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	<title>Cubadebate (Français) &#187; CIA</title>
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		<title>LE GÉNIE DE CHÁVEZ</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 14:41:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
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		<category><![CDATA[CIA]]></category>
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		<description><![CDATA[Le président Chávez a fait rapport devant le parlement vénézuélien de l’action de son gouvernement en 2011 et de son programme pour l’année en cours. Après avoir rempli rigoureusement toutes les formalités qu’implique cet important exercice, il s’est adressé aux autorités officielles de l’État, aux parlementaires de tous les partis, aux sympathisants et aux adversaires dans le cadre de la cérémonie la plus solennelle du pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le président Chávez a fait rapport devant le parlement vénézuélien de l’action de son gouvernement en 2011 et de son programme pour l’année en cours. Après avoir rempli rigoureusement toutes les formalités qu’implique cet important exercice, il s’est adressé aux autorités officielles de l’État, aux parlementaires de tous les partis, aux sympathisants et aux adversaires dans le cadre de la cérémonie la plus solennelle du pays.</p>
<p>À son habitude, le leader bolivarien a été aimable et respectueux envers toutes les personnes présentes. Si l’une d’entre elles demandait la parole pour un éclaircissement, il lui en offrait aussitôt la possibilité. Quand une parlementaire, qui l’avait salué aimablement à l’instar d’autres adversaires, a demandé la parole, il a interrompu son rapport et la lui a cédée en un geste d’une grande hauteur politique. Elle a alors interpellé le président en des phrases d’une dureté extrême qui ont mis sa noblesse et son sang-froid à l’épreuve, utilisant même le qualificatif insultant de « voleur » pour juger sa conduite à cause des lois et des mesures qu’il a adoptées. Il s’agissait sans conteste d’une offense, même si ce n’était pas là l’intention de la parlementaire. Néanmoins, il a été capable de répondre avec sérénité. Après s’être enquis du terme exact qu’elle avait employé, il a répliqué élégamment et posément à sa demande d’un débat public par un dicton : « L&#8217;aigle n’attrape pas les mouches », puis il a poursuivi sereinement son exposé.</p>
<p>Ce fut là une preuve insurpassable d’agilité mentale et de contrôle de soi. Une autre femme, d’origine incontestablement modeste,  s’étonna en des phrases émues et profondes de ce qu’elle venait de voir, ce qui déclencha les applaudissements de l’immense majorité de l’auditoire, autrement dit de tous les amis du président et, semble-t-il, de nombre de ses adversaires.</p>
<p>Chávez a rendu compte de la gestion de son gouvernement pendant plus de neuf heures d’affilée, sans que l’intérêt faiblisse une seconde, et son rapport a été suivi, peut-être à cause de cet incident, par un nombre incalculable de personnes. Moi qui ai abordé bien souvent des problèmes difficiles dans de longs discours, en m’efforçant toujours au maximum de bien faire comprendre mes idées, j’ai du mal à m’expliquer comment ce militaire d’origine modeste, mais à l’esprit agile et au talent sans pareil, a été capable d’un tel déploiement d’éloquence sans perdre la voix ni ses forces.</p>
<p>La politique est pour moi le combat prolongé et résolu des idées. La publicité est le lot des publicitaires qui connaissent sans doute les techniques requises pour que les auditeurs, les spectateurs et les lecteurs fassent ce qu’on leur dit. Si cette science ou cet art ou comme on veut l’appeler servait au bien de l’humanité, elle mériterait du respect, celui-là même que méritent ceux qui apprennent aux autres l’habitude de penser.</p>
<p>Un grand combat se livre aujourd’hui au Venezuela. Les ennemis intérieurs et extérieurs de la révolution préfèrent le chaos, comme l’affirme Chávez, plutôt que le développement juste, ordonné et pacifique du pays. Quiconque a pris l’habitude d’analyser les faits survenus durant plus d’un demi-siècle et d’observer avec toujours plus de preuves l’histoire hasardeuse de notre époque et le comportement humain finit presque toujours par arriver à prédire le cours des événements.</p>
<p>Promouvoir une révolution profonde n’était pas chose aisée au Venezuela, un pays à l’histoire glorieuse mais immensément riche en ressources qui sont d’une importance vitale pour les puissances impérialistes qui ont tracé et tracent encore les destinées du monde.</p>
<p>Des dirigeants politiques dans le style de Rómulo Betancourt et de Carlos Andrés Pérez étaient dépourvus des moindres qualités personnelles pour ce faire. De plus, le premier était excessivement vaniteux et hypocrite. Il avait largement eu l’occasion de connaître la réalité vénézuélienne. Il avait été membre du Bureau politique du parti communiste costaricien dans sa jeunesse. Il connaissait bien l’histoire de l’Amérique latine et le rôle de l’impérialisme, les taux de pauvreté et le pillage impitoyable des ressources naturelles du continent. Il ne pouvait ignorer que, même si le Venezuela était immensément riche, la grande majorité de sa population vivait dans la pauvreté extrême. Les archives de toutes sortes le prouvent d’une manière irréfutable.</p>
<p>Comme l’a dit Chávez si souvent, le Venezuela a été pendant plus d’un demi-siècle le plus gros exportateur de pétrole au monde ; des bâtiments de guerre européens et yankees intervinrent au début du XX<sup>e</sup> siècle pour appuyer un gouvernement illégal et tyrannique qui avait bradé le pays aux monopoles étrangers. On sait bien que des sommes énormes sortaient du pays pour grossir le patrimoine des monopoles étrangers et de l’oligarchie vénézuélienne.</p>
<p>Quand je me suis rendu pour la première fois au Venezuela après la victoire de la Révolution pour le remercier de sa sympathie et de son appui à notre lutte, le baril de pétrole valait à peine deux dollars. Quand j’y suis allé assister à l’investiture de Chávez – le jour où il a prêté serment sur la « Constitution moribonde » que soutenait Calderas – le baril en valait sept, même si quarante ans s’étaient écoulés depuis et trente ans depuis que le « bienfaiteur » Richard Nixon avait décrété la fin de l’étalon-or face au dollar et que les États-Unis avaient commencé à acheter le monde à coups de papier-monnaie. Pendant un siècle, le Venezuela fournit du pétrole bon marché à l’économie de l’Empire et fut un exportateur net de capitaux vers les pays développés et riches.</p>
<p>Pourquoi ces réalités répugnantes prédominèrent-elles pendant plus d’un siècle ?</p>
<p>Les officiers des forces armées latino-américains disposaient aux États-Unis d’écoles privilégiées où les champions olympiques de la démocratie leur enseignaient dans des cours spéciaux à préserver l’ordre impérialiste et bourgeois. Les coups d’État étaient les bienvenus pourvu qu’ils servent à « défendre les démocraties », à préserver et à garantir cet ordre si sordide, en alliance avec les oligarchies ; peu importait que les électeurs sachent lire et écrire ou non, aient un logement ou non, un emploi, des services médicaux et des écoles à condition que le droit de propriété sacro-saint soit garanti. Chávez explique ces réalités d’une manière magistrale. Nul ne connaît mieux que lui ce qu’il se passait dans nos pays.</p>
<p>Pis encore, la sophistication de l’armement moderne,  la complexité de son exploitation et de son maniement qui exige des années d’apprentissage, la formation de spécialistes hautement qualifiés, ses coûts quasiment inaccessibles pour les économies faibles du sous-continent, tout ceci créait un mécanisme de subordination et de dépendance supplémentaire. La Maison-Blanche, sans même consulter les gouvernements, traçait des normes et déterminait des politiques à l’adresse des militaires à travers différents mécanismes. Les techniques de torture les plus perfectionnées étaient transmises aux organes de sécurité pour qu’ils sachent interroger ceux qui se rebellaient contre ce système de famine et d’exploitation immonde et répugnant.</p>
<p>Néanmoins, maints officiers honnêtes, écœurés de tant d’impudeur, tentèrent vaillamment de mettre fin à cette trahison ignominieuse de l’histoire de  nos lutte d’indépendance.</p>
<p>En Argentine, Juan Domingo Perón, officier de l’armée, fut capable de concevoir une politique indépendante et de racines ouvrières. Renversé par un putsch militaire sanglant, il fut expulsé du pays et dut vivre en exil de 1955 à 1973. Quelques années après, sous l’égide des Yankees, les militaires assaillirent de nouveau le pouvoir, assassinèrent, torturèrent et firent disparaître des milliers d’Argentins, et ne furent même pas capables de  défendre le pays lors de la guerre coloniale que l’Angleterre mena avec l’appui complice des États-Unis et d’un nervi, Augusto Pinochet, et de sa cohorte d’officiers fascistes formés à l’École des Amériques.</p>
<p>Le colonel Francisco Caamaño Deñó à Saint-Domingue, le général Velazco Alvarado au Pérou, le général Omar Torrijos au Panama, et d’autres capitaines et officiers dans d’autres pays qui sacrifièrent leur vies d’une manière anonyme constituèrent l’antithèse de la traîtrise personnifiée par Somoza, Trujillo, Stroessner, et par les dictateurs sanguinaires d’Uruguay, d’El Salvador et d’autres pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. Les militaires révolutionnaires ne formulaient pas des vues peaufinées dans tous les détails, et nul n’aurait eu le droit de l’exiger d’eux : ce n’étaient pas des académiciens versés en politique, mais des hommes ayant le sens de l’honneur et aimant leur pays.</p>
<p>Et pourtant, l’on a vu jusqu’où des hommes honnêtes, refusant l’injustice et le crime, sont capables d’aller sur les chemins de la révolution.</p>
<p>Le Venezuela constitue un brillant exemple du rôle théorique et pratique que les militaires révolutionnaires peuvent jouer dans la lutte pour l’indépendance de nos peuples, comme ils le firent voilà deux siècles sous la direction géniale de Simón Bolívar.</p>
