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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Femmes</title>
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		<title>La grandeur de Cuba porte aussi un nom de femme</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 01:21:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Symbole des luttes des femmes cubaines pour leur pleine émancipation, l'héroïne de la lutte clandestine et de la guérilla, Vilma Espin Guillois, a reçu l'hommage de sa nation, ce 8 mars, devant la pierre tombale qui conserve ses cendres. Second Front, Santiago de Cuba. – Symbole des luttes des femmes cubaines pour leur pleine émancipation, l'héroïne de la lutte clandestine et de la guérilla, Vilma Espin Guillois, a reçu l'hommage de sa nation.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5303" alt="Vilma espin" src="/files/2021/03/Vilma-espin.jpg" width="300" height="250" />Symbole des luttes des femmes cubaines pour leur pleine émancipation, l&#8217;héroïne de la lutte clandestine et de la guérilla, Vilma Espin Guillois, a reçu l&#8217;hommage de sa nation, ce 8 mars, devant la pierre tombale qui conserve ses cendres.</p>
<p>Second Front, Santiago de Cuba. – Symbole des luttes des femmes cubaines pour leur pleine émancipation, l&#8217;héroïne de la lutte clandestine et de la guérilla, Vilma Espin Guillois, a reçu l&#8217;hommage de sa nation, ce 8 mars, devant la pierre tombale qui conserve ses cendres dans le mausolée dédié aux héros et martyrs du Second Front Frank Pais.</p>
<p>La gerbe de roses blanches et de lys, déposée à proximité, ainsi que l&#8217;offrande florale au pied du monolithe, ont donné à l&#8217;hommage la beauté et l&#8217;arôme de cette femme extraordinaire, originaire de Santiago de Cuba, dont le dévouement, la sensibilité et l&#8217;amour pour la famille, et surtout pour les enfants, ont suscité l&#8217;admiration à Cuba et à l&#8217;étranger.</p>
<p>Leyanis Riquelmes Batista et Yudith Aguilar Valverde, présidente et vice-présidente du Conseil de Défense municipale, présidaient la cérémonie de dépôt de fleurs et la rencontre qui a suivi entre les femmes qui combattirent dans la Sierra, qui ont évoqué des anecdotes sur la légendaire combattante révolutionnaire.</p>
<p>En cette date de fierté pour les femmes cubaines, une représentation de Santiago de Cuba a également rendu hommage une autre des racines des luttes d&#8217;émancipation de la nation, Mariana Grajales Cuello, mère de la Patrie et des Maceo, en déposant, au nom des femmes cubaines, une couronne de fleurs au pied de sa tombe, au cimetière patrimonial de Santa Ifigenia.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>La femme cubaine est fille d&#8217;une patrie indomptable et libre</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 01:14:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans un message à l'occasion de ce 8 mars, le Secrétariat national de la Fédération des femmes cubaines a félicité toutes les femmes du pays et les a exhortées à commémorer cette date, malgré les conditions complexes imposées par la COVID-19. « Rien ne saurait ternir les progrès en matière d'égalité et d'inclusion sociale que nous avons réalisés au cours de ces 62 années de triomphe révolutionnaire.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5301" alt="Cartel mujer" src="/files/2021/03/Cartel-mujer.jpg" width="300" height="250" />Dans un message à l&#8217;occasion de ce 8 mars, le Secrétariat national de la Fédération des femmes cubaines a félicité toutes les femmes du pays et les a exhortées à commémorer cette date, malgré les conditions complexes imposées par la COVID-19.</p>
<p>« Rien ne saurait ternir les progrès en matière d&#8217;égalité et d&#8217;inclusion sociale que nous avons réalisés au cours de ces 62 années de triomphe révolutionnaire, qui nous ont amenées à être les protagonistes et les bénéficiaires directs de programmes visant la protection de la santé, la maternité, la diversification de la production alimentaire, le perfectionnement professionnel et dans les métiers, la multiplicité des sources d&#8217;emploi, la promotion aux postes de direction et de décision, la visualisation du travail des femmes dans toutes les branches de la création artistique et bien plus encore », indique la lettre.</p>
