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	<title>Cubadebate (Français) &#187; déclarations</title>
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		<title>Peuple de Cuba, merci de ne jamais abdiquer</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Nov 2018 21:16:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le blocus, c’est la traque constante, tenace, de toute démarche économique de Cuba partout dans le monde. C’est une guerre universelle contre notre économie, fondée sur l’immense pouvoir des Etats-Unis, qui vont jusqu’à exercer des pressions sur des personnes, sur des individus qui voudraient s’engager dans des activités économiques avec notre pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3766" alt="Cuba pueblo" src="/files/2018/11/Cuba-pueblo.jpg" width="300" height="231" />Le blocus, c’est la traque constante, tenace, de toute démarche économique de Cuba partout dans le monde. C’est une guerre universelle contre notre économie, fondée sur l’immense pouvoir des Etats-Unis, qui vont jusqu’à exercer des pressions sur des personnes, sur des individus qui voudraient s’engager dans des activités économiques avec notre pays.</p>
<p>Il est inacceptable que la fin du blocus n&#8217;ait lieu qu&#8217;en échange de concessions politiques sur la souveraineté de notre pays. C&#8217;est absolument inacceptable, c&#8217;est scandaleux, c&#8217;est irritant, et nous préférons vraiment mourir plutôt que d’avoir à renoncer à notre souveraineté.</p>
<p>Ainsi, cette politique hostile n&#8217;a pas empêché la Révolution de transformer le peuple cubain en propriétaire de son propre pays, et nous avons suivi la longue et raide route sur les ruines de la tyrannie pro-américaine.</p>
<p>Grâce au peuple noble et désintéressé de Cuba, à ses ouvriers et autres travailleurs manuels et intellectuels, à ses paysans et étudiants, hommes et femmes, enfants, personnes âgées et citoyens de tous âges, alphabètes ou analphabètes, Cuba fut pour la première fois maître de son destin.</p>
<p>Nous lutterons pour voir le jour où le blocus sera levé. Votre confiance ne sera pas déçue et votre affection et vos encouragements ne seront pas vains. La semence que vous plantez dans nos cœurs ne sera jamais perdue.</p>
<p>Le blocus criminel qu&#8217;on nous promet de durcir décuple l&#8217;honneur et la gloire de notre peuple, contre lequel leurs plans génocidaires se briseront.</p>
<p>Proclamons fièrement au monde ce bilan qui nous rend dignes de la plus juste des revendications : que le droit à la vie et à la joie saine de notre patrie soient respectés. Pour ce droit, nous nous battrons jusqu&#8217;à la mort.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Le monde dit NON au blocus et aux amendements de Trump</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Nov 2018 18:55:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, 1er novembre, l'Assemblée générale des Nations Unies a infligé une lourde défaite diplomatique à Washington en refusant d'approuver ses huit amendements anticubains à la résolution « Nécessité lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d'Amérique à Cuba », manifestement destinés à briser le consensus mondial écrasant, et en exigeant l’abrogation totale de cette mesure coercitive unilatérale, vestige de la Guerre froide.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3762" alt="Bruno ONU" src="/files/2018/11/Bruno-ONU.jpg" width="300" height="255" />Aujourd’hui, 1er novembre, l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies a infligé une lourde défaite diplomatique à Washington en refusant d&#8217;approuver ses huit amendements anticubains à la résolution « Nécessité lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d&#8217;Amérique à Cuba », manifestement destinés à briser le consensus mondial écrasant, et en exigeant l’abrogation totale de cette mesure coercitive unilatérale, vestige de la Guerre froide.</p>
<p>Cuba a remporté aujourd’hui une victoire retentissante à l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies, qui par 189 voix pour, deux contre et aucune abstention, a approuvé la résolution « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d&#8217;Amérique à Cuba ».</p>