<p>Chávez, un militaire d’origine modeste, fait irruption dans la vie politique vénézuélienne en puisant dans les idées du libérateur de l’Amérique. Martí écrivit au sujet de Bolivar, cette source d’inspiration intarissable : « <em>Il gagna des batailles sublimes, avec des soldats nu pieds et en haillons […] jamais on ne se battit tant ni mieux dans le monde pour la liberté&#8230; […] …de Bolívar, on ne peut parler qu’avec une montagne pour tribune […] ou une poignée de peuples libres au poing… […] ce qu’il n’a pas fait lui-même n’est toujours pas fait à ce jour, parce que Bolívar a encore à faire en Amérique.</em> »</p>
<p>Plus d’un demi-siècle plus tard, le grand poète Pablo Neruda écrivit un poème que Chávez répète souvent, et dont la dernière strophe affirme :</p>
<p><em>Je connus Bolívar par une longue matinée,</em></p>
<p><em>À Madrid, à la bouche du 5<sup>e</sup> régiment,</em></p>
<p><em>Père, lui dis-je, es-tu ou n’es-tu pas, et qui es-tu ?</em></p>
<p><em>Et regardant la caserne de </em><em>la  Montagne</em><em>, il dit :</em></p>
<p><em>« Je m’éveille tous les cent ans, quand le peuple s’éveille. »</em></p>
<p>Mais le dirigeant bolivarien ne se borne à des formulations théoriques. Il prend sans attendre des mesures concrètes. Les pays anglophones des Caraïbes, auxquels les navires de croisière modernes et luxueux des États-Unis disputaient le droit d’accueillir des touristes dans leurs hôtels, leurs restaurants et leurs centres de loisirs qui, bien que souvent de propriété étrangère, engendraient du moins des emplois, sauront toujours gré au Venezuela de leur livrer du pétrole assorti de facilités de paiement spéciales alors que le baril dépassait parfois les cent dollars.</p>
<p>Le petit Nicaragua, patrie de Sandino, ce « général d’hommes libres », où l’Agence centrale de renseignement organisa par Luis Posada Carriles interposé, après avoir libéré celui-ci de prison au Venezuela, des échanges d’armes contre des drogues dans le cadre d’une guerre qui coûta des milliers de victimes et d’invalides à ce peuple héroïque, a aussi bénéficié de l’appui solidaire du Venezuela. Ce sont là des exemples sans précédent sur notre continent.</p>
<p>Le Traité de libre-échange, cet accord ruineux que les Yankees prétendent imposer à l’Amérique latine, comme ils l’ont fait pour le Mexique, feraient des pays latino-américains et caribéens non seulement la région du monde où la richesse est la plus mal distribuée, ce qu’elle est déjà, mais encore en un marché gigantesque où jusqu’au maïs et aux autres cultures qui sont des sources traditionnelles de protéines végétales et animales seraient écartés au profit des cultures subventionnées des États-Unis, comme cela se passe d’ores et déjà en territoire mexicain.</p>
<p>Les voitures d’occasion et d’autres biens remplacent ceux de l’industrie mexicaine ; villes et campagnes y perdent leurs capacités de générer des emplois ; les ventes d’armes et de drogues y augmentent ; toujours plus d’adolescents d’à peine quatorze ou quinze ans sont convertis en de redoutables délinquants. On n’avait jamais encore vu à ce jour que des cars ou d’autres véhicules remplis de personnes qui, en quête d’emplois, ont acheté un billet pour être transportées de l’autre côté de la frontière soient détournés et leurs passagers abattus sans pitié. Des chiffres semblables augmentent d’année en année. Plus de dix mille personnes y perdent la vie chaque année.</p>
<p>On ne saurait analyser la Révolution bolivarienne sans tenir compte de ces réalités.</p>
<p>En de telles circonstances sociales, les forces armées sont contraintes de livrer des guerres interminables et dévastatrices.</p>
<p>Le Honduras n’est pas un pays industrialisé, financier ou commercial, même pas un gros producteur de drogues, et pourtant certaines de ses villes battent des records de morts violentes à cause des drogues. En revanche, une importante base des forces stratégiques du Commandement Sur des États-Unis y arbore son étendard. Tel est le panorama dantesque dans plus d’un pays latino-américain. Mais certains commencent à s’en sortir. En premier lieu, le Venezuela, mais non seulement parce qu’il possède d’abondantes ressources naturelles, mais aussi parce qu’il les arrachées à la cupidité insatiable des transnationales étrangères et a libéré des forces politiques et sociales considérables capables de remporter de grandes conquêtes. Le Venezuela d’aujourd’hui est très différent du pays que j’ai connu voilà douze ans à peine, et j’avais déjà été impressionné profondément de le voir renaître, tel le phénix, de ses cendres historiques.</p>
<p>Les États-Unis et la CIA, faisant allusion au mystérieux ordinateur de Raúl Reyes, qui est entre leurs mains après qu’ils eurent organisé et déclenché en plein territoire équatorien une attaque au cours de laquelle le remplaçant de Marulanda et plusieurs jeunes latino-américains désarmés ont été assassinés, ont lancé la version que Chávez appuyait « l’organisation narcoterroriste des FARC ». Or, les vrais terroristes et trafiquants de drogues en Colombie, c’étaient les paramilitaires qui fournissaient aux trafiquants étasuniens les drogues vendues sur le plus gros marché de stupéfiants au monde, les États-Unis.</p>
<p>Je n’ai jamais parlé à Marulanda ; seulement avec des écrivains et des intellectuels qui le connaissaient bien. J’ai analysé ses idées et son histoire. Je n’hésite pas à affirmer que c’était quelqu’un de courageux et de révolutionnaire. J’ai expliqué que je ne partageais pas ses conceptions tactiques. À mon avis, il aurait suffi de deux ou trois mille hommes pour vaincre en Colombie une armée de métier classique. Son erreur était de concevoir une armée révolutionnaire possédant presque autant de soldats que l’adversaire. C’était là extrêmement coûteux  et virtuellement impossible à gérer.</p>
<p>La technologie a changé aujourd’hui bien des aspects de la guerre ; les formes de lutte changent aussi. De fait, un affrontement de forces conventionnelles entre des puissances nucléaires est devenu impossible. Il n’est pas besoin des connaissances d’Albert Einstein, de Stephen Hawking et de milliers d’autres scientifiques pour le comprendre. C’est un danger latent, dont on connaît l’issue, ou du moins qu’on devait connaître. Il pourrait s’écouler des millions d’années avant que d’autres êtres pensants repeuplent la planète.</p>
<p>Je soutiens malgré tout que lutter est un devoir  inné en l’homme, qu’il doit chercher des solutions qui lui permettent de vivre plus rationnellement et plus dignement.</p>
<p>Dès que j’ai fait la connaissance de Chávez, je l’ai toujours vu s’intéresser à la paix en Colombie. Une fois à la présidence, dans les dernières années du gouvernement Pastrana, il a facilité des réunions entre celui-ci et les révolutionnaires colombiens à Cuba, mais, qu’on le comprenne bien, en vue d’un accord de paix véritable, non d’une reddition.</p>
<p>Je ne me rappelle pas avoir écouté Chávez promouvoir en Colombie autre chose que la paix, ni même mentionner Raúl Reyes. Nous avons toujours abordé d’autres questions. Il apprécie grandement les Colombiens dont des millions vivent au Venezuela et bénéficient tous des mesures sociales adoptées par la Révolution, et le peuple colombien l’apprécie presque autant que le peuple vénézuélien.</p>
<p>Je tiens à exprime ma solidarité et mon estime envers le général Henry Rangel Silva, chef du commandement stratégique opérationnel des forces armées, qui vient d’être nommé ministre de la Défense de la République bolivarienne. J’ai eu l’honneur de le connaître quand voilà maintenant plusieurs mois, il a rendu visite à Chávez dans notre pays. J’ai vu en lui quelqu’un d’intelligent et de décent, à la fois capable et modeste. J’ai écouté son discours serein, courageux et clair, qui inspire confiance.</p>
<p>Il a dirigé l’organisation du défilé le plus parfait que j’ai vu de la part de forces armées latino-américaines, et j’espère qu’il servira d’encouragement et d’exemple aux autres armées sœurs.</p>
<p>Les Yankees, qui n’ont rien eu à voir avec ce défilé, seraient incapables de faire mieux.</p>
<p>Il est extrêmement injuste de critiquer Chávez pour avoir investi des ressources dans les armes excellentes qui y ont été montrées. Je suis sûr qu’elles ne seront jamais utilisées pour agresser un pays frère. Les armes, les ressources et les connaissances devront marcher à l’unisson sur les voies de l’unité pour former en Amérique, comme le rêvait le <em>libertador</em>, « la plus grande nation du monde, moins par son étendue et sa richesse, que par sa liberté et sa gloire ».</p>
<p>Tout nous unit plus que l’Europe ou les États-Unis, sauf le manque d’indépendance qu’on nous a  imposé pendant deux cents ans.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2012/01/firma120125-re-la-genialidad-de-chavez-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 25 janvier 2012</strong></p>
<p><strong> 20 h 32</strong></p>
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		<title>LE FRUIT QUI N’EST PAS TOMBÉ</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 13:58:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cuba a été contrainte de se battre pour son existence face à une puissance expansionniste, située à quelques milles de ses côtes et qui ne cachait pas ses visées d’annexion dans la mesure où sa seule destinée était censément de tomber dans son giron tel un fruit mûr. Nous étions voués à l’inexistence comme nation.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cuba a été contrainte de se battre pour son existence face à une puissance expansionniste, située à quelques milles de ses côtes et qui ne cachait pas ses visées d’annexion dans la mesure où sa seule destinée était censément de tomber dans son giron tel un fruit mûr. Nous étions voués à l’inexistence comme nation.</p>