<p>Le texte expose les différentes raisons qui, dans le monde, mobilisent les femmes lors de leur Journée internationale, principalement pour revendiquer les droits à l&#8217;égalité qui, pour des millions de personnes, restent une utopie.</p>
<p>Dans le document, le Secrétariat national de la FMC se félicite du fait que les droits des femmes cubaines soient dûment inscrits dans la Constitution de la République, qui est constamment appliquée et que le travail des personnes chargées de les faire respecter soit en constante amélioration.</p>
<p>« Nous ne nous arrêtons pas, nous avançons en rangs serrés vers de nouveaux objectifs, où le fonctionnement des familles est renforcé dans la formation des valeurs promues par une société telle que celle que nous construisons, où les manifestations de violence sont rejetées dans tous les scénarios et où les attitudes qui favorisent l&#8217;égalité et l&#8217;équité dans la participation des femmes dans les différentes sphères du développement continuent à être favorisées au sein de la population. C&#8217;est un objectif que la Fédération des femmes cubaines s’est fixé depuis les enseignements de son éternelle présidente Vilma Espin Guillois, avec l&#8217;autorité morale acquise au cours de ces 60 ans d&#8217;existence de l&#8217;organisation, et le statut accordé par notre gouvernement d&#8217;être le Mécanisme national pour la promotion de la femme », souligne la proclamation.</p>
<p>Le Secrétariat national de la FMC a réitéré son engagement en tant que force organisée en faveur des conquêtes, qualifiant les femmes cubaines de « dignes filles de cette patrie indomptable, libre, indépendante et souveraine », et réaffirme sa fidélité à la Révolution selon le principe d&#8217;intransigeance que signifie à Cuba le slogan « La patrie ou la mort ! ».</p>
<p>UNE ACCOLADE DEPUIS CUBA</p>
<p>Conformément à l&#8217;esprit de fraternité continentale qui sous-tend le nom et la raison d&#8217;être de la Casa de las Américas, cette institution cubaine a fait part de sa solidarité « avec les luttes des femmes d&#8217;Amérique latine et des Caraïbes pour leurs droits et, tout particulièrement, pour que, dans un avenir post-pandémique, il y ait moins de violence, moins d&#8217;écarts entre les genres et plus d&#8217;équité ».</p>
<p>Dans son message, elle a reconnu les difficultés aggravées par la COVID-19 pour les femmes du continent en termes d&#8217;emploi, de revenus et de responsabilités familiales, et a réitéré sa position d&#8217;accompagnement dans la revendication de tous leurs droits.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>Un féminisme au cœur socialiste et internationaliste</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 23:40:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Du 25 novembre au 10 décembre, des journées d'activisme pour la non-violence contre les femmes et les filles ont lieu à Cuba. Dans ce contexte, le quotidien Granma s'est entretenu avec Claudia Korol, journaliste argentine, éducatrice populaire, féministe, marxiste et anticolonialiste, qui participe aux Journées « Féministes d'Abya Yala » (de l’Amérique), et qui est coordinatrice et auteure de précieux ouvrages sur le sujet.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5033" alt="cartel feminismo" src="/files/2020/12/cartel-feminismo.jpg" width="300" height="257" />Du 25 novembre au 10 décembre, des journées d&#8217;activisme pour la non-violence contre les femmes et les filles ont lieu à Cuba. Dans ce contexte, le quotidien Granma s&#8217;est entretenu avec Claudia Korol, journaliste argentine, éducatrice populaire, féministe, marxiste et anticolonialiste, qui participe aux Journées « Féministes d&#8217;Abya Yala » (de l’Amérique), et qui est coordinatrice et auteure de précieux ouvrages sur le sujet.</p>
<p>-Qu&#8217;est-ce qui caractérise les violences de genre dans la région et quelle sont leurs relations avec la violence structurelle du capitalisme qui frappe également de larges secteurs de femmes ?</p>
<p>-Les violences de genre sont des mécanismes structuraux qui reproduisent le système d&#8217;oppression patriarcale – la domination des hommes sur la vie et le corps des femmes et des dissidences sexuelles.</p>
