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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Japon</title>
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		<title>Le Premier ministre japonais rend visite à Fidel</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Sep 2016 19:06:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le commandant en chef Fidel Castro Ruz a reçu ce jeudi la visite de M. Shinzo Abe, Premier ministre du Japon. Le premier ministre japonais a exprimé au leader de la Révolution cubaine sa satisfaction pour cette première visite à Cuba, à la tête d’une délégation. Par ailleurs, il a rappelé la visite de Fidel dans son pays et son importance pour le renforcement de l’amitié entre les peuples japonais et cubain.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3119" alt="Fidel y Japon" src="/files/2016/09/Fidel-y-Japon.jpg" width="300" height="222" />Le commandant en chef Fidel Castro Ruz a reçu ce jeudi la visite de M. Shinzo Abe, Premier ministre du Japon. Le premier ministre japonais a exprimé au leader de la Révolution cubaine sa satisfaction pour cette première visite à Cuba, à la tête d’une délégation. Par ailleurs, il a rappelé la visite de Fidel dans son pays et son importance pour le renforcement de l’amitié entre les peuples japonais et cubain.</p>
<p>Au cours de leur entretien amical, Fidel et son invité se sont félicités des relations centenaires entre nos deux pays, qui ne cessent de se développer et que le voyage du premier ministre japonais contribuera à renforcer.</p>
<p>Ils ont également eu des échanges sur les complexités et les dangers qui menacent le monde et la nécessité d’accroître les efforts visant à l&#8217;élimination des armes nucléaires et à la préservation de la paix.</p>
<p>Fidel et M. Shinso Abe ont conclu leur entretien en réaffirmant que cette visite renforcera les relations d’amitié entre les deux pays, ainsi que la coopération en matière de santé et de bien-être pour les pays les moins développés.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Le Japon fait don de matériel médical à Cuba</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Sep 2016 19:01:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Premier ministre japonais]]></category>
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		<description><![CDATA[CUBA et le Japon ont officialisé le 22 septembre le don de matériel médical effectué par le gouvernement japonais à l'île à travers la signature d’un échange de lettres, dans le cadre de la visite officielle du Premier ministre japonais Shinzo Abe.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3117" alt="Raul y Japon" src="/files/2016/09/Raul-y-Japon.jpg" width="300" height="225" />CUBA et le Japon ont officialisé le 22 septembre le don de matériel médical effectué par le gouvernement japonais à l&#8217;île à travers la signature d’un échange de lettres, dans le cadre de la visite officielle du Premier ministre japonais Shinzo Abe.</p>
<p>Pour la partie cubaine, le document a été paraphé par Rodrigo Malmierca Diaz, ministre du Commerce extérieur et des investissements étrangers et du côté japonais par Masaru Watanabe, ambassadeur du Japon à La Havane.</p>
<p>La cérémonie de signature était présidée par le Président des Conseils d&#8217;État et du Conseil des ministres, le général d’armée Raul Castro Ruz et Shinzo Abe, Premier ministre japonais, au terme des entretiens officiels.</p>
<p>Auparavant, le chef du gouvernement japonais avait rendu hommage au Héros national de Cuba, José Marti, au Mémorial qui porte son nom à La Havane.</p>
<p>Accompagné par Salvador Valdés Mesa, membre du Bureau politique et vice-président du Conseil d&#8217;État, Shinto Abe a déposé une gerbe au pied du monument de José Marti, puis il a effectué une visite des différentes salles du musée qui lui est consacré, où est conservée une partie de la mémoire documentaire de sa vie et de son œuvre.</p>
<p>Arrivant de New York, où il a participé à la 71e session de l&#8217;Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre japonais effectue une visite à Cuba afin de renforcer les relations et ouvrir la voie à une nouvelle étape des liens bilatéraux.</p>
<p>Les autorités de Cuba et du Japon ont affirmé que le moment actuel était opportun au renforcement des relations bilatérales. À cet égard, les deux pays ont souscrit le19 septembre un accord pour réorganiser leurs dettes à moyen et long termes, ce qui facilite les voies de financement de projets liés aux plans de développement de l&#8217;île.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Gouvernement japonais désire établir comité économique avec Cuba</title>
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		<pubDate>Mon, 04 May 2015 17:50:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Fumio Kishida]]></category>
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		<description><![CDATA[Le gouvernement du Japon désire établir avec Cuba un comité économique mixte auquel participent l'État et le secteur privé, a informé le ministre de Relations Extérieures de cette nation asiatique, Fumio Kishida. Après être reçu dans cette capitale par le vice-président du Conseil des ministres, Ricardo Cabrisas, le chancelier nippon a expliqué que l'objectif de cette initiative est de fortifier les liens économiques avec la plus grande des Antilles.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-2015" alt="japon-cuba-economia" src="/files/2015/05/japon-cuba-economia.jpg" width="285" height="135" />Le gouvernement du Japon désire établir avec Cuba un comité économique mixte auquel participent l&#8217;État et le secteur privé, a informé le ministre de Relations Extérieures de cette nation asiatique, Fumio Kishida.</p>
<p>Après être reçu dans cette capitale par le vice-président du Conseil des ministres, Ricardo Cabrisas, le chancelier nippon a expliqué que l&#8217;objectif de cette initiative est de fortifier les liens économiques avec la plus grande des Antilles.</p>
<p>Nous désirons commencer un nouveau schéma de coopération à une grande échelle avec une assistance financière non rembolsable, a signalé le chef de la diplomatie japonaise.</p>
<p>Nous avons prévu &#8211; a souligné le grand fonctionnaire &#8211; une investigation préalable pour l&#8217;automne de cette année pour commencer un projet de donation d&#8217;équipes médicales pour la Cuba, ce serait le premier programme de cette nature.</p>
