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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Fidel Castro</title>
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		<title>Revenir à Paroles aux intellectuels 60 ans après (II et fin)</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jul 2021 00:49:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au contexte dans lequel Fidel rencontre les intellectuels les 16, 23 et 30 juin 1961, s'ajoute le fait qu'il existait d'anciennes et de nouvelles contradictions personnelles, comme celles qui avaient existé entre les membres du groupe Orígenes et Ciclon, et les vieilles querelles entre les habitués de la Société culturelle Nuestro Tiempo, ceux des Ciné-clubs existants dans la capitale et ceux de la Cinémathèque fondée sous la tyrannie, divisés par des points de vue différents sur la création et la diffusion cinématographique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5482" alt="Fidel palabras intelec" src="/files/2021/07/Fidel-palabras-intelec.jpg" width="300" height="248" />Paroles aux intellectuels conserve toute son actualité, mais sa pérennité dépendra de la sève créatrice de nos artistes, intellectuels et institutions, lorsqu&#8217;il s&#8217;agira de porter au présent et de projeter dans l&#8217;avenir les idées de Fidel au milieu des nouveaux défis culturels</p>
<p>Au contexte dans lequel Fidel rencontre les intellectuels les 16, 23 et 30 juin 1961, s&#8217;ajoute le fait qu&#8217;il existait d&#8217;anciennes et de nouvelles contradictions personnelles, comme celles qui avaient existé entre les membres du groupe Orígenes et Ciclon, et les vieilles querelles entre les habitués de la Société culturelle Nuestro Tiempo, ceux des Ciné-clubs existants dans la capitale et ceux de la Cinémathèque fondée sous la tyrannie, divisés par des points de vue différents sur la création et la diffusion cinématographique.</p>
<p>Au milieu de ce contexte miné par des dissensions esthétiques, idéologiques et personnelles dans le domaine culturel, il était urgent de définir la voie à suivre par le projet cubain, car si, depuis janvier 1959, des signes clairs indiquaient qu&#8217;une étape d&#8217;ampleur et de liberté pour la création artistique et littéraire s&#8217;ouvrait, il existait une réelle crainte dans certains cercles intellectuels que le fantôme du « réalisme socialiste » ne s&#8217;impose sur la scène culturelle cubaine.</p>
<p>Le leader de la Révolution concentrait son attention sur la recherche des moyens les plus appropriés pour faire de la culture le patrimoine vivant du peuple. Au moment où se déroulait la campagne d&#8217;alphabétisation, l&#8217;événement culturel le plus marquant de la Révolution, il était indispensable d&#8217;associer l&#8217;avant-garde intellectuelle du pays à la mission essentielle d’opérer un changement culturel, non seulement dans les structures de pouvoir, les institutions, les organisations et les relations sociales, mais y compris au niveau des individus, seule façon de parvenir à une véritable hégémonie culturelle dans une perspective émancipatrice.</p>
<p>« LE PEUPLE EST L&#8217;OBJECTIF PRINCIPAL »</p>
<p>C&#8217;est au milieu d&#8217;un feu croisé intense et devant un auditoire au riche bagage culturel que Fidel, accompagné d&#8217;autres camarades de la direction du pays, prononça ses célèbres paroles, alors qu&#8217;il n&#8217;avait pas encore 35 ans.</p>
<p>Bien que ses paroles se soient inscrites dans un contexte précis, elles n&#8217;en restèrent pas prisonnières, sinon elles ne seraient pas devenues une<br />
référence à laquelle nous devons revenir sans cesse comme une boussole de notre politique culturelle actuelle.</p>
<p>Au milieu de circonstances caractérisées par une forte confrontation avec de puissants ennemis extérieurs et intérieurs, qui compromettaient le destin de Cuba en tant que nation, Fidel accorda la plus haute priorité à ces réunions. C&#8217;est au milieu de ce scénario de guerre ouverte et secrète contre Cuba par le gouvernement des États-Unis que Fidel consacra de longues heures de son temps à discuter avec les artistes et les intellectuels.</p>
<p>Ce discours ne constitua pas seulement un point de départ, mais aussi un aboutissement, puisque Fidel avait longuement mûri auparavant ses idées sur ce que devait être la politique culturelle de la Révolution.</p>
<p>Néanmoins, Fidel consacra une grande partie de ses Paroles&#8230; à dissiper le doute quant à une éventuelle variante tropicale du « réalisme socialiste » à Cuba : « La Révolution ne peut pas prétendre asphyxier l&#8217;art ou la culture alors que l&#8217;un des objectifs et l&#8217;un des buts fondamentaux de la Révolution est de développer l&#8217;art et la culture, précisément pour que l&#8217;art et la culture deviennent un véritable patrimoine du peuple. »</p>
<p>Malheureusement, à plus d&#8217;une reprise, « Paroles aux intellectuels » a été manipulé ou lu de manière fragmentée. La phrase la plus décontextualisée est celle où Fidel déclara : « dans la Révolution, tout ; contre la Révolution, rien », en tentant de donner à cette expression une intention d&#8217;exclusion, alors que c&#8217;est tout le contraire. Il est clair que, sans une lecture complète de l&#8217;intervention, la question de savoir comment définir, et dans quelle mesure, le « dans » et le<br />
« contre » peut se poser. Mais Fidel répond à cette question de manière magistrale – et cela me semble la phrase la plus importante et en même temps la moins citée de ce discours : « La Révolution ne doit renoncer qu&#8217;à ceux qui sont incorrigiblement réactionnaires, qui sont incorrigiblement contre-révolutionnaires. » Par cette expression, il affirmait qu&#8217;il pouvait même y avoir des contre-révolutionnaires corrigibles et que la Révolution devait aspirer à les adhérer à ce projet. En outre, tous les écrivains et artistes honnêtes, qui, sans avoir une attitude révolutionnaire à l&#8217;égard de la vie, n&#8217;étaient pas non plus des contre-révolutionnaires, devaient avoir le droit et la possibilité d’édifier leur œuvre au sein de la Révolution. Fidel a également exposé toute une série d&#8217;idées visant à favoriser les artistes et les écrivains cubains et à encourager leur esprit créatif à trouver les meilleures conditions pour s&#8217;épanouir, mais il a également insisté sur la nécessité d&#8217;élever la capacité d&#8217;appréciation de l&#8217;art, ainsi que sur l&#8217;accès démocratique de tout le peuple – qu&#8217;il a appelé « le grand créateur » – à la culture : « Nous allons donner une chance à toutes ces intelligences, nous allons créer les conditions qui permettent à tout talent artistique ou littéraire ou scientifique ou à tout autre type de talent de se développer. »</p>
<p>« (&#8230;) Nous allons mener une guerre contre l&#8217;inculture ; nous allons mener une bataille contre l&#8217;inculture ; nous allons susciter une querelle irréconciliable contre l&#8217;inculture, et nous allons lutter contre elle et nous allons essayer nos armes. »</p>
<p>Cette intervention de Fidel a marqué d&#8217;une certaine manière ce que nous pouvons considérer comme les principes cardinaux de la politique culturelle de la Révolution, à ne pas interpréter de manière étroite, mais dans sa plus haute dimension émancipatrice. Le fait que dans les années 70, il y ait eu des distorsions et de graves erreurs, personne ne peut nier, mais par la suite, beaucoup de ces pratiques ont été corrigées et le chemin tracé par « Paroles aux intellectuels » a été retrouvé.</p>
<p>Avec Paroles&#8230; Fidel a inauguré, à son tour, une méthode, une conception totalement révolutionnaire dans la manière d&#8217;interagir avec les artistes et les intellectuels cubains, qu&#8217;il avait déjà exercée avec d&#8217;autres secteurs. Il sera régulièrement présent dans les congrès et les conseils nationaux de l&#8217;Union des écrivains et des artistes de Cuba (Uneac), une organisation avec laquelle il a également entretenu des dialogues très profonds dans les moments les plus difficiles de la période spéciale.</p>
<p>Il allait également tenir des réunions importantes avec les jeunes artistes et intellectuels de l&#8217;Association Hermanos Saiz (ahs) en 1988 et 2001. Il y aura beaucoup d&#8217;autres Paroles aux Intellectuels de Fidel, des textes qui enrichissent et contextualisent les idées qu&#8217;il avait exprimées en juin 1961. Même si Fidel préférait le qualificatif de guérillero plutôt que celui d&#8217;intellectuel, ce 30 juin 1961 confirma une fois de plus dans l&#8217;histoire de Cuba que l&#8217;avant-garde politique et l&#8217;avant-garde intellectuelle étaient une seule et même chose.</p>
<p>Mais de par sa transcendance, Paroles aux intellectuels ne doit pas être considéré comme un discours adressé uniquement aux intellectuels, car Fidel soulève des idées qui vont au-delà du secteur artistique et littéraire et qui ont trait à toute la nation et au processus révolutionnaire dans son ensemble, depuis une vision systémique. Et le fait est que Fidel a toujours vu la culture dans sa conception anthropologique la plus large.</p>
<p>« Paroles aux intellectuels » conserve toute son actualité, mais sa pérennité dépendra de la sève créatrice de nos artistes, intellectuels et institutions, lorsqu&#8217;il s&#8217;agira de porter au présent et de projeter dans l&#8217;avenir les idées de Fidel au milieu des nouveaux défis culturels.</p>
<p>Tel était l’appel lancé par le président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres – aujourd&#8217;hui président de la République – Miguel Diaz-Canel Bermudez, lors de la cérémonie de clôture du 9e Congrès de l&#8217;Uneac, le 30 juin 2019, en déclarant : « Je ne conçois pas un artiste, un intellectuel, un créateur cubain qui ne connaisse pas ce discours qui a marqué la politique culturelle de la Révolution. Je n&#8217;imagine aucun dirigeant politique, aucun fonctionnaire ou responsable de la culture qui pourrait se passer de ses définitions de principe pour exercer ses responsabilités.</p>