<p>Le patriarcat dans Notre Amérique a des liens étroits avec le système d&#8217;exploitation capitaliste, impérialiste et colonialiste. Les féministes communautaires ont rendu compte de la façon dont le patriarcat occidental, établi par le sang et le feu avec la conquête et la colonisation, a renforcé le patriarcat qui existait dans les communautés autochtones. Le colonialisme, l&#8217;esclavage et la servitude ont été scellés dans l&#8217;Abya Yala par la violence sexuelle, faisant des corps des femmes des trophées de guerre.</p>
<p>Les violences ont changé dans leurs expressions, toutefois elles se poursuivent encore à l’heure actuelle. Elles se manifestent principalement dans les féminicides, c&#8217;est-à-dire dans le meurtre de femmes en raison de leur condition de femmes, mais elles recouvrent un large éventail de violence qui les précède et les justifie. Le patriarcat est un système de domination qui est antérieur au capitalisme, mais qui a été aggravé en se conjuguant avec ce dernier, du fait que l’augmentation de la division sexuelle du travail a augmenté l&#8217;aliénation des femmes, la surexploitation et la précarisation de l’emploi, le travail invisible effectué quotidiennement à la maison, ainsi que les nombreuses tâches communautaires qui incombent principalement aux femmes, alors que dans le même temps il se produit des écarts dans la rémunération économique du travail par rapport aux hommes, l&#8217;intensité des tâches de soins, les difficultés d&#8217;accès au logement, à la santé, à l&#8217;éducation, au travail. Des facteurs qui tous se sont renforcés pendant la pandémie.</p>
<p>La situation s&#8217;est également aggravée dans les territoires indigènes et paysans, habités par des communautés qui défendent les biens communs, la nature et l&#8217;environnement, en raison des politiques de pillage, de contamination et de destruction menées par les transnationales et les entreprises locales. Les femmes sont en première ligne de la défense des territoires. Pour cette raison, elles subissent toutes sortes de violences, de menaces, d&#8217;intimidations, de discrédit et de chantage, et si le système ne peut pas briser leur volonté, il a recours à l’assassinat, au féminicide politique, comme nous l&#8217;avons vu dans le cas de Berta Caceres (Honduras), leader du Copinh, assassinée en 2016), Macarena Valdés (Chili, assassinée en 2016), Marielle Franco (Brésil, assassinée en 2018) et Cristina Bautista (Colombie, assassinée en 2019), parmi de nombreuses autres défenseures des terres et des territoires, tuées, menacées, emprisonnées.</p>
<p>Les femmes paysannes sont confrontées à la violence, qui se traduit par le manque d&#8217;accès à la terre, et le manque de crédit – qui dans un pourcentage très élevé est accordé aux hommes. Les femmes indigènes subissent l’expulsion de leurs territoires et sont poussées à la migration.</p>
<p>Les prisons pour femmes dans nos pays sont pleines de femmes et de dissidentes sexuelles appauvries qui ont été punies par la perte de leur liberté. La criminalisation de la pauvreté est le complément parfait des politiques structurelles du patriarcat capitaliste et colonial. Des femmes migrantes forcées par le désespoir au transport de drogue dans leur corps, au risque de leur propre vie, sont entassées dans des prisons, où l&#8217;on ne trouvera jamais aucun patron de trafic de drogue. La criminalisation de la pauvreté a également d&#8217;autres visages, comme l&#8217;emprisonnement des femmes qui se risquent à avorter clandestinement, car dans beaucoup de nos pays nous n&#8217;avons pas encore obtenu la légalisation, alors que les femmes qui ont de l&#8217;argent avortent dans des cliniques privées.</p>
<p>En bref, l’ensemble des violences place les femmes – et les dissidentes sexuelles – dans des conditions d&#8217;extrême vulnérabilité, avec de rares possibilités d&#8217;exercer leurs droits fondamentaux, tels que l&#8217;alimentation, le logement, la santé, la vie. Dans le contexte du capitalisme, tous les droits et toutes les dimensions de la vie – l’eau, la terre, les rivières, les lacs, les semences – sont devenus des marchandises et, par conséquent, dans de nombreux cas, elles sont inaccessibles aux peuples.</p>
