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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Forum</title>
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		<title>Un monde meilleur est possible, nécessaire et urgent ! Luttons pour lui !</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 21:34:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[Miguel Diaz-Canel]]></category>
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		<description><![CDATA[Discours prononcé par Miguel M. Diaz-Canel Bermudez, président de la République de Cuba, à la clôture de la Rencontre anti-impérialiste de solidarité, pour la démocratie et contre le néolibéralisme, au Palais des Conventions, le 3 novembre 2019.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4217" alt="Conferencia antimperialista" src="/files/2019/11/Conferencia-antimperialista.jpg" width="300" height="244" />Discours prononcé par Miguel M. Diaz-Canel Bermudez, président de la République de Cuba, à la clôture de la Rencontre anti-impérialiste de solidarité, pour la démocratie et contre le néolibéralisme, au Palais des Conventions, le 3 novembre 2019</p>
<p>(Traduction de la version sténographique de la Présidence de la République)</p>
<p>(EXCLAMATIONS : « Diaz-Canel, n’hésite pas, les Yankees, frappe-les fort ! » et « Merci, Cuba, garante de la paix !)</p>
<p>Je vous remercie tous.</p>
<p>Je pense que nous sommes tous d&#8217;accord pour dire qu&#8217;il n&#8217;y a pas de meilleur discours que celui des poètes (rires), mais, bon, il nous revient de conclure.</p>
<p>Cher compañero général d&#8217;armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba,</p>
<p>Compañero, frère et président Nicolas Maduro Moros, de la République bolivarienne du Venezuela,</p>
<p>Chers leaders révolutionnaires d&#8217;Afrique, d&#8217;Asie, d&#8217;Amérique latine et des Caraïbes,</p>
<p>Frères, amis, compañeros,</p>
<p>Un salut particulier à tous ceux qui résistent et qui sont venus dans la capitale cubaine, qui a toujours été et sera toujours un point de rencontre pour ceux qui défendent la paix et la solidarité entre les peuples.</p>
<p>Le soutien, l&#8217;enthousiasme, la solidarité dont vous faites preuve, nous touchent et nous engagent, et accompagnés de Raul et Maduro, nous frappons fort les Yankees (applaudissements).</p>
<p>Nous sommes revenus récemment d&#8217;un long et intense voyage à travers des pays européens, qui comprenait une visite en Azerbaïdjan pour assister au 18e Sommet du Mouvement des pays non-alignés.</p>
<p>Les Non-alignés, qui s&#8217;étaient affaiblis à la fin de la Guerre froide, sont revenus à l&#8217;esprit de Bandung, la Déclaration qui leur a donné naissance. Ils sont mobilisés par le cours dramatique des événements et la crise du multilatéralisme qui met aujourd&#8217;hui le système des Nations Unies en péril.</p>
<p>Là-bas, Cuba a fermement condamné cette crise qui nous menace tous, notamment les pays les moins développés.</p>
<p>Nous avons dénoncé les responsables de cette situation et nous avons déclaré : « Jamais on n’a autant menti, avec le plus grand cynisme et le coût le plus terrible pour l&#8217;immense majorité de l&#8217;Humanité, en fonction des intérêts d&#8217;une minorité, dont les richesses ont atteint des excès hallucinants.</p>
<p>« En plein 21e siècle, des menaces et des agressions plus ou moins graves pèsent sur tous les gouvernements souverains qui refusent de servir la puissance hégémonique avec l’installation des bases militaires, de livrer leurs ressources ou de céder à leurs ordres. »</p>
<p>Mais nous n’avons pas été les seuls à désigner le coupable par son nom. Plusieurs leaders se sont inquiétés du retour de l&#8217;hégémonisme étasunien, qui menace et agit brutalement contre les gouvernements qu&#8217;il considère comme des ennemis, parce qu&#8217;ils ne partagent pas ses politiques, et il s&#8217;en prend brutalement au socialisme comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un système social inacceptable.</p>
<p>Au niveau mondial, on constate une grande préoccupation du fait des régressions enregistrées dans des domaines importants tels que la paix, l&#8217;autodétermination et la souveraineté des nations, l&#8217;environnement et la lutte contre les changements climatiques, les droits humains, la justice sociale et la recherche de l&#8217;équité économique.</p>
<p>Dans notre zone géographique, en particulier, la préoccupation n&#8217;en est pas moins grande. L&#8217;Amérique latine et les Caraïbes souffrent du retour de la doctrine Monroe et des pires pratiques du maccarthysme. La succession incontrôlée d&#8217;actions d&#8217;ingérence lancée par l&#8217;administration étasunienne actuelle depuis son arrivée au pouvoir repose sur les postulats de ces deux politiques impérialistes.</p>
<p>Le président des États-Unis et sa cour des faucons se déchaînent contre la Révolution cubaine, la Révolution bolivarienne, les dirigeants politiques de la gauche brésilienne, bolivienne, argentine et les mouvements sociaux, populaires et progressistes de toute la région qu’ils considèrent comme leur arrière-cour.</p>
<p>Le système interaméricain réactive des mécanismes qui éveillent des souvenirs odieux pour la région, tels que le Traité d&#8217;assistance réciproque (TIAR) et l&#8217;OEA immorale, qui se consolide comme un instrument de pression politique des États-Unis et des oligarchies qui défendent le néolibéralisme.</p>
<p>Comment ne vais-je pas rire de l&#8217;OEA, si c&#8217;est une chose tellement laide, tellement laide qu’elle prête à rire (Applaudissements). C’est cela que chantaient nos parents dans les années où cette organisation avait expulsé Cuba parce qu’elle ne s’était pas soumise aux ordres de Washington. Qu’allons-nous lui chanter maintenant, alors qu’elle n’a pas pu mettre le Venezuela à genoux et qu’elle veut s’enlever une épine du pied en contrôlant la Bolivie ?</p>
<p>Ils se sont précipités dans ce pays, inquiets des résultats électoraux de la nation latino-américaine, l&#8217;une de celles dont la croissance a été la plus rapide et la meilleure de cette dernière décennie, après avoir été la plus pauvre et la plus sous-développée du Cône Sud pendant des siècles.</p>
<p>C’est certain, l&#8217;OEA est une chose très laide. Et très cynique. Ses « préoccupations » ne parviennent pas jusqu’aux profondeurs de la colère des peuples qui s&#8217;élèvent contre le néolibéralisme et reçoivent des balles, des gaz et du plomb lorsqu’ils manifestent pacifiquement.</p>
<p>Compañeros,</p>
<p>Il est très important d’observer dans cette guerre qui se livre contre nous la progression de son complément médiatique. Les tanks de l&#8217;offensive culturelle et symbolique visant à légitimer les injustices du système capitaliste, à disqualifier les alternatives politiques de gauche et à détruire l&#8217;identité culturelle de nos nations avancent toujours à l&#8217;avant-garde des politiques impériales, comme une étape préalable à leur déstabilisation.</p>
<p>Récemment, en Azerbaïdjan, nous avons pu démentir le mensonge que Washington a tenté d&#8217;imposer comme matrice contre le gouvernement légitime vénézuélien.</p>
<p>Lorsque Nicolas Maduro Moros, en sa qualité de précédent président du Mouvement, a dirigé la première partie de l&#8217;Assemblée et a remis la présidence pro tempore à l&#8217;Azerbaïdjan, pratiquement toutes les délégations participantes – environ 120 à différents niveaux de représentation – ont reconnu et félicité la République bolivarienne pour l’accomplissement de son mandat à la tête du Mouvement des pays-non alignés (applaudissements).</p>
<p>Où donc était le soi-disant rejet du Venezuela par la communauté internationale ? Pourquoi n&#8217;y a-t-il pas eu une seule expression de rejet ou de critique contre le gouvernement bolivarien par les gouvernements qui représentent la majorité absolue des Nations unies ? Or, dans le cadre de la guerre des symboles, du lynchage médiatique qui a été lancé contre Maduro, à l&#8217;autre bout du monde, les médias ont publié jusqu’à satiété qu’il n’a aucun soutien international.</p>
<p>Sur le plan interne, ils ne traitent pas mieux non plus les politiciens qui croient sérieusement qu&#8217;un changement est nécessaire aux États-Unis. Le discours est agressif et disqualifiant pour tous ceux qui ne partagent pas le comportement du président, qui annonce sur son compte Twitter des décisions qui affectent des millions de personnes et affiche des attitudes condamnables en tout lieu.</p>
<p>Il parle du socialisme sans la moindre idée de ce que cela signifie. Et il décrète la fin de toute expérience ou de tout programme politique visant à surmonter l&#8217;injustice dominante, comme s’il détenait le cours de l&#8217;Histoire.</p>
<p>Il n&#8217;a pas été le premier empereur à se le proposer. Et il ne sera sûrement pas le dernier à échouer. Parce que seuls les peuples peuvent changer l&#8217;Histoire (Applaudissements).</p>
<p>Fidel a dit à maintes reprises que le mensonge était le principal adversaire à vaincre en politique et que dire la vérité est le premier devoir de tout révolutionnaire. C&#8217;est l&#8217;une de nos missions fondamentales en tant que politiciens révolutionnaires. Le premier ennemi à renverser est le mensonge et plus encore le mensonge impérialiste (Applaudissements).</p>
<p>C’est avec des mensonges qu’ils ont assiégé Cuba et l&#8217;ont écartée de son environnement naturel pendant des années. C’est avec des mensonges qu’ils ont envahi des nations, détruit des peuples, ont fait reculer des régions entières dans la voie de leur développement.</p>
<p>Avec des mensonges, ils ont attaqué l&#8217;Irak et la Libye et les ont plongés dans l&#8217;instabilité. Avec des mensonges, ils ont fait de la Syrie un terrain d&#8217;essai pour les armements et un théâtre pour les opérations terroristes, qu&#8217;ils ont financées sous de fausses bannières de démocratie et de liberté.</p>
<p>C’est avec d’énormes et de ridicules mensonges qu’ils accusent Cuba, le Venezuela et le Forum de Sao Paulo de promouvoir les soulèvements populaires dans n&#8217;importe quel coin de la planète, alors qu’ils se cachent les yeux, les oreilles et la bouche, pour ne pas voir, ne pas entendre, ne pas admettre ce que les peuples crient dans la rue : le néolibéralisme est un échec économique et une catastrophe sociale. (Applaudissements)</p>
<p>Ils appliquent cette technique de manière perverse dans la tentative désespérée de renverser le gouvernement bolivarien du Venezuela et, en même temps, de nuire à Cuba. Même si son origine remonte aux années d&#8217;une intégration brillante et réussie au cours desquelles Chavez et Fidel ont créé l&#8217;ALBA, ces derniers mois, les États-Unis ont lancé, avec une grande force, une campagne mensongère contre toute forme de relation entre nos deux pays.</p>
