<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Cubadebate (Français) &#187; culture</title>
	<atom:link href="http://fr.cubadebate.cu/tag/culture/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://fr.cubadebate.cu</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Fri, 08 Sep 2023 15:01:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>es-ES</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.8.1</generator>
	<item>
		<title>Nelson Domínguez Cedeño : &#8220;Je transmets tout ce que je ressens avec le pinceau ou les mains&#8221;</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/25/nelson-dominguez-cedeno-je-transmets-tout-ce-que-je-ressens-avec-le-pinceau-ou-les-mains/</link>
		<comments>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/25/nelson-dominguez-cedeno-je-transmets-tout-ce-que-je-ressens-avec-le-pinceau-ou-les-mains/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2022 22:20:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Arts plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Photos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.cubadebate.cu/?p=5635</guid>
		<description><![CDATA[Nelson Domínguez Cedeño conçoit l'art comme une manière d'exister. Peut-être, une façon de penser pour ceux qui croient en leur magie ou ceux qui l'exécutent à travers le pinceau, la voix, les mains ou le corps. « Je n'ai aucune idée de ce que je serais si je n'étais pas peintre. Je mourrais alors pour en être un, car je suis passionné par ça et sans ça rien n'existe ».Nelson Domínguez Cedeño conçoit l'art comme une manière d'exister. L'artiste se considère comme un observateur. En fait, un peintre part de la façon dont il voit sa réalité et la projette ensuite sur le papier.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5636" alt="nelson-dominguez-1-580x330" src="/files/2022/10/nelson-dominguez-1-580x330.jpg" width="300" height="250" />Nelson Domínguez Cedeño conçoit l&#8217;art comme une manière d&#8217;exister. Peut-être, une façon de penser pour ceux qui croient en leur magie ou ceux qui l&#8217;exécutent à travers le pinceau, la voix, les mains ou le corps. « Je n&#8217;ai aucune idée de ce que je serais si je n&#8217;étais pas peintre. Je mourrais alors pour en être un, car je suis passionné par ça et sans ça rien n&#8217;existe ».</p>
<p>L&#8217;artiste se considère comme un observateur. En fait, un peintre part de la façon dont il voit sa réalité et la projette ensuite sur le papier. « J&#8217;ai plusieurs façons de travailler. Parfois, je commence par teindre la toile en blanc ─ ce dont tout le monde a peur. D&#8217;autres fois, je dessine ce que je veux faire dans un croquis et je passe en direct, ou je mélange les deux façons de travailler ».</p>
<p>Son esprit est plein d&#8217;idées et à partir de là, il sélectionne les sujets qui l&#8217;intéressent. Le processus créatif qui suit est aussi simple, ou complexe, que de voir le reflet d&#8217;un chien qui boit de l&#8217;eau et de prendre cette image sur un tableau, ou de photographier des instantanés avec son téléphone qui attirent son attention et les ont ensuite comme matériaux de travail. &#8220;Je suis toujours les yeux ouverts, attentif à ce qui m&#8217;entoure et aux provocations de la morphologie, des formes et des suggestions que le paysage vous donne&#8221;.</p>
<p>***<br />
<strong>Comment réagissez-vous lorsque tous les regards sont braqués sur vous ?</strong></p>
<p>&#8220;Ça me fait peur. Si je suis à une conférence, je deviens nerveux parce que j&#8217;imagine ce que le public pense des bêtises que je dis. Ma méthode consiste à se concentrer sur une personne et à penser que j&#8217;ai une conversation avec elle.</p>
<p><strong>Et quand personne ne le regarde ? Comment est Nelson Dominguez ?</strong></p>
<p>« Je suis un homme heureux. Calmes. Je fume un cigare en pensant à mon travail ou à mes copines ».</p>
<p><strong>-Comment les autres le définissent-ils ?</strong></p>
<p>&#8220;Cette réponse ne peut être donnée que par quelqu&#8217;un d&#8217;autre.&#8221;</p>
<p><strong>-Comment vous définissez-vous?</strong></p>
<p>&#8220;J&#8217;aime les jeux de mots et parler aux gens. J&#8217;ai horreur des visages fermés et amers. Il y a des moments où les gens deviennent amers sans raison et sont prédisposés à la vie et au bonheur. Le mauvais caractère est l&#8217;une des raisons pour lesquelles un homme peut durer moins longtemps.</p>
<p>***</p>
<p><strong>-Maître, pourquoi l&#8217;art ?</strong></p>
<p>&#8220;Par hasard. Quand nous sommes enfants, nous sommes encouragés par beaucoup de choses. Il a étudié à la ville scolaire Camilo Cienfuegos, à El Caney de las Mercedes dans la municipalité Bartolomé Masó de Granma. Ils m&#8217;ont invité à un atelier où ils se sont levés et ont enregistré des choses. J&#8217;avais environ 12 ou 13 ans. Mes amis et moi nous sommes enthousiasmés et sommes devenus les peintres de l&#8217;école, les premiers après le 1er janvier 1959. Je suis élève 126 de la Révolution ».</p>
<p><strong>-Comment te souviens-tu de ton enfance ?</strong></p>
<p>« La vie de famille en dehors de la ville est simple : travailler dans les champs, manger, dormir et le lendemain la même routine. Enfant, j&#8217;ai toujours été très observateur. Je peux maintenant parcourir mentalement, morceau par morceau, la succession de mon père. Ce sont des souvenirs qui restent dans vos archives imaginaires et qui vous nourrissent sans vous en rendre compte.</p>
<p>« Je suis né dans une ferme entre Los Negros et Matías, à Baire, Santiago de Cuba. Mon esprit est profondément enraciné dans ces lieux où j&#8217;ai voyagé à travers mon enfance et mon adolescence. Une fois, quand j&#8217;avais quatorze ans, je suis allé avec mon père et il m&#8217;a dit : « regarde, tu es né sur ce petit bout de terre ». J&#8217;ai un projet qui s&#8217;appelle Galeries Rurales, j&#8217;ai fait une exposition à l&#8217;Escambray et l&#8217;autre que je ferai à cet endroit, dans la ferme de mes grands-parents.</p>
<p>« Je ne peux pas nier que grandir dans cet endroit a influencé ma façon de concevoir l&#8217;art. Dans les premiers instants de mon travail, il y a beaucoup de rapport avec le terrain. Le départ était toujours cela, et de temps en temps un paysan apparaît dans une toile ».</p>
<p>***<br />
<strong>- Que veut dire Cuba ?</strong></p>
<p>&#8220;La raison fondamentale d&#8217;être cubain est l&#8217;attachement à la terre où vous êtes né. Celle de tes parents, tes frères. Tout cela, c&#8217;est Cuba. Il y a beaucoup de pays où tu peux vivre, mais toujours, je ne sais pourquoi, tu aspires à cette terre. Je n&#8217;ai jamais pensé à m&#8217;installer à l&#8217;extérieur de ce pays, en aucune circonstance. Être un étranger fait très mal.</p>
<p><strong>- Quelle est la décision ou le projet que vous avez pris dont vous êtes le plus fier ?</strong></p>
<p>« J&#8217;ai de nombreux projets : Galerie Hôpitaux, Galeries Rurales, Skinny Pocket. Je les prends petit à petit et en cours de route j&#8217;implique de nombreuses personnes. Je prépare toujours quelque chose. Je dirais le dicton : ‘quand je ne suis pas en prison, ils me recherchent’ ».</p>
<p><strong>-Quelle est la plus grosse erreur que vous ayez commise ?</strong></p>
<p>« Trop tomber et surtout sans retour. La meilleure chose est qu&#8217;il y a réciprocité, et cela est valable pour beaucoup de choses dans la vie. J&#8217;exagère. Parfois, je n&#8217;ai pas de freins avec les passions et cela m&#8217;a beaucoup affecté. J&#8217;avance comme ça, en faisant des erreurs ».</p>
<p>Nelson Domínguez dit que la Cité scolaire Camilo Cienfuegos était une sorte de &#8220;laboratoire&#8221; pour Fidel pour fonder plus tard les écoles à la campagne. « Au début de la Révolution, une brigade internationaliste de diverses parties de l&#8217;Amérique latine est venue à Cuba. Il y avait un Chilien, diplômé en art et commerce, qui nous a appris beaucoup de choses sur la céramique dans les ateliers du cercle d&#8217;intérêt, comme la préparation d&#8217;un chiffon.</p>
<p>L&#8217;artiste se souvient que dans ce centre il y avait un directeur, Isidoro Gómez Palacios, qui était son tuteur et il a vu quelque chose en lui. &#8220;J&#8217;avais quarante options pour continuer mes études et c&#8217;est ce professeur qui m&#8217;a dit d&#8217;oublier toutes les autres possibilités car j&#8217;allais passer les tests pour entrer à l&#8217;École nationale supérieure d&#8217;art.&#8221;</p>
<p>Il a passé l&#8217;examen et avec beaucoup de travail il l&#8217;a réussi. Les trois premières années ont été très difficiles pour Nelson Domínguez, au point de presque abandonner l&#8217;école en raison de mauvais résultats. « Je n&#8217;avais aucune formation de peintre contrairement à un groupe d&#8217;étudiants diplômés d&#8217;écoles d&#8217;art et d&#8217;écoles provinciales. J&#8217;ai travaillé dur et je me suis amélioré en deuxième année. Dans le troisième et le quatrième, j&#8217;ai égalé. Dans la cinquième année, avec Pedro Pablo Oliva et Flora Fong, nous étions les premiers disques du groupe ».</p>
<p>Diplômée de l&#8217;ENA, la remarquable peintre cubaine Antonia Eiriz le choisit pour être son assistant. « Cela a été la plus grande de mes joies. Au cours de cette année, j&#8217;ai beaucoup appris, des enseignements que j&#8217;utilise encore ».</p>
<p><strong>***</strong><br />
<strong>Qu&#8217;aimeriez-vous faire que vous ne faites pas en ce moment ?</strong></p>
<p>« Écoutez un concert que j&#8217;aime. Un opéra. La musique m&#8217;attire beaucoup. J&#8217;allais l&#8217;étudier mais je l&#8217;ai laissé à cause du solfège. Il était mauvais avec les chiffres. Une fois, j&#8217;ai demandé à Leo Brouwer pourquoi je n&#8217;avais jamais compris ce sujet et il m&#8217;a dit que la musique est une pure mathématique ».</p>
<p><strong>-Quel est ton plus gros défaut ?</strong></p>
<p>&#8220;Confiance. Ma famille dit que je pense que tout le monde est bon, mais finalement ce n&#8217;est pas un défaut. L&#8217;erreur serait de croire que les gens sont mauvais. Tous les gens ont leurs vérités.</p>
<p><strong>-Et la vertu?</strong></p>
<p>« Tomber amoureux des belles choses, croire aux gens et à leurs bonnes intentions. J&#8217;accorde également beaucoup d&#8217;importance à l&#8217;altruisme et à la solidarité.</p>
<p>***</p>
<p><strong>-Que signifiait votre passage à l&#8217;Ecole Nationale Supérieure d&#8217;Art ?</strong></p>
<p>« C&#8217;est l&#8217;école qui m&#8217;a placé. Aussi, à un certain âge on voit l&#8217;art différemment. Plus tard, j&#8217;ai été professeur dans ce centre et avec Luis Miguel Valdés, nous avons élaboré tous les plans d&#8217;études de l&#8217;Université des Arts ».</p>
<p><strong>- Et le magistère ?</strong></p>
<p>&#8220;Je me tiens devant un élève et je pars de ces moments où j&#8217;ai été enseigné et de l&#8217;importance pour moi de la charge de responsabilité qu&#8217;un enseignant a envers un élève, même si j&#8217;en ai pris conscience dans toute sa dimension lorsque j&#8217;ai pratiqué l&#8217;enseignement .</p>
<p>« J&#8217;étais professeur à l&#8217;ENA avec un système d&#8217;enseignement basé sur la Renaissance où l&#8217;élève choisissait en quelque sorte son professeur. J&#8217;avais environ 12 élèves. J&#8217;ai travaillé ce jour-là seul avec un étudiant. Je lui apprenais aujourd&#8217;hui et je ne l&#8217;ai pas revu pendant 15 jours. Il se rendit à la bibliothèque nationale et lui apporta des cartons de livres liés à sa ligne de création. Arturo Montoto a dit un jour qu&#8217;il peignait comme Nelson Domínguez le lui avait appris. Je me sentais fier.&#8221;</p>
<p><strong>-Quelles sont vos caractéristiques en tant qu&#8217;artiste plasticien ?</strong></p>
<p>« Je prends toujours beaucoup de risques. Je n&#8217;ai pas peur et je ne me contente pas du succès. Même si un tableau a une très belle partie et que je me rends compte qu&#8217;une autre partie est fausse et c&#8217;est pourquoi il faut l&#8217;enlever, je le fais. Je travaille à partir du doute. Je doute toujours de moi et de mon travail. Cela m&#8217;a fait du bien.&#8221;</p>
<p><strong>- Y a-t-il un point commun dans vos œuvres ?</strong></p>
<p>« Bien que les thèmes soient différents, dans le travail d&#8217;un peintre il y a toujours des points communs. Par exemple, Picasso avait sept ou huit thèmes, puis il les a pris dans des chemins différents. Je pense que les artistes n&#8217;ont pas tellement de sujets à traiter, mais c&#8217;est une question de sensibilité. Par exemple, la vie de tous les jours est quelque chose qui attire vraiment mon attention ».</p>
<p>***<br />
<strong>-Qu&#8217;est-ce que tu préfères faire pendant ton temps libre ?</strong></p>
<p>« J&#8217;aime beaucoup le jardinage, mais je suis plus passionné par la cuisine. Mes détracteurs disent que je suis meilleur cuisinier que peintre. J&#8217;écris aussi, mais pour moi. Abel Prieto affirme que je devrais prendre la littérature au sérieux, mais la jalousie que j&#8217;ai pour les arts visuels m&#8217;en empêche. Je peux tout trahir sauf la peinture.</p>
<p><strong>-Quel a été ton plus grand rêve ?</strong></p>