<p>À une large majorité, les huit amendements proposés par le gouvernement nord-américain au projet de résolution cubain ont été rejetés.</p>
<p>« Il n&#8217;y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir », selon un dicton populaire parmi les Cubains, parfaitement applicable au président étasunien Donald Trump, qui depuis son entrée en fonction le 20 janvier 2017, a fait tout son possible, voire l’impossible pour ignorer la réalité d&#8217;une Cuba indépendante et souveraine et détruire sa Révolution.</p>
<p>Il ne lui a pas suffi de signer, le 16 juin dernier, le mémorandum qui supprimait unilatéralement la plupart des avancées réalisées durant le mandat de son prédécesseur Barack Obama et d&#8217;abroger la directive présidentielle du gouvernement précédent pour la normalisation des relations bilatérales, et d&#8217;en décréter une nouvelle aux objectifs subversifs et déstabilisateurs pour flatter les instincts les plus bas du groupuscule de l&#8217;extrême droite cubano-américaine à Miami.</p>
<p>Il n’a pas suffi aux autorités nord-américaines de fabriquer de toutes pièces les accusations insoutenables des « attaques acoustiques » contre des diplomates nord-américains à La Havane pour faire reculer encore plus les liens bilatéraux et nuire à l&#8217;image de notre pays et à l&#8217;essor de son industrie touristique.</p>
<p>La communauté internationale a été déçue de voir comment le régime de Donald Trump a renforcé les principales dispositions de cette guerre économique contre Cuba, qui s&#8217;est traduite par des sanctions économiques encore plus sévères et la traque de l&#8217;activité économique et des transactions financières internationales de l&#8217;Île, portant préjudice aux relations avec des pays tiers et à la coopération mondiale.</p>
<p>Cependant, l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies a infligé une lourde défaite diplomatique à Washington en refusant d&#8217;approuver ses huit amendements anticubains à la résolution « Nécessité lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d&#8217;Amérique à Cuba », délibérément destinés à briser le consensus mondial écrasant, et en exigeant l’abrogation totale de cette mesure coercitive unilatérale, vestige de la Guerre froide.</p>
<p>Pendant 27 années consécutives, depuis 1992, l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies a adopté à une majorité croissante la résolution cubaine contre le blocus.</p>
<p>Nous, les Cubains, nous ne sommes pas un peuple naïf et nous savons que l&#8217;administration Trump n&#8217;a pas peur de faire le ridicule, de se retrouver isolée et encore moins de se conformer aux résolutions de l&#8217;Assemblée générale. Mais malgré tout, le vote de ce jeudi peut être considérée une punition morale sévère pour ceux qui réservent un sort aussi inhumain à un petit pays qui se bat pour préserver sa souveraineté et son indépendance.</p>
<p>Cuba reste ferme dans sa dénonciation internationale de ce comportement absurde et barbare et compte sur le soutien de la grande majorité de l&#8217;humanité. Tôt ou tard, le mur de blocus finira par tomber.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Le blocus : non seulement injuste, mais aussi illégal</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2018 18:58:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[LE peuple cubain vit depuis plus d'un demi-siècle sous le poids du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis et, en général, il est marqué par ce châtiment, comme s'il s'agissait de son « péché naturel ».]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3764" alt="cartel bloqueo" src="/files/2018/11/cartel-bloqueo.jpg" width="300" height="242" />LE peuple cubain vit depuis plus d&#8217;un demi-siècle sous le poids du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis et, en général, il est marqué par ce châtiment, comme s&#8217;il s&#8217;agissait de son « péché naturel ».</p>
