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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Cuba-Etats-Unis</title>
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		<title>Dogmes, apocalypse et la conquête du ciel</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 14:49:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous ne sommes pas un peuple élu, nous sommes un peuple qui élit, et ce faisant, nous nous dispensons de chercher quelqu'un d’autre que nous-mêmes pour nous légitimer. En tant que peuple qui élit, nous décidons aussi de qui est des nôtres, au-delà de l'accident géographique où il est né. Parce qu'être cubain n'est pas une vertu, si elle n'est pas accompagnée de l'engagement d'être juste et, à partir de cette condition d'être juste, d'être utile. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4395" alt="cuba pueblo" src="/files/2020/02/cuba-pueblo.jpg" width="300" height="251" />Nous ne sommes pas un peuple élu, nous sommes un peuple qui élit, et ce faisant, nous nous dispensons de chercher quelqu&#8217;un d’autre que nous-mêmes pour nous légitimer. En tant que peuple qui élit, nous décidons aussi de qui est des nôtres, au-delà de l&#8217;accident géographique où il est né. Parce qu&#8217;être cubain n&#8217;est pas une vertu, si elle n&#8217;est pas accompagnée de l&#8217;engagement d&#8217;être juste et, à partir de cette condition d&#8217;être juste, d&#8217;être utile. C&#8217;est dans ce sens qu&#8217;un Cubain vertueux se construit, cela n’est pas donné de naissance, et son processus de fabrication, qui est individuel et collectif, dure toute la vie. Il s&#8217;agit d&#8217;un processus dialectique.</p>
<p>Ils nous accusent d&#8217;être dogmatiques, de profiter de nos propres carences, et ils nous vendent l&#8217;anti-dogmatisme comme le contraire de la Révolution. Dans leur discours, ils sont le progrès, nous, nous sommes le recul. En réalité, le dogmatisme contemporain qui marque notre époque ne vient pas de notre côté, il se trouve que l&#8217;empire capitaliste sait très bien comment le travestir.</p>
<p>Le capitalisme n&#8217;est pas l&#8217;enfant des dogmes sur lesquels il prétend se fonder, mais le contraire : les dogmes qu&#8217;il élève au rang de vérités absolues sont les enfants du capitalisme. Les dogmes sont commodément remisés si leur application ne sert pas à la reproduction des acteurs privilégiés du système. Des dogmes qui sont commodément récupérés lorsque tout est désormais en ordre. C’est ainsi que la sacro-sainte démocratie bourgeoise est sacrifiée sans grande cérémonie chaque fois que ses mécanismes ne lui conviennent pas ; la main invisible du marché est bloquée dans son action s&#8217;il devient nécessaire de sauver les banques ; la liberté de concurrence est restreinte, si la Chine montre une croissance en hausse. Soyons honnêtes, la bourgeoisie et ses représentants ne croient pas aux dogmes qu&#8217;ils vendent au public, leur principal et unique dogme est leur reproduction au détriment de tout le reste.</p>
<p>Même si le système tente, en dernière instance, de garantir sa reproduction en marge des individus, ce n&#8217;est qu&#8217;un recours de dernière instance. En attendant, la classe qui détient le pouvoir et ses succédanés sont constitués d&#8217;êtres humains concrets, nourris de passions, de besoins, de vanités et des vertus, qui s&#8217;accrochent à l&#8217;instinct de survie et ne sont pas enclins au sacrifice individuel sur l&#8217;autel du bien de leur classe comme un tout. C&#8217;est l’ensemble de leurs pairs qui leur impose le plus souvent, en fonction de leur collectif, le sacrifice en répétant l&#8217;axiome mafieux « ce n&#8217;est pas personnel ».</p>
<p>Fidel interpellait cet égoïsme individuel concret, inhérent aux valeurs qu&#8217;il encourage et aux craintes qu&#8217;il suscite, lorsque dans son deuxième discours à l&#8217;ONU, il rappelait qu’en cas d’holocauste mondial, le bourgeois serait celui qui aurait le plus à perdre dans le monde. Dès 1979, depuis la tribune de New York de l&#8217;Assemblée générale [des Nations Unies], Fidel appelait les responsables de la catastrophe sociale et écologique sur la Terre à comprendre que l&#8217;avenir, s&#8217;ils suivaient cette voie, conduirait à un scénario catastrophique pour tous, quelle que soit leur classe sociale. Et les riches le prirent au sérieux, mais pas dans le sens de la responsabilité collective auquel invitait le commandant en chef.</p>
<p>L&#8217;ORDRE CAPITALISTE ET LA BOURGEOISIE</p>
