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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Economia</title>
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		<title>Au plus près des préoccupations du peuple</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 16:19:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La mise en œuvre de la Tâche de réorganisation, la performance de l'économie cubaine en janvier et d'autres questions importantes de l'actualité cubaine étaient à l’ordre du jour de la réunion du Conseil des ministres, dirigée par le président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, et le premier ministre, Manuel Marrero Cruz. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5318" alt="canel economia" src="/files/2021/03/canel-economia.jpg" width="300" height="250" />La mise en œuvre de la Tâche de réorganisation, la performance de l&#8217;économie cubaine en janvier et d&#8217;autres questions importantes de l&#8217;actualité cubaine étaient à l’ordre du jour de la réunion du Conseil des ministres, dirigée par le président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, et le premier ministre, Manuel Marrero Cruz</p>
<p>• Près de deux mois après le lancement de la Tâche de réorganisation, l&#8217;un des processus économiques les plus complexes entrepris par la nation, le président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a déclaré : « Nous avons travaillé d’arrache-pied, nous nous sommes penchés sur chaque préoccupation, chaque discussion, et nous avons rectifié ce qui n&#8217;avait pas bien fonctionné ».</p>
<p>Durant l&#8217;évaluation des premiers résultats de cette mesure lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, le chef de l&#8217;État a ratifié la volonté de tout analyser : « le système de travail quotidien n&#8217;a pas été abandonné et nous devons continuer à corriger un groupe de questions pour que la Tâche de réorganisation fonctionne. »</p>
<p>Mars pourrait être un mois de consolidation, qui nous rapprocherait de la réorganisation dans son expression la plus pure et la plus transparente, a déclaré Diaz-Canel. « Mais, nous devons travailler dur et tirer des leçons, car nous allons continuer à vivre des processus complexes comme celui-ci, surtout dans la sphère économique. »</p>
<p>Le président a évoqué la nécessité d&#8217;accorder une plus grande participation aux experts chaque fois qu&#8217;une mesure de grande importance doit être prise. Lorsque l&#8217;on s&#8217;attaque à une tâche d&#8217;une telle complexité, a-t-il dit, il faut faire participer à la discussion les personnes les plus compétentes sur chacune de ces questions.<br />
Conseil des ministres : sur la voie du perfectionnement du projet social et économique cubain.</p>
<p>« La vie nous a enseigné qu&#8217;aucun d&#8217;entre nous ne détient la vérité absolue ; nous devons travailler davantage en équipe, avoir recours davantage aux connaissances des experts, chercher davantage la contradiction dans le débat sur ce que nous allons concevoir », a déclaré le président.</p>
<p>Lors de la réunion de la plus haute instance gouvernementale, qui était dirigée par le Premier ministre Manuel Marrero Cruz, au cours de laquelle plusieurs questions de la vie économique et sociale de la nation ont été abordées, Diaz-Canel a fait des observations sur certaines mesures qui n’ont pas fonctionné dans ce processus, notamment la formation des cadres qui sont chargés de sa concrétisation. Il a ainsi insisté sur le sens des responsabilités des cadres dans leur autoformation.</p>
<p>« Nous devons tous ne pas nous contenter de ce que nous savons, nous devons étudier, chercher des références, des critères, faire des évaluations, parce que tout est très complexe, et nous vivons aussi une époque très complexe. » Nous devons donner l&#8217;exemple et exiger cette formation de nos subordonnés, a-t-il dit.</p>
<p>Face au traitement irresponsable de certaines questions bien conçues dans la Tâche de réorganisation, comme ce fut le cas des prix élevés imposés aux restaurants d’entreprise, le président a critiqué le manque de sensibilité et d&#8217;inquiétude révolutionnaire manifesté par certains dirigeants.<br />
La tâche de Réorganisation défendue par tous et pour le bien de Cuba et de son peuple.</p>
<p>« Nous, les cadres, nous devons nous préoccuper de tout ce qui porte préjudice à la Révolution. » Nous devons être inquiets, contrariés par ce qui a été mal fait, actifs et sensibles aux problèmes de la population, comme le général d&#8217;armée [Raul Castro] nous l&#8217;a demandé à plusieurs reprises : avoir l&#8217;oreille collée au sol, mais pour écouter, agir et ne pas laisser les problèmes s&#8217;accumuler, a-t-il dit.</p>
<p>Diaz-Canel a également évoqué les problèmes de communication, les retards et la bureaucratie qui entravent les processus et la nécessité que les analyses économiques se fondent toujours sur la façon d’atteindre l&#8217;efficacité pour améliorer les indicateurs et non pour augmenter les prix, tout en continuant à mal faire les choses.</p>
<p>Évoquant ces questions devant le Conseil des ministres, le président a estimé que des dysfonctionnements économiques et des mauvaises pratiques qui existaient auparavant se sont ajoutés à la Tâche de réorganisation. Par ailleurs, a-t-il poursuivi, il y a eu aussi des mécontentements dus à la mauvaise information des collectifs sur certaines décisions qui, plus tard, lorsqu’elles ont été mieux expliquées, ont été bien accueillies et comprises.</p>