<p>On nous accuse de soutenir la Révolution bolivarienne, à partir d’une version archaïque de la théorie des satellites qu’ils avaient lancée à l’époque contre l’ancienne Union soviétique et ils invoquent ce prétexte pour justifier le blocus.</p>
<p>La coopération médicale cubaine est une cible d&#8217;attaque permanente. Il s&#8217;agit de discréditer un effort noble et solidaire que le monde entier reconnaît et qui, avec l&#8217;École latino-américaine de médecine et la Brigade Henry Reeve contre les catastrophes naturelles, constitue l&#8217;expression la plus authentique et la plus réussie de la coopération entre pays en voie de développement (Applaudissements).</p>
<p>Les trois projets, œuvres d&#8217;une valeur humaine incontestable, sont nés des idées de Fidel afin d’exalter la solidarité internationale.</p>
<p>Plus de 400 000 professionnels cubains de la santé ont fourni des services dans 164 pays. En ce moment, plus de 29 000 d’entre eux prennent en charge des populations vulnérables de 65 pays.</p>
<p>Rien n&#8217;en dit plus long sur l&#8217;essence humaniste de la Révolution cubaine que cette coopération. C’est pourquoi leur acharnement à la dénigrer et à la détruire ne nous surprend pas. La solidarité est étrangère au capitalisme.</p>
<p>C&#8217;est contre eux, et malgré eux, que le colonialisme et l&#8217;apartheid ont été vaincus en Afrique, où les meilleurs enfants de la Révolution cubaine ont partagé leurs sacrifices et même leur sang avec les combattants angolais, namibiens et d’autres nationalités. De là, où les empires sont toujours allés pour piller, nous n&#8217;avons rapporté que nos morts (Applaudissements) et la conviction d&#8217;avoir accompli « le plus sacré de nos devoirs : lutter contre l&#8217;impérialisme où qu&#8217;il soit », comme Che Guevara nous l’a laissé en héritage.</p>
<p>Défense, éducation, santé, science&#8230;. La coopération cubaine, fille de la solidarité en tant que principe, a été, est et sera dans tout noble secteur de l&#8217;activité humaine, où nous pourrons apporter notre contribution. Être solidaires, c&#8217;est payer notre propre dette envers l&#8217;Humanité (Applaudissements).</p>
<p>Cuba est condamnée et sanctionnée sans limite pour être solidaire et cohérente avec son histoire de luttes et de sacrifices, pour être la sœur et l’amie des peuples qui résistent.</p>
<p>À l’heure actuelle, notre Patrie subit un durcissement criminel du siège, le renforcement d&#8217;une politique immorale et illégale que l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies condamne pratiquement à l&#8217;unanimité depuis plus de 30 ans, sans que les États-Unis ne réagissent face à l’exigence mondiale.</p>
<p>Il s&#8217;agit là d&#8217;une autre preuve de non-respect des normes du Droit international, qui s&#8217;est particulièrement fait sentir avec l’application d&#8217;une loi illégale telle que la Helms Burton, qui poursuit et sanctionne les pays tiers, ce qui internationalise le blocus.</p>
<p>Étant donné que ces pièges ne suffisent pas à vaincre un peuple qui lutte depuis 151 ans pour son indépendance et qui ne l&#8217;abandonnera jamais, l&#8217;empire a recourt maintenant à des pratiques de siège, de persécution et de sanctions contre des pays, des entreprises et des navires qui contribueraient au transport de carburant vers Cuba.</p>
<p>Comment peut-on décréter une telle action et déclarer ensuite qu&#8217;elle vise à isoler le gouvernement cubain et à aider son peuple ?</p>
<p>Depuis l&#8217;époque du célèbre Mémorandum de Mallory, Cuba sait très bien, de la bouche de ses propres créateurs, quel est le premier et dernier objectif du blocus.</p>
<p>Le fonctionnaire yankee déclarait : « La majorité des Cubains soutiennent Castro (&#8230;) Il n&#8217;y a pas d&#8217;opposition politique effective (&#8230;) Le seul moyen possible pour annihiler le soutien interne au gouvernement est de provoquer le désenchantement et le découragement par l’insatisfaction économique et la pénurie. (&#8230;) Il faut rapidement mettre en pratique tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique […] en refusant à Cuba des facilités financières et des approvisionnements, afin de réduire les salaires individuels et réels, l’objectif étant de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement ». Quelle perversité !</p>
<p>Nous ne nous lasserons pas de le répéter pour que nul ne s’y trompe. La politique des États-Unis contre Cuba était très explicite dans ce document, daté du 6 avril 1960.</p>
<p>Mais avant le Mémorandum de Mallory, il existe d&#8217;autres documents et des politiques qui révèlent le caractère historique du zèle impérial vis-à-vis de Cuba et du reste de Notre Amérique. Depuis la théorie du « fruit mûr » et de la Doctrine Monroe, remise au goût du jour.</p>
<p>Marti l&#8217;a compris avec plus de clarté que d’autres et nous en a averti dans son testament politique, sa lettre inachevée du 18 mai 1895, où il révèle le but supérieur de son combat pour changer les destinées de l&#8217;Île.</p>
<p>« … Je cours désormais tous les jours le risque de donner ma vie pour mon pays et pour mon devoir – puisque c&#8217;est ainsi que je le comprends et que j&#8217;ai assez de forces pour l&#8217;accomplir – qui est d&#8217;empêcher à temps, par l&#8217;indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s&#8217;étendent dans les Antilles et ne retombent, avec cette force de plus, sur nos terres d&#8217;Amérique. Tout ce que j&#8217;ai fait à ce jour et tout ce que je ferai, vise à ce but&#8230; »</p>
<p>À force de sacrifices, de résistance et grâce à la solidarité, notre peuple a maintenu sa Révolution pendant toutes ces années. La force du processus ne pourrait s&#8217;expliquer sans cette volonté populaire. Et cette volonté n&#8217;existerait pas non plus sans le haut niveau de participation du peuple à sa destinée.</p>
<p>Parce qu’il faut le dire en toutes lettres : la seule chose, contenue dans le document de Mallory, qui n&#8217;a pas été accomplie est le renversement du gouvernement cubain. Les punitions imaginées par l&#8217;empire au comble de la cruauté sont appliquées en ce moment même comme s’il s’agissait d’une loi.</p>
<p>Quant à la solidarité, nous vous sommes extrêmement reconnaissants pour l&#8217;articulation du soutien matériel et pour la tendresse des peuples.</p>
<p>Et nous le disons aujourd&#8217;hui, alors que Cuba a besoin que redouble et se multiplie le soutien à sa cause, qui est la cause de la souveraineté et de la liberté des peuples de notre Amérique et du monde.</p>
<p>« La vérité et la tendresse ne sont pas inutiles », disait Marti. Et bien qu&#8217;il semble parfois que l’on ne peut pas changer les choses, qu&#8217;elles ne peuvent pas vaincre les politiques ni ébranler les empires, l&#8217;histoire de l&#8217;Humanité et l&#8217;histoire même de la Révolution cubaine sont là pour prouver que, oui, c’est possible (Applaudissements).</p>
<p>Cuba est la meilleure preuve de tout ce que peut faire la solidarité des peuples. Quand l&#8217;impérialisme nous a éloignés de Notre Amérique, en nous expulsant pour notre honneur et notre chance de l&#8217;OEA discréditée, quand on nous a laissés seuls au milieu du continent, brandissant les drapeaux révolutionnaires d&#8217;un continent de rébellion tenace, ici, nous avons fondé l&#8217;Institut cubain d&#8217;amitié avec les peuples (Applaudissements).</p>
<p>Ce fut une idée de Fidel. Nous n&#8217;étions pas intéressés par les relations avec les gouvernements soumis à l&#8217;empire, au sein de son ministère des colonies. Nous étions intéressés et nous le sommes encore, en priorité, par l&#8217;amitié des peuples (Applaudissements).</p>
<p>L&#8217;amitié des peuples d&#8217;Amérique et du monde a encouragé les gouvernements. Aujourd&#8217;hui, Cuba entretient des relations diplomatiques avec plus de 160 pays et c’est à travers la solidarité aussi que nous avons touché plus de la moitié d&#8217;entre eux.</p>
<p>Nombre des leaders politiques et sociaux réunis ici se souviendront, parce qu&#8217;ils y ont participé, des rencontres continentales de Lutte contre la ZLEA, lancées par le commandant en chef.</p>
<p>C&#8217;est ainsi qu&#8217;est née la Campagne continentale contre la ZLEA, qui a mobilisé des millions de personnes et semé la conscience de la nécessité de surmonter les différences secondaires afin de réaliser l&#8217;unité de toutes les forces et de faire face à ce projet de recolonisation impérialiste. Et que s&#8217;est-il passé ? Nous l&#8217;avons vaincue (Applaudissements).</p>
<p>La défaite de la ZLEA, tout comme la défense historique de la Révolution cubaine, sont des objectifs de lutte couronnés de succès qui nous laissent une grande leçon : nous ne pouvons triompher ni fragmentés ni divisés. Nous pouvons construire des projets communs contre l&#8217;agression impérialiste et ses alliés oligarchiques en travaillant à partir de tout ce que nous avons en commun.</p>
<p>Nous continuerons à lutter contre le blocus sur tous les terrains. D&#8217;abord ici, en travaillant, en créant et en résistant sans renoncer au développement.</p>
<p>La ressource la plus précieuse de Cuba est son peuple : imaginatif, joyeux, entreprenant, courageux et créatif.</p>
<p>Un peuple qui est d&#8217;abord et avant tout l&#8217;architecte de l’œuvre révolutionnaire dans les conditions les plus difficiles.</p>
<p>Si nous avons choisi ensemble la voie du socialisme, y compris lorsque l&#8217;empire a imposé la théorie ridicule de la Fin de l&#8217;Histoire, c&#8217;est parce que ce n&#8217;est qu&#8217;avec le socialisme que nous atteignons la justice sociale et l&#8217;égalité des droits pour tous.</p>
<p>L&#8217;unité autour de ce projet anti-impérialiste, libérateur, socialiste et solidaire est la conséquence de siècles de lutte pour un idéal unitaire et la confirmation que nous devons tout à l&#8217;unité. C&#8217;est pour cela qu’ils s’efforcent de la briser. C&#8217;est pour cela qu’ils destinent des millions à la subversion politique et au financement de projets de recolonisation culturelle.</p>
<p>Ils ont voulu nous vendre, enveloppés dans du papier de soie et des guirlandes sophistiquées, un monde qui se brise en mille morceaux à quelques pas de nos frontières, dans Notre Amérique, dont les ressources ont été transférées immoralement aux sociétés transnationales à l&#8217;ère du néolibéralisme, qui aujourd&#8217;hui passe la facture.</p>