<p>Comme le rapportait le New Yorker il y a deux ans, le nombre de millionnaires qui se préparent activement pour se mettre à l’abri en cas d&#8217;holocauste est en augmentation. Steve Huffman, Antonio Garcia Martinez, Tim Chang, Marvin Liao, Peter Thiel, Reid Hoffman ont deux choses en commun : ils sont devenus très riches dans le secteur de la technologie et ils ont pris avec un grand sérieux l’idée de survivre à une catastrophe mondiale. Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;accumuler des réserves d&#8217;eau, de nourriture et autres produits vitaux, d&#8217;acquérir des portions de terre dans des lieux reculés, des îles inhabitées ou d&#8217;acheter des arsenaux pour armer des gardes privés afin qu’ils les protègent au cas où surviendrait un chaos apocalyptique. Toutes ces mesures visent à leur survie personnelle sans se soucier le moins du monde du sort des milliards d&#8217;habitants de la planète. Et ils ne sont pas les seuls. Il existe même un groupe privé et exclusif sur Facebook sur lequel ils partagent des préparatifs et coordonnent les actions à entreprendre.</p>
<p>En juillet 2018, le professeur Douglas Rushkoff, spécialiste en technologies et médias, a été invité à donner une conférence sur l&#8217;avenir de la technologie à des personnes qui devaient être, pensait-il, une centaine de banquiers. Au lieu de cela, on le fit asseoir dans une pièce où se trouvaient cinq hommes, qu&#8217;il décrit sans plus de détails comme des hommes très riches, qui l&#8217;ont soumis à un interrogatoire en règle. Leur centre d&#8217;intérêt : que faire dans le scénario d&#8217;une éventuelle apocalypse ? Des questions telles que : quel serait le lieu sur terre le moins touché par le changement climatique et où vaudrait-il la peine d&#8217;acheter des terres pour se mettre à l’abri ? Comment maintenir l&#8217;autorité sur une armée privée en cas d&#8217;événement catastrophique ? Quels moyens de paiement seraient efficaces pour maintenir la loyauté dans une telle situation ? Pourrait-on utiliser des robots à des tâches de protection ? Comment protéger les réserves de nourriture en toute sécurité afin de les utiliser comme moyen de contrôle ? Peut-on utiliser les colliers électroniques pour contrôler ses subordonnés ? Peut-on « télécharger » la conscience dans des machines afin que, une fois la planète récupérée, cette conscience puisse être à nouveau téléchargée dans un autre corps humain ? Face à cette avalanche de questions, le professeur leur a demandé s&#8217;il ne serait pas préférable de se soucier d&#8217;éviter un scénario apocalyptique en traitant dès aujourd’hui la majorité des êtres humains de manière équitable et l&#8217;environnement de manière durable. La réponse à sa question fut le scepticisme. Ils « ne s&#8217;intéressaient nullement à la manière d&#8217;éviter une catastrophe », ils la considéraient comme inévitable et dans leur schéma mental, un changement de paradigme social n’avait pas sa place. L&#8217;alternative, telle que la décrit Peter Guy, un journaliste financier qui fut également banquier international, est de trouver une terre, comme la Nouvelle-Zélande, « loin de la description que fait Marx de la fin du capitalisme et de la persécution de la bourgeoisie ».</p>
<p>Pour eux, l&#8217;ordre capitaliste est insurpassable. Qu’importe s’il nous conduit à l&#8217;holocauste humain ! La bourgeoisie, n’en doutez pas, estime qu&#8217;un scénario digne du film de science-fiction Elysium est plus viable que sauver la planète et ses habitants, si cela implique le sacrifice de ses privilèges. Il s’agit d’un dogme profond, si tant est qu’il en existe de plus puissant.</p>
<p>Mais nul besoin d’avoir recours à des phantasmes en apparence aussi extrêmes et aussi dystopiques pour se rendre compte de l&#8217;inévitable vision misanthrope de la bourgeoisie. Après l&#8217;éclatement de la bulle immobilière en été 2007, conséquence de la spéculation effrénée, encouragée par la déréglementation bancaire, et invités à rechercher les causes qui auraient pu être évitées, les universitaires, les analystes et les politiciens ont compris clairement que les signes de ce qui allait se produire étaient déjà là, à la vue tous les acteurs de l&#8217;industrie financière, centre du pouvoir capitaliste actuel. Face à cette idée, pourquoi n&#8217;ont-ils rien fait pour l&#8217;éviter ? La réponse la plus succincte a été donnée par un fonctionnaire anonyme : « Tant qu’il y avait de la musique, il fallait continuer à danser ». Et il avait en partie raison. Lorsque la musique s&#8217;est arrêtée (juste le temps de passer à un autre morceau), et que le marché s&#8217;est effondré, le gouvernement des États-Unis a injecté, sortis des impôts des contribuables, plus de 600 milliards de dollars pour les banques, qui étaient les principales responsables du problème, alors qu&#8217;on estime qu’un propriétaire de maison étasunien sur 248 a reçu des avis de liquidation ou d&#8217;expulsion pour dettes impayées. Quant aux directeurs des banques responsables de la crise, ils ont reçu des primes de fin d&#8217;année de plusieurs millions de dollars lorsqu&#8217;ils ont assuré les « aides » de l&#8217;État. La bourgeoisie en tant que classe est incapable de voir au-delà d&#8217;elle-même. Il s’agit d’un dogme profond, s&#8217;il tant est qu’il en est de plus puissant.</p>
<p>BRISER LES DOGMATISMES DYSFONCTIONNELS</p>
<p>Si on les observe du point de vue de Thomas Kuhn, le philosophe des sciences, il se peut que les dogmes soient un mécanisme inévitable du développement humain. Ce sont les paradigmes que nous maintenons trop longtemps avant de les faire voler en éclats, résultat du poids accumulé des évidences.</p>
<p>Le dogme de la propriété privée a duré plus de 20 siècles, en changeant de justification et de forme, et par rapport à lui, toute culpabilité dogmatique que nous, les révolutionnaires, traînons – et nous en traînons – est tellement jeune qu&#8217;elle atteint à peine le siècle. Cela ne signifie pas que le dogme de la propriété privée n&#8217;a pas été utile, il l’a été, cela ne fait pas de doute, avec ses transformations, dans le développement humain, mais plus maintenant. Désormais, il menace non seulement la survie de l&#8217;être humain, mais celle de la planète entière. En ce sens, nous nous opposons, dans notre détermination à éliminer l&#8217;exploitation de l&#8217;être humain par d&#8217;autres êtres humains, au plus ancien dogme de l&#8217;histoire, non pas parce que c’est un dogme, mais parce qu&#8217;il est dysfonctionnel. Par conséquent, le problème fondamental de notre praxis n&#8217;est pas le dogmatisme, bien que nous en ayons beaucoup souffert, mais l&#8217;immaturité. Si quelque chose a caractérisé les révolutions sociales depuis le 20e sièclejusqu’au 21e, c&#8217;est leur caractère anti-dogmatique : aucune révolution n&#8217;a été semblable à l’autre, et les moules n&#8217;ont été faits que pour durer jusqu&#8217;à la prochaine révolution qui allait les briser.</p>
<p>Il est clair que cela ne justifie pas nos propres lacunes et rigidités, mais cela nous permet seulement de les relativiser, dans un contexte plus général. Le dogmatisme dysfonctionnel a toujours un prix à payer et, en général, ce sont des personnes concrètes et leur environnement qui le paient. Pour elles, ce n&#8217;est pas une question de perspective, mais de justice. Mieux encore, si nous ne dépassons pas les dogmes qui ne fonctionnent pas, nous périrons dans la tentative. Être anti-dogmatique : notre vie en dépend.</p>
<p>Mais si cela est vrai, la rupture du paradigme ne se fait pas en revenant dans le passé, dans un dogme vaincu, mais en cherchant comment aller de l&#8217;avant. À l’heure actuelle, Cuba se trouve dans un processus de rupture d’un paradigme épuisé, mais notre rupture anti-dogmatique ne peut pas être le retour au capitalisme, mais à un autre ordre qui nous permettrait d&#8217;avancer davantage vers la construction d&#8217;une société plus juste. Continuer à surpasser la bourgeoisie dans son expression impériale et ses proto-aspirants de l’Île, c&#8217;est la manifestation pratique de cette aspiration au progrès. La continuité est, vue sous cet angle, un appel à briser nos propres dogmatismes dysfonctionnels, tout en maintenant l&#8217;aspiration de conquérir le ciel, que ce soit en partant à son assaut ou par des approches successives héroïques.</p>
<p><strong>(Source: <a rel="nofollow" target="_blank" href="http://fr.granma.cu/mundo/2020-02-20/dogmes-apocalypse-et-la-conquete-du-ciel" >Granma</a>)</strong></p>
