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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Crise</title>
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		<title>Le gouvernement de la République de Cuba réaffirme sa solidarité ferme et inébranlable envers le président constitutionnel Nicolas Maduro, envers la Révolution bolivarienne et chaviste</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Feb 2019 01:27:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Rodriguez Padilla]]></category>
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		<description><![CDATA[« Nous espérons que le Conseil de sécurité des Nations Unies fera prévaloir sa vocation et sa responsabilité en tant que principal garant de la paix et de la sécurité internationales et qu'il ne se prêtera pas à des aventures militaires », a déclaré Bruno Rodriguez. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3959" alt="Bruno Rodriguez" src="/files/2019/02/Bruno-Rodriguez.jpg" width="300" height="262" /> (Traduction de la version sténographiée du Conseil d&#8217;État)</p>
<p>Bruno Rodriguez. &#8211; Bonjour. Je vous remercie de votre présence.</p>
<p>Nous sommes à quelques jours du référendum constitutionnel dans notre pays, qui retient toute notre attention, la mobilisation de notre peuple et dont la couverture par les médias que vous représentez a été intense, ce dont je vous en suis reconnaissant.</p>
<p>Le gouvernement de la République de Cuba n&#8217;a cessé de dénoncer le fait que le gouvernement des États-Unis d&#8217;Amérique prépare une agression militaire contre la République bolivarienne du Venezuela sous des prétextes humanitaires.</p>
<p>À travers les discours du Premier Secrétaire du Comité central de notre Parti, le 26 juillet 2018 et le 1er janvier 2019, et dans les discours du président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres, le camarade Miguel Diaz-Canel Bermudez, en juillet dernier, et plus récemment, nous avons été alertés des très graves conséquences économiques, politiques, sociales et humanitaires qu&#8217;une nouvelle aventure militaire des États-Unis aurait sur la paix et la sécurité régionales dans Notre Amérique.</p>
<p>La Déclaration du Gouvernement révolutionnaire, en date du 13 février, dans la plus grande responsabilité et toutes les données nécessaires, affirmait – et je le répète – que des vols de transport militaire des États-Unis ont lieu au départ d&#8217;installations militaires étasuniennes à partir desquelles opèrent des unités des forces d’opérations spéciales et des unités d&#8217;infanterie de marine, destinées à des actions clandestines, y compris contre des dirigeants ou des personnes considérées comme importantes.</p>
<p>La préparation d&#8217;une action militaire, sous prétexte humanitaire, se poursuit, dans l&#8217;ignorance absolue des gouvernements des territoires concernés et au mépris total de la souveraineté de ces États.</p>
<p>Hier dans l’après-midi [le 19 mai], le président Donald Trump et d&#8217;autres hauts fonctionnaires et porte-parole du gouvernement étasunien ont répété et confirmé que l&#8217;option militaire est parmi celles qui étaient envisagées. Hier, le président Trump a déclaré : « Toutes les options sont possibles. »</p>
<p>Selon la presse des États-Unis elle-même, les hauts commandants militaires étasuniens, qui ne s’occupent pas – ne se sont jamais occupés – d&#8217;aide humanitaire, ont eu des réunions avec des politiciens nord-américains et d&#8217;autres pays et ont effectué des visites de lieux manifestement liés à la question qui nous occupe.</p>
<p>Nous assistons tous à la fabrication de prétextes humanitaires. Une date limite a été fixée pour forcer l&#8217;entrée de « l&#8217;aide humanitaire » par la force, ce qui est en soi une contradiction : il n&#8217;est pas possible que l&#8217;aide véritablement humanitaire repose sur la violence, sur la force des armes ou sur la violation du Droit international. Cette seule stratégie est une violation du Droit international humanitaire qui révèle la politisation de l&#8217;aide humanitaire, comme à d&#8217;autres moments où de nobles causes, reconnues universellement, ont servi de prétexte à des agressions militaires.</p>
<p>Il conviendrait de se demander, au vu de l’instauration d’une date limite, au vu de la déclaration selon laquelle l&#8217;aide humanitaire va pénétrer quoi qu’il en soit le jour prévu sur le territoire vénézuélien contre la volonté souveraine de son peuple et la décision de son gouvernement constitutionnel, quels sont les objectifs poursuivis ? Quels pourraient-ils être si ce n’est provoquer un incident qui mette en danger la vie des civils, provoque des violences ou des circonstances imprévisibles ?</p>
<p>Récemment, il a été question d’une aide humanitaire qui pourrait durer des mois, voire des années. Il a été dit « tant que durera la reconstruction ». Il faudrait demander au sénateur de la Floride de quelle reconstruction il parle. Nous parlons d&#8217;un pays qui n&#8217;est pas en guerre et qui n&#8217;a pas souffert d&#8217;une guerre, mais on sait que la guerre est une excellente affaire pour les entreprises étasuniennes du complexe militaro-industriel et ensuite la prétendue reconstruction pour les autres.</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis continue d’exercer des pressions sur les États membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour les forcer à adopter une résolution qui serait le prélude à une « intervention humanitaire ». Dans son dispositif apparaît le diagnostic d&#8217;une situation de violation de la paix et de la sécurité dans ce pays frère et il exhorte tous les acteurs internationaux et de toute nature à prendre les mesures nécessaires.</p>
<p>Du 14 au 20 février, le peuple cubain exprime son soutien au peuple vénézuélien et à sa défense de la paix. Photo: Ismael Batista<br />
On sait très bien à travers des précédents, y compris récents, que ce langage est généralement suivi d&#8217;un autre appel à mettre en place des zones d’exclusion aérienne, à la protection des civils, à la création de couloirs humanitaires en vertu du Chapitre VII de la Charte [des Nations Unies] autorisant l&#8217;emploi de la force.</p>
<p>Nous avons l’espoir que le Conseil de Sécurité des Nations Unies fera prévaloir sa vocation et sa responsabilité en tant que principal garant de la paix et de la sécurité internationales et qu&#8217;il ne se prêtera pas à des aventures militaires.</p>
