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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Evo Morales</title>
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		<title>« La Haine raciale ne peut que détruire »</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Nov 2019 23:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La haine raciale est le langage politique de cette classe moyenne traditionnelle. Leurs titres universitaires, leurs voyages, leur foi ne servent à rien parce qu’en dernier ressort tout se dilue face à la lignée. Au fond, l’origine imaginée est plus forte et semble collée au langage spontané de la peau qui hait, des gestes viscéraux et de leur morale corrompue.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4272" alt="evo linera" src="/files/2019/11/evo-linera.jpg" width="300" height="241" />La haine raciale est le langage politique de cette classe moyenne traditionnelle. Leurs titres universitaires, leurs voyages, leur foi ne servent à rien parce qu’en dernier ressort tout se dilue face à la lignée. Au fond, l’origine imaginée est plus forte et semble collée au langage spontané de la peau qui hait, des gestes viscéraux et de leur morale corrompue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tel un épais brouillard nocturne, la haine parcourt voracement les quartiers des classes moyennes urbaines traditionnelles de Bolivie. Leurs yeux débordent de rage. Ils ne crient pas, ils crachent ; ils ne réclament pas, ils imposent.</p>
<p>Leurs cantiques ne sont ni d’espérance ni de fraternité, ils sont de mépris et de discrimination contre les Indiens. Ils enfourchent leurs motos, grimpent sur leurs camionnettes, se regroupent dans leurs fraternités carnavalesques et leurs universités privées et se lancent à la chasse aux Indiens soulevés qui ont osé leur ravir le pouvoir.</p>
<p>Dans le cas de Santa Cruz, ils organisent des hordes motorisées en 4 x 4, armés de matraque, pour réprimer les Indiens, qu’ils appellent « collas » et qui vivent dans les quartiers marginaux et dans les marchés. Ils lancent des slogans pour inciter à « tuer des collas », et si sur leur chemin ils croisent une Indienne vêtue de la pollera, ils la frappent, la menacent et l’obligent à quitter leur territoire.</p>
<p>À Cochabamba, ils organisent des convois pour imposer la suprématie raciale dans la zone Sud, où vivent les classes les plus démunies et se ruent, tels des régiments de cavalerie, contre des milliers de femmes paysannes sans défense qui marchent pour demander la paix. Ils portent à la main des battes de base-ball, des chaînes, des grenades à gaz, certains exhibent des armes à feu. La femme est leur victime préférée ; ils s’emparent d’une mairesse d’un village paysan, l’humilient, la traînent dans la rue, la frappent, urinent sur elle quand elle s’écroule, lui coupent les cheveux, menacent de la lyncher et lorsqu’ils se rendent compte qu’ils sont filmés, ils décident de l’arroser de peinture rouge qui symbolise ce qu’ils feront de son sang.</p>
<p>À La Paz, ils se méfient de leurs domestiques et se taisent quand elles leur apportent le repas à table. Au fond, ils les méprisent, mais ils les craignent également. Plus tard, ils descendent dans les rues pour crier ; ils injurient Evo et, à travers lui, tous ces Indiens qui ont osé construire une démocratie interculturelle sur un pied d’égalité. Lorsqu’ils sont nombreux, ils traînent la wiphala, le drapeau indigène, crachent dessus, la piétinent, la découpent, la brûlent. C’est une rage viscérale qui se déchaîne contre ce symbole des Indiens qu’ils voudraient faire disparaitre de la terre en même temps que tous ceux qui se reconnaissent en lui.</p>
<p>La haine raciale est le langage politique de cette classe moyenne traditionnelle. Leurs titres universitaires, leurs voyages et leur foi ne servent à rien, parce qu’en dernier ressort tout se dilue face à la lignée. Au fond, l’origine imaginée est plus forte et semble collée au langage spontané de la peau qui hait, des gestes viscéraux et de leur morale corrompue.</p>
<p>Tout a explosé le dimanche 20 [octobre] quand Evo Morales a remporté les élections avec plus de 10% de différence sur le second, mais cette fois pas avec l’immense avantage des fois précédentes ni avec 51% des voix. Ce fut le signal attendu par les forces régressives aux aguets, depuis le candidat timoré de l’opposition libérale, les forces politiques ultra-conservatrices, l’Organisation des États américains (OEA) et l’ineffable classe moyenne traditionnelle. Evo avait gagné de nouveau, mais il ne disposait plus de 60% de l’électorat, si bien qu’il était plus faible et il fallait se lancer contre lui. Le perdant n’a pas admis sa défaite. L’OEA a parlé d’élections régulières, mais d’une victoire limitée et a demandé un second tour, en conseillant de ce fait de violer la Constitution qui stipule qu’un candidat est élu s’il obtient plus de 40% des voix et plus de 10 points de différence sur le second.</p>
<p>Et c’est ainsi que la classe moyenne s’est lancée à la chasse aux Indiens. Dans la nuit du lundi 21, cinq des neufs organes électoraux ont été incendiés, y compris les bulletins de vote. La ville de Santa Cruz a décrété une grève civique qui a rassemblé les habitants des quartiers du centre de la ville, et s’est ramifiée aux quartiers résidentiels de La Paz et de Cochabamba. Ensuite, la terreur s’est déclenchée.</p>
