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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Dilma Rousseff</title>
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		<title>Brésil : remerciements pour la solidarité de Cuba</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Sep 2016 21:32:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[Dilma Rousseff]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[La Centrale des travailleurs du Brésil (CTB) a exprimé sa gratitude au gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba pour sa condamnation énergique du coup d’État parlementaire et judiciaire perpétré contre la présidente légitime de ce pays, Dilma Rousseff. Le message de la CTB intervient à la suite de la déclaration de condamnation parue dans Granma, qui a eu une grande répercussion parmi les travailleurs et les mouvements progressistes et sociaux brésiliens et latino-américains.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3099" alt="dilma-decreto" src="/files/2016/09/dilma-decreto.jpg" width="300" height="185" />La Centrale des travailleurs du Brésil (CTB) a exprimé sa gratitude au gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba pour sa condamnation énergique du coup d’État parlementaire et judiciaire perpétré contre la présidente légitime de ce pays, Dilma Rousseff.</p>
<p>Le message de la CTB intervient à la suite de la déclaration de condamnation parue dans Granma, qui a eu une grande répercussion parmi les travailleurs et les mouvements progressistes et sociaux brésiliens et latino-américains.</p>
<p>Le document adressé à la Centrale des travailleurs de Cuba (CTC) souligne les arguments clairs et incontestables avec lesquels Cuba défend devant le monde les gouvernements de Luiz Inacio Lula da Silva et Dilma Rousseff, en dévoilant les vrais objectifs des putschistes soutenus par l’impérialisme.</p>
<p>Le Front populaire du Brésil a lancé un appel aux forces progressistes de ce pays et du monde à s’unir et à se mobiliser dans la bataille face à la coalition antidémocratique responsable de la chute de la présidente Dilma Rousseff.</p>
<p>Par ailleurs, dans une déclaration parvenue à La Havane, la Centrale des travailleurs du Panama s’est prononcée contre le coup d’État perpétré par « un groupe de parlementaires brésiliens corrompus ».</p>
<p>À Cuba également, la Rencontre syndicale Notre Amérique (ESNA) a dénoncé le caractère antidémocratique des institutions bourgeoises du Brésil, et elle a lancé un appel pour la tenue, le 4 novembre prochain, d’une Journée continentale pour la démocratie et contre le néolibéralisme,</p>
<p>La Centrale des travailleurs de Cuba a réitéré son soutien à la CTB et au mouvement syndical de gauche et au Parti des travailleurs de ce pays, qui résistent aux fossoyeurs de la démocratie prêts à privatiser et à brader les ressources naturelles du peuple au profit des transnationales.</p>
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		<title>Dilma Roussef critique le blocus étasunien contre Cuba à l’ONU</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Sep 2012 15:06:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Dilma Rousseff]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>

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		<description><![CDATA[Nations Unies, 26 septembre, (RHC).- La présidente brésilienne Dilma Roussef a consacré une partie de son discours à la 67è période des sessions de l’Assemblée Générale des Nations Unies, à condamner le blocus que les Etats-Unis imposent à Cuba. Elle a signalé : « Je voudrais parler d’un pays frère, très aimé de tous les Latino-américains et Caribéens, Cuba.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1762" src="/files/2012/09/Dilma.jpg" alt="" width="300" height="250" />Nations Unies, 26 septembre, (RHC).- La présidente brésilienne Dilma Roussef a consacré une partie de son discours à la 67è période des sessions de l’Assemblée Générale des Nations Unies, à condamner le blocus que les Etats-Unis imposent à  Cuba.</p>
<p>Elle a signalé : « Je voudrais parler d’un pays frère, très aimé de tous les Latino-américains et Caribéens, Cuba.</p>
<p>Cuba a fait des pas vers la mise à jour de son modèle économique. Pour continuer à avancer sur cette voie, elle a besoin de l’appui des partenaires proches et éloignés, elle a besoin de l’appui de tous.</p>