<p>Dans la glorieuse multitude de patriotes qui se battit durant la seconde moitié du XIXe siècle contre l’abominable colonialisme imposée par l’Espagne pendant trois cents ans, José Martí fut celui qui perçut avec le plus de clarté cette destinée si dramatique. Et il le fit savoir dans les dernières lignes qu’il écrivit quand, à la veille d’un rude combat prévu contre une colonne espagnole aguerrie et bien équipée, il affirma que l’objectif clef de sa lutte était « d’empêcher à temps, par l’indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s’étendent dans les Antilles et ne s’abattent, avec cette force de plus, sur nos terres d’Amérique. Tout ce que j’ai fait à ce jour et tout ce que je ferai, c’est pour cela. »</p>
<p>Quiconque ne comprend pas cette profonde vérité aujourd’hui ne peut être ni patriote ni révolutionnaire.</p>
<p>Les médias, le monopole de nombreuses ressources techniques et les fonds considérables destinés à tromper et à abrutir les masses constituent sans aucun doute des obstacles importants, mais non invincibles.</p>
<p>La nation cubaine a prouvé, malgré sa condition de factorerie coloniale yankee où sévissaient l’analphabétisme et la pauvreté généralisée, qu’il était possible de faire face au pays qui menaçait de l’absorber définitivement. On ne saurait affirmer qu’il existait une bourgeoisie nationale opposée à l’Empire ; au contraire, elle en était si proche qu’un peu après le triomphe de la Révolution, elle est allée jusqu’à envoyer quatorze mille enfants aux États-Unis sans la moindre protection, car on avait fait courir le mensonge perfide selon lequel l’autorité parentale serait supprimée, l’Histoire devant enregistrer cette « Opération Peter Pan » comme la plus grande manipulation d’enfants à des fins politiques en Amérique.</p>
<p>À peine deux ans après le triomphe révolutionnaire, le territoire national fut envahi par des forces mercenaires constituées d’anciens militaires de Batista et de fils de gros propriétaires terriens et de bourgeois, armées par les États-Unis et escortées par des bâtiments de leur flotte navale, dont des porte-avions prêts à entrer en action, qui les accompagnèrent jusqu’à nos côtes. La défaite et la capture de la quasi-totalité des mercenaires en moins de soixante-douze heures et la destruction de leurs avions qui opéraient depuis des bases au Nicaragua et de leurs moyens de transport naval constituèrent une défaite humiliante pour l’Empire et ses alliés latino-américains qui avaient sous-estimé la capacité de lutte du peuple cubain.</p>
<p>Les USA ayant interrompu leurs livraisons de pétrole puis supprimé totalement les contingents d’exportation de sucre dont Cuba avait toujours bénéficié sur leur marché et interdit le commerce établi entre les deux pays durant plus de cent ans, l’URSS répondit à chacune de ces mesures en nous livrant du pétrole, en achetant notre sucre, en faisant du commerce avec notre pays et finalement en nous fournissant les armes que Cuba ne pouvait acheter sur d’autres marchés.</p>
<p>Une campagne systématique d’attaques pirates organisées par la CIA, les actions militaires de bandes contre-révolutionnaires créées et équipées par les USA avant et après l’attaque mercenaire, tout ceci devant aboutir à une invasion militaire directe, donnèrent naissance aux événements qui mirent le monde au bord d’une guerre nucléaire totale à laquelle aucune des parties ni l’humanité elle-même n’auraient pu survivre.</p>
<p>Ces événements entraînèrent sans aucun doute la destitution de Nikita Khrouchtchev qui sous-estima l’adversaire, refusa d’écouter les avis qu’on lui donnait et ne consulta pas ceux qui, comme nous, étaient en première ligne avant de prendre sa décision finale. Ce qui aurait pu être une importante victoire morale se transforma ainsi en un revers politique coûteux pour l’URSS. De fait, durant bien des années, les USA continuèrent de commettre les pires méfaits contre Cuba et continuent, comme c’est le cas de leur blocus criminel, de les commettre.</p>
<p>Khrouchtchev eut des gestes extraordinaires envers notre pays. J’ai critiqué sans hésiter, à l’époque, le fait qu’il ait passé un accord avec les États-Unis sans nous avoir consultés, mais il serait ingrat et injuste de notre part de ne pas reconnaître sa solidarité extraordinaire à des moments difficiles et décisifs pour notre peuple dans sa bataille historique pour son indépendance et sa Révolution face au puissant Empire étasunien. Je comprends que la situation était extrêmement tendue et qu’il ne voulait pas perdre une minute quand il prit la décision de retirer les projectiles et que les Yankees s’engagèrent, très en secret, à renoncer à leur invasion.</p>
<p>Des décennies se sont depuis écoulées pour atteindre un demi-siècle, et le fruit cubain n’est toujours pas tombé dans les mains des Yankees.</p>
<p>Les nouvelles qui nous parviennent aujourd’hui d’Espagne, de France, d’Iraq, d’Afghanistan, du Pakistan, d’Iran, de Syrie, d’Angleterre, des îles Malvinas et de bien d’autres point de la planète sont sérieuses et augurent toutes une catastrophe politique et économique à cause de la démence des États-Unis et de leurs alliés.</p>
<p>Je me bornerai à quelques points. Je tiens d’abord à signaler – comme tout le monde peut le constater – que la sélection d’un candidat républicain à la présidence de cet Empire globalisé et touche-à-tout, constitue – et je le dis sérieusement – le pire concours d’idiotie et d’ignorance qu’on ait jamais vu. Comme j’ai d’autres chats à fouetter, je ne peux pas perdre mon temps à ça. Je savais pertinemment qu’il en serait ainsi.</p>
<p>Des dépêches de presse que je tiens à analyser sont bien plus éloquentes, parce qu’elles étalent en plein jour le cynisme incroyable que génère l’Occident dans sa décadence. L’une d’elles parle tout bonnement d’un prisonnier politique cubain qui, dit-on, est décédé au terme d’une grève de la faim de cinquante jours. Un journaliste de <em>Granma</em>, de <em>Juventud Rebelde</em>, d’un journal parlé ou télévisé ou de tout autre organe de presse révolutionnaire peut bien se tromper dans ses appréciations d’un tel ou tel thème, mais il ne fabrique jamais une nouvelle de toutes pièces ni n’invente un mensonge.</p>
<p>Selon la note publiée par <em>Granma</em>, cette grève de la faim n’a jamais eu lieu : il s’agissait d’un prisonnier de droit commun, condamné à quatre ans de privation de liberté pour avoir battu sa femme et lui avoir causé des blessures au visage ; c’est la belle-mère en personne qui a demandé l’intervention des autorités ; les proches ont été au courant de tous les gestes médicaux faits pour le sauver et savent gré aux spécialistes cubains des efforts qu’ils ont déployés. Il a été soigné, signale la note, dans le meilleur hôpital de l’Est du pays, comme n’importe quel autre citoyen. Il est décédé des suites d’une défaillance multi-organique secondaire associée à un processus respiratoire septique sévère.</p>
<p>Le patient a reçu tous les soins habituels dans un pays qui possède un des meilleurs services médicaux au monde, des soins gratuits malgré le blocus que l’impérialisme impose à notre patrie. Il s’agit tout simplement d’un devoir normal dans une Révolution qui peut se vanter d’avoir toujours respecté, durant plus de cinquante ans, les principes qui lui donnent sa force invincible.</p>
<p>Mieux vaudrait, assurément, que le gouvernement espagnol, compte tenu de ses excellentes relations avec Washington, se rende aux États-Unis et s’informe de ce qu’il se passe dans les prisons yankees, de la conduite impitoyable suivie envers les millions de détenus dans ce pays, de la politique de la chaise électrique qui y est appliquée et des horreurs commises envers les détenus dans les prisons et ceux qui protestent dans les rues.</p>
<p>Hier, lundi 23 janvier, un dur éditorial de <em>Granma</em> intitulé « Les vérités de Cuba » a expliqué en détail sur toute une page la campagne mensongère insolite et impudente orchestrée contre notre Révolution par « certains gouvernements traditionnellement impliqués dans la subversion  contre Cuba ».</p>
<p>Notre peuple connaît bien les normes qui ont régi la conduite immaculée de notre Révolution dès le premier combat et jamais souillée durant plus d’un demi-siècle. Il sait aussi que les ennemis ne pourront jamais exercer de pressions sur lui ni le faire chanter. Nos lois et nos normes seront appliquées indéfectiblement.</p>
<p>Il est bon de le signaler clairement et en toute franchise. Le gouvernement espagnol et l’Union européenne qui part en capilotade, plongée dans une profonde crise économique, doivent savoir à quoi s’en tenir. Leurs déclarations reproduites par les agences de presse et recourant à des mensonges éhontés pour attaquer Cuba font pitié. Occupez-vous d’abord de sauver l’euro, si vous le pouvez, réglez le chômage chronique dont souffrent toujours plus de jeunes, répondez aux indignés que vos polices ne cessent d’attaquer et de frapper.</p>
<p>Nous n’ignorons pas que le gouvernement espagnol est maintenant passé aux mains d’admirateurs de Franco, lequel dépêcha près de cinquante mille membres de la Division Bleue auprès des SS et des SA nazis pour participer à la sauvage agression  contre les Soviétiques, prenant part à l’opération la plus cruelle et la plus douloureuse de cette guerre, le siège de Leningrad, où un million de citoyens russes périt dans cette tentative d’étrangler la ville héroïque. Le peuple russe ne pardonnera jamais ce crime horrible.</p>
<p>La droite fasciste d’Aznar, de Rajoy  et d’autres serviteurs de l’Empire doit avoir sa petite idée sur les seize mille morts que souffrirent leurs prédécesseurs de la Division bleue et sur les Croix de fer par lesquelles Hitler récompensa ses officiers et ses soldats. Ce que fait aujourd’hui la police-gestapo aux hommes et aux femmes qui réclament leur droit au travail et au pain dans le pays où sévit le chômage le plus élevé d’Europe n’a donc rien d’étonnant</p>
<p>Pourquoi les médias de l’Empire mentent-ils si impudemment ?</p>
<p>Ceux qui manipulent ces médias s’escriment à tromper et à abrutir le monde par leurs mensonges éhontés, pensant peut-être que c’est là le recours principal pour maintenir le système de domination et de pillage imposé au monde et, tout particulièrement, aux victimes proches du siège des métropoles, autrement dit les presque six cents millions de Latino-Américains et de Caribéens vivant sur ce continent-ci.</p>