<p>Des bandes paramilitaires se sont mises à assiéger des institutions, à incendier des sièges syndicaux, à mettre le feu au domicile de candidats et de dirigeants politiques du parti au gouvernement. Finalement, ils ont même saccagé le domicile privé du président ; ailleurs, les familles, y compris les enfants, ont été séquestrés et menacés d’être fouettés et brûlés si leur père, ministre ou dirigeant syndical, ne démissionnait pas. Une longue nuit des longs couteaux venait de commencer, et le fascisme de pointer son oreille.</p>
<p>C’est lorsque les forces populaires mobilisées pour résister à ce putsch civil ont commencé à reprendre le contrôle des villes, avec les ouvriers, les mineurs, les paysans, les indigènes et les habitants des villes, et que la corrélation des forces s’inclinait en faveur des forces populaires, que la mutinerie de la police a démarré.</p>
<p>Pendant des semaines, les policiers s’étaient montrés indifférent et incompétents à protéger les gens humbles lorsqu’ils étaient roués de coups et poursuivis par des bandes fascisantes, mais, à partir du vendredi, ignorant les autorités civiles, beaucoup d’entre eux allaient faire preuve d’une habileté extraordinaire pour agresser, arrêter, torturer et tuer des manifestants populaires. Bien sûr, auparavant il aurait fallu stopper les enfants de la classe moyenne, mais soi-disant ils n’en avaient pas les moyens ; mais dès lors qu’il s’est agi de réprimer la révolte des Indiens, le déploiement de force, l’arrogance et la hargne de la répression furent extraordinaires. Il en fut de même avec les Forces armées.</p>
<p>Durant toute notre gestion gouvernementale, nous ne leur avons jamais permis de réprimer des manifestations civiles, pas même pendant le premier coup d’État civil de 2008. En ce moment, en pleine convulsion et sans que personne ne le leur demande, elles ont affirmé qu’elles ne disposaient d’aucun dispositif anti-émeute, qu’elles ne comptaient que de huit balles par membre et que, pour assurer une présence dans la rue d’une manière dissuasive, elles avaient besoin d’un décret présidentiel. Or, elles n’ont pas hésité à demander-imposer au président Evo sa démission, brisant l’ordre constitutionnel ; elles ont fait tout leur possible pour tenter de le séquestrer alors qu’il se rendait au Chapare ; et, une fois le coup d’État consommé, elles sont descendues dans les rues pour tirer des milliers de balles, militariser les villes, assassiner des paysans. Le tout, sans décret présidentiel. Évidemment, pour protéger l’Indien, il fallait un décret. Pour réprimer et tuer des Indiens, il suffisait d’obéir aux ordres de la haine raciale et de classe. En cinq jours, on compte déjà plus de 18 morts et 120 blessés par balle, bien entendu, tous indigènes.</p>
<p>La question à laquelle nous devons tous répondre est la suivante : comment cette classe moyenne traditionnelle a-t-elle pu incuber tant de haine et de ressentiment envers le peuple au point de l’amener à embrasser un fascisme racialisé, axé sur l’Indien en tant qu’ennemi ? Comment a-t-elle fait pour irradier ses frustrations de classe dans la police et les Forces armées et devenir la base sociale de cette fascisation, de cette régression étatique et de dégénération morale ?</p>
<p>Ce fut le refus de l’égalité, autrement dit le refus des fondements mêmes d’une démocratie substantielle.</p>
<p>Durant les quatorze dernières années de gouvernement, les mouvements sociaux ont eu pour caractéristique principale le processus d’équité sociale, le recul important de la pauvreté extrême (de 38 à 15 %), l’élargissement des droits pour tous (accès universel à la santé, à l’éducation et à la protection sociale), l’indianisation de l’État (plus de la moitié des fonctionnaires de l’administration publique ont une identité indigène, nouveau discours national autour du tronc indigène), réductions des inégalités économiques (chute de 130 à 45 de l’écart de revenus entre les plus riches et les plus pauvres), c’est-à-dire la démocratisation systématique de la richesse, de l’accès aux biens publics, aux chances et au pouvoir étatique.</p>
<p>L’économie est passée de 9 à 42 milliards de dollars, le marché et l’épargne intérieur se sont élargis, ce qui a permis à beaucoup de gens d’avoir leur propre logement et d’améliorer leur activité professionnelle. Mais de ce fait, en une décennie, le pourcentage de personnes de ladite « classe moyenne, en termes de revenus », est passé de 35 à 60%, la plupart provenant de secteurs populaires, indigènes. Il s’agit d’un processus de démocratisation des biens sociaux à travers la construction de l’égalité matérielle, mais qui a entraîné inévitablement une dévaluation rapide des capitaux économiques, éducatifs et politiques que possédaient les classes moyennes traditionnelles.</p>
