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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Chili</title>
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		<title>Ni un, ni une de plus, ni un, ni une de moins</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Nov 2019 23:54:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 20 octobre, Journée de la Culture cubaine, alors que nous la célébrions avec des chansons et des poèmes, un artiste de rue, âgée de 36 ans, a été retrouvée accrochée aux grilles d'une place dans le secteur sud de Santiago du Chili. Elle avait été vue pour la dernière fois quelques heures auparavant, alors qu’elle était arrêtée par les carabiniers. Selon des dizaines de médias de toutes tendances, des blogs, des murs de Facebook, des comptes Twitter et autres espaces, elle avait été violée, torturée, les poignets cassés et assassinée.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-4278" alt="chile muertos" src="/files/2019/11/chile-muertos-300x199.jpg" width="300" height="199" />Le 20 octobre, Journée de la Culture cubaine, alors que nous la célébrions avec des chansons et des poèmes, un artiste de rue, âgée de 36 ans, a été retrouvée accrochée aux grilles d&#8217;une place dans le secteur sud de Santiago du Chili</p>
<p>Elle avait été vue pour la dernière fois quelques heures auparavant, alors qu’elle était arrêtée par les carabiniers. Selon des dizaines de médias de toutes tendances, des blogs, des murs de Facebook, des comptes Twitter et autres espaces, elle avait été violée, torturée, les poignets cassés et assassinée.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui encore, plus d&#8217;un mois après cette dénonciation par de nombreuses organisations de défense des droits des femmes et tous les êtres humains, il est révoltant de lire certaines opinions de ceux qui, au Chili et dans d&#8217;autres pays qui nous préoccupent en Amérique latine, mettent cette information en doute ; ils prétendent que ce fut un suicide, même si les photos et les vidéos du moment de sa découverte rendent cette version très difficiles à croire.</p>
<p>Il en va de même maintenant après la mort de la journaliste Albertina Martinez, âgée de 38 ans, retrouvée dans son appartement, poignardée et couverte des traces de coups. Pour certains, complices des journaux télévisés qui prétendent que tout va bien, les milliers de photos qui parlent d&#8217;elles-mêmes, publiées par ceux qui souffrent, ne suffisent pas.</p>
<p>Répression sauvage, viols et outrages, expulsion de la presse (journaux d’investigation : pas seulement Telesur, beaucoup de pays parfois hostiles à nos réalités), interruption de tout projet social. Liberté absolue de faire feu, assassiner puis de jurer par la Bible, mais en faisant le geste nazi de salut au drapeau.</p>
<p>Il est impossible de faire la différence entre les forces répressives de ces pays ; elles se ressemblent et ce sont les mêmes : contre un vieil homme qui est frappé au visage avec un canon à eau ; contre un jeune homme sur lequel on s’appuie avec un genou; contre une Indigène qui n’a que son drapeau pour arme; contre des femmes que l’on frappe à coup de pied, puis que l’on déshabille ; contre une personne handicapée que l’on arrache de son fauteuil ; un enterrement dispersé avec des gaz lacrymogènes, si bien qu’il a fallu abandonner les cercueils sur la chaussée ; des attaques contre des médecins, des infirmières et des membres de la Croix-Rouge alors qu’ils soignaient des blessés ; des dizaines de Chiliens qui ne reverront jamais la vie parce qu&#8217;ils ont perdu un œil, frappé par une balle de caoutchouc, la liste des horreurs et de la haine est infinie.</p>
<p>Quelle honte pour l&#8217;Humanité, pour eux tous, et quelle honte pour les autres : ces hypocrites protégés dans leur vie égoïste, complices en silence, détracteurs à l’aise aux vaines paroles, domestiqués qui voient les agressions comme un roman-photo, des êtres insensibles qui se croient intouchables.</p>
<p>Il n&#8217;y a ni pardon ni oubli.</p>
<p>Ni un, ni une de plus, ni un, ni une de moins.</p>
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		<title>Raul a reçu le président du Parti progressiste chilien</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2015/11/12/raul-recu-le-president-du-parti-progressiste-chilien/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2015 20:07:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le général d'armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d'État et du Conseil des ministres a reçu dans l'après-midi du mercredi 11 novembre, Marco Enriquez-Ominami et Pedro Abarca, président et secrétaire général du Parti progressiste chilien, respectivement, qui effectuent une visite dans notre pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-2554" alt="Raul Chile Partido" src="/files/2015/11/Raul-Chile-Partido.jpg" width="300" height="208" />Le général d&#8217;armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres a reçu dans l&#8217;après-midi du mercredi 11 novembre, Marco Enriquez-Ominami et Pedro Abarca, président et secrétaire général du Parti progressiste chilien, respectivement, qui effectuent une visite dans notre pays.</p>
<p>Au cours de la rencontre fraternelle, ils ont eu des échanges sur les liens positifs entre les deux pays, la situation actuelle de la région, les progrès dans le processus d&#8217;intégration latino-américain et caribéen et d&#8217;autres questions de l&#8217;agenda international.</p>