<p>« Il est nécessaire de faire des lectures nouvelles et enrichissantes de ces paroles. Faire grandir et renforcer la politique culturelle, qui n&#8217;a pas été écrite au-delà des Paroles aux intellectuels et lui donner le contenu exigé par l&#8217;époque actuelle. »</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>Une politique ratée répétée à l&#8217;infini</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 20:20:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'histoire des agressions des États-Unis contre Cuba, depuis les débuts de la Révolution, a toujours eu pour but de porter atteinte aux mérites et au prestige de notre pays. Aujourd'hui, les choses n’ont pas changé, comme l'a prouvé le récent Tournoi préolympique de baseball qui s’est déroulé en Floride. Afin de mettre en scène des spectacles aussi désagréables et grossiers sur leur propre territoire, les États-Unis usent de leur force et ont organisé ce genre d’événements dans différents pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5439" alt="Fidel Cerro pelado" src="/files/2021/06/Fidel-Cerro-pelado.jpg" width="300" height="253" />« En essayant de nuire à notre pays, ils ont créé les conditions pour que notre délégation ait joué le rôle le plus important aux Jeux d&#8217;Amérique centrale et des Caraïbes de 1966… » Fidel Castro Ruz</p>
<p>L&#8217;histoire des agressions des États-Unis contre Cuba, depuis les débuts de la Révolution, a toujours eu pour but de porter atteinte aux mérites et au prestige de notre pays. Aujourd&#8217;hui, les choses n’ont pas changé, comme l&#8217;a prouvé le récent Tournoi préolympique de baseball qui s’est déroulé en Floride.</p>
<p>Afin de mettre en scène des spectacles aussi désagréables et grossiers sur leur propre territoire, les États-Unis usent de leur force et ont organisé ce genre d’événements dans différents pays, comme dans leur colonie de Porto Rico, qui n&#8217;est ni un État libre ni un État associé. C&#8217;est ainsi qu&#8217;est née l&#8217;épopée du mouvement sportif cubain, quelques mois avant la tenue des 10e Jeux d&#8217;Amérique centrale et des Caraïbes à San Juan, en 1966.</p>
<p>Face au refus du Département d&#8217;État de traiter les visas à l&#8217;ambassade de Suisse à La Havane, Manuel Gonzalez Guerra, alors président du Comité olympique cubain, ne tarda pas à élever une plainte officielle, et le Comité international olympique ainsi que le Comité olympique portoricain exigèrent aux autorités étasuniennes d’accorder les visas. Auparavant, les avions cubains s&#8217;étaient vu refuser l&#8217;atterrissage à San Juan.</p>
<p>Devant toutes ces manœuvres, la réponse fut de transporter notre délégation vers le pays siège à bord du navire Cerro Pelado, une bataille menée par le commandant en chef Fidel Castro Ruz. Pendant la traversée, les sportifs s’entraînèrent sur le pont du bateau, assiégé par les avions de la Garde côtière des États-Unis.</p>
<p>Le 10 juin, les responsables sportifs portoricains, le général Clark Flores, président du Comité olympique de l’île, et German Rieckehoff, président de l&#8217;Organisation sportive d&#8217;Amérique centrale et des Caraïbes, montèrent à bord du navire et rencontrèrent José Llanusa, à la tête de la délégation cubaine, et Gonzalez Guerra, afin de coordonner l&#8217;opération de débarquement.</p>
<p>Accueillie chaleureusement par ses amis portoricains, notre délégation, malgré les provocations, brilla en remportant la deuxième place par pays, avec 34 médailles d&#8217;or, 20 d&#8217;argent et 23 de bronze, derrière le Mexique. À leur retour, à Santiago de Cuba, au milieu d&#8217;une forte tempête, Fidel et d&#8217;autres dirigeants se déplacèrent personnellement pour accueillir nos sportifs.</p>
<p>LA POLITIQUE RESTE LA MÊME</p>
<p>Même si lors des 9e Jeux centraméricains de Kingston, en Jamaïque, en 1962, auxquels participèrent 1 559 sportifs de 15 pays, Cuba se classa au troisième rang (12-11-13), derrière le Mexique (37-25-27) et le Venezuela (15-27-15), les agressions envers nos sportifs n&#8217;ont pas manqué, sans pour autant empêcher leurs brillantes performances.</p>
<p>Encore une fois, lors des 17e Jeux d&#8217;Amérique centrale et des Caraïbes à Ponce, Porto Rico, en 1993, le scénario fut le même : organiser des agressions dans les stades pour tenter d&#8217;intimider les Cubains, mais de nouveau, les amis portoricains se sont distingués et ont fait parler leur solidarité.</p>
<p>L&#8217;histoire s&#8217;est répétée pour empêcher l’arrivée de la représentation cubaine à Porto Rico, impudence devant laquelle Cuba a fermement déclaré que, si on empêchait son avion d&#8217;atterrir dans le pays siège, elle ne participerait pas aux Jeux. Les organisateurs savaient que, le cas échéant, l&#8217;événement perdrait beaucoup de son attrait. Lors de cette compétition, 3 570 sportifs prirent part dans 34 disciplines et Cuba recala le Mexique à la deuxième place.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, profitant de leur arrogance et encouragés par la haine de la droite sur leur territoire, les États-Unis restent aveuglés dans leur volonté de saper nos performances dans les événements sportifs, comme cela s&#8217;est produit lors au tournoi préolympique de baseball en Floride, où les joueurs, malgré leurs efforts, n’ont pas réussi à se qualifier après avoir perdu deux matchs serrés. Mais la réponse a été la même que lors du Cerro Pelado : ils ont tout donné pour Cuba.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>Fidel est la boussole</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 19:51:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Salle des réunions de la Bibliothèque nationale José Martí, 16 juin 1961. Un groupe important d'écrivains et d'artistes a répondu à l'appel de la direction du Gouvernement révolutionnaire pour présenter leurs opinions, leurs préoccupations, leurs recommandations, éclaircir leurs doutes, résoudre des problèmes et aborder des questions liées à la création artistique littéraire et à sa promotion.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5433" alt="Fidel biblioteca nacional" src="/files/2021/06/Fidel-biblioteca-nacional.jpg" width="300" height="251" />Salle des réunions de la Bibliothèque nationale José Martí, 16 juin 1961. Un groupe important d&#8217;écrivains et d&#8217;artistes a répondu à l&#8217;appel de la direction du Gouvernement révolutionnaire pour présenter leurs opinions, leurs préoccupations, leurs recommandations, éclaircir leurs doutes, résoudre des problèmes et aborder des questions liées à la création artistique littéraire et à sa promotion.</p>
<p>Ce fut la première de trois réunions, la dernière devant avoir lieu le 30 juin cette même salle, le jour où Fidel, résumant le cycle, prononcera un discours qui, à partir de ce moment, sera connu sous le nom de Paroles aux intellectuels, pierre angulaire de la politique culturelle révolutionnaire.</p>
<p>En introduction, Osvaldo Dorticos, alors Président de la République, partagea une conviction et un souhait : la responsabilité historique des protagonistes de la vie intellectuelle de « mettre leurs talents, leurs capacités artistiques et leur sensibilité au service du peuple et de la Révolution », et la nécessité d&#8217;échanges absolument ouverts et cordiaux : « plus que guider, nous venons ici pour être guidés par vous, pour discuter afin d&#8217;arriver à des conclusions ».</p>
<p>Depuis lors, le dialogue permanent et fructueux entre l&#8217;avant-garde politique et intellectuelle est devenu essentiel dans la formulation, la mise en œuvre et les mises à jour successives de la politique culturelle. Même lorsque des situations et des processus ont dû être rectifiés et réorientés, le dialogue a été un facteur dynamique et décisif.</p>
<p>Soixante ans plus tard, cette expérience séminale est renforcée et multipliée en tant que principes d&#8217;action pour les institutions culturelles, les organisations de créateurs &#8211; Union des écrivains et des artistes de Cuba (Uneac) et l’Association Hermanos Saiz (AHS) &#8211; et les dirigeants politiques et gouvernementaux actuels.</p>
<p>Pour les deux avant-gardes, Fidel est la boussole. Comme l&#8217;a déclaré le Premier secrétaire du Comité central du Parti et Président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, lors de la clôture du 8e Congrès du Parti : « Dans la bataille idéologique, nous devons nous tourner vers Fidel, qui nous a appris non seulement que la culture est la première chose à sauver, mais que pour la sauver, nous nous devons d’être des interlocuteurs constants de nos intellectuels et de nos artistes ».</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>Les bûchers radicaux et les bûchers de vanités</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Apr 2021 17:03:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Après le triomphe de la Révolution, lorsque Fidel débarqua pour la première fois à New York, le 21 avril 1959, l'image d'un leader barbu en tenue militaire frappa l'imagination de la jeunesse de la ville. Selon Tony Perrottet dans le New York Times, alors qu’il sortait de la gare de Penn Station, il fut accueilli par une foule qui scandait : « Fidel, Fidel, Fidel, Fidel ! ». Il dut se frayer un chemin à travers la foule qu’il saluait de sa main levée. Perrottet ne le dit pas, mais la main levée était accompagnée d'un large et franc sourire. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5389" alt="Fidel pintura" src="/files/2021/04/Fidel-pintura.jpg" width="300" height="249" />Après le triomphe de la Révolution, lorsque Fidel débarqua pour la première fois à New York, le 21 avril 1959, l&#8217;image d&#8217;un leader barbu en tenue militaire frappa l&#8217;imagination de la jeunesse de la ville. Selon Tony Perrottet dans le New York Times, alors qu’il sortait de la gare de Penn Station, il fut accueilli par une foule qui scandait : « Fidel, Fidel, Fidel, Fidel ! ». Il dut se frayer un chemin à travers la foule qu’il saluait de sa main levée. Perrottet ne le dit pas, mais la main levée était accompagnée d&#8217;un large et franc sourire. L&#8217;article, écrit à l’occasion du 60e anniversaire de cet événement, se concentre sur l&#8217;impact que le cortège produisit sur la mode new-yorkaise.</p>