<p>Tandis qu’auparavant un nom de famille notable ou le monopole des savoirs légitimes ou l’ensemble des liens parentaux propres aux classes moyennes traditionnelles leur permettait d’accéder à des postes dans l’administration publique, d’obtenir des crédits, des appels d’offres de travaux et des bourses d’études, aujourd’hui non seulement le nombre de personnes qui se disputent pour le même poste ou la même opportunité a doublé, réduisant de moitié les possibilités d’accéder à ces biens, mais de plus les « arrivistes », la nouvelle classe moyenne d’origine populaire indigène dispose d’un ensemble de nouveaux capitaux (langue indigène, liens syndicaux) de plus grande valeur et de plus grande reconnaissance étatique pour prétendre aux biens publics disponibles.</p>
<p>Il s’agit par conséquent d’un effondrement de ce qui était caractéristique de la société coloniale : l’ethnicité en tant que capital, à savoir du fondement imaginé de la supériorité historique de la classe moyenne sur les classes subalternes, parce qu’ici, en Bolivie, la classe sociale n’est compréhensible et ne devient visible que sous la forme de hiérarchies sociales. Le fait que les enfants de cette classe moyenne aient été le fer de lance de l’insurrection réactionnaire est le cri violent d’une nouvelle génération qui constate que l’héritage du nom de famille et de la peau s’évanouit face à la force de la démocratisation des biens.</p>
<p>Bien qu’ils arborent des drapeaux de la démocratie comprise à travers le vote, en fait, ils se sont soulevés contre la démocratie comprise comme égalisation et distribution des richesses. D’où le débordement de haine, le déferlement de violence, parce que la suprématie raciale est quelque chose qui ne se rationnalise pas ; elle se vit comme une pulsion primaire du corps, comme un tatouage de l’histoire coloniale sur la peau. D’où le fait que le fascisme n’est pas seulement l’expression d’une révolution ratée, mais, paradoxalement, également dans des sociétés postcoloniales, celle du succès d’une démocratisation matérielle réelle.</p>
<p>Il n’est donc pas surprenant que, tandis que les Indiens ramassent les corps de près d’une vingtaine de personnes assassinées par balle, leurs bourreaux matériels et moraux racontent qu’ils l’ont fait pour sauvegarder la démocratie. Mais en réalité ils savent que ce qu’ils ont fait, c’est protéger le privilège de caste et de nom de famille.</p>
<p>Mais la haine raciale ne peut que détruire ; elle n’est pas un horizon ; elle n’est rien d’autre qu’une vengeance primitive d’une classe historiquement et moralement décadente qui prouve que derrière chaque libéral médiocre se cache un putschiste consommé.</p>
<p><strong>(Tiré de La Jornada (Mexico), dimanche 17 novembre 2109)</strong></p>
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		<title>Le coup d&#8217;État en Bolivie : cinq leçons</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Nov 2019 22:55:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La tragédie bolivienne nous donne avec éloquence plusieurs leçons que nos peuples et nos forces sociales et politiques populaires doivent apprendre et graver à jamais dans leur conscience.
Voici une brève énumération, au fil des événements, et comme prélude à un traitement plus détaillé plus tard.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4236" alt="Evo" src="/files/2019/11/Evo.jpg" width="300" height="244" />La tragédie bolivienne nous donne avec éloquence plusieurs leçons que nos peuples et nos forces sociales et politiques populaires doivent apprendre et graver à jamais dans leur conscience.</p>
<p>Voici une brève énumération, au fil des événements, et comme prélude à un traitement plus détaillé plus tard.</p>
<p>Premièrement : on aura beau administrer l&#8217;économie de manière exemplaire comme l&#8217;a fait le gouvernement d&#8217;Evo, en garantissant la croissance, la redistribution, le flux des investissements et en améliorant tous les indicateurs macro et microéconomiques, la droite et l&#8217;impérialisme n&#8217;accepteront jamais un gouvernement qui ne sert pas leurs intérêts.</p>
<p>Deuxièmement : il faut étudier les manuels publiés par diverses agences des États-Unis et leurs porte-parole déguisés en universitaires ou journalistes afin de pouvoir percevoir à temps les signes de l&#8217;offensive.</p>
<p>Ces textes soulignent invariablement la nécessité de ruiner la réputation du leader populaire, ce que l’on appelle dans le jargon spécialisé « character assasination », ou diffamation en le traitant de voleur, corrompu, dictateur ou ignorant.</p>
<p>C&#8217;est la tâche confiée à des communicateurs sociaux, des « journalistes indépendants » autoproclamés, qui, profitant de leur contrôle quasi-monopoliste des médias, taraudent le cerveau de la population avec de telles diffamations, accompagnées, dans ce cas-là, de messages haineux dirigés contre les peuples indigènes et les pauvres en général.</p>
<p>Troisièmement : Ceci réalisé, vient le tour des dirigeants politiques et des élites économiques qui exigent « un changement », la fin de la « dictature » d&#8217;Evo qui, comme l&#8217;a écrit il y a quelques jours l’imprésentable Vargas Llosa, est un « démagogue qui s’accroche au pouvoir ».</p>
<p>Je suppose qu&#8217;il doit porter un toast au champagne à Madrid en voyant les images des hordes fascistes qui pillent, brûlent, enchaînent des journalistes à un poteau, rasent une femme maire après l’avoir peinte en rouge et détruisant le procès-verbal de la dernière élection pour accomplir les ordres de Don Mario [Vargas Llosa] et libérer la Bolivie d&#8217;un démagogue diabolique.</p>