<p>Nous appelons ses membres à agir conformément au Droit international et à défendre la paix, précieuse pour l&#8217;humanité, pour Notre Amérique et aussi pour le peuple vénézuélien.</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis a inventé, a fabriqué à Washington un coup d&#8217;État impérialiste, avec un « président » fabriqué dans cette capitale du Nord, ce qui n&#8217;a pas fonctionné à l&#8217;intérieur du pays. Nous pourrions citer de nombreuses sources étasuniennes, des médias accrédités qui ont donné tous les détails sur la façon dont le coup d&#8217;État a été organisé. Les pressions exercées par le gouvernement des États-Unis contre d&#8217;autres pays, y compris en ce moment, sont brutales, lesquelles tentent de forcer la reconnaissance du soi-disant « président » désigné par Washington et autoproclamé, ou l&#8217;appel à de nouvelles élections en République bolivarienne du Venezuela, en annulant celles auxquelles son peuple a déjà participé de manière légitime et constitutionnelle.</p>
<p>On connaît bien les tractations de l&#8217;équipe de Sécurité nationale de la Maison-Blanche, de certains responsables du Département d&#8217;État et de certaines ambassades des États-Unis. De plus, une vaste opération politique et de communication est en cours, généralement le prélude à des actions à plus grande échelle de la part de ce gouvernement.</p>
<p>Des mesures économiques de coercition unilatérales, et donc illégales, sont appliquées de façon croissante contre la République sœur du Venezuela : l&#8217;embargo ou le gel des avoirs financiers dans des pays tiers ; les énormes pressions sur les gouvernements qui approvisionnent le Venezuela et y compris l&#8217;industrie pétrolière vénézuélienne ; les pressions sur des banques de pays tiers pour empêcher les transactions financières légitimes, même en devises tierces ; la confiscation, pratiquement le vol, de la filiale PDVSA aux États-Unis, ainsi que d&#8217;autres intérêts établis dans ce pays.</p>
<p>Ces mesures constituent une violation flagrante du Droit international, et également du Droit international humanitaire, causent des privations et des dommages humains et sont totalement incompatibles avec les appels hypocrites à fournir une aide humanitaire, lancés par les responsables même de la mise en œuvre de ces mesures cruelles. Les chiffres sont obscènes. On a parlé d&#8217;une aide humanitaire d&#8217;environ 20 millions de dollars pour un pays qui est privé de plus de 30 milliards de dollars par ces mesures arbitraires, illégales et injustes.</p>
<p>Le Gouvernement de la République de Cuba appelle la communauté internationale à agir pour la défense de la paix, à éviter, avec l&#8217;effort conjoint de tous, sans exception, une intervention militaire contre la République bolivarienne du Venezuela.</p>
<p>On ne peut qu’être, en ce moment crucial où se décident le respect, la validité des principes du Droit international, de la Charte des Nations Unies, où la légitimité d&#8217;un gouvernement réside dans le soutien et le vote de son peuple, où se décide qu&#8217;aucune pression étrangère ne saurait remplacer l&#8217;exercice souverain de l&#8217;autodétermination, dans ces circonstances, on ne peut qu’être pour ou contre la paix, on ne peut qu’être pour ou contre la guerre.</p>
<p>Nous encourageons le Mécanisme de Montevideo, en particulier le gouvernement des États-Unis du Mexique, de la République orientale de l&#8217;Uruguay, les gouvernements de la Communauté des Caraïbes et l&#8217;État plurinational de Bolivie à poursuivre leurs efforts dans ces conditions d&#8217;urgence, pour promouvoir une solution fondée sur le dialogue et le respect absolu de l&#8217;indépendance et de la souveraineté du Venezuela, et la validité des principes du Droit international, notamment celui de la non-intervention.</p>
<p>Nous appelons à une mobilisation internationale pour la paix, contre l&#8217;intervention militaire des États-Unis en Amérique latine, contre la guerre ; au-delà des différences politiques, des différences idéologiques, en faveur d’un bien suprême de l&#8217;humanité, qui est la paix, qui est le droit à la vie.</p>
<p>Nous lançons un appel à tous les gouvernements, parlements, forces politiques, mouvements sociaux, populaires, autochtones, organisations professionnelles et sociales, syndicats, paysans, femmes, étudiants, intellectuels et artistes, universitaires, en particulier les communicateurs et les journalistes, vous (il signale les journalistes), les organisations non gouvernementales, les représentants de la société civile.</p>
<p>« À nous tous, nous avons rédigé cette nouvelle Constitution et nous voterons en sa faveur le 24 février, pour la Patrie et le Socialisme. Ce sera aussi une réponse au discours du président Trump. »<br />
Dans le même temps, le gouvernement de la République de Cuba réaffirme sa solidarité ferme et inébranlable envers le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros, envers la Révolution bolivarienne et chaviste, envers l&#8217;union civique et militaire de son peuple, et nous affirmons que dans la République sœur bolivarienne du Venezuela, nous devons défendre aujourd’hui les principes de la Proclamation de l&#8217;Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix. Aujourd&#8217;hui, c’est là-bas que nous devons défendre la souveraineté de tous, l&#8217;indépendance de tous et l&#8217;égalité souveraine des États.</p>
<p>Nous avons écouté hier après-midi avec consternation le discours du président Donald Trump. Étonnamment, il a décrété la « fin du socialisme » et il a annoncé « un jour nouveau » pour l&#8217;humanité. Il a solennellement proclamé que, pour la première fois dans l&#8217;histoire, il y aura un hémisphère sans socialisme.</p>
<p>Curieusement, il a parlé également de progrès dans les négociations avec un grand pays socialiste et en avait choisi un autre pour tenir un sommet important. Combien de fois des personnages aux États-Unis ont-ils décrété la fin du socialisme ou la fin de l&#8217;histoire ?</p>
<p>Le président Trump a rendu hommage à de « grands leaders » présents à la réunion de Floride : un gouverneur, deux sénateurs, un parlementaire, un ambassadeur, tous des républicains fondamentalistes et, cinq minutes plus tard, semble-t-il, il a été averti ou s’est rendu compte qu&#8217;il avait été profondément injuste en omettant le nom de John Bolton, également présent dans la salle.</p>