<p>« Avoir une belle grande maison à la campagne. J&#8217;ai récemment acheté une ferme par Nicho de Cienfuegos et je rêve de ce projet. Je pense qu&#8217;à la fin de ma vie, je vivrai à la campagne.</p>
<p><strong>-Un secret que vous n&#8217;avez pas partagé lors d&#8217;une précédente interview ?</strong></p>
<p>&#8220;La vie est pleine de secrets et ils doivent être gardés secrets pour être secrets.&#8221;</p>
<p>***</p>
<p>Nelson Domínguez Cedeño défend la thèse selon laquelle les peintures ne sont pas célèbres ou deviennent importantes à cause des sujets qu&#8217;elles traitent, mais à cause de la façon dont elles sont faites et de l&#8217;intention que leur créateur a voulu leur donner. Si vous posez des questions sur son travail, il dit qu&#8217;il ne tient pas compte des expositions qu&#8217;il a faites. &#8220;Peut-être devons-nous dire ce que je n&#8217;ai pas encore réalisé.&#8221;</p>
<p>L&#8217;un de ses spectacles préférés était &#8220;Autoportrait&#8221;, lorsqu&#8217;il remporta le Prix National des Arts Plastiques. « J&#8217;avais le droit de le faire aux Beaux-Arts, mais comme j&#8217;avais exposé deux fois dans ce lieu, j&#8217;ai décidé que ce serait au Pabellón Cuba. Plus tard, Lázaro Expósito a emmené l&#8217;exposition à Santiago de Cuba, de là à Baracoa et a fini par parcourir tout le pays, à l&#8217;exception de l&#8217;île de la Jeunesse ».</p>
<p>Justement, il se sent épanoui en tant que plasticien lorsqu&#8217;il fait voir ses œuvres au plus grand nombre. « ‘Mon amie Alicia’ est une exposition qui m&#8217;a procuré beaucoup de plaisirs. Maintenant, je vais l&#8217;emmener à Mayabeque, puis à Matanzas, Pinar del Río et ça finira sur l&#8217;île. J&#8217;aime que mes créations voyagent à travers Cuba.</p>
<p>Si on lui demande ce qu&#8217;il préfère entre la peinture, la sculpture, la gravure ou la céramique, il assure que l&#8217;émotion de chaque médium est ce qui compte. &#8220;J&#8217;essaie de respecter les paramètres des procédures.&#8221;</p>
<p>***<br />
<strong>-De quoi as-tu peur?</strong></p>
<p>« Aller chez le dentiste ou tomber malade, même si je sais que le jour de ma mort, ce sera à cause d&#8217;une bosse. Parfois j&#8217;ai peur de me perdre dans le désir d&#8217;avoir de l&#8217;argent. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être un homme riche, même si je ne sais pas si je le suis vraiment, parce que les possessions matérielles ne sont pas ce qui rend les gens riches. La vraie fortune, c&#8217;est d&#8217;avoir un peu de ce dont vous avez besoin. Pas de cumul.</p>
<p>« Par exemple, j&#8217;aime beaucoup les meubles anciens et je ne suis pas antiquaire. Si j&#8217;en vois un qui me plaît, j&#8217;invente comment trouver de l&#8217;argent pour l&#8217;acheter. C&#8217;est une de mes passions. Écoute, souris, je viens de te dire un secret.</p>
<p><strong>- Si une nouvelle personne entre dans ta vie, que peux-tu faire pour mieux la connaître ?</strong></p>
<p>&#8220;Parler&#8221;.</p>
<p><strong>- Si tout disparaissait et que tu ne pouvais sauver qu&#8217;une seule chose, ce serait quoi ?</strong></p>
<p>«Je serais égoïste et je sauverais l&#8217;être le plus aimé à ce moment-là. À Armageddon, cela n&#8217;a aucun sens de conserver des pinceaux ou des peintures.</p>
<p><strong>- Si vous pouviez repartir de zéro, que changeriez-vous ?</strong></p>
<p>&#8220;Les meubles de ma maison&#8221;.</p>
<p>***</p>
<p><strong>-Comment l&#8217;identité cubaine se manifeste-t-elle dans l&#8217;œuvre de Nelson Domínguez ?</strong></p>
<p>« Cette identité cubaine est un cliché, tout comme le folklore. Dans la mesure où l&#8217;on reflète l&#8217;environnement ─ en noir ou blanc, lignes ou rayures ─ la cubitude est présente. A partir du moment où je suis cubain et que je peins à Cuba. Ce n&#8217;est pas le sujet qui dit cela, mais les résultats finaux. Je ne cherche jamais ces choses. Si cela apparaît ou est vu par les critiques qui sont ceux qui prêtent attention à ces détails, alors très bien.</p>
<p>« Je peins pour moi et transmets avec le pinceau ou mes mains ce que j&#8217;ai à l&#8217;intérieur. Bien sûr, je fais beaucoup de sujets liés à la culture, au syncrétisme religieux ou autres chargés de magie qui sont une vox populi de la société ».</p>
<p><strong>-Quels sont vos principaux paradigmes au sein des arts plastiques ?</strong></p>
<p>« J&#8217;ai de l&#8217;admiration pour l&#8217;école de peinture cubaine. Ce travail avec de très fortes racines populaires et sociales : Carlos Enríquez, Eduardo Abela, Jorge Arche, Amelia Peláez, Mariano Rodríguez, Martínez Pedro, Mirta Serra, Wilfredo Lam.</p>
<p>« Dans mes œuvres, il y a toujours quelque chose d&#8217;eux parce que je les ai étudiés et je ne crois pas à l&#8217;originalité supposée. L&#8217;origine de l&#8217;art est l&#8217;art lui-même. Il faut toujours savoir qui est venu avant soi pour voir ce que l&#8217;on va faire.&#8221;</p>
<p><strong>-Et ta tendance esthétique préférée ?</strong></p>
<p>« Je ne m&#8217;intéresse pas aux courants. Il faut faire attention à ne pas tomber dans les ismes. Ce sont des limites pour un peintre et nombreux sont ceux qui sont esclaves de la renommée qu&#8217;ils ont acquise et ne laissent pas une seule méthode. Alors, tu tombes amoureux de ton travail et c&#8217;est une autre grave erreur pour un artiste ».</p>
<p>***<br />
<strong>-Si vous faites un panorama de votre vie, êtes-vous satisfait ?</strong></p>
<p>&#8220;Non. La satisfaction est quelque chose que l&#8217;homme n&#8217;arrive jamais à connaître car la trajectoire d&#8217;une personne est si courte qu&#8217;elle n&#8217;a pas beaucoup de temps pour analyser ce qu&#8217;elle a fait. Quelqu&#8217;un a dit que les arbres empêchent de voir la forêt et cela arrive souvent aux êtres humains ».</p>
<p><strong>-Quel conseil donneriez-vous à votre version d&#8217;il y a 20 ans ?</strong></p>
<p>« Que je peins plus, bien qu&#8217;au fond je sois satisfait de ce que j&#8217;ai accompli. Chaque personne a ses propres limites, mais je pense qu&#8217;il y a encore d&#8217;autres surprises à venir dans ma carrière d&#8217;artiste.</p>
<p><strong>-Quels sont vos principes et vos valeurs sacrées ?</strong></p>
<p>« La fidélité, et pas tant celle d&#8217;un couple mais envers un autre être humain. L&#8217;amitié. Parfois j&#8217;ai deux cigares et j&#8217;en apporte un à un vieil homme qui habite là-haut car je sais qu&#8217;il n&#8217;aura jamais la chance de fumer un cigare de cette qualité. Lorsque vous partagez ce que vous avez, vous vous sentez plus heureux.</p>
<p><strong>Pour quoi mourriez-vous ?</strong></p>
<p>« Je le ferais en défendant mon pays et ce n&#8217;est pas un slogan, mais une réalité. Sauver une autre personne. Je pense que je pourrais aussi bien mourir de rire.</p>
<p>L&#8217;artiste de renom ne croit pas qu&#8217;il y ait un avant et un après dans sa carrière : « Un avant c&#8217;est maintenant que je suis en vie et un après quand je ne le suis plus. Je continue. Ce que je fais parfois, c&#8217;est revenir en arrière pour ne pas partir sans faire des choses qui m&#8217;intéressent. Il fut un temps où ma peinture allait beaucoup vers le figuratif, alors j&#8217;ai révisé et repris les choses. Je suis maintenant dans une période où je me réconcilie avec les procédures, les techniques et les façons de faire que j&#8217;ai utilisées auparavant. Au fond, ce que j&#8217;ai l&#8217;intention de faire, c&#8217;est une peinture sans grande complexité. Parfois, le simple est le plus difficile car il nécessite des conclusions. L&#8217;élémentaire est fait de choses complexes.</p>
<p>Pour Nelson Domínguez, apprendre à peindre est le plus grand succès qu&#8217;il ait jamais eu dans sa vie. « Travailler avec joie. Connaître toutes les techniques. Peut-être que le succès descend dans la rue et que les gens vous reconnaissent et vous saluent, mais c&#8217;est ça le succès social ».</p>
<p>Dans le même ordre d&#8217;idées, il précise que les prix dépendent d&#8217;un jury. « Ce ne sont des symboles de stabilité pour personne. C&#8217;est une vision d&#8217;un groupe de personnes sur votre travail ».</p>
<p>Lorsqu&#8217;il peint, grave, dessine ou moule une pièce, il sent qu&#8217;il n&#8217;a plus de chemin à parcourir. « Vous commencez une œuvre et vous ne savez pas comment elle peut se terminer. C&#8217;est aussi un plaisir de voir une peinture finie que vous aimez. Mais aussi, vous voyez des problèmes que vous ne pouvez pas résoudre.</p>
<p>Nelson Domínguez croit fermement que l&#8217;art est sa façon de respirer, de vivre, de penser, d&#8217;aimer. Un support de communication. « Parfois, je suis un peu égoïste et je mets mon travail au-dessus de tout, car je pense que c&#8217;est la seule façon d&#8217;arriver là où vous voulez aller. Je marchande aussi beaucoup, par exemple, je veux apprendre l&#8217;informatique et je ne le fais pas car je pense au temps que je ne consacrerai pas à la peinture. C&#8217;est incroyable&#8221;.</p>
<p>Ce travail lui a enlevé la mauvaise habitude de perdre du temps et lui a donné le plaisir de faire ce qu&#8217;il veut et d&#8217;aimer ce qu&#8217;il veut à travers son travail ou celui d&#8217;autres artistes.</p>
<p>***<br />
<strong>Avez-vous déjà pensé à prendre une année sabbatique ?</strong></p>
<p>&#8220;Non. Je ne supporte pas un jour de repos. Je suis très attaché à mon travail. C&#8217;est une belle maladie.&#8221;</p>
<p>-Si tu pouvais choisir une façon de mourir ou une que tu ne veux pas, quelles seraient-elles ?</p>
<p>&#8220;La noyade est horrible. J&#8217;aimerais bien que cette mort nécessaire vienne quand je fais l&#8217;amour.</p>
<p><strong>Comment aimeriez-vous qu&#8217;on se souvienne de vous quand vous êtes parti?</strong></p>
<p>&#8220;Comme une personne heureuse. Un rêveur qui pensait qu&#8217;il allait vivre plus longtemps que nécessaire.</p>
<p><strong>-Un mot qui définit ta vie&#8230;</strong></p>
<p>&#8220;Doute&#8221;.</p>
<p>-Quel est selon vous votre plus grand héritage à la culture cubaine ?</p>
<p>&#8220;Vous devez d&#8217;abord savoir si vous avez réalisé un héritage ou non. Je travaille pour laisser des choses aux autres. Pour Cuba. C&#8217;est ma satisfaction.&#8221;</p>
<p><strong>(Par:Thalia Fuentes Puebla/Cubadebate)</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/25/nelson-dominguez-cedeno-je-transmets-tout-ce-que-je-ressens-avec-le-pinceau-ou-les-mains/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Neruda à Cuba</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/22/neruda-cuba/</link>
		<comments>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/22/neruda-cuba/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 22 Oct 2022 21:14:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[La Havane]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Pablo Neruda]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.cubadebate.cu/?p=5599</guid>
		<description><![CDATA[Le mois de juillet 1940 passe et Delia del Carril, alors épouse de Pablo Neruda, écrit au Cubain Juan Marinello pour l'informer que les circonstances ont ruiné le projet du poète de passer par La Havane, bien que, souligne-t-il, « il a le ferme intention de partir". Le couple se rend par mer au Mexique, où le poète assumera le poste de consul général du Chili, et une fois dans ce poste, il lui sera très difficile de se déplacer dans la capitale cubaine sans raison plausible. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-5600" alt="poeta-pablo-neruda-580x283" src="/files/2022/10/poeta-pablo-neruda-580x283.jpg" width="300" height="250" />Le mois de juillet 1940 passe et Delia del Carril, alors épouse de Pablo Neruda, écrit au Cubain Juan Marinello pour l&#8217;informer que les circonstances ont ruiné le projet du poète de passer par La Havane, bien que, souligne-t-il, « il a le ferme intention de partir&#8221;.</p>
<p>Le couple se rend par mer au Mexique, où le poète assumera le poste de consul général du Chili, et une fois dans ce poste, il lui sera très difficile de se déplacer dans la capitale cubaine sans raison plausible. C&#8217;est pourquoi Delia demande à Marinello que les amis cubains écrivent aux autorités chiliennes « et leur fassent part de votre souhait que Pablo vous rende visite ». Il ajoute que le poète « prend une longueur d&#8217;avance sur son chant général », et que « s&#8217;il n&#8217;écrit pas personnellement et m&#8217;a laissé ce plaisir », c&#8217;est qu&#8217;il est submergé par une série de lettres « ennuyeuses et désagréables » qui il doit envoyer au Chili et il veut profiter de l&#8217;escale que le navire sur lequel ils voyagent fera à Lima pour les envoyer.</p>
<p>Cette lettre manuscrite datée du 29 juillet 1940, qui se trouve dans les collections de la Bibliothèque nationale José Martí et dont la lecture est difficile, en particulier la page initiale, en raison de l&#8217;encre fanée, porte un post-scriptum de Neruda lui-même. &#8220;J&#8217;ai hâte d&#8217;aller à Cuba&#8221;, dit-il à Marinello et lui demande de saluer Wenceslao Roces, traducteur de Marx en espagnol, le poète Manuel Altolaguirre, Nicolás Guillén, Francisco et Félix Pita Rodríguez, et Emilio Ballagas. Il ajoute aussitôt : &#8220;Et en particulier à tout La Havane sauf le vieux bâtard Juan Ramón Jiménez.&#8221;</p>