<p>Je mentionne son cas parce qu&#8217;il a été et il est toujours le porte-drapeau immoral de cette attaque ignoble, de ce crime sans limites qui crucifie des dirigeants populaires, détruit une démocratie et installe le règne de la terreur par le biais de bandes de tueurs à gages pour tourmenter un peuple digne qui a eu l&#8217;audace de vouloir être libre.</p>
<p>Quatrièmement : les « forces de sécurité » entrent en scène. Dans ce cas, il s&#8217;agit d&#8217;institutions contrôlées par de nombreux organismes, militaires et civils, du gouvernement des États-Unis.</p>
<p>Ils les entraînent, les arment, font des exercices conjoints et les éduquent politiquement. J&#8217;ai eu l&#8217;occasion de le constater lorsque, à l&#8217;invitation d&#8217;Evo, j&#8217;ai démarré un cours sur l&#8217;anti-impérialisme pour des officiers supérieurs des trois armes.</p>
<p>À cette occasion, j&#8217;ai été choqué par le degré de pénétration des slogans étasuniens les plus réactionnaires hérités de l’époque de la Guerre froide et par l&#8217;irritation non dissimulée causée par le fait qu&#8217;un Indigène était président de leur pays.</p>
<p>Ce que ces « forces de sécurité » ont fait, c&#8217;est se retirer de la scène et laisser le champ libre aux actions incontrôlées des hordes fascistes – comme celles qui ont agi en Ukraine, en Libye, en Irak, en Syrie pour renverser, ou tenter de le faire dans ce dernier cas, des dirigeants gênants pour l&#8217;empire – et intimider ainsi la population, les militants et y compris les responsables du gouvernement.</p>
<p>En d&#8217;autres termes, une nouvelle figure sociopolitique : le coup d&#8217;État militaire « par omission », permettant aux bandes réactionnaires, recrutées et financées par la droite, d&#8217;imposer leur loi. Une fois que la terreur règne et face à l&#8217;impuissance du gouvernement, l&#8217;issue était inévitable.</p>
<p>Cinquièmement : la sécurité et l&#8217;ordre public n&#8217;auraient jamais dû être confiés en Bolivie à des institutions telles que la police et l&#8217;armée, colonisées par l&#8217;impérialisme et ses laquais de la droite locale.</p>
<p>Lorsque l&#8217;offensive contre Evo a été lancée, c’est une politique d&#8217;apaisement et de non-réponse aux provocations des fascistes qui a été choisie.</p>
<p>Cela a servi à les enhardir et à augmenter la mise : d&#8217;abord, exiger un deuxième tour ; puis, parler de fraude et demander de nouvelles élections ; ensuite, exiger des élections, mais sans Evo (comme au Brésil, sans Lula).</p>
<p>Plus tard, exiger la démission d&#8217;Evo ; finalement, face à sa réticence à accepter le chantage, semer la terreur avec la complicité de la police et des militaires et forcer Evo à démissionner. Tout vient du manuel, tout. Apprendrons-nous ces leçons ? (Extrait du blog de l&#8217;auteur)</p>
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		<title>Cuba condamne le coup d&#8217;État en Bolivie</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Nov 2019 22:53:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a fermement condamné le coup d'État perpétré dimanche en Bolivie. Il a déclaré sur son compte Twitter : « Le coup d'État violent et lâche de la droite constitue une atteinte à la démocratie en Bolivie. Notre ferme condamnation du coup d'État et notre solidarité avec notre frère le président Evo Morales Ayma. Le monde doit se mobiliser pour la vie et la liberté d'Evo. »]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4234" alt="Cuba Bolivia" src="/files/2019/11/Cuba-Bolivia.jpg" width="300" height="246" />Le Président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a fermement condamné le coup d&#8217;État perpétré dimanche en Bolivie. Il a déclaré sur son compte Twitter : « Le coup d&#8217;État violent et lâche de la droite constitue une atteinte à la démocratie en Bolivie. Notre ferme condamnation du coup d&#8217;État et notre solidarité avec notre frère le président Evo Morales Ayma. Le monde doit se mobiliser pour la vie et la liberté d&#8217;Evo. »</p>
<p>Le ministre des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, a également manifesté sur twitter la condamnation ferme du ministère cubain des Relations extérieures du coup d&#8217;État, ainsi que la solidarité avec Evo, artisan et symbole de la revendication des peuples autochtones de Notre Amérique.</p>
<p>Les 701 coopérants de la brigade médicale cubaine en Bolivie sont en sécurité, avec toute la logistique nécessaire, et sont tenus informés des événements et en communication permanente avec la direction de la mission, a déclaré Yoandra Muro, responsable de la Brigade médicale dans ce pays au journal télévisé cubain.</p>
<p>Le 9 novembre, le ministère des Relations extérieures de Cuba a publié une Déclaration dans laquelle il exposait : « Au mépris des institutions électorales et du mandat populaire exprimé dans les urnes, des secteurs de l&#8217;opposition bolivienne, avec l&#8217;appui et la direction des États-Unis et des oligarchies régionales, ont lancé un coup d&#8217;État dans le but de dissimuler le résultat électoral au peuple bolivien. La stratégie de coup d&#8217;État de l&#8217;opposition a déclenché d&#8217;intenses journées de violence dans ce pays, qui se sont soldées par des morts, des centaines de blessés et durant lesquelles ont eu lieu des manifestations condamnables de racisme contre les peuples autochtones. »</p>
