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	<title>Cubadebate (Français) &#187; discours</title>
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		<title>Discours prononcé par Fidel Castro Ruz à son arrivée à La Havane, à Cité-Liberté, le 8 janvier 1959</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Oct 2019 14:45:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
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		<description><![CDATA[Compatriotes, 

Prendre la parole ici ce soir constitue peut-être pour moi, je le sais, une des obligations les plus difficiles de cette longue période de lutte qui a commencé à Santiago de Cuba le 30 novembre 1956.
Le peuple écoute, les combattants révolutionnaires écoutent, et les soldats de l’armée dont le sort est entre nos mains écoutent aussi. Nous vivons un moment décisif de notre histoire : la tyrannie a été renversée, la joie est immense, et pourtant il reste beaucoup à faire. Ne nous trompons pas en pensant que désormais tout sera facile : désormais tout sera peut-être plus difficile.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="block-system-main">
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<div><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3258" alt="Fidel Paloma" src="/files/2018/01/Fidel-Paloma.jpg" width="300" height="218" />Fecha:  08/01/1959</strong></div>
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<p>Compatriotes,</p>
<p>Prendre la parole ici ce soir constitue peut-être pour moi, je le sais, une des obligations les plus difficiles de cette longue période de lutte qui a commencé à Santiago de Cuba le 30 novembre 1956.</p>
<p>Le peuple écoute, les combattants révolutionnaires écoutent, et les soldats de l’armée dont le sort est entre nos mains écoutent aussi.</p>
<p>Nous vivons un moment décisif de notre histoire : la tyrannie a été renversée, la joie est immense, et pourtant il reste beaucoup à faire. Ne nous trompons pas en pensant que désormais tout sera facile : désormais tout sera peut-être plus difficile.</p>
<p>Le premier devoir de tout révolutionnaire est de dire la vérité. Berner le peuple, éveiller en lui des illusions trompeuses entraînera toujours les pires conséquences, et j’estime qu’il faut l’alerter contre un optimisme excessif.</p>
<p>Comment l’Armée rebelle a-t-elle gagné la guerre ? En disant la vérité. Comment la tyrannie a-t-elle perdu la guerre ? En trompant les soldats.</p>
<p>Quand nous essuyions un revers, nous le disions sur “Radio Rebelde”, nous censurions les erreurs que tel ou tel officier aurait commises, nous avertissions tous les compagnons pour éviter que nos autres détachement commettent les mêmes. Mais ça ne se passait pas comme ça dans les compagnies de l’armée : différentes troupes commettaient les mêmes erreurs parce qu’on ne disait jamais la vérité aux officiers et aux soldats.</p>
<p>Voilà pourquoi je veux commencer – ou plutôt continuer – de la même manière : dire toujours la vérité au peuple.</p>
<p>Nous avons fait un bout de chemin, peut-être avons-nous même fait un pas considérable. Nous sommes ici dans la capitale, nous sommes ici à Columbia, les forces révolutionnaires semblent victorieuses. Le gouvernement est constitué, reconnu par de nombreux pays du monde. Il semble que nous ayons conquis la paix. Et pourtant, nous ne devons pas être optimistes. Tandis qu’aujourd’hui le peuple riait, tandis qu’il se réjouissait, nous étions inquiet. Et plus la foule qui accourait nous recevoir grossissait, plus la joie du peuple débordait, et plus nous étions inquiet : car notre responsabilité serait d’autant plus grande devant l’histoire et devant le peuple cubain.</p>
<p>La Révolution a déjà face à elle une armée en branle-bas de combat. Quels peuvent être aujourd’hui ou plus tard les ennemis de la Révolution ? Quels peuvent être désormais, devant ce peuple victorieux, les ennemis de la Révolution ? Les pires ennemis que peut avoir désormais la Révolution cubaine, ce sont les révolutionnaires eux-mêmes !</p>
<p>Et c’est bien ce que je disais toujours aux combattants rebelles : quand nous n’aurons plus l’ennemi en face, quand la guerre sera fini, les seuls ennemis de la Révolution, ce sera peut-être nous-mêmes. C’est pour ça que je disais toujours et que je continue de le dire : envers le soldat rebelle, nous serons plus rigoureux qu’envers n’importe qui d’autre, envers le soldat rebelle, nous serons plus exigeants qu’envers n’importe qui d’autre, parce que c’est de lui que dépendra le triomphe ou la défaite de la Révolution.</p>
<p>Il y a beaucoup de types de révolutionnaires. Ce n’est pas d’hier que nous avons entendu parler de révolution. Même ceux du 10 mars, ils ont dit qu’ils avaient fait une révolution, et ils invoquaient la révolution. Tout était révolutionnaire ! Ils réunissaient les soldats ici-même, et ils leur parlaient de « la Révolution du 10 mars » ! (Rires.)</p>
<p>Ce n’est pas d’hier que nous avons entendu parler de révolutionnaires. Je me souviens de mes premières impressions de ce qu’était un révolutionnaire, jusqu’à ce que les études et un peu plus de maturité m’aient donné des notions de ce qu’était vraiment une révolution et de ce qu’était vraiment un révolutionnaire. Mes premières impressions du révolutionnaire, je les ai eues dans mon enfance, quand j’entendais dire : « Machin a été révolutionnaire, il a été dans tel combat, ou dans telle opération, ou il a posé des bombes… » « Chouette était révolutionnaire… » Il s’était même créé une caste de révolutionnaires, et vous aviez alors des révolutionnaires qui voulaient vivre de la révolution, qui voulaient vivre de leur « titre » de révolutionnaires, parce qu’ils avaient posé une bombe ou deux. Il se peut d’ailleurs que ceux qui la ramenaient le plus étaient ceux qui en avaient fait le moins. En tout cas, ils se pointaient dans les ministères pour qu’on leur donne un poste, pour vivre en parasites, pour toucher le prix de ce qu’ils avaient fait à un moment donné, pour une révolution qui, hélas, ne s’était jamais faite… En effet, j’estime que la première qui semble avoir les plus grandes possibilités de se réaliser, c’est cette Révolution-ci, à supposer que nous ne la sabordions pas ! (Cris de : « Non ! » et applaudissements.)</p>
<p>Ce révolutionnaire de mes premières impressions d’enfant se baladait avec un pistolet 45 à la ceinture, et il voulait vivre en matamore : il fallait en avoir peur, il était capable de tuer n’importe qui, il entrait dans les bureaux des hauts fonctionnaires en roulant les mécaniques pour qu’on l’écoute… Et alors vous vous demandiez : où est la révolution qu’on faite ces gens-là, ces révolutionnaires ?</p>
<p>Car il n’y a pas eu de révolution, et il y a eu très peu de révolutionnaires.</p>
<p>La première question que nous devons nous poser, chacun de nous qui avons fait cette Révolution, c’est : dans quelle intention l’ai-je faite ? Chacun de nous cachait-il une ambition, une soif de pouvoir, une visée ignoble ? Dans chaque combattant de cette Révolution, y avait-il un idéaliste ou bien alors, sous prétexte d’idéalisme, poursuivait-il d’autres fins ? Avons-nous fait cette Révolution en pensant qu’à peine la tyrannie renversée, chacun de nous allait profiter des bienfaits du pouvoir, allait monter dans une limousine, vivre comme un coq en pâte, s’installer dans une villa, que chacun de nous allait vivre la grande vie puisque c’est pour ça que nous nous étions faits révolutionnaires et que nous avions renversé la tyrannie ? Avons-nous fait cette Révolution en pensant casser des ministres pour en nommer d’autres, en pensant simplement ôter des hommes pour en mettre d’autres ? Ou bien alors y avait-il vraiment en chacun de nous un véritable désintéressement, un véritable esprit de sacrifice, vraiment l’intention de tout donner en échange de rien ? Étions-nous vraiment disposés à renoncer à tout ce qui ne serait pas toujours plus de sacrifices, à accomplir notre devoir en révolutionnaires sincères ? (Applaudissements prolongés.)</p>
<p>Cette question, il faut se la poser parce que c’est de cet examen de conscience que peut dépendre beaucoup la destinée future du Cuba, de nous-mêmes et de notre peuple !</p>
<p>Quand j’entends parler de colonnes, quand j’entends parler de fronts de combat, quand j’entends parler de troupes plus ou moins nombreuses, je pense toujours : voici notre colonne la plus solide, voici notre meilleure troupe, la seule troupe capable de gagner la guerre à elle seule : cette troupe, c’est le peuple ! (Applaudissements.)</p>
<p>Aucun général ne peut plus que le peuple ; aucune armée ne peut plus que le peuple ! Si vous me demandiez quelle troupe je préfère commander, je vous dirais : je préfère commander le peuple (applaudissements), parce que le peuple est invincible. Car c’est le peuple qui a gagné cette guerre ! Nous n’avions pas de chars, nous n’avions pas d’avions, nous n’avions pas de canons, nous n’avions pas d’écoles militaires, nous n’avions pas de camps de recrutement et d’entraînement, nous n’avions pas de divisions, pas de régiments, pas de compagnies, pas de pelotons, ni même d’escouades (applaudissements prolongés). Alors, qui est-ce qui a gagné la guerre ? Le peuple. C’est le peuple qui a gagné la guerre ! Cette guerre, c’est uniquement le peuple qui l’a gagnée. Et je le dis au cas où quelqu’un croirait l’avoir gagnée, ou une troupe croirait l’avoir gagnée (applaudisse-ments). Par conséquent, avant n’importe quoi d’autre, il y a le peuple.</p>
<p>Mais il y a autre chose à dire : la Révolution ne m’intéresse pas, moi, comme personne, ni à un commandant comme personne, ni à un capitaine, ni à une colonne, ni à une compagnie. La Révolution, c’est le peuple que ça intéresse ! (Applaudissement.)</p>
<p>Avec elle, celui qui y gagne ou y perd, c’est le peuple. Comme c’est le peuple qui a souffert les horreurs de ces sept dernières années, c’est lui qui doit se demander si lui, et ses enfants, et ses petits-enfants vont continuer de souffrir dans dix ans, ou quinze ou vingt les horreurs que la République de Cuba a soufferts depuis le début, couronnée de dictatures comme celles de Machado et de Batista (applaudissements prolongés).</p>
<p>Le peuple veut savoir, et bien savoir, si nous allons faire correctement cette Révolution ou si nous allons commettre les mêmes erreurs qu’a commises la révolution antérieure, ou l’antérieure, ou l’antérieure, et si nous allons souffrir les conséquences de nos erreurs. Car il n’y a pas d’erreur sans conséquences pour le peuple, il n’y a pas d’erreur politique qui ne se paie tôt ou tard.</p>
<p>Certaines circonstances ne sont plus les mêmes. J’estime par exemple qu’il existe cette fois-ci plus de possibilités que jamais que la Révolution suive vraiment sa destinée. C’est peut-être pour ça que le peuple est si heureux et qu’il oublie un peu tout ce qu’il y a encore à faire.</p>
<p>Ce à quoi la nation aspirait le plus, à cause des horreurs subies, de la répression et de la guerre, c’était la paix, la paix accompagnée de liberté, la paix accompagnée de justice, la paix accompagnée de droits. Personne ne voulait la paix à un autre prix, parce que Batista parlait de paix, parlait d’ordre, et personne ne voulait de cette paix-là, parce que ç’aurait été la paix au prix de la soumission.</p>
<p>Aujourd’hui, le peuple a la paix qu’il voulait : une paix sans dictature, une paix sans crime, une paix sans censure, une paix sans persécutions (applaudissements prolongés).</p>
<p>Il est possible que les plus heureuses en ce moment, ce soient les mères cubains. Qu’elles soient mères de soldats ou mères de révolutionnaires, mères de n’importe quel citoyen, elles ont maintenant la sensation que leurs enfants sont enfin tirés de danger (applaudissements).</p>
<p>Le crime le plus grand qu’on pourrait commettre aujourd’hui à Cuba, le crime le plus grand – je le répète – qu’on pourrait commettre aujourd’hui à Cuba, ce serait un crime contre la paix. Ce que personne ne pardonnerait aujourd’hui à Cuba, ce serait que quelqu’un conspire contre la paix (applaudissements).</p>
<p>Quiconque ferait aujourd’hui quelque chose contre la paix de Cuba, quiconque ferait quelque chose qui mettrait en danger la tranquillité et le bonheur de millions de mères cubaines est un criminel et un traître (applaudissements). Quiconque n’est pas prêt à renoncer à quelque chose en faveur de la paix, quiconque n’est pas prêt à renoncer à tout en faveur de la paix à cette heure-ci est un criminel et un traître (applaudissements).</p>
<p>Je le dis comme je le pense. Et je jure devant mes compatriotes que si n’importe lequel de mes compagnons, ou notre mouvement ou moi-même, nous étions un obstacle à la paix de Cuba, eh ! bien le peuple peut disposer dès maintenant de nous tous et nous dire ce que nous devons faire (applaudissements). Parce que je suis quelqu’un qui sait renoncer : je l’ai démontré plus d’une fois dans ma vie, je l’ai prouvé à mes compagnons, j’ai assez de moral et je me sens avoir la force et l’autorité suffisantes pour parler comme ça à un moment pareil (applaudissements et vivats à Fidel Castro).</p>
<p>Et c’est aux révolutionnaires en premier que je dois parler comme ça, tout simplement parce qu’il faut dire les choses au moment opportun.</p>
<p>La décennie qui a suivi la chute de Machado n’est pas si lointaine. L’un des plus grands malheurs que nous a laissés cette lutte, ç’a été la prolifération de groupes révolutionnaires qui n’ont pas tardé à se canarder les uns les autres (applaudissements). Résultat ? Batista est arrivé et il est resté onze ans au pouvoir.</p>
<p>Quand le Mouvement du 26-Juillet s’est organisé, et même quand nous avons lancé cette guerre, j’ai estimé que même si les sacrifices que nous faisions étaient très grands, même si la lutte allait être longue – et elle l’a été, parce qu’elle a duré plus de deux ans, deux ans qui n’ont pas été pour nous une promenade de plaisir, deux ans de dures batailles depuis que nous recommencé la campagne avec une poignée d’hommes jusqu’à notre arrivé dans la capitale de la République – j’ai estimé, donc, que malgré les sacrifices qui nous attendaient, il y avait de toute façon quelque chose de rassurant : il était évident que le Mouvement du 26-Juillet bénéficiait du soutien et de la sympathie de la majorité du peuple (applaudissements), qu’il bénéficiait de l’appui quasi unanime de la jeunesse cubaine (applaudissements). Il semblait que, cette fois-ci, une organisation grande et forte allait faire sienne les inquiétudes de notre peuple, et que les terribles conséquences d’avant, la prolifération d’organisations révolutionnaire, n’allaient pas maintenant se reproduire.</p>
<p>Je crois que nous aurions dû être, dès le départ, dans une seule organisation révolutionnaire, la nôtre ou une autre, du 26, du 27 ou du 50, son nom importe peu, parce que, si c’étaient des hommes jeunes, des hommes ayant les mêmes idéaux qui luttaient dans la Sierra Maestra, dans l’Escambray ou en Pinar del Río, pourquoi devait-il exister une demi-douzaine d’organisations révolutionnaires ? (Applaudissements.)</p>
<p>La nôtre a tout simplement été la première. C’est la nôtre, tout simplement, qui a livré la première bataille à la Moncada, qui a débarqué du Gramna le 2 décembre (applaudissements), qui a lutté seule pendant plus d’un an contre toutes les forces de la tyrannie (applaudissements), qui, quand elle ne comptait que douze hommes, a maintenu en haut le drapeau de la rébellion, qui a montré au peuple qu’on pouvait se battre et qu’on pouvait vaincre, qui a détruit toutes les fausses hypothèses en cours à Cuba au sujet de la révolution. Parce qu’ici tout le monde conspirait, en complotant avec le caporal, avec le sergent, ou en introduisant à La Havane des armes que la police finissait par saisir (applaudissements), jusqu’au jour où nous sommes arrivés, nous, et où nous avons démontré que ce n’était pas ça le genre de lutte qu’il fallait livrer, que la lutte devait être différente, qu’il fallait inventer une nouvelle tactique et une nouvelle stratégie, celles que nous avons mises en pratique et qui ont conduit au triomphe le plus extraordinaire que le peuple cubain ait remporté dans son histoire (applaudissements).</p>
<p>Que le peuple me dise honnêtement si ce n’est pas vrai ! (Applaudissements et cris de : « Oui ! »)</p>
<p>Et puis, le Mouvement du 26-Juillet était l’organisation absolument majoritaire. Vrai ou non? (Cris de : « Vrai ! ») Et comment la lutte a-t-elle fini? Je vais vous le dire : l’Armée rebelle, &#8211; c’est comme ça que s’appelle notre armée depuis qu’elle a commencé dans la Sierra Maestra – occupait toute la province orientale à la chute de la tyrannie, toute la province de Camagüey, une partie de celle de Las Villas, toute celle de Matanzas, la Cabaña, Columbia, le quartier général de la police à La Havane, et la province de Pinar del Río (applaudissements).</p>
<p>La lutte a pris fin selon le rapport de forces qui existait. Car ce n’est pas pour rien que nos colonnes ont traversé les plaines de Camagüey poursuivies par des milliers de soldats et par l’aviation et qu’elles sont arrivés en Las Villas, et que l’Armée rebelle avait à sa tête le commandant Camillo Cienfuegos en Las Villas (applaudissements prolongés) et parce qu’elle avait le commandant Ernesto Guevara en Las Villas (applaudissements prolongés) le 1er janvier, à la suite de la trahison de Cantillo (Cris de : « Qu’il s’en aille ! »). Et c’était parce qu’ils étaient là le 1er janvier que j’ai pu donner l’ordre au commandant Camilo Cienfuegos d’avancer avec cinq cents hommes sur la capitale et d’attaquer Columbia (applaudissements) et c’est parce que j’avais le commandante Ernesto Guevara en Las Villas que j’ai pu lui dire de marcher sur la capitale et de s’emparer de la Cabaña (applaudissements).</p>
<p>Tous les régiments, toutes les casernes importantes sont tombés dans les mains de l’Armée rebelle, et personne ne nous les a donnés gratis, personne ne nous a dit : « Toi par ici, et toi par là ». Non, c’est notre effort et notre sacrifice, c’est notre expérience et notre organisation qui ont conduit à ces résultats (applaudissements).</p>
<p>Est-ce que ça veut dire que les autres n’ont pas lutté ? Non. Est-ce que ça veut dire que les autres n’ont pas de mérite ? Non. Nous avons tous lutté, tout le peuple a lutté. À La Havane, il n’y avait aucune Sierra Maestra, mais des centaines de compagnons y ont été assassinés en accomplissant leur devoir révolutionnaire. À La Havane, il n’y avait aucune Sierra Maestra, et pourtant la grève générale a été un facteur décisif pour parachever le triomphe de la Révolution (applaudissements).</p>
<p>En disant ça, je ne fais que mettre les choses au point, je ne fais que préciser le rôle du Mouvement du 26-Juillet dans cette lutte, et comment il a guidé le peuple au moment où, ici, on parlait d’élections et d’électoralisme. Une fois, j’ai dû même écrire un article depuis le Mexique, « Face à tous », parce que, en fait, nous étions contre toutes ces opinions-là. J’y ai défendu notre thèse révolutionnaire. La stratégie de cette Révolution, c’est le 26-Juillet qui l’a tracée, jusqu’à son couronnement, autrement dit la défaite écrasante de la tyrannie dont toutes les casernes les plus importantes sont tombées aux mains de l’Armée rebelle organisée par le Mouvement du 26-Juillet.</p>