<p>La recette pour son application consiste à convaincre les masses que c&#8217;est le moyen le plus rapide et le plus efficace d&#8217;atteindre la prospérité. Le marché aveugle mais omnipotent, disaient-ils, veillera à ce que les gens d’en bas profitent des avantages qui couleront spontanément des cornes de l&#8217;abondance entre les mains des élites. Quelle plaisanterie cruelle !</p>
<p>C&#8217;est ainsi que l’on est arrivé à l&#8217;inégalité scandaleuse qui a fait que 1% de la société possède plus que les 99% restants.</p>
<p>La très puissante industrie de la publicité et du divertissement, qui brasse presque autant d&#8217;argent que le commerce des armes ou de la drogue, a construit le mythe de l&#8217;accès de tous au monde de rêves qui se transforment en cauchemars et en colère populaire.</p>
<p>Le vide politique apparaît alors. De nombreux partis, en concurrence avec des techniques de marketing pour le pouvoir limité que leur confère le marché pour gérer les restes du pillage, révèlent le mensonge de la démocratie que l&#8217;on a tenté d&#8217;imposer comme modèle de liberté. La majorité d&#8217;entre eux accèdent au gouvernement sans véritables programmes de transformation économique et sociale.</p>
<p>Et lorsqu’apparaissent des processus déterminés à changer le statu quo, on met en branle le plan de discrédit, de coup d&#8217;État « mou », de la « lawfear » ou judiciarisation du politique.</p>
<p>Tous les dirigeants latino-américains des deux dernières décennies, vainqueurs à un certain point des pires effets du néolibéralisme à travers des politiques sociales et inclusives, ont été ou sont soumis à des persécutions, des accusations et y compris des emprisonnements injustes, comme celui que le leader incontesté du Brésil Luiz Inacio « Lula » da Silva, Liberté pour Lula ! Exigeons-nous depuis cette tribune (Applaudissements et exclamations : « Lula libre ! ») Liberté pour Lula, maintenant ! (Applaudissements.)</p>
<p>Nous vivons à l&#8217;ère des communications. Construisons donc, ensemble, des plateformes émancipatrices pour opposer aux colonisateurs nos plus grands efforts et nos énergies pour un monde meilleur.</p>
<p>L&#8217;ère de la confusion est révolue. Nos peuples ont payé très cher des essais économiques et politiques qui n&#8217;ont apporté du bien-être qu&#8217;aux élites, dans le style du voyou à la tête de l&#8217;empire, qui croit que le monde peut être acheté et vendu sur le marché boursier.</p>
<p>Les récentes victoires de la gauche en Bolivie et en Argentine, la résistance héroïque du Venezuela et de Cuba au siège économique total, les protestations anticoloniales qui ont mis un frein aux recettes du marché, ne peuvent pas nous démobiliser à nouveau.</p>
<p>La gauche doit apprendre et assumer enfin la dure leçon de ces années de lutte où la fracture et la désunion ont affaibli nos forces et la droite s&#8217;est lancée dans la reconquête et dans la destruction de ce qui avait été réalisé.</p>
<p>Je me félicite de la forte représentation de jeunes dans cette salle et dans les rues de Notre Amérique où la protestation s&#8217;est installée contre les abus du néolibéralisme.</p>
<p>Voir les jeunes se rebeller et se battre pour leurs droits et pour un meilleur destin pour leur pays est à la fois encourageant et difficile (Applaudissements). Car, comme Fidel nous l&#8217;a enseigné, la lutte de cette époque s&#8217;exprime avant tout dans le domaine des idées.</p>
<p>Pour l&#8217;Amérique latine et les Caraïbes, nous défendrons toujours la Zone de Paix, proclamée à La Havane en 2014 pendant les jours prometteurs de plénitude d&#8217;une Celac aujourd&#8217;hui en retrait.</p>
<p>Les mobilisations et les manifestations pacifiques avec lesquelles nos peuples revendiquent leurs droits sont exemplaires en ce sens. Et ils sont en train de les conquérir.</p>
<p>Amis, frères, compañeros et compañeras,</p>
<p>Dans votre belle Déclaration de solidarité avec la Révolution cubaine, vous avez écrit : « Les peuples du monde ont besoin de l&#8217;exemple de Cuba », et vous avez rappelé cette phrase martinienne qui a gardé toute sa valeur : « Celui qui se lève aujourd&#8217;hui avec Cuba se lève pour tous les temps. Merci de le dire et de le faire ! (Applaudissements et exclamations de : « Cuba oui, blocus non ! »)</p>
<p>Je suis profondément reconnaissant envers tous ceux qui sont venus, de près ou de loin, à leurs frais, pour répondre à un appel né de vous-mêmes, pour condamner le blocus et pour articuler des actions qui contribueront à le vaincre définitivement.</p>
<p>Je remercie tout particulièrement les dirigeants latino-américains qui ont subi et subissent des persécutions et des sanctions pour avoir tenté de changer l&#8217;Histoire de l’abus par l’Histoire de la libération de nos peuples.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, nous tenons à réitérer notre ferme soutien et notre solidarité avec le président légitime du Venezuela, Nicolas Maduro (Applaudissements), et à l&#8217;union civique et militaire de son peuple, et avec le commandant Daniel Ortega Saavedra et le Front sandiniste de libération nationale du Nicaragua, également attaqués (Applaudissements et exclamations : Vive Sandino !).</p>
<p>Les tentatives persistantes de déstabilisation auxquelles leurs gouvernements sont confrontés commencent à s’étendre et nous le voyons aujourd&#8217;hui dans la prétention des forces de droite à dérober la victoire d&#8217;Evo Morales en Bolivie, à promouvoir la violence et à ignorer les résultats à travers ce qui est clairement l&#8217;articulation d&#8217;un coup d’État que nous nous devons de dénoncer (Applaudissements et exclamations : « Ils ne passeront pas ! »).</p>
<p>Pour cette raison, nous réitérons ici nos félicitations à Evo pour sa victoire électorale convaincante, ainsi qu&#8217;à Alberto et Cristina Fernandez, qui ouvrent un nouvel espoir en Argentine (Applaudissements).</p>
<p>Notre solidarité, effective et invariable, avec toutes causes les justes pour lesquelles nous combattons dans la région et dans le monde : avec l&#8217;indépendance de Porto Rico (Applaudissements et exclamations de : « Indépendance pour Porto Rico !&#8221;), dont le peuple a su maintenir son identité, son drapeau et son zèle pour l&#8217;indépendance durant plus d&#8217;un siècle de colonialisme et constitue un symbole extraordinaire de la puissante résistance culturelle de l&#8217;Amérique latine et des Caraïbes,vive Porto Rico libre ! (Applaudissements et exclamations de : « Vive ! »)</p>
<p>Nous soutenons également la demande historique de l&#8217;Argentine de recouvrer sa souveraineté sur les îles Malouines (Applaudissements).</p>
<p>Nous condamnons l&#8217;intervention impérialiste contre la Syrie et, avec vous, nous exigeons le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale (Applaudissements).</p>
<p>Nous ratifions également notre solidarité avec les luttes des peuples palestinien et sahraoui pour le droit à l&#8217;autodétermination (Applaudissements), avec le processus de rapprochement et de dialogue intercoréen et pour la fin des sanctions contre la République populaire démocratique de Corée, et avec le processus de paix en Colombie (Applaudissements).</p>
<p>Aucune cause juste ne nous est étrangère, et en tant que nation qui doit une partie de son existence à la solidarité, nous ne renoncerons jamais, par conviction, à sa pratique (Applaudissements).</p>
<p>Frères, sœurs,</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, vous avez appelé à l&#8217;unité des forces politiques et du mouvement social et populaire des gauches à continuer à former la conscience, à générer des idées et en les organisant pour la lutte.</p>
<p>Nous voyons cette lutte dans la bataille pour la vérité. C&#8217;est à nous de vaincre les mensonges sur lesquels les guerres de toutes sortes sont menées contre nos peuples : en informant, persuadant, mobilisant, marchant avec les pauvres du pays, qui en ont assez des mensonges et des abus. En proposant et en créant des programmes qui répondent aux demandes les plus pressantes des travailleurs, des étudiants, des paysans, des intellectuels et des artistes.</p>
<p>Le plan d&#8217;action approuvé nous confirme que les secteurs progressistes sont conscients de l&#8217;urgence de l&#8217;unité, si nous voulons vraiment construire ensemble un projet d&#8217;émancipation anti-impérialiste, engagé dans une intégration authentique et si souvent reportée.</p>
<p>Au nom de Cuba, nous voulons réaffirmer devant vous que nous, la nouvelle génération de dirigeants cubains, formée et éduquée par la génération historique de Fidel et Raul, continuons d&#8217;être révolutionnaires, socialistes, fidélistes et martiniens (Applaudissements), et que nous ne céderons pas un millimètre dans nos positions en faveur de l&#8217;indépendance, la souveraineté et la justice sociale. Et en tant que lien avec les peuples qui luttent et qui résistent, nous maintiendrons toujours comme principe fondamental la solidarité à laquelle nous devons tant.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi nous faisons nôtres les paroles de Fidel, il y a plus de 50 ans, lorsque, se référant à la solidarité précoce que la Révolution a trouvée avec sa cause, il déclara : « Le monde a été solidaire avec Cuba et c&#8217;est pourquoi Cuba se sent chaque jour de plus en plus solidaire avec tous les peuples du monde. »</p>
<p>En mémoire de Fidel et de Chavez, deux des grands de Notre Amérique, que nous avons eu la chance de connaître, d&#8217;écouter et de suivre dans la pratique la plus altruiste de la solidarité, reprenons leurs œuvres comme guide pour les temps nouveaux et exigeants qui nous attendent.</p>
<p>Je crois que nous sentons tous que s&#8217;ouvrent les grandes avenues où les hommes libres passent déjà pour construire une société meilleure (Applaudissements et exclamations).</p>
<p>Un monde meilleur est possible, nécessaire et urgent ! Luttons pour lui !</p>
<p>Hasta la victoria siempre !</p>
<p>(Ovation).</p>
<p>Discours prononcé par Miguel M. Diaz-Canel Bermudez, président de la République de Cuba, à la clôture de la Rencontre anti-impérialiste de solidarité, pour la démocratie et contre le néolibéralisme, au Palais des Conventions, le 3 novembre 2019</p>
<p>(Traduction de la version sténographique de la Présidence de la République)</p>
<p>• (EXCLAMATIONS : « Diaz-Canel, n’hésite pas, les Yankees, frappe-les fort ! » et « Merci, Cuba, garante de la paix !)</p>
<p>Je vous remercie tous.</p>
<p>Je pense que nous sommes tous d&#8217;accord pour dire qu&#8217;il n&#8217;y a pas de meilleur discours que celui des poètes (rires), mais, bon, il nous revient de conclure.</p>
<p>Cher compañero général d&#8217;armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba,</p>