<p>La coopération pour le progrès de Cuba se voit freiner par l’embargo économique qui depuis des années affecte sa population. Il est temps d’en finir avec cet anachronisme qui affecte aussi les pays des Nations Unies. »</p>
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		<title>Dilma Rousseff suggère d’expulser le Paraguay du Mercosur et de l’Unasur</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jun 2012 13:26:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Dilma Rousseff]]></category>

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		<description><![CDATA[Río de Janiero, 23 juin (RHC) La présidente du Brésil Dilma Rousseff a suggéré d’expulser le Paraguay du Marché Commun du Sud, le Mercosur et de l’Union des Nations Sud-américaines, UNASUR, suite à la destitution du président Fernando Lugo, qu’elle a qualifié d’anti démocratique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1670" src="/files/2012/06/dilma1.jpg" alt="" width="300" height="250" />Río de Janiero, 23 juin (RHC) La présidente du Brésil Dilma Rousseff a suggéré d’expulser le Paraguay du Marché Commun du Sud, le Mercosur et de l’Union des Nations Sud-américaines, UNASUR, suite à la destitution du président  Fernando Lugo, qu’elle a qualifié d’anti démocratique.</p>
<p>Dilma Rousseff a rappelé qu’aussi bien le Mercosur que l’Unasur disposent des clauses pour préserver la démocratie dans les pays membres de ces blocs et que l’on pourrait considérer que le Paraguay a violé l’une d’elles.</p>
<p>Dilma a qualifié la situation au Paraguay de compliquée.</p>
<p>L’expulsion du Paraguay de ces deux organismes régionaux d’intégration aurait de graves conséquences économiques car elle laisserait pratiquement isolé le Paraguay en matière commerciale.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Des réalités édulcorées qui s´éloignent</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/auteurs/fidel-castro-ruz/2012/04/16/des-realites-edulcorees-qui-seloignent/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 16:32:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
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		<category><![CDATA[José Miguel Insulza]]></category>
		<category><![CDATA[L’Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[sommet des Amériques]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai été sidéré d’écouter aujourd’hui le discours de José Miguel Insulza à Cartagena : je supposais que quelqu’un qui parlait au nom de l’OEA réclamerait au moins le respect de la souveraineté des pays de ce sous-continent qui, des siècles durant, furent colonisés et cruellement exploités par les puissances coloniales. Or, il n’a pas dit un traître mot des îles Malvinas ni exigé que l’on respecte les droits souverains de la nation sœur argentine. Le Sommet de Cartagena a été parsemé de scènes qu’il ne sera pas facile d’oublier.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1294" src="/files/2012/01/fidel_castro_marti_3024288.jpg" alt="" width="300" height="250" />J’ai été sidéré d’écouter aujourd’hui le discours de José Miguel Insulza à Cartagena : je supposais que quelqu’un qui parlait au nom de l’OEA réclamerait au moins le respect de la souveraineté des pays de ce sous-continent qui, des siècles durant, furent colonisés et cruellement exploités par les puissances coloniales.</p>
<p>Or, il n’a pas dit un traître mot des îles Malvinas ni exigé que l’on respecte les droits souverains de la nation sœur argentine</p>
<p>Le Sommet de Cartagena a été parsemé de scènes qu’il ne sera pas facile d’oublier. Il est vrai qu’elle a impliqué un énorme effort. Bien que plusieurs heures se soient écoulées, nous n’avons toujours pas la moindre idée de ce qu’il s’est passé durant le déjeuner par lequel Santos a tenté de réparer les énergies perdues par les participants à ce rendez-vous.</p>
<p>Quiconque aime se divertir aura rarement l’occasion de voir les visages de plus de trente dirigeants politiques que suivaient les  caméras de télévision depuis le moment où ils descendaient de voiture jusqu’au moment où, après avoir fait un dernier effort pour terminer le long couloir et son tapis, ils montaient les dix ou douze marches pour atteindre l’estrade où les attendait, souriant et heureux, leur hôte. Là, peu importe la jeunesse, l’âge, les pieds plats, les rotules opérées ou les difficultés à l’une ou l’autre jambe : ils étaient obligés de suivre jusqu’en haut. Riches et pauvres devaient se plier au cérémonial.</p>