<p>Pour la partie cubaine étaient présents, les membres du Bureau politique du Comité central du Parti, Miguel Diaz-Canel Bermudez, Premier vice-président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres et Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures, ainsi que José Ramon Balaguer Cabrera membre du Secrétariat du Comité central du Parti et chef du Département des relations internationales.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Camila Vallejo est invitée aux festivités pour les 50 ans de l’UJC</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2012/04/04/camila-vallejo-est-invitee-aux-festivites-pour-les-50-ans-de-lujc/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 12:25:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Camila Vallejo]]></category>
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		<category><![CDATA[Cuba]]></category>

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		<description><![CDATA[La Havane, 2 avril (Cubadebate-RHC).- La dirigeante universitaire chilienne, Camila Vallejo, est arrivée à La Havane pour participer aux festivités à l’occasion du 50è anniversaire de l’Union des Jeunes Communistes, l’UJC.Camila Vallejo, vice présidente de la Fédération des étudiants de l’Université du Chili, se réunira avec des étudiants. Elle leur parlera des expériences des journées de lutte entreprises par les étudiants chiliens en faveur d’une éducation publique gratuite et de qualité et du renforcement des mouvements sociaux dans son pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1457" src="/files/2012/04/chile-camila-3.jpg" alt="" width="285" height="267" />La Havane,  2 avril (Cubadebate-RHC).- La dirigeante universitaire chilienne, Camila Vallejo, est arrivée à La Havane pour participer aux festivités à l’occasion du 50è anniversaire de l’Union des Jeunes Communistes, l’UJC.</p>
<p>Camila Vallejo, vice présidente de la Fédération des étudiants de l’Université du Chili, se réunira avec des étudiants. Elle leur parlera des expériences des journées de lutte entreprises par les étudiants chiliens en faveur d’une éducation publique gratuite et de qualité et du renforcement des mouvements sociaux dans son pays.</p>
<p>Durant son séjour à Cuba, Camila Vallejo présentera son livre « Podemos cambiar el mundo, «  Nous pouvons changer le monde ».</p>
<p>Elle est accompagnée de Carole Cariola, Secrétaire Générale des Jeunesses Communistes du Chili et de Luis Lobos, Secrétaire d’Organisation des JC.</p>
<p>Dans des déclarations à notre station de radio, Leira Sánchez membre du Bureau National de l’UJC et Responsable des Relations Internationales a mis l’accent sur l’importance de cette visite. Elle s’est référée aux liens très étroits existant entre nos deux organisations.</p>
<p>« Un moment  essentiel pour notre organisation, au milieu de ces festivités, est de pouvoir partager avec la jeunesse communiste chilienne. Sa secrétaire générale aura un programme chargé d’échanges avec des universitaires cubains.</p>
<p>C’est aussi une occasion pour nous de constater les liens historiques qui ont toujours existé entre nos organisations et de renouveler notre engagement à continuer à travailler pour les consolider ».</p>
<p>Se référant au programme d’activités de la délégation chilienne, Leira Sanchez a précisé :</p>
<p>« Dans le cadre du programme nous avons prévu des échanges avec des étudiants de diverses universités du pays, notamment de La Havane et de Villa Clara, des universités des sciences pédagogiques, des sciences médicales, des sciences de l’informatique, de telle sorte que  nos invités puissent connaître des détails de notre système d’enseignement supérieur. »</p>
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		<title>Les étudiants chiliens confirment la grève nationale de demain jeudi</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2011/09/07/les-etudiants-chiliens-confirment-la-greve-nationale-de-demain-jeudi/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 02:51:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chili]]></category>

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		<description><![CDATA[Les étudiants chiliens ont confirmé aujourd´hui leur appel à la grève pour jeudi en faveur d´une éducation publique, gratuite et de qualité, bien que le gouvernement ait demandé l´annulation de la mobilisation suite à un accident aérien qui a coûté la vie à 21 personnes.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1093" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-full wp-image-1093" src="/files/2011/09/p-camila-vallejo.jpg" alt="La présidente de la Fédération des Etudiants du Chili, Camila Vallejo" width="300" height="250" /><p class="wp-caption-text">La présidente de la Fédération des Etudiants du Chili, Camila Vallejo</p></div>
<p>Santiago du Chili, 7 septembre (Cubadebate-RHC) Les étudiants chiliens ont confirmé aujourd´hui leur appel à la grève pour jeudi en faveur d´une éducation publique, gratuite et de qualité, bien que le gouvernement ait demandé l´annulation de la mobilisation suite à un accident aérien qui a coûté la vie à 21 personnes.</p>
<p>Le ministre porte-parole du gouvernement, Andrés Chawdock, a appelé aujourd´hui les étudiants, en particulier ceux de province, à suspendre la mobilisation prévue pour ce jeudi, « en raison de la souffrance de notre pays », a-t-il déclaré.</p>
<p>La présidente de la Fédération des Etudiants du Chili, Camila Vallejo, a indiqué ce mardi aux journalistes que les formes que prendra la mobilisation seront décidées dans chaque région «  dans le respect de la situation que traverse notre pays, en deuil » en raison de la tragédie aérienne de l´île Juan Fernández.</p>
<p>“Il me semble logique que les jeunes continuent de lutter pour leurs droits” a –t-elle déclaré, ajoutant que « ceux qui sont mort luttaient également pour la cause de la dignité humaine », faisant allusion à l´aide qu´allaient apporter les victimes de l´accident à l´île touchée par un tsunami le 27 février 2010.</p>