<p>Il convient de préciser qu&#8217;à ce moment-là, le poète de Platero avait quitté Cuba. Ils avaient une vieille querelle, qui s&#8217;était intensifiée avec le temps, motivée par l&#8217;opinion de Juan Ramón sur la poésie chilienne, qu&#8217;il considérait comme &#8220;un grand méchant poète, un traducteur maladroit de lui-même qui confond parfois l&#8217;original avec la traduction&#8221;. Opinion qu&#8217;en 1942 il modifia pour dire que Neruda exprimait &#8220;avec des tâtonnements exubérants une authentique poésie générale hispano-américaine, avec toute la révolution naturelle et la métamorphose de la vie et de la mort de ce continent&#8221; pour conclure : &#8220;Vous êtes antérieur, préhistorique et turbulent, fermé et sombre&#8221;, un jugement auquel le Chilien n&#8217;était pas insensible, qui n&#8217;a cessé d&#8217;exprimer &#8220;la profonde émotion avec laquelle j&#8217;ai lu ses lignes, qui par leur sincérité magnifient l&#8217;admiration que j&#8217;ai ressentie pour son travail tout au long de ma la vie&#8221;.</p>
<p>chanson d&#8217;action<br />
Ce n&#8217;est qu&#8217;en 1942 que Neruda vient pour la première fois à La Havane. Le grand poète communiste a été invité par un écrivain catholique, José María Chacón y Calvo, alors directeur de la culture du ministère de l&#8217;Éducation. À l&#8217;Académie nationale des arts et des lettres, il donna quatre conférences, dont deux sur Francisco de Quevedo, et il évoqua, dit Volodia Teitelboim, dans sa biographie du poète, « pour la première fois en Amérique, le bureau de poste de Sa Majesté, Don Juan de Tassis, Comte de Villamediana, amoureux de la Reine, qui un jour mit le feu aux rideaux de la scène du Palais afin d&#8217;avoir un prétexte pour s&#8217;enfuir avec le grand bien-aimé interdit dans ses bras ».</p>
<p>Il est revenu en 1949 ou 1950 pour quelques heures. Il revenait d&#8217;Europe au Mexique – il avait assisté à une conférence de paix à Paris et aux célébrations du 150e anniversaire de la naissance de Pouchkine à Moscou – et l&#8217;avion dans lequel il voyageait a fait escale à La Havane en raison d&#8217;une panne technique. Persécuté au Chili après la trahison du Front populaire par le président González Videla, le sénateur Pablo Neruda était alors « le poète errant », comme l&#8217;appelait le journaliste Enrique de la Osa.</p>
<p>Lorsqu&#8217;il revint à La Havane pour la dernière fois, à la fin de 1960, il apporta les poèmes de Canción de gesta, le premier livre &#8211; il s&#8217;en vantait &#8211; &#8220;qu&#8217;un poète de n&#8217;importe quelle partie du monde ait dédié à la Révolution cubaine&#8221;. », et qui se termine par une Méditation sur la Sierra Maestra qui est aussi un résumé de la vie du poète à cette heure naissante : « &#8230; Je reçois mon passé dans une coupe / et je le ressuscite pour toute la terre, / et bien que ma patrie circule dans mon sang / sans que sa carrière ne s&#8217;efface jamais / à cette heure ma raison nocturne / pointe vers Cuba son drapeau commun / de l&#8217;hémisphère noir qui attendait / enfin une vraie victoire… »</p>
<p>Lors de cette visite, sur la Plaza de la Revolución, devant un million de personnes, le poète a lu, avec son intonation particulière, sa chanson À Fidel Castro : « Fidel, Fidel, le peuple vous remercie / des paroles en action et des actes qui chantent , / de loin je t&#8217;ai apporté / un verre de vin de mon pays… »</p>
<p>Le magazine Bohemia a offert un cocktail en son honneur et, bien sûr, il n&#8217;a pas quitté Cuba sans goûter les haricots noirs dormants, les tachinos, le yucca au mojo et les tranches de porc rôties au jus de La Bodeguita del Medio. Conscients de sa présence dans ce restaurant très cubain, deux excellents comédiens, René de la Nuez et le &#8220;Galicien&#8221; Posada, n&#8217;ont pas voulu manquer l&#8217;occasion de le saluer et, curieusement, ils sont entrés dans l&#8217;établissement à dos d&#8217;âne, ce qui a Neruda éclata de rire.</p>
<p>« L&#8217;absurdité habituelle du poète, ses attitudes incommodes, qui le poussent à être parfois offensant, peut-être sans le vouloir, n&#8217;ont pas laissé le moindre souvenir », écrit le narrateur Lisandro Otero dans ses mémoires (1997).</p>
<p>Son amour et sa fidélité à la Révolution cubaine n&#8217;ont pas été assombris par ces &#8220;malentendus douloureux&#8221; de 1966, lorsque des écrivains cubains, dans une lettre ouverte, ont poursuivi &#8220;son activité poétique, sociale et révolutionnaire&#8221;, selon Neruda lui-même. Le poète, offensé, répondit sèchement.</p>
<p>Bien qu&#8217;il n&#8217;ait pas pardonné à ceux qui ont signé la lettre, qu&#8217;il a fustigés ou traités avec mépris dans ses mémoires, l&#8217;incident n&#8217;a pas diminué sa sympathie pour Cuba et sa Révolution. Il le dit explicitement dans J&#8217;avoue avoir vécu : « Un point noir, un petit point noir dans un processus, n&#8217;a pas grande importance dans le cadre d&#8217;une grande cause. J&#8217;ai continué à chanter, à aimer et à respecter la Révolution cubaine, son peuple, ses nobles protagonistes.<br />
<strong>(Par : Ciro Bianchi Ross)</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/22/neruda-cuba/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Adieu à Eugenio Hernández Espinosa : le frère aîné des dramaturges cubains</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/22/adieu-eugenio-hernandez-espinosa-le-frere-aine-des-dramaturges-cubains/</link>
		<comments>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/22/adieu-eugenio-hernandez-espinosa-le-frere-aine-des-dramaturges-cubains/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 22 Oct 2022 20:33:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Arts dramatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[funérailles]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.cubadebate.cu/?p=5607</guid>
		<description><![CDATA[Mots d'adieu à Eugenio Hernández Espinosa, prononcés ce 21 octobre au Centre Culturel Bertolt Brecht. La grande voix dramaturgique de notre génération a été consacrée dans le travail théâtral professionnel depuis la première de ce classique de la tragédie moderne qu'est "María Antonia", qui nous a émus des centaines de spectateurs qui, à maintes reprises, sont venus au Théâtre Mella pour constater que spectacle. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5608" alt="eugenio-hernandez-espinosa-02-580x330" src="/files/2022/10/eugenio-hernandez-espinosa-02-580x330.jpg" width="300" height="250" />Mots d&#8217;adieu à Eugenio Hernández Espinosa, prononcés ce 21 octobre au Centre Culturel Bertolt Brecht. La grande voix dramaturgique de notre génération a été consacrée dans le travail théâtral professionnel depuis la première de ce classique de la tragédie moderne qu&#8217;est &#8220;María Antonia&#8221;, qui nous a émus des centaines de spectateurs qui, à maintes reprises, sont venus au Théâtre Mella pour constater que spectacle. Magnifiquement mis en scène par le grand acteur et metteur en scène qu&#8217;était Roberto Blanco et qu&#8217;Hilda Oates, Samuel Claxton, Miguel Benavides et Isaura Mendoza, entre autres interprètes, ont su incarner la complexité de leurs rôles sur scène avec une authentique intensité. À la fin de la première représentation, nous avons éclaté en applaudissements sans fin, émus comme jamais auparavant par l&#8217;éclat transgressif et exceptionnel de cet événement théâtral.</p>
<p>D&#8217;une manière si magistrale vers son entrée dans la dramaturgie de notre pays, une voix d&#8217;envergure artistique similaire à celle d&#8217;un Lope de Vega contemporain, en raison de son caractère éminemment populaire et de sa vaste production littéraire pour nous aider à clarifier, de la scène, en profondeur, les passions, carrefours et rêves d&#8217;une grande partie de notre société.</p>
<p>Mais non satisfait de cela, sa carrière a aussi, à maintes reprises, touché la Diana du public avec des spectacles sous sa direction tels que &#8220;Odebí el Cazador&#8221;, où la magie de notre syncrétisme culturel a atteint une hauteur expressive éblouissante qui nous a tous conquis. . spectateurs et le collectif de l&#8217;Ensemble folklorique national de Cuba et l&#8217;auteur lui-même.</p>
<p>Mais cela ne suffisait pas et avec une vigueur peu commune et une vision protéiforme et profanée de notre réalité contemporaine, il interpréta magistralement la Diane, avec succès critique sur notre quotidien d&#8217;alors dans &#8220;Calixta Comité&#8221;. Le texte le plus honnête, le plus brillant et le plus controversé qui soit monté sur scène dans notre panorama théâtral, depuis longtemps.</p>
<p>No a la saga a su nous ravir avec des textes comme « Mon partenaire Manolo », « Emelina Cundiamor », « High risk », « Lagarto Pisabonito », « El Venerable », « La raft », « Eclíptica, que le pasa » . cette femme » et « Aedes aegypti ». Et avec l&#8217;expression de certains de ses textes et scénarios de films, qui parlent clairement de l&#8217;importance de cet homme prédestiné qui continuera d&#8217;être notre Grand Frère, Papi, plus connu sous le nom d&#8217;Eugenio Hernández Espinosa.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/22/adieu-eugenio-hernandez-espinosa-le-frere-aine-des-dramaturges-cubains/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ils préparent un programme d&#8217;activités pour célébrer le 503e anniversaire de La Havane</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/21/ils-preparent-un-programme-dactivites-pour-celebrer-le-503e-anniversaire-de-la-havane/</link>
		<comments>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/21/ils-preparent-un-programme-dactivites-pour-celebrer-le-503e-anniversaire-de-la-havane/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Oct 2022 15:12:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[célébration]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Eusebio Leal]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[La Havane]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.cubadebate.cu/?p=5588</guid>
		<description><![CDATA[Des expositions, des concerts et des expositions liés à Eusebio Leal Spengler, en plus de la livraison de maisons et de l'inauguration d'œuvres, font partie du programme conçu par le Bureau de l'historien de la ville de La Havane (OHCH) pour célébrer le 503e anniversaire de l'ancienne Villa de San Cristóbal, le 16 novembre prochain. Dans un reportage télévisé cubain, il a été rapporté que parmi les nouveautés, la présentation d'une collection de livres sur l'œuvre et l'héritage d'Eusebio Leal Spengler se démarque. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5589" alt="magda-768x510" src="/files/2022/10/magda-768x510.jpg" width="300" height="250" />Des expositions, des concerts et des expositions liés à Eusebio Leal Spengler, en plus de la livraison de maisons et de l&#8217;inauguration d&#8217;œuvres, font partie du programme conçu par le Bureau de l&#8217;historien de la ville de La Havane (OHCH) pour célébrer le 503e anniversaire de l&#8217;ancienne Villa de San Cristóbal, le 16 novembre prochain.</p>
<p>Dans un reportage télévisé cubain, il a été rapporté que parmi les nouveautés, la présentation d&#8217;une collection de livres sur l&#8217;œuvre et l&#8217;héritage d&#8217;Eusebio Leal Spengler se démarque. L&#8217;un des textes est Il faut croire en Cuba, recueil d&#8217;entretiens menés avec l&#8217;historienne par la journaliste Magda Resik, directrice de la communication de l&#8217;OHCH.</p>
<p>Selon Resik, sous le sceau des Ediciones Boloña, la collection El Historiador a déjà commencé, rassemblant le meilleur de la pensée et de l&#8217;œuvre de Leal Spengler.</p>
<p>Ce sera une sorte d&#8217;anthologie des pensées et des idées de Leal Spengler sur divers sujets : patrimoine, histoire et culture nationale, a fait valoir le directeur de la communication de l&#8217;OHCH.</p>
<p>Resik a ajouté que la collection Andar La Habana est également en cours d&#8217;expansion, qui comprend tous les programmes que l&#8217;éternel historien de la ville a dirigés pendant plus de 20 ans.</p>
<p>Dans le cadre du programme d&#8217;activités, il y aura de nouvelles présentations du documentaire Le Capitole de tous les Cubains, par l&#8217;OHCH, qui résume les travaux de restauration effectués dans ce bâtiment.</p>
<p>Resik a annoncé que la salle Beloved Homeland sera inaugurée dans la Maison Eusebio Leal Spengler, un espace qui montre sa relation étroite avec l&#8217;identité cubaine, sa défense des valeurs cubaines et sa passion pour Cuba.</p>
<p>Comme à l&#8217;accoutumée, la cérémonie traditionnelle est prévue au Kiosque à musique, site fondateur de la ville.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/21/ils-preparent-un-programme-dactivites-pour-celebrer-le-503e-anniversaire-de-la-havane/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chapeando : Culture, donations et contrastes</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/20/chapeando-culture-donations-et-contrastes/</link>
