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	<title>Cubadebate (Français) &#187; El Salvador</title>
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		<title>Le monde et Cuba : navires négriers, files d’attente et pénuries en temps de COVID-19</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2020 17:23:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je me suis immédiatement souvenu de l’image vue dans l’un des livres d’histoire qui m’ont accompagné à l’école primaire : le navire négrier. Ces hommes entassés, comme des pièces d’un assemblage géométrique parfait composé d’êtres humains. Cependant, cette fois il ne s’agissait pas d’histoire, mais d’actualité. Les images qui ont parcouru le monde depuis les prisons du Salvador montrent comment le système qui s’érige en modèle pour le monde traite ses rebuts.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4581" alt="prisioneros" src="/files/2020/06/prisioneros.jpg" width="300" height="253" />Je me suis immédiatement souvenu de l’image vue dans l’un des livres d’histoire qui m’ont accompagné à l’école primaire : le navire négrier. Ces hommes entassés, comme des pièces d’un assemblage géométrique parfait composé d’êtres humains.</p>
<p>Cependant, cette fois il ne s’agissait pas d’histoire, mais d’actualité. Les images qui ont parcouru le monde depuis les prisons du Salvador montrent comment le système qui s’érige en modèle pour le monde traite ses rebuts. Il est vrai que ce sont des délinquants, membres de bandes criminelles qui exercent une violence extrême, fruit des conditions économiques et sociales issues du modèle imposé depuis les États-Unis à son « arrière-cour » comme unique option pour les jeunes de familles humbles. Mais rien ne justifie le traitement humiliant et presque animal à des êtres humains, encore moins son exhibition médiatique à des fins politiques et démagogiques, comme l’a fait le gouvernement salvadorien. Cependant, les dépositaires des Droits humains dans la région, ceux-là même qui depuis Washington sanctionnent des pays au nom du respect à ce qu’ils appellent les « valeurs universelles » ont tout simplement gardé le silence face à de tels faits.</p>
<p>Les prisons latino-américaines en temps de pandémie de COVID-19 ont vécu deux contagions massives (Pérou), des mutineries dues au fait que les conditions minimales de salubrité dans lesquelles vivent les détenus (Argentine, Colombie, Brésil…) n’étaient pas garanties, ainsi que des scènes qui rappellent le fascisme, comme en témoignent les images des prisons salvadoriennes. Il y a des exceptions, mais on n’en parle pas.</p>
<p>Selon le gouvernement cubain, aucun cas de COVD-19 n’a été enregistré dans ses établissements pénitentiaires et au milieu de cette situation mondiale 421 personnes en prison préventive ont été remises en liberté et 6 158 ont été libérées de façon anticipée. Comment est-ce possible ? Une société peut le faire : celle où le crime organisé n’existe pas, où la première mission des institutions pénitentiaires est de rééduquer, et où le Système de santé, doté du plus grand nombre de médecins per capita du monde, prend également en charge les prisons. Et ceci en dépit d’une économie que les États-Unis s&#8217;obstinent à priver du moindre dollar, de l’entrée du moindre navire pétrolier, de médicaments, d’équipements destinés au Système de santé.</p>
<p>Néanmoins, Cuba est observée à la loupe. Alors que le puissant voisin, qui lui impose un blocus et dont la population est 30 fois supérieure, enregistrait avec la COVID-19 autant de décès que durant sa guerre la plus cruelle (Vietnam), – atteignant le million d’infectés –, l’information pour un magazine étasunien, accréditée à La Havane, était que 48 nouveaux cas de contagion du virus avaient été enregistrés en un jour par le Système de santé publique, et le Washington Post avançait sans preuve et à partir d’une seule source non prouvée, que « les Cubains combattent la censure de leur gouvernement en pleine pandémie », car supposément on ne permet à personne de tirer profit de la pénurie que la politique du gouvernement des États-Unis cherche à provoquer, tout en la présentant comme une situation qui n’a rien à voir avec sa politique. C’est ce que fait un média du pays qui s’acharne contre Edward Snowden et Julian Assange, et qui a pour alliés à l’OTAN « des démocraties » comme l’espagnole, qui rien qu’en 2019 a appliqué 766 416 amendes en raison de la Loi Bâillon, pour un total de 416 527 489 euros.</p>