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		<title>Des étudiants cubains appuient les manifestations des étudiants chiliens</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Sep 2011 16:57:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Conseil National de la Fédération des Étudiants cubains a appuyé les manifestations que poursuivent les étudiants chiliens pour exiger un enseignement gratuit et de qualité. Les participants ont réaffirmé leur appui aux revendications pour lesquelles risquent leurs vies des milliers de jeunes chiliens qui sont un exemple pour tout le mouvement étudiant du continent et du monde.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1074" src="/files/2011/09/ciudad-sitiada.jpg" alt="" width="300" height="250" />Le Conseil National de la Fédération des Étudiants cubains a appuyé les manifestations que poursuivent les étudiants chiliens pour exiger un enseignement gratuit et de qualité.</p>
<p>Les participants ont réaffirmé leur appui aux revendications pour lesquelles risquent leurs vies des milliers de jeunes chiliens qui sont un exemple pour tout le mouvement étudiant du continent et du monde.</p>
<p>Le Conseil National de la Fédération des Étudiants cubains a rappelé que cela fait plus de trois mois que les étudiants chiliens exigent l’accès aux universités, l’augmentation du budget de l’enseignement et la démocratisation du système d’enseignement supérieur.</p>
<p>Dans une interview enregistrée, Paul Floor Pilquil, Secrétaire Général aux Relations Internationales de la Confédération des Etudiants Chiliens a dénoncé l’appât du gain qui se cache derrière les institutions universitaires.</p>
<p>Il a relevé qu’ils demandent des réformes substantielles du modèle économique et politique établi sous la dictature de Pinochet qui a ensanglanté le Chili de 1973 à 1990.</p>
<p><strong>(Radio Havane Cuba)</strong></p>
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		<title>Entre l’émigration et le crime</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/auteurs/fidel-castro-ruz/2011/03/26/entre-lemigration-et-le-crime/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Mar 2011 01:33:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
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		<category><![CDATA[L’Amérique latine]]></category>

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		<description><![CDATA[Le fait est que de nombreux jeunes centraméricains sont poussés par l’impérialisme à tenter de traverser une frontière toujours plus rigide et plus infranchissable ou de prêter service aux richissimes gangs de narcotrafiquants. J’ai une question à poser à Obama : Ne serait-il pas juste que les États-Unis promulguent une Loi d’ajustement pour tous les Latino-Américains, à l’image de celle qu’ils ont inventée pour punir Cuba voilà plus d’un demi-siècle ? La quantité de personnes qui meurent à la frontière des USA ou qui meurent d’ores et déjà chaque année par dizaine de milliers dans les peuples auxquels vous offrez une « Alliance entre égaux » continuera-t-elle de croître à l’infini ?]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les Latino-Américains ne sont pas des criminels nés et ils n’ont pas inventé les drogues.</p>
<p>Les Aztèques, les Mayas et d’autres groupes humains précolombiens du Mexique et d’Amérique centrale étaient d’excellents agriculteurs et ne cultivaient pas la coca.</p>
<p>Les Quechuas et les Aymaras produisaient des aliments nutritifs sur des terrasses parfaitement alignées qui suivaient les courbes de niveau des Andes. Ils cultivaient le quinoa, une céréale riche en protéines, et la pomme de terre sur la puna, parfois à plus de trois ou quatre mille mètres d’altitude.</p>
<p>Ils connaissaient et cultivaient aussi la coca, dont ils mâchaient les feuilles pour alléger les rigueurs de l’altitude. Son usage actuel remonte donc à la nuit des temps, à l’instar de produits cultivés par d’autres peuples comme le café, le tabac ou le vin.</p>
<p>La coca est originaire des versants abruptes des Andes amazoniennes. Les habitants la connaissaient depuis bien avant l’Empire inca dont le territoire, à son apogée, s’étendait du sud de la Colombie au Nord-Ouest de l’Argentine, couvrant l’Équateur, le Pérou, la Bolivie et l’Est du Chili, soit près de deux millions de kilomètres carrés.</p>
<p>Mâcher la feuille de coca devint un privilège des empereurs incas et de la noblesse durant les cérémonies religieuses.</p>
<p>Une fois disparu l’Empire inca à la suite de l’invasion espagnole, les nouveaux maîtres stimulèrent la mastication traditionnelle de la feuille de coca pour que les indigènes puissent travailler plus longtemps dans la journée, et ce droit a perduré jusqu’à ce que la Convention unique sur les stupéfiants adoptée par les Nations Unies en ait interdit l’usage, hormis à des fins médicinales ou scientifiques.</p>
<p>Presque tous les pays la signèrent. C’est à peine si l’on discutait les questions relatives à la santé. Le trafic de cocaïne n’atteignait pas encore sa gigantesque ampleur actuelle. Depuis, de très graves problèmes ont surgi qui exigent des analyses profondes.</p>
<p>L’ONU affirme avec délicatesse, au sujet de cette question épineuse du rapport entre la drogue et la criminalité organisée : « L’Amérique latine n’est pas efficace dans son combat contre la criminalité. »</p>
<p>Les informations publiées par différentes institutions varient à cause du caractère sensible de cette question. Les données sont parfois si complexes et si nombreuses qu’elles peuvent induire en erreur. En tout cas, ce qui est incontestable, c’est que le problème s’aggrave, et très vite.</p>