<p>La république sœur du Venezuela est devenue l’objectif clef de cette politique. La raison en saute aux yeux. Sans le Venezuela, l’Empire aurait imposé le Traité de libre-échange à tous les peuples du continent qui vivent au sud des États-Unis, où se trouvent les plus grandes réserves de terre, d’eau potable et de minerai de la planète, ainsi que de grande ressources énergétiques qui, gérées dans un esprit de solidarité avec les autres peuples du monde, ne peuvent ni ne doivent tomber aux mains des transnationales qui imposent un système suicidaire et infâme.</p>
<p>Il suffit, par exemple, de regarder une carte pour comprendre l’extorsion criminelle dont l’Argentine a été victime quand on lui a enlevé un pan de son territoire à l’extrême sud du continent où les Britanniques ont utilisé leur appareil militaire décadent pour assassiner des recrues argentines vêtus d’uniformes d’été en plein hiver austral. Les États-Unis et leur allié Augusto Pinochet y offrirent à l’Angleterre un appui ignominieux. De nos jours, à la veille des Jeux olympiques de Londres, le Premier ministre David Cameron proclame à son tour, comme l’avait déjà fait Margaret Thatcher, son droit de recourir aux sous-marins atomiques pour tuer des Argentins. Le gouvernement de ce pays ignore que le monde est en train de changer et que notre continent et la plupart des peuples méprisent toujours plus les agresseurs.</p>
<p>Le cas des îles Malvinas n’est pas le seul. Quelqu’un sait-il comment se terminera le conflit en Afghanistan ? Voilà quelques jours à peine, on apprenait que des soldats étasuniens avaient outragé les cadavres de combattants afghans assassinés par les drones de l’OTAN.</p>
<p>Voilà trois jours, une agence de presse européenne faisait savoir que « le président Hamid Karzai avait avalisé des négociations de paix avec les talibans, en soulignant que c’était là une question que devaient régler les citoyens de ce pays », et qu’il avait ajouté : « … le processus de paix et de réconciliation incombe à la nation afghane, et aucun pays ni aucune organisation étrangère ne peut ôter ce droit aux Afghans. »</p>
<p>Par ailleurs, une dépêche en provenance de Paris publiée par notre presse informait : « La France a suspendu aujourd’hui toutes ses opérations d’entraînement et d’aide au combat en Afghanistan et a menacé de retirer ses troupes avant la date prévue, après qu’un soldat afghan a eu abattu quatre militaires français dans la vallée de Taghab, dans la province de Kapisa […] Sarkozy a donné des instructions à son ministre de la Défense, Gérard Longuet, de se rendre sans délai à Kaboul et a envisagé la possibilité de retirer le contingent français par anticipation. »</p>
<p>À la disparition de l’URSS et du camp socialiste, le gouvernement étasunien a jugé que Cuba ne pourrait pas se maintenir. George W. Bush avait même préparé un gouvernement contre-révolutionnaire pour diriger notre pays. Le jour même où Bush a lancé sa guerre criminelle contre l’Iraq, j’ai demandé aux autorités de notre pays de cesser d’être tolérantes envers les chefaillons contre-révolutionnaires qui demandaient hystériquement, ces jours-là, une invasion de Cuba, car leur attitude constituait de fait une trahison à la patrie.</p>
<p>Bush et ses crétineries ont sévi durant huit ans ; la Révolution dure déjà depuis plus d’un demi-siècle. Le fruit mûr n’est pas tombé aux mains de l’Empire. Cuba ne sera pas une force de plus par laquelle l’Empire s’étendra sur les peuples d’Amérique. Le sang de Martí n’aura pas coulé en vain.</p>
<p>Je publierai demain d’autres Réflexions qui compléteront celles-ci</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2012/01/firma-120124-re-la-fruta-que-no-cayo-300x181.jpg" alt="" width="300" height="181" /></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 24 janvier 2012</strong></p>
<p><strong> 19 h 12</strong></p>
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		<title>LA VICTOIRE ÉCRASANTE DE DANIEL ET DU FSLN</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 14:11:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans notre monde, les problèmes sont extrêmement complexes et difficiles. Mais, tant qu’il durera, nous, les petits pays, nous pouvons et nous devons exercer nos droits à l’indépendance, à la coopération, au développement et à la paix.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Des élections générales se sont déroulées au Nicaragua voilà soixante-douze heures, le dimanche 6 novembre, et Daniel et le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) y ont remporté une victoire écrasante.</p>
<p>Le hasard a voulu que le quatre-vingt-quatorzième anniversaire de la glorieuse Révolution socialiste soviétique soit tombé le lendemain. Des ouvriers, des paysans et des soldats russes écrivirent des pages indélébiles de l’Histoire, et le nom de Lénine brillera à jamais parmi les hommes et les femmes qui rêvent d’une meilleure destinée pour l’humanité.</p>
<p>Ces questions sont toujours plus complexes, et l’on ne fera jamais assez d’efforts pour éduquer les nouvelles générations. Voilà pourquoi j’ouvre ici un espace pour commenter ce fait, parmi tant d’autres qui surviennent chaque jour sur la planète et dont nous prenons connaissance par des voies toujours plus nombreuses et que nul n’aurait imaginées voilà quelques décennies à peine.</p>
<p>Je dois dire que les élections nicaraguayennes se sont déroulées à la manière bourgeoise traditionnelle qui n’a rien de juste ou d’équitable, puisque les secteurs oligarchiques de nature antinationale et alignées sur l’impérialisme monopolisent en règle générale les ressources économiques et publicitaires qui sont en règle générale, surtout sur notre sous-continent, au service des intérêts politiques et militaires de l’Empire, tout ceci ne faisant que mettre en lumière l’ampleur de la victoire sandiniste.</p>
<p>C’est là une vérité que l’on connaît parfaitement dans notre patrie depuis que José Martí tomba à Dos Ríos, le 19 mai 1895, pour «empêcher à temps, par l’indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s’étendent dans les Antilles et ne s’abattent, avec cette force de plus, sur nos terres d’Amérique». Je ne me lasserai jamais de le répéter, d’autant que notre peuple a été capable de supporter pendant un demi-siècle le blocus économique rigoureux et les agressions les plus brutales de cet Empire.</p>
<p>Ce n’est pourtant pas la haine qui inspire notre peuple, mais les idées. C’est d’elles qu’est née notre solidarité avec le peuple de Sandino, le <em>Général des hommes libres</em>, dont je lisais les hauts faits avec admiration voilà plus de soixante ans quand j’étais étudiant, sans disposer bien entendu des merveilleuses perspectives culturelles dont bénéficieront dans quelques jours les étudiants d’aujourd’hui qui, aux côtés des lycéens, participeront à ce qui est d’ores et déjà une belle tradition: le Festival universitaire du livre et de la lecture.</p>
<p>La mort héroïque du héros nicaraguayen qui lutta contre les occupants yankees fut toujours une source d’inspiration pour les révolutionnaires cubains. Notre solidarité avec le peuple nicaraguayen, qui s’est exprimée dès les premiers jours de la Révolution du 1<sup>er</sup> janvier 1959, n’a donc rien d’étonnant.</p>
<p>Le journal <em>Granma </em>nous rappelait hier, 8 novembre, la mort héroïque, en 1976, deux ans et demi avant la victoire, du fondateur du FSLN, Carlos Fonseca Amador, « <em>tayacán </em>vainqueur de la mort », selon les paroles d’une belle chanson écrite à sa mémoire: «Ô fiancé de la patrie rouge et noire, Tout Nicaragua te crie &#8220;Présent !&#8221;»</p>
<p>Je connais bien Daniel. Il n’a jamais adopté de positions extrémistes et il est resté invariablement fidèle à des principes de base. Chargé de la présidence à partir d’une direction politique collégiale, il s’est caractérisé par son respect des vues des compagnons des autres tendances surgies au sein du sandinisme à un moment donné de la lutte révolutionnaire, devenant ainsi un facteur d’unité entre eux. Il était constamment en contact avec le peuple, ce qui explique la grande ascendance qu’il a prise dans les secteurs les plus modestes du Nicaragua.</p>
<p>La profondeur de la Révolution sandiniste lui gagna la haine de l’oligarchie nationale et de l’impérialisme yankee.</p>
<p>La sale guerre que Reagan et Bush imposèrent au pays et au peuple depuis la Maison-Blanche et l’Agence centrale de renseignement se caractérisa par les crimes les plus atroces.</p>
<p>Ils organisèrent, entraînèrent et équipèrent de nombreuses bandes contre-révolutionnaires; ils firent du trafic de drogues un instrument permettant de financer la contre-révolution; ils introduisirent des dizaines de milliers d’armes qui causèrent la mort ou la mutilation de milliers de Nicaraguayens.</p>
<p>Les sandinistes maintinrent les élections au milieu de la bataille injuste qu’ils livraient dans une position désavantageuse. C’était l’époque de l’effondrement du camp socialiste, de la désintégration imminente de l’URSS et du début de la Période spéciale dans notre patrie. Et il leur fut impossible de gagner les élections dans des circonstances si difficiles, bien qu’ils bénéficiassent, selon tous les sondages d’opinion, de l’appui de la majorité du peuple nicaraguayen.</p>
<p>Et celui-ci fut contraint de supporter à nouveau, pendant presque dix-sept ans, des gouvernements corrompus et vendus à l’impérialisme. Les taux de santé, d’alphabétisation et de justice sociale obtenus par les sandinistes commencèrent à chuter douloureusement. Mais les révolutionnaires, sous la conduite de Daniel, continuèrent de lutter durant ces années amères, et le peuple put retourner au pouvoir, bien que dans des conditions extrêmement difficiles qui exigeaient le maximum d’expérience et de sagesse politique.</p>
<p>Cuba était toujours en butte au brutal blocus yankee, à quoi s’ajoutaient les dures conséquences de la Période spéciale et l’hostilité d’un des pires assassins qui aient gouverné les États-Unis, George W. Bush, le fils de celui qui avait déclenché la sale guerre contre le Nicaragua, fait libérer le terroriste Posada Carriles pour le placer à la tête de la distribution d’armes aux contre-révolutionnaires nicaraguayens et gracié Orlando Bosch, l’autre auteur du crime de La Barbade.</p>