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		<title>Du côté de ceux qui aiment et construisent</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jun 2019 18:32:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que le rejet international des nouvelles sanctions unilatérales des États-Unis contre Cuba, entrées en vigueur le 5 juin dernier, ne cesse de croître, ces mesures font déjà leurs premières victimes. Trois des quatre compagnies étasuniennes qui opéraient sur l'Île jusqu'à mercredi ont commencé à se retirer ou à présenter des excuses à leurs utilisateurs en raison de changements ou d’ajustements apportés à leurs itinéraires. Le plus grand croisiériste du monde, Carnival, une compagnie connue et une habituée des ports cubains, a informé ses clients qu'elle était contrainte d'annuler ses visites à La Havane et s'est excusée pour « ce changement inattendu ».]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4023" alt="Medidas TRUMP CUBA" src="/files/2019/06/Medidas-TRUMP-CUBA1.jpg" width="300" height="248" />Alors que le rejet international des nouvelles sanctions unilatérales des États-Unis contre Cuba, entrées en vigueur le 5 juin dernier, ne cesse de croître, ces mesures font déjà leurs premières victimes. Trois des quatre compagnies étasuniennes qui opéraient sur l&#8217;Île jusqu&#8217;à mercredi ont commencé à se retirer ou à présenter des excuses à leurs utilisateurs en raison de changements ou d’ajustements apportés à leurs itinéraires. Le plus grand croisiériste du monde, Carnival, une compagnie connue et une habituée des ports cubains, a informé ses clients qu&#8217;elle était contrainte d&#8217;annuler ses visites à La Havane et s&#8217;est excusée pour « ce changement inattendu ».</p>
<p>Pour cette raison, les passagers qui étaient à bord du Carnival Sensation, dont le voyage a commencé il y a deux jours et qui devait transiter par le port de La Havane, poursuivront leur route vers Cozumel au Mexique, et bien que la compagnie ait déploré ce changement et reconnu La Havane comme une « destination unique », elle a offert « un remboursement intégral » aux personnes ayant décidé d&#8217;annuler le voyage.</p>
<p>Selon l’agence Prensa Latina, la Royal Caribbean Cruises a annoncé qu&#8217;elle prévoyait d’ajuster ses itinéraires de départ prévus pour les 5 et 6 juin, étant donné qu’ « ils ne feront plus escale à Cuba ».</p>
<p>Le président de l&#8217;Association internationale des compagnies de croisières (CLIA), Adam Goldstein, s&#8217;est déclaré déçu et il a indiqué que près de 800 000 réservations de passagers sont actuellement prévues ou en cours, et que ses membres sont obligés de retirer toutes les destinations à Cuba des itinéraires avec effet immédiat, car les nouvelles restrictions de voyage « rendent illégale l&#8217;entrée à Cuba depuis les États-Unis ».</p>
<p>Pour sa part, le Conseil des affaires États-Unis-Cuba, qui fait partie de la Chambre de commerce des États-Unis, a appelé au respect de la liberté de circulation des citoyens nord-américains, tandis que la coalition Engage Cuba a considéré la restriction de la liberté de voyager comme une attaque contre un droit fondamental des citoyens, signalant que les Cubains ne devraient pas être utilisés « comme pions politiques ».</p>
<p>La directrice exécutive du Centre pour la démocratie dans les Amériques, Emily Mendrala, a quant à elle qualifié les nouvelles mesures de pas en arrière, « qui ne fera que miner les intérêts commerciaux des États-Unis et diviser davantage les familles cubaines ».</p>
<p>Entre-temps, le sénateur démocrate du Vermont Patrick Leahy a annoncé qu&#8217;il présenterait au Congrès étasunien un projet de loi sur la liberté de voyager à Cuba, et il a qualifié les nouvelles mesures de « stupides », « honteuses » et « hypocrites », car Washington a marqué ses différences avec les autres pays et n’interdit pas à ses citoyens de les visiter.</p>
<p>Leahy a rappelé qu&#8217;une majorité écrasante des citoyens des États-Unis s&#8217;opposent à ces interdictions et il a appelé « à ne pas laisser les mêmes vieux arguments, usés, obsolètes, isolationnistes, craintifs et non fondés sur Cuba faire obstacle au bon sens ».</p>
<p>Nous, les Cubains, avons choisi notre voie il y a 150 ans déjà. Tant que d’autres choisiront de haïr et de détruire, ce peuple restera &#8211; avec la vérité comme bannière &#8211; du côté de ceux qui aiment et construisent.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Cuba n’est pas intimidée pas les mesures de durcissement du blocus</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Jun 2019 18:10:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba rejette avec la plus grande fermeté les mesures annoncées par le Gouvernement des États-Unis le 4 juin 2019, visant à renforcer le blocus économique qui nous est imposé depuis plus de 60 ans, et qui jusqu’en 2018 a provoqué des préjudices à l'économie cubaine calculés à plus 134 milliards de dollars à prix courants, soit 933 milliards de dollars compte tenu de la dévaluation du dollar face à la valeur de l'or sur le marché international.