<p>Voilà presque un mois et demi, le 11 février 2011, le Conseil citoyen pour la sécurité publique et la justice du Mexique a publié un rapport qui offre des données intéressantes sur les cinquante villes les plus violentes au monde compte tenu des homicides commis en 2010 : le Mexique en réunit le quart. Et, pour la troisième année consécutive, Ciudad Juárez, à la frontière étasunienne, occupe le premier rang.</p>
<p>Le rapport affirme : « Cette année, le taux d’assassinats à Juárez a été supérieur de 35 p. 100 à celui de Kandahar, en Afghanistan, qui occupe la seconde place, et de 941 p. 100 à celui de Bagdad », autrement dit presque dix fois plus que la capitale iraquienne, qui apparaît au cinquantième rang de la liste.</p>
<p>San Pedro Sula, au Honduras, occupe la troisième place avec 125 assassinats pour 100 000 habitants, seulement dépassée par Ciudad Juárez, au Mexique, avec 229 et Kandahar, en Afghanistan, avec 169.</p>
<p>Tegucigalpa, au Honduras, occupe la sixième place, avec 109 assassinats pour 100 000 habitants.</p>
<p>Ainsi donc, le Honduras, le pays où se trouve la base aérienne étasunienne de Palmerola où un coup d’État a été fomenté sous l’administration Obama, compte deux villes parmi les six premières au monde en matière d’assassinat. La capitale du Guatemala atteint 106.</p>
<p>Toujours selon ce rapport, Medellín (Colombie) figure parmi les villes les plus violentes d’Amérique et du monde avec 87,42 assassinats.</p>
<p>Le discours du président étasunien Barack Obama en El Salvador et sa conférence de presse postérieure m’imposent le devoir de publier ces lignes sur ce point.</p>
<p>Dans mes Réflexions du 21 mars, je l’ai critiqué pour son manque d’éthique : n’avoir même pas mentionné au Chili le nom de Salvador Allende, un symbole de dignité et de courage pour le monde entier, mort des suites du coup d’État fomenté par un président étasunien.</p>
<p>Comme il devait se rendre le lendemain en El Salvador, un pays centraméricain qui symbolise les luttes des peuples de Notre Amérique et qui a été parmi ceux qui ont le plus souffert de la politique des USA sur notre sous-continent, j’ai écrit : « Là, il va falloir qu’il s’ingénie pas mal, parce que les armes et les instructeurs reçus des administrations étasuniennes ont fait couler bien du sang dans ce pays frère. Je lui souhaite un bon voyage et un peu plus de… bon sens. »</p>
<p>Je dois avouer qu’il a été un peu plus délicat à cette dernière étape de sa tournée latino-américaine.</p>
<p>Tous les Latino-Américains, croyants ou non, admirent monseigneur Oscar Arnulfo Romero et les six jésuites lâchement assassinés par les nervis que les Etats-Unis ont entraînés, soutenus et armés jusqu’aux dents. Le FMLN, une organisation militante de gauche, livra en El Salvador une des luttes les plus héroïques de notre continent, et le parti issu des rangs de ses glorieux combattants – dont l’histoire profonde n’a pas encore été écrite – fut élu par le peuple à la présidence du pays.</p>
<p>Il est urgent en tout cas de se colleter avec le dilemme dramatique que vit non seulement El Salvador, mais encore le Mexique, le reste de l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud.</p>
<p>Obama en personne a affirmé qu’environ deux millions de Salvadoriens, soit 30 p. 100 des habitants, vivaient aux USA où des centaines de milliers d’habitants ont été contraints d’émigrer à cause de la répression brutale orchestrée contre les patriotes et du pillage systématique de ce pays par les États-Unis.</p>
<p>Ce qu’il y a de nouveau, c’est qu’à la situation désespérée des Centraméricains, sont venus s’ajouter le pouvoir incroyable des bandes  terroristes, le trafic d’armes sophistiquées et la demande de drogues en provenance du marché étasunien.</p>
<p>Dans le bref discours qu’il a prononcé avec son visiteur, le président salvadorien a affirmé :</p>
<p>« J’ai insisté devant lui sur le fait que la criminalité organisée, le trafic de drogues, l’insécurité des citoyens n’étaient pas des questions qui inquiétaient uniquement El Salvador, le Guatemala, le Honduras ou le Nicaragua, ni même le Mexique ou la Colombie, mais qu’elles préoccupaient la région dans son ensemble, et que nous œuvrons à cet égard pour la mise en place d’une stratégie régionale à travers l’Initiative centraméricaine concernant la sécurité régionale (CARCIS).</p>
<p>« J’ai insisté sur le fait que cette question ne devait pas être abordée seulement par la répression de la criminalité à travers le renforcement de nos polices et de nos armées, mais qu’il fallait aussi mettre l’accent sur la prévention du délit et que la meilleure arme pour combattre la délinquance en soi dans la région était par conséquente d’investir dans des politiques sociales. »</p>
<p>Le président étasunien a répondu :</p>
<p>« Le président Funes s’est engagé à créer plus de possibilités économiques ici, en El Salvador, pour que les gens ne soient pas obligés à se rendre dans le Nord pour maintenir leur famille.</p>
<p>« Je sais que c’est particulièrement important pour les quelques deux millions de Salvadoriens qui vivent et travaillent aux États-Unis. […] J’ai donc informé le président des nouvelles lois de protection du consommateur que j’ai signées et qui informent mieux les gens et garantissent que les envois de fonds familiaux parviennent à leurs destinataires.</p>
<p>« Nous engageons aussi de nouveaux efforts pour faire face aux trafiquants de drogues et aux gangs qui ont provoqué tant de violence dans tous nos pays, en particulier ici en Amérique centrale. […]</p>
<p>« …nous dégagerons deux cent millions de dollars pour appuyer les efforts ici dans la région, y compris pour aborder… les facteurs sociaux et économiques qui poussent les jeunes à la délinquance. Nous aiderons à renforcer les tribunaux, les groupes de la société civile et les institutions qui défendent la légalité. »</p>