<p>Ce dimanche, le président de l&#8217;État plurinational de Bolivie, Evo Morales Ayma, a annoncé sa démission après la vague de violence perpétrée par les groupes d&#8217;opposition qui ont ignoré les résultats des élections du 20 octobre dernier, et le communiqué des Forces armées pour qu’Evo abandonne la Présidence.</p>
<p>« J&#8217;ai décidé de démissionner de ma fonction pour que Carlos Mesa et Luis Camacho cessent de maltraiter et de porter atteinte à des milliers de frères (&#8230;). J&#8217;ai l&#8217;obligation de rechercher la paix et il est très douloureux que nous nous affrontions entre Boliviens, c&#8217;est pourquoi j&#8217;envoie ma lettre de démission à l&#8217;Assemblée plurinationale de Bolivie. Il ne s’agit pas d’une trahison des mouvements sociaux, la lutte continue, nous sommes le peuple. Nous avons libéré la Bolivie, nous laissons une patrie libérée, en développement, avec des générations qui ont beaucoup d&#8217;avenir », a signalé Evo. Le vice-président de la nation, Alvaro Garcia Linera, et d&#8217;autres membres de l&#8217;exécutif ont également démissionné.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Alerte Bolivie ! projet de coup d&#8217;État</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2019/10/24/alerte-bolivie-projet-de-coup-detat/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 18:44:00 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le plan est en place. Depuis le département de Santa Cruz, la droite bolivienne a l'intention de proclamer son candidat Carlos Mesa comme président, en ignorant les résultats des élections de ce dimanche qui ont donné la victoire à Evo Morales. Un coup d'État évident ourdi par certains gouvernements de la région et des États-Unis.
Face à cette situation, Evo a lancé un appel à ses camarades et au peuple bolivien, ses sœurs et ses frères, à s'organiser, à se préparer]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4198" alt="evo" src="/files/2019/10/evo.jpg" width="300" height="223" />Le plan est en place. Depuis le département de Santa Cruz, la droite bolivienne a l&#8217;intention de proclamer son candidat Carlos Mesa comme président, en ignorant les résultats des élections de ce dimanche qui ont donné la victoire à Evo Morales. Un coup d&#8217;État évident ourdi par certains gouvernements de la région et des États-Unis.<br />
Face à cette situation, Evo a lancé un appel à ses camarades et au peuple bolivien, ses sœurs et ses frères, à s&#8217;organiser, à se préparer. « Nous allons défendre la démocratie », a-t-il déclaré, a rapporté Prensa Latina.</p>
<p>Le président bolivien a souligné qu’il fallait seulement attendre le rapport final du Tribunal électoral suprême (TSE).<br />
Pendant ce temps, l&#8217;opposition a appelé à une grève civique dans ce département et a déclaré qu&#8217;elle ignorerait le gouvernement constitutionnel de Morales et installerait de ce qu&#8217;elle a appelé « un nouveau président constitutionnel ».</p>
<p>Pour sa part, la présidente du TSE, Maria Eugenia Choque, a déclaré qu&#8217;elle « n&#8217;a rien à cacher », tout en garantissant la transparence du processus face aux accusations de fraude du candidat Carlos Mesa et des secteurs qui le soutiennent.</p>
<p>C&#8217;est précisément la transparence des élections que le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, a signalé dans son discours lors de la réunion ministérielle préparatoire du 18e Sommet de mouvement des Non-alignés. « Nous félicitons le peuple et le gouvernement boliviens pour la transparence du processus électoral qui vient de se tenir. Nous félicitons le président Evo Morales pour les résultats préliminaires obtenus, qui confirment le soutien populaire décisif apporté à son gouvernement. Des résultats qui, nous l’espérons, seront confirmés ».</p>
<p>Il a également dénoncé la campagne de distorsions, de déstabilisation et de violence qui s&#8217;est mise en place, menée par des secteurs de l&#8217;opposition et instiguée par les États-Unis, laquelle menace la paix et la sécurité des citoyens en Bolivie.<br />
<strong><br />
(Granma)</strong></p>
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		<title>Diaz-Canel a reçu le président Evo Morales</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Feb 2019 23:34:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a reçu le président de l'État plurinational de Bolivie, Evo Morales Ayma, qui a effectué une visite de transit dans notre capitale, avant de gagner New York]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3932" alt="díaz-canel-y-evo-morales-580x331" src="/files/2019/02/díaz-canel-y-evo-morales-580x331.jpg" width="300" height="251" />Le président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a reçu le président de l&#8217;État plurinational de Bolivie, Evo Morales Ayma, qui a effectué une visite de transit dans notre capitale, avant de gagner New York, pour participer à la commémoration de l&#8217;Année internationale des langues autochtones, proclamée par les Nations Unies.</p>