<p>Selon le journaliste Jon Lee Anderson, « dans un certain sens, Fidel, le Che et les barbus furent les premiers hippies », entendant par là, dans le sens du souffle qu’ils insufflaient à la contre-culture qui commençait à prendre forme dans ce pays, et qui avait eu des précédents importants dans les écrits déjà publiés d&#8217;Allen Ginsberg et de Jack Kerouac.</p>
<p>Le parallèle ne se limitait pas aux hommes. Perrottet décrit comment l&#8217;image de Vilma, avec une fleur mariposa derrière l&#8217;oreille, photographiée pour le magazine français Paris Match, pouvait être considérée comme un précédent de la culture flower boy qui allait plus tard toucher les villes étasuniennes, en particulier San Francisco.</p>
<p>Il fallut une vingtaine de minutes pour que la police de la ville fasse parcourir à Fidel 91 mètres sur la 8e avenue jusqu&#8217;à l&#8217;hôtel où il serait hébergé. Le visiteur s’éloignait constamment de son escorte pour saluer ceux qui l&#8217;accueillaient. Certains qualifièrent l’impact de sa présence de « fidelmania », et une entreprise étasunienne de jouets fabriqua 100 000 casquettes militaires et des barbes amovibles pour les enfants. Eisenhower refusa de recevoir Fidel, ce fut Nixon qui le rencontra brièvement. Le vice-président, sans bien le savoir, eut l&#8217;intuition que celui qui était en face de lui pourrait leur donner des maux de tête. C’est ce que 11 présidents, dont Nixon lui-même, allaient vérifier plus tard.</p>
<p>Voir les « barbus » comme un pont entre la génération beatnik et celle des hippies qui émergeait alors, aurait pu être une bonne accroche littéraire ou un bon sujet journalistique, mais c&#8217;était pour le moins superficiel. Ces rebelles avaient vécu une expérience de lutte et de sacrifice, réelle et douloureuse ; ils s&#8217;étaient endurcis face à la mort de leurs compagnons, en affrontant l&#8217;une des dictatures les plus sanglantes d&#8217;Amérique latine. Il n&#8217;y avait aucune pose dans leurs attitudes, sauf celle qui émanait de leurs expériences de vie, et celles-ci étaient profondes et radicales.</p>
<p>Ces rebelles que l’on prétendait à l’époque réduire à une question de mode et de sex-appeal, apportaient des convictions de luttes sociales qui s&#8217;enracinaient dans l&#8217;histoire d&#8217;un pays, pour transcender l&#8217;histoire d&#8217;un continent. Aucun beatnik, quelles qu’aient été ses crises existentielles, ni les plus grands poètes, écrivains, musiciens ou artistes n&#8217;avaient écrit un document programmatique tel que L’Histoire m’acquittera.</p>
<p>Aucun de ces anticonformistes qui se complaisaient dans l&#8217;idée de la génération perdue n&#8217;avait compris, avec une telle profondeur, la racine sociale de la maladie qui les déprimait. Pour ceux qui devaient relever le défi colossal de s&#8217;opposer au néocolonialisme et à sa cause impérialiste, il n&#8217;y avait pas de temps pour les badinages d’une classe moyenne asphyxiée. Et pas de temps non plus pour afficher des vanités comme artifices.</p>
<p>Le 24 avril, au Central Park de New York, tous ceux qui faisaient partie de la foule de plus de 30 000 personnes qui entendirent Fidel déclarer que le sort de la Révolution cubaine était lié au sort de l&#8217;Amérique latine purent le vérifier. Peut-être que, au cœur du capitalisme étasunien, jamais des mots tels que ceux-là n&#8217;avaient-ils été entendus auparavant : « Parce que l’on pourra construire une oligarchie sur la faim et la misère, mais jamais une véritable démocratie. On pourra ériger une tyrannie sur la faim et la misère, mais jamais une véritable démocratie. Nous sommes démocrates dans tous les sens du terme, mais de vrais démocrates, des démocrates qui prônent le droit de l&#8217;homme au travail, des démocrates qui postulent pour le droit de l&#8217;homme au pain, des démocrates sincères, car la démocratie qui ne parle que de droits théoriques et oublie les besoins de l&#8217;homme n&#8217;est pas une démocratie sincère, ce n&#8217;est pas une vraie démocratie. » Dans un pays habitué aux discours où l&#8217;idée de la démocratie est considérée comme une action politique vide, sans lien avec la structure économique, dans une ville où la dictature du capital, qui n&#8217;est rien d&#8217;autre que le pouvoir de la bourgeoisie, est si évident, ces mots ont dû faire l&#8217;effet d&#8217;une déflagration de dynamite dans un théâtre.</p>
<p>Or, si de tels propos n&#8217;étaient pas courants, il était encore moins courant qu&#8217;ils soient prononcés par quelqu’un qui accompagnait le verbe avec l’action.</p>
<p>En parlant d&#8217;action, et de la façon dont ces « barbus » étaient perçus, un biographe du général de Gaulle raconte que, lorsque celui-ci fut informé que les parachutistes de l&#8217;OAS, cette troupe fasciste qui massacrait les Algériens, menaçaient de débarquer à Paris, le général français écarta la menace en disant : « si c&#8217;était Fidel Castro, il défilerait déjà sur les Champs-Élysées. »</p>
<p>Dans une anecdote non vérifiée, on raconte que le commandant Pinares, en s’informant des atrocités perpétrées par les bandits financés par l&#8217;impérialisme à Pinar del Rio, demanda à Fidel : « Pourquoi ne déclares-tu pas la guerre aux États-Unis ? » La logique sous forme de blague de Pinares était que ce pays avait reconstruit les pays auxquels il avait fait la guerre, après les avoir vaincus. Fidel lui répondit : « Et si Cuba gagne la guerre contre les États-Unis, qu’est-ce qu’on fait ?</p>
<p>Il faudra attendre dix ans pour que le journaliste Tom Wolfe invente le terme de « radical chic » pour désigner l&#8217;imposture de ceux qui adoptaient les accessoires de la rébellion comme mode vestimentaires et les tatouages, mais sans une véritable radicalité sociale. Le révolutionnaire ne se fait pas de l&#8217;extérieur vers l&#8217;intérieur, il se fait de l&#8217;intérieur vers l&#8217;extérieur.</p>
<p>Il fallait sans doute que ce soit un journaliste-écrivain comme Wolfe, sarcastique et honnête, qui fut à l’origine, avec Truman Capote, de ce que l’on a appelé le « nouveau journalisme », même si c’était un misérable conservateur qui admirait Reagan et proclamait qu&#8217;il avait voté pour Bush Jr. lors de l&#8217;élection présidentielle de 2004. On dit que le terme de « radical chic » est venu à Tom en contrepoint à d&#8217;autres qu&#8217;il opposait à l&#8217;authenticité des rebelles cubains. La vérité est que Wolfe n&#8217;était pas un inconnu à Cuba. Au tout début de la Révolution, il fut envoyé à la Havane comme correspondant par le Washington Post.</p>
<p>Le journal recherchait quelqu&#8217;un qui parle espagnol, et ils apprirent que le journaliste avait étudié l’espagnol pendant quatre ans à l&#8217;université. En réalité, il était incapable de dire un mot, mais il accepta le poste et vint à Cuba. C&#8217;est là qu&#8217;il se lia d&#8217;amitié avec un journaliste du Daily Express qui, avec cette obsession des médias capitalistes pour la banalité, avait été envoyé à Cuba pour « enquêter sur la vie sexuelle » de Fidel. Le malheureux correspondant, au contrat idiot, finit par être expulsé du pays, et Tom Wolfe, par pur hasard, rentra aux États-Unis après avoir passé six mois à La Havane.</p>
<p>Le dernier roman de Wolfe, avant sa mort à l&#8217;âge de 88 ans, a pour cadre Miami, avec un protagoniste cubano-américain ; mais nous n&#8217;en parlerons pas ici car, pour être honnête, je ne l&#8217;ai pas lu.</p>
<p>Comme le monde semble petit pour ceux qui ne défendent que leurs mesquineries. Bien sûr, du fait que lorsqu’on le dit ainsi crûment, cela ne semble pas attirant, ils ont tendance à camoufler leurs intentions derrière de grands mots qui dissimulent la vraie nature de leurs misères.</p>
<p>C&#8217;est ce qui vient à l&#8217;esprit quand on lit le défilé des personnages du roman le plus acclamé de Tom Wolfe, Le Bûcher des vanités.</p>
<p>Écrit en 1987, sous forme d’épisodes pour le magazine Rolling Stones, il raconte les mésaventures de Sherman McCoy, un agent de change, lâche et ennuyeux qui s’autostimule en s’appelant : maître de l&#8217;univers. Sherman a le malheur d&#8217;être accusé d&#8217;avoir écrasé un jeune Noir, alors qu’ayant raté une sortie d’autoroute, il s’était retrouvé perdu au cœur du Bronx en compagnie de sa maîtresse, en fait celle qui conduisait au moment de l&#8217;accident.</p>
<p>Pris comme exemple, l&#8217;affaire dérape rapidement lorsqu’une série de personnages cherchent à tirer profit du malheur du jeune Noir et de l&#8217;accusé : un journaliste alcoolique, désireux d&#8217;exceller dans sa profession, n&#8217;a aucun scrupule à contourner toutes les limites éthiques pour gonfler l&#8217;affaire et lui donner des connotations sociales et raciales qui conduisent à des manifestations de masse ; un pasteur de Harlem qui voit dans le garçon blessé une occasion d&#8217;enflammer sa base contre les autorités et le système, en se positionnant comme un leader communautaire, sans trop se soucier de la nature réelle des faits ;un procureur de district qui se représente bientôt aux élections et qui voit dans cette affaire l&#8217;occasion de donner un coup de pouce à sa candidature ; un assistant du procureur, gris et médiocre, qui cherche à impressionner une fille du jury qu&#8217;il veut amener dans son lit et qui, par conséquent, poursuit l&#8217;accusé avec acharnement, au point de proposer à sa maîtresse, un témoin clé, de mentir.</p>
<p>Chacun tire profit de la situation au nom de grandes idées et de grands objectifs, de la justice sociale, du bien de la famille, de la liberté d&#8217;expression. Tout le monde sauf le blessé et le riche accusé. Le système ne croit pas aux larmes, et il est prêt à sacrifier non seulement le Noir, mais aussi l&#8217;un des siens, si le rituel se justifie dans sa reproduction stable.</p>