<p>À tout cela, s’est ajouté des revendications qui s’éloignent de l&#8217;essence de la réforme monétaire, qui ne peuvent pas être admises, liées au maintien, par exemple, des subsides, a-t-il résumé,</p>
<p>La Tâche de réorganisation, a rappelé Diaz-Canel, défend la justice sociale, mais sans égalitarisme. Elle ne la soutient pas en subventionnant tout, elle la défend en protégeant les plus vulnérables et ceux qui en ont besoin.</p>
<p>UN PROCESSUS NÉCESSAIRE VERS L’AMÉLIORATION</p>
<p>Plus de 52 790 personnes ont trouvé un emploi depuis janvier dernier, date de la mise en place de la Tâche de réorganisation : 62% dans le secteur d’État, et parmi ceux-ci, 72 % ont été recrutés dans le système des entreprises.<br />
Une production de quelques 154 000 tonnes par mois est nécessaire pour assurer la distribution des 30 livres mensuelles de fruits et légumes que nous nous proposons.</p>
<p>Cette tendance à l&#8217;augmentation de la recherche d&#8217;emploi et le fait que la plupart des personnes en aient trouvé un dans le secteur où se produit réellement la richesse, sont, à ce jour, parmi les principales réussites de la mesure. C&#8217;est ce qu&#8217;a déclaré le membre du Bureau politique du Parti et chef de la Commission permanente pour la mise en œuvre et le développement, Marino Murillo Jorge, en présentant les premiers résultats de la Tâche de réorganisation de l’économie.</p>
<p>Selon ses informations, le processus de suppression du cuc se déroule à un rythme plus élevé que prévu et, à ce jour, 57% de cette monnaie détenue par la population a été collectée.</p>
<p>Autre aspect positif : « l&#8217;effet de l&#8217;unification des taux de change, car des distorsions sont apparues depuis le point de départ de l&#8217;économie que nous ne voyions pas auparavant, des questions avec lesquelles nous avons cohabité auparavant et qui aujourd’hui posent des problèmes. »</p>
<p>Un élément important a été la transformation du système de subventions et des gratuités, qui nous a permis de mieux identifier et de prendre en charge les familles vulnérables. En outre, nous avançons dans la correction des distorsions de salaires et de prix, ainsi que dans la décentralisation des facultés pour former ces derniers.</p>
<p>Murillo Jorge a évoqué les problèmes identifiés dans l&#8217;application de la Tâche de réorganisation de l’économie, dont la plupart ont été pris en compte à partir des opinions de la population et qui ont nécessité des solutions immédiates pour éviter qu&#8217;ils ne conduisent à des dérives par rapport aux effets attendus de cette mesure.</p>
<p>Parmi ces problèmes, il a signalé les prix excessifs, tant étatiques que non étatiques ; les insuffisances de l&#8217;économie, qui ont conduit à l’augmentation des prix pour les pallier ; le manque de correspondance entre la qualité des produits et les nouveaux prix ; l&#8217;insatisfaction concernant les salaires ou les revenus, ainsi que les formes de paiement et le malaise causé par le peu d&#8217;informations et le faible nombre de magasins qui acceptaient le cuc en paiement au début de la réforme.</p>
<p>Une partie de ces erreurs, a déclaré Murillo Jorge, était associée à la conception des politiques. Parallèlement, une autre série de problèmes a surgi du fait de la mauvaise application de ce qui avait été conçu, une préparation insuffisante, la négligence, le manque d&#8217;exigence, de contrôle et de sensibilité politique.</p>
<p>Se référant à ces questions vitales pour le développement du pays, le Premier ministre a jugé très utiles les visites effectuées dans les provinces, au cours desquelles le gouvernement a pris connaissance des expériences, des erreurs et des plaintes qui existent dans les territoires. Depuis lors, a-t-il dit, des solutions ont été trouvées pour plus d’une trentaine de questions soulevées lors de ces rencontres.</p>
<p>Marrero Cruz a souligné le manque d&#8217;information des travailleurs, en particulier dans le système des entreprises, et la nécessité de renforcer la communication au sein des entités, mais aussi avec la population, afin de dissiper les doutes et d&#8217;atténuer les tensions sur les lieux de travail, générées par des confusions dans les explications données.</p>
<p>Nous avons la conviction, a déclaré le Premier ministre, qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un processus nécessaire. Indépendamment des insatisfactions, c&#8217;est pour recherche le mieux, cela ne doit faire aucun doute. Je crois que nous avons fait des progrès, mais nous ne pouvons pas dire que nous sommes arrivés au bout, nous avons encore des choses à définir, sur lesquelles nous devons travailler rapidement pour rechercher la normalité dont nous avons besoin.</p>
<p>MAINTIEN DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN</p>
<p>Le vice-premier ministre Alejandro Gil Fernandez a déclaré lors cette réunion mensuelle que le pays « adoptera toutes les mesures nécessaires pour assurer le respect du plan de l&#8217;Économie et garantir l&#8217;objectif de croissance que nous avons fixé pour cette année, qui est réaliste et réalisable grâce au travail et à l&#8217;effort collectif ».</p>