		<comments>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/20/chapeando-culture-donations-et-contrastes/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Oct 2022 15:27:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[blocus]]></category>
		<category><![CDATA[Blocus contre Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Rodriguez Parrilla]]></category>
		<category><![CDATA[Campagne contre Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[catastrophes naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Journée nationale de la culture]]></category>
		<category><![CDATA[Ouragan]]></category>
		<category><![CDATA[Ouragan Ian]]></category>
		<category><![CDATA[podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Relations Cuba États-Unis]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.cubadebate.cu/?p=5591</guid>
		<description><![CDATA["On va gagner, on va gagner..." chante Nsila Cheche, en lançant notre podcast. La touche cajon résonne avec l'optimisme invincible du Cubain, qui dans les pires moments rit et danse, effrayant le mauvais présage. Salutation musicale bien choisie à la Journée de la culture cubaine. Et aussi la célébration de la date par des artistes et des intellectuels, qui ne sont pas allés au théâtre pour se fêter. Ils traversent les villes de Pinar del Río où les vents de Ian ont emporté les toits et les âmes de nombreuses personnes.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5592" alt="chapeando-podcast-fake-news-580x330" src="/files/2022/10/chapeando-podcast-fake-news-580x3301.jpg" width="300" height="252" />&#8220;On va gagner, on va gagner&#8230;&#8221; chante Nsila Cheche, en lançant notre podcast. La touche cajon résonne avec l&#8217;optimisme invincible du Cubain, qui dans les pires moments rit et danse, effrayant le mauvais présage.</p>
<p>Salutation musicale bien choisie à la Journée de la culture cubaine. Et aussi la célébration de la date par des artistes et des intellectuels, qui ne sont pas allés au théâtre pour se fêter. Ils traversent les villes de Pinar del Río où les vents de Ian ont emporté les toits et les âmes de nombreuses personnes.</p>
<p>Reinier Duardo a accompagné ses salutations aux artistes et intellectuels cubains, avec une louange pour ce travail d&#8217;amour pour le peuple qui incarne avec des actes, les idées du récent message aux collègues du monde, qui a déjà accumulé plus de mille et un cent adhésions et qui a agacé les haters.</p>
<p>L&#8217;analyste a rappelé tout ce qu&#8217;ils ont fait pour séparer les artistes du projet révolutionnaire. Et, ils ont réussi à en acheter plusieurs, mais, au milieu de la situation difficile que vit Cuba, voici les grands, ce qui vaut et brille de sa propre lumière. Et ils défendent la Révolution avec leur art et avec leur signature.</p>
<p>A l&#8217;époque, Bárbara Betancourt voulait dire qu&#8217;il n&#8217;y a pas que des écrivains et des artistes. En fait, le message a été rendu public par des intellectuels au sens le plus large du terme : des éducateurs et des scientifiques compétents de toutes les spécialités. Un message très bref, mais très percutant, qui reconnaît les énormes sacrifices que nous imposent les pénuries et les pannes, qui parle même d&#8217;erreurs, mais entérine la défense de la nation. Cela va également à l&#8217;encontre des haineux et des haineux et a cité:</p>
<p>&#8220;Nous condamnons les discours de haine, la diffamation, les distorsions de notre réalité, et nous espérons que des informations véridiques parviennent à ceux qui suivent les événements avec bonne volonté et se soucient honnêtement de ce pays. Avec notre contribution, les activités scolaires commencent, la lutte inlassable de la science, la vie dans les communautés sont relancées, la programmation culturelle accessible à tous est relancée et la vérité de Cuba est défendue ».</p>
<p>D&#8217;une certaine manière, la déclaration inclut la position courageuse d&#8217;émigrés cubains comme ceux de Puentes de amor ou du mouvement NEMO, qui contre toute attente, contre des attentats de toutes sortes, se battent à l&#8217;intérieur des États-Unis pour lever totalement le blocus. Dans une demi-heure directe la nuit précédente, Carlos Lazo a réagi avec émotion à l&#8217;annonce par le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez que les États-Unis avaient fait don de 2 millions USD et de 100 combinaisons de pompiers, dont 43 sont arrivées. Sa réaction a provoqué un vif débat dans les réseaux, de beaucoup de gens indignés par l&#8217;aide sordide du pays qui nous a imposé un blocus qui nous coûte déjà plus d&#8217;un million de millions et est capable de donner plus de 3 milliards d&#8217;un coup rien que pour des armes, destinées à soutenir la guerre en Ukraine .</p>
<p>Cet épisode contraste avec la réaction rapide et généreuse du Mexique, du Venezuela et d&#8217;autres pays amis qui, à la fois lors de l&#8217;accident de Matanzas et maintenant en raison des dégâts causés par l&#8217;ouragan Ian, ont tendu la main et leur aide à Cuba. Devant cette générosité, le blocus se distingue davantage par son accusation d&#8217;abus contre tout un peuple. Le ministre cubain des Affaires étrangères l&#8217;a résumé magistralement : « Le blocus est la pandémie permanente, l&#8217;ouragan constant.</p>
<p>Une approche très nouvelle qui, précisément à partir de ce don très modeste mais inattendu, rend plus visible, montre avec des faits, l&#8217;étendue criminelle des dommages causés par le blocus.</p>
<p>Une explication synthétique et exacte de ce que signifie maintenir sur la liste des sponsors du terrorisme ceux d&#8217;entre nous qui sont, à plusieurs reprises, victimes du terrorisme. Une exposition transparente qui a démonté les manipulations, comme celle qu&#8217;ils utilisent tant sur les produits nord-américains que vendent nos magasins. La question n&#8217;est pas seulement de savoir à qui ils sont achetés, c&#8217;est avec quoi ils sont achetés, si nous n&#8217;avons pas de nouveaux crédits, si la persécution financière est chirurgicale, frappant là où elle affecte le plus l&#8217;économie cubaine.</p>
<p>La présentation du rapport de blocus s&#8217;inscrit donc dans la meilleure tradition de la diplomatie cubaine. La vérité dite sans offense, sans grandiloquence. Un blocus de plus de 60 ans a été exposé en quelques minutes avec les arguments essentiels. Comparé aux deux millions du don, le chiffre brut de tout ce que le gouvernement nord-américain nous a pris et nous fait du mal, acquiert sa dimension génocidaire d&#8217;une manière plus exacte.</p>
<p>Il fallait le dire et cela a été dit en un jour d&#8217;une telle importance, puisque Perucho Figueredo a écrit sur le dos de son cheval l&#8217;hymne de Bayamo, notre Marsellesa, notre Bayamesa, le chant de la culture cubaine qui est une école de créativité et de beauté dans la résistance, avec ce vers incontestable qui marque encore aujourd&#8217;hui notre destin collectif : Mourir pour la patrie, c&#8217;est vivre.</p>
<p><strong>(Par Arleen Rodríguez Derivet)</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/20/chapeando-culture-donations-et-contrastes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Brigade des professeurs d&#8217;art arrive à maturité à Cuba</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/20/la-brigade-des-professeurs-dart-arrive-maturite-cuba/</link>
		<comments>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/20/la-brigade-des-professeurs-dart-arrive-maturite-cuba/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Oct 2022 14:38:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Commémoration]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Journée nationale de la culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.cubadebate.cu/?p=5582</guid>
		<description><![CDATA[Selon le président national de l'entité, Emilio Toledo, parmi les actions, se distingue l'initiative Rapprochez-vous, développée par le réseau muraliste de l'organisation dans les prisons, ainsi que l'exposition photographique Ma brigade est toujours là, installée à la Casa del Alba Cultural . Forums, concerts, ateliers, itinéraires historiques et présentations pour les tout-petits, figurent dans le calendrier des propositions qui, depuis le 5 octobre dernier, rapprochent le travail de l'entité.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5583" alt="instructores-de-arte-1" src="/files/2022/10/instructores-de-arte-1.jpg" width="300" height="249" />Dix-huit ans après sa fondation, la Brigade des professeurs d&#8217;art José Martí célèbre son avènement avec la présentation d&#8217;un vaste programme d&#8217;activités de toutes les expressions esthétiques.</p>
<p>Juste à la date marquée sur l&#8217;île pour la Journée de la culture cubaine (20 octobre), la brigade se distingue comme un espace de diffusion et de défense des traditions, des pratiques populaires et des manifestations artistiques, qui -par sa main- atteignent les communautés les plus éloignée de la plus grande des Antilles.<br />
Selon le président national de l&#8217;entité, Emilio Toledo, parmi les actions, se distingue l&#8217;initiative Rapprochez-vous, développée par le réseau muraliste de l&#8217;organisation dans les prisons, ainsi que l&#8217;exposition photographique Ma brigade est toujours là, installée à la Casa del Alba Cultural .</p>
<p>Forums, concerts, ateliers, itinéraires historiques et présentations pour les tout-petits, figurent dans le calendrier des propositions qui, depuis le 5 octobre dernier, rapprochent le travail de l&#8217;entité, qui depuis sa fondation cherche à transformer l&#8217;environnement socioculturel, à élever les goûts esthétiques et promouvoir les valeurs artistiques et humaines.</p>
<p>Partant du principe de préserver la jeunesse et de vanter l&#8217;identité et la cubitude dans tous les espaces, la Brigade a dédié les activités de cet anniversaire au 50e anniversaire de la fondation du Mouvement Nueva Trova, au 55e anniversaire de la Protest Song et au 60e de la système d&#8217;éducation artistique.</p>
<p>De même, la guérilla du 50e anniversaire mène diverses actions, notamment dans les territoires de la province de Pinar del Río, récemment touchés par l&#8217;impact de l&#8217;ouragan Ian.</p>
<p>Sur une idée du commandant Fidel Castro, les Brigades José Martí d&#8217;instructeurs d&#8217;art ont vu le jour en 2004, une organisation qui honore le travail social de ces professionnels et valorise la culture cubaine à partir de l&#8217;engagement d&#8217;apporter l&#8217;art et la pensée critique aux plus grands des Antilles. .</p>
<p><strong>(Avec des informations de Prensa Latina)</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2022/10/20/la-brigade-des-professeurs-dart-arrive-maturite-cuba/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Raffaella ne tient pas dans un adieu</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2021/07/15/raffaella-ne-tient-pas-dans-un-adieu/</link>
		<comments>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2021/07/15/raffaella-ne-tient-pas-dans-un-adieu/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 23:41:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[condoléances]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Rafaela Carrá]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.cubadebate.cu/?p=5500</guid>
		<description><![CDATA[Certains noms se transforment en couleur par le seul fait de les prononcer ou de les entendre. La gamme avec laquelle nous nous souvenons de l'actrice, chanteuse et présentatrice italienne Raffaella Carra était bien réelle, y compris lorsque nous la regardions sur un écran en noir et blanc, dans les années 80. Nous parlons de couleur pour évoquer la joie, l'originalité, l'audace, l'éblouissement qui émanaient d’elle. Impossible de détourner son regard de la télévision face à ce « 0303456 », une chanson qui grava sa voix dans notre mémoire.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5501" alt="Rafaela Carrá" src="/files/2021/07/Rafaela-Carrá.jpg" width="300" height="251" />Certains noms se transforment en couleur par le seul fait de les prononcer ou de les entendre. La gamme avec laquelle nous nous souvenons de l&#8217;actrice, chanteuse et présentatrice italienne Raffaella Carra était bien réelle, y compris lorsque nous la regardions sur un écran en noir et blanc, dans les années 80. Nous parlons de couleur pour évoquer la joie, l&#8217;originalité, l&#8217;audace, l&#8217;éblouissement qui émanaient d’elle.</p>
<p>Impossible de détourner son regard de la télévision face à ce « 0303456 », une chanson qui grava sa voix dans notre mémoire, venue de cette figure insouciante qui faisait preuve d&#8217;une souplesse enviable et d&#8217;un timbre de voix très particulier. La sensualité de Raffaela Carra était accompagnée par la légèreté de ses vêtements, bien que sans une once de vulgarité ; un ventre très plat et une chevelure nacrée et lisse qui, lorsqu&#8217;elle reprenait sa posture naturelle, après certains mouvements provocants, revenait à sa place comme si elle venait d&#8217;être peignée.</p>