<p>-Le féminisme n&#8217;est pas un bloc homogène. Qu&#8217;est-ce qui distingue dans leur lutte les féminismes anticapitalistes, anticolonialistes, antisystème des peuples ?</p>
<p>Pour les féminismes populaires, indigènes, communautaires, noires, d&#8217;ascendance africaine, paysannes, migrantes et travailleuses, la lutte contre la violence de genre ne peut pas être résolue uniquement par un système d&#8217;alerte ou de refuge, qui omettrait la nécessité de transformations structurelles assurant tous leurs droits aux femmes du peuple et aux dissidentes de l&#8217;hétéro patriarcat. Même si ces mécanismes peuvent être temporairement nécessaires, ils ne résolvent pas le problème de fond. Les féminismes libéraux proposent une approche « chacun pour soi ».</p>
<p>Au sein du féminisme populaire, nous comprenons qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;échappatoire individuelle. Nous devons renforcer les issues collectives, communautaires, solidaires, les réseaux de pouvoir féministe et populaire, afin de trouver des alternatives concrètes aux violences.</p>
<p>En synthèse, il y a une grande différence entre les féminismes populaires et les féminismes libéraux : les premiers comprennent qu&#8217;il n&#8217;y a pas de véritable solution aux violences que nous subissons en tant que femmes et en tant que peuples, sans révolutions anticapitalistes, anticoloniales, anti-patriarcales, anti-impérialistes, féministes et socialistes ; les seconds se disputent un quota de pouvoir au sein du système d&#8217;oppression. Ainsi, leurs réussites deviennent des privilèges qui oppriment d&#8217;autres femmes, ou qui ne tiennent pas compte de leurs souffrances, de leurs luttes, de leurs efforts pour survivre.</p>
<p>-Il existe des organisations, telles que l&#8217;Open Society, qui financent des dirigeantes, des projets visant à capitaliser la lutte pour les droits des femmes en fonction d&#8217;un programme politique qui convient aux intérêts des États-Unis. Quels sont, selon vous, nos plus grands atouts et nos plus grands défis à venir à cet égard ?</p>
<p>-Les féministes populaires rejettent les organisations telles que l&#8217;Open Society ou la Fondation Rockefeller, et ces « leaders » qui se déguisent en bienfaiteurs – comme George Soros –, parce que nous savons que ce sont des acteurs de la politique nord-américaine qui cherchent à manipuler un activisme libéral, de préférence jeune, issu de secteurs qui brandissent le discours de la liberté, en opposition aux luttes collectives des peuples. Ce n&#8217;est pas vraiment nouveau, et nous ne sommes pas surpris par leurs manières d&#8217;agir.</p>
<p>Nous savons que ces magnats financent des activismes pour déstabiliser les révolutions comme à Cuba, et qu&#8217;ils essaient de les déguiser sous couvert d’« actions humanitaires », derrière les drapeaux des droits humains, et maintenant des luttes féministes ou écologiques. C&#8217;est de l&#8217;argent investi dans la contre-révolution, qui cherche à se « démarquer » de ses secteurs les plus rétrogrades, pour afficher les pâles couleurs de la postmodernité. Il s’agit de la tentative de colonisation des subjectivités, et surtout de la manipulation de celles qui arrivent dans la lutte politique sans mémoire des expériences antérieures. L&#8217;accès aux réseaux sociaux, leur immédiateté, leur impunité, facilitent ces modes d&#8217;intervention.</p>
<p>Dans nos pays, leurs actions visent à stimuler les féminismes libéraux et individualistes, en brisant les mouvements, les réseaux et les solidarités. Mais nous ne nous y trompons pas. La mémoire historique des femmes du peuple nous enseigne : premièrement, à savoir comment agissent les ennemis et, en particulier, les agences liées aux services de renseignement des États-Unis ; deuxièmement, à savoir que les droits humains, les droits des femmes, les droits des dissidentes sexuelles, les droits de la nature, vont être défendus par les peuples en lutte ; et troisièmement, que nous n&#8217;allons ni mettre fin aux violences structurelles ni les atténuer sans révolutions anti-patriarcales, anticapitalistes et anticoloniales, car ce sont ces systèmes d&#8217;exploitation, d&#8217;oppression et de domination qui en sont les sources.</p>