<p>Lors de la deuxième visite de Fidel à New York, un an après cette autre visite, les choses avaient suffisamment changé pour qu&#8217;il soit désormais déclaré ennemi de l&#8217;empire. Les agressions de la puissance impériale contre Cuba s&#8217;étaient intensifiées, et la réponse de la Révolution avait été de nationaliser les entreprises yankees. La Révolution était sur le point de réaliser la prophétie de Fidel et de vaincre son ennemi. Fidel séjourna à l&#8217;hôtel Theresa de Harlem, en réponse à la provocation de l’hôtel où il était censé se loger ; il sentit alors que ses véritables hôtes se trouvaient là, parmi les Noirs parias de la ville. Malcolm X lui rendit visite et ils s’entretinrent pendant un moment. Malcom fut tellement impressionné qu&#8217;il avait l’habitude de dire que c&#8217;était le seul homme blanc qu&#8217;il avait apprécié.</p>
<p>À cette occasion, sa tribune ne fut pas un parc, mais l&#8217;Assemblée générale des Nations unies. Il y prononcera le plus long discours qui ait jamais été fait dans cette salle, mais ce ne fut pas seulement celui qui dura le plus longtemps. Alliant le langage du peuple à l&#8217;érudition du lecteur averti, Fidel allait dire que l&#8217;impérialisme « est une putain qui ne peut pas nous séduire ». Et pas exactement La putain respectueuse de Jean Paul Sartre. Il l&#8217;est toujours, et ne le peut toujours pas.<br />
<strong><br />
(Taken from Granma)</strong></p>
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		<title>Notre Parti communiste est unique</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 16:36:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Congrès du Parti communiste de Cuba se tiendra du 16 au 19 avril. Notre Parti est unique car il garantit l'unité de tous les Cubains qui souhaitent poursuivre la construction d’une société plus démocratique, plus inclusive et plus juste. Il garantit stratégiquement notre unité dans un monde où prévaut la fragmentation politique des forces de gauche face à l'avancée du néolibéralisme.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5335" alt="Bandera Cuba" src="/files/2021/04/Bandera-Cuba.jpg" width="300" height="251" />Le Congrès du Parti communiste de Cuba se tiendra du 16 au 19 avril. Notre Parti est unique car il garantit l&#8217;unité de tous les Cubains qui souhaitent poursuivre la construction d’une société plus démocratique, plus inclusive et plus juste. Il garantit stratégiquement notre unité dans un monde où prévaut la fragmentation politique des forces de gauche face à l&#8217;avancée du néolibéralisme.</p>
<p>Les centres de pouvoir capitaliste ont compris que, pour vaincre, ils devaient diviser, frapper ou coopter les formes collectives d&#8217;organisation, de résistance et de lutte qui représentaient une menace réelle et effective pour le système. D&#8217;où leur prétention à nous faire imiter le multipartisme, qui ne ferait qu&#8217;entraver toute possibilité d&#8217;une société plus démocratique.</p>
<p>Notre Parti est unique parce qu&#8217;il donne du pouvoir au peuple cubain et qu&#8217;il est sa principale ressource dans la défense de ses droits face aux agendas subversifs soutenus depuis l&#8217;étranger, qui, depuis 60 ans, n&#8217;ont pas cessé de faire pression pour imposer un système qui les balayerait.</p>
<p>Il nous donne du pouvoir dans un monde à la vulnérabilité excessive et de désaffiliation sociale, où chacun est contraint de chercher des solutions personnelles face aux crises systémiques. Le « chacun pour soi » prévaut dans des sociétés à haut risque.</p>
<p>Quiconque en douterait doit savoir que plus de 55% de la population mondiale, soit 4 milliards de personnes, n&#8217;ont pu compter sur aucune forme de protection sociale durant la période de crise humanitaire que nous traversons ; 1,3 milliard sont des pauvres multidimensionnels, à savoir pauvres non seulement parce qu&#8217;ils perçoivent de faibles revenus, mais aussi parce qu&#8217;ils sont exclus des systèmes de santé, d&#8217;éducation, d&#8217;accès à l&#8217;eau potable, entre autres droits. La moitié d&#8217;entre eux, 662 millions, sont des enfants.</p>
<p>Notre parti est unique en raison de la tradition de lutte et de la force morale sur lesquelles il se fonde, dans une région où, en général, la routine des partis politiques est celle des shows médiatiques, du scandale et de la corruption. Il est l&#8217;héritier de l&#8217;esprit dans lequel le Parti révolutionnaire cubain fut créé : un parti de lutte pour notre indépendance, anti-impérialiste, défenseur des idées antiracistes et de justice sociale les plus nobles.</p>
<p>Notre Parti est unique parce qu&#8217;il est communiste, dans un monde où le capitalisme est en crise, où la droite attaque avec virulence les droits humains en défendant ses intérêts de classe, et où le centre ne constitue pas une réelle alternative pour affronter les structures capitalistes de domination et de pillage de nos peuples.</p>
<p>Notre Parti est unique parce que c’est le parti du peuple et pour le peuple ; celui de la base, dans chaque lieu de travail, dans chaque quartier ; celui de l&#8217;intellectuel et de l’ouvrier ; celui qui soumet au débat public les concepts sur lesquels se fonde notre projet de pays, celui qui a surmonté d’incroyables défis et a assumé des contradictions, sans renoncer à la voie de notre souveraineté ; celui qui fait preuve d’une volonté de fer pour faire avancer une nation soumise à un blocus, celui de la lutte inflexible contre ce siège, le premier à franchir le pas chaque fois que le pays en a besoin.</p>
<p>Notre Parti est unique car il résiste, sans faiblir, à toutes formes de violences symboliques destinées à attaquer sa légitimité, à lyncher ses dirigeants, à ridiculiser ou à stigmatiser ses fondements et à manipuler son histoire.</p>
<p>Notre Parti est unique parce c’est le nôtre, ce n&#8217;est pas un club de millionnaires sans aucune racine populaire, méprisant le destin des humbles, ce n&#8217;est pas la couverture des intérêts d&#8217;une puissance étrangère, ce n&#8217;est pas un instrument pour gagner des élections à base de clientélisme, d&#8217;achat de voix et de manipulation médiatique.</p>
<p>Notre Parti est unique parce qu&#8217;il n&#8217;est pas parfait, et il n’est pas bon de l&#8217;idéaliser, mais il a assumé ses propres erreurs avec un sens de l&#8217;autocritique chaque fois que cela a été nécessaire. Forgé dans le feu d&#8217;un processus social complexe, qui n&#8217;a pas été exempt de contradictions, il a devant lui les défis propres à cette époque, lesquels ne sont pas négligeables.</p>
<p>L&#8217;équilibre des pouvoirs politiques et économiques dans le monde actuel est particulièrement hostile à une alternative socialiste, surtout s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un petit pays économiquement pauvre comme le nôtre. La domination de la culture de consommation, l&#8217;idéalisation du libéralisme, l&#8217;avancée du colonialisme culturel et la diabolisation du communisme, laissent un scénario très difficile en matière de formation politique et idéologique.</p>
<p>L&#8217;utilisation des réseaux sociaux par la contre-révolution financée depuis les États-Unis, en tant que moyen pour la fabrication et la gestion de l&#8217;opinion publique nationale sur des questions sensibles, définissent un scénario dans lequel la capacité de réponse de nos organisations est particulièrement mise à l&#8217;épreuve. Mais notre tradition de lutte est solide et les forces dont nous disposons pour mettre au point nos propres stratégies et nos agendas prévaudront.</p>
<p>Notre Parti est unique parce qu&#8217;il grandit face aux défis, il regarde vers l&#8217;avant, conscient de son engagement envers notre peuple, nos martyrs, nos héros et notre histoire ; il mène des changements même s&#8217;il est accusé de dogmatisme ; il se fonde sur des principes idéologiques clairs et sur un acquis remarquable de connaissances scientifiques pour soutenir chaque journée où notre nation se lève pour donner le meilleur d&#8217;elle-même.</p>
<p>Notre Parti est unique parce qu&#8217;il est notre garantie pour rêver et pour travailler en faveur d’un pays meilleur pour tous.</p>
<p><strong>(Taken from Granma)</strong></p>
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		<title>Le Congrès qui fut une autre Révolution</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 16:30:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme s'il imitait un topographe, l'un des nombreux camarades qui travaillaient à l'époque sur les systèmes hydrauliques de la centrale électrique Uruguay, l'homme regarda par-dessus le bout de sa bêche et n’entrevit aucun signe de la fin de ce sillon interminable qui, vers les 11 heures, le faisait transpirer de la tête aux pieds.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5333" alt="congreso PCC" src="/files/2021/04/congreso-PCC.jpg" width="300" height="250" />La tenue, il y a 45 ans, du 1er Congrès du Parti communiste de Cuba, a représenté une étape importante dans l&#8217;histoire de cette organisation politique</p>
<p>• Comme s&#8217;il imitait un topographe, l&#8217;un des nombreux camarades qui travaillaient à l&#8217;époque sur les systèmes hydrauliques de la centrale électrique Uruguay, l&#8217;homme regarda par-dessus le bout de sa bêche et n’entrevit aucun signe de la fin de ce sillon interminable qui, vers les 11 heures, le faisait transpirer de la tête aux pieds.</p>
<p>« Messieurs, je suis tombé sur le pire de tous. Ils auraient dû garder celui-ci pour Joaquin Bernal, qui a inventé les travaux bénévoles à Sancti Spíritus », dit-il à ses compagnons qui étaient les plus proches de lui.</p>
<p>Et alors que les rires du groupe ne s’étaient pas encore arrêtés après son trait d&#8217;esprit, on entendit la voix inimitable de Joaquin Bernal Camero, à l&#8217;époque Premier secrétaire du Comité provincial du Parti, qui, trois sillons plus bas, était lui aussi, sa bêche à la main, aux prises avec les mêmes mauvaises herbes, tout en écoutant la conversation : « Écoutez, mon ami, terminez le vôtre, car moi je vais finir le mien et je vous assure qu’il n&#8217;est pas facile non plus », répondit le responsable.</p>
<p>Invité par Granma, à l’occasion de la célébration imminente du 8e Congrès du Parti, l’ancien dirigeant de Sancti Spiritus ne nie pas la véracité de cet anecdote, ni d&#8217;autres qui sous-tendent l&#8217;imaginaire local, et témoignent dans une large mesure de ce lien indispensable avec le peuple. Un mandat de Fidel que, selon lui, le Parti doit garder à l&#8217;esprit « dans les bonnes comme dans les mauvaises périodes ».</p>