<p>Le Mouvement du 26-Juillet n’a pas fait que marquer les rythmes de la guerre : il a aussi montré comment il fallait y traiter l’ennemi. Notre Révolution est peut-être la première au monde à n’avoir jamais assassiné un prisonnier de guerre (applaudissements prolongés), à n’avoir jamais abandonné un blessé, à n’avoir jamais torturé personne (applaudissements). Cette norme, c’est l’Armée rebelle qui l’a établie. Et puis, c’est la seule révolution au monde d’où il ne soit pas sorti un général (applaudissements), ni même un colonel. Le grade que je me suis donné, ou plutôt que mes compagnons m’ont donné, c’est celui de commandant, et je n’en ai pas changé bien que nous ayons gagné de nombreuses batailles, et même une guerre. Je reste commandant, et je ne veux pas d’autres grades (applaudissements).</p>
<p>Et, comme le fait que ceux qui avaient lancé la guerre n’aspiraient pas à des grades militaires a eu un effort moral, personne n’a osé s’attribuer un grade supérieur à celui de commandant, bien qu’à en juger par les apparences, il y en ait de trop !</p>
<p>Je crois que le peuple est d’accord que je parle clair. Avoir lutté comme je l’ai fait pour les droits de chaque citoyen me donne au moins le droit de dire la vérité à haute voix (applaudissements). Et aussi, parce que, comme les intérêts de la patrie sont en jeu, je ne transige absolument en rien face aux dangers qui risquent de menacer la Révolution cubaine (applaudissements).</p>
<p>Tout le monde a-t-il la même autorité morale pour parler ? Celui qui a plus de mérites a plus d’autorité pour parler que celui qui en a moins. Pour que les hommes s’égalent en prérogatives morales, ils doivent s’égaler d’abord en mérites. Je crois que la Révolution a fini comme elle devait finir : quand le commandant Camilo Cienfuegos – combattant de deux ans et un mois – (applaudissements) est le chef de Columbia ; quand le commandant Efigenio Ameijeiras, qui a perdu trois frères dans cette guerre, qui est venu sur le Granma et qui est commandant en raison des batailles qu’il a livrées (applaudissements), est le chef de la police de la République, et quand le commandant Ernesto Guevara – un vrai héros, expéditionnaire du Granma et combattant de deux ans et un mois dans les montagnes les plus hautes et les plus escarpées de Cuba – est le chef de la Cabaña (applaudissements), et quand à la tête de chaque régiment dans les différentes provinces, nous avons nommé ceux qui se sont sacrifiés le plus et qui ont lutté le plus dans cette Révolution. Si c’est comme ça, personne n’a le droit de râler.</p>
<p>Qu’on s’incline d’abord devant le mérite, et celui qui ne le fait pas n’est qu’un ambitieux (applaudissements), ou celui qui, sans avoir les mérites des autres, veut en revanche jouir des mêmes prérogatives qu’eux.</p>
<p>La république, ou la Révolution, entre maintenant dans une nouvelle étape. Serait-il juste que l’ambition, ou les aspirations personnelles viennent mettre en danger le sort de la Révolution ? (Cris de : « Non ! ») Qu’est-ce qui intéresse le plus le peuple, car c’est lui qui doit avoir ici le dernier mot ? (Cris de : « La liberté, la liberté ! ») Ce qui l’intéresse le plus en premier lieu, ce sont les libertés, les droits qu’on lui avait arrachés, et la paix. Et il les a : en ce moment, il a toutes les libertés, il a tous les droits que lui avait arrachés la tyrannie et il a la paix (applaudissements).</p>
<p>Qu’est-ce qui intéresse le peuple ? Un gouvernement honnête. N’est-ce pas un gouvernement honnête qui intéresse le peuple ? (Cris de : « Oui ! ») Eh ! bien, il l’a : un magistrat honorable comme président de la République (applaudissements). Qu’est-ce qui l’intéresse ? Que des hommes jeunes et honnêtes soient les ministres du Gouvernement révolutionnaire ? (Cris de : « Oui ! ») Eh ! bien il les a : analysez un par un les ministres du Gouvernement révolutionnaire, et dites-moi si vous y trouvez un voleur, ou un criminel, ou une canaille ? (Cris de : « Non ! »)</p>
<p>Beaucoup d’hommes peuvent être ministres à Cuba en raison de leur dignité et de leurs capacités, mais il n’y a que quatorze ou quinze ou seize ministères. Le peuple se fiche pas mal que ce soit le Notable Machin ou le Notable Chouette qui le soit : il veut que ce soit quelqu’un de jeune, quelqu’un de digne (applaudissements). Ce qui importe maintenant, c’est que ceux qui ont été désignés réunissent ces qualités, et pas que Machin ou Chouette y soit ou n’y soit pas, parce qu’aujourd’hui les machins et les chouettes, la Révolution et la République s’en fichent éperdument ! (Applaudissements.)</p>
<p>Est-ce quelqu’un peut ensanglanter le pays parce qu’il n’est pas ministre ? (Cris de : « Non ! »). Est-ce qu’un groupe peut ensanglanter le pays et troubler la paix parce qu’on ne lui a pas donné trois ou quatre ministères ? (Cris de : « Non ! »). Si l’équipe dirigeante qu’a le peuple cubain ne sert pas, eh ! bien le peuple aura le temps aux élections, non de le voter dans les urnes, mais de le botter en touche ! (Applaudissements.) Si l’équipe dirigeante n’était pas adéquate, que personne n’aille faire ici une révolution ou un coup d’Etat pour s’en débarrasser, parce que tout le monde sait qu’il y aura des élections. Si elle ne sert à rien, le peuple aura le dernier mot librement. N’allons pas faire comme Batista qui, quatre-vingts jours avant les élections, a dit qu’il combattait le gouvernement en place, qui lui a fait une série d’imputations, qui a dit qu’il devait le supprimer, que c’était ça qui était patriotique… Ici, fini à jamais les coups d’État et les attentats contre la Constitution et contre le droit ! (Applaudissements.)</p>
<p>Je dois parler comme ça, pour que la démagogie ne fasse pas son apparition, ou la confusion, ou la division… Pour que le peuple reconnaisse le premier qui pointe son oreille d’ambitieux (applaudissements). Pour ma part, comme c’est le peuple que je préfère commander, parce que c’est la meilleure troupe et que je préfère le peuple à toutes les colonnes armées ensemble, je vous dis que la première chose que je ferai toujours quand je verrai la Révolution en danger, c’est faire appel à lui ! (Applaudissements.) En nous adressant au peuple, nous pouvons éviter de faire couler du sang. Ici, avant de recourir aux balles, il faut recourir mille fois au peuple, lui parler pour qu’il règle les problèmes sans balles. Moi qui fais confiance au peuple et qui l’ai prouvé, moi qui sais ce que peut faire le peuple et qui crois l’avoir prouvé, je vous dis que s’il veut, jamais plus les balles ne parleront dans ce pays (applaudissements) Car l’opinion publique a une force extraordinaire, une influence extraordinaire, surtout quand il n’y a plus de dictature. En époque de dictature, l’opinion publique ne compte pas ; mais en époque de liberté, l’opinion publique est tout, et les fusils doivent se plier et s’agenouiller devant elle (applaudissements). Je me trompe, Camilo ? (Vivats à Camilo Cienfuegos.)</p>
<p>Si je parle au peuple de cette manière, c’est parce que j’ai toujours aimé prévoir. Je crois qu’en parlant au peuple d’une manière prévoyante, la Révolution peut éviter les seuls dangers qui la menacent, et qui ne sont pas bien grands, je vous le dis. En tout cas, je voudrais que pour consolider la Révolution, il ne faille plus verser une seule goutte de sang cubain (applaudissements).</p>
<p>Ma grande préoccupation, c’est qu’on ne puisse pas dire à l’étranger, où cette Révolution fait l’admiration du monde, dans trois ou quatre semaines, ou dans un mois, ou dans une semaine, que du sang cubain a recommencé à couler pour la consolider, parce qu’alors elle ne serait plus un exemple (applaudissements)</p>
<p>Je n’aurais pas parlé comme ça quand nous étions un groupe de douze hommes, parce qu’alors tout ce que nous devions faire, c’était nous battre, nous battre, et encore nous battre, et il y avait du mérite à combattre dans ces circonstances-là. Mais aujourd’hui que nous avons les avions, les chars, les canons et l’immense majorité des hommes armés, la marine de guerre, de nombreuses compagnies de l’armée et un pouvoir énorme dans le domaine militaire (Cris de : « Et le peuple ! Et le peuple ! ») Oui, le peuple&#8230; Je vais poursuivre mon idée : aujourd’hui que nous avons tout ça, je m’inquiète beaucoup d’avoir à combattre de nouveau. Quel mérite de combattre ainsi ! Je préférerais retourner dans la Sierra Maestra avec douze hommes pour combattre contre tous les chars plutôt que de venir ici avec tous les chars pour tirer sur quelqu’un (applaudissements).</p>
<p>C’est au peuple que je demande de nous aider beaucoup, c’est au peuple que je demande de tout cœur de m’aider (applaudissements), c’est à l’opinion publique que je le demande, pour désarmer les ambitieux, pour condamner d’avance ceux qui commencent déjà à montrer le bout de l’oreille (applaudissements).</p>
<p>Je ne vais pas me lancer aujourd’hui dans des attaques personnelles ou spécifiques, parce qu’il est encore trop tôt pour entrer dans des polémiques publiques – quoique s’il faille le faire, je le ferai parce que j’ai de la dignité et que je suis prêt à discuter la vérité en main le cas échéant – parce qu’il y a une très grande joie dans le peuple, et dans la masse des combattants… Je n’irais pas jusqu’à dire chez tous leurs dirigeants, mais en tout cas chez la plupart d’entre eux. Prenez le cas de Carlos Prío Socarrás, qui est venu à Cuba pour aider la Révolution inconditionnellement, comme il le dit, et qui n’aspire à absolument rien (applaudissements) ; il n’a pas protesté, absolument pas, il ne s’est pas plaint, il n’a pas contesté le cabinet ; il sait qu’il existe un cabinet de gens honnêtes et jeunes qui mérite bien qu’on lui accorde un vote de confiance pour travailler.</p>
<p>Et les dirigeants d’autres organisations pensent pareil. Autre chose : la masse des combattants, les hommes qui se sont battus et dont les idéaux sont le seul guide, les hommes de toutes les organisations qui ont combattu ont une attitude très patriotique, ont des sentiments très révolutionnaires et très nobles, et ils ne penseront toujours de la même façon que le peuple. Et je suis sûr que celui qui tentera de provoquer une guerre civile, une folie, sera condamné par tout le peuple (applaudissements) et qu’il sera abandonné par tous ses combattants. Car il faudrait être vraiment fou, dans les conditions actuelles, pour défier non seulement la force, mais aussi la raison, le droit de la patrie et le peuple cubain tout entier (applaudissements).</p>
<p>Si je dis tout ça, c’est parce que je veux poser une question au peuple, et je souhaite beaucoup qu’il me réponde : dans quel but entreposer clandestinement des armes maintenant ? Dans quel but cacher des armes à différents endroits de la capitale ? Dans quel but faire de la contrebande d’armes en ce moment ? Dans quel but ? Et je vous dis que des membres d’une organisation révolutionnaire sont en train de cacher des armes. (Cris de : « Il faut les chercher ! »), de les entreposer, de faire de la contrebande avec. Toutes les armes qu’a saisies l’Armée rebelle sont dans les casernes, on n’y a pas touché, personne n’en a emporté chez lui, ou n’en a caché : elles sont dans les casernes, sous clef, aussi bien en Pinar del Río qu’à la Cabaña, qu’à Columbia, qu’en Matanzas, qu’en Santa Clara, qu’en Camagüey et qu’en Oriente. Personne n’y a chargé des armes dans des camions pour les cacher quelque part, parce qu’elles doivent être dans les casernes.</p>
<p>Je vais vous poser une question, parce que c’est en posant clairement les problèmes et en les analysant qu’on les règle. Et je suis prêt à faire tout mon possible pour les régler comme il faut les régler : en utilisant la raison, l’intelligence, l’influence de l’opinion publique, qui s’impose ; pas par la force. Parce que si je croyais à la force, ou qu’il faille régler le problème par la force, je n’aurais pas besoin d’en parler au peuple, ou de lui poser le problème : j’irais chercher ces armes ! (Applaudissements.)</p>
<p>Ce que nous devons obtenir ici, c’est que les combattants révolutionnaires idéalistes, qui auraient pu être bernés par cette manœuvre, abandonnent ces meneurs qui ont adopté cette posture et viennent se ranger du côté du peuple, car c’est lui qu’ils doivent servir avant tout.</p>
<p>Je vais vous poser une question : Des armes, à quoi bon ? Pour lutter contre qui ? Contre le Gouvernement révolutionnaire qui a l’appui de tout le peuple ? (Cris de : « Non ! ») Est-ce par hasard du pareil au même que ce soit le magistrat Urrutia qui gouverne la République ou que ce soit Batista ? (Cris de : « Non ! ») Des arme, à quoi bon ? Y a-t-il une dictature ici ? (Cris de : « Non ! ») Est-ce qu’ils vont se battre contre un gouvernement libre qui respecte les droits du peuple ? (Cris de : « Non ! ») Maintenant qu’il n’y a plus de censure, que la presse est entièrement libre, plus libre que jamais, et qu’elle peut être sûre de le rester à jamais et que la censure ne reviendra pas ? Maintenant que tout le peuple peut se réunir librement ? Maintenant qu’il n’y a plus de tortures, de prisonniers politiques, d’assassinats, de terreur? Maintenant qu’il n’y a que de la joie partout ? Maintenant que tous les dirigeants syndicaux félons ont été destitués et que les syndicats vont convoquer au plus vite de nouvelles élections ? (Applaudissements.) Maintenant que tous les droits du citoyen ont été rétablis, qu’on va convoquer des élections dans les meilleurs délais possibles ? Oui, des armes, à quoi bon ? Cacher des armes, à quoi bon ? Pour faire chanter le président de la République ? Pour menacer de briser la paix ? Pour créer des organisations de gangsters ? Est-ce que nous allons en revenir au gangstérisme? Est-ce que nous allons en revenir aux échanges de coups de feu quotidiens dans la capitale ? Des armes, quoi bon?</p>
<p>Eh ! bien, je peux vous dire que, voilà deux jours, des membres d’une organisation se sont rendus à la caserne de San Antonio, qui était sous la juridiction du commandant Camilo Cienfuegos et sous la mienne comme commandant en chef de toutes les forces, et qu’ils ont emporté les armes qui se trouvaient là : cinq cents armes, six mitrailleuses, et quatre-vingt mille balles ! (Cris de : « Il faut les chercher ! »)</p>
<p>Et je vous dis honnêtement qu’on ne pouvait pas faire une pire provocation. Car faire ça à des hommes qui ont su se battre ici pour le pays pendant deux ans, qui sont responsables aujourd’hui de la paix du pays et qui veulent faire les choses correctement, c’est une canaillerie, c’est une provocation injustifiable !</p>
<p>Mais nous ne sommes pas allés chercher ces fusils, parce que, comme je vous le disais avant, ce que nous voulons justement, c’est en parler au peuple, c’est utiliser l’influence de l’opinion publique pour que les meneurs qui sont derrière ces manœuvres criminelles se retrouvent sans troupe, pour que les combattants idéalistes – et ceux qui ont combattu dans chaque organisation ici sont de vrais idéalistes – le sachent et qu’ils en exigent toute la responsabilité.</p>
<p>Nous ne nous sommes pas laissé provoquer, nous les avons laissés en paix malgré ce vol d’armes, ce vol injustifié, parce qu’ici il n’y a pas de dictature. Que personne ne craigne d’ailleurs que nous nous convertissions en des dictateurs, et je vais vous dire pourquoi : c’est celui qui n’a pas le peuple derrière lui qui se convertit en dictateur, et qui doit recourir à la force parce qu’il n’aura pas les voix nécessaires le jour où il les lui faudra (applaudissements). Nous qui avons vu tant d’affection dans le peuple, une affection unanime, totale, absolue, nous ne pouvons pas nous convertir en dictateurs, sans parler de nos principes, parce que nous ne commettrons jamais la bassesse d’occuper un poste par la force. Ça nous répugne ! Ce n’est pas pour rien que nous avons été les porte-drapeaux dans cette lutte contre une tyrannie écœurante et répugnante (applaudissements).</p>
<p>Nous n’aurons jamais besoin de la force, parce que nous avons le peuple derrière nous, et en plus parce que le jour où le peuple nous regardera de travers – juste nous regarder de travers ! – nous partons (applaudissements). Pour nous, ce que nous faisons est un devoir, pas un plaisir, c’est un travail. Voilà pourquoi nous ne dormons pas, nous ne prenons pas de repos, nous ne mangeons pas, que nous parcourons l’île et travaillons honnêtement pour servir notre pays. Voilà pourquoi nous n’avons rien, voilà pourquoi nous n’aurons jamais rien (applaudissements et cris de : « Tu as le peuple ! »). Et le peuple ne nous verra jamais en train de commettre quelque chose d’immoral, ou de concéder un privilège à qui que ce soit, de tolérer une injustice, de voler, de nous enrichir, et des choses de ce genre. Le pouvoir, nous le concevons comme un sacrifice. Si ce n’était pas vrai, si ce n’était pas un devoir à remplir, croyez-moi, après toutes les marques d’affection que j’ai reçues du peuple, de cette manifestation sublime d’aujourd’hui, après tant d’affection et tant de confiance, le mieux à faire serait de partir, de me retirer ou de mourir ! Elle fait vraiment peur, croyez-moi, l’idée de ne pas pouvoir accomplir le devoir qu’on a avec ce peuple ! (Applaudissements prolongés.)</p>
<p>Si ce n’était pour ce devoir, si ce n’était pour ce devoir, je vous l’assure, je ferais aujourd’hui même mes adieux au peuple pour conserver à jamais cette affection d’aujourd’hui et pour que vous me lanciez ces mots d’encouragement d’aujourd’hui.</p>
<p>Mais je sais bien que le pouvoir est une tâche dure, compliquée, que notre mission et nos tâches le sont aussi, comme ce problème qui se présente aujourd’hui, qui est un problème difficile, qui vous remplit d’amertume et qu’on affronte parce que la seule chose qu’on ne peut pas dire au peuple à cette heure-ci, c’est : « Je pars ! » (Cris de : « Vive le père de la patrie » et puissante ovation.)</p>
<p>Et puis, la force ne nous intéresse pas pour une autre raison : le jour où quelqu’un se soulèverait ici en utilisant la force, j’oserais appeler mon pire ennemi, celui qui aurait le moins de sympathie pour moi, et je lui dirais : « Tiens, prends toutes ces forces, toutes ces troupes et toutes ces armes », comme ça tout tranquillement, parce que je sais que le jour où il se soulèverait, je retournerais dans la Sierra Maestra et on verrait bien combien de temps durerait cette dictature ! (Applaudissements.)</p>
<p>Ce sont des raisons plus que suffisantes pour qu’on comprenne que nous n’avons aucun intérêt à contrôler le pouvoir par la force.</p>
<p>Le président de la République m’a chargé de la tâche la plus épineuse : réorganiser les institutions armées, et il m’a donné le poste de commandant en chef de toutes les forces aériennes, marines et terrestres de la nation (applaudissements et cris de : «  Tu le mérites ! »). Non, je ne le mérite pas ; pour moi, c’est un sacrifice, ce n’est pas un motif d’orgueil, de vanité, c’est pour moi un sacrifice. Mais je veux que le peuple me dise s’il croit que je dois assumer cette fonction (applaudissements prolongés et cris de : « Oui ! »).</p>