<p>Avec le chancelier japonais ont voyagé les représentants d&#8217;entreprises intéressées à promouvoir des liens économiques avec Cuba, entre ceux-ci Mitsubishi Corporation, Itochu Corporation, Kydei Internacional Co. LTD (ataka), Sumitomo Corporation et The Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, Ltd, entre d&#8217;autres organismes du pays distant.</p>
<p>De sa part, Cabrisas a exprimé sa satisfaction avec la première visite qu&#8217;un chancelier du Japon effectue en Cuba et il a souligné que la même est un signe positif des nouveaux temps.</p>
<p><strong>(Presse Latine)</strong></p>
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		<title>La Catastrophe du Japon et la Visite d’un Ami</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 21:13:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
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		<category><![CDATA[Jimmy Carter]]></category>
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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir de saluer Jimmy Carter, qui a été président des États-Unis de 1977 à 1981 et qui a été le seul, à mon avis, à avoir eu assez de sérénité et de courage pour aborder la question des relations de son pays avec Cuba. Carter fit ce qu’il put pour réduire les tensions internationales et promouvoir la création de sections des intérêts de Cuba et des USA. Son administration fut la seule à avoir fait quelques pas pour atténuer le blocus criminel imposé à notre peuple.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir de saluer Jimmy Carter, qui a été président des États-Unis de 1977 à 1981 et qui a été le seul, à mon avis, à avoir eu assez de sérénité et de courage pour aborder la question des relations de son pays avec Cuba.</p>
<p>Carter fit ce qu’il put pour réduire les tensions internationales et promouvoir la création de sections des intérêts de Cuba et des USA. Son administration fut la seule à avoir fait quelques pas pour atténuer le blocus criminel imposé à notre peuple.</p>
<p>Les circonstances n’étaient pas propices, certes, dans notre monde complexe. L’existence d’un pays vraiment libre et souverain sur notre continent ne collait pas avec les idées de l’extrême droite fasciste aux USA qui s’ingénia à torpiller les intentions du président Carter au nom desquelles il avait mérité le Prix Nobel de la paix. Et ce prix, personne ne lui a en fait cadeau gratuitement !</p>
<p>La Révolution a toujours apprécié son geste courageux et l’a reçu chaleureusement en 2002. Elle lui réitère maintenant son respect et son estime.</p>
<p>L’oligarchie qui  gouverne cette superpuissance pourra vraiment renoncer à son envie insatiable d’imposer sa volonté au reste du monde ? Un système qui engendre toujours plus fréquemment des présidents comme Nixon, Reagan et W. Bush, qui se dote d’un pouvoir toujours plus destructeur et qui respecte de moins en moins la souveraineté des peuples, pourra-t-il y parvenir ?</p>
<p>La complexité du monde actuel ne laisse guère de marge à des souvenirs relativement récents. Mes adieux à Carter, ce mercredi-ci, ont coïncidé avec des nouvelles inquiétantes qui continuent d’arriver du Japon et de l’accident nucléaire déclenché par le séisme et le tsunami, et qu’on ne peut ni ne doit ignorer, non seulement pour leur importance, mais aussi pour les retombées pratiques quasi immédiates de ces événements sur l’économie mondiale</p>
<p>L’agence de presse AP informe aujourd’hui du Japon:</p>
<p><em>« Les problèmes augmentent dans la centrale atomique japonaise.</em></p>
<p><em>« La crise déclenché dans la centrale atomique japonaise endommagée par le tsunami s’est aggravée ce mercredi-ci après qu’on a mesuré dans l’eau de mer proche les niveaux de radiations les plus élevés à ce jour.</em></p>
<p><em>« À  Fukushima, les radiations ont filtré dans la terre et la mer et se sont introduites dans les légumes, le lait non pasteurisé, voire dans l’eau potable, jusqu’à Tokyo, à deux cent vingt kilomètres plus au sud.</em></p>
<p><em>« Entretemps, l’empereur Akihito et l’impératrice Michiko ont visité pendant une heure un groupe de personnes évacuées à Tokyo. »</em></p>
<p>Reuters informe pour sa part dès Tokyo:</p>
<p><em>« Le Japon a actualisé ce mercredi ses normes relatives aux centrales atomiques, ce qui constitue la première reconnaissance officielle qu’elles étaient insuffisantes quand un séisme a endommagé une de ses installations et déclenché la pire crise atomique depuis celle de Tchernobyl en 1986.</em></p>
<p><em>« L’annonce a été faite après que le gouvernement a reconnu que la fin de la crise n’était pas en vue et qu’une élévation des niveaux d’iode radioactif dans l’eau de mer était venue s’ajouter aux évidences de fuites des réacteurs autour de la centrale et au-delà.</em></p>
<p><em>« Des découvertes de plutonium dans le sol de la centrale ont fait monter l’alarme publique au sujet de cet accident qui a éclipsé la catastrophe humaine provoqué par le séisme et le tsunami du 11 mars, avec ses 27 500 morts et disparus.</em></p>
<p><em>« Avant cette catastrophe, les cinquante-cinq centrales atomiques du Japon fournissaient près de 30 p. 100 de l’énergie électrique du pays, et ce pourcentage était censé s’élever à 50 p. 100 d’ici à 2030, soit parmi les plus importants au monde.</em></p>
<p><em>« De nouvelles lectures ont indiqué que l’iode radioactif dépassait de 3 355 fois les limites légales, a indiqué l’agence publique de sécurité nucléaire qui en a toutefois minimisé l’impact en affirmant que les personnes avaient abandonné l’endroit et que la  pêche y avait cessé.</em></p>
<p><em>« Des centaines d’ingénieurs se sont battus pendant presque trois semaines pour refroidir les réacteurs de la centrale et éviter une fusion catastrophique des barres d’énergie, bien que ce scénario cauchemardesque semble avoir été évité.</em></p>
<p><em>« Selon Jesper Koll, directeur de recherche des valeur de </em><em>la J.P. Morgan</em><em> Securities à Tokyo, une bataille prolongée pour contrôler la centrale et freiner les fuites de radioactivité perpétuerait l’incertitude et agirait comme un obstacle pour l’économie. </em></p>
<p><em>« &#8220;Le pire scénario possible est que cette situation se prolonge non un mois, ou deux ou six, mais deux ans, ou indéfiniment&#8221;, a-t-il déclaré.</em></p>