<p>Y a-t-il des files d&#8217;attente à Cuba ? Oui, et beaucoup. Y a-t-il pénurie ? Il y en a en effet. Le blocus est-il la seule cause des problèmes économiques de Cuba ? Non, et le gouvernement cubain est le premier à le dire, mais aussi, comme l&#8217;ont reconnu un nombre écrasant de pays au sein des Nations unies, il a déclaré que le blocus est le principal obstacle au développement de l&#8217;Île et la principale violation des droits humain de sa population. Cela fait 60 ans, un fonctionnaire du Département d&#8217;État a rédigé un mémorandum pour le président des États-Unis, indiquant que la stratégie efficace pour renverser la Révolution cubaine était de provoquer des carences et des pénuries, afin que le peuple se lasse et renverse le gouvernement. Une politique que personne n&#8217;a poussée aussi loin que l&#8217;administration de Donald Trump.</p>
<p>Y a-t-il des files d&#8217;attente dans le capitalisme ? Il y en a. Moins qu&#8217;à Cuba ? Moins. Et dans le capitalisme du tiers-monde, y a-t-il moins de files d’attente qu&#8217;à Cuba ? Oui. Pourquoi ? Parce que dans le capitalisme, la file d&#8217;attente est celle de l&#8217;armée des exclus pour survivre dans des emplois précaires, qui leur donnent à peine de quoi payer l&#8217;électricité, l&#8217;eau et le loyer, s&#8217;ils ont une ou plusieurs de ces trois choses, et lorsque quelque chose vient à manquer, comme c&#8217;est le cas maintenant du gel hydro alcoolique ou des masques de protection, le prix est multiplié et voilà tout. Pourquoi alors voit-on des files d&#8217;attente en ce moment dans les villes des États-Unis et d&#8217;Europe ? Ce sont des files d&#8217;attente pour avoir accès à de la nourriture gratuite pour le nombre croissant de chômeurs et de pauvres, et ces files d’attente ne sont pas régulées par l&#8217;offre et la demande, bien que ces jours-ci nous en ayons vu d&#8217;autres qui n&#8217;existent pas à Cuba : des files d&#8217;attente pour recevoir des soins médicaux, des files d&#8217;attente pour mourir et des files d&#8217;attente y compris pour être enterré. Que se passerait-il s&#8217;ils subissaient un blocus comme celui que subit Cuba ? Comme l&#8217;a déclaré Rafael Correa, ancien président de l&#8217;Équateur, qui est docteur en Sciences économiques :</p>
<p>« Évaluer le succès ou l&#8217;échec du modèle économique cubain, en faisant abstraction d&#8217;un blocus criminel de plus de 50 ans, est une pure hypocrisie. Tout pays capitaliste d&#8217;Amérique latine s&#8217;effondrerait en quelques mois sous le coup d&#8217;un blocus similaire. »</p>
<p>Même sans blocus, cette méga crise provoquée par la pandémie de COVID-19 rend visibles des fissures dans les chaînes logistiques, y compris chez les plus riches, comme l’affirme le journal The Chicago Tribune : « Après des semaines d’inquiétude à cause des pénuries dans les magasins de comestibles et les émeutes pour trouver la dernière boîte de pâtes ou le dernier rouleau de papier toilette, beaucoup des plus grandes exploitations agricoles du pays sont aux prises avec un autre effet désastreux de la pandémie. Elles sont obligées de détruire des dizaines de millions de livres de nourriture fraîche qu&#8217;elles ne peuvent plus vendre (&#8230;). »</p>
<p>« La plus grande coopérative laitière du pays, Dairy Farmers of America, estime que les agriculteurs déversent jusqu&#8217;à 3,7 millions de gallons de lait par jour. Une seule usine de transformation de poulets casse 750 000 œufs non éclos chaque semaine. »</p>
<p>À ce propos, l&#8217;analyste économique Stacy Herbert signalait dans l’émission Keiser Report que lorsque les œufs reviendraient sur le marché, ils seraient quatre fois plus chers qu’auparavant, il n&#8217;y aura bien sûr plus de file d&#8217;attente pour les acheter.</p>