<p>Si nous avons fait une armée avec douze hommes, et si ces douze hommes occupent les commandements militaires, si nous avons appris à notre armée qu’on n’assassine jamais un prisonnier, qu’on n’abandonne jamais un blessé, eh ! bien je crois que nous pouvons apprendre aux institutions armées de la République les mêmes choses que nous avons apprises à cette armée (applaudissements). Afin d’avoir des institutions armées où personne ne tabasse de nouveau un prisonnier, ou le torture ou le tue (applaudissements). Et parce qu’en plus nous pouvons servir de pont entre les révolutionnaires et les militaires dignes, autrement dit ceux qui n’ont pas volé ni assassiné, et qui auront le droit de rester dans les forces armées (applaudissements). Quant à ceux qui ont assassiné, personne ne les sauve du peloton d’exécution ! (Applaudissements prolongés.)</p>
<p>Tous les combattants révolutionnaires qui souhaitent faire partie de l’armée de métier de la République en ont le droit, peu importe l’organisation à laquelle ils appartiennent, et en conservant leurs grades… Les portes sont ouvertes à tous les combattants révolutionnaires qui veulent lutter et qui veulent faire une tâche utile à leur pays. Et si c’est ainsi, s’il y a des libertés, s’il y a un gouvernement de gens jeunes et dignes, si le pays est content, s’il fait confiance à son gouvernement et aux gens qui dirigent les forces armées, s’il va y avoir des élections, si les portes sont ouvertes à tous, à quoi bon entreposer des armes ?</p>
<p>Qu’on me dise donc si le peuple veut la paix, ou s’il veut qu’il y ait à tous les coins de rue un type armé d’un fusil ! Qu’on me dise si le peuple est d’accord ou s’il estime correct que n’importe qui possède une armée privée qui n’obéit qu’à son meneur ! (Cris de : « Non ! »). L’ordre et de la paix peuvent-ils régner ainsi dans la République ? (Cris de : « Non ! »).</p>
<p>(Quelqu’un crie : « Épuration des forces armées ! ») Super-épuration, pas épuration ! (Applaudissements.)</p>
<p>(Quelqu’un crie : « Parle de Raúl !”). Raúl [Castro] est à la Moncada, où il doit être pour l’instant.</p>
<p>Voilà les problèmes que j’ai voulu présenter au peuple. Les fusils doivent disparaître des rues le plus vite possible (applaudissements). Parce qu’il n’y a pas d’ennemi en face, parce qu’il n’y a à lutter contre personne. Et s’il faut se battre un jour contre un ennemi étranger ou contre un mouvement qui s’oppose à la Révolution, ce n’est pas quatre pelés et un tondu qui se battront, ce sera le peuple entier ! (Applaudissements prolongés.)</p>
<p>Les armes doivent être dans les casernes, et personne n’a le droit de constituer ici des armées privées (applaudissements).</p>
<p>Ces gens qui manœuvrent de manière suspecte ont peut-être trouvé un prétexte dans le travail que le président m’a assigné, et d’autres compagnons avec moi, et ils ont parlé d’ « armée politique ». Une armée politique, alors que je viens de vous dire que nous avons avec nous le peuple, qui est vraiment notre armée politique !</p>
<p>Je tiens à avertir le peuple, je tiens à avertir les mères cubaines que je ferai toujours tout mon possible pour régler tous les problèmes sans verser une goutte de sang (applaudissements). Je tiens à dire aux mères cubaines que jamais par notre faute on n’entendra un seul coup de feu ici ; et je tiens à demander au peuple, tout comme je le demande à la presse, tout comme je le demande à tous les hommes sensés et responsables de notre pays, de nous aider à régler ces problèmes avec l’appui de l’opinion publique, non à coups de transactions, parce que quand les gens s’arment et menacent pour qu’on leur donne quelque chose, c’est immoral et je ne l’accepterai jamais (applaudissements). Maintenant que certaines gens se sont mis à entreposer des armes, je dis que je ne ferai jamais la moindre concession parce que ce serait rabaisser la morale de la Révolution (applaudissements). Quiconque n’appartient pas aux forces régulières de la République – auxquelles tout combattant révolutionnaire a le droit d’appartenir – doit rendre les armes dans les casernes, parce qu’ici les armes sont de trop en l’absence de tyrannie, et il est prouvé que les armes ne valent quelque chose que quand on a raison et qu’on a le peuple avec soi ; sinon, elle servent uniquement à des assassinats et à des forfaits (applaudissements).</p>
<p>Je tiens aussi à dire que le peuple peut être sûr que les lois du pays seront respectées, et qu’ici il n’y aura pas de gangstérisme, de bandes de délinquants, de bandits, tout simplement parce que nous ne le tolérerons pas. Les armes de la République sont aux mains des révolutionnaires. Ces armes, j’espère qu’il ne faudra plus jamais les utiliser, mais le jour où le peuple l’ordonnera pour garantir sa paix, sa tranquillité et ses droits, où le peuple le demandera, où le peuple le voudra, quand il le faudra, ces armes rempliront tout simplement leur devoir (applaudissements).</p>
<p>Que personne ne pense que nous nous laisserons prendre aux provocations. Nous sommes trop sereins pour nous y laisser prendre ; nous avons de trop grandes responsabilités pour nous hâter de prendre des mesures, ni pour faire des fanfaronnades ou des choses de ce genre. Et puis je suis tout à fait conscient qu’ici, il faudra toujours – et je le ferai – épuiser tous les moyens de persuasion, et tous les moyens raisonnables, et tous les moyens humains pour éviter que ne coule plus une seule goutte de sang à Cuba. Donc, que personne ne craigne que nous nous laissions prendre aux provocations. Car, quand nous aurons perdu la patience, nous en chercherons encore plus, et quand nous aurons reperdu la patience, nous recommencerons à en chercher. Telle sera notre règle (applaudissements). Et tel doit être le mot d’ordre des hommes qui ont les armes à la main et de ceux qui ont le pouvoir en leurs mains : ne se lasser jamais de supporter, ne se lasser jamais de se résigner à toutes les amertumes et à toutes les provocations, sauf quand les intérêts les plus sacrés du peuple sont en jeu ; et, dans ce cas-là, uniquement quand ç’aura été prouvé, uniquement quand ce sera une demande de tout le peuple, de la presse, des institutions civiles, des travailleurs, de tout le peuple. Quand il le demandera et seulement quand il le demandera. Et ce que je ferai toujours à chaque circonstance de ce genre, c’est venir dire au peuple : « Écoutez, voilà ce qu’il s’est passé… »</p>
<p>Cette fois-ci, j’ai omis des noms, parce que je ne veux pas empoisonner l’atmosphère, aggraver la tension. J’ai tenu simplement à prévenir le peuple de ces risques, parce qu’il serait très triste que cette Révolution qui a coûté tant de sacrifices puisse, je ne vais pas dire échouer parce que c’est impossible qu’elle coure le moindre risque avec le peuple et tout ce qu’elle fait en sa faveur, mais qu’après l’exemple qu’elle a donné à l’Amérique, on règle les problèmes à coups de feu.</p>
<p>Dans presque toutes les révolutions, c’est vrai, une lutte suit la première et ainsi de suite, vous pouvez le constater au Mexique et ailleurs. Il semblait pourtant que la nôtre allait être une exception, comme elle l’a été pour tout le reste. Elle a été extraordinaire pour tout le reste, et nous voudrions bien qu’elle le soit dans ce domaine : plus un seul coup de feu. Et je crois que nous y arriverons, que la Révolution triomphera sans plus d’échanges de coups de feu. Vous savez pourquoi ? Parce que le degré de conscience qui s’est développé dans ce peuple est vraiment admirable, le civisme de ce peuple, la discipline de ce peuple, l’esprit de ce peuple. Je me sens vraiment orgueilleux de ce peuple. J’ai une confiance extraordinaire dans le peuple cubain (applaudissements). Il vaut la peine de se sacrifier pour notre peuple.</p>
<p>Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir de donner un exemple devant toute la presse : la foule était réunie devant le Palais présidentiel, et on me disait qu’il fallait un millier d’hommes pour sortir de là. Alors, j’ai demandé au peuple de se séparer en deux rangs, qu’il n’y avait besoin de personne, que j’allais sortir seul, et en quelques minutes le peuple a fait deux rangs, et je suis passé au milieu sans le moindre problème. Voilà le peuple cubain, et cette preuve a été devant tous les journalistes (applaudissements).</p>
<p>Mais, maintenant, fini les éloges et les ovations. Dès maintenant, pour nous, au travail ! Demain sera un jour comme les autres, et tous les autres, pareil, et nous nous habituerons à la liberté. Aujourd’hui, nous sommes contents parce qu’il y avait belle lurette que nous n’étions pas libres, mais dans une semaine, d’autres choses nous préoccuperont, si nous avons assez d’argent pour payer le loyer, ou l’électricité, ou la nourriture… Ça, ce sont les problèmes que doit vraiment résoudre le Gouvernement révolutionnaire, le tas de problèmes du peuple cubain. Voilà pourquoi le Conseil des ministres est constitué de jeunes, qui sont animés, je le sais, d’un grand enthousiasme, et dont je suis sûr qu’ils vont changer la République, j’en suis sûr (applaudissements prolongés). Et puis, le président est sûr au pouvoir, aucun danger ne le menace. Le danger dont je parlais n’était pas que le régime risque d’être renversé, c’est un danger très lointain, je parlais du danger de voir le sang couler de nouveau. Mais le président de la République est consolidé, reconnu déjà par toutes les nations du monde – pas toutes encore, en effet, mais ça vient vite – et il peut compter sur le soutien du peuple et sur notre soutien à nous, sur le soutien des forces révolutionnaires, et un soutien pour de bon, un soutien sans conditions, un soutien sans rien demander ni réclamer en échange, parce que nous avons lutté ici pour restaurer les droits du pouvoir civil, et nous allons le prouver. Pour nous, les principes passent avant tout, et nous ne luttons pas pour des ambitions.</p>
<p>Je crois que nous avons prouvé assez que nous luttions sans ambitions. Je crois qu’aucun Cubain n’en a le moindre doute.</p>
<p>Maintenant, nous devons tous travailler d’arrache-pied. Pour ma part, je suis prêt à faire tout ce que je peux au profit du pays, et je sais que tous mes compagnons, que le président de la République, que tous les ministres ne vont pas se reposer. Et je vous assure que si quelqu’un part de Cuba maintenant et qu’il rentre dans deux ans, il ne reconnaîtra pas cette République…</p>
<p>Je constate un esprit de coopération extraordinaire dans tout le peuple. Je vois que la presse, les journalistes, tous les secteurs du pays sont désireux d’aider, et c’est ça qu’il faut. Le peuple cubain a beaucoup appris, et en sept ans il a appris autant qu’en soixante-dix… On a dit que le coup d’État avait représenté un retard de vingt-cinq ans. Et c’est vrai. Eh ! bien, nous avons fait un saut en avant de cinquante ans. On ne reconnaît pas la République : pas de politicaillerie, pas de vice, pas de jeux, pas de vol. Nous venons à peine de commencer, et on ne reconnaît presque déjà plus la République…</p>
<p>Mais nous avons encore beaucoup à faire. Mes prochaines activités auront à voir avec les problèmes des forces armées, mais je ferai aussi tout ce que je peux pour le peuple. Car je ne suis pas un militaire de métier, tant s’en faut. Je m’en occuperai le temps minimum requis, et quand j’aurai fini, je ferai d’autres choses, parce que, à vrai dire, on n’aura pas besoin de moi là (exclamations). Non, je veux dire qu’on n’aura pas besoin de moi dans les activités de type militaire et que j’ai d’autres perspectives. Il y a beaucoup de domaines où il y a des choses à faire.</p>
<p>(Cris de : « Il faut créer des sources de travail ! ») Si nous ne réglons pas tous ces problèmes, compagnons, ce ne serait pas une révolution. Le problème fondamental de la République en ce moment, et ce dont le peuple aura besoin quand l’allégresse du triomphe sera passée, c’est du travail, gagner sa vie dignement (applaudissements).</p>
<p>Mais ce n’est pas tout, compagnons. J’ai parlé tous ces jours-ci de milliers d’autres choses. Je suppose que vous m’aurez écouté plus ou moins à la radio, ou lu dans la presse. Et puis, je ne vais pas aborder tous les thèmes en un seul soir.</p>
<p>Pensons donc aux problèmes dont je vous ai parlé aujourd’hui, nous allons conclure une longue journée. Moi, je ne suis pas fatigué, mais je sais que vous devez rentrer chez vous et que vous êtes loin. (Cris de : « Peu importe ! » « Continue ! »)</p>
<p>J’avais promis d’aller au programme « Face à la presse », ce soir à 22 h 30 ou n’importe quand, et il est une heure et demie du matin ! (Cris de : «  Demain ! ») Oui, je le laisserai pour demain.</p>
<p>Vous aurez l’occasion d’écouter les ministres dans la presse, à la radio, et par tous les moyens possibles.</p>
<p>Tous mes vieux amis d’avant sont venus de partout : de l’école, du quartier. Je pourrais presque dire que je connais déjà tous les Cubains…</p>
<p>Je disais donc que vous aurez l’occasion d’écouter les ministres, chacun a ses plans et exposera son programme. Chaque membre du Conseil des ministres est pleinement en accord avec tous les autres révolutionnaires.</p>
<p>Le président de la République, de tout son droit – parce qu’il a été choisi sans conditions – a pris une majorité de ministres dans le Mouvement du 26-Juillet. Il était dans son droit, il nous a demandé notre coopération, nous la lui avons donnée à fond, et nous nous faisons nôtre ce Gouvernement révolutionnaire.</p>
<p>Je répète ici ce que j’ai dit ailleurs : que personne ne pense que les choses vont se régler du jour au lendemain. La guerre, on ne l’a pas gagnée en un jour, ni en deux ni en trois, il a fallu lutter dur ; on ne gagnera pas non plus la Révolution en un jour, et tout ne se fera pas en un jour.</p>
<p>J’ai dit aussi à d’autres meetings : n’allez pas croire que ces ministres sont des savants, à commencer parce qu’aucun ou presque ne l’a été avant. Aucun ne sait donc ce que c’est que d’être un ministre, c’est tout nouveau pour eux. Mais ils sont pleins de bonne volonté. Je dis pareil des commandants rebelles. Tenez, le commandant Camilo Cienfuegos ne savait rien de la guerre, même pas manier une arme, absolument rien. Le Che ne savait rien. Quand j’ai fait connaissance avec le Che au Mexique, il disséquait des lapins et faisait des recherches médicales. Raúl non plus ne savait rien ; et Efigenio Ameijeiras, pareil. Au début, ils ne savaient rien de la guerre, et à la fin on pouvait leur dire, comme je l’ai fait : « Commandant, avance sur Columbia et occupe-la ! » « Commandant, avance sur la Cabaña et occupe-la ! » « Avance sur Santiago et occupe-là ! » Et je savais qu’ils l’occuperaient ! (Applaudissements prolongés.) Pourquoi ? Parce qu’ils avaient appris !</p>
<p>Il se peut que les ministres n’aient pas maintenant de grandes réussites, mais je suis sûr que dans quelques mois ils sauront résoudre tous les problèmes que le peuple leur présentera, parce qu’ils ont la qualité la plus importante : le désir de bien faire et d’aider le peuple. Et je suis sûr surtout qu’aucun ne commettra jamais une des fautes classiques des ministres. Vous savez laquelle, n’est-ce pas ? (Cris de : « S’en mettre plein les poches ! ») Ah !, comment le savez-vous?</p>
<p>Et c’est ça le plus important : la morale, l’honnêteté de ces compagnons. Ils ne seront pas des savants, parce qu’ici personne ne l’est, mais je vous assure en tout cas qu’ils ont de la dignité à revendre, ce qu’on leur demande justement ! N’est-ce pas ça que le peuple demande toujours : un gouvernement honnête ? (Cris de : « Oui ! ») Alors, accordons-leur un vote de confiance, attendons un peu ! (Cris.) Oui, la plupart sont du 26-Juillet, mais s’ils ne servent à rien, ceux du 27 ou ceux du 28 les remplaceront… Nous savons qu’il y a beaucoup de gens qualifiés à Cuba, mais tout le monde ne peut pas être ministre. Est-ce que par hasard le 26-Juillet n’a pas le droit d’essayer de gouverner la République ? Cris de : « Oui ! »)</p>
<p>C’est tout pour aujourd’hui. Non, en fait, il me reste quelque chose… Si vous saviez, quand je me réunis avec le peuple, je n’ai plus sommeil, je n’ai plus faim… Vous aussi, vous perdez le sommeil, n’est-ce pas? (Cris de : « Oui ! »)</p>
<p>Ce qu’il me restait à dire, c’est que je crois que les meetings populaires à La Havane, aujourd’hui, que les meetings énormes d’aujourd’hui, que cette foule massée sur des kilomètres – c’était étonnant, vous le verrez sur les photos, sur les films – eh ! bien, je crois sincèrement que c’est une exagération de votre part, parce que c’est bien plus que ce que nous méritons (cris de : « Non ! »)</p>
<p>Je sais aussi que je ne verrai plus jamais dans ma vie une foule pareille, sauf à une autre occasion où je suis sûr que les foules se réuniront de nouveau : ce sera le jour de ma mort. Quand on me conduira à la tombe, ce jour-là, autant de gens se réuniront, parce que je ne trahirai jamais le peuple !</p>
<p>(Ovation.)</p>
<p>(VERSION STÉNOGRAPHIQUE DES BUREAUX DU PREMIER MINISTRE)</p>
<p><strong>Source: <a rel="nofollow" target="_blank" href="http://www.fidelcastro.cu/es/node/78289?fbclid=IwAR0-p3ybLVdw55G_aQrrxa2yWklWnJ3D1Q5DDYKZQlsf1MnJslsa5DPBlkY" >Fidel, soldado de las ideas</a></strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>Nous ne renoncerons à aucun de nos principes</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jun 2019 00:43:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une fois de plus, une situation défavorable s’est installée, et de nouveau l’euphorie surgit chez nos ennemis, empressés de réaliser les rêves de détruire l’exemple de Cuba. Ce ne sera pas la première fois, ni la dernière, que la Révolution cubaine devra faire face à des défis et à des menaces. Nous avons couru tous les risques et résisté, invaincus, pendant 60 ans.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4012" alt="Raul Castro" src="/files/2019/06/Raul-Castro.jpg" width="300" height="249" />Une fois de plus, une situation défavorable s’est installée, et de nouveau l’euphorie surgit chez nos ennemis, empressés de réaliser les rêves de détruire l’exemple de Cuba. Ce ne sera pas la première fois, ni la dernière, que la Révolution cubaine devra faire face à des défis et à des menaces. Nous avons couru tous les risques et résisté, invaincus, pendant 60 ans.</p>
<p>Pour nous, comme pour le Venezuela et le Nicaragua, il est très clair que le siège se referme. Notre peuple doit être attentif et prêt à relever à chaque défi avec unité, fermeté, optimisme une foi inébranlable dans la victoire.</p>
<p>Après près d&#8217;une décennie de mise en pratique de méthodes de guerre non conventionnelles pour empêcher la poursuite ou freiner le retour de gouvernements progressistes, les cercles du pouvoir à Washington ont parrainé des coups d&#8217;État, d&#8217;abord militaires pour renverser le président Zelaya au Honduras, puis parlementaires et judiciaires contre Lugo au Paraguay et Dilma Rousseff au Brésil.</p>
<p>Ils ont soutenu des procès judiciaires truqués et politiquement motivés, ainsi que des campagnes de manipulation et de discrédit contre des dirigeants et des organisations de gauche, faisant usage du contrôle monopolistique des médias.</p>