<p>On disait que ce n&#8217;étaient pas ses cheveux, qu’ils étaient bruns et bouclés, et cela devenait l&#8217;une des énigmes qui entouraient cette diva exceptionnelle. Mais ce n’était pas la seule. Raffaella, qui rêva d&#8217;être chorégraphe, la petite fille qui, à neuf ans, fit ses premiers pas dans le monde du cinéma, celle qui fut accueillie à Hollywood, bien qu&#8217;elle en soit partie parce qu&#8217;elle ne s&#8217;identifiait pas à un style de vie associé à l&#8217;alcool et à la drogue, fut, malgré sa franchise, un mystère.</p>
<p>« Il ne s&#8217;agissait pas seulement de montrer mon corps, mais de faire comprendre que le corps d&#8217;une femme est toujours lié à sa tête. La sensualité n&#8217;est pas incompatible avec l&#8217;intelligence, la sympathie, l&#8217;ironie (&#8230;) », déclara-t-elle à l’occasion à l&#8217;époque des critiques auxquelles elle répondait avec franchise.</p>
<p>Ses positions politiques, soutenues à différents moments de sa vie, nous en disent long sur ce qu’elle pensait. Dans un entretien qu&#8217;elle accorda au magazine Interviu, elle affirmait : « Je vote toujours communiste. » À un autre moment, elle déclara à la presse que, dans un conflit entre travailleurs et employeurs, elle serait toujours du côté des travailleurs.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, quand la mort la surprend à l&#8217;âge de 78 ans, alors qu&#8217;elle attendait la fin de la pandémie pour retrouver sa vie ordinaire, il est difficile de penser qu’elle est partie.</p>
<p>Raffaella, l&#8217;artiste multi-facettes qui se targuait de parler très bien l&#8217;espagnol, celle qui aima l&#8217;Amérique et qui fut adorée par elle, celle qui, sans suivre aucune mode, fut toujours elle-même, par-delà les préjugés et les modèles, ne tient dans aucun adieu. « Elle est partie vers un monde meilleur, où son humanité, son rire inimitable et son extraordinaire talent brilleront à jamais », a déclaré Sergio Japino, qui fut son compagnon dans la vie pendant des décennies.</p>
<p>Si ceux d&#8217;entre nous qui ont connu son art partagent un jugement aussi sage, qu’ils se souviennent toujours d&#8217;elle chantant la fête fantastique que fut son existence triomphante.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2021/07/15/raffaella-ne-tient-pas-dans-un-adieu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Revenir à Paroles aux intellectuels 60 ans après (II et fin)</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2021/07/07/revenir-paroles-aux-intellectuels-60-ans-apres-ii-et-fin/</link>
		<comments>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2021/07/07/revenir-paroles-aux-intellectuels-60-ans-apres-ii-et-fin/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Jul 2021 00:49:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel Castro]]></category>
		<category><![CDATA[Intellectuels]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.cubadebate.cu/?p=5481</guid>
		<description><![CDATA[Au contexte dans lequel Fidel rencontre les intellectuels les 16, 23 et 30 juin 1961, s'ajoute le fait qu'il existait d'anciennes et de nouvelles contradictions personnelles, comme celles qui avaient existé entre les membres du groupe Orígenes et Ciclon, et les vieilles querelles entre les habitués de la Société culturelle Nuestro Tiempo, ceux des Ciné-clubs existants dans la capitale et ceux de la Cinémathèque fondée sous la tyrannie, divisés par des points de vue différents sur la création et la diffusion cinématographique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5482" alt="Fidel palabras intelec" src="/files/2021/07/Fidel-palabras-intelec.jpg" width="300" height="248" />Paroles aux intellectuels conserve toute son actualité, mais sa pérennité dépendra de la sève créatrice de nos artistes, intellectuels et institutions, lorsqu&#8217;il s&#8217;agira de porter au présent et de projeter dans l&#8217;avenir les idées de Fidel au milieu des nouveaux défis culturels</p>
<p>Au contexte dans lequel Fidel rencontre les intellectuels les 16, 23 et 30 juin 1961, s&#8217;ajoute le fait qu&#8217;il existait d&#8217;anciennes et de nouvelles contradictions personnelles, comme celles qui avaient existé entre les membres du groupe Orígenes et Ciclon, et les vieilles querelles entre les habitués de la Société culturelle Nuestro Tiempo, ceux des Ciné-clubs existants dans la capitale et ceux de la Cinémathèque fondée sous la tyrannie, divisés par des points de vue différents sur la création et la diffusion cinématographique.</p>
<p>Au milieu de ce contexte miné par des dissensions esthétiques, idéologiques et personnelles dans le domaine culturel, il était urgent de définir la voie à suivre par le projet cubain, car si, depuis janvier 1959, des signes clairs indiquaient qu&#8217;une étape d&#8217;ampleur et de liberté pour la création artistique et littéraire s&#8217;ouvrait, il existait une réelle crainte dans certains cercles intellectuels que le fantôme du « réalisme socialiste » ne s&#8217;impose sur la scène culturelle cubaine.</p>
<p>Le leader de la Révolution concentrait son attention sur la recherche des moyens les plus appropriés pour faire de la culture le patrimoine vivant du peuple. Au moment où se déroulait la campagne d&#8217;alphabétisation, l&#8217;événement culturel le plus marquant de la Révolution, il était indispensable d&#8217;associer l&#8217;avant-garde intellectuelle du pays à la mission essentielle d’opérer un changement culturel, non seulement dans les structures de pouvoir, les institutions, les organisations et les relations sociales, mais y compris au niveau des individus, seule façon de parvenir à une véritable hégémonie culturelle dans une perspective émancipatrice.</p>
<p>« LE PEUPLE EST L&#8217;OBJECTIF PRINCIPAL »</p>
<p>C&#8217;est au milieu d&#8217;un feu croisé intense et devant un auditoire au riche bagage culturel que Fidel, accompagné d&#8217;autres camarades de la direction du pays, prononça ses célèbres paroles, alors qu&#8217;il n&#8217;avait pas encore 35 ans.</p>
<p>Bien que ses paroles se soient inscrites dans un contexte précis, elles n&#8217;en restèrent pas prisonnières, sinon elles ne seraient pas devenues une<br />
référence à laquelle nous devons revenir sans cesse comme une boussole de notre politique culturelle actuelle.</p>
<p>Au milieu de circonstances caractérisées par une forte confrontation avec de puissants ennemis extérieurs et intérieurs, qui compromettaient le destin de Cuba en tant que nation, Fidel accorda la plus haute priorité à ces réunions. C&#8217;est au milieu de ce scénario de guerre ouverte et secrète contre Cuba par le gouvernement des États-Unis que Fidel consacra de longues heures de son temps à discuter avec les artistes et les intellectuels.</p>
<p>Ce discours ne constitua pas seulement un point de départ, mais aussi un aboutissement, puisque Fidel avait longuement mûri auparavant ses idées sur ce que devait être la politique culturelle de la Révolution.</p>
<p>Néanmoins, Fidel consacra une grande partie de ses Paroles&#8230; à dissiper le doute quant à une éventuelle variante tropicale du « réalisme socialiste » à Cuba : « La Révolution ne peut pas prétendre asphyxier l&#8217;art ou la culture alors que l&#8217;un des objectifs et l&#8217;un des buts fondamentaux de la Révolution est de développer l&#8217;art et la culture, précisément pour que l&#8217;art et la culture deviennent un véritable patrimoine du peuple. »</p>
<p>Malheureusement, à plus d&#8217;une reprise, « Paroles aux intellectuels » a été manipulé ou lu de manière fragmentée. La phrase la plus décontextualisée est celle où Fidel déclara : « dans la Révolution, tout ; contre la Révolution, rien », en tentant de donner à cette expression une intention d&#8217;exclusion, alors que c&#8217;est tout le contraire. Il est clair que, sans une lecture complète de l&#8217;intervention, la question de savoir comment définir, et dans quelle mesure, le « dans » et le<br />
« contre » peut se poser. Mais Fidel répond à cette question de manière magistrale – et cela me semble la phrase la plus importante et en même temps la moins citée de ce discours : « La Révolution ne doit renoncer qu&#8217;à ceux qui sont incorrigiblement réactionnaires, qui sont incorrigiblement contre-révolutionnaires. » Par cette expression, il affirmait qu&#8217;il pouvait même y avoir des contre-révolutionnaires corrigibles et que la Révolution devait aspirer à les adhérer à ce projet. En outre, tous les écrivains et artistes honnêtes, qui, sans avoir une attitude révolutionnaire à l&#8217;égard de la vie, n&#8217;étaient pas non plus des contre-révolutionnaires, devaient avoir le droit et la possibilité d’édifier leur œuvre au sein de la Révolution. Fidel a également exposé toute une série d&#8217;idées visant à favoriser les artistes et les écrivains cubains et à encourager leur esprit créatif à trouver les meilleures conditions pour s&#8217;épanouir, mais il a également insisté sur la nécessité d&#8217;élever la capacité d&#8217;appréciation de l&#8217;art, ainsi que sur l&#8217;accès démocratique de tout le peuple – qu&#8217;il a appelé « le grand créateur » – à la culture : « Nous allons donner une chance à toutes ces intelligences, nous allons créer les conditions qui permettent à tout talent artistique ou littéraire ou scientifique ou à tout autre type de talent de se développer. »</p>
<p>« (&#8230;) Nous allons mener une guerre contre l&#8217;inculture ; nous allons mener une bataille contre l&#8217;inculture ; nous allons susciter une querelle irréconciliable contre l&#8217;inculture, et nous allons lutter contre elle et nous allons essayer nos armes. »</p>
<p>Cette intervention de Fidel a marqué d&#8217;une certaine manière ce que nous pouvons considérer comme les principes cardinaux de la politique culturelle de la Révolution, à ne pas interpréter de manière étroite, mais dans sa plus haute dimension émancipatrice. Le fait que dans les années 70, il y ait eu des distorsions et de graves erreurs, personne ne peut nier, mais par la suite, beaucoup de ces pratiques ont été corrigées et le chemin tracé par « Paroles aux intellectuels » a été retrouvé.</p>
<p>Avec Paroles&#8230; Fidel a inauguré, à son tour, une méthode, une conception totalement révolutionnaire dans la manière d&#8217;interagir avec les artistes et les intellectuels cubains, qu&#8217;il avait déjà exercée avec d&#8217;autres secteurs. Il sera régulièrement présent dans les congrès et les conseils nationaux de l&#8217;Union des écrivains et des artistes de Cuba (Uneac), une organisation avec laquelle il a également entretenu des dialogues très profonds dans les moments les plus difficiles de la période spéciale.</p>
<p>Il allait également tenir des réunions importantes avec les jeunes artistes et intellectuels de l&#8217;Association Hermanos Saiz (ahs) en 1988 et 2001. Il y aura beaucoup d&#8217;autres Paroles aux Intellectuels de Fidel, des textes qui enrichissent et contextualisent les idées qu&#8217;il avait exprimées en juin 1961. Même si Fidel préférait le qualificatif de guérillero plutôt que celui d&#8217;intellectuel, ce 30 juin 1961 confirma une fois de plus dans l&#8217;histoire de Cuba que l&#8217;avant-garde politique et l&#8217;avant-garde intellectuelle étaient une seule et même chose.</p>
<p>Mais de par sa transcendance, Paroles aux intellectuels ne doit pas être considéré comme un discours adressé uniquement aux intellectuels, car Fidel soulève des idées qui vont au-delà du secteur artistique et littéraire et qui ont trait à toute la nation et au processus révolutionnaire dans son ensemble, depuis une vision systémique. Et le fait est que Fidel a toujours vu la culture dans sa conception anthropologique la plus large.</p>
<p>« Paroles aux intellectuels » conserve toute son actualité, mais sa pérennité dépendra de la sève créatrice de nos artistes, intellectuels et institutions, lorsqu&#8217;il s&#8217;agira de porter au présent et de projeter dans l&#8217;avenir les idées de Fidel au milieu des nouveaux défis culturels.</p>
<p>Tel était l’appel lancé par le président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres – aujourd&#8217;hui président de la République – Miguel Diaz-Canel Bermudez, lors de la cérémonie de clôture du 9e Congrès de l&#8217;Uneac, le 30 juin 2019, en déclarant : « Je ne conçois pas un artiste, un intellectuel, un créateur cubain qui ne connaisse pas ce discours qui a marqué la politique culturelle de la Révolution. Je n&#8217;imagine aucun dirigeant politique, aucun fonctionnaire ou responsable de la culture qui pourrait se passer de ses définitions de principe pour exercer ses responsabilités.</p>