<p>Ces jours-ci, Cuba mène, comme le monde entier, sa bataille contre la COVID-19, ainsi que contre deux autres qui ne concernent qu&#8217;elle et un groupe de personnes choisies par le gouvernement étasunien : celle du blocus économique et la guerre médiatique. Pour la presse qui la juge, tout ce qui ne va pas sur l&#8217;île est de la faute du socialisme, comme tout ce qui ne va pas avec la COVID-19 aux États-Unis, n&#8217;est, au mieux, que la faute de Donald Trump. Pendant ce temps, Cuba soumise à un blocus, où on ne voit pas de prisonniers exposés comme des animaux sauvages dans des navires négriers, ni de files de cadavres non enterrés ni de malades sans soins médicaux, est en tête dans la bataille mondiale contre la COVID-19, et il ne lui suffit pas de se battre pour elle, elle envoie ses médecins dans des dizaines de pays où le capitalisme a échoué à garantir le plus élémentaire des droits : la vie.</p>
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		<title>Le président salvadorien satisfait de sa visite à Cuba</title>
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		<pubDate>Fri, 29 May 2015 14:59:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[El Salvador]]></category>
		<category><![CDATA[Salvador Sanchez Cerén]]></category>

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		<description><![CDATA[« Nous sommes des camarades parfaits », a-t-il affirmé, avant de qualifier sa rencontre avec le président Raul Castro de longue et fraternelle. « Il m’a permis de découvrir la profondeur de l’humanité de son caractère ».  Il a également fait référence aux efforts conjoints en faveur de l’intégration entre les organismes comme la Communauté des États latino-américains et caribéens (Celac), l’Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA) et Petrocaribe, afin de construire un monde nouveau pour toute l’Amérique latine sur la base d’une relation de plus grande indépendance.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-2139" alt="salvador se va" src="/files/2015/05/salvador-se-va.jpg" width="300" height="226" />« Nous sommes des camarades parfaits », a-t-il affirmé, avant de qualifier sa rencontre avec le président Raul Castro de longue et fraternelle. « Il m’a permis de découvrir la profondeur de l’humanité de son caractère ».</p>
<p>Il a également fait référence aux efforts conjoints en faveur de l’intégration entre les organismes comme la Communauté des États latino-américains et caribéens (Celac), l’Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA) et Petrocaribe, afin de construire un monde nouveau pour toute l’Amérique latine sur la base d’une relation de plus grande indépendance.</p>
<p>Et d’ajouter que la rencontre avec le président cubain a été l’occasion de passer en revue les résultats obtenus dans les différentes sphères de coopération bilatérale. « Elles sont très importantes pour le Salvador car elles nous permettent de partager tout le développement et tout le talent de la Révolution cubaine », a-t-il dit.</p>
<p>Le chef d’État salvadorien s’est dit très satisfait de cette visite, qui a permis d’évaluer les progrès réalisés dans des secteurs de coopération, comme l’éducation physique, l’alphabétisation, l’environnement et l’agriculture. Un secteur « très importants pour nous, car nous voulons garantir la sécurité alimentaire de notre peuple ». Concernant la culture, il s’est dit agréablement surpris par la brillante prestation de la compagnie de théâtre d’enfants La Colmenita, indiquant qu’il espérait que son pays puisse avoir un jour avoir un groupe semblable.</p>
<p>Par ailleurs, il a annoncé que, dans le cadre d’un accord signé entre les ministères de la Santé des deux pays dans le contexte de sa visite, un centre ophtalmologique sera inauguré au Salvador, vendredi prochain, ce qui facilitera la prise en charge des patients.</p>
<p>Sanchez Cerén est arrivé à Cuba mardi 26 mais pour sa première visite officielle en tant que chef d’État de ce pays d’Amérique centrale, afin de renforcer les liens entre nos deux pays.</p>
<p>Après un demi-siècle d’interruption, Cuba et le Salvador ont renoué leurs relations diplomatiques en 2009 avec l’arrivée au pouvoir du Front Farabundo Marti de libération nationale.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Un Front parlementaire contre la faim est créé au Salvador</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jul 2012 20:55:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[El Salvador]]></category>