<p>En rendant compte de l&#8217;exécution du Plan de l’Économie à la fin du mois de janvier, il a rappelé que ce mois a été marqué par la mise en œuvre de la Tâche de réorganisation, la lutte contre la résurgence de la covid-19 et le déficit marqué des offres à la vente, qui a été aussi l&#8217;effet du renforcement du blocus étasunien contre Cuba, des plus de 200 mesures appliquées contre notre pays et d&#8217;une traque financière implacable.</p>
<p>Le ministre de l&#8217;Économie et de la Planification a rappelé que, outre cette politique hostile, pour que l&#8217;économie cubaine décolle cette année et atteigne le taux de croissance que nous avons prévu, il est essentiel de contrôler l&#8217;épidémie.</p>
<p>Il a expliqué que des travaux sont en cours pour mettre à jour la Stratégie économique et sociale, avec pour priorité la transformation structurelle du système des entreprises, en renforçant la municipalité, dans la production alimentaire, le système d&#8217;incitations à l&#8217;exportation, la mise en œuvre de mesures visant à dynamiser les entreprises d&#8217;État, la création d&#8217;emplois dans le secteur productif, la prise en charge des personnes vulnérables, l&#8217;expansion du secteur non étatique et la stabilité des prix.</p>
<p>À propos de ce premier mois de l&#8217;année, Gil Fernandez a déclaré que 91 300 tonnes de racines comestibles, de légumes, d&#8217;agrumes, de graines et de fruits ont été livrées, un chiffre qui signifie un dépassement du plan conçu, mais qui est bien inférieur à la demande réelle. Compte tenu des calculs qui ont effectués, il faudrait produire environ 154 000 tonnes par mois pour assurer la distribution des 30 livres par habitant que nous nous sommes proposé, a-t-il dit.</p>
<p>Il a souligné comme signe positif le fait que le plan de production d&#8217;électricité en janvier était de 1 536 gWh, alors que nous avons produit 1 376 gWh. Concernant cette question, il a également noté qu&#8217;après avoir comparé avec le même mois de 2020, il ressort que la consommation durant cette période a été de 1 549 gWh, c’est-à-dire que nous avons consommé 11% de moins, ce qui est considéré comme un effet de la Tâche de réorganisation, des économies et de la diminution de la consommation parmi la population.</p>
<p>Il a qualifié de favorable ce qui s&#8217;est passé pendant la période évaluée en ce qui concerne la recherche d&#8217;emploi, un comportement qui a également distingué le mois de février.</p>
<p>Notre grand défi à cet égard, a-t-il souligné, est de créer des emplois de qualité dans tous les secteurs de l&#8217;économie. Un objectif pour lequel diverses politiques sont mises en œuvre.</p>
<p>Réfléchissant sur les aspects qui ont caractérisé l&#8217;économie cubaine en janvier, le Premier ministre a souligné que cette année sera complexe. Nous avons un Plan à défendre, et parmi les priorités qui ont été définies pour la Stratégie économique et sociale, celles liées à la transformation des entreprises et au développement des municipalités ont besoin de plus d&#8217;impulsion. Ce sont deux aspects importants que nous allons renforcer davantage, a-t-il dit.</p>
<p>DES RÉPONSES POUR L&#8217;ÎLE DE LA JEUNESSE</p>
<p>Un programme de développement intégral pour répondre aux problèmes qui se sont accumulés à l&#8217;Île de la Jeunesse au cours de plusieurs années, et qu&#8217;il n&#8217;est pas possible de résoudre uniquement à partir de ce territoire, a été approuvé lors de la session de travail du Conseil des ministres.</p>
<p>Selon le vice-premier ministre, Jorge Luis Tapia Fonseca, l&#8217;objectif de la stratégie conçue est de promouvoir le développement économique et productif du territoire, en renforçant les infrastructures qui serviront de base à l&#8217;augmentation de la production en général, avec un accent particulier sur l&#8217;alimentation.</p>
<p>Ce plan vise également à diversifier les services, à promouvoir la création d&#8217;emplois, d’opportunités de développement local et le renforcement du système d&#8217;établissement de population en tant qu&#8217;axe d&#8217;articulation du territoire.</p>
<p>Pour atteindre l&#8217;autonomie de la municipalité, a-t-il expliqué, il faut une interaction entre les différents acteurs économiques et les entités, la réalisation d’enchaînements productifs solides et la mise en valeur des secteurs les plus dynamiques du territoire, avec la participation de la population de Pinar del Rio.</p>
<p>En même temps, il a déclaré qu&#8217;un vaste processus de formation a été conçu pour les principaux cadres – tant du gouvernement que du système d’entreprises – en matière de développement local, techniques de direction et outils pour la projection, à moyen et long terme, pour l&#8217;innovation, la qualité et les processus de production et de service.</p>
<p>S&#8217;exprimant par vidéoconférence, l’intendant Adiel Morera Macias a qualifié le plan de nécessaire et urgent pour le développement du territoire, avec un impact sur tous les secteurs économiques et sociaux de la municipalité, et dans lequel les potentialités et les limites qui caractérisent actuellement l&#8217;Île de la Jeunesse sont bien définies.</p>
<p>Ce qui nous reste à faire, a-t-il dit, c&#8217;est de mettre tous nos efforts pour faire en sorte que ce plan soit objectif et que nous parvenions au développement dont nous avons besoin, avec nos propres efforts et avec l&#8217;aide de la direction du pays.</p>