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4020" alt="madres santiago de Cuba" src="/files/2019/06/madres-santiago-de-Cuba.jpg" width="300" height="253" />Déclaration du Gouvernement révolutionnaire</p>
<p>Le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba rejette avec la plus grande fermeté les mesures annoncées par le Gouvernement des États-Unis le 4 juin 2019, visant à renforcer le blocus économique qui nous est imposé depuis plus de 60 ans, et qui jusqu’en 2018 a provoqué des préjudices à l&#8217;économie cubaine calculés à plus 134 milliards de dollars à prix courants, soit 933 milliards de dollars compte tenu de la dévaluation du dollar face à la valeur de l&#8217;or sur le marché international.</p>
<p>D’après ce que l’on a pu savoir, à cette nouvelle escalade amorcée le 5 juin est venue renforcer les restrictions déjà sévères imposées aux citoyens des États-Unis pour se rendre à Cuba, s’ajoutent des interdictions absolues pour les navires de toutes sortes en provenance des États-Unis et interdit de manière immédiate aux navires de croisière de visiter notre pays.</p>
<p>L&#8217;intention reste la même : arracher des concessions politiques à la nation cubaine, en étouffant l&#8217;économie et en causant des dommages au niveau de la population. Dans ce cas particulier, les mesures visent également à empêcher le peuple des États-Unis de connaître la réalité cubaine et, par conséquent, de contrecarrer l&#8217;effet de la propagande diffamatoire déversée chaque jour contre notre pays.</p>
<p>Ces actions font fi de l&#8217;opinion majoritaire des citoyens des États-Unis, dont l&#8217;intérêt à connaître Cuba et à exercer leur droit de voyager a été confirmé par les voyages de 650 000 personnes qui nous ont rendu visite en 2018, dont un demi-million de Cubains vivant aux États-Unis.</p>
<p>Le 17 avril, le Conseiller à la sécurité nationale John Bolton, à l&#8217;occasion d&#8217;une mise en scène anticubaine qui incluait la présence de mercenaires vaincus à Playa Giron et de parents des sbires de la tyrannie de Fulgencio Batista, avait averti que son gouvernement restreindrait les déplacements non familiaux vers Cuba. Comme chacun sait, cet individu a réussi à prendre en otage la politique étrangère des États-Unis pour l&#8217;hémisphère occidental, ce qui constitue la principale menace à la paix et à la stabilité dans toute la région.</p>
<p>Les États-Unis prônent sans aucun scrupule la doctrine Monroe, à travers laquelle ils entendent nier l&#8217;égalité souveraine et le droit à l&#8217;autodétermination de chaque nation du continent.</p>
<p>Les récentes attaques contre Cuba se fondent sur de faux prétextes. Le plus fameux d&#8217;entre eux est l&#8217;accusation calomnieuse selon laquelle Cuba intervient militairement au Venezuela, un mensonge qui a été rejeté publiquement et de manière soutenue par le gouvernement cubain.</p>
<p>Ils vont jusqu&#8217;à proposer sans vergogne à Cuba de trahir ses convictions et les principes qui ont présidé à la politique étrangère de la Révolution cubaine, en échange de promesses de négociation ou d&#8217;allégement des mesures draconiennes et criminelles découlant du blocus économique.</p>
<p>La solidarité de Cuba avec le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros, la Révolution bolivarienne et chaviste, et l&#8217;union civique et militaire de son peuple n&#8217;est pas négociable. Les plus de 20 000 coopérants cubains qui fournissent volontairement et généreusement des services sociaux dans ce pays, la plupart dans le secteur de la santé, y resteront tant qu&#8217;ils seront accueillis par le peuple vénézuélien, dans le cadre de notre coopération avec cette nation sœur.</p>
<p>Pour nous, les Cubains, la trahison n&#8217;est pas une option. Nous ne sommes pas naïfs, ce sont déjà 150 ans d’une lutte ardue pour notre indépendance, et nous avons dû affronter dès le premier jour les ambitions hégémoniques de l&#8217;impérialisme nord-américain.</p>
<p>Cuba ne se laissera pas intimider, ni détourner des tâches essentielles et urgentes du développement de notre économie et de la construction du socialisme. Étroitement unis, nous parviendrons à faire face aux adversités les plus rudes. Ils ne pourront ni nous étouffer, ni nous arrêter.</p>
<p>La Havane, le 5 juin 2019</p>
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