<p>Ils ont ainsi réussi à faire incarcérer le camarade Lula da Silva et l&#8217;ont privé du droit d&#8217;être candidat du Parti des travailleurs pour la présidence pour éviter sa victoire certaine lors des dernières élections. Je saisis cette occasion pour lancer un appel à toutes les forces politiques honnêtes de la planète afin qu&#8217;elles demandent sa libération et la cessation des attaques et de la persécution judiciaire contre les anciens présidents Dilma Rousseff et Cristina Fernandez de Kirchner.</p>
<p>Ceux qui se bercent d’illusions avec la restauration du pouvoir impérialiste dans notre région devraient comprendre que l&#8217;Amérique latine et les Caraïbes ont changé, tout comme le monde.</p>
<p>Jamais auparavant il n’a été plus nécessaire de marcher d’une manière efficace sur la voie de l’unité, en reconnaissant que nous avons bon nombre d’intérêts communs : travailler pour l’ « unité dans la diversité » est une nécessité pressante.</p>
<p>Pour y parvenir, il est nécessaire de respecter strictement la Proclamation de l&#8217;Amérique latine et des Caraïbes en tant que Zone de paix, signée par les chefs d&#8217;État et de gouvernement à La Havane en janvier 2014, dans laquelle nous nous sommes engagés « à remplir strictement l’obligation de ne pas s’immiscer, directement ou indirectement, dans les affaires intérieures de tout autre État » et de régler les différends par la voie pacifique, ainsi que le droit inaliénable de chaque État à choisir son système politique, économique, social et culturel ».</p>
<p>Nous, les Cubains, sommes conscients que sans l’effort soutenu de notre peuple pour consolider la capacité défensive du pays, nous aurions depuis longtemps cessé d&#8217;exister en tant que nation indépendante.</p>
<p>Notre certitude de la victoire s’alimente du sang versé par les camarades tombés au combat et des fleuves de sueur apportés par des millions de Cubains qui, au fil de plusieurs décennies et tout particulièrement ces dernières années, ont œuvré en faveur de ce qui reste notre principal objectif : éviter la guerre.</p>
<p>L’essaim redoutable qui habiterait chacun des recoins de notre pays, je répète, l’essaim redoutable qui habiterait chacun des recoins de notre pays occasionnerait à l’ennemi des pertes très supérieures à ce que l’opinion publique nord-américaine est disposée à accepter.</p>
<p>L&#8217;intensification de la guerre économique, avec le renforcement du blocus et la poursuite de l&#8217;application de la Loi Helms-Burton, a pour but de réaliser le vieux rêve de renverser la Révolution cubaine par l&#8217;asphyxie économique et les pénuries. Cette aspiration a déjà échoué par le passé, et elle échouera à nouveau.</p>
<p>Le socialisme, un système que dénigre le gouvernement des États-Unis, parce que nous croyons en la justice sociale, en un développement équilibré et durable, avec une répartition équitable des richesses et des garanties de services de qualité pour toute la population ; nous pratiquons la solidarité et rejetons l&#8217;égoïsme, nous ne partageons pas ce que nous avons en trop, nous partageons même ce dont nous manquons ; nous rejetons toutes les formes de discrimination sociale et nous combattons le crime organisé, le trafic de drogues, le terrorisme, le trafic des personnes et toutes formes d&#8217;esclavage ; nous défendons les droits humains de tous les citoyens, et non de segments exclusifs et privilégiés ; nous croyons dans la démocratie du peuple et non dans le pouvoir politique et antidémocratique du capital ; nous cherchons à promouvoir la prospérité de la Patrie, en harmonie avec la nature et en respectant les sources dont dépend la vie sur la planète et parce que nous sommes convaincus qu&#8217;un monde meilleur est possible.</p>
<p>Depuis 60 ans, face aux agressions et aux menaces, nous les Cubains, avons fait preuve de notre volonté de fer pour résister et vaincre les événements les plus difficiles. Malgré son immense puissance, l&#8217;impérialisme n’a pas pu briser la dignité d&#8217;un peuple uni, fier de son histoire et de la liberté conquise au prix de tant de sacrifices. Cuba a déjà démontré que oui, elle a pu, oui, elle peut et oui, elle pourra toujours résister, se battre et remporter la victoire. Il n&#8217;y a pas d&#8217;autre alternative.</p>
<p>Sources :</p>
<p>Discours à l&#8217;occasion du 45e anniversaire de la fondation de l&#8217;Armée occidentale, le 13 juin 2016.</p>
<p>Discours au 5e Sommet de la Celac, le 25 janvier 2017.</p>
<p>Discours pour le 65e anniversaire de l&#8217;attaque des casernes Moncada et Carlos M. de Céspedes, le 26 juillet 2018.</p>
<p>Discours à l’occasion du 60e anniversaire du triomphe de la Révolution cubaine, le 1er janvier 2019.</p>
<p>Discours à l&#8217;occasion de la proclamation de la Constitution de la République, le 10 avril 2019.</p>
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		<title>Raul Castro : Aussi grands que soient les défis, notre peuple défendra à jamais sa Révolution socialiste</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jul 2018 19:11:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[discours]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Raul Castro]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>

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		<description><![CDATA[Discours du général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, à la cérémonie organisée à l’occasion du 65e anniversaire des attaques des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, à la Cité scolaire 26 Juillet, Santiago de Cuba, 26 juillet 2018, « Année 60 de la Révolution »]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3635" alt="Raul discurso" src="/files/2018/07/Raul-discurso.jpg" width="300" height="247" />Discours du général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, à la cérémonie organisée à l’occasion du 65e anniversaire des attaques des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, à la Cité scolaire 26 Juillet, Santiago de Cuba, 26 juillet 2018, « Année 60 de la Révolution »</p>
<p>(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État<br />
Santiagaises et Santiagais,Compatriotes,</p>
<p>Comme je l’avais annoncé en décembre de l’année dernière, je prononcerai aujourd’hui l’allocution centrale de la cérémonie nationale à l’occasion du 65e anniversaire des attaques des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes.</p>
<p>Aucun de ceux d&#8217;entre nous qui avons eu le privilège de participer à ces actions, sous le commandement de Fidel, ne pouvait rêver à l’époque que nous serions vivants un jour comme aujourd&#8217;hui, avec un pays libre, indépendant et souverain, une Révolution socialiste au pouvoir et un peuple uni, prêt à défendre l’œuvre accomplie, fruit du sacrifice et du sang versé par plusieurs générations de Cubains.</p>
<p>Nous célébrons ce 65e anniversaire à Santiago de Cuba, non seulement pour son histoire, mais aussi pour reconnaître le travail que réalise la province dans l’intérêt du peuple,<br />
Sous la direction du camarade Lazaro Exposito Canto, Premier secrétaire du Comité provincial du Parti (Applaudissements) en étroite collaboration avec le gouvernement présidé par la vice-présidente du Conseil d’État, Beatriz Jhonson Urrutia, (Applaudissements), un travail intégral a été accompli dans plusieurs secteurs de l’économie, qui ont permis d’accroître l’offre de biens et de services à la population. Une offre de qualité et à des prix accessibles.</p>
<p>Des progrès soutenus sont réalisés dans le programme du logement grâce à l’emploi de différentes technologies et d’initiatives dans l&#8217;utilisation de matériaux de construction locaux ; les investissements prioritaires d&#8217;intérêt national se poursuivent à un bon rythme, comme le terminal portuaire polyvalent et la base de stockage de San Luis.</p>
<p>Un travail est également en cours pour créer les conditions qui permettront d’accroître les exportations de fruits, de rhum, de langouste et les produits de l’aquaculture.</p>
<p>L&#8217;activité commerciale est réorganisée par le biais de projets de développement local, qui accordent une plus grande autonomie aux municipalités dans la gestion et la satisfaction des demandes de la population, en tirant parti de leurs propres ressources, ce qui se traduit par des contributions plus élevées au budget et garantit la durabilité de ce qui a été réalisé et continue d&#8217;investir dans le développement.</p>
<p>L&#8217;enthousiasme des habitants de Santiago et de toute la province est palpable. Cependant, il reste beaucoup à faire dans la sphère de la production et des services pour générer de la richesse avec efficience et continuer à améliorer la qualité de vie de la population, et faire en sorte que l’objectif que Santiago soit une ville chaque jour plus belle, plus propre, plus disciplinée, et plus ordonnée, digne de conserver les restes de nos meilleurs enfants, parmi lesquels se distinguent les restes de l&#8217;Apôtre national [José Marti], du Père et de la Mère de la Nation [Carlos Manuel de Céspedes et Mariana Grajales], et du chef historique de la Révolution cubaine [Fidel Castro] devienne une réalité.</p>
<p>Dans les mois qui viennent, nous commémorerons d’importants événements historiques, dont le 150e anniversaire du début des luttes pour l’indépendance de la Patrie, le 10 octobre 1868, et le 60e anniversaire du triomphe de la Révolution, le 1er Janvier 1959, le jour où les mambises sont enfin entrés victorieux à Santiago, pour y rester définitivement aux côtés de leur peuple.</p>
<p>Il y a à peine quatre jours, l’Assemblée nationale a adopté le Projet de Constitution de la République, qui sera l’objet d’une vaste consultation populaire dans les mois prochains et, avec les opinions et les propositions émanant de ce processus démocratique, il sera de nouveau examiné par le Parlement en vue de l’élaboration du texte définitif qui sera soumis à référendum, à travers le vote direct et secret de chaque citoyen, pour son adoption et proclamation ultérieure.</p>
<p>La Constitution de la République est la loi fondamentale sur laquelle se fonde l&#8217;État et, par conséquent, c’est le document juridique et politique le plus important de tout pays, puisqu&#8217;elle définit les fondements de la nation, la structure des pouvoirs et leur portée, de même qu’elle garantit les droits et les devoirs des citoyens.</p>
<p>La Constitution actuelle, adoptée voilà 42 ans dans un scénario national et international très différent de l’actuel, doit être réformée dans le but d’y inclure les transformations sociales et économiques mises en œuvre conformément aux accords adoptés durant les 6e et 7e Congrès du Parti communiste de Cuba.</p>
<p>Un exercice politique et démocratique transcendantal sera lancé, dont le succès dépendra, en premier lieu, de la participation active et engagée des Cubains, sous la direction du Parti et de l’Union des jeunesses communistes et des organisations de masse, au cours duquel il faut que chaque citoyen comprenne la nécessité et la portée des changements que nous devons introduire dans la Constitution, afin de garantir le caractère irrévocable du socialisme et la continuité de la Révolution.</p>
<p>Nous n’ignorons pas les complexités qui caractérisent la situation actuelle sur les plans interne et externe.<br />
Pour ce qui est de l&#8217;économie, comme l’a indiqué le président Miguel Diaz-Canel dans son intervention à la clôture de la récente période de sessions de l’Assemblée nationale, la situation des finances extérieures reste tendue, du fait des répercussions sur les recettes prévues pour l’exportation du sucre et dans le tourisme, provoquées par une sécheresse prolongée, le cyclone dévastateur Irma et des pluies intenses hors-époque, d’abord, et ensuite la tempête subtropicale Alberto.</p>
<p>À cela s’ajoute le renforcement du blocus nord-américain et ses effets extraterritoriaux, qui ont eu un impact sur le commerce et les transactions financières.</p>
<p>En dépit de ces facteurs adverses, comme on l’a signalé, une croissance discrète de l’économie a été enregistrée au premier semestre, ce qui constitue un résultat encourageant. Cependant, il convient de garantir les exportations et de réduire toute dépense non essentielle afin de destiner les fonds disponibles aux productions et aux services qui génèrent des entrées de devises.</p>
<p>Nous devons toujours garder à l&#8217;esprit que les économies restent la source de ressources la plus rapide, et c’est pourquoi nous devons faire en sorte que cela cesse d’être un simple slogan pour devenir une règle de conduite des cadres et des travailleurs à tous les niveaux. »</p>
<p>À propos de la situation qui se met en place sur notre continent, je me dois de signaler qu&#8217;au début de ce siècle, dans le cadre de la résistance et de la lutte des peuples contre les effets néfastes des modèles néolibéraux, plusieurs forces progressistes et de gauche, sont arrivées au pouvoir, qui ont impulsé l&#8217;unité et l&#8217;intégration latino-américaine et caribéenne. Dans ce contexte, le projet impérialiste de Zone de libre-échange des Amériques, connu comme ZLEA, a été rejetée, et l&#8217;Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA) a vu le jour.</p>
<p>En 15 ans, 60 millions de personnes sont sorties de la pauvreté et plus de trois millions de l&#8217;analphabétisme, qui a été éradiqué au Venezuela, en Bolivie et au Nicaragua. Par ailleurs, plus de 20 000 médecins latino-américains et caribéens ont obtenu leur diplôme à l&#8217;École latino-américaine de médecine. Plus de 2 900 000 patients étrangers ont recouvré la vue grâce à l&#8217;Opération miracle, ainsi que plus d&#8217;un million de Cubains. Petrocaribe est né grâce à la généreuse coopération vénézuélienne,</p>
<p>Les nouveaux gouvernements progressistes ont rompu avec des décennies de souveraineté restreinte et de subordination au pouvoir impérial et elles ont créé les conditions favorables à l’avancée vers l&#8217;intégration régionale, à travers la constitution d’organisations hors de la tutelle des États-Unis, telles que la Communauté des États latino-américains et caribéens (Celac) et l&#8217;Union des nations du Sud (Unasur), auxquelles ont participé des gouvernements aux tendances politiques différentes sous le principe de « l&#8217;unité dans la diversité », alors que le Mercosur était réactivé.</p>
<p>La trajectoire réussie de la Communauté de la Caraïbe (Caricom), la participation de tous les États membres à la Celac et à l’Association des États de la Caraïbe(AEC), ainsi que l’adhésion de certains d’entre eux à l’Alba ont contribué au progrès de cette unité régionale.</p>
<p>Les chefs d&#8217;État et de gouvernement d&#8217;Amérique latine et de la Caraïbe ont signé à La Havane en 2014 la Proclamation de l&#8217;Amérique latine et la Caraïbe en tant que Zone de paix, qui les engageaient à respecter pleinement le droit inaliénable de tout État à choisir son système politique, économique, social et culturel, à ne pas intervenir dans les affaires intérieures de tout État et d’observer les principes de souveraineté nationale, l’égalité des droits et la libre détermination des peuples, ainsi que la résolution pacifique des différends, en même temps qu’elle proscrivait la menace et l’usage de la force.</p>
<p>Cette conjoncture n’a pas convenu aux cercles de pouvoir à Washington, qui ont utilisé les méthodes de guerre non conventionnelles pour empêcher la continuité ou entraver le retour de gouvernements progressistes, en orchestrant des coups d&#8217;État, d’abord un militaire pour renverser le président Zelaya au Honduras, puis parlementaires et judiciaires contre Lugo au Paraguay et Dilma Rousseff au Brésil. Ils ont déployés le contrôle monopoliste des médias avec pour objectif la promotion de procès judiciaires truqués et motivés politiquement, ainsi que des campagnes mensongères et de dénigrement contre des figures et des organisations de gauche.</p>
<p>La droite est également parvenue à reprendre le pouvoir politique dans certains pays à travers des victoires électorales, certaines d’entre elles frauduleuses et grâce à la manipulation politique et technologique, la falsification de données économiques et des campagnes d’intimidation avec l’appui des médias hégémoniques.<br />
Comme on pouvait s&#8217;y attendre, la droite n&#8217;a pas hésité à désarticuler les politiques sociales qui bénéficiaient largement à la population, à utiliser le pouvoir judiciaire sous le prétexte de lutter contre la corruption, afin de criminaliser les forces de gauche et emprisonner les leaders progressistes.</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis a déclaré voilà quelques mois et sans le moindre scrupule, la pleine validité de la doctrine Monroe, que l’on peut résumer par l’expression « l’Amérique pour les Américains » – bien sûr, ceux du Nord – laquelle réserve aux pays d&#8217;Amérique latine et de la Caraïbe un statut de dépendance et de soumission aux intérêts impériaux. C’est ce que démontrent leurs actions agressives et interventionnistes, le déploiement de forces militaires et la recherche constante de nouvelles bases dans la région.</p>
<p>L’un de leurs objectifs est de réduire à néant les progrès réalisés dans l&#8217;intégration et l&#8217;exercice de la souveraineté sur les ressources naturelles, afin d&#8217;imposer leur programme raciste, suprématiste et contre les peuples à travers une offensive néolibérale visant à détruire une décennie de développement et à approfondir les différences dans cette région la plus inégale de la planète.</p>
<p>Par ailleurs, les États-Unis, avec la complicité de certains gouvernements, ont tenté de revigorer l&#8217;OEA, qui est devenue le théâtre de l’agression contre le Venezuela. Ne pouvant atteindre leur but, grâce à l’attitude digne d’un nombre important de pays, ils ont formé des groupes officieux de pays, pour décider de mesures coercitives unilatérales et autres actions interventionnistes, miner l&#8217;unité régionale, mettre un frein à la Celac et paralyser l’Unasur.</p>
<p>Ces faits démontrent une fois de plus que la solution est de ne jamais négliger l&#8217;unité des révolutionnaires et de lutter sans cesse, en ayant conscience que les adversaires ne relâchent jamais leurs efforts pour restaurer les modèles d’exclusion et d’exploitation, et que, lorsque leurs soi-disant valeurs et règles de la sacrosainte démocratie représentative ne leur servent pas pour parvenir au pouvoir, ils n’hésitent pas à recourir aux coups d&#8217;état, à la violence, voire à la guerre.</p>
<p>La 24e rencontre du Forum de Sao Pablo qui a eu lieu récemment à La Havane, avec la participation de représentants de tous les continents, a constitué un espace indispensable de concertation politique face à la nécessité de poursuivre les luttes des forces politiques de gauche et des mouvements sociaux. Sa Déclaration finale « Notre Amérique en lutte » est un véritable programme d’action unitaire face aux dangers pour la paix et les menaces et les opportunités pour les forces politiques de la gauche et les mouvements populaires et sociaux dans la région.</p>
<p>Je profite de cette occasion pour renouveler notre solidarité avec la Révolution bolivarienne et chaviste, dirigée par le président Nicolas Maduro Moros.</p>