<p>Une nouvelle étape démarrait néanmoins dans Notre Amérique grâce à la Révolution bolivarienne au Venezuela et à  la montée au pouvoir en Équateur, en Bolivie, au Brésil, en Uruguay, en Argentine et au Paraguay de gouvernements attachés à l’indépendance et à l’intégration des peuples latino-américains.</p>
<p>Je peux dire aussi avec satisfaction que la solidarité politique et sociale de Cuba avec la patrie de Sandino n’a jamais cessé. Et je dois affirmer en toute justice que le Nicaragua a été l’un des pays qui a utilisé le mieux la coopération de Cuba en santé et en éducation.</p>
<p>Les milliers de médecins qui ont prêté service dans ce pays frère héroïque se sentent vraiment stimulés par l’excellente utilisation que les sandinistes ont faite de leurs efforts. On peut en dire autant des milliers de professeurs qui furent envoyés, dans la première phase de cette révolution, dans les montagnes les plus reculées pour apprendre à lire et à écrire aux paysans. De nos jours, les expériences éducationnelles en général et, en particulier, les pratiques de l’expérience médicale découlant de l’École latino-américaine de médecine où se forment des milliers d’excellents médecins, ont été transférées au Nicaragua. Ces réalités constituent un grand stimulant pour notre peuple.</p>
<p>Ces détails que je mentionne ne constituent qu’un exemple des efforts féconds que les révolutionnaires sandinistes consentent pour développer leur patrie.</p>
<p>Le rôle fondamental de Daniel, qui  ne s’est jamais écarté du peuple et qui a lutté inlassablement pour son bien-être, explique à mon avis sa victoire écrasante.</p>
<p>C’est aujourd’hui un leader vraiment expérimenté qui a été capable de gérer des situations complexes et difficiles à partir des années où son pays s’est retrouvé à nouveau sous la férule du capitalisme rapace. Il sait gérer intelligemment des problèmes compliqués, sait ce qu’on peut faire ou non, ce qu’on doit faire ou non pour garantir la paix et le développement économique et social soutenu de son pays. Il sait très bien qu’il doit sa victoire écrasante à son peuple héroïque et courageux, qui a largement participé aux élections et dont les deux tiers ont voté pour lui. Il a été capable de se lier étroitement aux ouvriers, aux paysans, aux étudiants, aux jeunes, aux femmes, aux techniciens, aux professions libérales, aux artistes et à l’ensemble des secteurs et des forces progressistes qui soutiennent le pays et le font avancer. Son appel à toutes les forces politiques démocratiques qui sont prêtes à œuvrer pour l’indépendance et pour le développement économique et social du pays est, à mon avis, absolument correct.</p>
<p>Dans notre monde, les problèmes sont extrêmement complexes et difficiles. Mais, tant qu’il durera, nous, les petits pays, nous pouvons et nous devons exercer nos droits à l’indépendance, à la coopération, au développement et à la paix.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/11/firma-de-fidel-9-de-noviembre-de-2011-300x180.jpg" alt="" width="300" height="180" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 9 novembre 2011</strong></p>
<p><strong>20 h 12</strong></p>
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		<title>UNE VOLONTÉ DE FER (Deuxième et dernière partie)</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 13:44:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quand les pires actes eurent lieu contre Cuba en 1976, spécialement la destruction en plein vol d’un avion de passagers cubain qui avait décollé de la Barbade, causant la mort des soixante-treize personnes à bord – les pilotes, les hôtesses de l’air et le personnel auxiliaire prêtant leurs nobles services sur notre ligne nationale, l’équipe junior d’escrime au complet qui venait de rafler toutes les médailles d’or du championnat d’Amérique centrale et des Caraïbes de cette spécialité, les autres passagers, tant de Cuba que d’autres pays – ces faits provoquèrent une telle indignation qu’une foule absolument bouleversée – la plus immense et la plus dense que j’ai jamais vue en ma vie – se réunit sur la place de la Révolution de La Havane pour rendre un dernier hommage aux quelques restes mortels retrouvés.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quand les pires actes eurent lieu contre Cuba en 1976, spécialement la destruction en plein vol d’un avion de passagers cubain qui avait décollé de la Barbade, causant la mort des soixante-treize personnes à bord – les pilotes, les hôtesses de l’air et le personnel auxiliaire prêtant leurs nobles services sur notre ligne nationale, l’équipe junior d’escrime au complet qui venait de rafler toutes les médailles d’or du championnat d’Amérique centrale et des Caraïbes de cette spécialité, les autres passagers, tant de Cuba que d’autres pays – ces faits provoquèrent une telle indignation qu’une foule absolument bouleversée – la plus immense et la plus dense que j’ai jamais vue en ma vie – se réunit sur la place de la Révolution de La Havane pour rendre un dernier hommage aux quelques restes mortels retrouvés. Les scènes de douleurs furent indélébiles, et le restent. Aucun dirigeant des États-Unis et bien des gens dans le monde n’ont sans doute pas  eu la possibilité de les voir. Il serait bon que les médias les divulguent pour que l’on comprenne bien les motivations de nos héroïques combattants antiterroristes.</p>
<p>Bush père était un important fonctionnaire des services de renseignement étasuniens quand ceux-ci reçurent la mission d’organiser la contre-révolution à Cuba. La  CIA créa en Floride sa plus grande base d’opérations sur le continent américain, prenant la responsabilité de toutes les actions subversives organisées contre notre pays, dont les tentatives d’assassinat de dirigeants de la Révolution, ainsi que de tous les plans et de tous les calculs qui, s’ils avaient réussi, auraient représenté une quantité énormes de victimes des deux parties, car notre peuple était décidé, et le reste, comme il l’a prouvé à Playa Girón, à lutter jusqu’à la dernière goutte de son sang. Bush ne comprit jamais que la victoire de Cuba sauva de nombreuses vies, tant cubaines qu’étasuniennes.</p>
<p>Le crime monstrueux de la Barbade se produisit quand il était d’ores et déjà le chef de la CIA et qu’il avait presque autant d’autorité que le président Ford.</p>
<p>En juin de cette année-là, la Coordination des organisations révolutionnaires unies avait vu le jour  à Banao (République dominicaine) sous la supervision personnelle de Vernon Walters, directeur adjoint de la CIA. Vous lisez bien : « Organisations révolutionnaires unies » !</p>
<p>Orlando Bosch et Posada Carriles, des agents de la  CIA très actifs, furent nommés à la tête de cette organisation – qui signifia le début d’une nouvelle étape de terrorisme contre Cuba – et dirigèrent personnellement le sabotage qui fit exploser en plein vol l’avion cubain le 6 octobre 1976.</p>
<p>Les autorités arrêtèrent les individus impliqués et les extradèrent au Venezuela.</p>
<p>Le scandale fut tel que le gouvernement de ce pays, alors allié des États-Unis et complice de leurs crimes au Venezuela et ailleurs, fut contraint de les traduire en justice.</p>
<p>La Révolution sandiniste triompha au Nicaragua en juillet 1979, mais dut faire face presque aussitôt à la guerre sanglante et sordide que les USA déclenchèrent contre elle. Le président étasunien était alors Ronald Reagan.</p>
<p>Quand Gerald Ford avait succédé à Richard Nixon, les tentatives d’assassinat de dirigeants étrangers avaient causé un tel scandale qu’il interdit aux fonctionnaires de son administration d’y participer. Et le Congrès avait refusé les fonds requis pour la sale guerre contre le Nicaragua. Un Posada Carriles s’avérait nécessaire : la  CIA, passant à travers la Fondation nationale cubano-américaine, soudoya par de gros bakchichs les autorités pénitentiaires pertinentes et le terroriste sortit tout tranquillement de prison déguisé en visiteur. Transféré d’urgence à la base militaire d’Ilopango (El Salvador), non seulement il dirigea les livraisons d’armes qui causèrent des milliers de morts et d’invalides parmi les patriotes nicaraguayens, mais encore, avec la coopération de la CIA, il acheta des drogues en Amérique centrale et les vendit aux USA pour pouvoir acquérir des armes étasuniennes au profit des contre-révolutionnaires nicaraguayens.</p>
<p>Pour être bref, j’omets de nombreux facteur de cette histoire brutale.</p>
<p>On a du mal à comprendre que l’illustre prix Nobel qui préside l’administration étasunienne ressasse à son tour l’idée stupide que Cuba est un pays terroriste, qu’il continue de maintenir en prison, séparés les uns des autres et dans des conditions inhumaines, les quatre antiterroristes cubains – une peine que les USA n’infligent à aucun citoyen d’aucun autre pays qui est leur adversaire, à plus forte raison quand les autorités militaires étasuniennes elles-mêmes ont reconnu qu’ils n’avaient pas fait courir de risque à leur sécurité – et qu’il interdit à René González de rentrer dans sa famille et dans sa patrie.</p>
<p>Le dimanche 9 octobre, où il a transmis son message courageux au peuple cubain, René en a enregistré et filmé un autre, tout aussi fraternel, intitulé <em>Message à Fidel et à Raúl</em>. Suivant les conseils de Ricardo Alarcó, président de notre Assemblée nationale, aucun d’eux n’a été divulgué tant que le fonctionnaire de la cour fédérale de la Floride ne lui aurait pas communiqué formellement les conditions dans lesquels il devait passer ses trois années de « liberté surveillée ».</p>
<p>Ceci fait, je me réjouis de faire connaître textuellement à notre peuple ce message qui honore tant nos héros et exprime leur attitude exemplaire et leur volonté de fer :</p>
<p><em>Cher </em>comandante<em>:</em></p>
<p><em>Avant tout une étreinte, mes remerciements, mes sentiments d’estime, non seulement pour tout l’appui que vous nous avez apporté, pour la façon dont vous avez mobilisé la solidarité internationale en notre faveur, mais aussi, et tout d’abord, pour nous avoir servi d’inspiration, pour avoir été l’exemple que nous avons suivi durant ces treize années et pour avoir été pour nous un drapeau derrière lequel nous n’allions jamais cesser de marcher.</em></p>