		<category><![CDATA[Mauricio Funes]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Assemblée Législative  du Salvador a créé le Front Parlementaire contre la Faim, une initiative régionale lancée dans la ville brésilienne de Sao Paulo pour combattre ce fléau. Le député Orestes Ortez, du Front Farabundo Marti pour la Libération Nationale, a expliqué à San Salvador, la capitale, qu’avec le nouveau mécanisme le Parlement appuiera la gestion du gouvernement du président Mauricio Funes, pour éliminer la faim dans ce pays centraméricain.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1718" src="/files/2012/07/FOTO-25-PARA-BLOG-001.jpg" alt="" width="300" height="250" />San Salvador, 19 juillet (RHC-PL)- L’Assemblée Législative  du Salvador a créé le Front Parlementaire contre la Faim, une initiative régionale lancée dans la ville brésilienne de Sao Paulo pour combattre ce fléau.</p>
<p>Le député Orestes Ortez, du Front Farabundo Marti pour la Libération Nationale, a expliqué à San Salvador, la capitale, qu’avec le nouveau mécanisme le Parlement appuiera la gestion du gouvernement du président Mauricio Funes, pour éliminer la faim dans ce pays centraméricain.</p>
<p>Orestes Ortez a souligné que l’un des objectifs du groupe politique est de promouvoir des législations permettant l’impulsion de l’activité agricole au Salvador.</p>
<p>L’acte de  constitution du nouvel organisme a été souscrit par 12 députés, parmi eux le président de l’Assemblée,  Sigfrido Reyes, et des fonctionnaires de l’ONU et du SICA, le Système d’Intégration Centraméricaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Entre l’émigration et le crime</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/auteurs/fidel-castro-ruz/2011/03/26/entre-lemigration-et-le-crime/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Mar 2011 01:33:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[El Salvador]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Honduras]]></category>
		<category><![CDATA[L’Amérique latine]]></category>

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		<description><![CDATA[Le fait est que de nombreux jeunes centraméricains sont poussés par l’impérialisme à tenter de traverser une frontière toujours plus rigide et plus infranchissable ou de prêter service aux richissimes gangs de narcotrafiquants. J’ai une question à poser à Obama : Ne serait-il pas juste que les États-Unis promulguent une Loi d’ajustement pour tous les Latino-Américains, à l’image de celle qu’ils ont inventée pour punir Cuba voilà plus d’un demi-siècle ? La quantité de personnes qui meurent à la frontière des USA ou qui meurent d’ores et déjà chaque année par dizaine de milliers dans les peuples auxquels vous offrez une « Alliance entre égaux » continuera-t-elle de croître à l’infini ?]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les Latino-Américains ne sont pas des criminels nés et ils n’ont pas inventé les drogues.</p>
<p>Les Aztèques, les Mayas et d’autres groupes humains précolombiens du Mexique et d’Amérique centrale étaient d’excellents agriculteurs et ne cultivaient pas la coca.</p>
<p>Les Quechuas et les Aymaras produisaient des aliments nutritifs sur des terrasses parfaitement alignées qui suivaient les courbes de niveau des Andes. Ils cultivaient le quinoa, une céréale riche en protéines, et la pomme de terre sur la puna, parfois à plus de trois ou quatre mille mètres d’altitude.</p>
<p>Ils connaissaient et cultivaient aussi la coca, dont ils mâchaient les feuilles pour alléger les rigueurs de l’altitude. Son usage actuel remonte donc à la nuit des temps, à l’instar de produits cultivés par d’autres peuples comme le café, le tabac ou le vin.</p>
<p>La coca est originaire des versants abruptes des Andes amazoniennes. Les habitants la connaissaient depuis bien avant l’Empire inca dont le territoire, à son apogée, s’étendait du sud de la Colombie au Nord-Ouest de l’Argentine, couvrant l’Équateur, le Pérou, la Bolivie et l’Est du Chili, soit près de deux millions de kilomètres carrés.</p>