<p>Nous adressons au Nicaragua, au Front sandiniste de Libération nationale et au président Daniel Ortega, l’invariable solidarité de notre peuple, de notre Parti et de notre gouvernement.</p>
<p>Nous réclamons la libération du camarade Lula da Silva et son droit à être candidat présidentiel du Parti des travailleurs (Applaudissements), comme n’ont de cesse de l’exiger des milliers de Brésiliens et de nombreuses organisations dans le monde. Si demain des élections avaient lieu au Brésil, il ne fait pas de doute que Lula remporterait les élections au premier tour (Applaudissements. C’est la raison pour laquelle il est prisonnier.<br />
Nous adressons également nos félicitations au très cher peuple mexicain et au président élu Andrés Manuel Lopez Obrador pour ce résultat historique.</p>
<p>J’aborderai maintenant les relations avec les États-Unis, un pays avec lequel nous maintenons des relations diplomatiques formelles, qui disposent de canaux officiels de communication, de plusieurs accords bilatéraux et d’une coopération mutuellement bénéfique dans un groupe réduit de secteurs.</p>
<p>Quelques jours après l&#8217;annonce du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, le 17 décembre 2014, nous avons souligné, depuis notre Parlement, quelques jours plus tard, qu&#8217;entre les gouvernements de Cuba et des États-Unis, il existait de profondes différences quant à l’exercice de la souveraineté nationale et des conceptions de démocratie, du modèle politique et des relations internationales. Cependant, nous avons renouvelé notre disposition à un dialogue respectueux et réciproque sur les différends, tout en avertissant qu’il n’était pas question de prétendre que Cuba renonce aux idées pour lesquelles elle avait lutté durant plus d’un siècle, dans le but d’améliorer les relations avec les États-Unis.</p>
<p>Depuis le mois d’août dernier, sous le prétexte d’atteintes à la santé de ses diplomates, que certains appellent attaques soniques, autrement dit, des bruits qui affecteraient les diplomates – ils accusent maintenant la Chine de la même chose –, dont personne n’a pu ni expliquer ni prouver l’origine, même s’ils ne cessent de le répéter, les relations bilatérales se sont détériorées : 17 fonctionnaires ont été expulsés injustement de notre ambassade à Washington, et la majorité de leur personnel diplomatique à La Havane a été retiré, d’où l’interruption d’une grande partie des démarches de visas, au détriment des voyages aux États-Unis des citoyens cubains.<br />
En outre, l&#8217;application extraterritoriale du blocus nord-américain s&#8217;est intensifiée, en particulier la persécution de nos transactions financières.</p>
<p>L’occasion est propice pour rappeler le contenu d’un mémorandum d&#8217;un sous-secrétaire d&#8217;État adjoint chargé des Affaires interaméricaines, – ce qui correspond ici à vice-ministre des Relations extérieures en charge des questions de la région latino-américaine – du nom de Lester Mallory, daté du 6 avril 1960, voilà plus de 58 an, mais qui est un fait que nous, les Cubains, nous ne devons jamais oublier, et c’est pour cela que je souhaite rappeler et citer textuellement certains de ses phrases ou paragraphes :<br />
« La majorité des Cubains soutiennent Castro […] Il n’existe pas d&#8217;opposition politique effective […] Le seul moyen efficace de lui faire perdre le soutien interne (au gouvernement) est de provoquer la désillusion et le découragement au moyen de l’insatisfaction économique et de la pénurie […] Nous devons utiliser rapidement tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique […] en refusant à Cuba de l’argent et des approvisionnements, afin de réduire les salaires nominaux et réels, afin de provoquer la faim, le désespoir et la chute du gouvernement… » Les recommandations qu’il adressait à son gouvernement étaient plus nombreuses.<br />
Je n&#8217;ai jamais rien lu de plus cynique que ces paroles. Ce fut, je vous le rappelle, le 6 avril 1960, autrement dit, un an et 9 jours avant les bombardements du 15 avril 1961, prélude à l’invasion par Playa Giron. C’est ainsi que s’est amorcé en 1959, l’année même de la victoire, le long chemin des agressions contre notre pays qui se renouvellent aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Parallèlement, les déclarations publiques des principaux fonctionnaires du gouvernement des États-Unis contre Cuba sont caractérisées par l’irrespect, l’agressivité, l’ingérence et la grossière manipulation de la vérité historique. Des dizaines de millions de dollars sont consacrées chaque année, adoptées par leur budget, à promouvoir la subversion visant à provoquer des changements politiques contraire à l’ordre constitutionnel de notre pays.</p>
<p>En juin dernier, lors d’une intervention à une réunion de l’Organisation des États américains, l’OEA discréditée, un fonctionnaire diplomatique nord-américain a déclaré : « Les pays des Amériques doivent accepter que Cuba est la mère de tous les maux en matière d&#8217;affaiblissement de la démocratie sur le continent et des droits de l&#8217;homme », Il y a quelques jours ledit personnage a répété le même point de vue agressif envers notre pays.</p>
<p>Ces positions nous rappellent également la « Commission pour venir en aide à une Cuba libre », qui fut vouée à l’échec, créée par le président de l’époque, George W. Bush qui, enivré par l’apparente victoire dans la seconde guerre en Irak, en vint même à désigner un contrôleur nord-américain qui administrerait Cuba après qu’elle ait été occupée, comme c’était la pratique durant le bon vieux temps des canonnières yankees en Amérique latine.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas par hasard si dans le projet de notre Constitution il est réaffirmé que la défense de la Patrie socialiste est le plus grand honneur et le devoir suprême de chaque Cubain et que soit incorporé que c’est dans la doctrine de la guerre de tout le peuple que se fonde la conception stratégique de la défense de la nation.</p>
<p>Nous, les Cubains, nous sommes un peuple pacifique et amical, nous ne menaçons personne. Nous avons souvent dit que pour nous, éviter la guerre équivaut à la gagner. Mais pour cela, nous devons suer sang et eau pour être prêts à nous battre jusqu&#8217;à la victoire si quelqu’un tentait de s’emparer de Cuba.</p>
<p>Une fois de plus, une situation défavorable s’est installée, et de nouveau l’euphorie surgit chez nos ennemis, empressés de réaliser les rêves de détruire l’exemple de Cuba. Ce ne sera pas la première fois, ni la dernière, que la Révolution cubaine devra faire face à des défis et à des menaces. Nous avons couru tous les risques et résisté, invaincus, pendant 60 ans (applaudissements).</p>
<p>Pour nous, comme pour le Venezuela et le Nicaragua, il est très clair que le siège se referme. Notre peuple doit être attentif et prêt à répondre à chaque défi avec unité, fermeté, optimisme une foi inébranlable dans la victoire.</p>
<p>Depuis le 26 juillet 1953, nous, les révolutionnaires cubains, nous nous sommes forgés dans une bataille incessante et nous sommes arrivés jusqu’ici en surmontant les revers et en sortant victorieux d’agressions de tout type.</p>
<p>Comment ne pas rappeler les jeunes qui un jour comme hier furent sauvagement torturés et assassinés après l’échec de leur action qui visait à prendre d’assaut le ciel pour ne pas laisser mourir l’Apôtre l’année de son centenaire.</p>
<p>En ce même lieu, voilà 45 ans, Fidel déclara : « La Moncada, nous a enseigné à transformer les revers en victoire. Ce ne fut pas la seule épreuve amère d’adversité, mais rien n’a pu contenir la lutte victorieuse de notre peuple. Des tranchées d’idées furent plus puissantes que des tranchées de pierres. Elle nous<br />
a montré la valeur d’une doctrine, la force des idées, et nous a laissé la leçon permanente de la persévérance et la ténacités dans les objectifs justes ».</p>
<p>Et le commandant en chef d’ajouter : « Nos morts héroïques ne sont pas tombés en vain. Ils ont signalé le devoir d’aller de l’avant, ils ont enflammés dans les âmes le courage indestructible, ils nous ont accompagnés dans les prisons et dans l’exil, et ils ont combattu à nos côtés dans la guerre. Nous les voyons renaître dans les nouvelles générations&#8230; » (Applaudissements)</p>
<p>En 1959, quelques mois après la victoire du 1er Janvier, il fallut affronter les bandes armées organisées et financées par la CIA, les sabotages, des centaines de plans d&#8217;attentats contre les principaux dirigeants, notamment contre le chef de la Révolution, le blocus économique, commercial et financier, les campagnes médiatiques, l&#8217;invasion par Playa Giron, la Crise d&#8217;octobre ou des missiles, l&#8217;introduction d’épidémies et de maladies, de multiples actes terroristes organisés et financés par le gouvernement des États-Unis, qui se sont soldés par des milliers de victimes et d’enfants de la Patrie mutilés ou souffrant de handicap.</p>
<p>Durant la décennie des années 90 du siècle dernier, après la disparition de l&#8217;Union soviétique et du camp socialiste, et face à l&#8217;agression implacable et opportuniste de l&#8217;impérialisme, qui s’enthousiasma à l’idée du collapsus tant attendu de la Révolution, nous les Cubains, au milieu d&#8217;énormes pénuries matérielles, nous avons mis à l’épreuve notre inébranlable capacité de résistance et la volonté de défendre la souveraineté, l’indépendance et le socialisme.</p>
<p>Cela a été possible grâce à notre peuple incomparable et l&#8217;unité forgée par Fidel, dès les premières années de lutte.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, 65 ans après l’attaque de la caserne Moncada, l’indépendance désormais conquise et la présence permanente de Fidel parmi nous, nous pouvons affirmer qu’aussi difficiles que soient les circonstances, aussi grands que soient les défis, notre peuple défendra à jamais sa Révolution socialiste. L’Histoire a démontré que oui, nous avons pu, oui, nous pouvons et nous pourrons toujours ! (Applaudissements)</p>
<p>65 ans se sont déjà écoulés depuis l’attaque de la Moncada. Une grande majorité de la population est née après les événements dont nous parlons. Comme chacun sait, la Révolution a triomphé cinq ans, cinq mois et cinq jours après la Moncada. Donc, il manque cinq mois et cinq jours pour la commémoration du 60e anniversaire de notre Révolution (Applaudissements). Et pour célébrer ou commémorer une date aussi importante, ce jour-là nous nous retrouverons ici à Santiago (Applaudissements).</p>
<p>Je vous remercie.<br />
Regardez ce beau lever du jour, avec les montagnes de la Sierra Maestra qui nous observent. Elle reste là en face, elle continue jusqu’à la Gran Piedra et s’achève aux limites de la province de Guantanamo. Et comme les géographes l’établissent, Santiago de Cuba. Une ville totalement montagneuse, entourée par la Sierra Maestra. C’est une fierté dont nous ne parlons jamais.<br />
À bientôt. (Ovation)</p>
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		<title>Cuba va plus loin</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jul 2018 17:40:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Allocution de Miguel M. Diaz-Canel Bermudez, président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, lors de la clôture de la Première période ordinaire des sessions de la 9e législature de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, au Palais des Conventions, le 22 juillet 2018. « Année 60 de la Révolution» (Traduction de la version sténographique du Conseil d'État)]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3623" alt="Canel Discurso asamblea" src="/files/2018/07/Canel-Discurso-asamblea.jpg" width="300" height="246" />Allocution de Miguel M. Diaz-Canel Bermudez, président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres, lors de la clôture de la Première période ordinaire des sessions de la 9e législature de l&#8217;Assemblée nationale du Pouvoir populaire, au Palais des Conventions, le 22 juillet 2018. « Année 60 de la Révolution» (Traduction de la version sténographique du Conseil d&#8217;État)</p>
<p>CHER général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti,</p>
<p>Camarades Machado et Lazo,</p>
<p>Députés, Compatriotes,</p>
<p>C&#8217;est précisément en cette année où nous commémorerons le 150e anniversaire du début des guerres d&#8217;indépendance de Cuba, et comme l’expression du fait qu’en ce moment nous continuons la lutte révolutionnaire qui nous caractérise depuis plus d&#8217;un siècle et demi que se tient cette session historique de l&#8217;Assemblée nationale du Pouvoir populaire.</p>
<p>En plus d’avoir statué sur la liquidation du Budget de l&#8217;État de l&#8217;année dernière, cette rencontre revêt une signification immense pour deux raisons fondamentales : l&#8217;approbation du Projet de Constitution de la République et la présentation du Conseil des ministres de la nation.</p>
<p>Il y a un peu plus de trois mois, dans cette même salle, j&#8217;ai assumé devant vous et devant le peuple cubain la mission la plus honorable et la plus stimulante que je n’ai jamais eue : la présidence du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres, une fonction qui jusque-là n&#8217;avait été exercée que par deux hommes dont les histoires personnelles sont aussi l&#8217;Histoire même de la Révolution.</p>
<p>Fidel, depuis l&#8217;éternité où il réside désormais, fut l&#8217;image récurrente de la cérémonie solennelle qui eut lieu le 19 avril. Durant ces instants, je n’ai cessé d’y penser : j’ai mieux mesuré sa stature incomparable d&#8217;homme d&#8217;État continental et mondial, je me suis souvenu de certaines de ses inépuisables leçons politiques et humanistes, j’ai apprécié davantage ses « qualités de leader révolutionnaire » et j’ai fait mienne sa ferme croyance martinienne, la conviction profonde que toute la gloire du monde tient dans un grain de maïs.</p>
<p>Raul, au moment où il souleva mon bras, ce fut alors la certitude que nous avons un guide, lucide et infatigable, duquel, pas un seul jour je n&#8217;ai cessé de ressentir le soutien. Aussi, suis-je un président chanceux, non seulement pour le peuple extraordinaire que je dois servir, mais aussi pour la nature exceptionnelle de ceux qui m&#8217;ont précédé. Alors comment les honorer ?</p>
<p>Tout ce que nous avons fait ou tenté de faire au cours de ces derniers mois vise l&#8217;objectif premier de servir Cuba, avec l’oreille collée à la terre et les yeux grand ouverts, comme Raul nous l&#8217;a demandé, et avec à l&#8217;esprit une phrase prononcée par Fidel en février 1959, lorsque, s&#8217;adressant à la population dans un humble village à l&#8217;est du pays, il demanda : « Que feriez-vous, vous qui lancez ces revendications, si vous étiez au pouvoir ? (&#8230;.) résoudre les problèmes vous-mêmes (&#8230;.) car vous, c’est nous, et nous, qui sommes vous, nous sommes au pouvoir. »</p>
<p>Savez-vous quelles étaient les revendications de ce peuple ? Des maisons, des emplois, des écoles, des enseignants, des hôpitaux, des médecins…</p>
<p>La Révolution avait à peine un mois que le plan pour faire face à la misère galopante qui excluait des millions de Cubains des avantages élémentaires d&#8217;une société moderne était déjà en cours.</p>
<p>Tout effort aujourd&#8217;hui semble insignifiant face à l&#8217;exploit de ces années-là. Le chemin n&#8217;était pas pavé de roses. Il fallait le construire, avec tous les risques que cela a comporté de vivre, de travailler et de créer dans un pays qui a grandi sous la menace. Or, nous avons pu le faire. Avec toutes nos lacunes, nos besoins et nos erreurs, nous avons dépassé les pays dotés d’un potentiel économique semblable dans pratiquement tous les indices de développement humain. Et nous allons plus loin !</p>
<p>C&#8217;est ce que nous recherchons avec la réforme profonde de notre Constitution, dans l’obligation d’une mise à jour pour renforcer le cadre institutionnel et par là-même le modèle économique et social adopté par les 6e et 7e Congrès du Parti.</p>
<p>Une heureuse opportunité qui nous oblige à nous repenser en tant que nation et à nous plonger au cœur de nos essences, avec la participation de tous, inspirés par ceux et celles qui ont immortalisé Guaimaro, un village sur la route de Camagüey, que Marti déclara comme sacré parce que la première Constitution cubaine fut élaborée sur ses terres.</p>
<p>Nous avons discuté du projet de Constitution de la République durant plusieurs sessions. L&#8217;étude préliminaire et les discussions qui ont eu lieu durant ces journées ont été très utiles et fructueuses. Un débat passionné, engagé, critique, patriotique et contributif, inspiré par l&#8217;humanisme de Fidel et de Raul, la sensibilité révolutionnaire et les arguments historiques, culturels et scientifiques des essences et de la fibre de la nation, qui s’est félicité du travail de la Commission chargée de rédiger et de présenter le Projet de Constitution, que dirigeait le général d’armée.</p>
<p>Un débat soutenu également par un vibrant aché [énergie], comme l’a proposé un député.</p>
<p>Une fois de plus, avec une saine fierté, nous avons eu le sentiment que dans ce Parlement, nous sommes aussi Cuba.</p>
<p>Nous pouvons affirmer que nous sommes face à un projet qui contribuera, au terme de la consultation populaire et du référendum, à renforcer l&#8217;unité des Cubains autour de la Révolution.</p>
<p>Dans les prochains jours, débutera la préparation des camarades sélectionnés dans chacune des provinces pour mener à bien le processus de consultation populaire.</p>
<p>Cet exercice de participation directe du peuple acquiert la plus grande importance politique et sera un reflet supplémentaire du fait que la Révolution est fondée sur la démocratie la plus authentique.</p>
<p>La participation active et consciente au débat sur le Projet de Constitution de la République constitue une haute responsabilité pour tout notre peuple.</p>
<p>Chaque Cubain pourra exprimer librement ses opinions et contribuer à l’élaboration d&#8217;un texte constitutionnel qui reflètera le présent et l&#8217;avenir de la Patrie.</p>
<p>Nous devons à ceux qui nous ont fondés dans le feu du combat pour la liberté, avec plus de morale et de dignité que d&#8217;armes pour affronter l&#8217;adversaire et qui l’emportèrent grâce à cela, cet acte civique national qui nous restituera la Constitution rénovée comme un exercice unificateur, édifiant et revivifiant de l&#8217;âme du pays.</p>
<p>Cela dépend de nous désormais, des institutions et des établissements d’éducation et de formation, que cette nouvelle Constitution permette à nos enfants, nos adolescents, nos jeunes et nos moins jeunes d’étudier l&#8217;histoire des constitutions et au peuple de se familiariser avec la Loi des lois.</p>
<p>Nous devons favoriser et encourager la connaissance de cette Loi fondamentale par toutes les composantes de la société cubaine actuelle, afin de confirmer et d&#8217;établir la conviction que nous sommes un peuple qui, engagé dans la voie ardue des années les plus difficiles pour notre économie, n&#8217;a pas perdu de vue les valeurs qui nous soutiennent depuis 150 ans.</p>