<p><em>« Le plutonium, un sous-produit des réactions nucléaires utilisable dans des bombes atomiques, est hautement carcinogène et constitue une des substances les plus dangereuses de la planète, ont signalé des experts. »</em></p>
<p>Une troisième agence, la DPA, informe depuis Tokyo :</p>
<p><em>« Les techniciens japonais ne parviennent toujours pas à freiner la crise nucléaire, presque trois semaines après les accidents survenus dans la centrale atomique de Fukushima. Le gouvernement japonais a donc commencé à étudier des mesures extraordinaires pour arrêter l’émission de radioactivité depuis les installations.</em></p>
<p><em>« L’idée est de recouvrir les réacteurs d’une sorte de tissu. Les valeurs élevées d’iode 131 en mer indiquent des radiations croissantes. L’organisation écologiste Greenpace avertit aussi, à partir de ses propres mesures, que la santé de la population court de sérieux dangers.</em></p>
<p><em>« Des experts estiment que l’on peut tarder des mois à éviter définitivement une fusion éventuelle du cœur des réacteurs. Tepco a promis d’améliorer les conditions de travail de ses techniciens, toujours plus nerveux et épuisés. »</em></p>
<p>Tandis que ces événements se déroulent au Japon, le président bolivarien du Venezuela, après avoir visité l’Argentine et l’Uruguay, se rend en Bolivie, favorisant des accords économiques et resserrant les liens avec des pays de notre sous-continent bien décidés à être indépendants.</p>
<p>Chávez a reçu à l’Université de La Plata – où la tyrannie fomentée par les USA a fait disparaître, entre de nombreux milliers d’Argentins, plus de sept cents étudiants, dont quarante de l’École de journalisme – le prix Rodolfo Walsh, du nom de l’un des héroïques journalistes révolutionnaires assassinés.</p>
<p>Ce n’est plus Cuba toute seule, mais de nombreux peuples qui sont disposés à se battre jusqu&#8217;à la mort pour leur patrie.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/03/firma-de-fidel-30-de-marzo-de-2011-300x176.jpg" alt="" width="300" height="176" /></p>
<p>Fidel Castro Ruz</p>
<p>Le 30 mars 2011</p>
<p>18 h 51</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>La Guerre Fasciste de L’OTAN</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/auteurs/fidel-castro-ruz/2011/03/29/la-guerre-fasciste-de-lotan/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Mar 2011 17:00:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pas besoin d’être voyant pour savoir que ce que j’avais prévu avec une précision rigoureuse dans trois Réflexions publiées sur le site CubaDebate entre le 21 février et le 3 mars : « Le plan de l’OTAN est d’occuper la Libye », « La danse macabre du cynisme » et « La guerre inévitable de l’OTAN », allait se passer. Même les dirigeants fascistes de l’Allemagne et de l’Italie ne furent pas aussi impudents lors de la guerre civile espagnole de 1936, un épisode dont beaucoup se seront sans doute souvenus ces jours-ci.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pas besoin d’être voyant pour savoir que ce que j’avais prévu avec une précision rigoureuse dans trois Réflexions publiées sur le site CubaDebate entre le 21 février et le 3 mars : « Le plan de l’OTAN est d’occuper la  Libye », « La danse macabre du cynisme » et « La guerre inévitable de l’OTAN », allait se passer.</p>
<p>Même les dirigeants fascistes de l’Allemagne et de l’Italie ne furent pas aussi impudents lors de la guerre civile espagnole de 1936, un épisode dont beaucoup se seront sans doute souvenus ces jours-ci.</p>
<p>Presque soixante-quinze ans se sont écoulés depuis, mais rien n’est comparable aux changements qui ont eu lieu en soixante-quinze siècles ou, si on le veut, en soixante-quinze millénaires de vie humaine sur notre planète.</p>
<p>Ceux qui, comme moi, donnent une opinion sereine sur ces points semblent parfois exagérer. J’ose dire que nous sommes plutôt naïfs de supposer que tout le monde devrait être conscient de la duperie ou de l’ignorance colossale où l’humanité a été entraînée.</p>
<p>En 1936, deux systèmes, deux idéologies à peu près égaux en pouvoir militaire se faisaient face d’une manière intense.</p>
<p>Les armes d’alors ressemblaient à des jouets au regard des armes actuelles. Malgré leur pouvoir destructeur et  localement meurtrier, la survie de l’humanité était garantie. Des villes entières, voire des nations pouvaient être virtuellement rasées, certes, mais jamais les être humains en leur totalité ne pouvaient être plusieurs fois exterminés à cause du pouvoir stupide et suicidaire que permettent les sciences et les technologies actuelles.</p>
<p>Compte tenu de ces réalités, les nouvelles qui ne cessent de parvenir au sujet de puissants missiles dirigés par laser et d’une précision totale, de chasseurs-bombardiers qui volent à deux fois la vitesse du son, de puissants explosifs capables de faire fondre des métaux durcis à l’uranium, un matériaux dont l’effet sur les habitants et leurs descendants perdure pour des temps indéfinis, ont de quoi faire honte.</p>
<p>Cuba a exposé sa position sur le problème interne libyen à la réunion de Genève : elle a défendu sans hésiter l’idée d’un règlement pacifique et elle s’est opposée catégoriquement à toute intervention militaire étrangère.</p>
<p>Dans un monde où les États-Unis et les puissances capitalistes développées d’Europe, leurs alliées, s’emparent toujours plus des ressources et du fruit du travail des peuples, tout citoyen honnête, quelle que soit sa position face à son gouvernement, s’opposerait catégoriquement à une intervention militaire étrangère dans sa patrie.</p>
<p>Le plus absurde de la situation actuelle, c’est que, juste avant le déclenchement de cette guerre brutale dans le Nord de l’Afrique, un accident nucléaire s’était produit dans une autre région du monde à presque dix mille kilomètres de là, à l’un des endroits les plus densément peuplés de la planète, à la suite d’un séisme de magnitude 9 et du tsunami qu’il a provoqué, ce qui a coûté à un pays aussi travailleur que le Japon presque trente mille victimes fatales. Un accident pareil n’aurait plus se produire voilà soixante-quinze ans.</p>
<p>En Haïti, un pays pauvre et sous-développé, un tremblement de terre de seulement 7 de magnitude à l’échelle Richter a provoqué plus de trois cent mille morts et des centaines de milliers de blessés.</p>