<p>Au cours de cette rencontre fraternelle, les deux présidents se sont félicités de l&#8217;excellent état des relations bilatérales et de leurs perspectives de développement. Ils ont également échangé sur les événements récents dans notre région, réitérant leur solidarité indéfectible avec la République bolivarienne du Venezuela et le président Nicolas Maduro Moros, et ils ont convenu de la nécessité de défendre les principes de la proclamation de l&#8217;Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix.</p>
<p>Le président Evo Morales a renouvelé sa solidarité et celle du peuple bolivien pour les victimes et les graves dégâts matériels causés par la tornade qui a frappé La Havane, ainsi que face à la menace de l&#8217;application du titre III de la Loi Helms-Burton.</p>
<p>Le président Morales était accompagné du ministre de la Présidence Juan Ramon Quintana Taborga. Du côté cubain, le ministre des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, était également présent.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Bolivie : un avant et un après Evo Morales</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jan 2019 22:14:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[IL y a de nombreuses années, l'homme qui a mené son pays à des indices économiques et sociaux de premier plan dans l'État plurinational de Bolivie avait était emprisonné dans une base militaire à Copacabana, une localité du département de La Paz, tout près de la frontière avec le Pérou.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3894" alt="Evo LInera" src="/files/2019/01/Evo-LInera.jpg" width="300" height="241" />IL y a de nombreuses années, l&#8217;homme qui a mené son pays à des indices économiques et sociaux de premier plan dans l&#8217;État plurinational de Bolivie avait était emprisonné dans une base militaire à Copacabana, une localité du département de La Paz, tout près de la frontière avec le Pérou.</p>
<p>C&#8217;était en 1995 et Evo Morales subissait des insultes et était sous le coup d’enquêtes pour avoir défendu ses droits et ceux du secteur des cultivateurs de coca. Cependant, le surnom le plus chargé de haine de la part de ses geôliers était celui de « l’Indien », un mot devenu une insulte dans des bouches dépourvues de morale, mais qui était et est pour cet homme l’une de ses grandes valeurs.</p>
<p>À l’heure actuelle, cet Indien, Evo Morales, est très aimé de son peuple et continue de mettre en avant ses racines autochtones.</p>
<p>De plus, il lutte sans relâche pour continuer à éradiquer les maux de la société qui, il y a des années, faisaient de son pays une nation sans avenir.</p>
<p>Or, loin de cette réalité, depuis différents pays, ou dans le confort de leur foyer, certains critiquent la décision de ce leader de se présenter pour un quatrième mandat, ignorant le soutien indéniable de son peuple et les chiffres qui sans aucun doute ratifient ses réussites.</p>
<p>LA BOLIVIE AVANT EVO</p>
<p>Un commentaire opportun du quotidien mexicain La Jornada rappelle qu&#8217;en Bolivie, quelques grands détenteurs du capital exploitaient le peuple aymara, quechua, guaranie et autres peuples autochtones, les groupes ethniques qui composent l&#8217;univers bolivien et dont leurs droits les plus simples étaient bafoués.</p>
<p>L’article signale que 90% de la population rurale vivait dans la pauvreté, de sorte que ce pays formait avec le Honduras et Haïti une triade d&#8217;avenir incertain, avec les pires indices de développement humain dans la région. En même temps, les entreprises qui étaient autrefois publiques, furent privatisées après l&#8217;arrivée au pouvoir des gouvernements oligarchiques à partir de 1952, et les présidents en poste firent fortune en hypothéquant le bien-être des personnes et des biens qu&#8217;ils étaient censés protéger, et non dépouiller.</p>
<p>Cependant, comme le souligne le spécialiste Dario Restrepo dans une étude réalisée par l&#8217;Université nationale de Colombie, avec l&#8217;arrivée au pouvoir de Morales, un programme opposé à celui qui avait prévalu au cours des 20 dernières années fut lancé.</p>
<p>« (&#8230;) au lieu d&#8217;une démocratie représentative exclusive, revendication du pouvoir pour les communautés, les peuples et les organisations indigènes, paysannes et populaires ; au lieu de se revendiquer comme le président d&#8217;une Bolivie moderne, occidentale et libérale, il exprima le désir d&#8217;une Bolivie multinationale et critique de &#8220;l&#8217;État colonial&#8221; et de la démocratie libérale et bourgeoise », peut-on lire.</p>
<p>LA BOLIVIE AVEC EVO</p>
<p>Selon le journal chilien La Tercera, au cours des 12 dernières années, l&#8217;économie bolivienne a connu une croissance annuelle de 4,9%, dépassant de loin la moyenne régionale de 2,7% et triplant son PIB de 11 520 millions de dollars à 37 776 millions de dollars actuellement.</p>
<p>De plus, cette publication affirme que, selon l&#8217;Institut national des statistiques (INE) du pays, l&#8217;inflation n&#8217;a augmenté que de 2,7% en 2017, le chiffre le plus bas en dix ans, tandis que le marché du travail se renforce.</p>
<p>Par ailleurs, dans une interview accordée par le président bolivien à BBC World, Evo signalait comme une autre des batailles gagnées par son gouvernement, le fait que pendant trois ou quatre années consécutives son pays a été le premier en croissance économique de toute l&#8217;Amérique du Sud. « Cela ne s&#8217;était jamais produit depuis la fondation de la République », a-t-il réaffirmé.</p>