<p>Du plus âgé au plus jeune, c&#8217;est toute la population qui en a subi les conséquences. Ici, tout le monde a entendu parler du blocus depuis l&#8217;enfance ; beaucoup ont ressenti ses effets dans leur propre chair, beaucoup d&#8217;autres ne le perçoivent pas directement, bien qu&#8217;il les affecte, mais peut-être vivent-ils dans l&#8217;habitude de coexister avec une mesure aussi cruelle, et ils continuent d’aller de l’avant, car comme il a été dit clairement : le blocus ne suffit pas à nous faire abdiquer (même si cela était et reste son objectif) et si tout un chacun reconnaît qu’il s’agit d’un acte injuste, certains ignorent que c’est aussi un acte international illégal et illicite.</p>
<p>La première dissimulation de la vérité est l’utilisation de l’euphémisme « embargo » comme le gouvernement des États-Unis persiste à appeler le blocus.</p>
<p>Ainsi, sous couvert de normes juridiques (bien que d&#8217;une légalité douteuse) et en recourant au concept d&#8217;embargo, qui illustre la souplesse de la terminologie du Droit international, un acte criminel est commis, depuis près de 60 ans, contre un État souverain, un acte qui nuit et porte préjudice à tout le peuple cubain. Et nous disons criminel, parce que le crime est ce qui est injuste, inhumain et illégal. Il est nécessaire d&#8217;insister sur ce dernier point.</p>
<p>La justification des nationalisations des propriétés des entreprises étasuniennes à Cuba par le gouvernement révolutionnaire au début des années 1960 est infondée. Ce furent des actes de revendication de l&#8217;État cubain fondés sur la Loi fondamentale de la République de 1959, qui contenait à cet égard la même réglementation que la Constitution de 1940. Au niveau international, les Nations Unies, par la résolution N° 1803 de l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies du 14 décembre 1962, intitulée « Souveraineté permanente sur les ressources naturelles », apportent un soutien absolu à ce type d&#8217;action des États, en tant qu&#8217;un acte de souveraineté sur leurs ressources et leurs richesses pour des raisons d&#8217;utilité publique ou d&#8217;intérêt social.</p>
<p>En ce qui concerne la mise en œuvre juridique du blocus, il faut dire qu&#8217;il constitue un écheveau complexe et copieux de dispositions d’une légalité interne douteuse et totalement illégales au regard du Droit international. Ce sont des normes de coercition économique, c&#8217;est-à-dire des mesures politiques présentées sous une formulation normative.</p>
<p>En d&#8217;autres termes : un acte de force sous couvert de loi. Il s&#8217;agit d&#8217;actes qui cherchent à justifier les représailles et la soif de domination et, – pourquoi pas ? –peut-être aussi, à ce stade de grande frustration, pour ne pas avoir réussi à faire plier notre peuple et renverser la Révolution.</p>
<p>Le Droit international ne permet pas le blocus comme moyen d’autoprotection, c&#8217;est-à-dire en tant qu&#8217;action prétendument défensive d&#8217;un État contre un acte préjudiciable à ses intérêts, sauf dans le cas d&#8217;une agression armée, qui autorise une légitime défense. Cuba n&#8217;a pas attaqué les États-Unis, les nationalisations ont constitué un processus de revendication des biens et des ressources nécessaires au développement du pays, et avant le boycott imposé par le gouvernement des États-Unis dès l’entrée en vigueur de la première mesure révolutionnaire concernant la propriété : la Loi de Réforme agraire.</p>
<p>On peut passer en revue de nombreuses branches du Droit pour constater aisément que le blocus ne s&#8217;inscrit dans aucune hypothèse juridique valable. En Droit international public, outre une violation de la Charte des Nations Unies, le blocus contrevient à quasiment tous les principes du Droit international public, ainsi qu&#8217;aux droits des États. Il suffit de signaler :</p>
<p>L&#8217;égalité souveraine, qui consiste dans le pouvoir d&#8217;un État exprimé par le droit de décider librement sur des questions intérieures et extérieures sans porter atteinte aux droits d&#8217;autres États ou au Droit international.</p>
<p>Le principe selon lequel les États s&#8217;abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l&#8217;emploi de la force, soit contre l&#8217;intégrité territoriale ou l&#8217;indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.</p>