<p>Mais ce qu’il y a de plus terriblement tragique au Japon, c’est l’accident de la centrale atomique de Fukushima dont il reste encore à déterminer les retombées.</p>
<p>Je ne citerai que quelques titres d’agences de presse:</p>
<p><em>« ANSA. La centrale nucléaire de Fukushima 1 émet &#8220;des radiations extrêmement fortes, potentiellement mortelles&#8221;, a affirmé Gregory Jaczko, chef de </em><em>la </em>Nuclear Regulatory Commission (NRC),<em> l’organisme étasunien chargée de l’énergie atomique. »</em></p>
<p><em>« EFE. La menace nucléaire découlant de la situation critique dans laquelle s’est retrouvée une centrale au Japon après le séisme a relancé les révisions sécuritaires des centrales atomiques dans le monde entier et a conduit certains pays à paralyser leurs projets. » </em></p>
<p><em>« Reuters. Le séisme destructeur du Japon et l’aggravation de la crise nucléaire pourraient causer des pertes de jusqu’à 200 milliards de dollars à son économie, mais il est difficile pour le moment d’en évaluer l’impact mondial. »</em></p>
<p><em>« EFE. La détérioration, l’un après l’autre, des réacteurs de la centrale de Fukushima continuait d’alimenter aujourd’hui la crainte d’une catastrophe nucléaire au Japon, dans la mesure où les tentatives désespérées de contrôler la fuite radioactive ne laissent guère de place à l’espoir. »</em></p>
<p><em>« AFP. L’empereur Akihito est inquiet devant le caractère imprévisible de la crise atomique qui a frappé le Japon après le séisme et le tsunami qui ont tué des milliers de personnes et ont laissé cinq cent mille sans abri. Un nouveau séisme s’est fait sentir dans la région de Tokyo. »</em></p>
<p>D’autres dépêches sur ce point sont encore plus inquiétantes. Certaines signalent que l’iode radioactif toxique présent dans l’eau potable de Tokyo est deux fois plus élevé que la quantité tolérable par les petits enfants. L’une d’elles affirme que les réserves d’eau en bouteille sont sur le point de s’épuiser à Tokyo, la capitale située à plus de deux cents kilomètres de Fukushima.</p>
<p>Cet ensemble de circonstances configure une situation dramatique pour notre monde.</p>
<p>Je peux exprimer en toute liberté mes vues sur la guerre en Libye.</p>
<p>Je ne partage pas des conceptions politiques ou religieuses du leader de ce pays. Je suis, je l’ai dit, marxiste-léniniste et martinien.</p>
<p>Je vois la Libye comme un membre du Mouvement des pays non alignés et un État souverain, au même titre que les presque deux cents membres de l’Organisation des Nations Unies.</p>
<p>Jamais un pays, grand ou petit – en l’occurrence un pays d’à peine cinq millions d’habitants – n’a été victime d’une attaque aussi brutale de la part de forces de l’air d’une organisation belliciste qui possède des milliers de chasseurs-bombardiers, plus de cent sous-marins, des porte-avions nucléaires et assez d’arsenaux pour détruire bien des fois la planète. Notre espèce n’a jamais connu une telle situation, et rien de pareil n’existait voilà soixante-quinze ans quand les bombardiers nazis attaquaient des objectifs en Espagne.</p>
<p>Il n’empêche que l’OTAN, cette criminelle discréditée, nous écrira un « belle » histoire à dormir debout sur son bombardement « humanitaire ».</p>
<p>Si Kadhafi veut faire honneur aux traditions de son peuple et se décide à se battre, comme il l’a promis, jusqu’à son dernier souffle aux côtés des Libyens qui endurent les pires bombardements que jamais aucun pays n’a connus, il traînera dans la fange de l’ignominie l’OTAN et ses visées criminelles.</p>
<p>Les peuples accordent leur respect et leur confiance à ceux qui savent remplir leur devoir.</p>
<p>Voilà plus de cinquante ans, après que les États-Unis eurent assassiné plus de cent Cubains en faisant exploser le cargo <em>La Coubre</em>, notre peuple s’est exclamé : « La patrie ou la mort ! » Il a tenu parole et il a toujours été prêt à la tenir.</p>
<p>L’un des combattants les plus glorieux de notre histoire s’est écrié : « Quiconque tente de s’emparer de Cuba ne recueillera que la poussière de son sol baigné de sang ! »</p>
<p>Qu’on me pardonne la franchise avec laquelle j’aborde cette question.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/03/firma-de-fidel-28-de-marzo-de-2011-300x182.jpg" alt="" width="300" height="182" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong><br />
<strong> Le 28 mars 2011</strong><br />
<strong> 20 h 14</strong></p>
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		<title>Les vraies visees de l’ « Alliance entre egaux »</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2011 01:29:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La journée d’hier a été longue. Dès midi, j’ai suivi les péripéties d’Obama au Chili, comme je l’avais fait hier avec ses aventures à Rio de Janeiro, une ville qui a brillamment défié et battu Chicago comme candidate aux Jeux olympiques de 2016, à une époque où le nouveau président des États-Unis et Prix Nobel de la paix paraissait un disciple de Martin Luther King. Nul ne savait quand il arriverait à Santiago-du-Chili. ni ce qu’il y ferait un président des États-Unis dont l’un de ses devanciers avait commis le crime sinistre de fomenter le renversement et la mort de son président héroïque, les horribles tortures et l’assassinat de milliers de Chiliens.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La journée d’hier a été longue. Dès midi, j’ai suivi les péripéties d’Obama au Chili, comme je l’avais fait hier avec ses aventures à Rio de Janeiro, une ville qui a brillamment défié et battu Chicago comme candidate aux Jeux olympiques de 2016, à une époque où le nouveau président des États-Unis et Prix Nobel de la paix paraissait un disciple de Martin Luther King.</p>
<p>Nul ne savait quand il arriverait à Santiago-du-Chili. ni ce qu’il y ferait un président des États-Unis dont l’un de ses devanciers avait commis le crime sinistre de fomenter le renversement et la mort de son président héroïque, les horribles tortures et l’assassinat de milliers de Chiliens.</p>
<p>Je me suis efforcé parallèlement de suivre les nouvelles qui parvenaient de la tragédie au Japon et de la guerre brutale déclenchée contre la Libye, tandis que l’illustre visiteur proclamait l’ « Alliance entre égaux » dans la région du monde qui connaît la pire distribution de la richesse.</p>