<p>Compañero, frère et président Nicolas Maduro Moros, de la République bolivarienne du Venezuela,</p>
<p>Chers leaders révolutionnaires d&#8217;Afrique, d&#8217;Asie, d&#8217;Amérique latine et des Caraïbes,</p>
<p>Frères, amis, compañeros,</p>
<p>Un salut particulier à tous ceux qui résistent et qui sont venus dans la capitale cubaine, qui a toujours été et sera toujours un point de rencontre pour ceux qui défendent la paix et la solidarité entre les peuples.</p>
<p>Le soutien, l&#8217;enthousiasme, la solidarité dont vous faites preuve, nous touchent et nous engagent, et accompagnés de Raul et Maduro, nous frappons fort les Yankees (applaudissements).</p>
<p>Nous sommes revenus récemment d&#8217;un long et intense voyage à travers des pays européens, qui comprenait une visite en Azerbaïdjan pour assister au 18e Sommet du Mouvement des pays non-alignés.</p>
<p>Les Non-alignés, qui s&#8217;étaient affaiblis à la fin de la Guerre froide, sont revenus à l&#8217;esprit de Bandung, la Déclaration qui leur a donné naissance. Ils sont mobilisés par le cours dramatique des événements et la crise du multilatéralisme qui met aujourd&#8217;hui le système des Nations Unies en péril.</p>
<p>Là-bas, Cuba a fermement condamné cette crise qui nous menace tous, notamment les pays les moins développés.</p>
<p>Nous avons dénoncé les responsables de cette situation et nous avons déclaré : « Jamais on n’a autant menti, avec le plus grand cynisme et le coût le plus terrible pour l&#8217;immense majorité de l&#8217;Humanité, en fonction des intérêts d&#8217;une minorité, dont les richesses ont atteint des excès hallucinants.</p>
<p>« En plein 21e siècle, des menaces et des agressions plus ou moins graves pèsent sur tous les gouvernements souverains qui refusent de servir la puissance hégémonique avec l’installation des bases militaires, de livrer leurs ressources ou de céder à leurs ordres. »</p>
<p>Mais nous n’avons pas été les seuls à désigner le coupable par son nom. Plusieurs leaders se sont inquiétés du retour de l&#8217;hégémonisme étasunien, qui menace et agit brutalement contre les gouvernements qu&#8217;il considère comme des ennemis, parce qu&#8217;ils ne partagent pas ses politiques, et il s&#8217;en prend brutalement au socialisme comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un système social inacceptable.</p>
<p>Au niveau mondial, on constate une grande préoccupation du fait des régressions enregistrées dans des domaines importants tels que la paix, l&#8217;autodétermination et la souveraineté des nations, l&#8217;environnement et la lutte contre les changements climatiques, les droits humains, la justice sociale et la recherche de l&#8217;équité économique.</p>
<p>Dans notre zone géographique, en particulier, la préoccupation n&#8217;en est pas moins grande. L&#8217;Amérique latine et les Caraïbes souffrent du retour de la doctrine Monroe et des pires pratiques du maccarthysme. La succession incontrôlée d&#8217;actions d&#8217;ingérence lancée par l&#8217;administration étasunienne actuelle depuis son arrivée au pouvoir repose sur les postulats de ces deux politiques impérialistes.</p>
<p>Le président des États-Unis et sa cour des faucons se déchaînent contre la Révolution cubaine, la Révolution bolivarienne, les dirigeants politiques de la gauche brésilienne, bolivienne, argentine et les mouvements sociaux, populaires et progressistes de toute la région qu’ils considèrent comme leur arrière-cour.</p>
<p>Le système interaméricain réactive des mécanismes qui éveillent des souvenirs odieux pour la région, tels que le Traité d&#8217;assistance réciproque (TIAR) et l&#8217;OEA immorale, qui se consolide comme un instrument de pression politique des États-Unis et des oligarchies qui défendent le néolibéralisme.</p>
<p>Comment ne vais-je pas rire de l&#8217;OEA, si c&#8217;est une chose tellement laide, tellement laide qu’elle prête à rire (Applaudissements). C’est cela que chantaient nos parents dans les années où cette organisation avait expulsé Cuba parce qu’elle ne s’était pas soumise aux ordres de Washington. Qu’allons-nous lui chanter maintenant, alors qu’elle n’a pas pu mettre le Venezuela à genoux et qu’elle veut s’enlever une épine du pied en contrôlant la Bolivie ?</p>
<p>Ils se sont précipités dans ce pays, inquiets des résultats électoraux de la nation latino-américaine, l&#8217;une de celles dont la croissance a été la plus rapide et la meilleure de cette dernière décennie, après avoir été la plus pauvre et la plus sous-développée du Cône Sud pendant des siècles.</p>
<p>C’est certain, l&#8217;OEA est une chose très laide. Et très cynique. Ses « préoccupations » ne parviennent pas jusqu’aux profondeurs de la colère des peuples qui s&#8217;élèvent contre le néolibéralisme et reçoivent des balles, des gaz et du plomb lorsqu’ils manifestent pacifiquement.</p>
<p>Compañeros,</p>
<p>Il est très important d’observer dans cette guerre qui se livre contre nous la progression de son complément médiatique. Les tanks de l&#8217;offensive culturelle et symbolique visant à légitimer les injustices du système capitaliste, à disqualifier les alternatives politiques de gauche et à détruire l&#8217;identité culturelle de nos nations avancent toujours à l&#8217;avant-garde des politiques impériales, comme une étape préalable à leur déstabilisation.</p>
<p>Récemment, en Azerbaïdjan, nous avons pu démentir le mensonge que Washington a tenté d&#8217;imposer comme matrice contre le gouvernement légitime vénézuélien.</p>
<p>Lorsque Nicolas Maduro Moros, en sa qualité de précédent président du Mouvement, a dirigé la première partie de l&#8217;Assemblée et a remis la présidence pro tempore à l&#8217;Azerbaïdjan, pratiquement toutes les délégations participantes – environ 120 à différents niveaux de représentation – ont reconnu et félicité la République bolivarienne pour l’accomplissement de son mandat à la tête du Mouvement des pays-non alignés (applaudissements).</p>
<p>Où donc était le soi-disant rejet du Venezuela par la communauté internationale ? Pourquoi n&#8217;y a-t-il pas eu une seule expression de rejet ou de critique contre le gouvernement bolivarien par les gouvernements qui représentent la majorité absolue des Nations unies ? Or, dans le cadre de la guerre des symboles, du lynchage médiatique qui a été lancé contre Maduro, à l&#8217;autre bout du monde, les médias ont publié jusqu’à satiété qu’il n’a aucun soutien international.</p>
<p>Sur le plan interne, ils ne traitent pas mieux non plus les politiciens qui croient sérieusement qu&#8217;un changement est nécessaire aux États-Unis. Le discours est agressif et disqualifiant pour tous ceux qui ne partagent pas le comportement du président, qui annonce sur son compte Twitter des décisions qui affectent des millions de personnes et affiche des attitudes condamnables en tout lieu.</p>
<p>Il parle du socialisme sans la moindre idée de ce que cela signifie. Et il décrète la fin de toute expérience ou de tout programme politique visant à surmonter l&#8217;injustice dominante, comme s’il détenait le cours de l&#8217;Histoire.</p>
<p>Il n&#8217;a pas été le premier empereur à se le proposer. Et il ne sera sûrement pas le dernier à échouer. Parce que seuls les peuples peuvent changer l&#8217;Histoire (Applaudissements).</p>
<p>Fidel a dit à maintes reprises que le mensonge était le principal adversaire à vaincre en politique et que dire la vérité est le premier devoir de tout révolutionnaire. C&#8217;est l&#8217;une de nos missions fondamentales en tant que politiciens révolutionnaires. Le premier ennemi à renverser est le mensonge et plus encore le mensonge impérialiste (Applaudissements).</p>
<p>C’est avec des mensonges qu’ils ont assiégé Cuba et l&#8217;ont écartée de son environnement naturel pendant des années. C’est avec des mensonges qu’ils ont envahi des nations, détruit des peuples, ont fait reculer des régions entières dans la voie de leur développement.</p>
<p>Avec des mensonges, ils ont attaqué l&#8217;Irak et la Libye et les ont plongés dans l&#8217;instabilité. Avec des mensonges, ils ont fait de la Syrie un terrain d&#8217;essai pour les armements et un théâtre pour les opérations terroristes, qu&#8217;ils ont financées sous de fausses bannières de démocratie et de liberté.</p>
<p>C’est avec d’énormes et de ridicules mensonges qu’ils accusent Cuba, le Venezuela et le Forum de Sao Paulo de promouvoir les soulèvements populaires dans n&#8217;importe quel coin de la planète, alors qu’ils se cachent les yeux, les oreilles et la bouche, pour ne pas voir, ne pas entendre, ne pas admettre ce que les peuples crient dans la rue : le néolibéralisme est un échec économique et une catastrophe sociale. (Applaudissements)</p>
<p>Ils appliquent cette technique de manière perverse dans la tentative désespérée de renverser le gouvernement bolivarien du Venezuela et, en même temps, de nuire à Cuba. Même si son origine remonte aux années d&#8217;une intégration brillante et réussie au cours desquelles Chavez et Fidel ont créé l&#8217;ALBA, ces derniers mois, les États-Unis ont lancé, avec une grande force, une campagne mensongère contre toute forme de relation entre nos deux pays.</p>
<p>On nous accuse de soutenir la Révolution bolivarienne, à partir d’une version archaïque de la théorie des satellites qu’ils avaient lancée à l’époque contre l’ancienne Union soviétique et ils invoquent ce prétexte pour justifier le blocus.</p>
<p>La coopération médicale cubaine est une cible d&#8217;attaque permanente. Il s&#8217;agit de discréditer un effort noble et solidaire que le monde entier reconnaît et qui, avec l&#8217;École latino-américaine de médecine et la Brigade Henry Reeve contre les catastrophes naturelles, constitue l&#8217;expression la plus authentique et la plus réussie de la coopération entre pays en voie de développement (Applaudissements).</p>
<p>Les trois projets, œuvres d&#8217;une valeur humaine incontestable, sont nés des idées de Fidel afin d’exalter la solidarité internationale.</p>
<p>Plus de 400 000 professionnels cubains de la santé ont fourni des services dans 164 pays. En ce moment, plus de 29 000 d’entre eux prennent en charge des populations vulnérables de 65 pays.</p>
<p>Rien n&#8217;en dit plus long sur l&#8217;essence humaniste de la Révolution cubaine que cette coopération. C’est pourquoi leur acharnement à la dénigrer et à la détruire ne nous surprend pas. La solidarité est étrangère au capitalisme.</p>