<p>Mâcher la feuille de coca devint un privilège des empereurs incas et de la noblesse durant les cérémonies religieuses.</p>
<p>Une fois disparu l’Empire inca à la suite de l’invasion espagnole, les nouveaux maîtres stimulèrent la mastication traditionnelle de la feuille de coca pour que les indigènes puissent travailler plus longtemps dans la journée, et ce droit a perduré jusqu’à ce que la Convention unique sur les stupéfiants adoptée par les Nations Unies en ait interdit l’usage, hormis à des fins médicinales ou scientifiques.</p>
<p>Presque tous les pays la signèrent. C’est à peine si l’on discutait les questions relatives à la santé. Le trafic de cocaïne n’atteignait pas encore sa gigantesque ampleur actuelle. Depuis, de très graves problèmes ont surgi qui exigent des analyses profondes.</p>
<p>L’ONU affirme avec délicatesse, au sujet de cette question épineuse du rapport entre la drogue et la criminalité organisée : « L’Amérique latine n’est pas efficace dans son combat contre la criminalité. »</p>
<p>Les informations publiées par différentes institutions varient à cause du caractère sensible de cette question. Les données sont parfois si complexes et si nombreuses qu’elles peuvent induire en erreur. En tout cas, ce qui est incontestable, c’est que le problème s’aggrave, et très vite.</p>
<p>Voilà presque un mois et demi, le 11 février 2011, le Conseil citoyen pour la sécurité publique et la justice du Mexique a publié un rapport qui offre des données intéressantes sur les cinquante villes les plus violentes au monde compte tenu des homicides commis en 2010 : le Mexique en réunit le quart. Et, pour la troisième année consécutive, Ciudad Juárez, à la frontière étasunienne, occupe le premier rang.</p>
<p>Le rapport affirme : « Cette année, le taux d’assassinats à Juárez a été supérieur de 35 p. 100 à celui de Kandahar, en Afghanistan, qui occupe la seconde place, et de 941 p. 100 à celui de Bagdad », autrement dit presque dix fois plus que la capitale iraquienne, qui apparaît au cinquantième rang de la liste.</p>
<p>San Pedro Sula, au Honduras, occupe la troisième place avec 125 assassinats pour 100 000 habitants, seulement dépassée par Ciudad Juárez, au Mexique, avec 229 et Kandahar, en Afghanistan, avec 169.</p>
<p>Tegucigalpa, au Honduras, occupe la sixième place, avec 109 assassinats pour 100 000 habitants.</p>
<p>Ainsi donc, le Honduras, le pays où se trouve la base aérienne étasunienne de Palmerola où un coup d’État a été fomenté sous l’administration Obama, compte deux villes parmi les six premières au monde en matière d’assassinat. La capitale du Guatemala atteint 106.</p>
<p>Toujours selon ce rapport, Medellín (Colombie) figure parmi les villes les plus violentes d’Amérique et du monde avec 87,42 assassinats.</p>
<p>Le discours du président étasunien Barack Obama en El Salvador et sa conférence de presse postérieure m’imposent le devoir de publier ces lignes sur ce point.</p>
<p>Dans mes Réflexions du 21 mars, je l’ai critiqué pour son manque d’éthique : n’avoir même pas mentionné au Chili le nom de Salvador Allende, un symbole de dignité et de courage pour le monde entier, mort des suites du coup d’État fomenté par un président étasunien.</p>
<p>Comme il devait se rendre le lendemain en El Salvador, un pays centraméricain qui symbolise les luttes des peuples de Notre Amérique et qui a été parmi ceux qui ont le plus souffert de la politique des USA sur notre sous-continent, j’ai écrit : « Là, il va falloir qu’il s’ingénie pas mal, parce que les armes et les instructeurs reçus des administrations étasuniennes ont fait couler bien du sang dans ce pays frère. Je lui souhaite un bon voyage et un peu plus de… bon sens. »</p>
<p>Je dois avouer qu’il a été un peu plus délicat à cette dernière étape de sa tournée latino-américaine.</p>
<p>Tous les Latino-Américains, croyants ou non, admirent monseigneur Oscar Arnulfo Romero et les six jésuites lâchement assassinés par les nervis que les Etats-Unis ont entraînés, soutenus et armés jusqu’aux dents. Le FMLN, une organisation militante de gauche, livra en El Salvador une des luttes les plus héroïques de notre continent, et le parti issu des rangs de ses glorieux combattants – dont l’histoire profonde n’a pas encore été écrite – fut élu par le peuple à la présidence du pays.</p>