<p>Le Premier ministre a rappelé qu&#8217;à une autre époque, il a existé un plan semblable dont le suivi, pour de multiples raisons, n&#8217;a pas été assuré et, par conséquent, l&#8217;Île de la Jeunesse n&#8217;a pas avancé dans son développement et a accumulé de nombreux problèmes, dont beaucoup ont été mis en évidence lors de la visite du gouvernement en novembre dernier.</p>
<p>Ce territoire, a estimé Marrero Cruz, doit être un exemple à suivre en matière d&#8217;autonomie municipale, et aujourd&#8217;hui il ne l&#8217;est pas ; nous en sommes loin, il a même régressé, surtout en matière de production alimentaire. Le défi est de travailler dur et de voir dans quelle mesure nous pouvons contribuer au développement économique et social de la municipalité spéciale.</p>
<p>Nous devons travailler d’arrache-pied, promouvoir des actions à partir d’idées nouvelles et innover, afin que les problèmes ne nous dépassent pas et aussi tirer parti de nombreuses mesures qui, en leur temps, y fonctionnaient très bien, a-t-il conclu.</p>
<p>MAISONS D&#8217;ENFANTS</p>
<p>La possibilité pour les entreprises de production et de services d&#8217;ouvrir des maisons d&#8217;enfants dans leurs locaux a été approuvée par le Conseil des ministres, en tant que variante de prise en charge éducative dans la modalité institutionnelle de la petite enfance, pour les enfants dont les mères, les pères ou les tuteurs y travaillent.</p>
<p>Comme l&#8217;a expliqué la ministre de l&#8217;Éducation, Ena Elsa Velazquez Cobiella, il s’agit d’entreprises qui, en fonction de leurs conditions économiques, peuvent allouer des fonds pour ces actions.</p>
<p>L&#8217;expansion de cette modalité de prise en charge éducative, qui est appliquée dans le pays depuis 1993, permettra une plus grande stabilité de la main-d&#8217;œuvre dans les centres de production et de services. Comme élément significatif, elle a mentionné que sur les 38 maisons d’enfants qui fonctionnaient en 2004, accueillant 1 520 enfants, il en reste 16, avec seulement 453 enfants.</p>
<p>Parmi les principes approuvés pour cette décision, Velazquez Cobiella a souligné que les maisons d&#8217;enfants, bien que nécessaires, ne constituent pas un remplacement du système des jardins d&#8217;enfants, et ne pourront être ouvertes que dans des entreprises qui assumeront leur fonctionnement à partir de leurs propres ressources.</p>
<p>Les entités qui demanderont l&#8217;ouverture des maisons d&#8217;enfants, a-t-elle souligné, seront responsables de la sélection des locaux, du mobilier, de toutes les questions matérielles requises, ainsi que du respect des exigences hygiéniques et sanitaires établies pour la prise en charge d’enfants.</p>
<p>Dans les maisons d&#8217;enfants, a-t-elle dit, le même programme éducatif que dans les jardins d&#8217;enfants sera suivi, et le personnel enseignant qui y travaillera sera reconnu par le ministère de l&#8217;Éducation, qui assurera sa formation, son perfectionnement continu.</p>
<p>AUTRES POINTS À L&#8217;ORDRE DU JOUR</p>
<p>Les membres du Conseil des ministres ont donné le feu vert à la création de l&#8217;Institut national de l&#8217;aménagement du territoire et de l&#8217;urbanisme, en tant qu&#8217;organisme de l&#8217;Administration centrale de l&#8217;État, avec la hiérarchie et l&#8217;autorité qu&#8217;exige une question aussi vitale pour le pays. Cette mesure entraînera la disparition de l&#8217;actuel Institut d&#8217;aménagement du territoire (ipf).</p>
<p>De la sorte, a expliqué Samuel Rodiles Planas, président de l&#8217;ipf, les directions territoriales (municipales et provinciales) de l&#8217;Aménagement du Territoire seront subordonnées verticalement à la nouvelle structure, une décision qui, entre autres avantages, permettra une plus grande exigence dans l&#8217;exécution de la politique de l&#8217;État et une meilleure efficacité dans le contrôle du territoire.</p>
<p>La réunion a également évalué le développement du Programme des protéagineux destinés à l&#8217;alimentation animale, objet d&#8217;un suivi constant de la part du Conseil des ministres. Selon Maria del Carmen Pérez, directrice générale du ministère de la Science, la Technologie et l’Innovation pour les plantes protéiques, qui est en charge de ce programme, plus de 17 730 hectares de plantes fourragères ont été plantés, un chiffre qui montre des progrès, mais qui est insuffisant pour les besoins du pays en matière de développement de l&#8217;élevage.</p>
<p>Malgré les efforts déployés, a-t-elle dit, la compréhension n’a pas été suffisante ni les connaissances nécessaires sur l&#8217;utilité de ces plantes dans l&#8217;alimentation animale ; des déficiences persistent encore dans le contrôle de cette question de la part des entreprises agricoles ; il n&#8217;a pas été possible de multiplier les semences dans les bases productives et la sélection et la gestion des zones de plantation restent inadéquates.</p>
<p>Pour remédier à ces déficiences, a-t-elle dit, plusieurs mesures ont été adoptées qui devraient permettre une meilleure utilisation d&#8217;une source d&#8217;alimentation animale aussi importante et nécessaire. Par exemple, 224 fermes laitières ont été sélectionnées dans le pays, où les innovations seront appliquées avec la participation des universités et des centres de recherche.</p>