<p>Le principe selon lequel les États règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.</p>
<p>L’obligation de s’abstenir d’intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d&#8217;un État, conformément à la Charte.</p>
<p>Au regard du Droit international privé (quelque chose comme l&#8217;application de la Loi dans l&#8217;espace), l&#8217;extraterritorialité exorbitante des dispositions du blocus les rend totalement illégales. Aucun État n&#8217;a la compétence législative d&#8217;édicter des normes ayant des effets au-delà de son territoire, à l&#8217;exception de celles qui ont un caractère personnel, relatives aux droits et aux devoirs de ses ressortissants.</p>
<p>Du point de vue du Droit commercial international, le blocus viole les règles de l&#8217;OMC, les accords du GATT, le Droit de la mer et un certain nombre de règles et principes relatifs aux contrats internationaux.</p>
<p>Au regard du droit interne des États-Unis eux-mêmes, l&#8217;écheveau des réglementations du blocus prend une forme juridique, mais son contenu n&#8217;est nullement conforme à la norme culturelle de cette nation, à ses fondements constitutionnels, à ses bases juridiques. Il s&#8217;agit donc de règles rigides imposées arbitrairement qui ne sont pas fondées sur la valeur de la « justice » et, en même temps, ne sont pas cohérentes avec la valeur de la « loi » lorsqu&#8217;elles violent les préceptes constitutionnels, mutilent les droits individuels de leurs propres citoyens (qui ne peuvent visiter librement Cuba), interdisent à des personnes étrangères, physiques ou morales, d’entretenir librement des relations commerciales avec un pays tiers (Cuba), inventent les amendements qui sont appliqués rétroactivement aux cas déjà tranchés par les juridictions supérieures de ce pays, violent le principe de l&#8217;autorité judiciaire et du contrôle judiciaire établi par l&#8217;un des précédents judiciaires historiques de l&#8217;un des tribunaux les plus prestigieux de leur histoire judiciaire (celui du célèbre juge John Marshall) et ruinent l&#8217;interprétation valable de la pensée des dénommés Pères fondateurs de la nation et de l&#8217;État, en permettant de concentrer dans l’Exécutif des questions et des compétences du Législatif comme la réglementation du commerce extérieur et l&#8217;attribution des pouvoirs excessifs au président.</p>
<p>Et, finalement (pour des raisons d’espace, parce qu&#8217;il y a beaucoup plus), du point de vue du Droit pénal international, le blocus est un crime contre l&#8217;humanité, car selon le Statut de la Cour internationale de Justice, tout acte commis dans le cadre d&#8217;une attaque généralisée ou systématique contre une population civile est un crime contre l&#8217;humanité. Le caractère systématique du blocus exercé contre Cuba, qui cause de grands dommages et porte préjudice à la population cubaine, en fait un crime massif et lui confère le caractère de crime contre l&#8217;humanité.</p>
<p>La conséquence juridique de tout ce qui précède est la Responsabilité internationale : les États-Unis devront un jour répondre du blocus de Cuba, telle est la règle de la responsabilité internationale des États. Pour cette raison, en l&#8217;absence d&#8217;un moyen efficace d&#8217;obliger les États à respecter le Droit international et la Charte des Nations Unies, les États-Unis sont l’objet de la réprobation universelle de la communauté juridique internationale, comme aucun pays ne l’a jamais été, une réprobation exprimée expressément dans les votes répétés de l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies.</p>
<p>Deux conditions juridiques sont requises pour devenir membre de l&#8217;ONU : être un État pacifique et remplir les obligations de la Charte.</p>
<p>Le blocus de Cuba prouve-t-il que les États-Unis sont un État épris de paix et qu&#8217;ils respectent la Charte ? La réponse est un non catégorique.</p>