<p>C&#8217;est contre eux, et malgré eux, que le colonialisme et l&#8217;apartheid ont été vaincus en Afrique, où les meilleurs enfants de la Révolution cubaine ont partagé leurs sacrifices et même leur sang avec les combattants angolais, namibiens et d’autres nationalités. De là, où les empires sont toujours allés pour piller, nous n&#8217;avons rapporté que nos morts (Applaudissements) et la conviction d&#8217;avoir accompli « le plus sacré de nos devoirs : lutter contre l&#8217;impérialisme où qu&#8217;il soit », comme Che Guevara nous l’a laissé en héritage.</p>
<p>Défense, éducation, santé, science&#8230;. La coopération cubaine, fille de la solidarité en tant que principe, a été, est et sera dans tout noble secteur de l&#8217;activité humaine, où nous pourrons apporter notre contribution. Être solidaires, c&#8217;est payer notre propre dette envers l&#8217;Humanité (Applaudissements).</p>
<p>Cuba est condamnée et sanctionnée sans limite pour être solidaire et cohérente avec son histoire de luttes et de sacrifices, pour être la sœur et l’amie des peuples qui résistent.</p>
<p>À l’heure actuelle, notre Patrie subit un durcissement criminel du siège, le renforcement d&#8217;une politique immorale et illégale que l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies condamne pratiquement à l&#8217;unanimité depuis plus de 30 ans, sans que les États-Unis ne réagissent face à l’exigence mondiale.</p>
<p>Il s&#8217;agit là d&#8217;une autre preuve de non-respect des normes du Droit international, qui s&#8217;est particulièrement fait sentir avec l’application d&#8217;une loi illégale telle que la Helms Burton, qui poursuit et sanctionne les pays tiers, ce qui internationalise le blocus.</p>
<p>Étant donné que ces pièges ne suffisent pas à vaincre un peuple qui lutte depuis 151 ans pour son indépendance et qui ne l&#8217;abandonnera jamais, l&#8217;empire a recourt maintenant à des pratiques de siège, de persécution et de sanctions contre des pays, des entreprises et des navires qui contribueraient au transport de carburant vers Cuba.</p>
<p>Comment peut-on décréter une telle action et déclarer ensuite qu&#8217;elle vise à isoler le gouvernement cubain et à aider son peuple ?</p>
<p>Depuis l&#8217;époque du célèbre Mémorandum de Mallory, Cuba sait très bien, de la bouche de ses propres créateurs, quel est le premier et dernier objectif du blocus.</p>
<p>Le fonctionnaire yankee déclarait : « La majorité des Cubains soutiennent Castro (&#8230;) Il n&#8217;y a pas d&#8217;opposition politique effective (&#8230;) Le seul moyen possible pour annihiler le soutien interne au gouvernement est de provoquer le désenchantement et le découragement par l’insatisfaction économique et la pénurie. (&#8230;) Il faut rapidement mettre en pratique tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique […] en refusant à Cuba des facilités financières et des approvisionnements, afin de réduire les salaires individuels et réels, l’objectif étant de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement ». Quelle perversité !</p>
<p>Nous ne nous lasserons pas de le répéter pour que nul ne s’y trompe. La politique des États-Unis contre Cuba était très explicite dans ce document, daté du 6 avril 1960.</p>
<p>Mais avant le Mémorandum de Mallory, il existe d&#8217;autres documents et des politiques qui révèlent le caractère historique du zèle impérial vis-à-vis de Cuba et du reste de Notre Amérique. Depuis la théorie du « fruit mûr » et de la Doctrine Monroe, remise au goût du jour.</p>
<p>Marti l&#8217;a compris avec plus de clarté que d’autres et nous en a averti dans son testament politique, sa lettre inachevée du 18 mai 1895, où il révèle le but supérieur de son combat pour changer les destinées de l&#8217;Île.</p>
<p>« … Je cours désormais tous les jours le risque de donner ma vie pour mon pays et pour mon devoir – puisque c&#8217;est ainsi que je le comprends et que j&#8217;ai assez de forces pour l&#8217;accomplir – qui est d&#8217;empêcher à temps, par l&#8217;indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s&#8217;étendent dans les Antilles et ne retombent, avec cette force de plus, sur nos terres d&#8217;Amérique. Tout ce que j&#8217;ai fait à ce jour et tout ce que je ferai, vise à ce but&#8230; »</p>
<p>À force de sacrifices, de résistance et grâce à la solidarité, notre peuple a maintenu sa Révolution pendant toutes ces années. La force du processus ne pourrait s&#8217;expliquer sans cette volonté populaire. Et cette volonté n&#8217;existerait pas non plus sans le haut niveau de participation du peuple à sa destinée.</p>
<p>Parce qu’il faut le dire en toutes lettres : la seule chose, contenue dans le document de Mallory, qui n&#8217;a pas été accomplie est le renversement du gouvernement cubain. Les punitions imaginées par l&#8217;empire au comble de la cruauté sont appliquées en ce moment même comme s’il s’agissait d’une loi.</p>
<p>Quant à la solidarité, nous vous sommes extrêmement reconnaissants pour l&#8217;articulation du soutien matériel et pour la tendresse des peuples.</p>
<p>Et nous le disons aujourd&#8217;hui, alors que Cuba a besoin que redouble et se multiplie le soutien à sa cause, qui est la cause de la souveraineté et de la liberté des peuples de notre Amérique et du monde.</p>
<p>« La vérité et la tendresse ne sont pas inutiles », disait Marti. Et bien qu&#8217;il semble parfois que l’on ne peut pas changer les choses, qu&#8217;elles ne peuvent pas vaincre les politiques ni ébranler les empires, l&#8217;histoire de l&#8217;Humanité et l&#8217;histoire même de la Révolution cubaine sont là pour prouver que, oui, c’est possible (Applaudissements).</p>
<p>Cuba est la meilleure preuve de tout ce que peut faire la solidarité des peuples. Quand l&#8217;impérialisme nous a éloignés de Notre Amérique, en nous expulsant pour notre honneur et notre chance de l&#8217;OEA discréditée, quand on nous a laissés seuls au milieu du continent, brandissant les drapeaux révolutionnaires d&#8217;un continent de rébellion tenace, ici, nous avons fondé l&#8217;Institut cubain d&#8217;amitié avec les peuples (Applaudissements).</p>
<p>Ce fut une idée de Fidel. Nous n&#8217;étions pas intéressés par les relations avec les gouvernements soumis à l&#8217;empire, au sein de son ministère des colonies. Nous étions intéressés et nous le sommes encore, en priorité, par l&#8217;amitié des peuples (Applaudissements).</p>
<p>L&#8217;amitié des peuples d&#8217;Amérique et du monde a encouragé les gouvernements. Aujourd&#8217;hui, Cuba entretient des relations diplomatiques avec plus de 160 pays et c’est à travers la solidarité aussi que nous avons touché plus de la moitié d&#8217;entre eux.</p>
<p>Nombre des leaders politiques et sociaux réunis ici se souviendront, parce qu&#8217;ils y ont participé, des rencontres continentales de Lutte contre la ZLEA, lancées par le commandant en chef.</p>
<p>C&#8217;est ainsi qu&#8217;est née la Campagne continentale contre la ZLEA, qui a mobilisé des millions de personnes et semé la conscience de la nécessité de surmonter les différences secondaires afin de réaliser l&#8217;unité de toutes les forces et de faire face à ce projet de recolonisation impérialiste. Et que s&#8217;est-il passé ? Nous l&#8217;avons vaincue (Applaudissements).</p>
<p>La défaite de la ZLEA, tout comme la défense historique de la Révolution cubaine, sont des objectifs de lutte couronnés de succès qui nous laissent une grande leçon : nous ne pouvons triompher ni fragmentés ni divisés. Nous pouvons construire des projets communs contre l&#8217;agression impérialiste et ses alliés oligarchiques en travaillant à partir de tout ce que nous avons en commun.</p>
<p>Nous continuerons à lutter contre le blocus sur tous les terrains. D&#8217;abord ici, en travaillant, en créant et en résistant sans renoncer au développement.</p>
<p>La ressource la plus précieuse de Cuba est son peuple : imaginatif, joyeux, entreprenant, courageux et créatif.</p>
<p>Un peuple qui est d&#8217;abord et avant tout l&#8217;architecte de l’œuvre révolutionnaire dans les conditions les plus difficiles.</p>
<p>Si nous avons choisi ensemble la voie du socialisme, y compris lorsque l&#8217;empire a imposé la théorie ridicule de la Fin de l&#8217;Histoire, c&#8217;est parce que ce n&#8217;est qu&#8217;avec le socialisme que nous atteignons la justice sociale et l&#8217;égalité des droits pour tous.</p>
<p>L&#8217;unité autour de ce projet anti-impérialiste, libérateur, socialiste et solidaire est la conséquence de siècles de lutte pour un idéal unitaire et la confirmation que nous devons tout à l&#8217;unité. C&#8217;est pour cela qu’ils s’efforcent de la briser. C&#8217;est pour cela qu’ils destinent des millions à la subversion politique et au financement de projets de recolonisation culturelle.</p>
<p>Ils ont voulu nous vendre, enveloppés dans du papier de soie et des guirlandes sophistiquées, un monde qui se brise en mille morceaux à quelques pas de nos frontières, dans Notre Amérique, dont les ressources ont été transférées immoralement aux sociétés transnationales à l&#8217;ère du néolibéralisme, qui aujourd&#8217;hui passe la facture.</p>
<p>La recette pour son application consiste à convaincre les masses que c&#8217;est le moyen le plus rapide et le plus efficace d&#8217;atteindre la prospérité. Le marché aveugle mais omnipotent, disaient-ils, veillera à ce que les gens d’en bas profitent des avantages qui couleront spontanément des cornes de l&#8217;abondance entre les mains des élites. Quelle plaisanterie cruelle !</p>
<p>C&#8217;est ainsi que l’on est arrivé à l&#8217;inégalité scandaleuse qui a fait que 1% de la société possède plus que les 99% restants.</p>
<p>La très puissante industrie de la publicité et du divertissement, qui brasse presque autant d&#8217;argent que le commerce des armes ou de la drogue, a construit le mythe de l&#8217;accès de tous au monde de rêves qui se transforment en cauchemars et en colère populaire.</p>
<p>Le vide politique apparaît alors. De nombreux partis, en concurrence avec des techniques de marketing pour le pouvoir limité que leur confère le marché pour gérer les restes du pillage, révèlent le mensonge de la démocratie que l&#8217;on a tenté d&#8217;imposer comme modèle de liberté. La majorité d&#8217;entre eux accèdent au gouvernement sans véritables programmes de transformation économique et sociale.</p>
<p>Et lorsqu’apparaissent des processus déterminés à changer le statu quo, on met en branle le plan de discrédit, de coup d&#8217;État « mou », de la « lawfear » ou judiciarisation du politique.</p>
<p>Tous les dirigeants latino-américains des deux dernières décennies, vainqueurs à un certain point des pires effets du néolibéralisme à travers des politiques sociales et inclusives, ont été ou sont soumis à des persécutions, des accusations et y compris des emprisonnements injustes, comme celui que le leader incontesté du Brésil Luiz Inacio « Lula » da Silva, Liberté pour Lula ! Exigeons-nous depuis cette tribune (Applaudissements et exclamations : « Lula libre ! ») Liberté pour Lula, maintenant ! (Applaudissements.)</p>