<p>Curieusement, Obama a été le seul à profiter de ce trajet pour faire un peu d’exercice. Comme il était seul, ça lui était plus facile : il a adopté une attitude sportive et grimpé les marches au trot.</p>
<p>Ce sont les femmes, comme Premières dames ou chefs d’État, qui s’en sont les mieux sorties. Elles ont prouvé une fois de plus que les choses de ce monde iraient mieux si elles s’occupaient des questions politiques. Peut-être y aurait-il moins de guerre, bien que rien ne soit moins sûr.</p>
<p>On pourrait penser que, pour des raisons politiques coulant de source, la figure qui me causerait la pire impression serait Obama. Eh bien, non ! J’ai constaté qu’il était pensif et parfois pas mal absent. C’était comme s’il dormait les yeux ouverts. On ignore quel repos il a pris avant d’arriver à Cartagena, avec quels généraux il a parlé, quels problèmes occupaient son esprit. Ou s’il pensait à la Syrie, à l’Afghanistan, à l’Iraq, à la Corée du Nord ou à l’Iran. Presque sûrement, en tout cas, aux élections, aux mauvais coups du Tea Party et aux plans ténébreux de Mitt Romney. En dernière minute, peu avant le Sommet, il a décidé que les contributions des plus riches devaient atteindre au moins 30 p. 100 de leurs revenus, comme cela se passait avant Bush fils. Bien entendu, ça lui permet de se présenter face à la droite républicaine avec une image plus claire de son sens de la justice.</p>
<p>Mais le problème est autre : l’énorme dette accumulée par le gouvernement, qui dépasse les quinze billions de dollars, ce qui exige de ressources totalisant au moins cinq billions de dollars ; or, l’impôt grevant les plus riches n’apportera qu’environ cinquante milliards en dix ans, soit à peine 1 p. 100 de cette somme. Un écolier du primaire peut faire ce calcul.</p>
<p>Rappelons ce qu’a réclamé Dilma Rousseff : des « relations &#8220;d’égal à égal&#8221; avec le Brésil et le reste de l’Amérique latine ». Et d’ajouter : « La zone euro a réagi à la crise économique par une expansion monétaire, laquelle a provoqué un tsunami qui a fait s’apprécier la monnaie brésilienne et qui porte préjudice à notre industrie nationale. »</p>
<p>Dilma Rousseff, une femme capable et intelligente, n’ignore pas ces réalités et sait en parler avec autant d’autorité que de dignité.</p>
<p>Obama, habitué à avoir toujours le dernier mort, sait que l’économie brésilienne monte avec une force impressionnante et que, associé à celles du Venezuela, de l’Argentine, de la Chine, de la Russie, de l’Afrique du Sud et d’autres d’Amérique latine et du monde, elle marque le futur du développement mondial.</p>
<p>Le problème des problèmes est de préserver la paix des risques croissants d’une guerre qui, compte tenu du pouvoir destructif des armes modernes, mettrait le monde au bord de l’abîme.</p>
<p>Je constate que les réunions de Cartagena se prolongent et que des réalités édulcorées s’éloignent. Des guayaberas dont a fait cadeau à Obama, pas un mot. Quelqu’un devra indemniser le modiste de Cartagena, Edgar Gómez.</p>
<p>Fidel Castro Ruz</p>
<p>Le 14 avril 2012</p>
<p>21 h 58</p>
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		<title>Le message de l’Amérique latine au monde arabe</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/opinions/2011/12/12/le-message-de-lamerique-latine-au-monde-arabe/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 14:09:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[CELAC]]></category>
		<category><![CDATA[dictature militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Dilma Rousseff]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette photo vient d’être publiée dans une biographie de Rousseff, au moment même où finalement le Brésil crée une Commission de la Vérité, pour savoir ce qui s’est vraiment passé pendant la dictature militaire (1964-1985). L’Argentine a déjà fait ce travail, bien avant le Brésil – en jugeant et en sanctionnant ceux des inquisiteurs en uniformes qui étaient encore en vie.