<p>Camarades,</p>
<p>Hier, comme nous en avions convenu lors de la session constitutive d&#8217;avril, je vous ai présenté une proposition d&#8217;intégration du Conseil des ministres, qui est renouvelé à plus de 30%.</p>
<p>Parmi les vice-présidents du Conseil des ministres, plusieurs cadres dotés d’expérience, de mérites et de reconnaissance pour le travail accompli pendant des décennies au service de la Révolution sont maintenus, tandis qu’ont été promus Inés Maria Chapman Waugh, une femme courageuse, de peau noire, et Roberto Morales Ojeda, un camarade compétent et ferme, qui a assumé pendant plusieurs années les responsabilités à la tête d’un institut et d’un ministère, respectivement, avec de bons résultats, indépendamment de la complexité et des exigences élevées de ces deux institutions.</p>
<p>Le reste des membres du gouvernement est complété par des camarades qui sont maintenus dans leur fonction en raison des résultats obtenus durant ces années difficiles, ce qui garantit l&#8217;expérience nécessaire et la continuité au sein de cet organe de direction, qui se rajeunit et se renouvelle en même temps du fait de la promotion de jeunes à la carrière reconnue et en plein développement dans leur fonction en tant que dirigeants</p>
<p>Par ailleurs[G1] , le Conseil d&#8217;État a approuvé il y a quelques jours la nomination d&#8217;une jeune femme métisse, la camarade Yamila Peña Ojeda, à la tête du Ministère public de la République.</p>
<p>Comme on peut le constater, les changements apportés à la composition du Conseil des ministres correspondent aux principes de la politique des cadres adoptés par le Parti.</p>
<p>Nous félicitons tous ceux qui ont été promus ou confirmés dans leurs importantes responsabilités et, en même temps, je considère qu&#8217;il est juste de reconnaître devant le Parlement le dévouement au travail et le comportement dans l’accomplissement du devoir de ceux qui ont été relevés de leurs fonctions aujourd&#8217;hui et qui assument de nouvelles tâches.</p>
<p>L&#8217;organe suprême de gouvernement devra accomplir sa tâche dans une conjoncture difficile, marquée par la complexité de la scène internationale, en particulier celle de notre région, qui a été analysée en profondeur lors de la récente rencontre du Forum de Sao Paulo, tenue à La Havane, ainsi que par la situation économique du pays.</p>
<p>La performance de l&#8217;économie au premier semestre s&#8217;est clôturée par une croissance discrète du Produit intérieur brut de 1,1 %, ce qui, bien que discret, n’en est pas moins encourageant, au milieu de tant de facteurs défavorables.</p>
<p>La situation des finances extérieures reste tendue en raison du non-respect des prévisions de recettes d&#8217;exportation, dans le tourisme et la production sucrière, ainsi que du fait des dommages causés par la sécheresse prolongée, suivie par les dégâts occasionnés par l&#8217;ouragan Irma et les pluies intenses, ce qui a provoqué des affectations dans l&#8217;arrivée des matières premières, des équipements et des intrants.</p>
<p>Cette situation nous oblige à adopter des mesures de contrôle supplémentaires au second semestre de l&#8217;année sur les principales assurances du plan 2018, visant à travailler avec davantage de précision les décisions en matière d’importations et autres dépenses en devises. Pour atteindre de tels objectifs, nous devons faire appel à une mise en valeur maximale et à l&#8217;utilisation efficace des ressources disponibles.</p>
<p>Dans ces circonstances, les efforts doivent se multiplier, sans renoncer à la réalisation des principaux objectifs exprimés dans le plan, fondamentalement ceux visant à garantir les services de base à la population et au développement, ce qui présuppose d&#8217;orienter le travail vers le contrôle strict et l&#8217;utilisation rationnelle et efficiente de toutes les ressources matérielles et financières dont nous disposons, en économisant ici et là, partout où cela sera possible, en éliminant tout gaspillage. Cette attitude doit devenir une règle de conduite pour les cadres du gouvernement dans tous les secteurs, en premier lieu pour ceux d&#8217;entre nous qui font partie du Conseil de ministres.</p>
<p>Aborder cette situation de cette manière nous permettra dès maintenant de jeter les bases pour définir un plan économique objectif, réaliste et durable pour 2019, fondé sur des bases solides et réalisables et qui favorisera, malgré les difficultés, de ne pas stopper le développement des activités prioritaires pour la croissance et le progrès, tout en contribuant au rétablissement progressif de la crédibilité financière de la nation.</p>
<p>Le Conseil des ministres que vous avez approuvé se consacrera entièrement au peuple et à la Révolution, avec un style de direction et de conduite collective, en agissant sans relâche, en créant et en travaillant pour répondre aux exigences et aux besoins, en lien permanent et étroit avec notre peuple humble, généreux et noble, pour faciliter sa participation aux tâches révolutionnaires et à la prise de décision.</p>
<p>Nous encouragerons l&#8217;exercice d&#8217;un style de travail qui rapproche davantage la gestion du gouvernement central au cadre des gouvernements locaux, en favorisant la suppression d’obstacles et de mécanismes bureaucratiques qui retardent les décisions ; nous aurons recours à la reddition de comptes des dirigeants et des institutions, à l&#8217;examen systématique des programmes de développement, de la défense de la santé publique, l&#8217;éducation et la culture nationale, la communication sociale, l&#8217;informatisation, la recherche et l&#8217;innovation en tant que piliers de la gestion gouvernementale.</p>
<p>Nous poursuivrons et nous appelons dans le même temps à déployer une bataille éthique contre la corruption, les illégalités, les addictions et l&#8217;indiscipline sociale.</p>
<p>Nous savons que nous comptons sur le soutien inconditionnel des citoyens lorsque nous faisons face à l&#8217;impunité pernicieuse de chaînes délictueuses qui accaparent des produits déficitaires et spéculent sur les prix pour s&#8217;enrichir sans scrupules ni limites, grâce aux ressources subventionnées par l&#8217;État, au détriment des besoins de ceux qui possèdent le moins et qui sont ceux qui soutiennent le plus la Révolution.</p>
<p>Nous ne devons pas considérer la lutte contre les manifestations de corruption ou face au travail mal fait comme une action qui ne correspond qu&#8217;au gouvernement ou à la police, l’affrontement résolu à ce phénomène est la tâche de la société dans son ensemble, qui ne doit pas se laisser arracher par quelques-uns les grandes conquêtes que la Révolution a gagnées pour elle.</p>
<p>Je confirme ce que j&#8217;ai dit lors de la session constitutive de cette législature : « Dans tous les organismes, organisations et institutions, nous devons agir pour défendre de façon permanente l&#8217;unité, la discipline, l&#8217;analyse intégrale et l’exigence pour faire en sorte que les énormes potentialités et les possibilités présentes dans notre société étayent et s’expriment par des résultats concrets de croissance, de développement et de prospérité. »</p>
<p>Pour conclure, il ne reste plus grand-chose à dire, mais il reste à faire ; beaucoup de choses à résoudre, corriger, renforcer et à créer.</p>
<p>Notre engagement est de revenir devant vous avec des résultats, lorsque le pays entrera dans les 60 premières années de la Révolution.</p>
<p>Cela ne sera pas facile, car le principal obstacle à notre développement, le blocus économique, commercial et financier et ses énormes effets extraterritoriaux, est toujours en vigueur, tel le dinosaure de Monterroso.</p>
<p>Mais, cela ne fut-il pas encore plus difficile pour les patriotes qui, voilà 150 ans, sont partis pour la manigua [forêt tropicale], en brûlant jusqu’à leurs maisons pour chasser l&#8217;empire colonisateur, et pour ceux qui, voilà 65 ans, ont pris d&#8217;assaut une forteresse, presque sans armes et sans expérience de combat ? Et pour ceux qui, défaits mais jamais vaincus, sont sortis de prison pour l’exil, de l&#8217;exil pour Granma, de Granma pour la Sierra et de la Sierra et la clandestinité à la conquête de l&#8217;espoir, celui que nous défendons depuis 60 ans ?</p>
<p>Cubaines et Cubains,</p>
<p>Avec une telle histoire, nous ne pouvons que répéter&#8230;.. Lutter et lutter, jusqu&#8217;à la victoire toujours.</p>
<p>La Patrie ou la mort ! Nous vaincrons !</p>
<p>(Ovation.)</p>
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		<title>J’assume la responsabilité avec la conviction que nous tous, les révolutionnaires, serons loyaux envers l’exemple légué par Fidel et Raul</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Apr 2018 19:46:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Discours du camarade Miguel Diaz-Canel Bermudez, président du Conseil d'État et du Conseil des ministres de la République de Cuba, à la session constitutive de la 9e Législature de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, au Palais des Conventions, le 19 avril 2018, « Année 60 de la Révolution ».
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3502" alt="Canel discurso" src="/files/2018/04/Canel-discurso.jpg" width="300" height="249" />Discours du camarade Miguel Diaz-Canel Bermudez, président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres de la République de Cuba, à la session constitutive de la 9e Législature de l&#8217;Assemblée nationale du Pouvoir populaire, au Palais des Conventions, le 19 avril 2018, « Année 60 de la Révolution ».</p>
<p>(Traduction de la version sténographique du Conseil d&#8217;État)</p>
<p>Camarade député, général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba,</p>
<p>Compatriotes,</p>
<p>Je viens parler au nom de tous les Cubains et les Cubaines qui entamons aujourd&#8217;hui un nouveau mandat au service d&#8217;une nation dont l&#8217;histoire fait la fierté, non seulement de ceux qui sont nés sur cette terre, mais aussi des millions d&#8217;enfants d&#8217;Amérique et du monde qui l&#8217;aiment et la respectent comme leur propre pays.</p>
<p>Je le fais avec toute la responsabilité qu&#8217;implique un acte de cette nature et avec la conscience que nous ne sommes pas en train d’inaugurer une législature de plus.</p>
<p>Marti disait que « les paroles pompeuses ne sont pas nécessaires pour parler des hommes sublimes ». Et c&#8217;est de cela dont il s&#8217;agit aujourd’hui, au moment où je remplis, avec honneur et émotion, le mandat de notre peuple de consacrer ma première pensée à la génération historique qui, avec une consécration et une humilité exemplaires, nous accompagne en ce moment de défi impérieux où Cuba attend de nous que nous soyons comme eux, capables de livrer victorieusement toutes les batailles qui nous attendent.</p>
<p>La présence de Raul, Machado, Ramiro, Guillermo et d&#8217;autres Héros de la République, en tant que députés de la Législature qui entre en fonction aujourd&#8217;hui, n&#8217;est pas le fait de l&#8217;hommage, plus que mérité, pour l’œuvre qu’ils ont accomplie. Le général d’armée et Premier secrétaire du Parti a été le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix aux élections générales, de même que le deuxième Secrétaire et les commandants de la Révolution, également Héros du Travail de la République de Cuba, qui sont parmi ceux qui ont obtenu les plus de votes.</p>
<p>Ils ennoblissent cette salle et nous donnent l&#8217;occasion, en les embrassant, d&#8217;embrasser l&#8217;Histoire vivante.</p>
<p>Plus d&#8217;un demi-siècle de calomnies et de sombres invitations à la rupture générationnelle et au découragement face aux difficultés n&#8217;ont pas réussi à détruire les colonnes du temple de notre foi : la Révolution de Fidel et de la Génération du Centenaire de Marti, est arrivée dans sa 60e année avec la dignité de ses fondateurs, intacte et magnifiée pour avoir su faire à chaque moment ce que chaque moment exigeait.</p>
<p>Avec la constitution de la 9e Législature de l&#8217;Assemblée nationale du Pouvoir populaire, le processus électoral révolutionnaire que le peuple cubain a vécu ces derniers mois a pris fin, réaffirmant son caractère éminemment démocratique et, en même temps, conscient de sa grande signification historique.</p>
<p>Le peuple, dans l’exercice de ses droits citoyens, a proposé, désigné et élu ses représentants aux différentes instances de gouvernement, en fonction de leur identification avec eux, de leur mérite et de leur capacité à représenter les communautés, les secteurs sociaux et les intérêts collectifs, sans que n’intervienne aucune campagne publicitaire dépendant du pouvoir de l&#8217;argent, sans politicaillerie, fraude, corruption ou démagogie.</p>
<p>L’élection a été le fruit de souhaits collectifs, sans qu&#8217;aucun des élus n&#8217;y ait personnellement aspiré. Les citoyens ont distingué des personnes humbles, laborieuses et modestes en tant que leurs authentiques représentants.</p>
<p>Il s’agit d’une élection qui émerge du peuple, celui-là même qui contrôlera sa gestion, en participant ainsi à la prise de décisions et à la mise en œuvre des politiques adoptées. Et bien que nous l&#8217;ayons souvent fait au cours des 40 dernières années, nous pouvons affirmer que ce processus d&#8217;élections qui s’achève aujourd&#8217;hui est devenu une victoire retentissante de l&#8217;unité du peuple cubain et une expression d&#8217;engagement dans la défense de l’œuvre révolutionnaire en ce moment d&#8217;incertitude pour la majorité des habitants de la planète, dont les aspirations ne comptent pas à l’heure de mettre en œuvre des politiques qui réduisent leurs droits et portent atteinte à leurs acquis.</p>
<p>Il n&#8217;y a qu&#8217;une seule façon de répondre à cette confiance que le peuple nous accorde par son vote : en agissant, en créant et en travaillant sans relâche, pour répondre à ses demandes et à ses besoins, dans un lien permanent et étroit avec notre peuple humble, généreux et noble.</p>
<p>Si quelqu&#8217;un voulait voir Cuba dans un ensemble de citoyens en raison de leur âge, leur race, leur sexe et leur profession, il lui suffirait d&#8217;examiner et d&#8217;étudier la composition de notre Assemblée et la représentation de femmes, de Noirs et de métis, de jeunes et de personnes âgées qui occupent des postes de décision aux plus hautes instances du gouvernement, presque dans la même proportion définies par les statistiques de la nation.</p>
<p>Cependant, le plus important n&#8217;est pas à quel point nous ressemblons au pays que nous sommes. Ce que nous ne pouvons pas oublier une seconde, dès cet instant, c&#8217;est l&#8217;engagement que nous avons pris envers le peuple et envers l&#8217;avenir.</p>
<p>Pour nous tous, députés, direction de l&#8217;Assemblée, membres du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres, notre première raison d&#8217;être réside dans notre lien systématique avec la population, ce qui nous oblige à approfondir notre analyse des problèmes qui concernent la société dans son ensemble et la vie quotidienne des Cubaines et des Cubains, en encourageant un débat ample et franc à leur sujet et en encourageant tous les moyens possibles de résoudre ou d&#8217;atténuer leur impact avec la participation des personnes concernées, soit parce qu&#8217;elles en souffrent, soit parce qu&#8217;elles ont la possibilité de les résoudre.</p>
<p>Compatriotes :</p>
<p>Il y a deux ans aujourd&#8217;hui, lors de la cérémonie de clôture du 7e Congrès du Parti, le général d’armée nous a déclaré que sa génération remettrait et je cite : « …les drapeaux de la Révolution et du Socialisme aux &#8220;jeunes pousses&#8221;, sans la moindre trace de tristesse ou de pessimisme, avec la fierté du devoir accompli, convaincue qu&#8217;elles seraient capables de poursuivre et d’accroître l’œuvre révolutionnaire pour laquelle bon nombre de leurs compatriotes ont donné leurs meilleures énergies et jusqu’à leur vie ».</p>
<p>Cela signifie, entre autres raisons, que le mandat que le peuple a confié à cette Législature est de donner continuité à la Révolution cubaine à un moment historique crucial, qui sera marqué par tout ce que nous parviendrons à réaliser dans la mise à jour du modèle économique et social, en perfectionnant et en renforçant notre travail dans tous les domaines de la vie de la nation.</p>
<p>J&#8217;assume la responsabilité pour laquelle j&#8217;ai été élu avec la conviction que nous tous, les révolutionnaires cubains, quelle que soit notre position, le travail que nous réalisons, notre poste de travail ou la tranchée de la Patrie socialiste, nous serons loyaux envers l&#8217;héritage exemplaire du commandant en chef Fidel Castro Ruz, le leader historique de notre Révolution, ainsi qu&#8217;à l&#8217;exemple, au courage et aux enseignements du général d’armée Raul Castro Ruz, l&#8217;actuel leader du processus révolutionnaire (Applaudissements).</p>
<p>Je les cite et j&#8217;évoque Marti dans son portrait de Céspedes et d&#8217;Agramonte : « L&#8217;étranger peut écrire ces noms sans trembler, ou le pédant, ou l&#8217;ambitieux : le bon Cubain, non ». Fidel et Raul, unis par le sang, les idéaux et la lutte, nous montrent au plus haut degré le sens du mot frère, si apprécié dans les relations affectives de l&#8217;être national.</p>
<p>Mieux encore. Tous deux, avec les hommes et les femmes qui ont apporté la Révolution jusqu’ici, nous offrent la clé d&#8217;une nouvelle fraternité, forgée dans la résistance et les combats partagés qui ont fait de nous des « compañeros » et « compañeras ». L&#8217;unité, si nécessaire tandis que se forgeait la nation, est sa force la plus précieuse et la plus sacrée depuis 1959. Elle est devenue extraordinaire et invulnérable au sein de notre Parti unique, qui n&#8217;est pas né de la fracture ou de l&#8217;atomisation d’autres partis, mais de l&#8217;intégration de tous ceux qui se proposaient de construire un pays meilleur.</p>
<p>Il est absolument clair pour nous que seul le Parti communiste de Cuba, la force dirigeante supérieure de la société et de l&#8217;État, garantit l&#8217;unité de la nation cubaine et qu’il est le digne héritier de la confiance que le peuple a déposée dans ses dirigeants, comme l&#8217;a affirmé le camarade Raul Castro Ruz dans son discours à l&#8217;occasion du 45e anniversaire de l&#8217;Armée occidentale, le 14 juin 2006.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi Raul, qui a préparé, conduit et dirigé ce processus de continuité générationnelle avec fermeté, sans attachement à des postes et à des responsabilités, avec un sens aigu du devoir et du moment historique, avec sérénité, maturité, confiance, fermeté révolutionnaire, altruisme et modestie, reste à l&#8217;avant-garde politique par légitimité et pour son propre mérite (Applaudissements).</p>
<p>Il reste notre Premier secrétaire, en tant que référent pour tout communiste et révolutionnaire cubain. Et parce que Cuba a besoin de lui, pour apporter des idées et des objectifs à la cause révolutionnaire, pour nous guider et nous mettre en garde contre toute erreur ou déficience, pour nous enseigner et toujours prêt à combattre l&#8217;impérialisme face à toute tentative d&#8217;agression contre le pays, en première ligne, avec son fusil à l’heure du combat.</p>