<p>Une autre réalisation majeure sous sa direction a été la réduction du secteur le plus déshérité. Selon TeleSur, en 2017 la Bolivie a fait des efforts considérables pour réduire la pauvreté, qui est tombée à son plus bas niveau historique, à savoir 36,4%.</p>
<p>Le revenu minimum a augmenté de 127% et le salaire minimum pour les travailleurs est le deuxième meilleur d’Amérique latine.</p>
<p>Mais la population n&#8217;en a pas seulement bénéficié sur le plan économique. Comme le précise le président bolivien dans cet entretien : « Le secteur le plus humilié et le plus marginalisé, celui des femmes de toutes les classes sociales et des peuples autochtones, a désormais des espaces dans l&#8217;État plurinational. Nous avons tous les mêmes droits et les mêmes devoirs », a-t-il souligné.</p>
<p>Selon l&#8217;analyste Hugo Siles, « l&#8217;histoire contemporaine de la Bolivie est divisée en deux : avant et après Evo Morales ». Il souligne par ailleurs pour le journal La Nation : « La Bolivie a beaucoup changé au cours de la dernière décennie, il y a un avant et un après d&#8217;Evo Morales. C&#8217;est un pays très différent sur les plans social, économique et politique. L&#8217;arrivée d’Evo Morales a entraîné un changement à 180 degrés sur des questions telles que la gestion des ressources naturelles et l&#8217;inclusion des peuples autochtones. »</p>
<p>Dans le même temps, Siles reconnaît qu&#8217;il reste beaucoup à faire, en particulier sur les questions relatives aux réformes ou aux changements du système judiciaire et à une meilleure reconnaissance de la population LGBT+.</p>
<p>Cet homme simple, issu d&#8217;une famille modeste, qui a dû travailler comme briqueteur, boulanger et trompettiste pour payer ses études, a été qualifié de terroriste et diabolisé par l&#8217;opposition pour réduire ses aspirations politiques. Cependant, en 2005, il remportait les élections présidentielles avec 53,7% des voix, un soutien qui n’a pas faibli jusqu’à aujourd’hui.</p>
<p>EN CHIFFRES</p>
<p>1,5 milliard de dollars seront investis dans les travaux de construction de routes et d&#8217;aéroports en cours, a annoncé le gouvernement d’Evo Morales</p>
<p>3 000 centres de santé publique de premier niveau ont été ouverts depuis l’arrivée au pouvoir d&#8217;Evo Morales en Bolivie, ainsi que plus de 200 centres de santé pour l’attention secondaire dans tout le pays, selon la ministre de la Santé Ariana Campero.</p>
<p>85,2% de la population a accès à l&#8217;eau potable, désormais garantie à une population qui a vécu autrefois une « guerre de l&#8217;eau ».</p>
<p>1 400 000 titres fonciers ont été délivrés aux paysans et aux populations autochtones de Bolivie.</p>
<p>900 000 personnes âgées perçoivent le « Revenu de la dignité », grâce à un investissement de plus de 2 962 millions de dollars.</p>
<p>14% du budget est alloué par le gouvernement bolivien à l&#8217;éducation.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Miguel Diaz-Canel a reçu le président bolivien Evo Morales</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2018 17:00:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans une atmosphère cordiale, les deux chefs d’État ont convenu d’œuvrer au renforcement des liens bilatéraux et d'élargir la coopération dans divers domaines. Ils ont également échangé des vues sur les principales questions de la situation régionale et internationale. Le dirigeant bolivien a réitéré ses félicitations au camarade Diaz-Canel Bermudez et adressé ses salutations chaleureuses au général Raul Castro Ruz.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3510" alt="Canel y Evo Morales" src="/files/2018/04/Canel-y-Evo-Morales.jpg" width="300" height="249" />Le président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a reçu le 23 avril le camarade Evo Morales Ayma, président de l&#8217;État plurinational de Bolivie, en visite officielle dans notre pays.</p>
<p>Dans une atmosphère cordiale, les deux chefs d’État ont convenu d’œuvrer au renforcement des liens bilatéraux et d&#8217;élargir la coopération dans divers domaines. Ils ont également échangé des vues sur les principales questions de la situation régionale et internationale. Le dirigeant bolivien a réitéré ses félicitations au camarade Diaz-Canel Bermudez et adressé ses salutations chaleureuses au général Raul Castro Ruz.</p>
<p>Parallèlement, le Président cubain a réaffirmé le soutien et la solidarité de Cuba envers le peuple et le gouvernement boliviens.</p>
<p>Evo Morales était accompagné d’Ariana Campero Nava, ministre de la Santé, et de l&#8217;ambassadeur à Cuba, Juan Ramon Quintana Taborga.</p>
<p>Du côté cubain, le ministre des Relations extérieures Bruno Rodriguez Parrilla et les vice-ministres de la Santé publique et des Relations extérieures, Marcia Cobas Ruiz et Rogelio Sierra Diaz, étaient présents, ainsi que l&#8217;ambassadeur Benigno Pérez Fernandez.</p>
<p>L’HÉRITAGE DE FIDEL AU PROGRAMME</p>
<p>Le président bolivien a exprimé sa volonté d’œuvrer à un nouvel agenda de travail entre les deux pays sur la base de l&#8217;héritage du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro.</p>