<p>« Il est nécessaire de faire des lectures nouvelles et enrichissantes de ces paroles. Faire grandir et renforcer la politique culturelle, qui n&#8217;a pas été écrite au-delà des Paroles aux intellectuels et lui donner le contenu exigé par l&#8217;époque actuelle. »</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2021/07/07/revenir-paroles-aux-intellectuels-60-ans-apres-ii-et-fin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Au sein de la Révolution, il y a toujours de la place pour tout et pour tous, sauf pour ceux qui tentent de détruire le projet collectif</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2021/07/07/au-sein-de-la-revolution-il-y-toujours-de-la-place-pour-tout-et-pour-tous-sauf-pour-ceux-qui-tentent-de-detruire-le-projet-collectif/</link>
		<comments>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2021/07/07/au-sein-de-la-revolution-il-y-toujours-de-la-place-pour-tout-et-pour-tous-sauf-pour-ceux-qui-tentent-de-detruire-le-projet-collectif/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Jul 2021 15:31:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Miguel Diaz-Canel]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[reconnaissances]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.cubadebate.cu/?p=5487</guid>
		<description><![CDATA[Allocution prononcée par Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez, Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, lors de la cérémonie du 60e anniversaire de Paroles aux intellectuels, l’intervention du commandant en chef Fidel Castro Ruz, le 30 juin 1961 à la Bibliothèque nationale José Marti. La Havane, le 28 juin 2021, « Année 63 de la Révolution ».]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5488" alt="Canel cultura" src="/files/2021/07/Canel-cultura1.jpg" width="300" height="250" />Allocution prononcée par Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez, Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, lors de la cérémonie du 60e anniversaire de Paroles aux intellectuels, l’intervention du commandant en chef Fidel Castro Ruz, le 30 juin 1961 à la Bibliothèque nationale José Marti. La Havane, le 28 juin 2021, « Année 63 de la Révolution ».</p>
<p>(Traduction de la version sténographique de la Présidence de la République)</p>
<p>Chères amies et amis,</p>
<p>Tout d&#8217;abord, permettez-moi d’adresser mes félicitations empreintes d’admiration, de respect et d’affection aux personnalités qui ont été décorées.</p>
<p>J&#8217;ai souvent pensé ces derniers temps : qui aurait pu me dire que j’aurais à m’occuper de tel ou tel sujet. Eh bien, je me suis occupé de presque tous, et de quelle manière ! Celui-ci est sans aucun doute l&#8217;un des plus difficiles : penser, écrire et prononcer quelques mots en souvenir de ces Paroles transcendantes et polémiques, 60 ans plus tard.</p>
<p>J&#8217;avoue que j&#8217;ai toujours été frappé par le fait que lorsque nous abordons ce moment, nous ne nous concentrons que sur l’intervention du Commandant en chef et de manière fragmentée, alors qu&#8217;il aurait fallu et qu&#8217;il faut en dire plus sur cette réunion, en publier davantage, peut-être tout ce qui peut encore être récupéré, comme le demandait Roberto Fernandez Retamar 40 ans plus tard, parce qu&#8217;il est nécessaire de comprendre les motivations de ces Paroles qui, comme l&#8217;a déclaré Jorge Fornet, ont été, peut-être, le premier coup porté au sectarisme présent à cette époque.</p>
<p>Il y a quelques jours, alors que je mettais au clair les idées que je souhaite partager avec vous aujourd&#8217;hui, je me suis couché après avoir relu ce que Fidel a dit il y a 60 ans, ainsi que d&#8217;autres textes écrits par certains d&#8217;entre vous et par d&#8217;autres intellectuels, aujourd&#8217;hui absents, physiquement seulement, à l&#8217;occasion des anniversaires successifs de ce dialogue historique. J&#8217;avoue que la proximité de cette rencontre m’a enthousiasmé, car cela confirme la validité de ces Paroles&#8230; Porté par ces émotions, j&#8217;ai écrit les grandes lignes de ce que je vais vous exprimer maintenant :</p>
<p>Il y a soixante ans, dans le cadre d&#8217;un dialogue vrai et honnête avec l&#8217;intelligentsia artistique et littéraire, le tout jeune leader révolutionnaire Fidel Castro jetait les bases de ce qui, au cours de toutes ces années, a façonné la politique culturelle de la Révolution cubaine.</p>
<p>Celui qui prononce ces Paroles&#8230; est un homme qui n&#8217;a pas encore 35 ans et qui est déjà acclamé comme un héros à Cuba et dans une grande partie du monde. Mais il ne vient pas imposer le poids de son héroïsme, ni même le charme de sa fascinante personnalité.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui encore, son humilité à reconnaître que « nous apprenons (&#8230;) nous sommes venus ici pour apprendre » impressionne. Cette partie de son discours est une leçon d&#8217;éthique et de solidité culturelle, de respect de l&#8217;autre ; c’est la preuve de comment fonctionne le vrai dialogue, avec une oreille attentive aux voix divergentes ou dissonantes et la parole prête à répondre, pas pour vaincre, mais pour apprendre, pour accepter, pour convaincre : sans morgue ni arrogance stériles.</p>
<p>Il n&#8217;impose pas, il raisonne. C’est un leader ouvert à une discussion que les intellectuels et les artistes eux-mêmes n&#8217;avaient pas été capables de résoudre entre eux.</p>
<p>Comme nous le rappelle Omar Valiño dans le catalogue de l&#8217;exposition, Fidel « n&#8217;évite pas le rendez-vous, en dépit de la complexité du secteur artistique et littéraire, où des groupes et des leaderships se disputaient entre eux les zones de pouvoir et au sein duquel flottait le fantôme de la conception stalinienne de la culture ».</p>
<p>Je me souviens avoir entendu un jour Eusebio, après les émotions vécues lors d&#8217;une journée de célébrations patriotiques, dire que Fidel avait condamné Cuba, dans le sens le plus affectueux du terme, à avoir toujours pour guide un intellectuel.</p>
<p>J’entends par là qu&#8217;il parlait de l&#8217;intellectualité dans son sens le plus large et le plus divers et non pas réduite à l&#8217;artistique et au littéraire. Mais il ne fait aucun doute qu&#8217;il pensait à cette première rencontre, où le chef guérillero, le leader politique, le stratège de toutes les heures se révéla d&#8217;une manière simple mais ferme, face à des artistes et à des intellectuels dotés d’une œuvre reconnue, comme l&#8217;intellectuel incontesté qu&#8217;il a toujours été.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi il s&#8217;attarde sur la liberté formelle, sur le lien entre l&#8217;artiste et la Révolution, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il arrive à la nécessité de prendre en compte également ceux qui se déclaraient honnêtement non révolutionnaires à ce moment-là.</p>
<p>Dans ces paroles fondatrices, qui ont été une référence pour chaque action culturelle pendant toutes ces années et desquelles souvent il n’a été extrait qu’une seule phrase, je remarque deux lignes fondamentales qui convergent vers le même objectif.</p>
<p>Premièrement, il apparaît clairement que tous les créateurs sont appelés à apporter l&#8217;art au peuple et, en même temps, il est affirmé que la Révolution garantirait la plus grande liberté de création.</p>
<p>À mon avis, en se référant clairement à la liberté formelle la plus large, en la distinguant de la liberté de contenu, toujours complexe et plus subtile, il aborde ouvertement et honnêtement, sans aucune restriction, le défi auquel sont confrontées les nouvelles institutions culturelles face au fait artistique au sein de la Révolution.</p>
<p>« Dans la Révolution ». Cette formulation, qui est souvent sortie de son contexte et présentée comme une expression excluante par ceux qui font une lecture malintentionnée des Paroles&#8230;, est centrale et irremplaçable. « Dans la Révolution, tout » signifie que la seule chose qui n&#8217;est pas en discussion, c’est la Révolution. Elle n&#8217;est pas un fait en discussion. C&#8217;est le fait même, la raison d&#8217;être de cette rencontre.</p>
<p>Cela a été dit à maintes reprises et sûrement d&#8217;une meilleure manière, mais personne ne peut nier que la Révolution cubaine est le fait culturel multidimensionnel total, celui qui a éveillé toute une nation à la connaissance et à la reconnaissance d&#8217;elle-même ; celui qui a ouvert les vannes de la puissante créativité de l&#8217;être national où qu’il réside, celui qui nous a donné un nouveau visage et une âme nouvelle pour parler d’égal à égal et sans désavantages avec le reste du monde, désormais non seulement à partir des voix et des œuvres de l&#8217;avant-garde artistique et intellectuelle qui a toujours existé, mais en minorité, mais à partir de la masse florissante et généreuse qui allait apparaître, jusque sous les pierres des collines, à partir de cet autre fait culturel indispensable qui découle de la Révolution et seulement d&#8217;elle, qui est l&#8217;alphabétisation.</p>
<p>Il suffit de vous regarder et d&#8217;admirer vos œuvres, de parcourir les salles du musée des Beaux-Arts, le Ballet national, le cinéma cubain, le théâtre, la littérature, la musique&#8230; D&#8217;où sont venus les noms que je ne peux pas citer car la liste serait très longue de tant de talents qui font notre fierté aujourd&#8217;hui ?</p>
<p>Le patrimoine culturel que la Révolution a trouvé, magnifique pour son originalité et sa transcendance, mais exceptionnel et dispersé en raison du manque de soutien institutionnel jusqu&#8217;en 1959, a été multiplié par mille grâce à une volonté politique qui a toujours placé l&#8217;éducation et la culture au centre de son action transformatrice.</p>
<p>Sans la Révolution, l&#8217;éblouissante culture cubaine de notre époque n&#8217;existerait pas. Il n&#8217;y aurait même pas cette partie de la culture cubaine dont les créateurs ont un jour rompu avec la Révolution pour diverses raisons, mais qui ont apporté au patrimoine de la nation des œuvres inséparables du cours révolutionnaire de notre Histoire.</p>
<p>Je crois sincèrement, grâce à plusieurs relectures et analyses des Paroles&#8230; au cours de ces dernières années, que les intellectuels cubains ont vaincu l&#8217;idée réductrice que les adversaires de la Révolution prétendaient imposer, en enfermant une phrase dans des débats stériles, tout en ignorant l&#8217;évolution de ces mêmes paroles dans les faits, la profonde transformation culturelle qui avait commencé avec le triomphe de 1959 lui-même et qui se développerait par la suite avec une force et une portée toujours plus grandes.</p>
<p>Mais ce serait une erreur de reléguer les « Paroles aux intellectuels » à un moment unique, à cet instant de juin 1961, stimulant et transcendant comme toute naissance, où les intellectuels, les artistes et le leader, lui aussi un intellectuel, confrontent certitudes et doutes à propos d’un processus absolument nouveau qui éblouit et effraie, selon ceux qui le regardent.</p>
<p>La réunion à la Bibliothèque nationale eut une continuité dans le temps qui est arrivée jusqu’à nos jours. Cette commémoration s&#8217;inscrit dans ce processus. Les dialogues successifs entre Fidel et une grande partie du gouvernement avec les intellectuels et les artistes du pays ne se sont pas interrompus, pas même dans les moments les plus incertains à la suite de l&#8217;effondrement du socialisme en Europe de l&#8217;Est et en Union soviétique. Au contraire, ils se sont renforcés, laissant pour le résumé des événements une autre phrase qui est devenue un principe : « &#8230;La culture est la première chose qu’il nous faut sauver&#8230; »</p>
<p>À maintes reprises au cours de ces 60 années, les deux parties se sont retrouvées pour dialoguer sur des questions essentielles de la politique culturelle et d’autres, sans limitations, sans censure, sans préjugés. Et ce que Retamar affirmait lors du 55e anniversaire a été confirmé, à savoir que le concept incluait la critique de la Révolution, dans la Révolution. Ces dialogues ont permis d&#8217;éviter plus d&#8217;une fracture. Et plus d&#8217;une se sont produites lorsque leur importance a été sous-estimée.</p>
<p>Si nous suivons les traces de ces dialogues successifs, nous verrons l&#8217;impact qu&#8217;ils ont laissé sur la société cubaine et pas seulement dans ses sphères culturelles.</p>
<p>La naissance de l&#8217;Uneac en août de cette même année, qui, aux dires de la Dre Graziella Pogolotti, « devrait être un espace de convergence pour la diversité des croyances esthétiques », est peut-être l&#8217;événement culturel immédiat le plus remarquable.</p>
<p>Mais il est impossible de trouver dans les décennies suivantes du cours de la Révolution cubaine, des transformations substantielles, des virages et des corrections politiques auxquels les intellectuels et les artistes n&#8217;aient pas participé activement, avec des propositions audacieuses, des avertissements et des signalements avancés. Fidel, depuis le Parti et le gouvernement, a maintenu vivante et active l&#8217;interaction avec les créateurs, en garantissant leur participation, ce qui revient à dire leur engagement dans la vie du pays dans toutes ses sphères.</p>