<p>Bolton a été un fabricant de guerre durant des décennies, le principal organisateur du coup d&#8217;État au Venezuela et un défenseur permanent de l&#8217;option militaire.</p>
<p>Le président des États-Unis a fait référence à la dignité humaine. Apparemment, il oublie que c&#8217;est dans le capitalisme et, en particulier, dans l&#8217;impérialisme où prévalent l&#8217;injustice, l&#8217;exploitation, la manipulation des personnes.</p>
<p>Il a critiqué la corruption, peut-être sans reconnaître que le système politique étasunien est corrompu par nature, que c&#8217;est là que règnent les intérêts particuliers ou les contributions des entreprises, que l&#8217;argent règne en maître et maintenant les données informatiques, le big data, là que l’on gagne les élections en manipulant les gens.</p>
<p>Il a parlé de démocratie, sans mentionner les millions de citoyens étasuniens, majoritairement noirs et hispaniques privés du droit de vote, les 40 millions de pauvres, dont la moitié sont des enfants.</p>
<p>Il a oublié de mentionner les plus de 500 000 sans-abri dans ce pays. Peut-être ignore-t-il que là-bas prévaut un schéma racial différencié, depuis l&#8217;application de la peine de mort, le système pénitentiaire, les sanctions judiciaires ou même de la brutalité policière qui coûte en permanence la vie à des Afro-Américains.</p>
<p>Il n&#8217;a pas mentionné l&#8217;absence de syndicalisation des travailleurs étasunien, ni le fait que les femmes de ce pays n&#8217;ont pas droit à un salaire égal pour un travail égal.</p>
<p>Il a mentionné les migrants vénézuéliens, mais il n&#8217;a pas parlé du mur du Rio Bravo. Il n&#8217;a pas mentionné les enfants centraméricains qui sont cruellement séparés de leurs parents ou de la mort de certains autres en détention. Il n&#8217;a pas fait référence à la répression contre les migrants, ni contre les minorités, ni aux meurtres commis par la police des frontières.</p>
<p>Le président Trump a promis le succès aux putschistes et il a déclaré : « &#8230;parce que les États-Unis sont derrière vous pour vous soutenir ». Il ne semble pas se rendre compte que le coup d&#8217;État n&#8217;a pas fonctionné et c&#8217;est pourquoi la menace extérieure contre le Venezuela augmente.</p>
<p>Il s&#8217;est présenté comme le chef d&#8217;un État épris de paix, alors que des dizaines de guerres ont été provoquées par les gouvernements successifs des États-Unis. Il se lance maintenant dans une nouvelle course aux armements, y compris une course au nucléaire.</p>
<p>C&#8217;est le pays où on a torturé et où on continue à torturer. C&#8217;est le pays qui appelle« dommages collatéraux » la mort de civils innocents dans des aventures guerrières. C&#8217;est le pays qui a envoyé des dizaines de milliers de jeunes Étasuniens comme de la chair à canon pour mourir dans les guerres impérialistes de pillage. C&#8217;est le pays qui a lancé une guerre qui a coûté la vie à plus d&#8217;un million de personnes sur la base du mensonge de la présence d’armes nucléaires en Irak. Certains des protagonistes actuels ont été parmi les responsables et ce sont eux qui mentent aujourd’hui à propos du Venezuela.</p>
<p>Le président a dit que le socialisme ne respecte pas les frontières. Mais c&#8217;est cet impérialisme qui a occupé Cuba militairement plus d&#8217;une fois, qui a empêché notre indépendance jusqu&#8217;à l&#8217;entrée à La Havane du commandant en chef Fidel Castro Ruz. C&#8217;est le pays qui a dépouillé le Mexique de plus de la moitié de son territoire, qui a imposé de cruelles dictatures militaires en Amérique latine et qui maintient aujourd&#8217;hui des bases militaires agressives pratiquement partout sur la planète.</p>
<p>Le président Trump a dit que le socialisme promet l&#8217;unité, mais provoque la haine et la division. Quel cynisme extraordinaire ! Quelle hypocrisie extraordinaire ! C’est le représentant d&#8217;un gouvernement amoral, d&#8217;un secteur rejeté, y compris par les partis traditionnels étasuniens. Un gouvernement qui applique une politique sale, qui attise la polarisation de la société par un langage de haine et de division, et que même d’importants conservateurs ont dénoncé parce qu&#8217;il manque des normes minimales en politique.</p>
<p>Le Président a également déclaré que rien n&#8217;est moins démocratique que le socialisme.</p>
<p>M. le Président Trump, essayez une réforme constitutionnelle, organisez un référendum sur vos politiques, respectez la volonté de vos électeurs. Rappelez-vous que vous êtes le président ayant perdu le vote populaire par plus de trois millions de voix. Les accusations du président des États-Unis selon lesquelles Cuba maintient une armée privée au Venezuela sont abjectes. Je le mets au défi de présenter des preuves.</p>
<p>Notre gouvernement rejette cette calomnie dans les termes les plus énergiques et les plus catégoriques, tout en réaffirmant le devoir et l&#8217;engagement de continuer à fournir une modeste coopération impliquant un peu plus de 20 000 coopérants cubains, tous civils, dont 94 % sont des personnels de santé et d&#8217;autres de l’Éducation, comme il le fait dans 83 pays du monde.</p>
<p>Nous, les Cubains, garderons notre propre cap et nous nous préparons à un Référendum qui sera une réussite dans quelques jours seulement. Nous continuerons à travailler sereinement, avec dévouement, avec la certitude de disposer de suffisamment d&#8217;outils pour construire notre avenir.</p>
<p>Samedi et dimanche derniers, les coopérants cubains au Venezuela ont voté pour le Référendum. Ils l&#8217;ont fait de façon massive.</p>
<p>Ils font savoir à leurs familles, qui s&#8217;inquiètent logiquement pour les nouvelles qui leur parviennent, qu&#8217;en dépit des circonstances, ils vivent normalement au Venezuela, qu&#8217;il est faux qu&#8217;il y a des centaines de milliers de Vénézuéliens qui meurent de faim, comme l’affirment certains porte-parole menteurs, et ils réaffirment leur engagement à poursuivre leur tâche profondément humanitaire.</p>