<p>Rien de mieux pour exprimer l’essence même d’une situation douloureuse et triste.</p>
<p>Le fait est que de nombreux jeunes centraméricains sont poussés par l’impérialisme à tenter de traverser une frontière toujours plus rigide et plus infranchissable ou de prêter service aux richissimes gangs de narcotrafiquants.</p>
<p>J’ai une question à poser à Obama : Ne serait-il pas juste que les États-Unis promulguent une Loi d’ajustement pour tous les Latino-Américains, à l’image de celle qu’ils ont inventée pour punir Cuba voilà plus d’un demi-siècle ? La quantité de personnes qui meurent à la frontière des USA ou qui meurent d’ores et déjà chaque année par dizaine de milliers dans les peuples auxquels vous offrez une « Alliance entre égaux » continuera-t-elle de croître à l’infini ?</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-101320 firma" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/03/firma-de-fidel-25-de-marzo-de-2011-300x171.jpg" alt="" /></p>
<p><strong><br />
Fidel Castro Ruz<br />
Le 25 mars 2011<br />
20 h 46</strong></p>
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		<title>Les vraies visees de l’ « Alliance entre egaux »</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2011 01:29:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La journée d’hier a été longue. Dès midi, j’ai suivi les péripéties d’Obama au Chili, comme je l’avais fait hier avec ses aventures à Rio de Janeiro, une ville qui a brillamment défié et battu Chicago comme candidate aux Jeux olympiques de 2016, à une époque où le nouveau président des États-Unis et Prix Nobel de la paix paraissait un disciple de Martin Luther King. Nul ne savait quand il arriverait à Santiago-du-Chili. ni ce qu’il y ferait un président des États-Unis dont l’un de ses devanciers avait commis le crime sinistre de fomenter le renversement et la mort de son président héroïque, les horribles tortures et l’assassinat de milliers de Chiliens.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La journée d’hier a été longue. Dès midi, j’ai suivi les péripéties d’Obama au Chili, comme je l’avais fait hier avec ses aventures à Rio de Janeiro, une ville qui a brillamment défié et battu Chicago comme candidate aux Jeux olympiques de 2016, à une époque où le nouveau président des États-Unis et Prix Nobel de la paix paraissait un disciple de Martin Luther King.</p>
<p>Nul ne savait quand il arriverait à Santiago-du-Chili. ni ce qu’il y ferait un président des États-Unis dont l’un de ses devanciers avait commis le crime sinistre de fomenter le renversement et la mort de son président héroïque, les horribles tortures et l’assassinat de milliers de Chiliens.</p>
<p>Je me suis efforcé parallèlement de suivre les nouvelles qui parvenaient de la tragédie au Japon et de la guerre brutale déclenchée contre la Libye, tandis que l’illustre visiteur proclamait l’ « Alliance entre égaux » dans la région du monde qui connaît la pire distribution de la richesse.</p>
<p>Tiraillé entre tant de choses, j’ai eu un moment d’inattention et j’ai raté le banquet somptueux servi à des centaines de personnes à partir des choses exquises dont la Nature a doté les mers et qui, s’il tenait tenu dans un restaurant de Tokyo où l’on paie jusqu&#8217;à trois cent mille dollars un thon rouge frais, aurait coûté au bas mot dix millions de dollars.</p>
<p>C’était trop de travail pour un jeune de mon âge. J’ai écrit de brèves Réflexion et j’ai dormi de longues heures.</p>
<p>Ce matin, donc, j’étais en pleine forme. Comme mon ami n’arriverait en El Salvador qu’à midi passé, j’ai demandé des dépêches de presse, des articles d’Internet et d’autres textes frais arrivés.</p>
<p>J’ai d’abord constaté que, par ma faute, les dépêches de presse avaient donné de l’importance à ce que j’avais dit dans ces Réflexions au sujet de ma responsabilité de premier secrétaire du parti. Une rapide explication, donc.</p>
<p>Concentré sur l’ « Alliance entre égaux » de Barack Obama, un point d’une grande importance historique – je parle sérieusement – je ne me suis même pas rappelé que le congrès du parti aura lieu en avril prochain. Mon attitude à cet égard a été d’une logique élémentaire. Quand j’ai compris la gravité de mon état de santé, j’ai fait ce que je n’avais pas eu à faire après ma douloureuse chute à Santa Clara : le traitement avait été dur, mais ma vie n’était pas en danger. Quand, en revanche, j’ai rédigé ma « Communication au peuple cubain » du 31 juillet 2006, j’étais conscient que mon état était extrêmement critique. J’ai donc démissionné sur-le-champ de toutes mes fonctions publiques et ajouté quelques instructions pour rassurer et tranquilliser la population. Il ne me semblait pas nécessaire de renoncer, un par un, à chacun de mes postes.</p>
<p>À mes yeux, la fonction politique la plus importante était celle de premier secrétaire du Parti auquel l’autorité suprême correspond, par idéologie et par principe, à une étape révolutionnaire. Mes autres responsabilités étaient celles de président du Conseil d’État et de président du Conseil des ministres, sur élection de l’Assemblée nationale. Il existait un substitut pour ces deux postes, non en vertu de la parenté, que je n’ai jamais considérée comme source de droit, mais en vertu de l’expérience et des mérites.</p>
<p>Le grade de commandant-en-chef, c’est la lutte même qui me l’avait conféré, plus par hasard que par mérites personnels. À une étape postérieure, la Révolution a confié la direction de toutes les institutions armées au président, une fonction qui doit revenir à celui qui est premier secrétaire du parti, car c’est là à mon avis la décision correcte dans un pays comme Cuba qui doit faire face à un obstacle aussi considérable que l’Empire étasunien.</p>