<p>Nous, féministes populaires, revendiquons les révolutions que nos peuples ont menées dans Notre Amérique. Des révolutions anti-esclavagistes, indépendantistes, de libération nationale, du vivre bien, socialistes. En ce moment, la dimension féministe de ces révolutions se développe avec une grande force. Nous savons que tout processus révolutionnaire comporte des imperfections, mais cela ne saurait justifier d&#8217;encourager les contre-révolutions, les déstabilisations ou les coups d&#8217;État. Nous défendons nos conquêtes et ce que nos peuples ont créé, nous faisons partie de ces processus, nous remettons en question les aspects conservateurs qui coexistent dans nos expériences et nous luttons pour les modifier, mais nous fermons les portes à l&#8217;intervention yankee sous toutes ses formes.</p>
<p>-La Révolution a été un processus clé pour l&#8217;émancipation de la femme cubaine. Selon votre approche de cette réalité et de cette trajectoire en tant que combattante féministe, comment valorisez-vous cette expérience ?</p>
<p>-Comme je l&#8217;ai écrit dans un texte, j’ai un lien de fraternité avec la Révolution cubaine. Nous sommes nées presque en même temps. Nous nous sommes alphabétisées presque en même temps. Tout ce que je peux dire ou écrire à son propos est imprégné d&#8217;un « profond sentiment d&#8217;amour ». J&#8217;ai toujours connu sa solidarité sans limite avec nos luttes. Les femmes déchirées par les dictatures latino-américaines ont toujours trouvé à Cuba un refuge, des soins et la possibilité de se reconstruire. Je n&#8217;ignore pas qu&#8217;à Cuba, il existe du machisme, de l&#8217;homophobie, de la transphobie, diverses formes de violence patriarcale. Je sais que tout ce qui est fait pour changer cela n&#8217;est pas suffisant. Mais j&#8217;ai pleinement confiance dans le peuple cubain, dans ses organisations, dans sa culture, dans sa capacité de se dépasser. Je ne doute pas qu&#8217;il saura apporter les changements nécessaires pour que le socialisme devienne plus féministe, pour que la Révolution approfondisse son caractère anti-patriarcal, et pour que le féminisme de l&#8217;Abya Yala trouve dans l&#8217;étoile cubaine, comme il l&#8217;a toujours trouvé, le battement collectif de ce cœur socialiste et internationaliste qui séduira la marée féministe du continent.</p>
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		<title>L&#8217;esclavage moderne aux États-Unis : l&#8217;exploitation sexuelle des femmes</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Aug 2020 18:02:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'esclavage moderne désigne les conditions de travail inhumaines auxquelles sont exposées des millions de personnes : travail imposé, servitude sexuelle, traite, mariage forcé et travail des enfants. Il consiste à exploiter le travail de millions de personnes au profit d'autres, privant ainsi les victimes d'une pleine participation à la vie politique et économique de la société.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4866" alt="mujeres esclavas" src="/files/2020/09/mujeres-esclavas.jpg" width="300" height="251" />L&#8217;esclavage moderne désigne les conditions de travail inhumaines auxquelles sont exposées des millions de personnes : travail imposé, servitude sexuelle, traite, mariage forcé et travail des enfants. Il consiste à exploiter le travail de millions de personnes au profit d&#8217;autres, privant ainsi les victimes d&#8217;une pleine participation à la vie politique et économique de la société.</p>
<p>C&#8217;est ainsi que James Cockayne, directeur du Centre de recherche politique de l&#8217;Université des Nations Unies, a décrit ce fléau, dans une interview pour la chaîne TeleSur.</p>
<p>Le rapport du département d&#8217;État des États-Unis considère la « traite des personnes », le « trafic d&#8217;êtres humains » et l’« esclavage moderne » comme des termes généraux pour se référer au fait de « recruter, héberger, déplacer, une personne d’un endroit à un autre dans le but de l’exploiter pour en retirer un bénéfice en l’obligeant à travailler dans des conditions dégradantes ou à des fins d’exploitation sexuelle, par la menace, le recours à la force ou d’autres moyens de coercition, de fraude ou de tromperie. »</p>