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Pepe Escobar </strong></p>
<p>Traducido por <strong>Gabrielle Yriarte</strong></p>
<p><span><strong>(Tlaxcala)<br />
</strong></span></p>
<div id="attachment_1229" style="width: 550px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-1229" alt="" src="/files/2011/12/Dilma-Rouseff.jpg" width="550" height="364" /><p class="wp-caption-text">Aujourd’hui présidente du Brésil, Dilma Rousseff a été torturée en 1970 par la junte militaire qui gouvernait le pays [Ricardo Amaral</p></div>
<blockquote><p>Regardez bien cette photo de 1970.</p>
<p>Cette jeune femme de 22 ans est assise devant une bande d’inquisiteurs subtropicaux, qui s’apprête à l’interroger.</p>
<p>Elle a été torturée à coup de décharges électriques et a subi des simulations de noyade pendant 22 jours – pratiques que Dick Cheney qualifie « d’interrogatoire poussé ».</p>
<p>Elle n’a pas cédé.</p>
<p>Aujourd’hui, cette femme, Dilma Rousseff, est présidente du Brésil – cet éternel « pays d’avenir », la 7è économie du monde (avant la Grande-Bretagne, la France et l’Italie), pays membre des BRICS, détenteur reconnu d’un soft power qui dépasse la musique, le foot et la joie de vivre.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<div>Cette photo vient d’être publiée dans une biographie de Rousseff, au moment même où finalement le Brésil crée une Commission de la Vérité, pour savoir ce qui s’est vraiment passé pendant la dictature militaire (1964-1985). L’Argentine a déjà fait ce travail, bien avant le Brésil – en jugeant et en sanctionnant ceux des inquisiteurs en uniformes qui étaient encore en vie.</div>
<div></div>
<div>Samedi, Rousseff sera à Buenos Aires, pour la cérémonie d’investiture de Cristina Kirchner, réélue présidente de l’Argentine. Ces deux pays d’Amérique du Sud sont présidés par des femmes. Parlez-en donc à ce Tantaoui de la junte qui gouverne l’Égypte – ou à ces parangons de démocratie de la maison des Saoud.</div>
<p>Cela prend du temps…</p>
<div>Les Égyptiens ne savent peut-être pas que les Brésiliens ont dû attendre 21 ans pour se débarrasser d’une dictature militaire. À l’image de cette Dilma que l’on voit sur la photo des années 70 et qui ne se laissait pas abattre, des hommes et des femmes appartenant à la génération Google, du Caire à Manama et d’Alep à l’Est de l’Arabie Saoudite, sont en train de se battre pour plus de démocratie.</div>
<div></div>
<div>La liberté est ce qui reste quand on n’a plus rien à perdre – à part du temps, beaucoup de temps. Au Brésil, une vraie démocratie était en train de se développer quand en 1964, elle fut écrasée par un coup d’État militaire, dans la réalisation duquel Washington joua un rôle actif. Le coma dura deux longues décades.</div>
<div></div>
<div>C’est alors que, dans les années 1980, les militaires décidèrent de faire un petit pas, c’est à dire une transition à vitesse d’escargot, « lente, graduelle et en toute sécurité » (en toute sécurité pour eux-mêmes, bien entendu), en direction d’une ébauche de démocratie. Mais ce fut la rue – comme plus tard la place Tahrir – qui a finalement permis que les choses avancent.</div>
<div>Le renforcement des institutions démocratiques a pris encore une dizaine d’années – et passa par « l’impeachment », pour motif de corruption, d’un président élu. Il fallut encore attendre huit ans de plus pour qu’un président élu &#8211; le président Lula, dont la popularité était immense et qu’Obama a gratifié du titre de « ce type-là » &#8211; ouvre la voie à Dilma Rousseff.</div>
<div></div>
<div>Le chemin fut long pour qu’un des pays les plus inégalitaires du monde – gouverné pendant des siècles par une élite arrogante et corrompue, qui n’avait d’yeux que pour le riche Nord – en vienne à consacrer la lutte pour l’intégration sociale problématique essentielle de sa politique nationale.</div>
<div></div>
<div>Les progrès faits au Brésil ressemblent à ceux de plusieurs autres pays d’Amérique du Sud.</div>
<div></div>
<div>La semaine dernière, la nouvelle Communauté des États Latino-américains et des Caraïbes (connue sous son sigle CELAC en espagnol) s’est réunie à Caracas pour réaliser une petite victoire. Au départ, la CELAC n’est qu’une belle idée, en attendant qu’émerge – dans un nouveau « système-monde », comme dirait Immanuel Wallerstein – une nation américaine intégrée, basée sur la justice, le développement durable et l’égalité. Deux hommes ont été d’une importance essentielle dans ce processus : le président brésilien Lula et le président du Venezuela Hugo Chavez. Les vues de ces deux hommes convainquirent tous les autres, du président de l’Uruguay Pepe Mugica, ancien guérillero, au président chilien Sebastian Piñera, banquier de son état.</div>