<p>On peut donc affirmer sans équivoque, dans n&#8217;importe quel forum ou lieu, que le blocus n&#8217;est pas seulement un acte injuste, mais qu’il est aussi absolument illégal.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>« Nous sommes convaincus que les amendements seront rejetés. »</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2018 18:52:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le gouvernement des États-Unis, dans ses tentatives d'accroître l'hostilité contre Cuba, ne s’est fixé aucune limite, a déclaré le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, le 30 octobre, au siège des Nations Unies.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3760" alt="BRUNO ONU 1" src="/files/2018/11/BRUNO-ONU-1.jpg" width="300" height="248" />Le gouvernement des États-Unis, dans ses tentatives d&#8217;accroître l&#8217;hostilité contre Cuba, ne s’est fixé aucune limite, a déclaré le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, le 30 octobre, au siège des Nations Unies.</p>
<p>Quelques heures avant le vote, pour la 27e fois, par l&#8217;Assemblée générale de l’ONU, à propos de la résolution cubaine contre le blocus, Rodriguez a dénoncé que la délégation étasunienne a forcé l&#8217;Assemblée générale à se prononcer sur huit amendements, tous agressifs contre Cuba et manipulateurs de la cause des droits de l’Homme et des Objectifs de développement durable.</p>
<p>Le chef de la diplomatie cubaine a signalé qu&#8217;il existe d&#8217;autres organes et instances de l&#8217;ONU au sein desquels il serait approprié d&#8217;avoir une conversation sur les droits de l&#8217;Homme, et qu&#8217;au lieu de faciliter un bref exercice de vote comme les années précédentes, le Département d&#8217;État du pays du Nord cherche à modifier la procédure, ce qui explique que &#8211; contrairement aux années précédentes – la session de la matinée du mercredi 3 ne comportera que le débat de l&#8217;Assemblée générale sur la résolution présentée par Cuba, ainsi que les discours des groupes de pays et d’États membres, et que le vote sur le projet de résolution en faveur de la levée du blocus est prévu pour jeudi.</p>
<p>Rodriguez Parrilla a rappelé que le blocus est une violation du Droit international qui contrevient aux règles commerciales internationalement reconnues, et constitue également un acte d&#8217;agression et de guerre économique. Le ministre des Relations extérieures de Cuba a réaffirmé que cette manœuvre tente de dissimuler la situation d&#8217;isolement absolu et profond du gouvernement des États-Unis vis-à-vis de Cuba et le rejet massif suscité par le blocus économique, commercial et financier, ainsi que de créer un prétexte pour le renforcer, en prétendant montrer que cette politique bénéficie du soutien international, ce qui est inacceptable.</p>
<p>« Nous sommes convaincus que les amendements seront rejetés et que la résolution bénéficiera du soutien d&#8217;une majorité écrasante, comme cela s&#8217;est produit par le passé », a-t-il conclu.</p>
<p>SUR QUOI PORTENT LES HUIT AMENDEMENTS QUE LES ÉTATS-UNIS PROPOSENT CONTRE CUBA ET QUELLE EST LA RÉPONSE DE NOTRE PAYS ?</p>
<p>La Mission permanente des États-Unis auprès de l&#8217;ONU a fait circuler une série de huit amendements à la résolution condamnant le blocus, qui couvrent essentiellement des aspects liés aux Objectifs de développement durable de l&#8217;Agenda 2030 des Nations unies et des éléments des droits de l&#8217;Homme.</p>
<p>Selon les déclarations du ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez, le 25 octobre, la raison sous-jacente de ces propositions d&#8217;amendements est de « provoquer des changements dans la situation des droits de l’Homme à Cuba ».</p>
<p>« Il s&#8217;agit d&#8217;une manœuvre diplomatique du gouvernement des États-Unis qui vise à justifier le blocus qui punit l&#8217;ensemble de la nation cubaine, qui utilise de faux prétextes prétendument en matière de droits de l’Homme, d’une manœuvre entièrement conçue à des fins de propagande et mensongères destinée à manipuler l&#8217;opinion publique internationale, y compris celle des citoyens des États-Unis », a-t-il dit.</p>