<p>Evo Morales a fait ces déclarations à la presse cubaine après avoir rendu hommage au Héros national José Marti au Mémorial éponyme, sur la Place de la Révolution.</p>
<p>Selon les déclarations du président Morales, sa visite a pour objectif de reprendre le programme de l&#8217;Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique-Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP) et de la Communauté des États d&#8217;Amérique latine et des Caraïbes (CELAC).</p>
<p>Dans l&#8217;après-midi, au terme de sa visite du Centre de génie génétique et de biotechnologie, en compagnie de Miguel Diaz-Canel, Evo a tenu une conférence de presse.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Arrivée du président Evo Morales à Cuba</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Aug 2016 20:43:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Evo Morales Ayma, président de l’État plurinational de Bolivie, est arrivé à Cuba lundi après-midi, dans le cadre des activités organisées à l’occasion du 90e anniversaire du leader de la Révolution Fidel Castro.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3068" alt="evo Morales" src="/files/2016/08/evo-Morales-300x141.jpg" width="300" height="141" />Evo Morales Ayma, président de l’État plurinational de Bolivie, est arrivé à Cuba lundi après-midi, dans le cadre des activités organisées à l’occasion du 90e anniversaire du leader de la Révolution Fidel Castro.</p>
<p>La visite du président Evo Morales confirme l’excellent état des relations entre les peuples et les gouvernements de Cuba et de la Bolivie.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Raul a reçu Evo Morales</title>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2016 15:24:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, a reçu dans, l’après-midi de ce vendredi, le camarade Evo Morales, président de l’État plurinational de Bolivie, en visite officielle dans notre pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-2966" alt="evo y Raúl" src="/files/2016/05/evo-y-Raúl.jpg" width="300" height="180" />Le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, a reçu dans, l’après-midi de ce vendredi, le camarade Evo Morales, président de l’État plurinational de Bolivie, en visite officielle dans notre pays.</p>
<p>Au cours de cet entretien fraternel, les deux dirigeants se sont félicités de l’excellent état des relations bilatérales, basées sur la solidarité et la coopération, et ils ont réaffirmé leur volonté d’œuvrer à leur renforcement. Ils ont également échangé des vues sur les processus d’intégration dans notre région, notamment sur la consolidation de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac), ainsi que sur plusieurs sujets de l’actualité internationale.</p>
<p>Le président Morales était accompagné par David Choquehuanca Cespedes, Reymi Ferreira Justiniano, Ariana Campero Nava et Roberto Ivan Aguiar Gomez, respectivement ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de la Santé et de l’Éducation.</p>
<p>Étaient présents, pour la partie cubaine, le ministre des Relations extérieures Bruno Rodriguez Parrilla, Ricardo Cabrisas Ruiz, vice-président du Conseil des ministres, et Roberto Morales Ojeda et Ena Elsa Velazquez Cobiella, ministres de la Santé publique et de l’Éducation, respectivement.</p>
<p><strong>(Prensa Latina)</strong></p>
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		<title>Evo Morales est arrivé à Cuba</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2016 14:56:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le chef d’État, qui a été reçu à l’aéroport international José Marti de la capitale cubaine par le Premier vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, rendra hommage au Héros national cubain José Marti au mausolée qui porte son nom sur la Place de la Révolution dans l’après-midi, et aura des entretiens avec le président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, le général d’armée Raul Castro.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-2978" alt="evo llegando" src="/files/2016/05/evo-llegando.jpg" width="300" height="212" />Le président bolivien, Evo Morales, a entamé dans la matinée de ce vendredi une visite officielle à Cuba pour, entres autres questions d’intérêt, échanger des vues sur l’état actuel des relations bilatérales et élargir la coopération.</p>
<p>Le chef d’État, qui a été reçu à l’aéroport international José Marti de la capitale cubaine par le Premier vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, rendra hommage au Héros national cubain José Marti au mausolée qui porte son nom sur la Place de la Révolution dans l’après-midi, et aura des entretiens avec le président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, le général d’armée Raul Castro.</p>
<p>La visite du premier président indigène de Bolivie vient confirmer la solidité des liens qui unissent les deux pays. À plusieurs occasions, Evo Morales a souligné l’aide apportée par Cuba à la Bolivie, en dépit du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à l’île.</p>
<p>Les deux pays ont joué un rôle prépondérant pour condamner auprès des instances internationales les agressions perpétuées des derniers temps contre les gouvernements progressistes de la région.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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