<p>Joaquin, comme on l&#8217;appelle encore à Sancti Spiritus, trois décennies après la fin de son mandat, n&#8217;a pas eu besoin de forcer beaucoup sa mémoire pour revenir à cette époque qu&#8217;il définit comme « de grande effervescence et de grand apprentissage », en particulier pour se souvenir de ce qu&#8217;il vécut lors de la célébration dans le pays du 1er Congrès des communistes cubains (décembre 1975). Un événement au cours duquel il fut nommé membre suppléant du Comité central, avec la tâche pas si simple de former une nouvelle province à partir de trois régions différentes.<br />
Héritier de la tradition unitaire avec laquelle le Parti fut constitué en 1965, le nouveau Comité central élargit la participation des femmes. Aux côtés de Jorge Lezcano, Vilma EspIín et Yolanda Ferrer. Photo : ARCHIVES DE GRANMA</p>
<p>« Nous y sommes allés en tant que délégués de la province de Las Villas et nous avons ensuite dû mettre en œuvre les politiques adoptées dans une autre, parce qu&#8217;immédiatement, ce que l&#8217;on appelle la Nouvelle division administrative politique a commencé (à la mi-1976), et je suis devenu le Premier secrétaire du Comité provincial du pcc à Sancti Spiritus », se souvient Bernal Camero.</p>
<p>À cette époque, ce cultivateur de tabac de Cabaiguan s&#8217;était déjà formé, de manière autodidacte, dans des cours de politique dans le pays et dans l&#8217;ancienne Union soviétique, et surtout dans la rue, à écouter les gens, à discuter. Il avait été Secrétaire du pcc dans les régions de l&#8217;Escambray, Sagua la Grande, Santa Clara et Sancti Spiritus, et organisateur du Parti dans l&#8217;ancienne province de Las Villas.</p>
<p>- Alors, vous étiez une sorte de lanceur de relève ?</p>
<p>- Dans une large mesure, oui. Milian – il fait référence au combattant communiste vétéran Arnaldo Milian Castro, alors Premier secrétaire à Las Villas, promu membre du Bureau politique au 1er Congrès –, avait l&#8217;habitude de m&#8217;envoyer dans les endroits où il y avait un problème. Je me souviens que lorsqu&#8217;il m&#8217;a confié la responsabilité de la région de Santa Clara, il m&#8217;a également laissé celle de l&#8217;organisation dans la province, mais lorsqu&#8217;il y a des jeunes, tout est possible. Je dirigeais la région le jour et la province la nuit, où, en réalité, j&#8217;avais une équipe magnifique.</p>
<p>À propos de ce Congrès, qui pour Joaquin Bernal fut « comme une autre Révolution », il se souvient surtout de la profondeur des discussions concernant la politique des cadres, les problèmes de l&#8217;économie, etc., de l&#8217;impressionnant Rapport Central présenté par Fidel et de l&#8217;atmosphère qui régnait à cette époque, après le début de l&#8217;épopée angolaise.</p>
<p>TOUS LES MÉRITES AU SEIN DU COMITÉ CENTRAL</p>
<p>Lorsque Fabio Grobart, avec son indiscutable accent polonais, présenta « le fondateur, chef et guide » de la Révolution comme Premier Secrétaire du Comité central du Parti, on reconnaissait non seulement les mérites incontestables de Fidel à la tête de tout le processus qui avait radicalement transformé l&#8217;histoire du pays, mais aussi son rôle à la tête de l&#8217;organisation politique qu&#8217;il avait lui-même construite, avec la patience d&#8217;un orfèvre, une décennie plus tôt.</p>
<p>Quelques minutes plus tard, Fidel lui-même allait parler de l&#8217;importance du Congrès pour la nation et pour la consolidation du Parti, alors que son Bureau politique se trouvait renforcé par cinq camarades de valeur : Blas Roca Calderio, « dont la vie est un monument à la simplicité, à la modestie, au travail, à l’identification à la cause des travailleurs » ; José Ramon Machado Ventura, « dont les mérites, le caractère, le prestige et l&#8217;autorité sont connus de tous ». Carlos Rafael Rodriguez, « dont les capacités sont proverbiales, car même à l&#8217;époque du capitalisme, on parlait déjà de Carlos Rafael avec beaucoup de respect » ; Pedro Miret Prieto, « l&#8217;un des premiers jeunes universitaires qui rejoignirent la lutte à travers laquelle fut lancé ce processus » et Arnaldo Milian Castro, pour son « travail brillant à la tête de la province de Las Villas ».</p>
<p>Héritier de la même tradition unitaire avec laquelle le Parti avait été constitué en 1965, le nouveau Comité central, comme la société elle-même, fut peint « en noir et en blanc », donna leur place aux femmes et se nourrit de personnes anonymes, comme le combattant internationaliste de Guinée Bissau, Pedro Rodriguez Peralta, à l&#8217;époque dans une prison de colonialistes portugais ; le coupeur de canne à sucre Reinaldo Castro, excellent lors de la récolte ; Pilar Fernandez, une modeste ouvrière d&#8217;usine ; le scientifique Zoilo Marinello ou le poète Nicolas Guillén.</p>
<p>Même si l’on sait que dans le Parti et dans la Révolution « le népotisme ne peut pas exister, et n&#8217;existera jamais (&#8230;), il arrive que deux cadres soient unis », expliqua Fidel aux délégués et invités de 86 délégations internationales réunis au théâtre Karl Marx, pour révéler ensuite le privilège que représentait pour lui le fait d&#8217;avoir un Deuxième Secrétaire du Parti qui, « en plus d&#8217;être un extraordinaire cadre révolutionnaire, est aussi un frère ».</p>
<p>La relation familiale servit à ce que lui, en tant que frère aîné, l&#8217;enrôle dans le processus révolutionnaire et l&#8217;invite à l’attaque de la caserne Moncada, déclara le commandant en chef lui-même lors de la cérémonie de clôture : « Et ce fut le début. Et la prison, et l&#8217;exil, et l&#8217;expédition de Granma, et les moments difficiles, et le Deuxième Front, et le travail réalisé pendant ces années », dit-il, en évoquant la trajectoire de Raul.</p>
<p>UN CONGRÈS À RELIRE</p>
<p>Plus qu&#8217;un recueil de chiffres ou d&#8217;idées, le Rapport central du Premier Congrès du Parti est un portrait de la vie économique, politique et sociale du pays, après 16 ans de Révolution, « un document percutant », selon Joaquin Bernal, l&#8217;un des 3 116 délégués au Congrès, qui mit en lumière les apports de cette étape de la construction du socialisme cubain, tout en reconnaissant les erreurs commises à l&#8217;époque.</p>
<p>« La discussion fut serrée dans les commissions », se souvient Dagoberto Pérez Pérez, délégué de la région de l’Escambray de l&#8217;ancienne province de Las Villas. « Nous défendions la thèse selon laquelle il était impossible d&#8217;étudier tout en travaillant. Je me souviens que Julio Camacho Aguilera mena le débat de main de maître et, à la fin, ils nous ont convaincus du contraire. »</p>
<p>Cependant, au Congrès, on n’a pas seulement « cuisiné » le Rapport. Des séances de travail, tenues entre le 17 et le 22 décembre 1975, sont issues la Plate-forme programmatique du Parti, le Projet de Constitution de la République de Cuba, finalement approuvé par référendum populaire le 24 février 1976, la nouvelle Division politique et administrative, qui mettait fin à l&#8217;ancien schéma colonial, et fut mise en œuvre à partir de 1976, ainsi qu&#8217;aux Thèses et aux Résolutions sur divers domaines de la vie nationale.</p>
<p>Même si plus de vingt de ces derniers ont été approuvés, il est évident que certains de ces documents se limitent à l&#8217;événement lui-même, d&#8217;autres à des questions très concrètes, y compris à la vie interne de l&#8217;organisation. Toutefois, la plupart d&#8217;entre eux ont une portée universelle et une pertinence indiscutable à la lumière de notre époque.</p>
<p>C&#8217;est le cas des Thèses et des Résolutions qui se réfèrent au plein exercice de l&#8217;égalité des femmes ; à la Constitution et à la Loi de Transit Constitutionnel ; à la question agraire et aux relations avec la paysannerie ; à la culture artistique et littéraire ; à la Division politique et administrative ; à la formation des enfants et des jeunes ; à la lutte idéologique ; à la Plateforme programmatique du Parti ; la politique de formation, de sélection, de placement, de promotion et de perfectionnement des cadres ; la politique relative à la religion, à l&#8217;église et aux croyants ; la politique internationale ; sur les organes du Pouvoir populaire ; sur les médias, les orientations pour le développement économique et social au cours de la période quinquennale 1976-1980 ; la politique scientifique nationale et la politique éducative.</p>
<p>Quand, ces jours-ci, deux projets de loi sont présentés en Floride pour montrer « les horreurs du communisme » – selon la proposition, la maîtrise du sujet devrait être une condition pour passer de niveau à la fin des études secondaires –, et qu&#8217;en Espagne, la présidente de la communauté de Madrid, Isabel Diaz Ayuso a posé la question du choix entre « communisme ou liberté », il est évident que les Thèses et les Résolutions, approuvées il y a 45 ans par les communistes cubains, aient adopté alors la maxime léniniste : « le socialisme est impossible sans démocratie ».</p>
<p>Les Thèses et les Résolutions reconnaissent que « l&#8217;anticommunisme n&#8217;est pas seulement dirigé contre le marxisme-léninisme, mais contre toute pensée démocratique et progressiste, contre toutes les idées qui entravent les objectifs des classes réactionnaires ». Une vérité qui, au moins sur le continent américain, est devenue tangible à Cuba comme en Argentine, au Venezuela et au Nicaragua comme au Honduras, en Équateur, au Brésil, en Bolivie, et partout où apparaissent des idées anti-hégémoniques.</p>
<p>Les Thèses et les Résolutions sur la lutte idéologique identifient, sans demi-mesure, les ennemis de la Révolution qui déforment et dénaturent l&#8217;expérience politique de notre lutte insurrectionnelle, ou ceux qui tentent de démontrer que la Révolution cubaine est une « exceptionnalité non reproductible », ou que son expérience nie la thèse marxiste-léniniste sur la nécessité du parti dans la révolution socialiste, et appelle à combattre de telles contrevérités avec la force d&#8217;une vérité historiquement prouvée : Cuba n&#8217;était et n&#8217;est pas une exception, « mais la confirmation de la force extraordinaire des idées de Marx, Engels et Lénine. »</p>