<p>Le ministre cubain a proposé que si les États-Unis d&#8217;Amérique veulent avoir une discussion sérieuse sur le sujet des Objectifs de développement durable, que ce soit par voie bilatérale ou multilatérale, ils devraient accepter de discuter de certains des Objectifs du développement durable, tels que ceux liés à la promotion du bien-être pour tous à tous les âges, à l&#8217;égalité des sexes et à l&#8217;autonomisation des femmes et des filles, à la réduction des inégalités à l&#8217;intérieur des pays et entre les pays, à la migration sûre, ordonnée et régulière au moyen de la mise en œuvre de politiques migratoires planifiées et bien gérées, à l&#8217;adoption de mesures urgentes pour lutter contre le changement climatique et ses effets, et au renforcement des moyens d&#8217;application et de revitalisation du Partenariat mondial pour le développement durable.</p>
<p>Cuba est donc pleinement prête, comme notre gouvernement l&#8217;a fait savoir à maintes reprises, à engager un dialogue sur toutes ces questions, toujours sur la base de l&#8217;égalité souveraine, du respect mutuel et de l&#8217;exercice de l&#8217;autodétermination des peuples.</p>
<p>ANTECÉDENTS</p>
<p>_ 14 avril 2005 : À la Commission des droits de l&#8217;Homme, où, pendant 20 ans une résolution qui condamnait et signalait Cuba, une résolution profondément diffamatoire dans le domaine des droits de l&#8217;homme, avait été adoptée, créa un contraste insupportable avec une résolution présentée par Cuba une semaine plus tard, le 21 avril 2005.</p>
<p>_ 7 novembre 2006 : Les États-Unis ont prétendu amender la résolution contre le blocus de Cuba que l&#8217;Assemblée générale avait adoptée cette année-là. Toutefois, une motion de non-adoption d&#8217;une décision sur l&#8217;amendement déposé indirectement par les États-Unis a reçu un fort soutien, c&#8217;est-à-dire une motion contre l&#8217;amendement : 126 États membres, soit plus des deux tiers, ont soutenu cet amendement ; seuls 51 ont voté contre. Il est intéressant de noter que, quelques minutes plus tard, lorsque l&#8217;Assemblée générale s’est prononcée sur le texte en question, sur le fond de la résolution, 183 États membres l&#8217;ont appuyé sans aucun amendement, quatre seulement ont voté contre, un État s&#8217;est abstenu et, curieusement, l&#8217;auteur de l&#8217;amendement a également voté pour la Résolution.</p>
<p>ESCALADE RHÉTORIQUE ET GESTES CONCRETS DES ÈTATS-UNIS CONTRE CUBA</p>
<p>2017</p>
<p>29 septembre : Le Secrétaire d&#8217;État de l&#8217;époque, Rex Tillerson, a ordonné le retrait du personnel diplomatique cubain dans le cadre d&#8217;une opération de nature entièrement politique.</p>
<p>3 octobre : Ordre d&#8217;expulsion de 15 diplomates cubains accrédités à Washington.</p>
<p>5 octobre : L&#8217;ambassade des États-Unis à La Havane a émis un communiqué pour informer les citoyens cubains ayant besoin de visas de voyage ou d&#8217;immigration que leurs services ne pouvaient être garantis.</p>
<p>8 novembre : Des agences étasuniennes ont annoncé des dispositions et des règlements visant à restreindre les voyages « de peuple à peuple », et les transactions avec plus d&#8217;une centaine de compagnies ou d&#8217;entreprises cubaines ont été interdites.</p>
<p>2018</p>
<p>5 avril : Le vice-président Mike Pence a parlé de Cuba de manière irrespectueuse et agressive lors du Sommet des Amériques à Lima.</p>
<p>2 juin : Le nouvel ambassadeur des États-Unis auprès de l&#8217;OEA, Carlos Trujillo, d&#8217;origine cubaine, a déclaré que « Cuba est la mère de tous les maux », une phrase ridicule dans la bouche d&#8217;un apatride.</p>
<p>4 juin : M. Pence a parlé une nouvelle fois de Cuba d&#8217;une manière hostile à l&#8217;OEA.</p>
<p>5 juin : Le Secrétaire d&#8217;État a annoncé la création d&#8217;une task force chargée de répondre aux allégations d&#8217; « incidents de santé » subis par ses diplomates.</p>
<p>14 juin : Le vice-président Pence a de nouveau attaqué Cuba lors du Petit-déjeuner national de prière aux États-Unis.</p>
<p>18 juillet : La Représentante permanente des États-Unis auprès des Nations Unies, à la Foundation Heritage, a qualifié Cuba de « régime tyrannique ».</p>
<p>19 septembre : L’ambassadeur des États-Unis auprès de l&#8217;OEA en personne a affirmé qu’il fallait « être dur avec Cuba, car ils sont tous pareils », faisant allusion à d&#8217;autres pays frères de notre région.</p>