<p>Je rejette fermement la tentative d’intimidation du président Trump contre ceux d&#8217;entre nous qui, d&#8217;une manière totalement souveraine, dans l&#8217;exercice de leur autodétermination, avons décidé de construire et de défendre le socialisme, ainsi que l&#8217;intimidation contre de nombreux partis, organisations et personnes qui, épris de justice, d&#8217;équité, de développement social et environnemental durable, adversaires de l&#8217;exploitation, du néocolonialisme, du néolibéralisme, de l&#8217;exclusion, ont adopté avec conviction les idées socialistes et révolutionnaires, avec la conviction que non seulement un monde meilleur est possible, non seulement il est indispensable, mais il est inévitable.</p>
<p>Comme l&#8217;ont reconnu de nombreux analystes et politiciens étasuniens, le discours prononcé hier en Floride a été très électoral. Il veut intimider non seulement les forces socialistes et communistes, mais aussi les dirigeants démocrates, les électeurs, en particulier les jeunes électeurs qui sont insatisfaits du système.</p>
<p>Il a proclamé hier qu&#8217;il n&#8217;y aura jamais de socialisme en « Amérique ».</p>
<p>Il cherche à intimider non seulement les gens, mais aussi les démocrates. Sa position est bien connue : quiconque vote pour les démocrates dans la campagne électorale, qui semble déjà avoir démarré, votera pour la construction du socialisme dans cette nation du Nord.</p>
<p>Le principal « apport théorique » de Trump dans son discours d&#8217;hier a été l’insertion du maccartisme dans la doctrine Monroe, en défense d&#8217;une seule puissance impérialiste, à laquelle il a ajouté un anticommunisme extrême, viscéral, démodé, essentiellement rétrograde, ancré dans la Guerre froide. Il ne percevra aucun droit d&#8217;auteur. Le président Reagan et auparavant le Premier ministre Churchill l’ont précédé pour traiter la question.</p>
<p>Il y a 71 ans, Churchill déclara : « Le socialisme est la philosophie de l&#8217;échec, le credo de l&#8217;ignorance et l&#8217;évangile de l&#8217;envie&#8230; » Il y a 36 ans, Reagan signalait : « Je pense que le communisme est un autre chapitre triste et étrange de l&#8217;histoire de l&#8217;humanité dont les dernières pages s&#8217;écrivent aujourd&#8217;hui&#8230; J’en suis persuadé, car la source de notre force dans la recherche de la liberté humaine n&#8217;est pas matérielle, mais spirituelle. »</p>
<p>Ce fut une déclaration maladroite et grossière de domination impérialiste sur Notre Amérique martinienne. « Nous avons vu l&#8217;avenir de Cuba ici à Miami », a dit hier le président des États-Unis. Il se trompe, l&#8217;avenir de Cuba est ici. Avec ou sans mesures de blocus supplémentaires, nous les Cubaines et les Cubains, nous décidons de notre avenir. Nous avons fait, nous avons construit et nous défendrons une Révolution socialiste sous leur nez.</p>
<p>Il faut se souvenir de la défaite de la dictature de Batista, installée et soutenue par les gouvernements impérialistes. Nous sommes fiers de la victoire de Playa Giron ou Baie des Cochons. De notre courage face au risque d&#8217;holocauste lors de la Crise d&#8217;octobre. De notre réponse ferme et virile au terrorisme d&#8217;État, face à l&#8217;explosion d&#8217;un avion civil en plein vol ; des actions qui ont causé 3 478 morts et laissé 2 099 hommes et femmes cubains handicapés.</p>
<p>Nous réitérons au président Trump que notre loyauté envers Fidel et Raul sera invariable et que le processus de continuité dirigé par le président Diaz-Canel est permanent et irréversible. Nous resterons unis aux côtés de notre Parti communiste de Cuba. À nous tous, nous avons rédigé cette nouvelle Constitution et nous voterons pour elle le 24 février, pour la Patrie et le Socialisme. Ce sera aussi une réponse au discours du président Trump.</p>
<p>Je vous remercie.</p>
<p>Modérateur. &#8211; Passons maintenant à une brève séance de questions-réponses. Je demande à mes collègues de la presse de s&#8217;identifier, d&#8217;identifier le média qu&#8217;ils représentent et de se servir des micros disponibles dans la salle.</p>
<p>Katell Abiden (AFP). &#8211; Bonjour, monsieur le ministre. J&#8217;aimerais vous poser deux questions. S&#8217;il y a une intervention militaire au Venezuela, quelle sera votre réaction ?</p>
<p>Par ailleurs, j&#8217;aimerais avoir votre avis sur l&#8217;application éventuelle du Titre III de la Loi Helms-Burton par les États-Unis.</p>
<p>Bruno Rodriguez. &#8211; Oui. Votre première question est hypothétique. Notre appel est un appel à stopper une intervention militaire étasunienne au Venezuela, c’est le moment de s&#8217;unir et d&#8217;agir ensemble, à temps pour l&#8217;arrêter.</p>
<p>Concernant la deuxième question, comme nous l&#8217;avons déjà expliqué et comme l&#8217;ont signalé d&#8217;autres dirigeants de notre pays et les porte-parole de notre ministère, notre pays est prêt à faire face à toute mesure visant à renforcer le blocus ou même à la mise en application de nouveaux éléments de la Loi Helms-Burton.</p>
<p>Nous disposons d&#8217;un programme, avec un plan économique prévisible jusqu&#8217;en 2030. L&#8217;économie cubaine a un fort ancrage international. Nos relations économiques sont diverses. Nous comptons également sur la primauté du Droit international, des règles du Libre-échange et de la Liberté de navigation, et nous sommes convaincus que l&#8217;application sauvagement extraterritoriale du blocus économique, commercial et financier des États-Unis contre Cuba suscite non seulement un énorme rejet international, mais aussi une forte résistance de nos partenaires économiques, financiers et touristiques, face aux tentatives visant à imposer des sanctions supplémentaires contre la souveraineté de leurs États, leurs intérêts nationaux et ceux de leurs entrepreneurs et citoyens.</p>
<p>Axel Vera (ABC-Miami). – De quelles preuves le gouvernement cubain dispose-t-il actuellement pour affirmer que les États-Unis avancent dans la voie d’une intervention militaire ? Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet, s&#8217;il vous plaît ?</p>
<p>Bruno Rodriguez. &#8211; Oui. Merci beaucoup.</p>
<p>Je peux réitérer que je dispose de toutes les données me permettant d&#8217;affirmer que des vols ont lieu à partir des bases étasuniennes, où sont stationnées des unités d’opérations spéciales et d&#8217;infanterie de marine, destinées aux missions de cette nature, qui préparent des actions contre le Venezuela.</p>