<p>Nous vivons à l&#8217;ère des communications. Construisons donc, ensemble, des plateformes émancipatrices pour opposer aux colonisateurs nos plus grands efforts et nos énergies pour un monde meilleur.</p>
<p>L&#8217;ère de la confusion est révolue. Nos peuples ont payé très cher des essais économiques et politiques qui n&#8217;ont apporté du bien-être qu&#8217;aux élites, dans le style du voyou à la tête de l&#8217;empire, qui croit que le monde peut être acheté et vendu sur le marché boursier.</p>
<p>Les récentes victoires de la gauche en Bolivie et en Argentine, la résistance héroïque du Venezuela et de Cuba au siège économique total, les protestations anticoloniales qui ont mis un frein aux recettes du marché, ne peuvent pas nous démobiliser à nouveau.</p>
<p>La gauche doit apprendre et assumer enfin la dure leçon de ces années de lutte où la fracture et la désunion ont affaibli nos forces et la droite s&#8217;est lancée dans la reconquête et dans la destruction de ce qui avait été réalisé.</p>
<p>Je me félicite de la forte représentation de jeunes dans cette salle et dans les rues de Notre Amérique où la protestation s&#8217;est installée contre les abus du néolibéralisme.</p>
<p>Voir les jeunes se rebeller et se battre pour leurs droits et pour un meilleur destin pour leur pays est à la fois encourageant et difficile (Applaudissements). Car, comme Fidel nous l&#8217;a enseigné, la lutte de cette époque s&#8217;exprime avant tout dans le domaine des idées.</p>
<p>Pour l&#8217;Amérique latine et les Caraïbes, nous défendrons toujours la Zone de Paix, proclamée à La Havane en 2014 pendant les jours prometteurs de plénitude d&#8217;une Celac aujourd&#8217;hui en retrait.</p>
<p>Les mobilisations et les manifestations pacifiques avec lesquelles nos peuples revendiquent leurs droits sont exemplaires en ce sens. Et ils sont en train de les conquérir.</p>
<p>Amis, frères, compañeros et compañeras,</p>
<p>Dans votre belle Déclaration de solidarité avec la Révolution cubaine, vous avez écrit : « Les peuples du monde ont besoin de l&#8217;exemple de Cuba », et vous avez rappelé cette phrase martinienne qui a gardé toute sa valeur : « Celui qui se lève aujourd&#8217;hui avec Cuba se lève pour tous les temps. Merci de le dire et de le faire ! (Applaudissements et exclamations de : « Cuba oui, blocus non ! »)</p>
<p>Je suis profondément reconnaissant envers tous ceux qui sont venus, de près ou de loin, à leurs frais, pour répondre à un appel né de vous-mêmes, pour condamner le blocus et pour articuler des actions qui contribueront à le vaincre définitivement.</p>
<p>Je remercie tout particulièrement les dirigeants latino-américains qui ont subi et subissent des persécutions et des sanctions pour avoir tenté de changer l&#8217;Histoire de l’abus par l’Histoire de la libération de nos peuples.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, nous tenons à réitérer notre ferme soutien et notre solidarité avec le président légitime du Venezuela, Nicolas Maduro (Applaudissements), et à l&#8217;union civique et militaire de son peuple, et avec le commandant Daniel Ortega Saavedra et le Front sandiniste de libération nationale du Nicaragua, également attaqués (Applaudissements et exclamations : Vive Sandino !).</p>
<p>Les tentatives persistantes de déstabilisation auxquelles leurs gouvernements sont confrontés commencent à s’étendre et nous le voyons aujourd&#8217;hui dans la prétention des forces de droite à dérober la victoire d&#8217;Evo Morales en Bolivie, à promouvoir la violence et à ignorer les résultats à travers ce qui est clairement l&#8217;articulation d&#8217;un coup d’État que nous nous devons de dénoncer (Applaudissements et exclamations : « Ils ne passeront pas ! »).</p>
<p>Pour cette raison, nous réitérons ici nos félicitations à Evo pour sa victoire électorale convaincante, ainsi qu&#8217;à Alberto et Cristina Fernandez, qui ouvrent un nouvel espoir en Argentine (Applaudissements).</p>
<p>Notre solidarité, effective et invariable, avec toutes causes les justes pour lesquelles nous combattons dans la région et dans le monde : avec l&#8217;indépendance de Porto Rico (Applaudissements et exclamations de : « Indépendance pour Porto Rico !&#8221;), dont le peuple a su maintenir son identité, son drapeau et son zèle pour l&#8217;indépendance durant plus d&#8217;un siècle de colonialisme et constitue un symbole extraordinaire de la puissante résistance culturelle de l&#8217;Amérique latine et des Caraïbes,vive Porto Rico libre ! (Applaudissements et exclamations de : « Vive ! »)</p>
<p>Nous soutenons également la demande historique de l&#8217;Argentine de recouvrer sa souveraineté sur les îles Malouines (Applaudissements).</p>
<p>Nous condamnons l&#8217;intervention impérialiste contre la Syrie et, avec vous, nous exigeons le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale (Applaudissements).</p>
<p>Nous ratifions également notre solidarité avec les luttes des peuples palestinien et sahraoui pour le droit à l&#8217;autodétermination (Applaudissements), avec le processus de rapprochement et de dialogue intercoréen et pour la fin des sanctions contre la République populaire démocratique de Corée, et avec le processus de paix en Colombie (Applaudissements).</p>
<p>Aucune cause juste ne nous est étrangère, et en tant que nation qui doit une partie de son existence à la solidarité, nous ne renoncerons jamais, par conviction, à sa pratique (Applaudissements).</p>
<p>Frères, sœurs,</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, vous avez appelé à l&#8217;unité des forces politiques et du mouvement social et populaire des gauches à continuer à former la conscience, à générer des idées et en les organisant pour la lutte.</p>
<p>Nous voyons cette lutte dans la bataille pour la vérité. C&#8217;est à nous de vaincre les mensonges sur lesquels les guerres de toutes sortes sont menées contre nos peuples : en informant, persuadant, mobilisant, marchant avec les pauvres du pays, qui en ont assez des mensonges et des abus. En proposant et en créant des programmes qui répondent aux demandes les plus pressantes des travailleurs, des étudiants, des paysans, des intellectuels et des artistes.</p>
<p>Le plan d&#8217;action approuvé nous confirme que les secteurs progressistes sont conscients de l&#8217;urgence de l&#8217;unité, si nous voulons vraiment construire ensemble un projet d&#8217;émancipation anti-impérialiste, engagé dans une intégration authentique et si souvent reportée.</p>
<p>Au nom de Cuba, nous voulons réaffirmer devant vous que nous, la nouvelle génération de dirigeants cubains, formée et éduquée par la génération historique de Fidel et Raul, continuons d&#8217;être révolutionnaires, socialistes, fidélistes et martiniens (Applaudissements), et que nous ne céderons pas un millimètre dans nos positions en faveur de l&#8217;indépendance, la souveraineté et la justice sociale. Et en tant que lien avec les peuples qui luttent et qui résistent, nous maintiendrons toujours comme principe fondamental la solidarité à laquelle nous devons tant.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi nous faisons nôtres les paroles de Fidel, il y a plus de 50 ans, lorsque, se référant à la solidarité précoce que la Révolution a trouvée avec sa cause, il déclara : « Le monde a été solidaire avec Cuba et c&#8217;est pourquoi Cuba se sent chaque jour de plus en plus solidaire avec tous les peuples du monde. »</p>
<p>En mémoire de Fidel et de Chavez, deux des grands de Notre Amérique, que nous avons eu la chance de connaître, d&#8217;écouter et de suivre dans la pratique la plus altruiste de la solidarité, reprenons leurs œuvres comme guide pour les temps nouveaux et exigeants qui nous attendent.</p>
<p>Je crois que nous sentons tous que s&#8217;ouvrent les grandes avenues où les hommes libres passent déjà pour construire une société meilleure (Applaudissements et exclamations).</p>
<p>Un monde meilleur est possible, nécessaire et urgent ! Luttons pour lui !</p>
<p>Hasta la victoria siempre !</p>
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		<title>Pour la défense de la paix régionale</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 19:11:12 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Axé sur le renforcement de la gauche latino-américaine et sur la cohésion des forces progressistes, le Groupe de travail du Forum de Sao Paulo (FSP) s'est réuni à La Havane, en présence du président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez et du Deuxième Secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, José Ramon Machado Ventura.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4215" alt="Evento 1" src="/files/2019/11/Evento-1.jpg" width="300" height="249" />Axé sur le renforcement de la gauche latino-américaine et sur la cohésion des forces progressistes, le Groupe de travail du Forum de Sao Paulo (FSP) s&#8217;est réuni à La Havane, en présence du président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez et du Deuxième Secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, José Ramon Machado Ventura.</p>
<p>Au Palais des Conventions, des représentants des partis de gauche et des mouvements sociaux se sont exprimés en faveur de la mise en œuvre d&#8217;actions communes en faveur de la solidarité, de la paix continentale et d&#8217;autres causes qui mobilisent aujourd&#8217;hui la région Amérique latine et Caraïbes, dont la réalité exige la résistance des forces progressistes et le renforcement du rôle des jeunes dans la lutte, comme l&#8217;a rappelé le président cubain.<br />
Photo: Marcelino Vázquez (AIN)</p>
<p>Le président Diaz-Canel a souligné qu’il s’impose également d&#8217;articuler des stratégies qui nous permettent d&#8217;affronter la guerre culturelle et médiatique avec laquelle le néolibéralisme et l&#8217;impérialisme cherchent à soumettre nos peuples, en essayant de détruire nos identités. L&#8217;escalade agressive que vit le continent aujourd&#8217;hui s&#8217;inscrit dans une bataille idéologique et culturelle, a-t-il ajouté.</p>
<p>Dans le cas particulier de Cuba, le Deuxième secrétaire du Comité central du Parti avait déjà signalé aux participants à la réunion que « plus l&#8217;agression sera radicale, plus notre engagement en faveur de la solidarité avec les justes causes sera fort. Nous ne changerons aucun de nos principes. »</p>