<p>Plus de 400 000 personnes aux États-Unis vivent dans des conditions d&#8217;esclavage moderne, selon une étude publiée par la Walk Free Foundation (WFF).</p>
<p>C&#8217;est un phénomène qui semble ne pas avoir de limites dans ce pays, où la traite des personnes à des fins de servitude et d&#8217;exploitation sexuelle est devenue un commerce florissant pour les trafiquants.</p>
<p>Cependant, contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, la plupart des victimes de la traite sexuelle aux États-Unis ne sont pas des étrangers amenés de force dans ce pays. En fait, huit personnes sur dix sont des citoyens étasuniens, selon la BBC.</p>
<p>« Beaucoup des femmes sont réduites en esclavage par la drogue, et elles sont mêmes marquées comme du bétail par un tatouage par leurs proxénètes afin de les garder sous leur emprise. Et l&#8217;un des grands problèmes est qu&#8217;on les confond souvent avec des prostituées ou des travailleuses du sexe», ajoute la BBC.</p>
<p>L&#8217;agence de presse Inter Press Service (IPS) fait état de plusieurs cas récents et très médiatisés de traite des êtres humains et de trafic sexuel aux États-Unis.</p>
<p>L&#8217;un d&#8217;eux est le milliardaire Jeffrey Edward Epstein, qui s&#8217;est mystérieusement suicidé par pendaison en prison. Epstein était accusé au niveau fédéral d&#8217;avoir dirigé un vaste réseau d’exploitation sexuelle de jeunes filles mineures.</p>
<p>Un autre incident a impliqué 16 Marines qui ont été arrêtés le 25 juillet pour trafic d&#8217;êtres humains, trafic de drogue et trafic de migrants mexicains.</p>
<p>Au plus fort de la pandémie de COVID-19, selon le FBI, son unité de lutte contre l&#8217;exploitation des enfants et la traite des êtres humains enquête sur plusieurs affaires dans lesquelles les exploiteurs « font la promotion » de leurs victimes pour attirer la clientèle.</p>
<p>La chaîne ABC News a rapporté qu&#8217;à New York, les trafiquants annoncent dans leurs publicités que les femmes, dont beaucoup sont mineures, qu’ils exploitent sexuellement, sont « exemptes du virus » ou « prêtes à porter un masque et des gants ».</p>
<p>Ce phénomène se répète, par exemple, à Jacksonville, en Floride, où le trafic sexuel et la rémunération des services sexuels se poursuivent en pleine épidémie et où les femmes exploitées n&#8217;ont généralement pas d&#8217;autre choix que de se soumettre pour pouvoir payer leur nourriture et leur logement, signale le site d&#8217;information locale News4Jax.</p>
<p>À San Diego, dans le sud de la Californie, le trafic sexuel génère des profits illicites pouvant atteindre jusqu&#8217;à 810 millions de dollars par an ; c&#8217;est la deuxième activité criminelle la plus rentable après le trafic de drogue.</p>
<p>Les filles et les femmes sont particulièrement vulnérables, si l&#8217;on sait qu&#8217;elles représentent 99 % des victimes dans l&#8217;industrie du sexe et 58 % dans d&#8217;autres formes particulières de marchandisation des êtres humains</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis devrait utiliser l&#8217;argent des contribuables qu&#8217;il gaspille pour diffamer d&#8217;autres pays, pour combattre et résoudre les graves problèmes auxquels il est confronté dans son propre pays, au lieu d&#8217;inventer des mensonges. C’est toujours plus facile de voir la paille dans l’œil de ses voisins que la poutre qu’on a dans le sien et de veiller sur la poutre qui les aveugle et le mal qui les corrompt de l&#8217;intérieur.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>L’émancipation des femmes dans le sport</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Mar 2018 01:55:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Elle possède un talent fantastique pour le jeu d'échecs mais, après tout, c'est une femme. Aucune femme ne peut supporter une bataille de si longue haleine », s’était exclamé au début de ce siècle le GM Garry Kasparov à propos de la Hongroise Judit Polgar, reconnue à l’époque comme la plus grande joueuse féminine d'échecs du monde,]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3370" alt="deportrista cubana" src="/files/2018/03/deportrista-cubana.jpg" width="300" height="254" />« Elle possède un talent fantastique pour le jeu d&#8217;échecs mais, après tout, c&#8217;est une femme. Aucune femme ne peut supporter une bataille de si longue haleine », s’était exclamé au début de ce siècle le GM Garry Kasparov à propos de la Hongroise Judit Polgar, reconnue à l’époque comme la plus grande joueuse féminine d&#8217;échecs du monde,</p>