<p>1er octobre : Le gouvernement des États-Unis n&#8217;a pas respecté son engagement de délivrer au moins 20 000 documents de voyage ou visas au cours de l&#8217;exercice financier écoulé, ce qui contrevient aux accords migratoires signés, affecte le regroupement familial, et d&#8217;autres actions limitent sérieusement le droit des Cubains de voyager partout dans le monde, en l’occurrence aux États-Unis.</p>
<p>8 octobre : Le secrétaire à la Défense a déclaré que « le monde reconnaît que le modèle cubain ne fonctionne plus pour personne, pas même pour Cuba ». Parmi les exceptions d&#8217;une vision soi-disant partagée, d’un ordre régional supposément collaboratif, prospère et sûr pour le bien des nations, il a parlé du « le leadership triste et obstiné de Cuba », tout en s’attaquant d&#8217;autres nations souveraines d’Amérique latine.</p>
<p>16 octobre : La Mission des États-Unis auprès de l&#8217;Organisation des Nations Unies a organisé une manifestation dans la salle du Conseil économique et social (ECOSOC) pour lancer une campagne diffamatoire contre Cuba. Cette manœuvre a reçu une réponse appropriée de la communauté internationale et continentale : pas un seul représentant d&#8217;un pays du continent n&#8217;a assisté à l&#8217;action, à l&#8217;exception de ceux désignés par la Mission des États-Unis et le Département d&#8217;État, et des pays s’y étant rendus pour manifester leur solidarité avec Cuba.</p>
<p>23 octobre : La Secrétaire d&#8217;État a déclaré qu&#8217;une délégation de diplomates cubains avait piqué une crise de colère infantile lors d&#8217;une réunion parrainée par les États-Unis à l&#8217;ONU. Le ministère cubain des Relations extérieures, pour sa part, a déclaré que la Mission de l&#8217;Île auprès de l&#8217;Organisation des Nations Unies exercera son droit de toujours participer à tout événement ayant l&#8217;intention de se référer à Cuba au siège de cette organisation internationale et agira en conséquence.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Le chef de la diplomatie cubaine dénonce la manœuvre des États-Unis pour éviter un soutien mondial contre le blocus</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2018 18:46:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[LES États-Unis se livrent à une nouvelle manœuvre politique contre Cuba. Il s’agit d’une autre escarmouche infondée et farfelue pour affaiblir le soutien apporté chaque année par la communauté internationale à la présentation du projet de résolution « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba ».]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3756" alt="Bruno bloqueo" src="/files/2018/11/Bruno-bloqueo.jpg" width="300" height="212" />LES États-Unis se livrent à une nouvelle manœuvre politique contre Cuba. Il s’agit d’une autre escarmouche infondée et farfelue pour affaiblir le soutien apporté chaque année par la communauté internationale à la présentation du projet de résolution « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba ».</p>
<p>« Le 23 octobre, la Mission permanente des États-Unis auprès des Nations unies a fait circuler une série de huit amendements à la Résolution cubaine contre le blocus », a déclaré le ministre cubain des Relations extérieures Bruno Rodriguez Parrilla, lors d&#8217;une conférence de presse tenue au siège de ce ministère.</p>
<p>Ces amendements portent essentiellement sur des aspects liés aux objectifs de développement du Programme des Nations Unies à l’horizon 2030 et sur des éléments liés aux droits de l&#8217;Homme, une question sur laquelle le gouvernement des États-Unis insiste pour discréditer Cuba, mais sans succès.</p>
<p>Le plus intéressant, a précisé Rodriguez Parrilla, ce n&#8217;est pas tant le contenu des amendements proposés, mais qu’il s’agit d’un document distribué secrètement par le Département d&#8217;État nord-américain, signé par le sous-secrétaire adjoint Gonzalo Gallegos, qui vise à dissuader les pays membres des Nations unies de voter en faveur du rapport cubain le 31 octobre à l&#8217;Assemblée générale.</p>