<p>Le Conseil des ministres s’est penché sur la manière dont a été menée à bien la politique de perfectionnement du Système national d&#8217;audit, approuvée il y a trois ans, qui, selon Gladys Bejerano Portela, contrôleuse générale de la République, a permis à cette tâche importante de bénéficier d&#8217;une plus grande priorité et d&#8217;une plus grande attention de la part des administrations.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>La réorganisation monétaire : un processus essentiel à la transformation de l&#8217;économie cubaine</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 18:55:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La réorganisation monétaire et de change, son fonctionnement interne et les contraintes objectives qui rendent indispensable la réalisation de ce processus ont été expliqués par Marino Murillo Jorge, membre du Bureau politique du Parti et chef de la Commission permanente pour la mise en œuvre des Orientations, et par Alejandro Gil Fernandez, vice-premier ministre et ministre de l'Économie et de la Planification, qui sont intervenus le 13 octobre lors de l’émission télévisée La Table ronde.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4992" alt="Mesa Redonda" src="/files/2020/10/Mesa-Redonda.jpg" width="300" height="250" />Dans ce processus, personne ne sera abandonné à son sort. Il ne sera pas appliqué non plus de thérapies de choc. Les produits et les services de consommation de masse de première nécessité seront subventionnés</p>
<p>La réorganisation monétaire et de change, son fonctionnement interne et les contraintes objectives qui rendent indispensable la réalisation de ce processus ont été expliqués par Marino Murillo Jorge, membre du Bureau politique du Parti et chef de la Commission permanente pour la mise en œuvre des Orientations, et par Alejandro Gil Fernandez, vice-premier ministre et ministre de l&#8217;Économie et de la Planification, qui sont intervenus le 13 octobre lors de l’émission télévisée La Table ronde.</p>
<p>La première chose qui est apparue clairement est que la réorganisation monétaire et de change à Cuba a un caractère interdisciplinaire et transversal, qui comprend l&#8217;unification monétaire et de change, l&#8217;élimination des aides excessives et des gratuités indues, ainsi que la modification des revenus. Son application est une nécessité impérative et constitue une étape essentielle pour aller de l’avant dans la stratégie économique du pays.</p>
<p>Au début de son discours, Gil Fernandez a fait référence aux paroles du Premier secrétaire du Parti communiste cubain, le général d&#8217;armée Raul Castro Ruz, à la clôture de la 10e Période ordinaire de sessions du Parlement, en décembre 2017 : « Même si l&#8217;élimination de la dualité monétaire et de change ne résoudra pas en soi, comme par magie, tous les problèmes accumulés dans l&#8217;économie cubaine, elle constitue le processus le plus décisif pour aller de l’avant dans la mise à jour du modèle économique cubain, du fait de son impact sur toutes les sphères de l’activité économique et sociale de la nation. Faute de résoudre ce problème, il est difficile d&#8217;avancer correctement.</p>
<p>« Nous devons être capables, tout en unifiant le système monétaire, de surmonter les distorsions existantes en matière d’aides, de prix et de tarifs de gros et de détail et, bien entendu, de pensions et de salaires dans le secteur étatique. »</p>
<p>Il a indiqué que le secteur étatique cubain a un certain niveau de développement, grâce à un travail stratégique mené depuis plusieurs années. Par ailleurs, a-t-il, il est indispensable de parvenir à mettre en place des enchaînements productifs dans des conditions similaires pour les secteurs étatique et non étatique, et il faut également encourager les exportations.</p>
<p>Ce processus a un caractère transversal au sein de l&#8217;économie, si bien qu’il a fallu travailler avec soin et une grande rigueur technique pour chacune des propositions, a déclaré Murillo Jorge. À cet effet, 14 sous-groupes de travail ont été mis en place, auxquels ont participé plus de 200 collègues de différents organismes, ainsi que des universitaires.</p>
<p>« Nous avons même consulté des expériences internationales. C&#8217;est la première fois que nous traitons ces questions en public, mais cela n’est pas suffisant, il nous faudra les expliquer et les clarifier progressivement. »</p>
<p>« Les informations que nous allons donner aujourd’hui sont les idées de départ sur le processus de réorganisation monétaire. Nous demandons de la compréhension, car tout ne peut pas être dit dès aujourd’hui. Il s’agit d’un processus nécessaire qui implique également des risques », a-t-il déclaré.</p>
<p>POURQUOI LA RÉORGANISATION MONÉTAIRE EST-ELLE INDISPENSABLE ?</p>
<p>Pour répondre à cette question, le chef de la Commission permanente pour la mise en œuvre des Orientations a souligné que Cuba est confronté à un environnement monétaire très difficile, qui empêche l&#8217;économie de fonctionner de manière naturelle et qui conduit à sa gestion administrative. Parmi les problèmes ponctuels signalés, figurent :</p>
<p>- Des déformations dans la formation des prix (ils ne permettent pas aux producteurs d’avoir des signaux clairs du marché).</p>