<p>Monica Valente, secrétaire exécutive du FSP, a appelé à « une analyse de la situation internationale que vivent les peuples de la région, en particulier avec les processus électoraux en Amérique latine », et elle a donné une description objective du contexte dans lequel se déroulent les luttes actuelles.</p>
<p>La militante politique a remercié le peuple cubain et toutes les organisations engagées dans la campagne de collecte de signatures en faveur de la libération de l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, qu&#8217;elle a qualifié de soutien important.</p>
<p>Lors de cette journée – consacrée à l&#8217;évaluation des événements survenus depuis la dernière réunion, tenue à Caracas, pour élaborer des stratégies et des plans d&#8217;action – les participants ont aussi ratifié l&#8217;importance d&#8217;œuvrer pour l&#8217;unité et la défense de l&#8217;Amérique latine et des Caraïbes en tant que Zone de paix.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Fidel et Bosch, deux phares dans les Caraïbes pour le monde</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Nov 2019 22:18:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[En présence du président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, le 3e Symposium international « La Révolution cubaine, genèse et développement » a mis fin à ses travaux au Palais des Conventions de La Havane, ponctué par des débats sur les figures de Fidel Castro et Juan Bosch.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4237" alt="Simposio" src="/files/2019/11/Simposio.jpg" width="300" height="244" />En présence du président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, le 3e Symposium international « La Révolution cubaine, genèse et développement » a mis fin à ses travaux au Palais des Conventions de La Havane, ponctué par des débats sur les figures de Fidel Castro et Juan Bosch.</p>
<p>La journée de clôture, à laquelle a également assisté Victor Gaute Lopez, membre du Secrétariat du Comité central du Parti et chef du Département idéologique de cette organisation, a été marquée par la présentation de documents consacrés à la pensée et à l’œuvre du Commandant en chef, notamment à la vocation internationaliste de Fidel Castro, par le master en sciences René Gonzalez Barrios ; ainsi que des exposés</p>
<p>« Fidel et les États-Unis », par Elier Ramirez Cañedo et « Fidel et la justice », par Katiuska Blanco Castiñeira.</p>
<p>La journaliste et écrivaine Katiuska Blanco a décrit avec émotion plusieurs passages de la vie du leader historique de la Révolution, depuis ses premières années au Collège de Belén, jusqu&#8217;à ce qu’il devienne un phare et un guide pour la nation cubaine. « Il n&#8217;y avait pas de cause juste qu&#8217;il ne défende avec véhémence : l&#8217;antiracisme, le retour à la décence de la vie universitaire et du pays, l&#8217;indépendance de Porto Rico, la solidarité avec le peuple dominicain qui subissait les excès de Trujillo&#8230; », a-t-elle souligné.</p>
<p>Le Dr Eliades Acosta Matos a évoqué la figure de l&#8217;ancien président dominicain Juan Bosch et ses contacts avec Fidel et la Révolution cubaine, rappelant une phrase célèbre du fondateur du Parti révolutionnaire dominicain, lorsqu&#8217;il signala à propos de Cuba : « Je ne vais pas mourir dans le mensonge. Je vais me rapprocher de la vérité ».</p>
<p>La ministre de la Science, de la Technologie et de l’Environnement (Citma), Elba Rosa Pérez Montoya, a déclaré quant à elle: « Nous devons approfondir et diffuser la connaissance de notre histoire. C&#8217;est une nécessité pour les générations actuelles et futures. Les tentatives de réécriture, de déformation et de tromperie se poursuivent avec les moyens et les technologies modernes, d&#8217;où la nécessité pour chacun d&#8217;entre nous de se multiplier dans la mission de préserver et de défendre la mémoire historique. »</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Le pays continue de miser sur le développement des télécommunications</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Sep 2019 22:43:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Forum des affaires dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC) entre Cuba et les États-Unis ratifie la volonté de l'État cubain de poursuivre les progrès en matière d'accès et d'utilisation massive des TIC, et la possibilité de réaliser des projets bilatéraux, sur la base du respect de la Charte des Nations Unies et du Droit international.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4117" alt="Tlecomunicaciones" src="/files/2019/09/Tlecomunicaciones.jpg" width="300" height="245" />Le Forum des affaires dans le domaine des technologies de l&#8217;information et de la communication (TIC) entre Cuba et les États-Unis ratifie la volonté de l&#8217;État cubain de poursuivre les progrès en matière d&#8217;accès et d&#8217;utilisation massive des TIC, et la possibilité de réaliser des projets bilatéraux, sur la base du respect de la Charte des Nations Unies et du Droit international.</p>
<p>L&#8217;événement s&#8217;est déroulé à l&#8217;Hôtel National, avec pour but de continuer à développer des projets d&#8217;intérêt mutuel et d&#8217;échange sur les défis présents et futurs dans ce secteur.</p>
<p>La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence de Ruben Ramos Arrieta, vice-président de la Chambre de commerce de Cuba, Ernesto Rodriguez Hernandez, vice-ministre des Communications, Mayra Arevich Marin, présidente exécutive de l’Entreprises des télécommunications de Cuba S.A. (Etecsa) ; et des représentants d&#8217;entreprises de télécommunications étasuniennes telles que S3, C&amp;W Networks, Liberty Latin America, Akerman et Transfer To.</p>
<p>« Nous avons échangé sur l&#8217;état d&#8217;avancement du processus d&#8217;informatisation de la société cubaine », a déclaré Arevich Marin. En outre, nous avons rappelé les dommages causés à cet égard par le blocus économique, commercial et financier exercé par les États-Unis contre Cuba avec l’entrée en vigueur du Titre III de la Loi Helms-Burton, ainsi que par le « Groupe de travail » sur l&#8217;Internet pour Cuba ou « Cuba Internet Task Force », qui cherche à saboter les efforts d&#8217;Etecsa en matière d’informatisation du pays.</p>
<p>« Malgré ces obstacles, nous continuons à travailler au développement de l&#8217;infrastructure pour nous assurer que d&#8217;autres organismes nationaux puissent mettre en place des services et des plateformes pour assurer un meilleur bien-être de la population et les progrès de l&#8217;économie », a déclaré la présidente d&#8217;Etecsa.</p>
<p>Pour sa part, Eduardo Gandarilla, vice-président des ventes et du marketing de C&amp;W Networks, a signalé que « l&#8217;objectif principal est de poursuivre la coopération existante entre cette entreprise et Etecsa. Le défi que nous devons relever est d&#8217;utiliser les TIC pour le développement. Tel est l’objectif d’Etecsa avec le développement de l&#8217;infrastructure des télécommunications dans le pays ».</p>
<p>EN CHIFFRES</p>
<p>10<br />
accords en vigueur avec des entreprises des États-Unis.</p>
<p>Plus de 60 143 000<br />
dollars : Les dommages causés à Etecsa par le blocus imposé par les États-Unis à Cuba.</p>
<p>6 millions<br />
de Cubains ont accès à Internet.</p>
<p>5 millions<br />
de lignes téléphoniques cellulaires à l’échelle nationale, dont plus de 2 millions avec accès à Internet.</p>
<p>Sources : Ministère des Relations extérieures et ministère des Communications de Cuba</p>
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		<title>« Ne touchez pas à Cuba ! » : la réponse à une provocation à Lima.</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Mar 2018 00:01:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Près de 200 membres de la société civile de notre pays, réunis à La Havane pour assister au 2e Forum « Penser les Amériques », ont applaudi lorsque le diplomate Juan Antonio Fernandez a coupé court à la provocation d'un groupuscule anticubain à Lima, au Pérou.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3419" alt="Cumbre Habana America" src="/files/2018/03/Cumbre-Habana-America.jpg" width="300" height="246" />Près de 200 membres de la société civile de notre pays, réunis à La Havane pour assister au 2e Forum « Penser les Amériques », ont applaudi lorsque le diplomate Juan Antonio Fernandez a coupé court à la provocation d&#8217;un groupuscule anticubain à Lima, au Pérou.</p>
<p>« Ne touchez pas à Cuba ! », s’est exclamé le diplomate cubaine en réponse aux propos offensants de Jorge Luis Vallejo, membre du Réseau latino-américain de la jeunesse pour la démocratie et représentant de la 26e Coalition pour le Dialogue hémisphérique, qui a eu lieu hier dans la capitale péruvienne, préalablement au 8e Sommet des Amériques.</p>
<p>L&#8217;événement a été suivi en direct sur les écrans du théâtre de la Centrale des travailleurs de Cuba, à La Havane, où le 2e Forum de la société civile cubaine siégeait parallèlement.</p>
<p>La réunion de Lima a consisté en un échange entre les représentants des pays de la région et les membres des 28 coalitions thématiques qui se réuniront au Forum de la société civile, les 10 et 11 avril, dans la capitale péruvienne.</p>
<p>Dans son allocution, Juan Antonio Fernández a dénoncé la composition de la coalition 26, qui compte parmi ses coordinateurs « des personnes et des organisations au parcours douteux et avec un agenda politique de provocations et de subversion ».</p>
<p>Le Réseau latino-américain de la jeunesse pour la démocratie est un projet financé par Washington qui regroupe des membres de la contre-révolution cubaine et une sélection de l&#8217;extrême droite régionale, prêts à participer à toute agression concoctée par l&#8217;Organisation des États américains (OEA).</p>
<p>Vallejo, l&#8217;un des directeurs exécutifs du réseau, a utilisé son temps de parole en tant que représentant de la 26e coalition pour proférer des propos outrageants contre Cuba et évoquer la récente provocation à La Havane, une mise en scène qui visait à décerner un prix à d&#8217;anciens présidents de la région, dont le seul mérite a été d&#8217;attaquer les gouvernements progressistes de la région.</p>
<p>Par la suite, dans son discours officiel, Juan Antonio Fernandez a déclaré que Cuba « regrette profondément et souhaite faire part de son indignation face à l&#8217;exclusion de la République bolivarienne sœur du Venezuela ».</p>
<p>« Notre Amérique est mutilée sans la présence de l&#8217;un des pays du continent qui a le plus contribué aux idéaux de liberté et intégrationnistes de l&#8217;Amérique latine et des Caraïbes », a-t-il souligné.</p>