<p>Un autre exemple de la validité des documents approuvés lors du 1er Congrès mérite d&#8217;être mentionné : à une époque où notre culture et nos créateurs sont harcelés par une machine médiatique sans précédent, les Thèses et les Résolutions sur la culture artistique et littéraire rappellent que « la société socialiste exige un art qui, à travers le plaisir esthétique, contribue à l&#8217;éducation du peuple » – ce qui n&#8217;implique pas de limiter son rôle à une fonction purement didactique – et, en même temps, censure la vulgarité et la médiocrité dans toutes ses manifestations.</p>
<p>À une date relativement lointaine, comme en 1975, le Congrès du Parti défendait ce que l&#8217;Union des écrivains et des artistes de Cuba et l&#8217;Association Hermanos Saiz n’ont cessé de réclamer : la nécessité d&#8217;une critique artistique et littéraire qui reconnaisse la qualité, et qui sache en même temps signaler les défauts de l&#8217;œuvre en question.</p>
<p>Le fait que, quelques jours après la clôture du 1er Congrès, la nouvelle Constitution de la République de Cuba ait été soumise à référendum, que les autorités régionales aient commencé à reconnaître les nouvelles limites géographiques établies par la Division politique et administrative approuvée et que, à la fin de 1976, les organes locaux du Pouvoir populaire aient commencé à prendre forme, ne sont que trois preuves que les décisions de cet événement ne sont pas restées lettre morte.</p>
<p>UNE PHILOSOPHIE POUR TOUS LES TEMPS</p>
<p>Le 8e Congrès du Parti a été qualifié de Congrès de la continuité, non seulement en raison du remplacement important des générations, mais aussi – et c&#8217;est tout aussi important – parce que, avec ses transformations et ses mises à jour, le cours de la Révolution reste identique.</p>
<p>Comme le stipule la nouvelle Constitution approuvée par l&#8217;Assemblée nationale et entérinée par le vote de l&#8217;écrasante majorité des Cubains en 2019, le Parti communiste de Cuba conserve son statut de « force politique dirigeante supérieure de la société et de l&#8217;État » ; la propriété socialiste continue d&#8217;être la propriété fondamentale, même si la Constitution en reconnaît d&#8217;autres ; la politique étrangère reste aussi verticale et indépendante qu&#8217;il y a 45 ans ; les conquêtes sociales – santé, éducation, emploi, sécurité sociale, etc – sont une priorité pour le Parti, le gouvernement et pour l’État.</p>
<p>Il en va de même pour l&#8217;élimination de la discrimination raciale et la lutte pour l&#8217;égalité des femmes, deux projets impulsés par la Révolution dès le premier jour, actualisés en fonction de l&#8217;époque, et sous-tendus par une perspective scientifique, également stimulée et mise en œuvre par l&#8217;État cubain, au-delà des campagnes insidieuses.</p>
<p>C&#8217;est ce que ressent Dagoberto Pérez Pérez, un ancien dirigeant du Parti, un campagnard de la région de Jiquima de Pelaez, à Cabaiguan, qui, un beau jour de décembre 1975, s&#8217;est reconnu, stupéfait, devant ces énormes rideaux du théâtre Karl Marx, qui bougeaient d&#8217;un côté à l&#8217;autre, comme les tiges d&#8217;un palmier quand le vent les agite.</p>
<p>« Lorsque je vois toutes les tournées que Diaz-Canel effectue, et tous les problèmes auxquels il fait face jour après jour, c&#8217;est comme si je voyais le Fidel de l&#8217;époque », avoue-t-il, assis dans sa maison de la rue Céspedes, dans la ville de Sancti Spiritus, où il conserve, déjà défraîchi par le temps, l&#8217;emblème du 1er Congrès du Parti communiste de Cuba.</p>
<p>Né en 1935, Dagoberto a étudié la mécanique automobile par correspondance, il a participé à des grèves et vendu des bons, jusqu&#8217;à ce que, du jour au lendemain, il s’est retrouvé au cœur de l&#8217;ouragan de la Révolution, ce qui l&#8217;a amené à travailler pour le Parti, au sein duquel il fut Premier Secrétaire des municipalités de Caracusey et Condado, dans la banlieue de Trinidad, et organisateur, d&#8217;abord dans la région de l&#8217;Escambray, puis dans la jeune province de Sancti Spiritus.</p>
<p>Avant d&#8217;arriver là-bas, René Anillo Capote le convoqua avec un autre groupe de jeunes au siège du pcc à Santa Clara, l&#8217;ancien chef-lieu de Las Villas, où il les surprit en leur annonçant une nouvelle qui, à l&#8217;époque – juin 1963 – aucun d&#8217;entre eux ne comprit : « Vous allez construire le Parti dans l&#8217;Escambray. »</p>
<p>Il n&#8217;en a pas fallu plus pour qu&#8217;il se retrouve à l&#8217;arrière d&#8217;une jeep en direction de Manicaragua, et encore moins pour être face au combattant de Las Villas, Eugenio Urdandibel, qui était chargé de répartir les gens sur le terrain.</p>
<p>– Lequel d’entre vous sait conduire ? demanda-t-il.</p>
<p>– Bon, savoir, ce qu&#8217;on dit savoir, je sais, ce qui se passe c&#8217;est que je n&#8217;ai pas mon permis, répondit Dagoberto.</p>
<p>– Ce n&#8217;est pas nécessaire, lui répondit-il, puis il posa une autre question.</p>
<p>– Tu as un sac à dos ?</p>
<p>– J’en ai un.</p>
<p>– Bon, alors tout est dit ; si tu sais conduire et que tu as un sac à dos, c&#8217;est parti. Tu vas aux bataillons, et fais attention, car l&#8217;Escambray est en guerre.</p>
<p><strong>(Taken from Granma)</strong></p>
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		<title>Chants, sanglots et paroles de la terre : l&#8217;autre victoire</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2021 00:48:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si ce n'était qu'un portrait, cela n’en vaudrait pas la peine, le temps ronge les photos et à nous, qui n'avons pas vécu ce moment-là, il ne nous en dit pas suffisamment ; c'est pourquoi j'ai écouté et lu, à plusieurs reprises, cette intervention de Fidel en juin 1961, à la Bibliothèque nationale, que nous connaissons comme Paroles aux intellectuels.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5299" alt="Fidel artistas" src="/files/2021/03/Fidel-artistas.jpg" width="300" height="250" />Si ce n&#8217;était qu&#8217;un portrait, cela n’en vaudrait pas la peine, le temps ronge les photos et à nous, qui n&#8217;avons pas vécu ce moment-là, il ne nous en dit pas suffisamment ; c&#8217;est pourquoi j&#8217;ai écouté et lu, à plusieurs reprises, cette intervention de Fidel en juin 1961, à la Bibliothèque nationale, que nous connaissons comme Paroles aux intellectuels.</p>
<p><em><strong>Il faut se battre et gagner, il faut vivre et</strong></em><br />
<em><strong> aimer, il faut rire et danser,il faut mourir et créer. (Sara Gonzalez)</strong></em></p>
<p>En ce 21e siècle, j&#8217;admire, plus que tout autre chose, la concordance entre les Paroles aux intellectuels et les actions postérieures de Fidel et de la Révolution, les espaces et les possibilités, dont Cuba dispose pour le développement de ses artistes et intellectuels. Photo: Ahmed Velázquez</p>
<p>Si ce n&#8217;était qu&#8217;un portrait, cela n’en vaudrait pas la peine, le temps ronge les photos et à nous, qui n&#8217;avons pas vécu ce moment-là, il ne nous en dit pas suffisamment ; c&#8217;est pourquoi j&#8217;ai écouté et lu, à plusieurs reprises, cette intervention de Fidel en juin 1961, à la Bibliothèque nationale, que nous connaissons comme Paroles aux intellectuels.</p>
<p>Soixante ans plus tard, j&#8217;imagine ce jeune homme, sans les protocoles imposés par une diplomatie bourgeoise, s&#8217;adressant avec décontraction à un vaste auditoire, la plupart des jeunes gens comme lui, et d&#8217;autres artistes et intellectuels, qui avaient vu arriver le triomphe de la Révolution, dotés d’une œuvre consolidée au fil des années.</p>
<p>À Cuba, en 1959, c&#8217;est une révolution culturelle qui a triomphé avant toute chose. Nous savons déjà que la culture n&#8217;est pas seulement une création artistique et littéraire, ni sa seule dimension cognitive. Une culture est l’adn d&#8217;une société, ce sont ses représentations, ses pratiques ; les motivations des sujets, leurs aspirations. La culture, c’est l&#8217;éthique d&#8217;un processus.</p>
<p>Lorsque la Révolution a pris la direction du pays, la question d’une lutte de pouvoirs entre passé et présent a été soulevée en vue de construire une réalité différente, une culture pour extirper les styles de vie préconçus, les façons de comprendre et de se manifester dans la société ; pour démystifier les coutumes et les soi-disant bonnes pratiques basées sur des lois dominatrices, contrôleuses d’un sujet fonctionnel qui considèrerait l’ordre établi comme la seule réalité possible.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi Révolution est devenue synonyme de souveraineté, car l&#8217;éthique d&#8217;une île sous-développée, sans industrialisation, économiquement et culturellement dépendante d&#8217;un autre gouvernement, finit par être soumise par la mondialisation de ses pratiques, avec une identité mixte, la conduisant tout droit sur la voie de l&#8217;annexion.</p>
<p>Au sein de la Patrie tout, contre la Patrie rien. Et cela est, en même temps, synonyme de peuple.</p>
<p>Immergé dans le contexte sociologique de l&#8217;époque, sans décontextualiser, j&#8217;écoute la voix de Fidel, sans pour autant renoncer à ma subjectivité d&#8217;artiste, car nul ne vit dépouillé de passions, pas même cet interlocuteur qui le reconnaît dans ses propres Paroles&#8230;</p>
<p>Tout ce que j&#8217;ai acquis en analysant son discours est très personnel ; les expériences et les connaissances influencent la manière de recevoir un message. Néanmoins, il y a des principes clairs dans cette intervention de Fidel à ses contemporains, dont le premier est de reconnaître qu&#8217;une révolution, de même que l&#8217;œuvre de tout artiste, ne se fait pas pour les générations futures ; une révolution passe à la postérité lorsqu&#8217;elle est faite par et pour les hommes et les femmes du présent.</p>
<p>La génération du présent a besoin de son épopée naturelle, de ses paroles, il lui faut refonder ce qui désormais semble obsolète pour rester fidèle à ce sens du moment historique qui coule de chaque phrase de Fidel en juin 1961.</p>