<p><em>Pour nous, cette mission n’a été que la continuation de tout ce que vous avez fait, vous, de ce que votre génération a fait pour le peuple cubain et pour le reste de l’humanité.</em></p>
<p><em>C’est pour moi un plaisir énorme de vous adresser ce message, de vous envoyer cette étreinte provisoire par ce moyen, car je sais que nous nous la donnerons finalement en vrai, même si nos adversaires font l’impossible pour l’empêcher. Je sais que nous rentrerons, tous les Cinq, parce que vous nous l’avez promis et parce que vous avez mobilisé l’énergie, le meilleur de l’humanité, la volonté du monde entier pour que ça arrive.</em></p>
<p><em>C’est pour nous un honneur de servir la cause que vous avez inspirée dans le peuple cubain, de vous suivre, de suivre le chemin que vous-même et Raúl avait frayé, et nous ne manquerons jamais de mériter cette confiance que vous avez déposée en nous.</em></p>
<p><em>À vous deux, à vous Fidel, et à Raúl qui nous guide maintenant à cette nouvelle étape difficile, complexe, mais glorieuse dans laquelle nous sommes entrés pour briser la dépendance économique qui nous lie encore et qui nous empêche de parvenir à édifier la société que nous voulons, je vous adresse l’étreinte des Cinq, je vous dis que nous vous avons toujours fait confiance. Quand nous étions seuls en cellules disciplinaires, quand nous étions coupés du monde, quand nous ne recevions pas de nouvelles, quand mes quatre frères ne savaient rien de leur famille parce qu’on ne pouvait rien leur dire, nous vous avons toujours fait confiance, nous savions que vous n’abandonneriez pas vos enfants, parce que nous avons toujours su que </em><em>la Révolution</em><em> n’abandonnait jamais ceux qui la défendent. Voilà pourquoi elle mérite d’être défendue, voilà pourquoi nous le ferons toujours.</em></p>
<p><em>Et tout en étant convaincu que nous ne méritons pas tous les honneurs qu’on nous a réservés, je peux vous dire en tout cas que nous consacrerons ce qu’il nous reste de vie à les mériter, parce que vous nous inspirez, parce que vous êtes le drapeau qui nous a appris comment nous devions nous porter, et que nous nous efforcerons jusqu’à la fin de nos jours de mériter la confiance que vous avez déposée en nous.</em></p>
<p><em>Je suis ici, maintenant, dans une tranchée d’où je poursuivrai le même combat auquel vous nous avez convoqué, et je continuerai jusqu’au bout, jusqu’à ce que justice soit faite, à suivre vos ordres, à faire ce qu’il faut.</em></p>
<p><em>Et je vous, Fidel et Raúl : « </em>Comandantes, <em>tous les deux, à vos ordres !</em> »</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/10/firma-111018-las-dos-venezuela-300x206.jpg" alt="" width="300" height="206" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong><br />
<strong> Le 17 octobre 2011</strong><br />
<strong> 22 h 35</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Déshonneur Supervisé D’obama</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 14:12:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ainsi donc, au terme de treize années d’un emprisonnement cruel et immérité, le gouvernement étasunien – lequel a engendré des monstres comme Posada Carriles et Orlando Bosch qui, en tant qu’agents de la CIA, ont fait exploser en plein vol un avion cubain rempli de passagers – oblige René à rester trois longues années dans ce pays où il sera à la merci d’assassins agissant en toute impunité sous un régime qualifié de «liberté» supervisée. Tandis que trois autres héros cubains, et un quatrième condamné à deux perpétuités, continueront de purger de très longues peines d’incarcération injustes et vindicatives Voilà comment l’Empire répond à ceux, toujours plus nombreux dans le monde, qui réclament leur libération.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’une juge yankee du district Sud de la Floride ait refusé à René González, héros antiterroriste cubain, le droit de rentrer dans sa famille à Cuba après avoir purgé la peine injuste qu’elle-même lui a infligée est une mesure brutale et maladroite qui, bien qu’attendue, n’en est pas moins révoltante!</p>
<p>Ainsi donc, au terme de treize années d’un emprisonnement cruel et immérité, le gouvernement étasunien – lequel a engendré des monstres comme Posada Carriles et Orlando Bosch qui, en tant qu’agents de la CIA, ont fait exploser en plein vol un avion cubain rempli de passagers – oblige René à rester trois longues années dans ce pays où il sera à la merci d’assassins agissant en toute impunité sous un régime qualifié de « liberté » supervisée. Tandis que trois autres héros cubains, et un quatrième condamné à deux perpétuités, continueront de purger de très longues peines d’incarcération injustes et vindicatives Voilà comment l’Empire répond à ceux, toujours plus nombreux dans le monde, qui réclament leur libération.</p>
<p>S’il en était autrement, l’Empire ne serait plus l’Empire, et Obama ne serait plus un sot.</p>
<p>Néanmoins, les héros cubains n’y resteront pas éternellement. La solidarité dans le monde et au sein même du peuple étasunien ne cessera de croître sur les fondations de leur exemple insurpassable de dignité et de fermeté et mettra fin un jour à cette injustice aussi stupide qu’insoutenable.</p>
<p>Cette décision maladroite intervient alors qu’un profond débat se déroule à l’Assemblée générale des Nations Unies sur la nécessité de refonder cette organisation. On n’y avait jamais écouté de critiques si solides et si énergiques.</p>
<p>Le président bolivarien Hugo Chávez l’a ouvert le 21 septembre au soir dans son premier message à l’Assemblée. Son second message, lu sur un ton énergique et vibrant par son ministre des Affaires étrangères Nicolás Maduro, a été massue. Chávez y dénonce aussi, d’ailleurs, le criminel blocus de l’impérialisme à notre patrie et sa vengeance cruelle et ignominieuse contre les cinq Héros antiterroristes cubains.</p>
<p>Ce sont ces circonstances qui me contraignent à écrire de nouvelles Réflexions, les troisièmes d’affilée. Je transmettrai les idées essentielles de ce message dans les mots mêmes de son auteur :</p>
<p><em>[…] Nous ne voulons pas la paix des cimetières, comme disait Kant ironiquement, mais une paix fondée sur le respect le plus jaloux du droit international. Or, l’ONU, tout au long de son histoire, loin de consentir et de multiplier des efforts pour assurer la paix entre les nations, a fini, hélas, par avaliser, tantôt par action, tantôt par omission, les injustices les plus impitoyables.</em></p>
<p><em>Depuis 1945, les guerres n’ont fait qu’augmenter et se multiplier inexorablement.</em></p>
<p><em>Je veux lancer un appel à la réflexion aux gouvernements du monde : depuis le 11 septembre 2001, une nouvelle guerre impérialiste sans précédents historiques a commencé, une guerre permanente, perpétuelle.</em></p>
<p><em>Nous devons regarder sans ciller la réalité terrifiante du monde où nous vivons […] Pourquoi les États-Unis sont-ils le seul pays à semer des bases militaires sur la planète ? De quoi ont-ils peur pour se doter d’un budget si faramineux qui ne vise qu’à accroître toujours plus leur puissance militaire? Pourquoi ont-ils déclenché tant de guerres, violant la souveraineté d’autres nations qui ont les mêmes droits qu’eux de régir leurs destinées? Comment le droit international peut-il primer contre leur volonté insensée d’asservir militairement le monde afin de garantir les sources d’énergie qui leur permettront de perpétuer leur modèle prédateur de surconsommation? Pourquoi l’ONU ne fait-elle rien pour freiner Washington? […] l’Empire s’est arrogé le rôle de juge du monde alors que personne ne lui a octroyé cette responsabilité […] la guerre impérialiste nous menace donc tous.</em></p>
<p><em>Washington sait bien que le monde multipolaire est une réalité d’ores et déjà irréversible. Sa stratégie consiste à freiner à tout prix la montée soutenue d’un ensemble de pays émergents […] il s’agit pour lui de recomposer le monde en fonction de son hégémonie militaire.</em></p>
<p><em>Qu’y a-t-il au fond derrière cette nouvelle Apocalypse ? Le pouvoir tout-puissant de la clique militaro-financière qui est en train de détruire le monde pour accumuler toujours plus de profits, qui est en train de soumettre de fait un ensemble d’États toujours plus grand. Ayez à l’esprit que le mode d’être du capital financier est la guerre : la guerre, qui ruine les grandes majorités, enrichit une infime minorité jusqu’à l’impensable.</em></p>
<p><em>Une gravissime menace pèse dans l’immédiat sur la paix mondiale: le déclenchement d’un nouveau cycle de guerres coloniales qui a démarré par </em><em>la Libye</em><em> dans le but sinistre de donner un second souffle au système capitaliste mondial, aujourd’hui en pleine crise structurelle, mais à la surconsommation vorace et destructive duquel nulle limite n’est jamais imposée.</em></p>
<p><em>L’humanité est au bord d’une catastrophe inimaginable : la planète s’achemine inexorablement vers l’écocide le plus dévastateur ; le réchauffement global l’annonce à travers ses conséquences épouvantables, mais l’idéologie de Cortès et de Pizarro au sujet de l’écosystème, comme le dit bien le notable penseur français Edgar Morin, les pousse à continuer de saccager et de détruire […] La crise énergétique et la crise alimentaire s’aggravent, mais le capitalisme continue de passer impunément toutes les bornes.</em></p>
<p><em>[…] le grand scientifique étasunien Linus Pauling, récompensé à deux reprises par le Prix Nobel, continue de nous éclairer la route: je crois qu’il existe dans le monde un pouvoir plus fort que le pouvoir négatif de la force militaire et des bombes atomiques: le pouvoir du bien, de la moralité, de l’humanisme. Je crois dans le pouvoir de l’esprit humain. Mobilisons donc tout le pouvoir de l’esprit humain: il est plus que temps. Il faut déclencher une grande contre-offensive politique afin d’empêcher les pouvoirs des ténèbres de trouver des justifications pour se lancer dans la guerre, pour déclencher la guerre mondiale généralisée par laquelle ils prétendent sauver le capitalisme occidental.</em></p>