<p>- De graves problèmes de salaires (déficits salariaux accumulés sur une longue période, qui ont conduit à l&#8217;application de mesures qui, à l&#8217;époque, ont été positives, mais qui sont de nature partielle et non intégrale).</p>
<p>- Des problèmes d’efficience dans le système des entreprises qui doivent être pris en compte.</p>
<p>- Problèmes d&#8217;incitation pour les exportateurs.</p>
<p>- Des déséquilibres macroéconomiques dans l&#8217;économie (déficits fiscaux élevés, qui ont dû être approuvés, car le niveau de transfert du budget de l&#8217;État vers le système des entreprises est très élevé, alors que cela doit être l’inverse).</p>
<p>- La comparabilité économique de Cuba avec le monde devient plus complexe.</p>
<p>Tout cela génère une charge institutionnelle élevée.</p>
<p>« L’architecture institutionnelle qui a engendré la dualité monétaire ne peut pas être résolue en peu de temps, car cela a des effets sur les gens. La société cubaine a toujours été très équitable et, par conséquent, les thérapies de choc, les taux de chômage élevés, entre autres mesures extrêmes, ne sont pas une option », a déclaré le membre du Bureau politique du Parti.</p>
<p>Il a également souligné que ce processus a eu des antécédents dans les Orientations approuvées lors des 6e et 7e Congrès du Parti :</p>
<p>6e Congrès, Orientation n° 55 : Avancer sur la voie de l&#8217;unification monétaire, en tenant compte de la productivité du travail et de l&#8217;efficacité des mécanismes de distribution et de redistribution (&#8230;)<br />
7eCongrès, Orientation n° 40 : Conclure le processus d&#8217;unification monétaire et de taux de change comme une étape décisive de la réorganisation monétaire du pays.</p>
<p>Ce sont près de dix années passées dans tout ce processus, a-t-il dit.</p>
<p>DANS QUEL CONTEXTE LE DÉVELOPPEMENT DE CE PROCESSUS EST-IL PROPOSÉ ?</p>
<p>La crise mondiale, aggravée par la pandémie de COVID-19, a provoqué des tensions dans l&#8217;économie au niveau mondial, de sorte que, du point de vue macroéconomique et microéconomique, il est urgent d&#8217;adopter des actions profondes pour avancer dans la mise à jour du modèle économique.</p>
<p>« Il n&#8217;est pas possible de continuer à avancer dans les transformations de l&#8217;économie si nous ne procédons pas à la réorganisation monétaire », a déclaré Murillo Jorge.</p>
<p>QU&#8217;EST-CE QUE LA RÉORGANISATION MONÉTAIRE ?</p>
<p>Le processus comprend quatre parties essentielles :</p>
<p>Unification monétaire.<br />
Unification des taux de change.<br />
Modification des aides (excessives) et des gratuités (indues).<br />
Modification des revenus (ce qui implique une réforme des salaires).</p>
<p>Chacun de ces aspects est traité en même temps, dans le but de parvenir à l&#8217;intégralité requise du processus.</p>
<p>Marino Murillo Jorge a expliqué que l’objectif est que tous les salariés, « au terme de ce processus, soient dans de meilleures conditions qu&#8217;ils ne le sont actuellement. »</p>
<p>« L’unification monétaire entraîne une dévaluation et cela exige des ajustements. Cela provoque une pression sur le système d’entreprises dans la recherche d’efficience, sans thérapie de choc. »</p>
<p>QU&#8217;EST-CE QUI PROVOQUE LA DUALITÉ MONÉTAIRE DANS UN PAYS ?</p>
<p>Elle se produit en raison de certaines situations qui affectent le système de production et empêchent la monnaie nationale de préserver les fonctions de la monnaie.</p>
<p>LES CONCEPTS DE BASE</p>
<p>La dualité monétaire :</p>
<p>Une situation dans laquelle deux monnaies coexistent et partagent légalement, dans une certaine mesure, les fonctions de l’argent dans l&#8217;économie nationale.</p>
<p>Fonctions de l&#8217;argent :</p>
<p>- Moyens de paiement.</p>
<p>- Unité de compte.</p>
<p>- Réserve de valeur.</p>
<p>La dualité monétaire :</p>
<p>Situation dans laquelle il existe deux taux de change pour une même monnaie.</p>
<p>Taux de change :</p>
<p>- Prix d&#8217;une devise exprimé en termes de monnaie nationale (quantité de monnaie nationale par unité de devise).</p>
<p>Dans l&#8217;environnement monétaire cubain, il existe deux taux de change :</p>
<p>- Dans le circuit des entreprises (en gros) 1 CUP =1 CUC et 1 CUC = 1 USD (actuellement avec dotation centrale).</p>
<p>- Dans le circuit des personnes physiques (détail) 25 CUP=1 CUC et 1 CUC=1 USD.</p>
<p>UNIFICATION MONÉTAIRE</p>
<p>« L&#8217;unification monétaire vise à supprimer enfin le CUC. Un délai est accordé afin que l&#8217;État puisse collecter la monnaie en circulation. Les gens auront un certain temps pour effectuer le change. Le peso cubain sera la seule monnaie ayant un cours légal à Cuba », a expliqué Murillo Jorge.</p>
<p>À partir de là, plusieurs inquiétudes se font jour dans notre population, notamment en ce qui concerne ce qui va se passer avec le CUC qu&#8217;ils ont en leur possession, soit parce que cet argent est déposé à la banque, soit à leur domicile, a-t-il dit.</p>
<p>Dans le cadre de ce processus, nous avons donc défini une période d&#8217;au moins six mois pour que la population puisse changer ou dépenser cet argent, a-t-il expliqué. « Le CUC qui continuera à circuler, l&#8217;État le collectera jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il n’y en ait plus. »</p>