<p>Paroles aux intellectuels a configuré le scénario du devoir être de la politique culturelle cubaine ; elles n&#8217;ont pas imposé de recettes pour les méthodes. Elles ont proclamé le droit d&#8217;une révolution à se défendre lorsque celle-ci est l&#8217;œuvre de la nécessité et de la volonté d&#8217;un peuple, même si cela ne signifie pas que le gouvernement, agissant en son nom et en son propre droit, soit infaillible.</p>
<p>La pratique de la Révolution dans les années qui ont suivi les Paroles aux intellectuels a confirmé sa volonté de défendre les libertés, de faciliter le libre exercice de la création pour les artistes, et les médias, plus encore, pour le défendre.</p>
<p>L&#8217;Union des écrivains et des artistes de Cuba, fondée en août 1961, était déjà en soi un acquis des discussions entre les artistes et les plus hautes autorités de l&#8217;État. Elle donnait corps à l&#8217;association naturelle de la corporation, elle les rassemblait pour problématiser les moyens de faire de l&#8217;art. L&#8217;Uneac est devenue un outil pour le dialogue permanent avec les institutions chargées de régir la culture dans le pays.</p>
<p>Au moment où le fanatisme politique et la mauvaise interprétation des idées laissaient des séquelles dans la vie personnelle de certains artistes et que le fantôme de la paramétrisation mutilait leur travail, le Quinquenio gris [1971-1976, période d’intolérance dans la politique culturelle] nous laissait également des leçons à tirer. En premier lieu, il confirma l&#8217;ampleur des dégâts que fait le pouvoir lorsqu’il est entre les mains d&#8217;un bureaucrate, mais il permit aussi la naissance de la loyauté chez ces artistes qui comprirent que la censure, la persécution et le discrédit immoral ne sont pas le propre d&#8217;un révolutionnaire, mais d&#8217;opportunistes et de lâches.</p>
<p>La Révolution n&#8217;est jamais restée statique, elle a créé le ministère de la Culture pour remplacer une entité inefficace face à la nouvelle réalité de l&#8217;art et de l&#8217;intellectualité cubains et, progressivement, elle est allée de l’avant dans sa volonté que les artistes disposent d&#8217;espaces de débat, pour la critique constructive et la participation réelle aux décisions et aux processus qui les concernent.</p>
<p>En ce 21e siècle, j&#8217;admire, plus que tout autre chose, la concordance entre les Paroles aux intellectuels et les actions ultérieures de Fidel et de la Révolution, les espaces et les possibilités, dont Cuba dispose pour le développement de ses artistes et de ses intellectuels, les organisations où nous nous réunissons et le soutien du Président de la République pour un art libre et émancipateur.</p>
<p>Cependant, de nombreux défis du présent sont identiques à ceux d’alors, les institutions de la culture ne peuvent pas laisser que les discussions se répètent sans trouver de solutions aux problèmes, ou du moins sans rendre visible le travail permanent visant à les résoudre, et pas seulement les problèmes dans le domaine matériel ou des services, mais surtout sur le terrain qualitatif et moral.</p>
<p>Aucune lutte juste ne peut être capitalisée par l&#8217;esprit réactionnaire. Les organisations d&#8217;artistes doivent maintenir vivante la critique et se subordonner aux membres qu&#8217;elles représentent, avec l&#8217;engagement de développer et de promouvoir un art d&#8217;avant-garde pour élargir les capacités d&#8217;appréciation des sujets, pour contribuer à leur croissance spirituelle et à leur épanouissement humain.</p>
<p>Dans les révolutions, tout se passe en même temps ; lors de cette rencontre de Fidel avec les artistes et les intellectuels de l&#8217;époque à la Bibliothèque nationale, sifflaient l&#8217;écho des mitraillages mercenaires à Playa Giron et le chant et les sanglots de la première victoire. Paroles aux intellectuels fut le creuset du consensus sur le plan artistique et intellectuel du pays, l&#8217;autre victoire face aux ennemis internes, le sectarisme, le dogme, l&#8217;intolérance et le fondamentalisme politique.</p>
<p>Juin 1961 est la forge d&#8217;un pacte révolutionnaire et la compréhension la plus lucide du rôle de l&#8217;art, non pas en tant que propagande pour une certaine ligne politique, mais en tant que service du peuple. La vertu reste la conséquence, que chacun fasse sa part, et la faire correctement selon l&#8217;engagement que nous avons pris envers la société. La morale et la vérité sont un mur nu contre lequel s&#8217;écrase toute spéculation.<br />
<strong><br />
(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>Chants, sanglots et paroles de la terre : l&#8217;autre victoire</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2021 15:59:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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Si ce n'était qu'un portrait, cela n’en vaudrait pas la peine, le temps ronge les photos et à nous, qui n'avons pas vécu ce moment-là, il ne nous en dit pas suffisamment ; c'est pourquoi j'ai écouté et lu, à plusieurs reprises, cette intervention de Fidel en juin 1961, à la Bibliothèque nationale, que nous connaissons comme Paroles aux intellectuels.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong><img class="alignleft size-full wp-image-5312" alt="Fidel artistas" src="/files/2021/03/Fidel-artistas1.jpg" width="300" height="250" />Il faut se battre et gagner, il faut vivre et</strong></em><br />
<em><strong> aimer, il faut rire et danser,il faut mourir et créer  (Sara Gonzalez)</strong></em><br />
Si ce n&#8217;était qu&#8217;un portrait, cela n’en vaudrait pas la peine, le temps ronge les photos et à nous, qui n&#8217;avons pas vécu ce moment-là, il ne nous en dit pas suffisamment ; c&#8217;est pourquoi j&#8217;ai écouté et lu, à plusieurs reprises, cette intervention de Fidel en juin 1961, à la Bibliothèque nationale, que nous connaissons comme Paroles aux intellectuels.</p>
<p>Soixante ans plus tard, j&#8217;imagine ce jeune homme, sans les protocoles imposés par une diplomatie bourgeoise, s&#8217;adressant avec décontraction à un vaste auditoire, la plupart des jeunes gens comme lui, et d&#8217;autres artistes et intellectuels, qui avaient vu arriver le triomphe de la Révolution, dotés d’une œuvre consolidée au fil des années.</p>
<p>À Cuba, en 1959, c&#8217;est une révolution culturelle qui a triomphé avant toute chose. Nous savons déjà que la culture n&#8217;est pas seulement une création artistique et littéraire, ni sa seule dimension cognitive. Une culture est l’adn d&#8217;une société, ce sont ses représentations, ses pratiques ; les motivations des sujets, leurs aspirations. La culture, c’est l&#8217;éthique d&#8217;un processus.</p>
<p>Lorsque la Révolution a pris la direction du pays, la question d’une lutte de pouvoirs entre passé et présent a été soulevée en vue de construire une réalité différente, une culture pour extirper les styles de vie préconçus, les façons de comprendre et de se manifester dans la société ; pour démystifier les coutumes et les soi-disant bonnes pratiques basées sur des lois dominatrices, contrôleuses d’un sujet fonctionnel qui considèrerait l’ordre établi comme la seule réalité possible.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi Révolution est devenue synonyme de souveraineté, car l&#8217;éthique d&#8217;une île sous-développée, sans industrialisation, économiquement et culturellement dépendante d&#8217;un autre gouvernement, finit par être soumise par la mondialisation de ses pratiques, avec une identité mixte, la conduisant tout droit sur la voie de l&#8217;annexion.</p>
<p>Au sein de la Patrie tout, contre la Patrie rien. Et cela est, en même temps, synonyme de peuple.</p>
<p>Immergé dans le contexte sociologique de l&#8217;époque, sans décontextualiser, j&#8217;écoute la voix de Fidel, sans pour autant renoncer à ma subjectivité d&#8217;artiste, car nul ne vit dépouillé de passions, pas même cet interlocuteur qui le reconnaît dans ses propres Paroles&#8230;</p>
<p>Tout ce que j&#8217;ai acquis en analysant son discours est très personnel ; les expériences et les connaissances influencent la manière de recevoir un message. Néanmoins, il y a des principes clairs dans cette intervention de Fidel à ses contemporains, dont le premier est de reconnaître qu&#8217;une révolution, de même que l&#8217;œuvre de tout artiste, ne se fait pas pour les générations futures ; une révolution passe à la postérité lorsqu&#8217;elle est faite par et pour les hommes et les femmes du présent.</p>
<p>La génération du présent a besoin de son épopée naturelle, de ses paroles, il lui faut refonder ce qui désormais semble obsolète pour rester fidèle à ce sens du moment historique qui coule de chaque phrase de Fidel en juin 1961.</p>
<p>Paroles aux intellectuels a configuré le scénario du devoir être de la politique culturelle cubaine ; elles n&#8217;ont pas imposé de recettes pour les méthodes. Elles ont proclamé le droit d&#8217;une révolution à se défendre lorsque celle-ci est l&#8217;œuvre de la nécessité et de la volonté d&#8217;un peuple, même si cela ne signifie pas que le gouvernement, agissant en son nom et en son propre droit, soit infaillible.</p>
<p>La pratique de la Révolution dans les années qui ont suivi les Paroles aux intellectuels a confirmé sa volonté de défendre les libertés, de faciliter le libre exercice de la création pour les artistes, et les médias, plus encore, pour le défendre.</p>
<p>L&#8217;Union des écrivains et des artistes de Cuba, fondée en août 1961, était déjà en soi un acquis des discussions entre les artistes et les plus hautes autorités de l&#8217;État. Elle donnait corps à l&#8217;association naturelle de la corporation, elle les rassemblait pour problématiser les moyens de faire de l&#8217;art. L&#8217;Uneac est devenue un outil pour le dialogue permanent avec les institutions chargées de régir la culture dans le pays.</p>