<p><em>Il faut vaincre politiquement non seulement les bellicistes, mais surtout la clique militaro-financière qui les alimente et les dirige.</em></p>
<p><em>Bâtissons l’équilibre de l’univers qu’avait perçu le </em>Libertador<em> Simón Bolívar: l’équilibre qui, selon lui, ne peut découler de la guerre, l’équilibre qui naît de la paix.</em></p>
<p><em>Le Venezuela, aux côtés des pays membres de l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), a prôné activement un règlement pacifique et négocié du conflit libyen. Tout comme l’a fait l’Union africaine. Mais c’est la logique belliciste décrétée depuis le Conseil de sécurité de l’ONU et mise en pratique par l’OTAN, ce bras armé de l’Empire yankee, qui a fini par s’imposer. […] le « cas libyen » a été soumis au Conseil de sécurité à partir de la propagande intense orchestrée par les médias qui n’ont pas craint de mentir en nous présentant une aviation libyenne en train de bombarder des civils innocents, sans parler de la grotesque mise en scène médiatisée sur </em><em>la Place</em><em> verte de Tripoli. C’est cette campagne de mensonges préméditée qui a justifié les mesures hâtives et irresponsables adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU et au nom desquelles l’OTAN a pu concrétiser par la voie des armes sa politique de « changement de régime » dans ce pays.</em></p>
<p><em>…en quoi s’est donc converti le fameux régime d’exclusion aérienne établi par la résolution 1973 du Conseil de sécurité ? Les plus de vingt mille mission aériennes de l’OTAN sur </em><em>la Libye</em><em>, dont beaucoup visaient à bombarder le peuple libyen, ne sont-elles donc pas le déni même de ce régime d’exclusion ? Une fois les forces de l’air libyennes totalement annihilées, la poursuite des bombardements « humanitaires » prouve que l’Occident impose, par OTAN interposée, ses intérêts dans le Nord de l’Afrique, transformant </em><em>la Libye</em><em> en un protectorat colonial.</em></p>
<p><em>Quel est le motif réel de cette intervention militaire ? Recoloniser </em><em>la Libye</em><em> pour s’approprier ses richesses. Tout le reste est subordonné à cet objectif-là.</em></p>
<p><em>…la résidence de notre ambassadeur à Tripoli a été envahie et saccagée, mais l’ONU a disparu dans les coulisses, gardant un silence ignominieux.</em></p>
<p><em>…pourquoi concède-t-on le siège de </em><em>la Libye</em><em> au soi-disant « Conseil national de transition», tout en bloquant l’entrée de </em><em>la Palestine</em><em> et en méconnaissant non seulement son aspiration légitime, mais encore la volonté d’ores et déjà majoritaire de l’Assemblée générale? Le Venezuela ratifie ici de toutes ses forces, parlant au nom de l’autorité morale que lui concède la volonté majoritaire des peuples du monde, sa solidarité inconditionnelle avec le peuple palestinien et son soutien total à la cause nationale palestinienne, dont, bien entendu, l’admission immédiate d’un État palestinien de plein droit dans l’Organisation des Nations Unies.</em></p>
<p><em>Et l’on applique ce même format impérialiste en Syrie. […]</em></p>
<p><em>Il est intolérable que les puissants de ce monde prétendent s’arroger le droit d’ordonner la démission immédiate de gouvernants légitimes et souverains. Ça s’est passé en Libye, et l’on veut faire pareil en Syrie. Telles sont les asymétries en place dans l’arène internationale, tels sont les outrages infligés à des nations indépendantes.</em></p>
<p><em>Tournons maintenant nos regards vers </em><em>la Corne</em><em> de l’Afrique et nous aurons un exemple déchirant de l’échec historique de l’ONU: la plupart des agences de presse sérieuses soutiennent que de 20 000 à 29 000 enfants de moins de cinq ans sont morts ces trois derniers mois.</em></p>
<p><em>[…] Il faut à peine 1,4 milliard de dollars, non pour régler le problème, mais juste pour parer à la situation urgente où se trouvent </em><em>la Somalie</em><em>, le Kenya, Djibouti et l’Éthiopie. Selon toutes les informations disponibles, les deux prochains mois seront décisifs pour éviter la mort de plus de douze millions de personnes, la situation la plus grave étant celle de </em><em>la Somalie.</em><em> </em></p>
<p><em>La situation est d’autant plus atroce que l’on sait combien on est en train de dépenser pour détruire </em><em>la Libye. Le</em><em> législateur étasunien Dennis Kucinich nous en donne une idée : cette nouvelle guerre nous coûtera 500 millions de dollars rien que durant la première semaine ; bien entendu, comme nous n’avons pas les ressources financières pour ça, nous finirons par réduire les fonds alloués à d’autres importants programmes nationaux. Toujours selon Kucinich, rien qu’avec ce qui a été dépensé durant les trois premières semaines dans le nord du continent africain pour massacrer le peuple libyen, on aurait largement pu aider toute </em><em>la Corne</em><em> de l’Afrique et sauver des dizaines de milliers de vies.</em></p>
<p><em>[…] il est franchement lamentable que le message d’ouverture de la soixante-sixième session de l’Assemblée générale de l’ONU n’ait pas contenu un appel à une action immédiate pour régler la crise humanitaire que souffre </em><em>la Corne</em><em> de l’Afrique, mais qu’on nous est assuré en revanche que « le moment d’agir en Syrie était venu ».</em></p>
<p><em>Nous exigeons de même la levée du blocus honteux et criminel imposé à </em><em>la République</em><em> sœur de Cuba, du blocus que l’Empire applique depuis plus de cinquante ans, d’une manière cruelle et brutale, au peuple héroïque de José Martí.</em></p>
<p><em>Jusqu’en 2010, dix-neuf scrutins à l’Assemblée générale de l’ONU ont prouvé que la communauté internationale exigeait que les États-Unis lèvent leur blocus économique et commercial contre Cuba. Tous les arguments issus du bon sens international ayant échoué, il faut dès lors croire que cet acharnement contre </em><em>la Révolution</em><em> cubaine n’est que la conséquence de l’arrogance impériale se brisant sur la dignité et le courage dont fait preuve le peuple cubain rebelle, fermement décidé à régir ses destinées en toute souveraineté et à lutter pour son bonheur</em></p>
<p><em>Au Venezuela, nous croyons qu’il est temps d’exiger des États-Unis non seulement la levée immédiate et inconditionnelle du blocus criminel qu’ils imposent au peuple cubain, mais encore la libération des cinq militants antiterroristes cubains séquestrés dans les prisons de l’Empire au seul motif qu’ils cherchaient à empêcher les actions illégales que des groupes terroristes préparent contre Cuba sous la protection des administrations étasuniennes.</em></p>
<p><em>[…] Pour nous, il est clair que les Nations Unies ne s’améliorent pas et ne s’amélioreront pas du dedans. Quand on voit leur secrétaire général participer, aux côtés du procureur de </em><em>la Cour</em><em> pénale internationale à un acte de guerre, comme c’est le cas de </em><em>la Libye</em><em>, on ne peut rien attendre de la structure actuelle de cette organisation. […]</em></p>
<p><em>Il est intolérable que le Conseil de sécurité puisse tourner le dos, chaque fois qu’il lui chante, aux demandes majoritaires des nations et ignorer délibérément la volonté de l’Assemblée générale. À partir du moment où le Conseil de sécurité est une espèce de club de membres privilégiés, que peut bien faire l’Assemblée générale? Quelle est donc sa marge de manœuvre quand ce Conseil viole le droit international?</em></p>
<p><em>Pour paraphraser Bolívar – qui se référait concrètement au jeune impérialisme yankee,  en 1818 – c’en est assez que le faible pratique la loi et le fort l’abus. Il ne se peut que nous, peuples du Sud, nous respections le droit international, tandis que le Nord nous détruit et nous pille en le violant.</em></p>
<p><em>Si nous n’entreprenons pas une bonne fois pour toutes de refonder les Nations Unies, cette organisation perdre définitivement le peu de crédibilité qu’il lui reste, et sa crise de légitimité s’accélérera jusqu&#8217;à l’implosion finale. C’est d’ailleurs exactement ce qu’il s’est passé avec son prédécesseur immédiat: </em><em>la Société</em><em> des nations.</em></p>
<p><em>L’avenir d’un monde multipolaire et en paix nous incombe. Les peuples majoritaires de la planète doivent s’articuler pour se défendre du nouveau colonialisme et garantir un équilibre de l’univers à même de neutraliser l’impérialisme et son arrogance.</em></p>
<p><em>Cet appel large, généreux, respectueux, sans exclusions, s’adresse à tous les peuples du monde, mais tout particulièrement aux puissances émergentes du Sud qui doivent assumer avec courage le rôle qu’elles sont appelées à jouer dans l’immédiat.</em></p>
<p><em>Des alliances régionales puissantes et dynamiques se sont nouées en Amérique latine et dans les Caraïbes, qui cherchent à structurer un espace régional démocratique, respectueux des particularités et soucieux de mettre l’accent sur la solidarité et sur la complémentarité, de renforcer ce qui nous unit et de régler politiquement ce qui nous divise. Et ce nouveau régionalisme admet la diversité et respecte le rythme de chacun. Ainsi, l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA) progresse comme une expérimentation d’avant-garde de gouvernements progressistes et anti-impérialistes, en quête de formules qui permettent de rompre avec l’ordre international en vigueur et de renforcer la capacité des peuples à faire face, collectivement, aux pouvoirs de fait. Mais cela n’empêche pas ses membres de soutenir d’une manière décidée et enthousiaste la consolidation de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) afin de les grouper dans ce que le </em>Libertador<em> Simón Bolívar avait appelé « une nation de républiques». Qui plus est, les trente-trois pays d’Amérique latine et des Caraïbes se préparent à faire un pas historique : fonder une grande organisation régionale qui nous regroupe tous, sans exclusions, et où nous pourrons concevoir ensemble les politiques qui devront garantir notre bien-être, notre indépendance et notre souveraineté, basés sur l’égalité, la solidarité et la complémentarité. Caracas, la capitale de </em><em>la République</em><em> bolivarienne du Venezuela, s’enorgueillit d’ores et déjà d’accueillir, les 2 et 3 décembre prochains, le Sommet des chefs d’État et de gouvernement qui fondera définitivement notre Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC).</em></p>