<p>Si vous souhaitiez visiter certains aéroports, vous pourrez sans doute vérifier mes dires par vous-même. J’affirme catégoriquement qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas de vols d&#8217;aide humanitaire.</p>
<p>Les gouvernements sont généralement en mesure d&#8217;obtenir ce genre d’informations, mais même sans les données sur lesquelles vous posez la question, il est clair qu&#8217;une situation internationale s&#8217;est créée dans laquelle le gouvernement des États-Unis avance vers la menace militaire.</p>
<p>Je ne sais pas comment vous pourriez expliquer ce que cela signifie de convoquer des dizaines de milliers de personnes à se mobiliser à la frontière vénézuélienne pour faire entrer à la force l&#8217;aide humanitaire. Je ne sais pas ce que votre média pense qu’il pourrait se produire dans ces circonstances. J’ignore comment vous interprétez la déclaration d&#8217;un sénateur selon laquelle le capital nord-américain sera nécessaire pour la reconstruction du Venezuela.</p>
<p>Lorena Canto (Agencia EFE) &#8211; Vous avez déclaré, pour en revenir au Titre III de la Loi Helms-Burton, que Cuba est prête à faire face à une intensification des sanctions et je voulais vous demander si vous espérez que des pays, surtout le Canada et d’autres partenaires commerciaux de Cuba, adoptent une position active comme celle qui a prévalu au départ lorsque cette disposition a été adoptée et qui a ralenti son application et provoqué sa suspension périodique. J’ignore si vous avez eu des contacts avec les gouvernements de ces pays, s&#8217;ils vous ont fait savoir qu&#8217;ils allaient maintenant adopter une position aussi active qu&#8217;à l&#8217;époque en 1996.</p>
<p>Bruno Rodriguez. &#8211; Je vous remercie.</p>
<p>Nous sommes nécessairement discrets étant donné notre position, mais je peux vous dire que je sais qu’il y a une forte opposition de la part de nombreux États membres de l&#8217;Union européenne et d’autres nations industrialisées. Nous avons entendu certaines déclarations. Je sais également qu&#8217;il y a eu des échanges diplomatiques d’urgence et je suis convaincu que ces nations défendront non seulement la souveraineté de leurs États, mais aussi leur intérêt national et l&#8217;intérêt de leurs entreprises et de leurs citoyens, et je suis sûr qu&#8217;elles trouveront inacceptable, car je sais que c&#8217;est leur position, la tentative d&#8217;établir des formes discriminatoires en faveur des entreprises étasuniennes contre leurs intérêts nationaux. Ils agissent conformément au Droit international, à l&#8217;obligation d&#8217;appliquer leurs propres lois sur leur propre territoire, de promulguer des lois antidote qui devraient également s&#8217;appliquer en fonction de leur propre système juridique et des circonstances internationales, parce que j&#8217;ai entendu des déclarations énergiques et fermes de nombreuses contreparties des États-Unis en matière de commerce et d’investissements, qui estiment que les politiques commerciales, tarifaires et autres des États-Unis sont inacceptables.</p>
<p>Sergio Gomez (Cubadebate). &#8211; Le président Trump s&#8217;est exprimé hier à Miami comme s&#8217;il y avait unanimité autour de la reconnaissance de Juan Guaido dans le monde entier… Cette unanimité existe-t-elle vraiment ? Qu’en pense votre ministère ?</p>
<p>Et dans le même sens, ce programme d&#8217;agression de John Bolton et Marco Rubio contre Cuba, repris par le président Trump, a-t-il réussi à isoler Cuba de la communauté internationale ? Parce que les dernières nouvelles que nous avons reçues à cet égard étaient plutôt un applaudissement mondial pour le rétablissement des relations entre les deux pays.</p>
<p>Bruno Rodriguez. – L’isolement de Cuba ou des États-Unis ?</p>
<p>Sergio Gomez. – Je veux dire, si cette politique est parvenue, à votre avis, à isoler Cuba de la communauté internationale, qui a salué le rétablissement des relations.</p>
<p>Bruno Rodriguez. &#8211; On peut lire dans la presse de nombreuses déclarations et données. Selon ce que j’ai pu observer, moins d&#8217;un quart des États membres des Nations Unies s&#8217;immiscent dans les affaires intérieures du Venezuela pour exiger des élections ou, d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, reconnaître le « président » inventé à Washington. Je pense donc que les données sont fiables.</p>
<p>Je suis également au courant d&#8217;un récent débat au Conseil de sécurité des Nations Unies, où le prétendu accusateur s’est transformé en accusé face à une défense du Droit international et de la souveraineté du Venezuela par de nombreux États membres des Nations Unies.</p>
<p>Je suis aussi au courant d&#8217;une réunion du Bureau de coordination du Mouvement des pays non alignés qui s&#8217;est fermement exprimé contre une aventure militaire et en faveur de la souveraineté du Venezuela.</p>
<p>Je pense donc que nous devons bien faire la part entre la propagande et la réalité et empêcher les porte-parole étasuniens, qui veulent parfois que nous confondions la réalité avec leurs désirs, et non les nôtres, de réussir.</p>
<p>S&#8217;il y avait le moindre doute sur la situation internationale à Cuba, il suffirait de revoir brièvement le procès-verbal, ou plus ce qui encore plus amusant, de visionner la vidéo sur ce qui s&#8217;est passé le 1er novembre à l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies : 10 votes, pratiquement unanimes, ont isolé le gouvernement des États-Unis, qui est toujours obsédé par un blocus génocidaire.</p>
<p>Ceux qui parlent aujourd&#8217;hui d&#8217;aide humanitaire et offrent généreusement 20 millions ont causé à Cuba des dommages d&#8217;environ un billion de dollars à des prix basés sur la valeur de l&#8217;or, soit plus de 130 milliards de dollars aux prix actuels. Les dégâts provoqués par le blocus, comme on l&#8217;a déjà signalé, calculés scrupuleusement et selon une méthodologie vérifiable au niveau international, montrent que, sans eux, Cuba aurait enregistré au cours des dix dernières années une croissance annuelle moyenne de 10% par an.</p>
<p>Je pense qu&#8217;il est absolument clair que le gouvernement des États-Unis, dans sa tentative d&#8217;isoler Cuba, s&#8217;est retrouvé profondément isolé.</p>
<p>Je vous remercie.</p>