<p>Au moment où le fanatisme politique et la mauvaise interprétation des idées laissaient des séquelles dans la vie personnelle de certains artistes et que le fantôme de la paramétrisation mutilait leur travail, le Quinquenio gris [1971-1976, période d’intolérance dans la politique culturelle] nous laissait également des leçons à tirer. En premier lieu, il confirma l&#8217;ampleur des dégâts que fait le pouvoir lorsqu’il est entre les mains d&#8217;un bureaucrate, mais il permit aussi la naissance de la loyauté chez ces artistes qui comprirent que la censure, la persécution et le discrédit immoral ne sont pas le propre d&#8217;un révolutionnaire, mais d&#8217;opportunistes et de lâches.</p>
<p>La Révolution n&#8217;est jamais restée statique, elle a créé le ministère de la Culture pour remplacer une entité inefficace face à la nouvelle réalité de l&#8217;art et de l&#8217;intellectualité cubains et, progressivement, elle est allée de l’avant dans sa volonté que les artistes disposent d&#8217;espaces de débat, pour la critique constructive et la participation réelle aux décisions et aux processus qui les concernent.</p>
<p>En ce 21e siècle, j&#8217;admire, plus que tout autre chose, la concordance entre les Paroles aux intellectuels et les actions ultérieures de Fidel et de la Révolution, les espaces et les possibilités, dont Cuba dispose pour le développement de ses artistes et de ses intellectuels, les organisations où nous nous réunissons et le soutien du Président de la République pour un art libre et émancipateur.</p>
<p>Cependant, de nombreux défis du présent sont identiques à ceux d’alors, les institutions de la culture ne peuvent pas laisser que les discussions se répètent sans trouver de solutions aux problèmes, ou du moins sans rendre visible le travail permanent visant à les résoudre, et pas seulement les problèmes dans le domaine matériel ou des services, mais surtout sur le terrain qualitatif et moral.</p>
<p>Aucune lutte juste ne peut être capitalisée par l&#8217;esprit réactionnaire. Les organisations d&#8217;artistes doivent maintenir vivante la critique et se subordonner aux membres qu&#8217;elles représentent, avec l&#8217;engagement de développer et de promouvoir un art d&#8217;avant-garde pour élargir les capacités d&#8217;appréciation des sujets, pour contribuer à leur croissance spirituelle et à leur épanouissement humain.</p>
<p>Dans les révolutions, tout se passe en même temps ; lors de cette rencontre Fidel avec les artistes et les intellectuels de l&#8217;époque à la Bibliothèque nationale, sifflaient l&#8217;écho des mitraillages mercenaires à Playa Giron et le chant et les sanglots de la première victoire. Paroles aux intellectuels fut le creuset du consensus sur le plan artistique et intellectuel du pays, l&#8217;autre victoire face aux ennemis internes, le sectarisme, le dogme, l&#8217;intolérance et le fondamentalisme politique.</p>
<p>Juin 1961 est la forge d&#8217;un pacte révolutionnaire et la compréhension la plus lucide du rôle de l&#8217;art, non pas en tant que propagande pour une certaine ligne politique, mais en tant que service du peuple. La vertu reste la conséquence, que chacun fasse sa part, et la faire correctement selon l&#8217;engagement que nous avons pris envers la société. La morale et la vérité sont un mur nu contre lequel s&#8217;écrase toute spéculation.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>La voix d’Almeida toujours présente</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 22:49:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Ici, personne ne se rend... ! ». Un cri surgi de l'émotion et du courage, mais aussi des valeurs enracinées en Almeida et en la génération du Centenaire et du débarquement du Granma, dirigé par Fidel, et qu’ils se chargèrent de transmettre à ceux qui viendraient après eux. La voix de Juan Almeida Bosque vibra a Alegria de Pio en cette matinée du 5 décembre 1956.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5248" alt="Fidel y Almeida" src="/files/2021/02/Fidel-y-Almeida.jpg" width="300" height="250" />« Ici, personne ne se rend&#8230; ! ». Un cri surgi de l&#8217;émotion et du courage, mais aussi des valeurs enracinées en Almeida et en la génération du Centenaire et du débarquement du Granma, dirigé par Fidel, et qu’ils se chargèrent de transmettre à ceux qui viendraient après eux.</p>
<p>La voix de Juan Almeida Bosque vibra a Alegria de Pio en cette matinée du 5 décembre 1956 : « Ici, personne ne se rend ici&#8230; ! », lança-t-il aux ennemis, et il ponctua son exclamation d’un mot qui lui vint du fond de l’âme.</p>
<p>La voix du commandant de la Révolution Juan Almeida Bosque a continué à être la voix de millions de Cubains qui, tout au long du chemin parcouru – la naissance de l&#8217;Armée rebelle, les fronts de la guérilla, l&#8217;épopée de la clandestinité, le triomphe de janvier 1959, la victoire de Giron, le moral élevé durant les journées de la Crise d&#8217;octobre, la lutte contre les bandits, les récoltes de canne à sucre du peuple, les tâches de choc, l’impulsion de la science, l&#8217;universalisation de l&#8217;éducation, l’affrontement au blocus, la page tournée de la crise des années 90, la résistance à l&#8217;assaut du trumpisme –, l’ont fait sienne comme une partie essentielle de l&#8217;âme de la nation.</p>
<p>Ce 17 février, lorsque nous commémorerons le 94e anniversaire de la naissance du combattant, de l&#8217;homme politique, du poète et du compositeur, cette phrase prononcée dans l&#8217;un des moments les plus difficiles du début de l’étape finale de notre geste de libération, sera multipliée, ici et maintenant, dans l&#8217;énorme effort mené pour vaincre la pandémie, développer l&#8217;économie dans des conditions défavorables, défendre les conquêtes populaires et consolider le tissu social contre les tentatives de fracture de l&#8217;unité.</p>
<p>« Ici, personne ne se rend&#8230; ! ». Un cri surgi de l&#8217;émotion et du courage, mais aussi des valeurs enracinées en Almeida et en la génération du Centenaire et du débarquement de Granma, dirigé par Fidel, qu’ils se chargèrent de transmettre à ceux qui viendraient après eux. Nous devrons revenir, encore et toujours, à cette réflexion partagée, il y a plus de deux décennies, avec les lecteurs du journal Granma :</p>
<p>« L&#8217;histoire sera toujours une source de réflexion. L’honnêteté dans nos actions est une grande vertu et aussi le fait de juger à partir des leçons que l&#8217;histoire elle-même nous enseigne. Et pas seulement la nôtre, mais aussi celle qui émane des événements de ce monde dont nous faisons partie et auquel nous ne sommes pas étrangers. L&#8217;unité de notre peuple autour de ses leaders et de la Révolution est l&#8217;un des plus puissants boucliers contre nos ennemis. »</p>
<p>Comme Fidel, comme Raul, comme les actuels leaders révolutionnaires, Almeida a su que la reddition est un mot banni du vocabulaire, de l&#8217;action et du destin de la grande majorité des Cubains.</p>
<p>Irrévocablement, ici nous ne nous rendons pas !</p>
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		<title>La caravane est le symbole de la conquête de la pleine liberté de Cuba</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2021 19:08:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[Fidel Castro]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce 8 janvier, comme il y a 62 ans, le peuple cubain connaît à nouveau l'euphorie, le sentiment authentique de gratitude et d'amour pour ceux qui, avec à leur tête le leader incontesté de la Révolution, ont réaffirmé la promesse d'une Patrie libre et ont traversé l’Île mus par l’espoir de construire un pays plus juste. Comme en 1959, Fidel entre aujourd'hui à La Havane à la tête d’une caravane de jeunes qui rendent hommage à l'histoire d'une victoire consommée.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5101" alt="fidel entrada habana" src="/files/2021/01/fidel-entrada-habana.jpg" width="300" height="254" />Ce 8 janvier, comme il y a 62 ans, le peuple cubain connaît à nouveau l&#8217;euphorie, le sentiment authentique de gratitude et d&#8217;amour pour ceux qui, avec à leur tête le leader incontesté de la Révolution, ont réaffirmé la promesse d&#8217;une Patrie libre et ont traversé l’Île mus par l’espoir de construire un pays plus juste. Comme en 1959, Fidel entre aujourd&#8217;hui à La Havane à la tête d’une caravane de jeunes qui rendent hommage à l&#8217;histoire d&#8217;une victoire consommée.</p>
<p>Plus tôt dans la journée, la localité de Madruga a été tirée de son calme citadin par un concert assourdissant des klaxons et les cris de liesse des jeunes, lorsque la Caravane de la liberté s&#8217;est arrêtée à La Palmita, dans le cadre de la réédition du parcours des barbus de l&#8217;armée rebelle, amorcé à Santiago de Cuba.</p>
<p>Cette année, cependant, le pèlerinage habituel prend une connotation différente. Compte tenu de la situation épidémiologique dans la province de Mayabeque &#8211; en particulier la municipalité de Madruga, qui a été rétrogradée à la phase de transmission autochtone limitée de COVID-19 -, le souvenir de ce moment historique prendra la forme d’une cérémonie symbolique réunissant une trentaine de jeunes.</p>
<p>Jeudi, le passage de la Caravane de la Liberté à travers la province de Matanzas a été une démonstration simple et franche d&#8217;amour et de gratitude envers les rebelles de l&#8217;époque, et surtout envers Fidel, toujours en première ligne, hier comme aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Les jeunes caravaniers sont entrés par la municipalité de Los Arabos, et avec le même enthousiasme, ils ont réédité le parcours historique en sillonnant les villes de Colon, Perico, Jovellanos et Limonar, jusqu&#8217;au chef-lieu de province, Matanzas. Au cours d&#8217;une simple cérémonie qui s&#8217;est déroulée au Parc de la Liberté, dans le centre-ville, des dizaines de jeunes, d&#8217;ouvriers, de combattants et de travailleurs ont évoqué la présence du leader révolutionnaire ce 7 janvier et, surtout, le moment où il s&#8217;est adressé au peuple depuis le balcon du Palais du Gouvernement.</p>
<p>Comme à l&#8217;époque, les membres de la caravane se sont rendus dans la ville de Cardenas, où les barbus rendirent hommage au jeune leader étudiant José Antonio Echeverria, assassiné par la dictature de Fulgencio Batista.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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