<p>Rien n&#8217;a échappé à la contribution de l&#8217;avant-garde : depuis la qualité de l’enseignement, le fonctionnement des institutions culturelles ou l&#8217;économie de la culture, le poids de la bureaucratie, de la technocratie et de la médiocrité, jusqu&#8217;aux lacunes et aux oublis qui auraient pu compromettre le destin de la nation cubaine, comme la réapparition de phénomènes aussi néfastes que la prostitution, la corruption ou le racisme, dont nous pensions naïvement qu&#8217;ils avaient été dépassés avec les lois révolutionnaires.</p>
<p>Je pense qu&#8217;aujourd&#8217;hui nous nous devons de relire de manière responsable et engagée les débats qui, depuis 1961, ont caractérisé la relation entre le gouvernement et ses intellectuels et ses artistes, en nous demandant combien parmi les problèmes signalés au fil de ces années ont été résolus ou continuent-ils d&#8217;entraver la santé du processus social en cours.</p>
<p>Nous sommes tous d&#8217;accord pour dire que le monde vit un changement d&#8217;époque dramatique, sous la direction d&#8217;entités aussi impitoyables et aliénantes que le marché néolibéral, au cours aveugle duquel aussi bien le progrès technologique que l&#8217;intelligence humaine se subordonnent.</p>
<p>Jusqu’à quel point sommes-nous conscients de l&#8217;impact de ces changements dans une société singulière comme la société cubaine, déterminée à conquérir, avec le plus grand pourcentage de justice possible, l&#8217;émancipation définitive de ses citoyens ?</p>
<p>Quel serait le rôle de l&#8217;art et des artistes pour continuer d’être révolutionnaires dans un contexte universel qui semble se déplacer sans cesse dans la direction opposée ?</p>
<p>Que fait un artiste révolutionnaire ? Que cherche-t-il ? Que crée-t-il ? Que laisse-t-il en héritage dans la rapidité de l’ère numérique et dans les tendances tempétueuses, troubles et confuses que lui imposent les réseaux à travers leurs algorithmes trompeurs, leurs réseaux « névrosants » que mon ami Frei Betto se refuse d&#8217;appeler « sociaux » du fait qu’ils nuisent à toute harmonie sociale ?</p>
<p>À ces préoccupations de nature plus universelle, il conviendrait d&#8217;ajouter les questions internes. Et entre toutes, la question fondamentale : comment soutenons-nous la culture et son vaste ensemble d&#8217;institutions, de structures et de productions dans les conditions actuelles ?</p>
<p>Comment perfectionnons-nous les moyens et les méthodes pour que l’art puisse être apprécié dans les écoles et les familles ?</p>
<p>Qu&#8217;entendons-nous aujourd&#8217;hui par unité, continuité, durabilité, prospérité ? Par liberté, souveraineté, anti-impérialisme, anticolonialisme, émancipation ? Dans quelle mesure l&#8217;intelligentsia artistique et littéraire peut-elle contribuer à la tâche urgente de donner du contenu et de la beauté, une substance et un attrait à tous ces concepts, sans le fardeau du pamphlet ?</p>
<p>Comment racontons-nous le quotidien sur des modes nouveaux : le sacrifice, la résistance, la créativité ?</p>
<p>Comment affrontons-nous la guerre culturelle des symboles et des essences qui précède, comme les bombardements de ramollissement, les véritables invasions ?</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, comme il y a 60 ans, nous parlons d&#8217;art et de culture, de créateurs et d&#8217;artistes, d&#8217;œuvres et de publics, alors qu’à l&#8217;extérieur le monde s’embrase. Quelle sécurité, quelle confiance, quelles coïncidences nous réunissent-elles pour commémorer des Paroles que certains, parfois et encore aujourd&#8217;hui, ont voulu mal interpréter comme la négation de la liberté qu&#8217;il y aurait en réalité.</p>
<p>Au milieu d&#8217;une pandémie dont nous n&#8217;avons pas encore pu mesurer les conséquences multidimensionnelles, psychologiques et économiques, le gouvernement a pris un soin particulier de la Culture, des artistes et des intellectuels, en allouant des fonds et des ressources pour soutenir ceux qui, dans le même temps, alimentent la spiritualité qui nous sauve d&#8217;une importante dose d&#8217;angoisse.</p>
<p>Pour vous donner une idée, et ne craignez rien, je ne vais pas vous tourmenter avec des chiffres : le budget de l&#8217;État, sans toucher aux ressources allouées à la Culture, a destiné 620 millions de pesos pour le financement des artistes non subventionnés, dont ont bénéficié 10 457 musiciens et artistes du spectacle et 3 222 personnes qui travaillent comme personnel de soutien à la production artistique et à l&#8217;assistance technique. Il s’agit de soutenir l&#8217;économie du système d’entreprises de la Culture, qui est celui qui contribue à l&#8217;économie nationale dans des conditions normales.</p>
<p>Nous n’avons pas attendu la demande des artistes. Nous avons pensé à tous et à leurs besoins fondamentaux dans un contexte marqué par les incertitudes et les mauvaises nouvelles économiques mondiales qui maintiennent en suspens les maigres revenus d&#8217;une nation pauvre et soumise à un blocus. Je n&#8217;apporte pas ces chiffres ici pour faire état d&#8217;un soutien que nous nous sentons dans l’obligation d&#8217;apporter et que nous sommes heureux de pouvoir apporter. D&#8217;une certaine façon, nous rendons des comptes. Le corps meurtri par les maux et les pénuries, Cuba n&#8217;a pas oublié ses artistes.</p>
<p>Et cela n&#8217;a pas d&#8217;autre nom que Continuité. Ce dialogue de 1961 est vivant, même si, à plus d’une occasion au cours de ces années, nous l&#8217;avons négligé, reporté, mal compris et peut-être même maltraité.</p>
<p>En tant que dirigeants du Parti unique de la nation cubaine et d&#8217;un gouvernement qui doit faire face quotidiennement à un siège économique et financier brutal, dans des temps incertains où même ceux qui ont plus de ressources ne se sentent pas en sécurité, nous avons parié sur la résistance créative. Nous nous battons tous les jours contre l&#8217;immobilisme, la paralysie et les reculs possibles.<br />
Sans la Révolution, l&#8217;éblouissante culture cubaine de notre époque n&#8217;existerait pas. Il n&#8217;y aurait même pas cette partie de la culture cubaine dont les créateurs ont un jour rompu avec la Révolution pour diverses raisons. Photo: Studios Revolution</p>
<p>Nous avons parié sur l&#8217;innovation, la science, le talent et la volonté du peuple de faire face aux multiples défis qu&#8217;implique le fait d&#8217;aller de l&#8217;avant, en grimpant nus les montagnes, tels les esclaves marrons, tels les mambises [combattants indépendantistes], tels les rebelles.</p>
<p>Chaque jour, je lis un post quelconque ou une analyse nous demandant de libérer les forces productives. Sérieusement, pensez-vous qu’il est de notre intérêt de les attacher, de les contenir ou de les ralentir ? Quelle est la formule magique par laquelle vous pensez que nous pouvons, avec un décret présidentiel, faire en sorte que tout fonctionne et que des biens et des produits jaillissent de la corne d&#8217;abondance ?</p>
<p>Je vous invite à méditer. Je pense que le temps est venu de mettre à jour et de refonder, dans l&#8217;esprit libérateur de ces Paroles aux intellectuels prononcées par Fidel à l&#8217;époque, et qui reviennent pour nous inciter à l’analyse, 60 ans plus tard.</p>
<p>Il existe de nombreux témoignages de faits dans notre histoire culturelle qu&#8217;il est bon de revisiter afin d&#8217;apprendre du passé, afin que les expériences négatives ne se répètent pas et qu’elles ne s’ancrent pas non plus dans la mémoire avec un effet paralysant, afin que les expériences positives se systématisent, afin que les peurs infondées ne deviennent pas crédibles, afin que les opportunistes et les médiocres n&#8217;aient jamais de pouvoir sur la création, afin que les mercenaires ne discréditent pas notre éventail culturel, afin que l’on critique d’un point de vue artistique et professionnel et non à partir d&#8217;évaluations externes, qui sont généralement stériles et produisent des réactions contraires, afin que la Révolution qui a été faite pour la justice et la liberté ne donne pas lieu à des confusions qui les nient.</p>
<p>Quant aux jeunes qui sont réellement motivés par la création artistique, il est clair pour moi que, comme tous les jeunes de toutes les époques, ils sont rebelles ou ils ne sont pas jeunes. Aussi, la responsabilité de leur formation pour qu’ils discernent et identifient la juste cause, nous incombe-t-elle, avec respect et sans conditionnement, comme l&#8217;a été la politique culturelle de la Révolution.</p>
<p>Lorsque des personnes de formations diverses, lorsque des artistes s&#8217;unissent et travaillent pour la communauté, ils travaillent pour le pays et pour l&#8217;avenir. Ils transforment l&#8217;oisiveté stérile, l&#8217;apathie, la démotivation en participation, en espoir, en valeurs. Ils font la Révolution la plus utile : celle qui fournit des outils spirituels aux êtres humains pour qu&#8217;ils puissent être meilleurs chaque jour.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas besoin de vous dire ce que vous savez déjà, mais il n&#8217;est jamais inutile de le répéter, afin que personne ne croie que nous le sous-estimons : l&#8217;ennemi historique de la nation cubaine change de costume, mais pas d’objectifs. Il reste le même, malgré les rasages et les maquillages des temps nouveaux.</p>
<p>Son pari repose sur l&#8217;épuisement logique que pourraient signifier, que signifient 62 ans de résistance. Et comme il n&#8217;a jamais réussi à percer le mur infranchissable de la culture solide et de l&#8217;identité nationale, il opte pour la vulgarité et la banalité que le marché de la pseudoculture prétend imposer depuis ces espaces que nous laissons vides, confiant dans le fait que la massification de l&#8217;éducation et de la culture résoudrait spontanément une accumulation historique d&#8217;inégalités séculaires, qui ne se guérissent pas y compris en six décennies de Révolution.</p>
<p>Nous sommes aussi responsables de nos taux de marginalité, c&#8217;est pourquoi la lutte contre l’inculture ouverte par Fidel depuis ces Paroles ne peut cesser. L&#8217;instruction n&#8217;est pas synonyme de culture, pas même de civisme et de courtoisie ; à partir des déficiences désormais habituelles, nous devons continuer à parier sur la décence et la richesse que la culture artistique apporte à l&#8217;être humain, sans nous lasser.</p>
<p>Nous ne sommes pas naïfs. Il n&#8217;est que trop clair que nos adversaires tentent, par tous les moyens, de provoquer une explosion sociale et ils ont choisi, pour induire des provocations, un moment particulièrement difficile pour le pays en raison des dommages accumulés, dus au renforcement criminel du blocus et de l&#8217;usure générée par la longue et intense période de pandémie, associée aux épidémies et aux résurgences de la covid-19.</p>
<p>Et là, je me permets de vous donner d&#8217;autres chiffres, en m&#8217;excusant auprès de ceux qui les détestent. Pour pousser un pays, pour paraphraser Barnet, il faut lire beaucoup de chiffres et faire de l’art avec eux, l&#8217;art de les faire produire au-delà des possibilités réelles. Alors, pardonnez-moi pour les chiffres que je me dois de vous donner aujourd&#8217;hui :</p>
<p>En raison du blocus et de la pandémie, les revenus en devises ont été réduits à leur plus bas niveau. En 2020, nous avons enregistré 2, 413 milliards de dollars de moins qu&#8217;en 2019, et au premier semestre de 2021, 481 millions de dollars de moins qu&#8217;au premier semestre de 2020. À ce jour cette année, nous avons importé pour 655 millions de dollars de denrées alimentaires, ce qui ne suffit pas à répondre à la demande. La lutte contre la covid-19 nous a obligés à utiliser plus de 300 millions de dollars, qui auraient pu être destinés à la production et à l&#8217;importation d&#8217;autres médicaments. Pour la seule année 2021, le budget de l&#8217;État a pris en charge plus de 4,3 milliards de pesos pour faire face à la pandémie, dont 596 millions de pesos de garanties salariales, 574 millions de pesos de salaires, 1, 181 milliard de pesos de médicaments et 246 millions de pesos d&#8217;aliments.</p>
<p>Vous et moi savons que les adversaires les plus acharnés de la Révolution et leur salariés, qui se posent en victimes alors qu’ils attaquent tout ce que nous tentons de réaliser, ne se soucient pas le moins du monde de la santé du peuple ou de la nourriture du peuple, tout comme ils ne se soucient pas du dialogue avec qui que ce soit ou entre qui que ce soit. Renverser la Révolution reste le grand objectif. Ils sont déterminés à délégitimer notre souveraineté et à nous ramener à l&#8217;époque de la honteuse subordination impériale, lorsque les ambassadeurs étasuniens dictaient les programmes du gouvernement national et allaient jusqu’à nous raconter l&#8217;histoire de Cuba à leur manière.</p>
<p>Préserver, sous les pires attaques, l&#8217;indépendance et la souveraineté nationale restera la première priorité pour quiconque se sent révolutionnaire et patriote, même si ces mots sont considérés comme obsolètes dans certains milieux.</p>
<p>Obsolète est la dépendance, obsolète est l&#8217;humiliation face au puissant. De toutes les libertés, la plus précieuse est celle qui libère tous ceux qui partagent un sentiment, celle qui nous enflamme de fierté devant le triomphe d&#8217;un compatriote, le drapeau que l&#8217;on hisse et l&#8217;hymne que l&#8217;on entonne.</p>