<p>Tiraillé entre tant de choses, j’ai eu un moment d’inattention et j’ai raté le banquet somptueux servi à des centaines de personnes à partir des choses exquises dont la Nature a doté les mers et qui, s’il tenait tenu dans un restaurant de Tokyo où l’on paie jusqu&#8217;à trois cent mille dollars un thon rouge frais, aurait coûté au bas mot dix millions de dollars.</p>
<p>C’était trop de travail pour un jeune de mon âge. J’ai écrit de brèves Réflexion et j’ai dormi de longues heures.</p>
<p>Ce matin, donc, j’étais en pleine forme. Comme mon ami n’arriverait en El Salvador qu’à midi passé, j’ai demandé des dépêches de presse, des articles d’Internet et d’autres textes frais arrivés.</p>
<p>J’ai d’abord constaté que, par ma faute, les dépêches de presse avaient donné de l’importance à ce que j’avais dit dans ces Réflexions au sujet de ma responsabilité de premier secrétaire du parti. Une rapide explication, donc.</p>
<p>Concentré sur l’ « Alliance entre égaux » de Barack Obama, un point d’une grande importance historique – je parle sérieusement – je ne me suis même pas rappelé que le congrès du parti aura lieu en avril prochain. Mon attitude à cet égard a été d’une logique élémentaire. Quand j’ai compris la gravité de mon état de santé, j’ai fait ce que je n’avais pas eu à faire après ma douloureuse chute à Santa Clara : le traitement avait été dur, mais ma vie n’était pas en danger. Quand, en revanche, j’ai rédigé ma « Communication au peuple cubain » du 31 juillet 2006, j’étais conscient que mon état était extrêmement critique. J’ai donc démissionné sur-le-champ de toutes mes fonctions publiques et ajouté quelques instructions pour rassurer et tranquilliser la population. Il ne me semblait pas nécessaire de renoncer, un par un, à chacun de mes postes.</p>
<p>À mes yeux, la fonction politique la plus importante était celle de premier secrétaire du Parti auquel l’autorité suprême correspond, par idéologie et par principe, à une étape révolutionnaire. Mes autres responsabilités étaient celles de président du Conseil d’État et de président du Conseil des ministres, sur élection de l’Assemblée nationale. Il existait un substitut pour ces deux postes, non en vertu de la parenté, que je n’ai jamais considérée comme source de droit, mais en vertu de l’expérience et des mérites.</p>
<p>Le grade de commandant-en-chef, c’est la lutte même qui me l’avait conféré, plus par hasard que par mérites personnels. À une étape postérieure, la Révolution a confié la direction de toutes les institutions armées au président, une fonction qui doit revenir à celui qui est premier secrétaire du parti, car c’est là à mon avis la décision correcte dans un pays comme Cuba qui doit faire face à un obstacle aussi considérable que l’Empire étasunien.</p>
<p>Depuis notre précédent Congrès du parti, quasiment quatorze ans se sont écoulés qui ont coïncidé avec la disparition de l’URSS et du camp socialiste, avec la Période spéciale et avec ma maladie.</p>
<p>Après avoir récupéré en partie ma santé, il ne m’est pas venu à l’idée que je devais renoncer formellement et expressément à chacune de mes fonctions. J’ai accepté durant cette période l’honneur d’avoir été élu député à l’Assemblée nationale, une responsabilité qui n’exigeait pas ma présence physique et d’où je pouvais faire part de mes idées.</p>
<p>Comme j’ai maintenant plus de temps que jamais pour observer, m’informer et exposer des points de vue, je remplis modestement mon devoir de me battre pour les idées que j’ai défendues tout au long de ma vie.</p>
<p>Je prie mes lecteurs de m’excuser du temps perdu à cette explication, mais les circonstances m’y obligent.</p>
<p>Car je n’oublie pas que le point le plus important est l’alliance insolite que l’illustre président des États-Unis propose entre millionnaires et crève-la-faim.</p>
<p>Les personnes bien informées – qui connaissent par exemple l’histoire de notre sous-continent, de ses luttes, voire celle de Cuba défendant contre l’Empire la Révolution qui, comme Obama lui-même l’a reconnu, « a duré plus longtemps que lui-même » &#8211; s’étonneront assurément de cette proposition.</p>
<p>Le président étasunien, on le sait, est un bon faufileur de mots, ce qui, de pair avec la crise économique, la montée du chômage, la perte de logements et la mort de soldats dans les guerres insanes de Bush, l’a aidé à remporter la victoire.</p>
<p>Tout compte fait, je ne m’étonnerais pas qu’il soit l’auteur de cette appellation ridicule dont on a affublé la tuerie en Libye : « Aube de l’odyssée », qui doit faire trembler les restes d’Homère et de ceux qui contribuèrent à forger la légende contenue dans le fameux poème grec, quoique j’admette la possibilité que ce soit une création des chefs militaires qui manient les milliers d’ogives nucléaires par lesquelles un simple ordre du Prix Nobel de la paix peut décréter la fin de notre espèce.</p>
<p>Les ambassades étasuniennes ont distribué partout des copies du discours qu’il a adressé, depuis le Centre culturel Palais de la Monnaie, aux Blancs, aux Noirs, aux Indiens, aux métis et non-métis, aux croyant et incroyants des Amériques, et qui a été traduit et divulgué par Chile TV, par CNN, et, j’imagine, par d’autres émetteurs en d’autres langues.</p>
<p>Il est dans le style de celui qu’il a prononcé, à sa première année de mandat, au Caire, la capitale de son ami et allié Hosni Moubarak, dont un président étasunien est censé savoir qu’il volait des dizaines de milliards de dollars à son peuple.</p>
<p>« Le Chili prouve qu’il n’y a pas de raisons que nous soyons divisés par la race ou la religion ou par des conflits ethniques… », a-t-il assuré, biffant ainsi le problème américain d’un trait de plume.</p>
<p>Il parle ensuite, presque aussitôt, de « ce cadre merveilleux, à quelques pas de là où le Chili a perdu sa démocratie voilà plusieurs décennies… »  Évoquer le coup d’État, l’assassinat du digne général Schneider ou le nom glorieux de Salvador Allende, comme si Washington n’avait absolument rien à voir avec ça, lui écorcherait la bouche…</p>
<p>En revanche, il a prononcé plusieurs fois le nom du grand poète Pablo Neruda, dont la mort fut accélérée par le coup d’État et dont il a cité le vers : « Nos guides de départ sont la lutte et l’espérance. »</p>