<p>Depuis notre précédent Congrès du parti, quasiment quatorze ans se sont écoulés qui ont coïncidé avec la disparition de l’URSS et du camp socialiste, avec la Période spéciale et avec ma maladie.</p>
<p>Après avoir récupéré en partie ma santé, il ne m’est pas venu à l’idée que je devais renoncer formellement et expressément à chacune de mes fonctions. J’ai accepté durant cette période l’honneur d’avoir été élu député à l’Assemblée nationale, une responsabilité qui n’exigeait pas ma présence physique et d’où je pouvais faire part de mes idées.</p>
<p>Comme j’ai maintenant plus de temps que jamais pour observer, m’informer et exposer des points de vue, je remplis modestement mon devoir de me battre pour les idées que j’ai défendues tout au long de ma vie.</p>
<p>Je prie mes lecteurs de m’excuser du temps perdu à cette explication, mais les circonstances m’y obligent.</p>
<p>Car je n’oublie pas que le point le plus important est l’alliance insolite que l’illustre président des États-Unis propose entre millionnaires et crève-la-faim.</p>
<p>Les personnes bien informées – qui connaissent par exemple l’histoire de notre sous-continent, de ses luttes, voire celle de Cuba défendant contre l’Empire la Révolution qui, comme Obama lui-même l’a reconnu, « a duré plus longtemps que lui-même » &#8211; s’étonneront assurément de cette proposition.</p>
<p>Le président étasunien, on le sait, est un bon faufileur de mots, ce qui, de pair avec la crise économique, la montée du chômage, la perte de logements et la mort de soldats dans les guerres insanes de Bush, l’a aidé à remporter la victoire.</p>
<p>Tout compte fait, je ne m’étonnerais pas qu’il soit l’auteur de cette appellation ridicule dont on a affublé la tuerie en Libye : « Aube de l’odyssée », qui doit faire trembler les restes d’Homère et de ceux qui contribuèrent à forger la légende contenue dans le fameux poème grec, quoique j’admette la possibilité que ce soit une création des chefs militaires qui manient les milliers d’ogives nucléaires par lesquelles un simple ordre du Prix Nobel de la paix peut décréter la fin de notre espèce.</p>
<p>Les ambassades étasuniennes ont distribué partout des copies du discours qu’il a adressé, depuis le Centre culturel Palais de la Monnaie, aux Blancs, aux Noirs, aux Indiens, aux métis et non-métis, aux croyant et incroyants des Amériques, et qui a été traduit et divulgué par Chile TV, par CNN, et, j’imagine, par d’autres émetteurs en d’autres langues.</p>
<p>Il est dans le style de celui qu’il a prononcé, à sa première année de mandat, au Caire, la capitale de son ami et allié Hosni Moubarak, dont un président étasunien est censé savoir qu’il volait des dizaines de milliards de dollars à son peuple.</p>
<p>« Le Chili prouve qu’il n’y a pas de raisons que nous soyons divisés par la race ou la religion ou par des conflits ethniques… », a-t-il assuré, biffant ainsi le problème américain d’un trait de plume.</p>
<p>Il parle ensuite, presque aussitôt, de « ce cadre merveilleux, à quelques pas de là où le Chili a perdu sa démocratie voilà plusieurs décennies… »  Évoquer le coup d’État, l’assassinat du digne général Schneider ou le nom glorieux de Salvador Allende, comme si Washington n’avait absolument rien à voir avec ça, lui écorcherait la bouche…</p>
<p>En revanche, il a prononcé plusieurs fois le nom du grand poète Pablo Neruda, dont la mort fut accélérée par le coup d’État et dont il a cité le vers : « Nos guides de départ sont la lutte et l’espérance. »</p>
<p>Alors, là, j’ai été soufflé des profondes connaissances historiques dont fait preuve Obama presque dès le début de son discours ! Un conseiller irresponsable aurait-il donc omis de lui expliquer que Neruda était un militant du Parti communiste chilien, un ami de la Révolution cubaine, un grand admirateur de Simón Bolívar qui renaît tous les cent ans, un inspirateur du Guérillero héroïque, le Che Guevara ?</p>
<p>Après plusieurs paragraphes insignifiants, il reconnaît :</p>
<p>« Je sais que je ne suis pas le premier président des États-Unis à promettre un nouvel esprit de partenariat avec nos voisins latino-américains… je sais qu’il y a eu des époques où les États-Unis n’ont peut-être pas fait grand cas de cette région. »</p>
<p>« …l’Amérique latine n’est plus ce cliché éculé d’une région constamment en conflit ou attrapée dans des cycles de pauvreté interminables.</p>
<p>« …En Colombie, de grands sacrifices de la part des citoyens et des forces de sécurité ont permis de restaurer un niveau de sécurité sans précédent en plusieurs décennies. »</p>
<p>Bien entendu, là-bas, pas de trafic de drogues, pas de paramilitaires, pas de fosses clandestines.</p>
<p>Pour lui, la classe ouvrière n’existe pas, pas plus que les paysans sans terre, ni les analphabètes, ni la mortalité infantile et maternelle, ni ceux qui perdent la vue ou qui sont victimes de parasites comme dans la maladie de Chagas ou de bactéries comme dans le choléra :</p>
<p>« De Guadalajara à Santiago et à Sao Paulo, une nouvelle classe moyenne demande davantage de soi-même et des gouvernements.</p>
<p>« […] quand un coup d’État au Honduras a menacé le progrès démocratique, les nations du continent ont invoqué unanimement la Charte démocratique interaméricaine, ce qui a contribué à jeter les fondations du retour à la légalité. »</p>
<p>La véritable raison de ce discours merveilleux d’Obama apparaît sans conteste à mi-discours :</p>