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		<title>Cuba appelle à une mobilisation pour la paix et contre l&#8217;intervention impérialiste en Amérique latine</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 01:21:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Gouvernement révolutionnaire réaffirme sa solidarité ferme et inébranlable avec le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros, la Révolution bolivarienne et chaviste et l'union civique et militaire de son peuple et appelle tous les peuples et gouvernements du monde à défendre la paix]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3957" alt="Movilizacion por la Paz" src="/files/2019/02/Movilizacion-por-la-Paz.jpg" width="300" height="247" />Le Gouvernement révolutionnaire réaffirme sa solidarité ferme et inébranlable avec le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros, la Révolution bolivarienne et chaviste et l&#8217;union civique et militaire de son peuple et appelle tous les peuples et gouvernements du monde à défendre la paix</p>
<p>• Le ministre des Relations extérieures de la République de Cuba, Bruno Rodriguez Parrilla, a appelé ce mardi, lors d&#8217;une conférence de presse, les Nations Unies (ONU) à défendre la souveraineté du peuple vénézuélien et à ne permettre en aucun cas une ingérence dans les affaires intérieures de cette nation, ainsi que la violation du Droit international.</p>
<p>• « Moins d&#8217;un quart des États reconnus par l&#8217;ONU s’ingèrent dans les affaires intérieures du Venezuela. Il faut faire la part entre la propagande et la réalité », a déclaré le ministre des Relations extérieures.</p>
<p>• « Des mesures unilatérales, et donc illégales, sont appliquées contre la République bolivarienne sœur du Venezuela ; en outre, une vaste campagne de communication et politique est en cours ; elles sont généralement le prélude à des actions de plus grande envergure de la part du gouvernement nord-américain », a indiqué Bruno Rodriguez.</p>
<p>• Cuba appelle à une mobilisation pour la paix, contre une intervention de l&#8217;empire en Amérique latine, contre la guerre, au-delà des différences politiques ou idéologiques. « Dans ces circonstances, on ne peut qu&#8217;être en faveur de la paix ou contre la guerre », a déclaré le chef de la diplomatie cubaine.</p>
<p>« Trump a dit que le socialisme promet l&#8217;unité, mais provoque la haine et la division. Un cynisme extraordinaire, une hypocrisie extraordinaire. C&#8217;est le représentant d&#8217;un gouvernement amoral », a signalé Rodriguez.<br />
Le ministre des Relations extérieures a critiqué l&#8217;intimidation de Donald Trump contre nous qui « avons décidé de construire » la base des nations de manière indépendante et socialiste.<br />
« Le président Donald Trump se trompe, l&#8217;avenir de Cuba est ici. Avec ou sans mesures de blocus supplémentaires, c’est aux Cubaines et aux Cubains de décider l&#8217;avenir de Cuba », a souligné Rodriguez Parrilla.<br />
« Nous construisons notre propre avenir et nous nous apprêtons à remporter une nouvelle victoire dans les jours à venir. Nous avons rédigé cette nouvelle Constitution ensemble et nous la ratifierons le 24 février », a-t-il dit.<br />
• Le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba avait dénoncé, dans une Déclaration publiée récemment, l&#8217;escalade des pressions et d’actions du Gouvernement des États-Unis pour préparer une aventure militaire sous couvert d’ « intervention humanitaire » en République bolivarienne du Venezuela, et il a appelé la communauté internationale à se mobiliser pour l’en empêcher.</p>
<p>• Il est indispensable de rappeler que des comportements et des prétextes similaires ont été adoptés par les États-Unis dans le prélude des guerres qu&#8217;ils ont lancées contre la Yougoslavie, l&#8217;Irak et la Libye, au prix d&#8217;immenses pertes en vies humaines et de souffrances énormes.</p>
<p>• Le document ajoute que l’administration étasunienne tente de supprimer le plus gros obstacle, que représente la Révolution bolivarienne et chaviste, à sa domination impérialiste sur « Notre Amérique » et à la spoliation du peuple vénézuélien des plus grandes réserves certifiées de pétrole sur notre planète et d’autres abondantes ressources naturelles et stratégiques.</p>
<p>• « La souveraineté et la dignité de l’Amérique latine et des Caraïbes, ainsi que celles des peuples du Sud, se décident aujourd’hui au Venezuela. Il y va également de la survie des normes du Droit international et de la Charte des Nations Unies. La question est de savoir si la légitimité d’un gouvernement émane de la volonté expresse et souveraine de son peuple ou de la reconnaissance de puissances étrangères », souligne le texte.</p>
<p>• Et la Déclaration d’ajouter : « Le Gouvernement révolutionnaire de Cuba réitère sa solidarité ferme et invariable avec le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros, avec la Révolution bolivarienne et chaviste, et avec l’union civique et militaire de son peuple, et lance un appel à tous les peuples et gouvernements du monde à défendre la paix. »<br />
<strong><br />
(Granma)</strong></p>
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		<title>Le Venezuela n&#8217;est pas seul, son peuple et la communauté internationale l&#8217;accompagnent</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jan 2019 00:24:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[LE peuple vénézuélien reste mobilisé, comme le lui a demandé son président légitime, Nicolas Maduro, pour défendre la souveraineté, la paix et la constitutionnalité du projet bolivarien dans ce pays, suite à une nouvelle tentative de coup d’État, le 23 janvier, organisée et soutenue par le gouvernement des États-Unis.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3918" alt="Maduro golpe" src="/files/2019/01/Maduro-golpe.jpg" width="300" height="251" />LE peuple vénézuélien reste mobilisé, comme le lui a demandé son président légitime, Nicolas Maduro, pour défendre la souveraineté, la paix et la constitutionnalité du projet bolivarien dans ce pays, suite à une nouvelle tentative de coup d’État, le 23 janvier, organisée et soutenue par le gouvernement des États-Unis.</p>
<p>Dans ce scénario, le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé la décision de rompre ses relations diplomatiques et politiques avec les États-Unis, en réponse aux prétentions de Washington d&#8217;imposer un gouvernement parallèle à ce pays d’Amérique du Sud, a rapporté l’agence Prensa Latina.</p>