<p>Le document affirme qu’il « reconnaît que l&#8217;intention de la résolution cubaine – qui est adoptée chaque année par un vote quasi-unanime à l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies –, a pour but de condamner l&#8217;impact de l&#8217;application du blocus sur le peuple cubain ». Une phrase d’une rare hypocrisie et d’une mauvaise foi éhontée, car ils admettent que le blocus cause d&#8217;importants dommages humains à notre peuple, des privations, des pénuries, des difficultés, qu’il affecte toutes les familles, discrimine la migration cubaine et restreint les libertés civiles et les droits des citoyens étasuniens, qui ont interdiction de visiter notre pays, a déclaré le ministre des Relations extérieures.</p>
<p>Il s&#8217;agit une fois de plus d&#8217;une manœuvre de propagande visant à manipuler l&#8217;opinion publique et les États, a signalé Rodriguez Parrilla, avant de rappeler qu’il existe une longue histoire de manipulations des droits de l&#8217;Homme contre la nation cubaine, dont les réalisations en matière de santé, d&#8217;éducation, de sport, de culture et de participation politique sont indéniables.</p>
<p>Le ministre a souligné que les États-Unis sont le pays le moins bien placé pour se faire l’avocat des droits de l’Homme et n’ont aucune autorité morale pour accuser les autres, « quand on sait que des mineurs sont torturés dans la Base navale de Guantanamo, un territoire illégalement occupé par les États-Unis à Cuba ».</p>
<p>Il a également fait remarquer que depuis 1997, l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies s’était refusée à examiner des accusations non fondées sur la question des droits de l&#8217;Homme à Cuba. Le plus étonnant, a-t-il indiqué, c&#8217;est que les amendements déposés par les États-Unis utilisent le même contenu que les résolutions susmentionnées, qui ont été rejetées par l&#8217;Assemblée générale.</p>
<p>Les États-Unis ont tenté de recourir à la même technique de dissuasion en novembre 2006, mais cette année-là, une motion contre les propositions nord-américaines fut adoptée.</p>
<p>Mais la position nord-américaine ne bénéficie d&#8217;aucun soutien international, loin s’en faut, elle accentue encore leur isolement et leur discrédit. La grande majorité de l’émigration cubaine aux États-Unis et dans d&#8217;autres pays du monde s&#8217;oppose à cette attitude.</p>
<p>À un autre moment de son intervention, le ministre a rappelé que Cuba a exprimé à maintes reprises sa volonté de discuter avec les États-Unis sur tout et de tout, y compris sur les droits de l&#8217;Homme, sur la base d&#8217;une égalité souveraine absolue, et dans le respect total de notre indépendance.</p>
<p>« Si le gouvernement des États-Unis veut porter aux Nations Unies la discussion sur les droits de l&#8217;Homme en relation avec les objectifs du développement durable, nous sommes à leur pleine disposition. Ils n’ont qu’à nous dire où et quand », a-t-il ajouté.</p>
<p>« On pourra alors parler des discriminations dont sont victimes sur le territoire nord-américain les Noirs et les Hispanos, ou les femmes, dont les salaires sont inférieurs à ceux des hommes, uniquement parce qu&#8217;elles sont femmes, des centaines de milliers de citoyens de ce pays qui sont empêchés de participer aux élections en raison de leurs dettes, ou des guerres menées par Washington, qui massacrent des millions de civils », a-t-il affirmé.</p>
<p>Les États-Unis ne sont parties qu&#8217;à 18 des 61 instruments relatifs aux droits de l&#8217;Homme existants. « Il serait intéressant que le gouvernement de ce pays accepte un débat à l&#8217;ONU sur l&#8217;adhésion aux pactes et instruments internationaux relatifs aux droits humains. C&#8217;est le seul pays au monde qui vote contre le droit à l&#8217;alimentation », a enchaîné Rodriguez.</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis poursuit une politique de plus en plus hostile à l&#8217;égard de Cuba, liée à l&#8217;industrie anticubaine de Miami. Aujourd&#8217;hui, ils tentent de masquer le profond rejet suscité par le blocus dans le monde, voire au sein de leur propre société.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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