<p>« …l’Amérique latine est en train de devenir tout simplement plus importante pour les États-Unis, en particulier pour notre économie. […] Aucun autre pays n’achète plus de vos produits, plus de vos biens que nous, aucun autre pays n’investit plus que nous dans cette région.</p>
<p>« Par exemple, nous exportons en Amérique latine le triple de ce que nous exportons en Chine. Nos exportations dans cette région-ci… augmentent plus rapidement que dans le reste du monde. »</p>
<p>Mais peut-on vraiment en conclure, comme il le fait ?</p>
<p>« Bref, plus l’Amérique latine sera prospère, et plus les États-Unis le seront. »</p>
<p>Il consacre ensuite des phrases insipides aux faits réels :</p>
<p>« Mais soyons honnêtes et admettons… que le progrès dans les Amériques ne va pas assez vite. En tout cas, pas pour les millions de personnes qui endurent l’injustice de la pauvreté extrême. Pas pour les enfants des bidonvilles et des favelas qui veulent seulement avoir les mêmes chances que tous les autres. […]</p>
<p>« […] Le pouvoir politique et économique est trop souvent concentré en quelques mains, au lieu de servir à la multitude. […]</p>
<p>« Bien entendu, nous ne sommes pas la première génération à devoir relever ces défis. Voila cinquante ans ce mois-ci, le président John F. Kennedy avait proposé une ambitieuse Alliance pour le progrès. […]</p>
<p>« La gageure du président Kennedy se maintient: &#8220;Bâtir un continent où tout le monde puisse aspirer à un niveau de vie viable, convenable, où tout le monde puisse vivre d’une manière digne et libre.&#8221; »</p>
<p>Il est incroyable qu’on vienne nous raconter de telles fadaises qui constituent une insulte à l’intelligence humaine.</p>
<p>Forcément, il n’a pas pu ne pas parler, entre autres grandes calamités, d’un problème causé par le colossal marché que représentent les USA en drogues et en armes :</p>
<p>« Les gangs de criminels et de trafiquants de drogues constituent une menace non seulement à la sécurité de nos citoyens, mais encore au développement, parce qu’ils font fuir les investissements dont les économies ont besoin pour prospérer ; et ils menacent directement la démocratie, parce qu’ils alimentent la corruption qui ronge les institutions de l’intérieur. »</p>
<p>Et d’ajouter à contrecœur :</p>
<p>« Mais nous ne briserons jamais l’emprise des cartels et des gangs tant que nous ne nous attaquerons pas aux facteurs sociaux et économiques qui nourrissent la criminalité. Nous devons toucher les jeunes en danger avant qu’ils ne se tournent vers les drogues et le crime. […]</p>
<p>« …en tant que président, j’ai dit clairement que les États-Unis partageaient et acceptaient leur part de responsabilité dans la violence issue de la drogue. Après tout, la demande de drogues, y compris aux États-Unis, actionne cette crise. Voilà pourquoi nous avons mis au point une nouvelle stratégie de contrôle de la drogue axée sur la réduction de la demande à travers l’éducation, la prévention et le traitement. »</p>
<p>Il se garde bien dire, par exemple, qu’au Honduras 76 habitants sur 100 000 meurent à cause de la violence, soit dix-neuf fois plus qu’à Cuba où ce problème n’existe pratiquement pas malgré la proximité des États-Unis.</p>
<p>Après avoir aligné un certain nombre de balivernes de ce genre – sur les armes saisies en route vers le Mexique, sur le Partenariat transpacifique, sur la Banque interaméricaine de développement dont il dit que son pays s’efforce d’accroître le nouveau « Fonds de croissance des Amériques à partir de microcrédits », après avoir promis de créer de nouvelles « voies de prospérité » et avoir prononcé d’autres termes tout aussi grandiloquents en anglais et en espagnol, Obama en revient à ses promesses farfelues d’unité continentale, puis tente d’impressionner ses auditeurs par les risques des changements climatiques :</p>
<p>« …Et si quelqu’un doute de l’imminence des changements climatiques, il lui suffit de regarder pas plus loin que dans nos Amériques, depuis les tempêtes plus fortes dans les Caraïbes jusqu’à la fonte des glaciers dans les Andes, en passant par la disparition de forêts et de terres arables dans tout la région. »</p>
<p>S’il avait du moins le courage de reconnaître que son pays est le plus grand responsable de cette tragédie&#8230;</p>
<p>Puis il annonce fièrement :</p>
<p>« …les États-Unis travailleront avec des partenaires dans cette région, dont le secteur privé, afin d’accroître la quantité d’étudiants étasuniens en Amérique latine à 100 000, et la quantité d’étudiants latino-américains aux États-Unis à 100 000. »</p>
<p>On sait combien coûtent des études de médecine ou de quoi que soit dans ce pays, qui se livre par ailleurs à un vol de cerveaux éhonté.</p>
<p>Tout ce verbiage pour conclure sur des louanges à l’OEA, que notre ministre des Relations extérieures, Raúl Roa, avait taxée de « ministère des Colonies yankees » quand, dans une mémorable dénonciation au nom de notre patrie aux Nations Unies, il avait informé que l’administration étasunienne avait, le 15 avril 1961, fait bombarder notre territoire par des B-26 peints à nos couleurs. Une action ignominieuse qui aura cinquante ans dans vingt-trois jours.</p>
<p>Obama était convaincu d’avoir parfaitement préparé le scénario pour proclamer son droit à s’ingérer dans notre pays. Il avoue sans fard</p>
<p>« avoir permis aux Étasuniens d’envoyer de l’argent à Cuba afin que les gens puissent avoir un certain espoir économique et devenir plus indépendants des autorités cubaines. Allant plus loin, nous continuerons de chercher des moyens d’accroître l’indépendance du peuple cubain qui a droit à la même liberté que tous les autres sur ce continent. »</p>