<p>Quelque temps plus tard, le Russe (nationalisé croate en 2014), champion du monde de 1985 à 2000, s’inclinait devant Polgar lors du match « Russie contre le reste du monde » de 2002 et, pour la première fois de sa carrière, il couchait son roi devant une dame…</p>
<p>À l’âge de 15 ans, la championne nationale hongroise eut également raison d&#8217;autres Grands Maîtres réputés comme l&#8217;Indien Viswanathan Anand, ex-champion du monde, l’Étasunien Gata Kamsky et le Letton Alexei Shirov.</p>
<p>Judit Polgar prit sa retraite en août 2015, ce qui ne l’empêcha pas, un an plus tard, d’occuper la première place du classement mondial avec 2 675 points Elo.</p>
<p>LE JAVELOT MAGIQUE</p>
<p>Originaire de Baracoa, la spécialiste du lancer du javelot Maria Caridad Colon a été la vedette d&#8217;un des moments les plus mémorables pour Cuba lorsque, aux Jeux olympiques de Moscou, en 1980, elle expédia l’engin à 68,40 mètres, devenant ainsi la première femme latino-américaine à remporter une médaille d&#8217;or olympique et se classant parmi les cent meilleurs sportifs cubains du 20e siècle.</p>
<p>Le chemin ouvert par la Révolution favorisa la participation des femmes à la construction de la nouvelle société et, l&#8217;un des domaines où elles se sont distinguées est le sport, auquel le commandant en chef Fidel Castro consacra ses efforts et sa sagesse.</p>
<p>Fidel comprit, dès les premiers moments de sa lutte, la nécessité de revendiquer le rôle des femmes, et dès les débuts de la guerre de libération dans les montagnes de la Sierra Maestra, il confirma la confiance qu’il avait toujours eue en elles avec la création, le 4 septembre 1958, du peloton Las Marianas, lignée représentée aujourd’hui par toutes celles qui sont à l&#8217;avant-garde dans les différentes sphères du développement national.</p>
<p>En évoquant les noms et les succès, on court toujours le risque d&#8217;un oubli, mais &#8211; sans qu’il soit dans notre intention de dresser une liste complète des exploits du mouvement sportif cubains – nous mentionnerons ici quelques célébrités de deux disciplines qui étaient quasiment inconnues au triomphe de la Révolution : le judo et le volley-ball.</p>
<p>Notre pays se réjouit de compter plusieurs judokas championnes olympiques comme Driulis Gonzalez, Legna Verdecia, Odalys Revé, Sibelis Veranes et Idalis Ortiz, entre autres. Par ailleurs, les volleyeuses Mireya Luis, Idalmis Gato, Lily Izquierdo, Regla Bell, Marlenis Costa, Ana Ibis Fernandez et Regla Torres (élue meilleure joueuse du 20e siècle), intégrèrent l’équipe qui remporta trois médailles d’or consécutives à des Jeux olympiques (1992, 1996 et 2000).</p>
<p>Mireya céda sa place comme capitaine de l&#8217;équipe à Yumilka Ruiz (or en 1996-2000 et bronze en 2004), et elles furent toutes deux membres de la Commission des sportifs du Comité international olympique (CIO) qui, ces dernières années, a plaidé pour une augmentation du nombre de femmes à des postes de direction de cette instance.</p>
<p>La liste des nos championnes est longue, les sportives cubaines ayant brillé à une infinité ce compétitions internationales, dont les Jeux d’Amérique centrale et des Caraïbes, les Jeux panaméricains, les championnats et les coupes du monde, et nombre d’autres rendez-vous régionaux et au sommet.</p>
<p>Parmi ces vedettes, une mention à part pour la championne du 800 mètres Ana Fidelia Quirot qui, après s’être remise des graves brûlures reçues dans un accident domestique en 1993, réapparut en novembre de cette même année en décrochant la médaille d’argent aux Jeux d’Amérique centrale et de la Caraïbe de Ponce, à Porto Rico.</p>