<p>Alors, là, j’ai été soufflé des profondes connaissances historiques dont fait preuve Obama presque dès le début de son discours ! Un conseiller irresponsable aurait-il donc omis de lui expliquer que Neruda était un militant du Parti communiste chilien, un ami de la Révolution cubaine, un grand admirateur de Simón Bolívar qui renaît tous les cent ans, un inspirateur du Guérillero héroïque, le Che Guevara ?</p>
<p>Après plusieurs paragraphes insignifiants, il reconnaît :</p>
<p>« Je sais que je ne suis pas le premier président des États-Unis à promettre un nouvel esprit de partenariat avec nos voisins latino-américains… je sais qu’il y a eu des époques où les États-Unis n’ont peut-être pas fait grand cas de cette région. »</p>
<p>« …l’Amérique latine n’est plus ce cliché éculé d’une région constamment en conflit ou attrapée dans des cycles de pauvreté interminables.</p>
<p>« …En Colombie, de grands sacrifices de la part des citoyens et des forces de sécurité ont permis de restaurer un niveau de sécurité sans précédent en plusieurs décennies. »</p>
<p>Bien entendu, là-bas, pas de trafic de drogues, pas de paramilitaires, pas de fosses clandestines.</p>
<p>Pour lui, la classe ouvrière n’existe pas, pas plus que les paysans sans terre, ni les analphabètes, ni la mortalité infantile et maternelle, ni ceux qui perdent la vue ou qui sont victimes de parasites comme dans la maladie de Chagas ou de bactéries comme dans le choléra :</p>
<p>« De Guadalajara à Santiago et à Sao Paulo, une nouvelle classe moyenne demande davantage de soi-même et des gouvernements.</p>
<p>« […] quand un coup d’État au Honduras a menacé le progrès démocratique, les nations du continent ont invoqué unanimement la Charte démocratique interaméricaine, ce qui a contribué à jeter les fondations du retour à la légalité. »</p>
<p>La véritable raison de ce discours merveilleux d’Obama apparaît sans conteste à mi-discours :</p>
<p>« …l’Amérique latine est en train de devenir tout simplement plus importante pour les États-Unis, en particulier pour notre économie. […] Aucun autre pays n’achète plus de vos produits, plus de vos biens que nous, aucun autre pays n’investit plus que nous dans cette région.</p>
<p>« Par exemple, nous exportons en Amérique latine le triple de ce que nous exportons en Chine. Nos exportations dans cette région-ci… augmentent plus rapidement que dans le reste du monde. »</p>
<p>Mais peut-on vraiment en conclure, comme il le fait ?</p>
<p>« Bref, plus l’Amérique latine sera prospère, et plus les États-Unis le seront. »</p>
<p>Il consacre ensuite des phrases insipides aux faits réels :</p>
<p>« Mais soyons honnêtes et admettons… que le progrès dans les Amériques ne va pas assez vite. En tout cas, pas pour les millions de personnes qui endurent l’injustice de la pauvreté extrême. Pas pour les enfants des bidonvilles et des favelas qui veulent seulement avoir les mêmes chances que tous les autres. […]</p>
<p>« […] Le pouvoir politique et économique est trop souvent concentré en quelques mains, au lieu de servir à la multitude. […]</p>
<p>« Bien entendu, nous ne sommes pas la première génération à devoir relever ces défis. Voila cinquante ans ce mois-ci, le président John F. Kennedy avait proposé une ambitieuse Alliance pour le progrès. […]</p>
<p>« La gageure du président Kennedy se maintient: &#8220;Bâtir un continent où tout le monde puisse aspirer à un niveau de vie viable, convenable, où tout le monde puisse vivre d’une manière digne et libre.&#8221; »</p>
<p>Il est incroyable qu’on vienne nous raconter de telles fadaises qui constituent une insulte à l’intelligence humaine.</p>
<p>Forcément, il n’a pas pu ne pas parler, entre autres grandes calamités, d’un problème causé par le colossal marché que représentent les USA en drogues et en armes :</p>
<p>« Les gangs de criminels et de trafiquants de drogues constituent une menace non seulement à la sécurité de nos citoyens, mais encore au développement, parce qu’ils font fuir les investissements dont les économies ont besoin pour prospérer ; et ils menacent directement la démocratie, parce qu’ils alimentent la corruption qui ronge les institutions de l’intérieur. »</p>
<p>Et d’ajouter à contrecœur :</p>
<p>« Mais nous ne briserons jamais l’emprise des cartels et des gangs tant que nous ne nous attaquerons pas aux facteurs sociaux et économiques qui nourrissent la criminalité. Nous devons toucher les jeunes en danger avant qu’ils ne se tournent vers les drogues et le crime. […]</p>
<p>« …en tant que président, j’ai dit clairement que les États-Unis partageaient et acceptaient leur part de responsabilité dans la violence issue de la drogue. Après tout, la demande de drogues, y compris aux États-Unis, actionne cette crise. Voilà pourquoi nous avons mis au point une nouvelle stratégie de contrôle de la drogue axée sur la réduction de la demande à travers l’éducation, la prévention et le traitement. »</p>
<p>Il se garde bien dire, par exemple, qu’au Honduras 76 habitants sur 100 000 meurent à cause de la violence, soit dix-neuf fois plus qu’à Cuba où ce problème n’existe pratiquement pas malgré la proximité des États-Unis.</p>
<p>Après avoir aligné un certain nombre de balivernes de ce genre – sur les armes saisies en route vers le Mexique, sur le Partenariat transpacifique, sur la Banque interaméricaine de développement dont il dit que son pays s’efforce d’accroître le nouveau « Fonds de croissance des Amériques à partir de microcrédits », après avoir promis de créer de nouvelles « voies de prospérité » et avoir prononcé d’autres termes tout aussi grandiloquents en anglais et en espagnol, Obama en revient à ses promesses farfelues d’unité continentale, puis tente d’impressionner ses auditeurs par les risques des changements climatiques :</p>
<p>« …Et si quelqu’un doute de l’imminence des changements climatiques, il lui suffit de regarder pas plus loin que dans nos Amériques, depuis les tempêtes plus fortes dans les Caraïbes jusqu’à la fonte des glaciers dans les Andes, en passant par la disparition de forêts et de terres arables dans tout la région. »</p>
<p>S’il avait du moins le courage de reconnaître que son pays est le plus grand responsable de cette tragédie&#8230;</p>
<p>Puis il annonce fièrement :</p>
<p>« …les États-Unis travailleront avec des partenaires dans cette région, dont le secteur privé, afin d’accroître la quantité d’étudiants étasuniens en Amérique latine à 100 000, et la quantité d’étudiants latino-américains aux États-Unis à 100 000. »</p>