<p>Il est urgent en tout cas de se colleter avec le dilemme dramatique que vit non seulement El Salvador, mais encore le Mexique, le reste de l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud.</p>
<p>Obama en personne a affirmé qu’environ deux millions de Salvadoriens, soit 30 p. 100 des habitants, vivaient aux USA où des centaines de milliers d’habitants ont été contraints d’émigrer à cause de la répression brutale orchestrée contre les patriotes et du pillage systématique de ce pays par les États-Unis.</p>
<p>Ce qu’il y a de nouveau, c’est qu’à la situation désespérée des Centraméricains, sont venus s’ajouter le pouvoir incroyable des bandes  terroristes, le trafic d’armes sophistiquées et la demande de drogues en provenance du marché étasunien.</p>
<p>Dans le bref discours qu’il a prononcé avec son visiteur, le président salvadorien a affirmé :</p>
<p>« J’ai insisté devant lui sur le fait que la criminalité organisée, le trafic de drogues, l’insécurité des citoyens n’étaient pas des questions qui inquiétaient uniquement El Salvador, le Guatemala, le Honduras ou le Nicaragua, ni même le Mexique ou la Colombie, mais qu’elles préoccupaient la région dans son ensemble, et que nous œuvrons à cet égard pour la mise en place d’une stratégie régionale à travers l’Initiative centraméricaine concernant la sécurité régionale (CARCIS).</p>
<p>« J’ai insisté sur le fait que cette question ne devait pas être abordée seulement par la répression de la criminalité à travers le renforcement de nos polices et de nos armées, mais qu’il fallait aussi mettre l’accent sur la prévention du délit et que la meilleure arme pour combattre la délinquance en soi dans la région était par conséquente d’investir dans des politiques sociales. »</p>
<p>Le président étasunien a répondu :</p>
<p>« Le président Funes s’est engagé à créer plus de possibilités économiques ici, en El Salvador, pour que les gens ne soient pas obligés à se rendre dans le Nord pour maintenir leur famille.</p>
<p>« Je sais que c’est particulièrement important pour les quelques deux millions de Salvadoriens qui vivent et travaillent aux États-Unis. […] J’ai donc informé le président des nouvelles lois de protection du consommateur que j’ai signées et qui informent mieux les gens et garantissent que les envois de fonds familiaux parviennent à leurs destinataires.</p>
<p>« Nous engageons aussi de nouveaux efforts pour faire face aux trafiquants de drogues et aux gangs qui ont provoqué tant de violence dans tous nos pays, en particulier ici en Amérique centrale. […]</p>
<p>« …nous dégagerons deux cent millions de dollars pour appuyer les efforts ici dans la région, y compris pour aborder… les facteurs sociaux et économiques qui poussent les jeunes à la délinquance. Nous aiderons à renforcer les tribunaux, les groupes de la société civile et les institutions qui défendent la légalité. »</p>
<p>Rien de mieux pour exprimer l’essence même d’une situation douloureuse et triste.</p>
<p>Le fait est que de nombreux jeunes centraméricains sont poussés par l’impérialisme à tenter de traverser une frontière toujours plus rigide et plus infranchissable ou de prêter service aux richissimes gangs de narcotrafiquants.</p>
<p>J’ai une question à poser à Obama : Ne serait-il pas juste que les États-Unis promulguent une Loi d’ajustement pour tous les Latino-Américains, à l’image de celle qu’ils ont inventée pour punir Cuba voilà plus d’un demi-siècle ? La quantité de personnes qui meurent à la frontière des USA ou qui meurent d’ores et déjà chaque année par dizaine de milliers dans les peuples auxquels vous offrez une « Alliance entre égaux » continuera-t-elle de croître à l’infini ?</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-101320 firma" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/03/firma-de-fidel-25-de-marzo-de-2011-300x171.jpg" alt="" /></p>
<p><strong><br />
Fidel Castro Ruz<br />
Le 25 mars 2011<br />
20 h 46</strong></p>
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		<title>Les Chaussons me Serrent</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 19:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