<p>Deux ans plus tard, la « Tempête des Caraïbes » remportait l&#8217;or du 800 m à la Coupe du monde de Göteborg, en Suède, avec un chrono de 1:56.11 minutes.</p>
<p>RESTRICTIONS ET DISCRIMINATION</p>
<p>Les stéréotypes ou les raisons culturelles et religieuses imposent souvent des restrictions aux femmes, et il y a des aspects ridicules, voire dangereux, comme le fait d’affirmer que la pratique du sport leur prive de leur féminité. À ce sujet Granma international avait recueilli les impressions de l’haltérophile Marina Rodriguez lors des Jeux de Rio de Janeiro 2016.</p>
<p>–Des préjugés persistent en ce qui concerne l&#8217;haltérophilie féminine&#8230;</p>
<p>– Ceux qui pensent que les poids et haltères font perdre la féminité se trompent. Nous faisons très attention à ce détail dans la présélection nationale. Nous sommes un groupe très soudé et chacune d’entre nous éprouve le besoin de prendre soin de son corps pour être jolie et rester au top de sa forme. Même si je manque souvent de temps à cause des entraînements, je n&#8217;en suis pas moins coquette. Je suis fière d’appartenir au monde de l’haltérophilie, car notre présence de plus en plus importante dans cette discipline nous permet de déconstruire de nombreux clichés et de briser des tabous, a répondu Marina.</p>
<p>Cependant, bien que les écarts se soient tassés, de grandes inégalités subsistent toujours entre hommes et femmes dans le sport à l’échelle mondiale. De nos jours, certains pays vont jusqu’à interdire aux femmes de pratiquer une activité sportive en public, voire de pénétrer dans les stades. Ainsi, par exemple, à la veille des J.O. de Pékin, en 2008, un groupe de militants a exhorté le CIO à contraindre l&#8217;Arabie Saoudite à se conformer aux statuts de non-discrimination contre les femmes sportives et à leur permettre de participer aux compétitions, une question qui n&#8217;a pas été résolue du tout, si l’on sait que ce pays était représenté par 14 hommes dans quatre disciplines au grand rendez-vous estival en Chine.</p>
<p>PETIT À PETIT…</p>
<p>Rappelons que les Jeux olympiques de 1896, considérés comme la première olympiade moderne, furent surtout marqués par l’exclusion des femmes. À cette époque, les femmes n&#8217;étaient pas admises. Les Jeux n&#8217;étaient réservés qu’aux hommes…</p>
<p>Les femmes prennent part pour la première fois aux Jeux Olympiques modernes à Paris, en 1900. Deux sports seulement leur étaient ouverts : le tennis et le golf. Elles étaient étaient donc en très grande minorité et ne représentaient que 2% du total des concurrents.</p>
<p>La réalité changeante a apporté une bonne nouvelle à Londres 2012 : 44% des près de 11 000 participants de 204 pays étaient des femmes. Une réussite historique emblématique de ce que certains ont appelé « Les Jeux des femmes ».</p>
<p>Il existe aujourd’hui des épreuves olympiques qui sont uniquement réservées à la gente féminine, comme la gymnastique rythmique, la nage synchronisée et le softball, tandis que d’autres disciplines comme le triathlon, le tennis de table, le badminton, le beach-volley, taekwondo, le plongeon et volley-ball en salle affichent un taux de participation oscillant entre 45 et 51%.</p>
<p>Un regard sur l&#8217;augmentation de la participation des femmes aux Jeux Olympiques nous montre que le premier grand bond en avant eut lieu à Amsterdam, en 1928, où les femmes représentaient 9,5% des concurrents, par rapport au 2% de Paris en 1900.</p>
<p>À Montréal, en 1976, le taux s&#8217;élève à 20 %, à Pékin, en 2008, à 42 %, à Londres, en 2012, à 44 % et à Rio de Janeiro, en 2016, il oscille entre 45 et 46 %.</p>
<p>Il existe a une prise de conscience du fait que dans le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui, la place des femmes dans le sport n&#8217;est pas encore affirmée et qu’il reste encore pas mal de chemin à faire.</p>
<p>Récemment, l&#8217;Organisation des Nations Unies pour l&#8217;éducation, la science et la culture (UNESCO) a appelé les médias à relayer plus largement les résultats des femmes aux Jeux d&#8217;hiver de PyeongChang 2018, en Corée du Sud.</p>
<p>La sous-estimation du rôle des femmes ne fera que mettre en lumière les misères humaines.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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