<p>Par exemple, pendant la période de temps établie pour effectuer le change, les gens pourront aller dans les magasins et acquérir les produits dont ils ont besoin en payant en CUC, mais la monnaie de cet achat leur sera rendue en CUP, comme le pratiquent déjà certains établissements commerciaux dans leur gestion des ventes, a-t-il dit. « Et de cette façon, le CUC qui reste en possession de la population sera retiré également. »</p>
<p>De même, le taux de change en vigueur avant la mesure sera respecté. Quel que soit le nouveau taux de change, les gens pourront changer au même taux que le taux actuel (24 CUP).</p>
<p>Dans le cas du secteur des entreprises, les comptes en CUC seront transformés en CUP, 1&#215;1, en conservant leur valeur actuelle.</p>
<p>Murillo Jorge a annoncé que l&#8217;unification des taux de change ne sera pas un long processus et impliquera une forte dévaluation.</p>
<p>Il a ajouté par ailleurs que cette mesure sera appliquée le premier jour d’un mois, car les entreprises doivent clôturer leurs états financiers.</p>
<p>« Ce que nous devons dire clairement, c&#8217;est que par la dévaluation de la monnaie, nous recherchons la compétitivité, ce qui signifie un niveau de pression pour le secteur des entreprises, qui devra faire face aux effets de cette dévaluation, notamment en raison des processus liés aux importations et à la fixation des prix de gros. »</p>
<p>Dans ce sens, a-t-il dit, tous les prix de gros à Cuba vont augmenter en corrélation avec l&#8217;augmentation des produits importés. « Il n’existe pas de manière humaine de dévaluer sans que les prix de gros n’augmentent. »</p>
<p>Selon Murillo Jorge, cette augmentation des prix de gros sera également influencée par la réforme salariale qui sera menée dans le pays, car les entreprises devront intégrer les augmentations de salaires dans leurs coûts.</p>
<p>« Dévaluer la monnaie et augmenter les salaires est synonyme d’augmentation des prix, ce qui signifie inflation. La question est de savoir combien de temps il faudra pour que l&#8217;augmentation des prix de gros se répercute sur les détaillants. »</p>
<p>Il a déclaré que ce processus de dévaluation peut prendre de six à douze mois, même si cela se reflètera dans certains produits dès le premier jour. « S&#8217;il n&#8217;y a pas d’augmentation des prix de gros, les entreprises enregistreront des pertes », a déclaré Marino Murillo.</p>
<p>« Le problème est de s&#8217;assurer que l’augmentation des prix ne soit pas supérieure à la hausse des salaires prévue, car il s&#8217;agirait d&#8217;une inflation supérieure à celle qui a été définie. Indépendamment des signaux du marché, les caractéristiques mêmes de l&#8217;économie nous permettent de créer les conditions pour que cela ne se produise pas », a-t-il déclaré.</p>
<p>LES IMPACTS SUR LE SYSTÈME DES ENTREPRISES</p>
<p>Il y a un groupe d&#8217;entreprises à Cuba qui devra faire un effort d’efficience pour supporter le processus de dévaluation, mais il y en a d&#8217;autres dont nous savons à l&#8217;avance qu&#8217;elles ne pourront pas l&#8217;assumer et qu&#8217;elles pourraient subir des pertes, au moins pendant la première année, a déclaré Murillo Jorge.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi nous avons conçu une stratégie pour « donner un coup de pouce » monétaire à ces entreprises pas très efficientes, à savoir que d&#8217;une certaine manière nous subventionnerions les pertes de cette entreprise, mais nous serions gagnants, car nous éviterions sa fermeture, et avec elle, des situations telles que le chômage ou l’interruption des services de base et des besoins fondamentaux, que génèrent ces entreprises pour la population, a-t-il dit</p>
<p>« Il s&#8217;agit d&#8217;un programme d&#8217;aide du gouvernement, avec des engagements très clairs sur la manière dont, au fil du temps, ces pertes seront réduites et l&#8217;entreprise deviendra plus compétitive. »</p>
<p>Par ailleurs, a-t-il dit, cette dévaluation devrait promouvoir ce que l’on appelle la théorie de la correction des prix relatifs, ce qui signifie que les matières premières nationales deviendront moins chères pour l&#8217;industrie cubaine que celles importées.</p>
<p>Donc, nous devons faire en sorte que les matières premières nationales soient moins chères que les matières premières importées, ce qui stimulerait ces enchaînements productifs si nécessaires, a-t-il dit.</p>
<p>« La correction des prix relatifs est l&#8217;effet le plus important que nous établirions, car elle devrait conduire au changement de salaire et la motivation à produire serait plus grande. Bien que ces mesures ne soient pas la baguette magique qui va tout changer, elles créent incontestablement les conditions d&#8217;une réaction positive des producteurs dans le système commercial et apportent un soutien à la politique du pays qui consiste à exporter davantage et à substituer certaines importations. Avec cela, le marché commencera à donner des signaux différents à l&#8217;économie.</p>
<p>« C&#8217;est l&#8217;effet le plus important que nous attendons, une correction des prix relatifs, une augmentation des salaires et une plus grande motivation à travailler, même si cela ne se fera pas du jour au lendemain. »</p>
<p>Dans son intervention, il a reconnu qu&#8217;il y aura de l&#8217;inflation, mais dans le bon sens, car s&#8217;il y a dévaluation, les prix vont augmenter, mais l&#8217;important est que cela ne dépasse pas les indicateurs qui ont été conçus, a-t-il précisé.</p>