<p>Devant une mobilisation populaire réunie autour du Palais de Miraflores, le chef de l&#8217;État vénézuélien a rejeté les actions de l&#8217;opposition nationale et de l&#8217;exécutif nord-américain à la suite de la manœuvre de Juan Guaido, député de l&#8217;Assemblée nationale – le Parlement est en situation d’outrage judiciaire depuis près de deux ans – qui s&#8217;est autoproclamé « président » par intérim du Venezuela.</p>
<p>« Le gouvernement impérialiste des États-Unis dirige une opération visant à imposer un coup d&#8217;État avec un gouvernement fantoche au Venezuela », a déclaré Maduro. Le président a donné 72 heures qu personnel de l&#8217;ambassade des États-Unis pour quitter le pays.</p>
<p>L&#8217;annonce est intervenue quelques heures seulement après la reconnaissance, par le président étasunien Donald Trump, de Juan Guaido comme « président intérimaire » du Venezuela.</p>
<p>S&#8217;exprimant lors de la cérémonie d&#8217;ouverture de l&#8217;année judiciaire 2019, le président Maduro a rappelé que selon la Constitution vénézuélienne « il n’y a aucun motif pour considérer l’absence de charge », argument avancé par le député Juan Guaido pour se proclamer « président en charge »</p>
<p>« Constituent des empêchements absolus à l’exercice de la fonction de président : la mort, la démission, la destitution décrétée par jugement du Tribunal Suprême de justice, ou l’incapacité physique ou mentale permanente, et aucun de ces cas de figure ne se présente », a souligné le président, rappelant les termes de la Constitution.</p>
<p>LES GOUVERNEURS, LE TRIBUNAL SUPRÊME DE JUSTICE, LE POUVOIR ÉLECTORAL ET LE CITOYEN SOUTIENNENT LA CONSTITUTION</p>
<p>Le Pouvoir électoral du Venezuela, représenté par le Conseil national électoral (CNE), a exigé le respect de la volonté du peuple qui a élu son président constitutionnellement en mai 2018. « Le CNE rejette et condamne l&#8217;ignorance totale et la violation de l&#8217;ordre constitutionnel intervenues le 23 janvier dernier », a déclaré Tibisay Lucena, sa présidente.</p>
<p>Maikel Moreno, président du TSJ, a signalé quant à lui que le système judiciaire reconnaît l&#8217;autorité de Nicolas Maduro en tant que président constitutionnel et condamne l&#8217;usurpation de pouvoir par l’opposition, qu’il a accusée de se moquer de la volonté du peuple.</p>
<p>Pour sa part, le procureur général, Tarek William Saab, au nom du Pouvoir citoyen, a également condamné la tentative de coup d&#8217;État de la droite, et il a exprimé son soutien sans réserve à l&#8217;Exécutif.</p>
<p>Selon l&#8217;agence PL, les gouverneurs de 19 États ont appelé à préserver la paix, au respect de la démocratie et de la souveraineté de ce pays d’Amérique du Sud, et ils ont condamné les actes de violence encouragés par l’opposition. Le gouverneur de l’État de Miranda, Hector Rodriguez, a déclaré. « Les forces de sécurité du pays sont déployées pour assurer la paix du peuple ».</p>
<p>MADURO RATIFIÉ COMME COMMANDANT EN CHEF</p>
<p>Les commandants des Régions stratégiques de défense intégrale du Venezuela (REDI) ont ratifié leur attachement à la Constitution et leur soutien au président Nicolas Maduro comme commandant en chef. Le chef du REDI occidental, Fabio Zavarce, a rejeté l&#8217;ingérence internationale dans les affaires intérieures vénézuéliennes, et il réaffirmé son soutien au chef de l&#8217;État. Dans la région des Andes, Manuel Bernal a manifesté la loyauté et la subordination des unités opérationnelles placées sous son commandement au gouvernement constitutionnel du Venezuela.</p>
<p>Entre-temps, le commandant du REDI Los Llanos (Les plaines), Victor Palacios, a exprimé son « strict respect de la Constitution et des lois vénézuéliennes » par les forces militaires qu&#8217;il dirige. À Aragua, le chef du REDI central, Domingo Hernandez, a également manifesté son soutien au président constitutionnel du Venezuela. Auparavant, le ministre de la Défense Vladimir Padrino avait déclaré : « La Force armée nationale défendra la Constitution vénézuélienne en tant que garante de la souveraineté nationale. »</p>
<p>LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE FACE À L&#8217;INGÉRENCE AU VENEZUELA</p>
<p>Les pays membres de l&#8217;Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA-TCP) ont soutenu et reconnu le président Maduro face aux menaces d’un coup d&#8217;État piloté par les États-Unis. Nans un communiqué, ils ont réaffirmé qu&#8217;ils ne reconnaîtraient comme représentants du Venezuela, dans les sphères multilatérale et bilatérale, que les fonctionnaires diplomatiques désignés par le pouvoir exécutif du Venezuela, dirigé par le président Maduro, et ils ont souligné qu&#8217;ils ne reconnaîtraient pas non plus la présence au sein des organisations multilatérales d&#8217;une représentation résultant de la violation par un prétendu gouvernement parallèle des normes juridiques en vigueur du Venezuela.</p>
<p>La chaîne TeleSur rapporte que le président russe Vladimir Poutine s&#8217;est entretenu par téléphone avec Maduro, lui exprimant son soutien. Le président russe a souligné : « Une intervention étrangère destructrice viole les normes fondamentales du Droit international ». Au cours de leur conversation, il s&#8217;est prononcé en faveur de la recherche de solutions dans le cadre de l’ordre constitutionnel. Les deux chefs d&#8217;État ont confirmé leur volonté de poursuivre leur coopération dans différents domaines.</p>
<p>Dans un communiqué, le gouvernement du Nicaragua a signalé : « La Grande Patrie refuse de s’incliner, elle se dresse fièrement, portée par l&#8217;amour de ses peuples. Fraternellement réunis au sein de l’ALBA, nous sommes tous le Venezuela. L&#8217;Amérique latine et les Caraïbes, berceau des grands êtres lumineux, revendique sa dignité et sa grandeur devant l&#8217;empire. »</p>
<p>« La Chine soutient les efforts du gouvernement vénézuélien pour préserver sa souveraineté, son indépendance et sa stabilité », a déclaré Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse. « Nous souscrivons au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d&#8217;autres pays, nous nous opposons à toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures du Venezuela, et nous espérons que la communauté internationale suivra également ce principe », a-t-il conclu.</p>