<p>Depuis La Havane, les paroles de Yamila Gonzalez Ferrer, vice-présidente de l&#8217;Union des juristes cubains, qui représentait la coalition numéro 15, placée sous le thème « Pour un monde inclusif et respectueux », et qui rassemble la majorité de la délégation cubaine, ont été suivies avec la même attention à Lima.</p>
<p>PENSER LES AMÉRIQUES</p>
<p>La rencontre de la Société civile cubaine, organisée parallèlement à celle de Lima, a permis d&#8217;établir une feuille de route pour les activités du 8e Sommet des Amériques.</p>
<p>Près de trente interventions ont convenu que Cuba n&#8217;est pas une société parfaite, mais qu&#8217;elle a beaucoup de succès à montrer à ses pairs du continent.</p>
<p>Yuri Pérez, vice-doyen de la Faculté de droit de l&#8217;Université de La Havane, a souligné quant à lui que la Constitution cubaine reconnaît « le droit d’intervention des citoyens dans les affaires de l&#8217;État », un concept beaucoup plus large que le concept de « participation » et qui constitue un avantage pour notre pays dans la lutte contre la corruption.</p>
<p>Pour sa part, Marisol Pérez, représentante de la Fédération des femmes cubaines, a souligné le rôle moteur des femmes dans la prise de décisions politiques et leur niveau de représentation à l&#8217;Assemblée nationale du Pouvoir populaire, ce qui contraste avec la réalité de nombreux pays de la région.</p>
<p>Fermin Quiñones, président de l&#8217;Association cubaine des Nations Unies et organisateur du Forum, a déclaré à Granma que les attentes avaient été dépassées et que la réunion a été l&#8217;occasion de confirmer la vitalité et la diversité de la société civile cubaine.</p>
<p>« Avec les résultats de ce Forum, la délégation cubaine part renforcée à Lima et sera en mesure de fournir des réponses opportunes et cohérentes à toute provocation contre-révolutionnaire ou tentative de légitimation de ceux qui n&#8217;ont aucune légitimité pour représenter notre peuple », a déclaré Quiñones.</p>
<p>Cuba a participé pour la première fois au Sommet des Amériques, à sa 7e édition, tenue au Panama en avril 2015. Son inclusion répondait à une demande de l&#8217;Amérique latine et des Caraïbes, qui a confirmé l&#8217;isolement de la politique agressive de Washington, d’où émergea l&#8217;idée de ces réunions en 1994.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Résister, c&#8217;est transformer : l&#8217;appel du Forum social mondial du Brésil</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Mar 2018 23:48:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[LES mouvements sociaux, populaires et syndicaux du monde entier se sont réunis dans la ville de Salvador, capitale de l'État de Bahia, dans le nord-est du Brésil. La rencontre à Salvador de Bahia, qui s'est déroulée jusqu'au 17 mars, a commencé par une grande marche de Campo Grande jusqu'à la place Castro Alves, dans le vieux quartier de la ville, où le Forum social mondial (FSM)]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3413" alt="Salvador Foro Brasil" src="/files/2018/03/Salvador-Foro-Brasil.jpg" width="300" height="253" />LES mouvements sociaux, populaires et syndicaux du monde entier se sont réunis dans la ville de Salvador, capitale de l&#8217;État de Bahia, dans le nord-est du Brésil.</p>
<p>La rencontre à Salvador de Bahia, qui s&#8217;est déroulée jusqu&#8217;au 17 mars, a commencé par une grande marche de Campo Grande jusqu&#8217;à la place Castro Alves, dans le vieux quartier de la ville, où le Forum social mondial (FSM) « a tout pour avoir un impact politique sur la situation actuelle », a déclaré Carlos Tiburcio, membre du Groupe de Facilitation, cité par l’agence Prensa Latina.</p>
<p>Pour ce journaliste et directeur du site web Radio Democracia No Ar-Red de Resistencia Democratica, cité au début de l&#8217;événement, il y a de solides raisons pour que cette rencontre mondiale devienne une grande tranchée de résistance à l&#8217;offensive du capital international et elle revêtira aussi une importance particulière pour les forces sociales et politiques brésiliennes.</p>
<p>Le programme du Forum comprenait, entre autres, un colloque le 14 mars sur l&#8217;état d&#8217;urgence au Brésil et les inégalités, la fragilité démocratique et le pouvoir des élites.</p>
<p>Parmi les autres sujets abordés figuraient la judiciarisation de la politique et la politisation de la justice ; Les inégalités : quoi, pourquoi et jusqu&#8217;à quand ? Racisme, violence et discrimination : les droits de l&#8217;Homme au Brésil du coup d&#8217;État.</p>
<p>Le colloque s&#8217;est conclu par un débat sur les défis de la gauche : la lutte pour l&#8217;unité dans un avenir incertain. Dans le cadre du programme, les Assemblées mondiales des femmes et des peuples, mouvements et territoires en résistance ont également eu lieu, ainsi que des activités dites de convergence, autogérées et d’autres manifestations politico-culturelles.</p>
<p>LA MARCHE POUR LES PEUPLES</p>
<p>Une marche depuis la Place de Campo Grande jusqu’à Castro Alves, plus connue comme la Place du Peuple, théâtre des plus grandes manifestations de la lutte et de la résistance de Bahia, a marqué le coup d’envoi du Forum social mondial.</p>
<p>Le défilé a réuni plus de 20 000 participants qui ont donné vie à la rencontre. Avant la marche d&#8217;ouverture, la première action a consisté à dénoncer les tentatives du gouvernement de Michel Temer pour étouffer la voix de la société civile brésilienne.</p>
<p>L&#8217;accusation a été prononcée après l’annonce que l&#8217;entreprise publique nationale EBC (Entreprise brésilienne de communication), ne couvrirait pas l&#8217;événement, sa direction n&#8217;ayant pas autorisé ses correspondants à se rendre au siège du Forum, a rapporté l’agence PL.</p>
<p>Conçu comme un espace d&#8217;articulation, lors de son édition 2018, le FSM a souhaité définir des stratégies de résistance aux politiques néolibérales de démantèlement des droits sociaux et de lutte contre les coups d&#8217;État antidémocratiques survenus ces dernières années dans plusieurs pays d&#8217;Amérique latine.</p>
<p>CUBA AU FORUM</p>
<p>La délégation cubaine a participé à plusieurs rencontres dont les thèmes centraux concernaient l&#8217;Amérique latine et sa résistance à l&#8217;impérialisme, la lutte de la Grande Île des Antilles pour la levée le blocus économique, financier et commercial imposé par les États-Unis, ainsi que la restitution du territoire illégalement occupé par la base navale de Guantanamo.</p>
<p>À Salvador de Bahia, l&#8217;un des membres de la délégation cubaine à l&#8217;événement, José Miguel Hernandez, dirigeant de l&#8217;Organisation de solidarité avec les peuples d&#8217;Asie, d&#8217;Afrique et d&#8217;Amérique latine (Ospaaal), a déclaré que la réunion ouvre la possibilité de sauver cet espace privilégié pour les forces progressistes et de gauche latino-américaines.</p>
<p>Se référant à la participation de Cuba, Hernandez a souligné que son pays ne pouvait pas manquer de faire partie d&#8217;un forum, qui a agi comme une plateforme de solidarité et de défense de tous les processus de transformation qui ont eu lieu en Amérique latine depuis sa création en 2001.</p>
<p>« Nous avons toujours reçu à ce Forum de nombreux témoignages de solidarité avec nos causes, comme la condamnation du blocus des États-Unis, la lutte pour la libération des Cinq héros injustement incarcérés aux États-Unis, et pour la restitution du territoire illégalement occupé par la base navale de Guantanamo, entre autres revendications », a-t-il dit.</p>
<p>Et d’ajouter que « notre présence ici exprime d&#8217;une certaine manière notre soutien à la majorité du peuple brésilien, engagé dans la défense de Lula, et nous permet aussi d&#8217;accompagner les expressions de solidarité avec la République bolivarienne du Venezuela, son peuple et son président, Nicolas Maduro ».</p>
<p>Par ailleurs, deux tribunaux, l&#8217;un contre les expulsions et l&#8217;autre contre les féminicides de femmes noires, figuraient parmi les actions qui ont également comporté une table ronde sur l&#8217;offensive impérialiste, la solidarité avec les peuples et la lutte pour la paix.</p>
<p>La question de l&#8217;impérialisme nord-américain a également été abordée lors d&#8217;une conférence organisée par l&#8217;École latino-américaine d&#8217;histoire et de politique (Elahp), une institution autonome qui a pour but de contribuer à la formation théorique et culturelle des personnes liées aux grandes luttes sociales de notre temps.</p>
<p>CONTRE L’ASSASSINAT DE LA CONSEILLÈRE MUNICIPALE DE RIO MARIELLE FRANCO</p>
<p>Des messages ont émané de diverses plateformes pour protester contre la mort par balles de la conseillère municipale de Rio de Janeiro, Marielle Franco, un drame qui a bouleversé et mobilisé tout le Brésil.</p>
<p>Au Forum social mondial, l&#8217;ancien président Luiz Inacio Lula da Silva a déclaré : « Il faut être complètement ignorant et avoir des démons dans le corps pour croire que tuer une femme de 38 ans annihilera ses idées de liberté et de défense des Noirs, des pauvres et des exclus ; au contraire, ces idées sont plus puissantes aujourd&#8217;hui. »</p>
<p>Marielle Franco, une militante des droits de l&#8217;Homme bien connue et la cinquième personne la plus votée aux élections municipales de Rio de Janeiro en 2016, a été abattue dans sa voiture alors qu&#8217;elle roulait dans une rue du centre-ville après avoir participé à un rassemblement politique.</p>
<p>Franco avait dénoncé les abus de la police dans les bidonvilles quelques jours avant sa mort et s&#8217;était ouvertement prononcé contre la décision du président brésilien Michel Temer de confier à l&#8217;armée le commandement des forces de sécurité de Rio de Janeiro.</p>
<p>QU&#8217;EST-CE QUE LE FORUM SOCIAL MONDIAL ?</p>
<p>C&#8217;est un lieu de rencontre international pour la réflexion, le débat démocratique d&#8217;idées et la recherche et la construction d&#8217;alternatives pour ceux qui, dans le monde, s&#8217;opposent à la mondialisation néolibérale, à la domination du capital et à toutes les formes d&#8217;impérialisme.</p>
<p>Sa proclamation qu&#8217;un autre monde est possible en fait un processus permanent de recherche et de construction d&#8217;alternatives de nature mondiale, dont les propositions s&#8217;opposent à la mondialisation néolibérale imposée par les grandes sociétés transnationales et les gouvernements et institutions au service de leurs intérêts.</p>
<p>Le Forum rassemble et articule les organisations et mouvements de la société civile de nombreux pays.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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