<p>Raul, comme notre peuple l&#8217;appelle affectueusement, est le meilleur disciple de Fidel, mais il a aussi apporté d’innombrables valeurs à l&#8217;éthique révolutionnaire, au travail du Parti et au perfectionnement du gouvernement.</p>
<p>L’œuvre entreprise sous sa direction au cours de la dernière décennie est immense. Son héritage de résistance face aux menaces et aux agressions, ainsi que dans la poursuite du perfectionnement de notre société est fondamental.</p>
<p>Il a pris la direction de la nation dans une conjoncture économique et sociale difficile. Il a fait passer le courage révolutionnaire et le sens du devoir avant la douleur humaine, et il a dirigé le pays sans relâche, avec zèle, assurance, dynamisme, abnégation et dévouement.</p>
<p>En tant qu&#8217;homme d&#8217;État, tout en forgeant un consensus populaire, il a dirigé, promu et stimulé des changements structurels et conceptuels profonds et essentiels dans le cadre du processus de perfectionnement et de mise à jour du modèle économique et social cubain.</p>
<p>Avec patience, intelligence et des décisions fermes qui en même temps devaient être prises dans la discrétion, il a obtenu la libération de nos Cinq Héros, en accomplissant ainsi la promesse de Fidel qu&#8217;ils reviendraient (Applaudissements).</p>
<p>Il a marqué de son style affable et personnel une activité vaste et dynamique dans les relations internationales. Avec fermeté, dignité et courage, il a dirigé les pourparlers et les négociations en vue du rétablissement des relations diplomatiques avec les États-Unis. Il a assumé la présidence tournante de la Celac, en défendant l&#8217;unité dans la diversité et en obtenant que la communauté latino-américaine et caribéenne déclare la région comme Zone de paix.</p>
<p>Il a contribué de façon décisive au succès des pourparlers de paix en Colombie et il a défendu les pays de la Caraïbe, en particulier Haïti et Porto Rico, toujours oubliés, devant toutes les tribunes de dialogue régionales et continentales.</p>
<p>Nous sommes encore bouleversés par sa voix émue et par le discours percutant qu&#8217;il a prononcé au Sommet des Amériques au Panama, exaltant la véritable histoire de Notre Amérique et les raisons de la résistance spartiate et l’invariable solidarité du peuple cubain envers les causes justes dans la région et dans le monde, contre vents et marées, menaces et agressions.</p>
<p>C&#8217;est le Raul que nous connaissons, que nous admirons, que nous respectons et que nous aimons.</p>
<p>Le Raul étudiant et rebelle qui, en janvier 1953, participa à la première Marche aux flambeaux et qui, en mars de la même année, assista à la Conférence internationale sur les Droits de la jeunesse et à la préparation du 4e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants ; le Raul combattant qui, au milieu du combat, prit le commandement au Palais de justice de Santiago de Cuba, lors de l&#8217;attaque de la caserne Moncada. Il fut emprisonné sur l&#8217;île des Pins, se prépara à la lutte contre Batista pendant son exil au Mexique ; il participa au débarquement à bord du yacht Granma ; il retrouva Fidel à Cinco Palmas ; il lança la lutte dans la Sierra Maestra et fut promu au grade de commandant pour ses mérites et son courage.</p>
<p>Le Raul, chef militaire qui, sur le 2e Front oriental Frank Pais, en pleine guerre de libération, mit en place des expériences d&#8217;organisation et de gouvernement au profit de la population, lesquelles seraient reprises plus tard dans tout le pays au triomphe de la Révolution.</p>
<p>LeRaul qui, à la tête du ministère des Forces armées pendant 48 ans, permit d’obtenir des résultats dans la préparation du pays à la défense et dans l&#8217;élaboration de la doctrine de la Guerre de tout le peuple, ce qui en fit l&#8217;organe le plus discipliné et le plus efficace de l&#8217;administration de l&#8217;État, au sein duquel ont été menées des expériences qui se sont révélées ensuite utiles au pays.</p>
<p>Le Raul leader politique, qui a constamment encouragé le débat pour le perfectionnement du travail au sein du Parti, en lien avec le peuple, les oreilles grandes ouvertes, et qui, dans des moments très difficiles, nous a appelés avec fermeté à prouver que « Oui, c’est possible » et c’est alors que nous avons pu sauver la Patrie et la Révolution.</p>
<p>Je suis conscient des préoccupations et des attentes qu&#8217;un moment comme celui-ci soulève logiquement chez nos compatriotes, mais nous comptons sur la force, l&#8217;intelligence et la sagesse du peuple, sur l&#8217;expérience et le leadership du Parti, sur les idées de Fidel, sur la présence de Raul, accompagné également par le précieux leader et être humain, travailleur dévoué, le camarade José Ramon Machado Ventura (Applaudissements) comme deuxième secrétaire de l&#8217;organisation politique des communistes cubains, et avec la force, le prestige, la loyauté et la nature exemplaire d&#8217;une armée qu’ils ont fondée et qui ne cessera jamais d&#8217;être le peuple en uniforme.</p>
<p>Connaissant le ressenti populaire, j&#8217;affirme devant cette Assemblée, organe suprême du pouvoir de l&#8217;État, que le camarade général d&#8217;armée Raul Castro Ruz, en tant que Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba, sera à la tête des décisions les plus importantes pour le présent et l&#8217;avenir de la nation (Applaudissements prolongés).</p>
<p>Nous vivons dans une conjoncture mondiale caractérisée par des menaces croissantes contre la paix et la sécurité, des guerres d&#8217;intervention, des menaces à la survie de l&#8217;espèce humaine et un ordre économique international injuste et excluant.</p>
<p>Dans ce contexte, je confirme que la politique extérieure de Cuba restera inchangée et nous réaffirmons que personne ne parviendra à affaiblir la Révolution ni à soumettre le peuple cubain, parce que Cuba ne fait pas de concessions sur sa souveraineté et son indépendance ; elle ne négociera pas sur des principes et n&#8217;acceptera aucune condition. Nous ne céderons jamais face aux pressions ou aux menaces. C’est le peuple cubain qui continuera à décider en toute souveraineté des changements qui s&#8217;avéreraient nécessaires.</p>
<p>Je suis conscient que la tâche qui nous est confiée implique une énorme responsabilité envers le peuple. C&#8217;est pourquoi je demande le soutien de tous ceux qui occupent des responsabilités de direction aux différents niveaux et dans les différentes institutions de la Révolution, mais plus que tout autre chose, j&#8217;ai confiance dans le soutien décisif du peuple cubain, sans lequel il est impossible d’aller de l’avant avec succès dans notre société et au milieu des menaces et des défis, qui ne manqueront jamais pour un pays déterminé à faire la Révolution.</p>
<p>Nous devrons exercer une direction et une conduite de plus en plus collectives, comme toujours en contact permanent avec la population et en facilitant la participation du peuple aux tâches révolutionnaires et dans la prise de décision par le biais de processus largement démocratiques qui font déjà partie intégrante de la politique nationale.</p>
<p>Je ne viens pas promettre quoi que ce soit, comme jamais la Révolution ne l&#8217;a fait durant toutes ces années. Je viens offrir mon engagement à travailler et à exiger l&#8217;accomplissement du programme que nous nous sommes fixé en tant que gouvernement et en tant que peuple dans les Orientations de la politique du Parti et de la Révolution, à court, moyen et long terme. Seul le travail quotidien intense, dévoué et efficace permettra d’obtenir des résultats et des réalisations concrètes qui constitueront de nouvelles victoires pour la Patrie et le socialisme, sans jamais abandonner la disposition au combat de nos Forces armées révolutionnaires invaincues.</p>
<p>C&#8217;est ainsi que nous ferons face aux menaces du puissant voisin impérialiste. Ici, il n&#8217;y a pas de place pour une transition qui ignorerait ou détruirait l&#8217;héritage de tant d&#8217;années de lutte. À Cuba, par décision du peuple, nous ne pouvons que donner continuité à l’œuvre, dans l’union des générations nées et éduquées dans la Révolution et la génération fondatrice, sans céder aux pressions, sans crainte ni reculs, en défendant nos vérités et nos raisons, sans renoncer à la souveraineté et à l&#8217;indépendance, aux programmes de développement et à nos rêves.</p>
<p>Nous serons toujours prêts à dialoguer et à coopérer avec ceux qui le souhaitent sur la base du respect et de l&#8217;égalité de traitement.</p>
<p>Dans cette Législature, il n&#8217;y aura pas de place pour ceux qui aspirent à la restauration capitaliste. Cette Législature défendra la Révolution et poursuivra le perfectionnement du socialisme.</p>
<p>Pour faire face aux difficultés que nous rencontrons sur le plan interne, il convient de souligner que les priorités sont définies dans les documents adoptés lors du 7e Congrès du Parti, soutenu par le Parlement, après avoir été soumis à un large processus de consultation populaire.</p>
<p>Il y est consigné que le travail politique et idéologique, la lutte pour la paix, l&#8217;unité et la fermeté idéologique, intimement liés au développement de l&#8217;économie nationale, en s’assurant de la participation consciente, active et engagée de la majorité de la population dans le processus de mise à jour du modèle économique et social, est la mission fondamentale. Il nous revient tout simplement de la faire mettre en œuvre et progresser.</p>
<p>Attentifs à ces priorités, il nous faut perfectionner leur application, corriger les erreurs, en tirer des expériences, éviter les improvisations, les superficialités et les retards et les non-exécutions qui mécontentent la population et sèment le pessimisme et le découragement, en nous éloignant de nos objectifs dans le temps.</p>
<p>Dans tous les organismes, organisations et institutions, nous devons agir pour défendre de façon permanente l&#8217;unité, la discipline, l&#8217;analyse intégrale et l’exigence pour faire en sorte que les énormes potentialités et les possibilités présentes dans notre société étayent et s’expriment par des résultats concrets de croissance, de développement et de prospérité.</p>
<p>Au nom des hommes et des femmes élus à la direction de l&#8217;Assemblée nationale du Pouvoir populaire et du Conseil d&#8217;État, je tiens à vous exprimer, avec un sens profond de notre responsabilité, que nous ne décevrons jamais la confiance que vous avez déposée en nous.</p>
<p>Et à ceux qui, par ignorance ou mauvaise foi, doutent de l&#8217;engagement des générations qui assumons aujourd&#8217;hui de nouvelles responsabilités dans l&#8217;État cubain, nous avons le devoir de leur dire très clairement que la Révolution continue et continuera d’être vivante, avec le sens du moment historique, en changeant tout ce qui doit être changé ; en nous émancipant par nous-mêmes et avec nos propres efforts ; en défiant de puissantes forces dominantes à l&#8217;intérieur et à l&#8217;extérieur de la sphère sociale et nationale ; en défendant les valeurs auxquelles nous croyons au prix de n’importe quel sacrifice, avec modestie, désintéressement, altruisme, solidarité et héroïsme, en combattant avec audace, intelligence et réalisme.</p>
<p>Engagés à ne jamais mentir ni à violer de principes éthiques et avec la profonde conviction que Fidel nous a transmise à travers son concept de Révolution, qu&#8217;il n&#8217;existe pas de force dans le monde capable d&#8217;écraser la force de la vérité et des idées. Nous n&#8217;oublions pas une seconde que la Révolution est unité, indépendance, c’est lutter pour nos rêves de justice pour Cuba et le monde, qui est la base de notre patriotisme, de notre socialisme et de notre internationalisme.</p>
<p>La Révolution poursuit son cours sans une seule absence, parce que même nos morts nous accompagneront dans les heures cruciales, comme jamais n’ont cessé d’être présents dans les batailles les plus dures Céspedes, Agramonte, Maceo, Gomez, Marti, parmi tant d&#8217;autres.</p>
<p>Nous installer dans la gloire qui nous précède pour vivre dans son ombre serait la trahir. Nous, membres de ce Parlement, sommes nés, avons grandi et avons appris des fondateurs de la Révolution que tout ce dont l’être humain rêve est possible, même lorsque la raison semble adverse. « Nul besoin d&#8217;ailes pour faire un rêve. Les mains suffisent, la poitrine suffit, les jambes et la détermination suffisent », disait le poète.</p>
<p>Que cette citation me permette de rappeler que l&#8217;effort et le sacrifice des révolutionnaires cubains ont toujours été portés par la poésie et le chant, l&#8217;art et la critique. Nous sommes une Révolution qui peut se vanter d&#8217;avoir été racontée et chantée, depuis ses origines, avec le talent et l&#8217;originalité de ses artistes et de ses créateurs, authentiques interprètes de la sagesse populaire et aussi des insatisfactions et des espoirs de l&#8217;âme cubaine.</p>
<p>Et il en sera ainsi. Intellectuels, artistes, journalistes, créateurs, seront toujours à nos côtés avec la détermination que cet archipel que la Révolution a placée sur la carte politique du monde continue d&#8217;être reconnu pour sa façon unique de se battre, en chantant, en dansant, en riant et en étant victorieux. Nous sommes Cuba, ce qui signifie résistance, joie, créativité, solidarité et vie.</p>
<p>Aucun pays n&#8217;a résisté pendant autant d&#8217;années sans se soumettre au siège économique, commercial, militaire, politique et médiatique auquel Cuba a été confrontée.</p>
<p>Mais nul miracle dans cet exploit. Il y a tout d&#8217;abord une Révolution authentique, qui a émergé des entrailles du peuple, une direction cohérente qui ne s’est jamais placée au-dessus de ce peuple, mais en première ligne dans les heures de plus grand danger et de risque, et une armée née au cœur des montagnes avec et pour les pauvres de la terre, dont la bravoure et l&#8217;habileté transcendent nos frontières et qui s’est montrée aussi courageuse en temps de guerre que créative en temps de paix. À savoir nécessité, originalité, imagination, courage ou création héroïque, selon Mariategui.</p>
<p>« Créer est le mot de passe de cette génération », écrivit Marti et la génération de Fidel l&#8217;a fait sien, comme il nous revient de nous l&#8217;approprier, nous qui avons la responsabilité de magnifier son héritage.</p>
<p>Dehors, il y a un monde qui nous regarde avec plus de questions que de certitudes. Depuis trop longtemps et des pires manières, il a reçu le message erroné que la Révolution s’achève avec ses guérilleros.</p>
<p>À l&#8217;ère des communications, nos adversaires ont eu l’habilité de mentir, de déformer et de réduire au silence l’œuvre révolutionnaire. Et même ainsi, ils n’ont pas réussi à la détruire. Nous nous devons d’être plus créatifs dans la diffusion de nos vérités. À une époque où les tribunes ne sont pas seulement les tribunes ouvertes et de multitudes qui, à une autre époque, ont été le haut-parleur de la Révolution, nous devons apprendre à utiliser plus et mieux les possibilités de la technologie pour inonder de vérités les espaces infinis de la planète Internet où règne aujourd&#8217;hui le mensonge.</p>
<p>Disons-le en toutes lettres : la Révolution cubaine porte encore l’uniforme vert olive, prête pour tous les combats.</p>
<p>Tout d’abord, pour surmonter nos propres indisciplines, nos erreurs et nos imperfections. Et en même temps, pour aller de l’avant, « sans hâte, mais sans pause », un sage avertissement du camarade Raul, avancer vers l&#8217;horizon, vers la prospérité qui nous revient et que nous devrons conquérir le plus tôt possible, au milieu des turbulences d&#8217;un monde miné par l&#8217;incertitude, l&#8217;injustice, la violence des puissants et le mépris envers les petites nations et les majorités appauvries.</p>
<p>Camarades,</p>
<p>En un jour comme aujourd&#8217;hui, symbolique, plein d&#8217;émotions et de significations, où nous avons partagé des engagements et des convictions, pensons à Fidel, à ses idées, à son imposant héritage, fécond et indispensable, comme un moyen de nourrir ce sentiment authentique de perpétuer à jamais sa présence parmi nous.</p>
<p>Que chaque fibre de notre filiation révolutionnaire vibre lorsque nous proclamons : Je suis Fidel !</p>
<p>Et jurons de défendre jusqu’à notre dernier souffle « cette révolution socialiste et démocratique des humbles, pour les humbles et par les humbles », que la génération historique a gagnée debout sur les sables de Playa Giron il y a 57 ans et qu’elle nous remet invaincue aujourd’hui, confiante dans le fait que nous saurons l&#8217;honorer en la portant aussi loin et en la plaçant aussi haut qu&#8217;ils l&#8217;ont fait, le font et le feront encore (Applaudissements).</p>
<p>Il est essentiel de nous exclamer aujourd&#8217;hui :</p>
<p>La Patrie ou la mort !</p>
<p>Le Socialisme ou la mort !</p>
<p>Venceremos ! (Applaudissements).</p>
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		<title>Un autre 19 avril de victoires</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2018 22:40:23 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3506" alt="Raul Castro y Diaz Canel" src="/files/2018/04/Raul-Castro-y-Diaz-Canel1.jpg" width="300" height="248" />Le fait que Cuba ait un nouveau président aujourd&#8217;hui n&#8217;est pas seulement le résultat d&#8217;un processus électoral. Il y a beaucoup de responsabilité, de symbolisme dans le passage de témoin d&#8217;une génération historique à cette autre, qui ne s&#8217;est pas endurcie dans les montagnes et n’est pas descendre de la sierra après avoir obtenu la victoire au combat, mais qui a grandi comme une sauvegarde et, sans s&#8217;écarter du chemin, s’est préparée à fonder, transformer, conquérir&#8230;</p>
<p>Il y a aussi beaucoup de détachement dans cet acte de céder sa place, ce qui ne signifie pas renoncer. Beaucoup d&#8217;humilité chez celui qui laisse à d’autres la direction de cette œuvre majeure pour laquelle il a tout donné, pour ne faire qu’accompagner, depuis La plus haute avant-garde politique et, en même temps, depuis le siège de député.</p>
<p>Et ce moment fut aussi transcendant que naturel.</p>
<p>Dès la première journée de la constitution de l&#8217;Assemblée, nous avons vu Raul occuper une place au premier rang ; exercer son vote, son bulletin à la main, en toute simplicité, nous montrer par son attitude confiante que le moment que nous avons toujours vu au loin était désormais arrivé. Parce que l&#8217;avenir nous semble toujours lointain.</p>
<p>Et lorsque l&#8217;élection de Miguel Diaz-Canel Bermudez comme président de Cuba est devenue un fait accompli, Raul est monté sur l’estrade, sans faux protocoles ni solennité, pour l&#8217;accueillir, l&#8217;accompagner, l&#8217;embrasser, marquant ainsi sa confiance dans l&#8217;homme et dans l&#8217;avenir.</p>