<p>Il reconnaît ensuite que le blocus fait du tort à Cuba, prive son économie de ressources. Pourquoi ne reconnaît-il pas que les intentions d’Eisenhower et l’objectif explicite des États-Unis étaient justement d’obtenir la reddition du peuple cubain par la faim ? Pourquoi le maintient-il ? Combien de centaines de milliards de dollars les États-Unis doivent-ils verser à notre pays à titre d’indemnités ?  Pourquoi continue-t-il d’emprisonner les cinq héros cubains qui luttaient contre le terrorisme ?  Pourquoi n’applique-t-il pas la loi d’Ajustement cubain à tous les Latino-Américains afin que des milliers d’entre eux ne soient pas tués ou blessés en tentant de franchir la frontière que les USA ont imposée au Mexique après lui avoir volé plus de la moitié de son territoire ?</p>
<p>Je prie le président étasunien de me pardonner ma franchise. Je n’ai aucune hostilité envers lui ni envers son peuple. Je fais simplement mon devoir de dire ce que je pense de son « Alliance entre égaux ».</p>
<p>Les États-Unis ne gagneront rien à créer et à promouvoir dans notre pays le métier de mercenaire. Je puis assurer que les jeunes qui sortent excellemment formés de notre Université des sciences informatiques s’y connaissent bien plus en Internet et en informatique que le Prix Nobel et président des États-Unis.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-101320 firma" src="http://www.cubadebate.cu/wp-content/uploads/2011/03/firma-de-fidel-25-de-marzo-de-2011-300x171.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz<br />
Le 22 mars 2011<br />
21 h 17</strong></p>
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		<title>Les Chaussons me Serrent</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 19:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tandis que les réacteurs sinistrés lancent de la fumée radioactive sur le Japon et que des avions au profil monstrueux et des sous-marins atomiques déversent leurs charges meurtrières télécommandées sur la Libye, un pays nord-africain d’à peine six millions d’habitants, Barack Obama racontait aux Chiliens une comptine semblable à celles que j’écoutais quand j’avais quatre ans : « Les chaussons me serrent, les chaussettes me tiennent chaud, et le baiser que tu m’as donné, je l’emporte en mon cœur. »]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tandis que les réacteurs sinistrés lancent de la fumée radioactive sur le Japon et que des avions au profil monstrueux et des sous-marins atomiques déversent leurs charges meurtrières télécommandées sur la Libye, un pays nord-africain d’à peine six millions d’habitants, Barack Obama racontait aux Chiliens une comptine semblable à celles que j’écoutais quand j’avais quatre ans : « Les chaussons me serrent, les chaussettes me tiennent chaud, et le baiser que tu m’as donné, je l’emporte en mon cœur. »</p>
<p>Certains de ses auditeurs ont dû rester estomaqués dans ce « Centre culturel » de Santiago-du-Chili.</p>
<p>Quand le président a scruté anxieusement son public après avoir mentionné la perfide Cuba, attendant une salve d’applaudissements, un silence glacial lui a répondu. Dans son dos – ah, bienheureux hasard ! – parmi les drapeaux latino-amériubacains, il y avait précisément celui de Cuba.</p>
<p>S’il avait regardé une seconde par-dessus son épaule droite, il aurait vu – telle une ombre – le symbole de la Révolution dans l’île rebelle que son puissant pays a voulu détruire, sans y être jamais parvenu.</p>
<p>Il faut être sans doute extraordinairement irréfléchi pour penser que les peuples de Notre Amérique applaudiraient au cinquantième anniversaire de l’invasion mercenaire de Playa Girón,à cinquante ans de blocus économique criminel d’un pays frère, à cinquante ans de menaces et d’attentats terroristes qui ont coûté des milliers de vies, à cinquante ans de projets d’assassinat des dirigeants d’une révolution historique.</p>
<p>J’ai senti qu’il parlait de moi.</p>
<p>Oui, j’ai prêté service à la Révolution pendant très longtemps, mais je n’ai jamais esquivé les risques, ni violé de principes constitutionnels, idéologique ou moraux. Je regrette de ne pas avoir eu plus de santé pour continuer de la servir.</p>
<p>Quand je suis tombé malade, j’ai renoncé sans hésitation à toutes mes responsabilités étatiques et politiques, même à celle de Premier secrétaire du Parti, et je n’ai jamais tenté de les exercer après mon Adresse du 31 juillet 2006, même quand j’ai recouvré en partie ma santé plus d’un an après, bien que tout le monde ait continué de m’appeler affectueusement  de cette manière.</p>
<p>Mais je suis et resterai ce que j’ai promis d’être : un soldat des idées, tant que je pourrai penser ou respirer.</p>
<p>Quand on a interrogé Obama au sujet du coup d’État contre l’héroïque président Salvador Allende, fomenté comme tant d’autres par les États-Unis, et de la mort mystérieuse d’Eduardo Frei Montalva, assassiné par des agents de la DINA, une création du gouvernement étasunien, il a perdu sa présence d’esprit et a commencé à bafouiller.</p>
<p>Le commentaire de la télévision chilienne à la fin de son discours a été on ne peut plus exact : Obama n’a rien à offrir au continent.</p>
<p>Pour ma part, je ne veux pas donner l’impression que j’éprouve de la haine envers lui, encore moins envers le peuple étasunien, dont, je le reconnais, beaucoup de fils ont contribué à la culture et à la science.</p>
<p>Obama a encore un déplacement à faire, demain matin, en El Salvador. Là, il va falloir qu’il s’ingénie pas mal, parce que les armes et les instructeurs reçus des administrations étasuniennes ont fait couler bien du sang dans ce pays frère.</p>
<p>Je lui souhaite un bon voyage et un peu plus de… bon sens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fidel Castro Ruz</strong></p>
<p><strong>Le 21 mars 2011</strong></p>
<p><strong>21 h 32</strong></p>
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