<p>« L&#8217;Iran soutient le gouvernement et le peuple du Venezuela face à toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de ce pays ou à tout autre acte illégitime et illégal, y compris une tentative de coup d&#8217;État », a déclaré Bahram Qasemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Par ailleurs, le ministère syrien des Affaires étrangères a exprimé sa solidarité avec le Venezuela et Maduro, condamnant l&#8217;ingérence des États-Unis.</p>
<p>Le Parti communiste indien a également condamné cette intervention, et il a appelé les peuples du monde entier à faire preuve de solidarité avec le peuple vénézuélien. Le Parti communiste français et plusieurs organisations sociales telles que le Cercle bolivarien à Paris et le Collectif ALBA-TCP France, le Front Guasu du Paraguay et la gauche allemande se sont également prononcé dans ce sens.</p>
<p>Le président de Bolivie Evo Morales, a écrit sur son compte Twitter : « Toute notre solidarité avec le peuple vénézuélien et notre frère Nicolas Maduro, en ces heures décisives où les griffes de l&#8217;impérialisme cherchent une fois de plus à porter un coup mortel à la démocratie et à l&#8217;autodétermination des peuples de l&#8217;Amérique du Sud. Nous ne seront plus jamais l’arrière-cour des États-Unis. » Le président turque Recep Tayyip Erdoğan, a également exprimé son soutien et sa solidarité face aux attaques de l&#8217;opposition vénézuélienne.</p>
<p>Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Mexique a annoncé que le gouvernement du président Andrés Manuel Lopez Obrador ne prévoit aucun changement dans sa politique étrangère vis-à-vis du Venezuela et qu’il reconnaît Nicolas Maduro comme le président légitime de ce pays.</p>
<p>En Russie, le sénateur du Conseil de la Fédération de ce pays, Andreï Klimov, a lui aussi assuré que le gouvernement du président Vladimir Poutine ne prévoit aucun changement dans la politique étrangère du Kremlin par rapport au Venezuela.</p>
<p>Le Front Brésil populaire, qui regroupe plusieurs organisations politiques, a exprimé son soutien à travers les réseaux sociaux, tandis que d&#8217;autres groupes se sont réunis à l&#8217;ambassade du Venezuela en Bulgarie pour exprimer leur solidarité avec le peuple de ce pays et son président légitime.</p>
<p>Les États-Unis ont demandé une réunion d&#8217;urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situationau Venezuela. Cette demande est d’autant plus d&#8217;être ridicule et hypocrite que les États-Unis sont à l’origine de la situation créée dans ce pays, sous les auspices du président Donald Trump et des hauts représentants de son administration.</p>
<p>Les réseaux sociaux ont été inondés de « meme » à ne pas manquer sur la question, lesquels dénoncent et condamnent l&#8217;administration de Trump. On peut lire sur la légende de l’un d’entre eux : « Vous voulez être président sans avoir à subir une élection populaire inconfortable, appelez 1 800 Mike Pence, garantie immédiate.</p>
<p><strong>(Granma)<br />
</strong></p>
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		<title>Les raisons scientifiques qui démentent les allégations d’incidents contre des diplomates étasuniens</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Sep 2018 00:06:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cuba a de nouveau catégoriquement rejeté l'emploi du terme « attaque », sans qu’aucune preuve n’ait été apportée en ce sens, lors de la récente réunion entre experts scientifiques des États-Unis et de l'Île, pour échanger sur les symptômes de santé signalés par des diplomates étasuniens accrédités à La Havane.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3696" alt="embajada EEUU" src="/files/2018/09/embajada-EEUU1.jpg" width="300" height="246" />Cuba a de nouveau catégoriquement rejeté l&#8217;emploi du terme « attaque », sans qu’aucune preuve n’ait été apportée en ce sens, lors de la récente réunion entre experts scientifiques des États-Unis et de l&#8217;Île, pour échanger sur les symptômes de santé signalés par des diplomates étasuniens accrédités à La Havane.</p>
<p>Comme chacun sait, au cours des mois où le travail de recherche a été mené, les scientifiques et les spécialistes cubains n&#8217;ont pas eu accès aux informations cliniques et aux médecins qui ont évalué le personnel diplomatique ayant signalé des symptômes de santé.</p>
<p>À la suite de ce dernier échange, les raisons scientifiques qui réfutent l&#8217;existence des incidents allégués contre des diplomates nord-américains à La Havane ont été ratifiées.</p>
<p>Les informations fournies ne permettent pas d&#8217;étayer l&#8217;hypothèse d&#8217;attaques sanitaires et de dommages cérébraux suggérée jusqu&#8217;à présent par le Département d&#8217;État pour expliquer les symptômes dont, selon ce même Département, ses diplomates se plaignent.</p>
<p>Les informations échangées ne permettent pas de démontrer l&#8217;existence d&#8217;un nouveau syndrome médico-neurologique de lésion cérébrale.</p>
<p>Il est impossible d’affirmer que les lésions cérébrales causées par des coups à la tête auraient pu se produire sans traumatisme crânien.</p>
<p>Les preuves médicales présentées présentent de sérieuses limitations.</p>
<p>La plupart des cas décrits présentent des symptômes de maladies courantes comme l&#8217;hypertension, le stress et de nombreuses autres maladies à forte prévalence aux États-Unis et dans le monde.</p>
<p>Les rapports peuvent être inexacts en raison du délai moyen de 203 jours entre les incidents allégués et les enquêtes médicales signalées.</p>
<p>Les tests neuropsychologiques, considérés comme plus objectifs, ont été évalués selon des critères inhabituels qui, appliqués à un groupe de sujets sains, les présenteraient presque tous comme malades.</p>
<p>Seules trois personnes atteintes d&#8217;une perte auditive légère ou modérée ont été repérées, chacune avec des audiogrammes correspondant à des maladies différentes et probablement préexistantes.</p>
<p>Aucun résultat témoignant de lésions cérébrales en neuro-imagerie n&#8217;a été rapporté. Des signes légers et modérés ont été signalés chez deux individus : ces signes ne sont pas spécifiques et peuvent apparaître dans de multiples maladies ou processus survenus avant que ces personnes ne se rendent à Cuba. Les experts cubains n&#8217;ont pas pu accéder à ces images</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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