<p>Pour contrôler cela, a-t-il dit, nous proposons que les prix d’un petit groupe de produits, qui sont transversaux à l&#8217;économie, soient centralisés, comme, par exemple, le prix du carburant. En même temps, le système commercial aura la faculté de former les autres prix qui ne sont pas centralisés, mais avec certaines limites, a-t-il ajouté.</p>
<p>LES PRIX DE DÉTAIL</p>
<p>Quant aux prix des produits de détail, qui ont beaucoup à voir avec la consommation de la population, ils resteront centralisés, certains seront subventionnés et d&#8217;autres pas, a déclaré M. Murillo.</p>
<p>« Par exemple, dans le cas du panier familial réglementé, nous conserverons certains produits à prix centralisés et également subventionnés, comme le lait pour les enfants de 0 à 7 ans. D&#8217;autres également auront un prix unique, mais sans subventions, bien qu&#8217;ils resteront inscrits dans le livret d&#8217;approvisionnement en tant que mécanisme de distribution, afin de garantir que tout le monde en bénéficie. »</p>
<p>Même si un autre moyen indirect de contrôler l&#8217;inflation est de garantir un plus grand approvisionnement, dans les conditions actuelles de l&#8217;économie cubaine, cela n&#8217;est pas faisable, a-t-il dit.</p>
<p>Il ne faut pas oublier que toute augmentation des prix exerce une pression sur les revenus personnels, d&#8217;où l&#8217;importance de la réforme des salaires, a-t-il dit.</p>
<p>COMMENT LA RÉFORME DES SALAIRES SERA-T-ELLE CALCULÉE ?</p>
<p>Nous avons calculé un panier de référence de biens et de services [panier des ménages], ce qui n&#8217;est pas la même chose que le panier de base réglementé. Ce sera le point de référence pour fixer le salaire minimum et, à partir de là, l&#8217;échelle des salaires selon les 32 groupes qu&#8217;elle contient, a déclaré Murillo Jorge.</p>
<p>Dans ce premier groupe de salaire minimum, il y a 29 000 employés dans le secteur d’État, sur les presque trois millions qui y travaillent, a-t-il ajouté.</p>
<p>Il existe un concept de base, à savoir que le salaire doit soutenir la consommation du travailleur et de la famille, et donc que le salaire minimum doit être un peu plus élevé que le panier de référence.</p>
<p>« D&#8217;après les études que nous avons réalisées, nous savons que la composition des noyaux familiaux à Cuba est statistiquement de trois personnes, dont deux travaillent.</p>
<p>« Il peut se présenter le cas que dans ce noyau de trois personnes, sur les deux qui travaillent, l&#8217;une gagne peut-être le salaire minimum, mais l&#8217;autre peut avoir un salaire quatre ou cinq fois supérieur à ce salaire minimum, de sorte qu’ils sont en mesure de couvrir les dépenses de la famille. »</p>
<p>Toutefois, lorsque cela ne se produit pas, que ces deux personnes perçoivent le salaire minimum et qu’à elles deux, elles n’atteignent pas la valeur du panier de biens et de services pour chacune, dans ce cas, la sécurité sociale interviendra, a-t-il dit.</p>
<p>L’objectif, a-t-il souligné, sera de subventionner ces personnes et non tous les produits, selon le principe que dans ce processus, personne ne sera laissé à l’abandon.</p>
<p>Il a également annoncé que le fonds salarial du pays sera multiplié par 4,9, tandis que celui destiné à la sécurité sociale sera multiplié par cinq. En attendant, les prix dans le secteur public devraient augmenter bien en dessous de ces valeurs.</p>
<p>Murillo Jorge a souligné qu&#8217;il s&#8217;agit de la grande question de la réforme des salaires. « Si la dynamique de croissance des salaires est supérieure à celle de l&#8217;augmentation des prix, ceux d&#8217;entre nous qui travaillent avec l&#8217;État seront en meilleure position. C&#8217;est un autre des objectifs de la réorganisation », a-t-il déclaré.</p>
<p>La réforme des salaires vise une meilleure répartition des richesses, car dans la pratique, aucun nouveau profit n&#8217;a été créé, a-t-il dit. « Bien qu&#8217;il soit nécessaire, dans ce processus, d&#8217;éliminer les aides et les gratuités indues et les services gratuits, les enfants et les femmes enceintes, les citoyens incapables de travailler ou les services à forte consommation nationale, tels que l&#8217;électricité, seront toujours protégés. »</p>
<p>À propos des explications de Murillo, Alejandro Gil Fernandez, vice-premier ministre, a confirmé l&#8217;importance de l&#8217;exécution des quatre tâches contenues dans la réorganisation monétaire comme étant la seule façon de parvenir à une véritable transformation.</p>
<p>« Ne considérons pas cela comme un mal nécessaire ou un recul. Les changements proposés nous permettront d&#8217;être en meilleure position pour aller de l&#8217;avant », a-t-il déclaré.</p>
<p>Ces mesures, a-t-il ajouté, sont dans l’intérêt de tous. « Ceux d&#8217;entre nous qui travaillent avec l&#8217;État vont être reconnaissants de l&#8217;augmentation de salaire et que le travail soit la principale source de revenus. Dans un tel contexte, il sera difficile à Cuba de vivre sans travailler, mais nous apporterons tout le soutien nécessaire aux personnes vulnérables et inaptes au travail. La réorganisation monétaire va générer des bénéfices importants », a-t-il conclu.</p>
<p><strong>(Taken from Granma)</strong></p>
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