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		<description><![CDATA[Tandis que les réacteurs sinistrés lancent de la fumée radioactive sur le Japon et que des avions au profil monstrueux et des sous-marins atomiques déversent leurs charges meurtrières télécommandées sur la Libye, un pays nord-africain d’à peine six millions d’habitants, Barack Obama racontait aux Chiliens une comptine semblable à celles que j’écoutais quand j’avais quatre ans : « Les chaussons me serrent, les chaussettes me tiennent chaud, et le baiser que tu m’as donné, je l’emporte en mon cœur. »]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tandis que les réacteurs sinistrés lancent de la fumée radioactive sur le Japon et que des avions au profil monstrueux et des sous-marins atomiques déversent leurs charges meurtrières télécommandées sur la Libye, un pays nord-africain d’à peine six millions d’habitants, Barack Obama racontait aux Chiliens une comptine semblable à celles que j’écoutais quand j’avais quatre ans : « Les chaussons me serrent, les chaussettes me tiennent chaud, et le baiser que tu m’as donné, je l’emporte en mon cœur. »</p>
<p>Certains de ses auditeurs ont dû rester estomaqués dans ce « Centre culturel » de Santiago-du-Chili.</p>
<p>Quand le président a scruté anxieusement son public après avoir mentionné la perfide Cuba, attendant une salve d’applaudissements, un silence glacial lui a répondu. Dans son dos – ah, bienheureux hasard ! – parmi les drapeaux latino-amériubacains, il y avait précisément celui de Cuba.</p>
<p>S’il avait regardé une seconde par-dessus son épaule droite, il aurait vu – telle une ombre – le symbole de la Révolution dans l’île rebelle que son puissant pays a voulu détruire, sans y être jamais parvenu.</p>
<p>Il faut être sans doute extraordinairement irréfléchi pour penser que les peuples de Notre Amérique applaudiraient au cinquantième anniversaire de l’invasion mercenaire de Playa Girón,à cinquante ans de blocus économique criminel d’un pays frère, à cinquante ans de menaces et d’attentats terroristes qui ont coûté des milliers de vies, à cinquante ans de projets d’assassinat des dirigeants d’une révolution historique.</p>
<p>J’ai senti qu’il parlait de moi.</p>
<p>Oui, j’ai prêté service à la Révolution pendant très longtemps, mais je n’ai jamais esquivé les risques, ni violé de principes constitutionnels, idéologique ou moraux. Je regrette de ne pas avoir eu plus de santé pour continuer de la servir.</p>
<p>Quand je suis tombé malade, j’ai renoncé sans hésitation à toutes mes responsabilités étatiques et politiques, même à celle de Premier secrétaire du Parti, et je n’ai jamais tenté de les exercer après mon Adresse du 31 juillet 2006, même quand j’ai recouvré en partie ma santé plus d’un an après, bien que tout le monde ait continué de m’appeler affectueusement  de cette manière.</p>
<p>Mais je suis et resterai ce que j’ai promis d’être : un soldat des idées, tant que je pourrai penser ou respirer.</p>
<p>Quand on a interrogé Obama au sujet du coup d’État contre l’héroïque président Salvador Allende, fomenté comme tant d’autres par les États-Unis, et de la mort mystérieuse d’Eduardo Frei Montalva, assassiné par des agents de la DINA, une création du gouvernement étasunien, il a perdu sa présence d’esprit et a commencé à bafouiller.</p>
<p>Le commentaire de la télévision chilienne à la fin de son discours a été on ne peut plus exact : Obama n’a rien à offrir au continent.</p>
<p>Pour ma part, je ne veux pas donner l’impression que j’éprouve de la haine envers lui, encore moins envers le peuple étasunien, dont, je le reconnais, beaucoup de fils ont contribué à la culture et à la science.</p>
<p>Obama a encore un déplacement à faire, demain matin, en El Salvador. Là, il va falloir qu’il s’ingénie pas mal, parce que les armes et les instructeurs reçus des administrations étasuniennes ont fait couler bien du sang dans ce pays frère.</p>
<p>Je lui souhaite un bon voyage et un peu plus de… bon sens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 21 mars 2011</strong></p>
<p><strong>21 h 32</strong></p>
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