<p>Diaz-Canel, a souligné Raul, « n&#8217;est pas un président improvisé ». Il a évoqué son travail d&#8217;ingénieur, d&#8217;officier dans les Forces armées révolutionnaires, de dirigeant de la jeunesse, puis de cadre professionnel du Parti à Villa Clara et Holguin. Il a parlé de son travail en tant que ministre de l&#8217;Enseignement supérieur et, depuis cinq ans, comme Premier vice-président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres.</p>
<p>Parlant de Raul, le nouveau président a souligné sa dimension de chef d’État, son leadership dans la formation du consensus national et dans le processus de mise à jour économique que vit le pays, ainsi que de la riche histoire de sa vie en tant que combattant lors de l’attaque de la caserne Moncada, membre de l’expédition du yacht Granma, la guérilla, le chef militaire et le dirigeant politique.</p>
<p>« Je ne viens pas pour promettre quoi que ce soit, comme jamais la Révolution ne l&#8217;a fait depuis toutes ces années », a signalé Diaz-Canel. « Je viens offrir mon engagement », qui n&#8217;est autre que de continuer « à agir, à créer et à travailler sans relâche », en lien avec les gens humbles et solidaires de ce pays. Nul ne sera absent dans cette entreprise, car « même nos morts nous accompagneront ».</p>
<p>Tout ce qu’il reste à faire ne sera pas facile, mais ce 19 avril, il n&#8217;y a pas eu de rupture. La continuité a des visages.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Des dirigeants internationaux félicitent Miguel Díaz-Canel pour son élection à la présidence de Cuba</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2018 19:46:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Des dirigeants, des personnalités politiques et des organisations de plusieurs pays ont salué l’élection de Miguel Diaz-Canel à la présidence du Conseil d'État et du Conseil des ministres]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3504" alt="Raul con Canel" src="/files/2018/04/Raul-con-Canel.jpg" width="300" height="250" />Des dirigeants, des personnalités politiques et des organisations de plusieurs pays ont salué l’élection de Miguel Diaz-Canel à la présidence du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres</p>
<p>L&#8217;un des premiers à réagir a été le président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, qui a félicité l&#8217;île « pour le déroulement impeccable, démocratique et participatif de la nomination de ses autorités législatives et exécutives ».</p>
<p>Dans un communiqué du ministère vénézuélien des Affaires étrangères, le chef d&#8217;État a réaffirmé que « le Président Diaz-Canel et Cuba bénéficient du soutien sans réserve du Président Maduro et de la Révolution bolivarienne pour faire face aux défis et batailles en faveur de la justice sociale et du développement humain dans ce monde agité, dans les mois et dans les années à venir ».</p>
<p>Maduro a déclaré que la « révolution bolivarienne » et la révolution cubaine « resteront unies par l&#8217;héritage émancipateur de Marti et Bolivar et par l&#8217;alliance indissoluble scellée par l&#8217;étreinte historique entre Hugo Chavez et Fidel Castro ».</p>
<p>Il a également exprimé sa « profonde admiration et sa reconnaissance émotionnelle envers le général Raul Castro pour le leadership intégral de son peuple ces dernières années, consolidant l&#8217;indépendance, le progrès et le projet socialiste ».</p>
<p>À travers son compte Twitter, le président vénézuélien a également annoncé son intention de rendre visite prochainement au « frère Diaz-Canel pour lui serrer la main ».</p>
<p>Pour sa part, président de Bolivie, Evo Morales, a également salué cette journée historique qui confirme la continuité de la Révolution cubaine, vécue ce jeudi par la Grande Île des Antilles, et il a envoyé ses salutations « au frère Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez, président du Conseil d&#8217;État démocratiquement élu par l&#8217;Assemblée nationale du Pouvoir populaire de Cuba. C&#8217;est la garantie de l’approfondissement de l&#8217;héritage révolutionnaire du commandant Fidel Castro, de son frère Raul et du peuple cubain ».</p>
<p>Sur son compte Twitter, le président premier président indigène de Bolivie a reconnu le travail de Raul, soulignant sa contribution généreuse et insurmontable à la révolution anti-impérialiste qui a débuté avec Fidel en 1953.</p>
<p>Pour sa part que le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a réaffirmé l&#8217;amitié entre son peuple et le peuple cubain, et a exprimé sa volonté d&#8217;approfondir les liens avec la nouvelle direction de l&#8217;Île.</p>
<p>Le dirigeant de la deuxième puissance mondiale a envoyé un message de salutations au Premier secrétaire du Parti communiste cubain, Raul Castro, et s’est engager de maintenir une communication étroite avec lui en vue de porter les liens binationaux à une nouvelle hauteur.</p>
<p>Le président chinois s&#8217;est également engagé à travailler avec Diaz-Canel au renforcement de ces liens, à élargir la coopération et à poser des jalons pour des réalisations futures qui permettront d’honorer davantage l&#8217;amitié entre nos deux États.</p>
<p>Par ailleurs, il a souligné que la fraternité entre Pékin et La Havane a aidé à surmonter des obstacles majeurs et a servi de force motrice pour de solides relations bilatérales.</p>
<p>Le président russe Vladimir Poutine s&#8217;est joint aux messages de félicitations à Miguel Diaz-Canel et a confirmé la volonté de Moscou de continuer à soutenir le développement économique et social de l&#8217;île, a rapporté le service de presse du Kremlin.</p>
<p>Poutine a exprimé sa confiance que, sous la direction de Diaz-Canel, le pays continuera à faire des progrès vers les objectifs fixés par la Révolution cubaine en vue de nouvelles réalisations dans le développement économique et social », précise le communiqué, cité par la chaîne Russia Today.</p>
<p>Le dirigeant russe a souligné que son pays apprécie grandement les relations avec Cuba, qui sont fondées sur « des liens solides d&#8217;amitié et de respect mutuel » et il s&#8217;est déclaré prêt à renforcer la coopération stratégique avec La Havane ainsi que la collaboration constructive dans tous les domaines.</p>
<p>Également sur Twitter, les présidents du Mexique et du Panama ont félicité Miguel Diaz-Canel pour son élection à la tête de l&#8217;État cubain.</p>
<p>« Le Mexique félicite Miguel Diaz-Canel pour son élection à la présidence du Conseil d&#8217;État et des ministres de Cuba 2018-2023 », a écrit le président mexicain Enrique Peña Nieto. Quant au président panaméen, Juan Carlos Varela, il a signalé : « Toutes nos félicitations à Miguel Diaz-Canel, qui prend maintenant ses fonctions à la présidence de Cuba. Nous continuerons de renforcer les liens d&#8217;amitié entre Cuba et le Panama. »</p>
<p>Le gouvernement équatorien s&#8217;est félicité également de l’élection de Miguel Díaz-Canel comme nouveau président de Cuba et a réitéré son intérêt pour le maintien d&#8217;excellentes relations avec notre pays.</p>
<p>« Nous lui offrons nos meilleurs vœux de succès dans son travail et nous réitérons le désir de l&#8217;Équateur de préserver les excellentes relations bilatérales entre nos peuples », a écrit la ministre des Affaires étrangères Maria Fernanda Espinosa sur son compte Twitter.</p>
<p>Pour sa part, l&#8217;ancien président équatorien Rafael Correa a envoyé une accolade à celui qu’il a décrit comme « un grand ami de l&#8217;Équateur et de la révolution citoyenne, Miguel Diaz-Canel, le nouveau président de notre héroïque Cuba ».</p>
<p>Sur Twitter également, Correa a remercié Raul pour son travail « au nom de la Grande Patrie ».</p>
<p>Selon l’agence Prensa Latina, les membres du Congrès péruvien se sont félicités de l&#8217;élection de Diaz-Canel et lui ont souhaité beaucoup de succès dans son mandat. Par ailleurs, les médias nicaraguayens, costariciens et boliviens ont souligné la trajectoire politique du président nouvellement élu et le travail de la génération historique de la Révolution.</p>
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		<title>Raul, infatigable moteur des processus d’intégration et antiimpérialiste par excellence</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Feb 2018 23:51:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Raul Castro]]></category>
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		<description><![CDATA[CONTRAIREMENT aux universitaires et aux intellectuels qui consacrent du temps à l’organisation de leur œuvre, la pensée des révolutionnaires ayant des responsabilités d'État est souvent dispersée dans le temps et parmi des milliers de discours, d'entretiens et de déclarations.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3322" alt="Raul discursos libro" src="/files/2018/02/Raul-discursos-libro.jpg" width="300" height="249" />CONTRAIREMENT aux universitaires et aux intellectuels qui consacrent du temps à l’organisation de leur œuvre, la pensée des révolutionnaires ayant des responsabilités d&#8217;État est souvent dispersée dans le temps et parmi des milliers de discours, d&#8217;entretiens et de déclarations.</p>
<p>La tâche du chercheur est alors de sauvegarder cet héritage et de l&#8217;organiser de manière à ce qu&#8217;il serve à saisir l&#8217;ampleur d&#8217;une personnalité et le moment historique qu&#8217;il lui a été donné de vivre.</p>
<p>C&#8217;est précisément ce que le chercheur et essayiste Abel Gonzalez Santamaria a réalisé avec le livre Raul Castro y Nuestra América. 86 discursos, intervenciones y declaraciones, (Raul Castro et Notre Amérique. 86 discours, allocutions et déclarations), qui a été présenté à la salle Nicolas Guillén de La Cabaña, dans le cadre des activités de la Foire du Livre.</p>
<p>Le travail de Gonzalez Santamaria dépasse la simple historiographie pour nous proposer Raul, l&#8217;homme d&#8217;État, dont l’œuvre s’est affirmée avec la pratique révolutionnaire au cours de plus d&#8217;un demi-siècle. Il laisse aussi un outil pour que les générations présentes et futures puissent poursuivre la voie ouverte il y a plus de 200 ans en faveur de l&#8217;unité et de l&#8217;intégration de Notre Amérique.</p>
<p>Le livre Fidel Castro et les États-Unis a été présenté à la dernière Foire internationale du livre à La Havane : 90 discours, allocutions et réflexions, et à cette occasion une compilation similaire de Raul Castro a également été présentée par la maison d&#8217;éditions Capitan San Luis. Quel est le rapport entre ces deux volumes ?</p>
<p>Les deux livres entretiennent une relation dialectique, car leurs auteurs, le commandant en chef Fidel Castro Ruz et le général d&#8217;armée Raul Castro Ruz, sont deux hommes qui partagent la même pensée et se complètent dans la théorie et la pratique révolutionnaires. Le livre Raul Castro y Nuestra América : 86 discursos, intervenciones y declaraciones est une sorte de deuxième volume de Fidel Castro y los Estados Unidos : 90 discursos, intervenciones y reflexiones.</p>
<p>Quel est l&#8217;héritage des deux leaders pour l&#8217;intégration de l&#8217;Amérique latine ?</p>
<p>Ils ont démontré pendant plus d&#8217;un demi-siècle de luttes intenses qu&#8217;il était possible d&#8217;intégrer tous les pays de la Grande Patrie dans une organisation aui soit uniquement de Notre Amérique sans présence extrarégionale. Fidel et Raul, ainsi que d&#8217;autres leaders révolutionnaires et progressistes du continent, ont contribué de manière décisive à la création de la Communauté des États d&#8217;Amérique latine et des Caraïbes (Celac).</p>
<p>Rappelons que pour y parvenir, ils ont dû s&#8217;unir préalablement pour vaincre le projet de domination que les États-Unis prétendaient implanter dans la région au début du XXIe siècle, à travers la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA). Cette victoire a été décisive pour faire avancer l&#8217;intégration.</p>
<p>Pourrait-on penser aux progrès réalisés dans la région sans tenir compte du rôle de Cuba en tant que promoteur de « l&#8217;unité dans la diversité » ?</p>
<p>Les efforts ininterrompus déployés par Cuba depuis 60 ans en faveur de l&#8217;unité de ces pays, dans le respect du système politique, économique, social et culturel de chaque pays, sont reconnus dans la région. C’est pour la cohérence de ses principes que l’Île a accueilli le 2e Sommet de la Celac en 2014, au cours duquel les 33 pays membres ont déclaré « l&#8217;Amérique latine et les Caraïbes comme zone de paix ». Cet événement revêt une signification historique sans précédent et constitue le principal instrument dont disposent les pays pour faire face aux agressions et aux menaces constantes qui pèsent sur la paix, dans un monde où sonnent les tambours de la guerre.</p>
<p>Quel a été le rôle de la pensée de Raul, recueillie dans ce livre, dans ces processus ?</p>
<p>Le texte réunit des fragments de son œuvre révolutionnaire, depuis l&#8217;interview de presse qu&#8217;il donna en 1959 dans le cadre de la Rencontre des ministres des Affaires étrangères de l&#8217;Organisation des États américains (OEA), à Santiago du Chili, au discours qu&#8217;il prononça en 2017, au 5e Sommet de la Celac en République dominicaine. Le général d&#8217;armée se distingue comme un chef d&#8217;État très sensible aux problèmes sociaux de nos peuples. C’est un promoteur infatigable des processus d&#8217;intégration et un anti-impérialiste par excellence. Sa pensée révolutionnaire transcendera cette époque et constitue un guide nécessaire pour les jeunes de cette époque.</p>
<p>La Révolution cubaine a été un phare pour les mouvements de gauche non seulement dans la région, mais dans le monde entier. Comment les nouvelles générations de Cubains peuvent-elles ne pas laisser tomber cette bannière des causes justes au niveau international ?</p>
<p>Le meilleur moyen est de respecter consciemment chaque jour le concept de Révolution. C&#8217;est une tâche qui nous a été confiée par le commandant en chef de la Révolution cubaine. Préserver l&#8217;unité et mettre de côté tout ce qui peut nous diviser.</p>
<p>Il faut apprendre des erreurs et des échecs, pour ne pas se laisser confondre et diviser par les oligarchies. Il faut être optimiste et croire en l&#8217;amélioration humaine.</p>
<p>À mon avis, nous devons continuer à apporter notre solidarité aux pays du Tiers monde et à remplir nos engagements de coopération, sur la base du partage des modestes ressources dont nous disposons, et non de celles qui restent. Nous devons également préserver les acquis obtenus et poursuivre les politiques de développement et d&#8217;inclusion sociale, afin que la répartition des richesses soit plus équitable et que les inégalités soient réduites.</p>
<p>Les progrès de la droite au cours des dernières années sont-ils conjoncturels ou s&#8217;inscrivent-ils dans un changement de cycle ?</p>
<p>Il existe un débat sur le fait de savoir si nous sommes ou non en présence de la « fin de cycle » progressive en Amérique latine et la Caraïbe, qui rappelle la thèse néolibérale proclamée par la droite au début des années 1990 de « fin de l&#8217;histoire ». Je fais partie de ceux qui pensent que cela n’est pas encore fini, bien que les progrès de la droite dans la région soient évidents, je les considère comme conjoncturels. Leur but, c&#8217;est de revenir au néolibéralisme et de démoraliser les forces et les partis politiques, les mouvements sociaux et les classes ouvrières. Les processus politiques ne sont pas linéaires, ils sont en dynamique constante et connaissent des progrès, des stagnations et des revers. Ce qui a changé réellement ces dernières années, c&#8217;est le réveil de Notre Amérique.</p>
<p>Comment voyez-vous la politique de la nouvelle administration des États-Unis à l&#8217;égard de la région ?</p>
<p>On perçoit une intention manifeste de revenir aux politiques du passé qui ont échoué. Le nouveau gouvernement étasunien se projette avec mépris et sous-estimation vers la région la plus proche géographiquement de son territoire. Ils nous traitent de nouveau comme leur « arrière-cour » et comme des criminels ordinaires. C&#8217;est la réalité, même s&#8217;ils essaient de limiter les dégâts lors de leurs visites en Amérique latine et dans les Caraïbes. Il est clair qu’à l’approche du 8e Sommet des Amériques à Lima, au Pérou, ils doivent préparer le terrain pour réaliser leurs intérêts géopolitiques</p>
<p>Ils sont obsédés par Cuba et le Venezuela. Il n&#8217;est pas un document ou un discours dans lequel, lorsqu&#8217;ils font référence à la région, ils n&#8217;attaquent impitoyablement les deux pays. Par ailleurs, ils continuent de renforcer les mesures de blocus économique, commercial et financier pour tenter d’imposer un « changement de régime ».</p>
<p>Estimez-vous que la figure de Donald Trump, avec sa haine des migrants et ses injures envers les pays d&#8217;Amérique latine, puisse être un facteur de cohésion pour les pays de la région ?</p>
<p>Il contribue certainement à la cohésion de la région. Ces positions ont provoqué un rejet généralisé, qui est devenu automatiquement un facteur essentiel de dénonciation et d&#8217;unité. Trump s’obstine à mettre en œuvre une politique anti-immigrants et à la poursuite de la construction du mur à sa frontière avec le Mexique, et les rend responsables de certains des graves problèmes sociaux auxquels les États-Unis sont confrontés à l&#8217;intérieur du pays. La réalité est que le mur est l&#8217;expression symbolique d&#8217;une idéologie xénophobe et ultra-nationaliste envers les pays au sud du Rio Bravo.</p>
<p>Beaucoup de questions restent en suspens dans l&#8217;histoire de l&#8217;Amérique latine, et nous vivons à une époque où nous avons besoin de solutions. Quelles réponses le lecteur peut-il trouver dans ses deux derniers livres ?</p>
<p>C&#8217;est précisément l&#8217;un des principaux objectifs que je me suis proposé dans ces deux ouvrages, en raison de la validité de leurs propos. J&#8217;avoue que les années que j&#8217;ai passées à réviser et analyser chaque texte pour faire mes choix (1 546 de Fidel et 1 468 de Raul), ont été le meilleur cours que je n’ai jamais reçu. C&#8217;est une source inépuisable de connaissances sur une série de sujets politiques, économiques, sociaux, culturels et scientifiques qui vous encouragent constamment à la réflexion, à mieux comprendre notre histoire et à connaître la profondeur de la pensée révolutionnaire.</p>
<p>Je recommande la lecture du prologue du livre, que le maestro et ami Eusebio Leal Spengler a écrit avec beaucoup d&#8217;affection, un véritable bijou de l&#8217;historiographie latino-américaine et caribéenne. En outre, la 27e Foire internationale du livre de La Havane est dédiée à l’Historien de la ville, qui a gagné l&#8217;affection et l&#8217;admiration de notre peuple pour sa fidélité et ses contributions à la culture de la nation cubaine.</p>
<p>J&#8217;invite les lecteurs à continuer d’étudier, de débattre sur l&#8217;œuvre prolifique de Fidel et de Raul, deux grands hommes à la stature universelle, qui ont porté la Patrie et les idées de José Marti au niveau le plus élevé, convaincus qu&#8217; « un principe juste, depuis le fond d&#8217;une grotte, peut davantage qu&#8217;une armée »</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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