<p>On sait combien coûtent des études de médecine ou de quoi que soit dans ce pays, qui se livre par ailleurs à un vol de cerveaux éhonté.</p>
<p>Tout ce verbiage pour conclure sur des louanges à l’OEA, que notre ministre des Relations extérieures, Raúl Roa, avait taxée de « ministère des Colonies yankees » quand, dans une mémorable dénonciation au nom de notre patrie aux Nations Unies, il avait informé que l’administration étasunienne avait, le 15 avril 1961, fait bombarder notre territoire par des B-26 peints à nos couleurs. Une action ignominieuse qui aura cinquante ans dans vingt-trois jours.</p>
<p>Obama était convaincu d’avoir parfaitement préparé le scénario pour proclamer son droit à s’ingérer dans notre pays. Il avoue sans fard</p>
<p>« avoir permis aux Étasuniens d’envoyer de l’argent à Cuba afin que les gens puissent avoir un certain espoir économique et devenir plus indépendants des autorités cubaines. Allant plus loin, nous continuerons de chercher des moyens d’accroître l’indépendance du peuple cubain qui a droit à la même liberté que tous les autres sur ce continent. »</p>
<p>Il reconnaît ensuite que le blocus fait du tort à Cuba, prive son économie de ressources. Pourquoi ne reconnaît-il pas que les intentions d’Eisenhower et l’objectif explicite des États-Unis étaient justement d’obtenir la reddition du peuple cubain par la faim ? Pourquoi le maintient-il ? Combien de centaines de milliards de dollars les États-Unis doivent-ils verser à notre pays à titre d’indemnités ?  Pourquoi continue-t-il d’emprisonner les cinq héros cubains qui luttaient contre le terrorisme ?  Pourquoi n’applique-t-il pas la loi d’Ajustement cubain à tous les Latino-Américains afin que des milliers d’entre eux ne soient pas tués ou blessés en tentant de franchir la frontière que les USA ont imposée au Mexique après lui avoir volé plus de la moitié de son territoire ?</p>
<p>Je prie le président étasunien de me pardonner ma franchise. Je n’ai aucune hostilité envers lui ni envers son peuple. Je fais simplement mon devoir de dire ce que je pense de son « Alliance entre égaux ».</p>
<p>Les États-Unis ne gagneront rien à créer et à promouvoir dans notre pays le métier de mercenaire. Je puis assurer que les jeunes qui sortent excellemment formés de notre Université des sciences informatiques s’y connaissent bien plus en Internet et en informatique que le Prix Nobel et président des États-Unis.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-101320 firma" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/03/firma-de-fidel-25-de-marzo-de-2011-300x171.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz<br />
Le 22 mars 2011<br />
21 h 17</strong></p>
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		<title>Les Chaussons me Serrent</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 19:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tandis que les réacteurs sinistrés lancent de la fumée radioactive sur le Japon et que des avions au profil monstrueux et des sous-marins atomiques déversent leurs charges meurtrières télécommandées sur la Libye, un pays nord-africain d’à peine six millions d’habitants, Barack Obama racontait aux Chiliens une comptine semblable à celles que j’écoutais quand j’avais quatre ans : « Les chaussons me serrent, les chaussettes me tiennent chaud, et le baiser que tu m’as donné, je l’emporte en mon cœur. »]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tandis que les réacteurs sinistrés lancent de la fumée radioactive sur le Japon et que des avions au profil monstrueux et des sous-marins atomiques déversent leurs charges meurtrières télécommandées sur la Libye, un pays nord-africain d’à peine six millions d’habitants, Barack Obama racontait aux Chiliens une comptine semblable à celles que j’écoutais quand j’avais quatre ans : « Les chaussons me serrent, les chaussettes me tiennent chaud, et le baiser que tu m’as donné, je l’emporte en mon cœur. »</p>
<p>Certains de ses auditeurs ont dû rester estomaqués dans ce « Centre culturel » de Santiago-du-Chili.</p>
<p>Quand le président a scruté anxieusement son public après avoir mentionné la perfide Cuba, attendant une salve d’applaudissements, un silence glacial lui a répondu. Dans son dos – ah, bienheureux hasard ! – parmi les drapeaux latino-amériubacains, il y avait précisément celui de Cuba.</p>
<p>S’il avait regardé une seconde par-dessus son épaule droite, il aurait vu – telle une ombre – le symbole de la Révolution dans l’île rebelle que son puissant pays a voulu détruire, sans y être jamais parvenu.</p>
<p>Il faut être sans doute extraordinairement irréfléchi pour penser que les peuples de Notre Amérique applaudiraient au cinquantième anniversaire de l’invasion mercenaire de Playa Girón,à cinquante ans de blocus économique criminel d’un pays frère, à cinquante ans de menaces et d’attentats terroristes qui ont coûté des milliers de vies, à cinquante ans de projets d’assassinat des dirigeants d’une révolution historique.</p>
<p>J’ai senti qu’il parlait de moi.</p>
<p>Oui, j’ai prêté service à la Révolution pendant très longtemps, mais je n’ai jamais esquivé les risques, ni violé de principes constitutionnels, idéologique ou moraux. Je regrette de ne pas avoir eu plus de santé pour continuer de la servir.</p>
<p>Quand je suis tombé malade, j’ai renoncé sans hésitation à toutes mes responsabilités étatiques et politiques, même à celle de Premier secrétaire du Parti, et je n’ai jamais tenté de les exercer après mon Adresse du 31 juillet 2006, même quand j’ai recouvré en partie ma santé plus d’un an après, bien que tout le monde ait continué de m’appeler affectueusement  de cette manière.</p>
<p>Mais je suis et resterai ce que j’ai promis d’être : un soldat des idées, tant que je pourrai penser ou respirer.</p>
<p>Quand on a interrogé Obama au sujet du coup d’État contre l’héroïque président Salvador Allende, fomenté comme tant d’autres par les États-Unis, et de la mort mystérieuse d’Eduardo Frei Montalva, assassiné par des agents de la DINA, une création du gouvernement étasunien, il a perdu sa présence d’esprit et a commencé à bafouiller.</p>
<p>Le commentaire de la télévision chilienne à la fin de son discours a été on ne peut plus exact : Obama n’a rien à offrir au continent.</p>