<p>C’est sur ces profondes idées que le président bolivarien Hugo Chávez conclut son second message à l’Assemblée générale des Nations Unies.</p>
<p>Selon une dépêche de l’AFP datée d’aujourd’hui à Washington, « le président étasunien Barack Obama a déclaré ce mercredi être disposé à changer la politique envers Cuba à condition qu’il s’y produise des virages politiques et sociaux significatifs».</p>
<p>Qu’il est sympa? Qu’il est intelligent! Qu’il est bon! Et pourtant tout ceci ne lui a toujours pas permis de comprendre que cinquante ans de blocus et de crimes contre notre patrie n’ont pas pu faire fléchir notre peuple. Bien de choses changeront à Cuba, mais elles changeront par nos propres efforts et malgré les États-Unis. Cet Empire s’effondrera peut-être avant.</p>
<p>La résistance inébranlable des patriotes cubains, ce sont nos cinq héros qui la symbolisent. Ils ne fléchiront jamais ! Ils ne se rendront jamais ! Comme l’a dit Martí, et comme je l’ai redit plusieurs fois : « Avant que nous renoncions à notre volonté de rendre la patrie libre et prospère, la mer du Nord s’unira à la mer du Sud et un serpent naîtra d’un œuf d’aigle ! »</p>
<p>De toute évidence, la juge du District Sud de la Floride a mis à nu « le déshonneur supervisé » d’Obama…</p>
<p><img class="alignnone" alt="" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/09/firma110928-re-la-verguenza-supervisada-de-obama-300x207.jpg" width="300" height="207" /></p>
<p><strong><em>Fidel Castro Ruz</em><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Le 28 septembre 2011</em><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>19 h 37</em></strong></p>
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		<title>Maître José Pertierra insistera pour juger Luis Posada Carriles</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 16:19:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[CIA]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba Venezuela]]></category>
		<category><![CDATA[Fabio Dicelmo]]></category>
		<category><![CDATA[José Pertierra]]></category>
		<category><![CDATA[Luis Posada Carrilles]]></category>

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		<description><![CDATA[Maître José Pertierra, représentant légal du Venezuela dans la demande d’extradition du terroriste Luis Posada Carriles a réaffirmé qu’il insistera dans la demande contre ce dernier qu’il a qualifié de terroriste international. Posada Carriles a à son actif toute une kyrielle de crimes dont la destruction en plein vol d’un avion cubain de passagers en 1976. Les 73 personnes qui se trouvaient à bord ont été tuées. Il est aussi le cerveau de la vague de plasticages qui a déferlé sur plusieurs installations touristiques cubaines en 1997 et qui a tué le jeune touriste italien Fabio Di Celmo.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1009" src="/files/2011/08/jose-pertierra-amenaza-de-muerte1.jpg" alt="" width="300" height="250" />Maître  José Pertierra, représentant légal du Venezuela dans la demande  d’extradition du terroriste Luis Posada Carriles a réaffirmé qu’il  insistera dans la demande contre ce dernier qu’il a qualifié de  terroriste international.</p>
<p>Posada  Carriles a à son actif toute une kyrielle de crimes dont la destruction  en plein vol d’un avion cubain de passagers en 1976. Les 73 personnes  qui se trouvaient à bord ont été tuées. Il est aussi le cerveau de la  vague de plasticages qui a déferlé sur plusieurs installations  touristiques cubaines en 1997 et qui a tué le jeune touriste italien  Fabio Di Celmo.</p>
<p>Dans  une interview accordée à la chaîne de télévision Telesur, ce juriste a  réaffirmé qu’aussi bien le gouvernement du Venezuela que lui,  continueront leurs démarches.</p>
<p>« Cette affaire n’est pas close. Je continuerai à insister car c’est ce que dictent la loi et la mémoire des victimes</p>
<p>Il  a signalé que Posada Carriles est un homme de la CIA et qu’il a  beaucoup de choses à dire raison pour laquelle le gouvernement étasunien  n’est pas disposé à le faire extrader vers Cuba ou vers le Venezuela.</p>
<p>Maître  Pertierra a indiqué que tout a commencé quand Posada est entré  illégalement aux Etats-Unis par Miami, en mars 2005, à bord d’un yacht  provenant de Cancun et l’administration Bush l’a accusé d’avoir menti au  sujet de la façon d’entrer, car il a prétendu qu’il était entré par  route à travers la frontière avec le Mexique.</p>
<p>Après,  lors de l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche l’on a ajouté une  autre charge concernant des mensonges au cours d’une audience sur les  plasticages à Cuba.</p>
<p>Maître  Pertierra a qualifié de farce le procès intenté contre Posada à El  Paso, au Texas uniquement pour avoir menti au sujet de son entrée  illégale aux Etats-Unis et au terme duquel il a été acquitté.</p>
<p>(par <a href="http://www.radiohc.cu/fr/nouvelles/de-cuba/1361-maitre-jose-pertierra-insistera-pour-juger-luis-posada-carriles.html" rel="nofollow"  target="_blank">Radio Havane Cuba</a>)</p>
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		<title>L’insoutenable Position De L’empire</title>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2011 01:48:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[CIA]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[OTAN]]></category>

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		<description><![CDATA[Nul ne peut garantir que l’Empire à l’agonie n’entraînera pas l’être humain dans la catastrophe. Tant que notre espèce vit, on a le devoir sacré d’être optimiste. Une autre conduite serait moralement inadmissible. Je me souviens du jour où, voilà presque vingt ans, j’ai affirmé qu’une espèce était en danger d’extinction : l’homme.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Nul ne peut garantir que l’Empire à l’agonie n’entraînera pas l’être humain dans la catastrophe.</p>
<p>Tant que notre espèce vit, on a le devoir sacré d’être optimiste. Une autre conduite serait moralement inadmissible. Je me souviens du jour où, voilà presque vingt ans, j’ai affirmé qu’une espèce était en danger d’extinction : l’homme.</p>
<p>Devant un parterre sélect de dirigeants bourgeois adulateurs de l’Empire, dont cette immense tour allemande bien alimentée d’Helmut Kohl et d’autres du même genre qui faisaient la cour à Bush père – moins ténébreux et aliéné que son fils W. Bush – je ne pouvais pas ne pas dire cette vérité, qui m’apparaissait tout à fait réelle, quoique plus lointaine qu’aujourd’hui, avec la plus grande sincérité possible.</p>
<p>J’ai allumé la télévision vers 12 h 15, parce que quelqu’un m’avait dit que Barack Obama était en train de prononcer le discours de politique extérieure tant annoncé, et j’ai prêté attention à ce qu’il disait.</p>
<p>Je ne sais pas pourquoi, dans le tas de dépêches que je lis et de nouvelles que j’écoute chaque jour, rien ne m’avait annoncé que ce gars parlerait à cette heure. Je peux assurer les lecteurs qu’au milieu de vérités dramatiques et de faits de toutes sortes, ce ne sont pas les sottises et les mensonges qui manquent dans ce que je lis, écoute et vois jour après jour. Mais il s’agissait d’un cas spécial. Qu’allait bien pouvoir dire ce type-là à cette heure-ci et en ce monde-ci accablé de crimes impériaux, de massacres ou d’avions sans pilote larguant leurs cargaisons meurtrières, un monde que même Obama, à présent maître de quelques décisions de vie ou de mort, ne pouvait imaginer voilà à peine quelques dizaines d’années quand il était étudiant à Harvard.</p>
<p>Que nul n’aille croire, bien entendu, qu’Obama maîtrise la situation : il gère uniquement quelques pans importants de l’autorité que le vieux système a octroyée à l’origine au « président constitutionnel » des États-Unis. De nos jours, à deux cent trente-quatre ans de la Déclaration de l’indépendance, le Pentagone et la  CIA conservent les instruments fondamentaux du pouvoir impérial : la technologie capable de détruire le genre humain en quelques minutes et les moyens de pénétrer dans ces sociétés, de les duper et de les manipuler impudemment tout le temps qu’il faudra, pensant que le pouvoir de l’Empire est illimité, croyant pouvoir manier un monde docile, sans le moindre raté, dans un avenir tout aussi illimité.</p>
<p>Quelle absurdité que de baser le monde de demain, comme ils le font, sur « le règne de la liberté, de la justice, de l’égalité des chances et des droits humains » ! Sont-ils à ce point incapables de voir ce qu’il se passe dans le monde actuel : pauvreté, pénurie des services élémentaires d’éducation et de santé, chômage, et  pis encore, insatisfaction de besoins aussi vitaux que l’alimentation, l’eau potable, un toit et tant d’autres ?</p>
<p>On peut se demander : les dix milles morts que cause tous les ans la violence découlant de la drogue, fondamentalement au Mexique, auxquels on peut ajouter les pays centraméricains et plusieurs des plus peuplés d’Amérique du Sud, comptent-ils donc pour du beurre ?</p>
<p>Je n’ai pas la moindre intention d’offenser ces pays : je veux juste signaler ce qu’il arrive aux autres presque tous les jours.</p>
<p>En tout cas, on ne peut manquer presque aussitôt de se poser une question : que se passera-t-il en Espagne où les masses protestent dans les principales villes parce que jusqu’à 40 p. 100 des jeunes sont au chômage, pour ne citer qu’un des motifs des manifestations de ce peuple combatif ? Vont-ils voir tomber bientôt des bombes de l’OTAN ?</p>
<p>Il est 16 h 12, et la version officielle en espagnol du discours d’Obama n’est toujours pas publiée…</p>
<p>Qu’on me pardonne ces Réflexions improvisées. J’ai d’autres choses à faire.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/05/firma-de-fidel-300x176.jpg" alt="" width="300" height="176" /></p>
<p>Fidel Castro Ruz</p>
<p>Le 19 mai 2011</p>
<p>16 h 16</p>
]]></content:encoded>
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