<p>Nous n&#8217;allons pas faire cadeau de la Révolution ni de ses espaces. Nous devons et nous pouvons mieux les gérer, en apprenant davantage de tout et de tous. Plus les personnes qui gèrent les espaces culturels seront qualifiées et expérimentées, plus les œuvres seront appréciées avec une plus grande rigueur et une plus grande justesse.</p>
<p>Nous croyons fermement que l&#8217;œuvre d&#8217;art a non seulement le droit mais aussi la mission d&#8217;être provocatrice, risquée, contestataire, questionnante, mais aussi exaltante et émancipatrice. La soumettre à une censure subjective et lâche est un acte de lèse culture. La liberté d&#8217;expression dans la Révolution continue d’avoir pour limite le droit de la Révolution d&#8217;exister.</p>
<p>J&#8217;ai beaucoup d’autres préoccupations et surtout des idées et des questions à partager avec vous, mais pas lors d’un discours commémoratif, mais dans un dialogue vivant, qui n&#8217;a pas cessé et ne cessera pas. Non seulement nous maintenons des réunions régulières avec un groupe d&#8217;entre vous pour assurer le suivi du Congrès de l&#8217;Uneac.</p>
<p>Chaque semaine, dans différents espaces, nous partageons des idées et des projets avec des intellectuels et des artistes prestigieux, que je remercie pour leurs précieuses contributions à l&#8217;analyse de certaines des questions les plus complexes et les plus difficiles de la réalité actuelle, dans le but de créer des consensus et d&#8217;articuler des actions.</p>
<p>Notre génération est dépositaire d&#8217;un héritage et elle le doit au peuple qui a choisi le socialisme comme destinée définitive, quelques jours seulement avant ces journées historiques de débat culturel qui se sont conclues par les Paroles aux intellectuels.</p>
<p>C’est un honneur pour moi de vous confirmer aujourd&#8217;hui que « dans la Révolution », il reste de l’espace pour tout et pour tous, hormis pour ceux qui prétendent détruire le projet collectif. De même que Marti a exclu les annexionnistes de la Cuba avec tous et pour le bien de tous, et que dans ses paroles en 1961 Fidel a séparé les incorrigiblement contre-révolutionnaires, dans la Cuba de 2021 il n&#8217;y a de place ni pour les annexionnistes de toujours ni pour les mercenaires du moment.</p>
<p>Chères amies et amis,</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai posé de nombreuses questions et je suis sûr que vous en avez beaucoup d&#8217;autres à me retourner. Ensemble, il nous appartient de donner des réponses à toutes ces questions afin de continuer à soutenir dans le temps les Paroles qui nous guident.</p>
<p>Je conclus dans le style de poètes que je respecte et que j’apprécie beaucoup : « (&#8230;) Ni des millionnaires absents, ni des carriéristes, ni des aspirants à la hache du bourreau ne vont l’empêcher (&#8230;) L&#8217;avenir ne commence pas avec un coup de hache ! Je « vous invite à me croire lorsque je dis avenir. »</p>
<p>Vive la culture cubaine !</p>
<p>Vive Cuba libre !</p>
<p>Et je le répète avec une éternelle conviction : la Patrie ou la Mort !</p>
<p>Nous vaincrons !</p>
<p>(Ovation)</p>
<p>Ordre DE Félix Varela</p>
<p>Anton Arrufat Mrad</p>
<p>Gerardo Alfonso Morejon</p>
<p>Beatriz Marquez Castro</p>
<p>Héctor Benito Echemendía Ruiz de Villa</p>
<p>Enrique Molina Hernandez</p>
<p>Médaille Alejo Carpentier</p>
<p>Eduardo Rafael Heras Leon</p>
<p>Nancy Morejon Hernandez</p>
<p>Helmo Hernandez Trejo</p>
<p>Rebeca Chavez Dominguez</p>
<p>Victor Casaus Sanchez</p>
<p>Eslinda Esther Nuñez Pérez</p>
<p>Isabel Cristina Santos Téllez</p>
<p>Reinaldo Gonzalez Zamora</p>
<p>Corina Mestre Vilaboy</p>
<p>Leonardo de la Caridad Padura Fuentes</p>
<p>Osvaldo Doimeadios Aguilera</p>
<p>Francisco Lopez Alvarez (Sacha)</p>
<p>Pedro de la Hoz Gonzalez</p>
<p>Enrique Ubieta Gomez</p>
<p>Eduardo Sosa Laurencio</p>
<p>Rolando Pérez Betancourt</p>
<p>Virgilio José Lopez Lemus</p>
<p>Manuel Lopez Oliva</p>
<p>Raul Alfonso Torres Rondon</p>
<p>Victor Fowler Calzada</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2021/07/07/au-sein-de-la-revolution-il-y-toujours-de-la-place-pour-tout-et-pour-tous-sauf-pour-ceux-qui-tentent-de-detruire-le-projet-collectif/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le dialogue de 1961 est bien vivant</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2021/07/01/le-dialogue-de-1961-est-bien-vivant/</link>
		<comments>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2021/07/01/le-dialogue-de-1961-est-bien-vivant/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 20:43:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Ministre]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.cubadebate.cu/?p=5461</guid>
		<description><![CDATA[Il y a un fil ininterrompu qui va de ce dialogue animé entre Fidel et les intellectuels à la Bibliothèque nationale de Cuba - où le Commandant prononça les « Paroles aux intellectuels » dont nous avons célébré les 60 ans ce 30 juin - et le moment actuel du pays, qui a été défini par le Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, comme suit : « Il est temps d'actualiser et de refonder ».]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5462" alt="Canel cultura" src="/files/2021/07/Canel-cultura.jpg" width="300" height="250" />Il y a un fil ininterrompu qui va de ce dialogue animé entre Fidel et les intellectuels à la Bibliothèque nationale de Cuba &#8211; où le Commandant prononça les « Paroles aux intellectuels » dont nous avons célébré les 60 ans ce 30 juin &#8211; et le moment actuel du pays, qui a été défini par le Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, comme suit : « Il est temps d&#8217;actualiser et de refonder ».</p>
<p>Dans la salle où Fidel partageait ses idées, en conclusion des rencontres avec les intellectuels cubains &#8211; les 16, 23 et 30 juin 1961 -, le président Diaz-Canel a déclaré : « Nous n&#8217;allons pas céder la Révolution ni ses espaces. Nous devons et pouvons mieux les gérer, en apprenant davantage de tout et de tous. »</p>
<p>Dans un discours clair, ferme, unificateur et émouvant d&#8217;arguments et de questions, le Premier secrétaire a déclaré : « Nous croyons fermement que l&#8217;œuvre d&#8217;art a non seulement le droit, mais la mission d&#8217;être provocante, risquée, stimulante, interrogative, mais exaltante et émancipatrice. Le soumettre à une censure subjective et lâche est un acte de lèse culture. La liberté d&#8217;expression dans la Révolution continue d&#8217;être limitée par le droit de la Révolution à exister. »</p>
<p>Ses réflexions, dans le cadre de la cérémonie du 60e anniversaire des « Paroles aux intellectuels », ont abordé une question centrale de définition devant l&#8217;événement humain, transformateur et inachevé que signifie l&#8217;œuvre amorcée en janvier 1959 : « J&#8217;ai l&#8217;honneur de ratifier aujourd&#8217;hui, devant un groupe d&#8217;intellectuels remarquables, que dans la Révolution il y a encore de la place pour tout et pour tous, sauf pour ceux qui cherchent à détruire le projet collectif. »</p>
<p>« Tout comme Martí avait exclu les annexionnistes de la &#8220;Cuba avec tous et pour le bien de tous&#8221; et, dans ses Paroles&#8230;, en 1961, Fidel écarta les contre-révolutionnaires incorrigibles, et dans la Cuba de 2021 il n&#8217;y a pas de place pour les annexionnistes habituels ni pour les mercenaires actuels. »</p>
<p>Animé du même esprit de transparence et d&#8217;émancipation, le président cubain a rappelé qu&#8217; « il y a 60 ans, dans un dialogue réel et honnête avec l&#8217;intelligentsia artistique et littéraire, le tout jeune leader révolutionnaire Fidel Castro jeta les bases de ce qui, au fil des ans, allait façonner la politique culturelle de la Révolution cubaine ».</p>
<p>Le président a souligné que ce discours était « une leçon d&#8217;éthique et de solidité culturelle, de respect des autres ; c&#8217;est la preuve que le vrai dialogue fonctionne, avec une oreille attentive aux voix discordantes ou dissonantes, et la parole prête à répondre, mais pas pour gagner, mais pour apprendre, accepter, convaincre ; sans morgue, sans arrogance stérile. »</p>
<p>Et Diaz-Canel d’ajouter : « Au sein de la Révolution, tout, signifie que la seule chose qui n&#8217;est pas en discussion est la Révolution. Ce n&#8217;est pas un fait contestable. C&#8217;est le fait même, la raison d&#8217;être de cette rencontre d’il y a 60 ans. »</p>
<p>Le réarmement matériel et spirituel du peuple a été parmi les motivations qui donnent un sens à toutes les transformations opérées depuis 1959 ; et les ondes de choc de l&#8217;explosion dans les montagnes, qui se prolongent jusqu&#8217;à ce jour, ont touché tous les enfants du pays à partir d&#8217;une œuvre qui déborde des espaces fermés, ou des créations des élites, qui a atteint les pupitres et les événements les plus communs.</p>
<p>Dans un autre moment de son intervention, le président a signalé : « J&#8217;estime qu&#8217;aujourd&#8217;hui nous nous devons de procéder à une relecture responsable et engagée des débats qui, depuis 1961, ont caractérisé la relation entre le gouvernement et ses intellectuels et artistes, en nous demandant combien de problèmes signalés tout au long de ces années ont été résolus ou continuent d&#8217;entraver la santé du processus social en cours<br />
Parce qu&#8217;il y a des défis qui persistent dans le temps, Diaz-Canel a affirmé : « Ce dialogue de 1961 est vivant, même si à plus d&#8217;un moment au cours de ces années nous l&#8217;avons négligé, reporté, mal compris et peut-être même maltraité. »</p>
<p>Accompagner les jeunes dans leur rébellion naturelle, ne pas renoncer, comme le demandait Fidel, à la lutte ouverte contre l&#8217;ignorance, continuer à parier sur la décence et sur la richesse que la culture artistique apporte aux êtres humains, ont fait partie des réflexions partagées par le président, qui a aussi clairement signalé que « préserver, sous les pires attaques, l&#8217;indépendance et la souveraineté nationale, restera la première priorité de ceux qui se sentent révolutionnaires et patriotes ».</p>
<p>C&#8217;est ainsi que la force de la continuité a été vécue, lors d&#8217;une journée à laquelle ont également participé le Premier ministre, Manuel Marrero Cruz, le membre du Secrétariat du Comité central du Parti et responsable de son Département idéologique, Rogelio Polanco Fuentes, la vice-Première ministre, Inés Maria Chapman Waugh, le ministre de la Culture, Alpidio Alonso Grau, ainsi que d&#8217;autres dirigeants d&#8217;institutions et d&#8217;organisations.<br />
HOMMAGES ET ÉMOTIONS</p>
<p>À la galerie El reino de este mundo de la Bibliothèque nationale José Martí, a eu lieu la présentation de l&#8217;exposition photographique « Palabras&#8230; imagen y posibilidad » (Paroles&#8230; image et possibilité), portant sur plusieurs des rencontres entre le Commandant en chef Fidel Castro Ruz et des intellectuels et artistes cubains et étrangers.</p>
<p>Au milieu de ces images, prises par d&#8217;inoubliables artistes photographes, a eu lieu la remise officielle &#8211; dans le cadre de la cérémonie du 60e anniversaire de Paroles aux intellectuels &#8211; de l&#8217;Ordre de Félix Varela et de la Médaille Alejo Carpentier à d&#8217;éminentes personnalités de l&#8217;art et de la littérature à Cuba.</p>
<p>L&#8217;Ordre de Félix Varela, qui est décerné à des citoyens cubains et étrangers en reconnaissance des contributions extraordinaires apportées en faveur des valeurs impérissables de la culture nationale et universelle, a été épinglée sur la poitrine, des mains du président Diaz-Canel, de cinq travailleurs de la culture : Anton Arrufat Mrad, Gerardo Alfonso Morejon, Beatriz Marquez Castro, Héctor Echemendia Ruiz de Villa et Enrique Molina Hernandez.</p>
<p>Un autre groupe d&#8217;intellectuels et d&#8217;artistes aux mérites avérés a été décoré de la Médaille Alejo Carpentier.<br />
Le poète, écrivain, ethnologue et président d&#8217;honneur de l&#8217;Union des artistes et des écrivains de Cuba (Uneac), Miguel Barnet Lanza, a évoqué l&#8217;émotion de ces trois jours vécus alors qu&#8217;il était très jeune : « Fidel a semé une graine qui a germé, poussé et aujourd&#8217;hui donne ses fruits », a-t-il dit, avant d’ajouter que cet être éclairé nous a appris à lutter contre un ennemi implacable, il nous a appris à perdre&#8230; mais uniquement la peur.</p>
<p>Le jeune historien Elier Ramirez Cañedo, qui a étudié ces journées de 1961 à la Bibliothèque nationale de Cuba, a considéré « Paroles aux intellectuels » comme une proposition ancrée dans la spiritualité de José Marti, où l&#8217;on nous rappelle que la Révolution ne peut pas être, par essence, l&#8217;ennemi de la liberté créative.</p>
<p>« Ne manquons pas de ressentir l&#8217;influence de son indéniable actualité », a-t-il conclu.</p>
<p><strong>(Source: Granma)</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2021/07/01/le-dialogue-de-1961-est-bien-vivant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