<p>Pour ma part, je ne veux pas donner l’impression que j’éprouve de la haine envers lui, encore moins envers le peuple étasunien, dont, je le reconnais, beaucoup de fils ont contribué à la culture et à la science.</p>
<p>Obama a encore un déplacement à faire, demain matin, en El Salvador. Là, il va falloir qu’il s’ingénie pas mal, parce que les armes et les instructeurs reçus des administrations étasuniennes ont fait couler bien du sang dans ce pays frère.</p>
<p>Je lui souhaite un bon voyage et un peu plus de… bon sens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 21 mars 2011</strong></p>
<p><strong>21 h 32</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’alliance Égalitaire</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Mar 2011 20:22:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Samedi soir, 19 mars, après un succulent banquet, les dirigeants de l’OTAN ont ordonné d’attaquer la Libye. Il coule de source que rien ne pouvait advenir sans que les États-Unis ne réclament de jouer leur rôle incontournable de chef suprême. Et c’est depuis le Q.G. de cette institution en Europe qu’un officier supérieur a fait savoir que l’opération « Aube de l’Odyssée » démarrait.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi soir, 19 mars, après un succulent banquet, les dirigeants de l’OTAN ont ordonné d’attaquer la Libye.</p>
<p>Il coule de source que rien ne pouvait advenir sans que les États-Unis ne réclament de jouer leur rôle incontournable de chef suprême. Et c’est depuis le Q.G. de cette institution en Europe qu’un officier supérieur a fait savoir que l’opération « Aube de l’Odyssée » démarrait.</p>
<p>L’opinion publique mondiale était bouleversée par la tragédie du Japon où le nombre de victimes du séisme, du tsunami et de l’accident nucléaire n’a cessé de croître pour se situer désormais à des dizaines de milliers de personnes mortes, disparues ou irradiées. La résistance à l’énergie atomique se renforcera aussi considérablement.</p>
<p>Le monde souffre en même temps les conséquences des changements climatiques, de la pénurie des aliments et de la hausse de leurs cours, du gaspillage croissant des ressources naturelles et humaines. Une guerre aujourd’hui est la chose la plus inopportune qui soit.</p>
<p>Du coup, la tournée d’Obama en Amérique latine est passée au second plan, et quasiment personne ne s’y arrête. En tout cas, au Brésil, les contradictions d’intérêts entre les États-Unis et ce pays frère sont devenues évidentes.</p>
<p>On ne saurait oublier que Rio de Janeiro a rivalisé avec Chicago pour décrocher l’organisation des Jeux olympiques de 2016.</p>
<p>Obama a voulu entrer dans les bonnes grâces du géant sud-américain : il a parlé de « la montée extraordinaire du Brésil » qui a attiré l’attention mondiale et a vanté son économie comme l’une de celles qui croissent le plus vite au monde, mais il s’est bien gardé de soutenir si peu que ce soit la candidature du Brésil comme membre permanent d’un Conseil de sécurité fondé sur les privilèges.</p>
<p>La présidente brésilienne n’a pas hésité à dire son désaccord avec les mesures protectionnistes que les USA imposent à son pays par le biais de tarifs et de subventions qui constituent un fort obstacle à son économie.</p>
<p>L’écrivain argentin Atilio Boron affirme :</p>
<p><em>« … ce qui intéresse le plus </em>[Obama]<em> en sa qualité de gérant de l’Empire, c’est de contrôler toujours plus l’Amazonie. L’une des conditions </em>sine qua non<em> de ce projet est d’entraver, faute de pouvoir l’arrêter, la coordination et l’intégration politiques et économiques croissantes de la région, qui ont été si importantes pour torpiller l’ALCA en 2005 et frustrer la conspiration sécessionniste et putschiste en Bolivie (2008) et en Équateur (2010). Il doit aussi s’efforcer de semer la discorde entre les gouvernements les plus radicaux de la région (Cuba, Venezuela, Bolivie et Équateur) et les gouvernements &#8220;progressistes&#8221;, surtout le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay…</em></p>
<p><em>« Pour les stratèges étasuniens les plus osés, le bassin amazonien, à l’instar de l’Antarctique, est une zone de libre-accès où aucune souveraineté nationale n’est reconnue… »</em></p>
<p>Obama se rend demain au Chili. Il y aura été précédé d’une interview que le journal <em>El Mercurio</em> a publiée ce dimanche, dans laquelle il avoue que « le Discours pour les Amériques » &#8211; c’est ainsi qu’il le qualifie – se fonde sur « une alliance égalitaire » avec l’Amérique latine. Une affirmation qui nous laisse pantois et qui rappelle l’annonce de « l’Alliance pour le progrès » qui précéda l’expédition mercenaire de Playa Girón.</p>
<p>Il avoue :</p>
<p><em>« …notre vision pour le continent… se fonde sur la conception de l’alliance égalitaire que j’ai poursuivie depuis que je suis devenu président des États-Unis.</em></p>
<p><em>« Je mettrai l’accent sur des domaines spécifiques dans lesquels nous pourrons travailler ensemble, tels que la croissance économique, l’énergie, la sécurité des citoyens et les droits humains…</em></p>
<p><em>« Cette vision vise à améliorer la sécurité commune, à élargir les chances économiques, à garantir un avenir énergétique non polluant et à soutenir les valeurs démocratiques que nous partageons.</em></p>
<p><em>« …promouvoir un continent sûr, stable et prospère où les États-Unis et nos alliés assument en commun des responsabilités dans des questions clefs aussi bien régionales que mondiales. »</em></p>
<p>On le voit, tout est beau et merveilleux, digne d’être enseveli, tels les secrets de Reagan, pour le publier dans deux cents ans. Le hic, c’est que, comme en informe l’agence DPA qui reproduit un sondage fait par le journal <em>La  Tercera</em><em> :</em> « …en 2006, 43 p. 100 des Chiliens rejetaient les centrales nucléaires. Deux ans après, c’était 52 p. 100, et 74 p. 100 en 2010. Aujourd’hui, après les événements japonais, ce sont 86 p. 100 des Chiliens qui n’en veulent pas. »</p>
<p>Reste à poser une question à M. Obama. Puisque l’un de ses illustres prédécesseurs, Richard Nixon, a fomenté le coup d’État et causé la mort héroïque de Salvador Allende, les tortures et l’assassinat de milliers de personne, en demandera-t-il pardon au peuple chilien ?</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 20 mars 2011</strong></p>
<p><strong>20 h 14</strong></p>
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