<div></div>
<div>Ainsi, aujourd’hui, au cœur de la crise aux allures d’agonie qui consomme le Nord atlantiste, l’Amérique latine apparaît comme une véritable « troisième voie » (qui n’a rien à voir avec les idées de Tony Blair).</div>
<div></div>
<div>Tandis que l’Europe – où gouverne le Dieu Marché – élabore des moyens de paupériser toujours plus les peuples européens, l’Amérique latine accélère son élan vers une inclusion sociale toujours plus large.</div>
<div></div>
<div>Et tandis que, de l’Afrique du Nord au Moyen-Orient, tout le monde en théorie rêve de démocratie, l’Amérique latine a des résultats concrets à présenter, fruits durement conquis de ces luttes démocratiques.</div>
<p>Ne perdez pas de vue l’objectif, n’attendez pas que votre salut tombe du ciel.</p>
<div>La CELAC est un pari considérable sur les possibilités du dialogue Sud-Sud. Elle sera dirigée, au cours de sa première année, par le Chili, Cuba et le Venezuela. souffrance. D’innombrables batailles idéologiques devront encore être menées avant que ne prenne forme le premier projet politique et économique d’envergure.</div>
<div>La CELAC va dans le même sens que l’UNASUR – Union des nations sud-américaines &#8211; dominée par le Brésil. L’UNASUR elle aussi en est à ses débuts ; pour l’heure, elle s’apparente essentiellement à un forum.</div>
<div></div>
<div>Il existe aussi le MERCOSUR/MERCOSUL – marché commun du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay et du Paraguay – auquel bientôt s’ajoutera le Venezuela. À Caracas, Dilma et Cristina en ont scellé la future intégration avec Chavez.</div>
<div></div>
<div>Le principal partenaire économique du Brésil est la Chine ; avant, c’étaient les USA. Bientôt, l’Argentine prendra la place des USA comme second partenaire commercial du Brésil. Au sein du MERCOSUL le commerce est en forte croissance – et celle-ci doit s’accélérer avec l’incorporation du Venezuela.</div>
<div></div>
<div>Certes, les obstacles ne manquent pas sur le chemin de l’intégration. Le Chili préfère les accords bilatéraux. Le Mexique regarde toujours de préférence vers le Nord – à cause de l&#8217; ALÉNA (Accord de libre-échange nord-américain). Et l’Amérique centrale est devenue une zone potentiellement soumise à l’impérialisme US, à cause de l’ ALÉAC (Accord de libre-échange d&#8217;Amérique centrale).</div>
<div></div>
<div>Il n’en reste pas moins que l’UNASUR vient d’approuver un projet stratégique d’importance cruciale en termes géopolitiques : créer un réseau de 10 000 kilomètres de fibre optique, administré par des entreprises d’État locales, afin de s’affranchir de la dépendance vis-à-vis des USA.</div>
<div></div>
<div>Actuellement, 80% du trafic international de données en Amérique latine transite par câbles sous-marins jusqu’à Miami et la Californie – ce chiffre impressionnant représente deux fois le pourcentage de celles qui vont vers l’Asie, et quatre fois le pourcentage de celles qui vont vers l’Europe.</div>
<div></div>
<div>Mais le coût de l’accès à internet en Amérique latine est trois fois plus élevé qu’aux USA. Comment parler, dans ce contexte, de souveraineté et d’intégration ?</div>
<div>Actuellement Washington – qui exporte trois fois plus vers l’Amérique latine que vers la Chine &#8211; se concentre et va devoir continuer à se concentrer sur d’autres régions : l’Asie bien sûr, ce continent à qui le gouvernement Obama s’emploie à vendre son agenda du « siècle du Pacifique ».</div>
<div></div>
<div>À vrai dire, ni Washington – ni aucune des diverses droites latino-américaines &#8211; n’ont rien à proposer aux peuples d’Amérique latine, ni en termes politiques, ni en termes économiques. Aussi est-ce aux Latino-américains de perfectionner leurs démocraties, de faire avancer l’intégration régionale et de construire des modèles de démocratie sociale qui puissent constituer des alternatives au vieux néolibéralisme <em>hardcore</em>.</div>
<div></div>
<div>À la manière de l’Ange de l’histoire de Walter Benjamin, il est peut-être temps à présent pour les Latino-américains de se rappeler le passé, et de partager leur expérience avec leurs frères du Moyen-Orient, au sein du Sud global.</div>
<div></div>
<div>La route est longue, c’est incontestable. Elle commence par une jeune femme de 22 ans qui n’a pas baissé la tête face à la dictature et à ses dictateurs. C’est en outre un chemin qui va de l’avant, et ne fait jamais marche arrière.</div>
<p>&nbsp;</p>
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