la centrale ont fait monter l’alarme publique au sujet de cet accident qui a éclipsé la catastrophe humaine provoqué par le séisme et le tsunami du 11 mars, avec ses 27 500 morts et disparus.</em></p>
<p><em>« Avant cette catastrophe, les cinquante-cinq centrales atomiques du Japon fournissaient près de 30 p. 100 de l’énergie électrique du pays, et ce pourcentage était censé s’élever à 50 p. 100 d’ici à 2030, soit parmi les plus importants au monde.</em></p>
<p><em>« De nouvelles lectures ont indiqué que l’iode radioactif dépassait de 3 355 fois les limites légales, a indiqué l’agence publique de sécurité nucléaire qui en a toutefois minimisé l’impact en affirmant que les personnes avaient abandonné l’endroit et que la  pêche y avait cessé.</em></p>
<p><em>« Des centaines d’ingénieurs se sont battus pendant presque trois semaines pour refroidir les réacteurs de la centrale et éviter une fusion catastrophique des barres d’énergie, bien que ce scénario cauchemardesque semble avoir été évité.</em></p>
<p><em>« Selon Jesper Koll, directeur de recherche des valeur de </em><em>la J.P. Morgan</em><em> Securities à Tokyo, une bataille prolongée pour contrôler la centrale et freiner les fuites de radioactivité perpétuerait l’incertitude et agirait comme un obstacle pour l’économie. </em></p>
<p><em>« &#8220;Le pire scénario possible est que cette situation se prolonge non un mois, ou deux ou six, mais deux ans, ou indéfiniment&#8221;, a-t-il déclaré.</em></p>
<p><em>« Le plutonium, un sous-produit des réactions nucléaires utilisable dans des bombes atomiques, est hautement carcinogène et constitue une des substances les plus dangereuses de la planète, ont signalé des experts. »</em></p>
<p>Une troisième agence, la DPA, informe depuis Tokyo :</p>
<p><em>« Les techniciens japonais ne parviennent toujours pas à freiner la crise nucléaire, presque trois semaines après les accidents survenus dans la centrale atomique de Fukushima. Le gouvernement japonais a donc commencé à étudier des mesures extraordinaires pour arrêter l’émission de radioactivité depuis les installations.</em></p>
<p><em>« L’idée est de recouvrir les réacteurs d’une sorte de tissu. Les valeurs élevées d’iode 131 en mer indiquent des radiations croissantes. L’organisation écologiste Greenpace avertit aussi, à partir de ses propres mesures, que la santé de la population court de sérieux dangers.</em></p>
<p><em>« Des experts estiment que l’on peut tarder des mois à éviter définitivement une fusion éventuelle du cœur des réacteurs. Tepco a promis d’améliorer les conditions de travail de ses techniciens, toujours plus nerveux et épuisés. »</em></p>
<p>Tandis que ces événements se déroulent au Japon, le président bolivarien du Venezuela, après avoir visité l’Argentine et l’Uruguay, se rend en Bolivie, favorisant des accords économiques et resserrant les liens avec des pays de notre sous-continent bien décidés à être indépendants.</p>
<p>Chávez a reçu à l’Université de La Plata – où la tyrannie fomentée par les USA a fait disparaître, entre de nombreux milliers d’Argentins, plus de sept cents étudiants, dont quarante de l’École de journalisme – le prix Rodolfo Walsh, du nom de l’un des héroïques journalistes révolutionnaires assassinés.</p>
<p>Ce n’est plus Cuba toute seule, mais de nombreux peuples qui sont disposés à se battre jusqu&#8217;à la mort pour leur patrie.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/03/firma-de-fidel-30-de-marzo-de-2011-300x176.jpg" alt="" width="300" height="176" /></p>
<p>Fidel Castro Ruz</p>
<p>Le 30 mars 2011</p>
<p>18 h 51</p>
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		<title>L&#8217;ex-président américain Jimmy Carter à Cuba pour rencontrer Raul Castro</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 17:54:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Jimmy Carter]]></category>
		<category><![CDATA[Raul Castro]]></category>

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		<description><![CDATA[L'ancien président américain Jimmy Carter est arrivé lundi à La Havane où il doit notamment rencontrer le président cubain Raul Castro. Jimmy Carter, accompagné de son épouse Rosalynn, a été reçu à l'aéroport par le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez et les ambassadeurs des deux pays, mais selon le Centre Carter, il s'agit d'une visite "privée". Jimmy Carter devait s'entretenir quelques heures après son arrivée avec des représentants de la communauté juive de Cuba, puis avec le cardinal Jaime Ortega, le chef de l'église catholique cubaine.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter" title="L'ex-président américain Jimmy Carter à Cuba pour rencontrer Raul Castro" src="http://cuba.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/03/03_carter.jpg" alt="" width="600" height="528" /></p>
<p>L&#8217;ancien président américain Jimmy Carter est arrivé lundi à La Havane où il doit notamment rencontrer le président cubain Raul Castro.</p>
<p>Jimmy Carter, accompagné de son épouse Rosalynn, a été reçu à l&#8217;aéroport par le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez et les ambassadeurs des deux pays, mais selon le Centre Carter, il s&#8217;agit d&#8217;une visite &#8220;privée&#8221;.</p>
<p>Jimmy Carter devait s&#8217;entretenir quelques heures après son arrivée avec des représentants de la communauté juive de Cuba, puis avec le cardinal Jaime Ortega, le chef de l&#8217;église catholique cubaine.</p>
<p>Mardi, le prix Nobel de la Paix doit rencontrer le président Raul Castro avant de donner une conférence de presse mercredi avant son départ.</p>
<p><img class="aligncenter" title="L'ex-président américain Jimmy Carter à Cuba pour rencontrer Raul Castro" src="http://cuba.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/03/04_carter.jpg" alt="" width="600" height="564" /></p>
<p><img class="aligncenter" title="L'ex-président américain Jimmy Carter à Cuba pour rencontrer Raul Castro" src="http://cuba.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/03/james-carter-jr-2.jpg" alt="" width="600" height="395" /></p>
<p><img class="aligncenter" title="L'ex-président américain Jimmy Carter à Cuba pour rencontrer Raul Castro" src="http://cuba.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/03/james-carter-4.jpg" alt="" width="600" height="409" /></p>
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