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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Chancelier</title>
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		<title>Face aux tentatives de dénigrer Cuba et d’escamoter ses réalisations, nous défendrons notre vérité</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 21:19:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, a appelé, lors de la 46e session du Conseil des droits de l'Homme, à internationaliser la coopération et à lutter pour un ordre international juste, démocratique et équitable face à la pandémie de covid-19. Le chef de la diplomatie cubaine a rappelé que la pandémie a exacerbé les graves problèmes et défis auxquels l'humanité est déjà confrontée, et a révélé de nouvelles menaces, notamment la fragilité des systèmes de santé.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5276" alt="Bruno onu" src="/files/2021/03/Bruno-onu.jpg" width="300" height="250" />Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, a appelé, lors de la 46e session du Conseil des droits de l&#8217;Homme, à internationaliser la coopération et à lutter pour un ordre international juste, démocratique et équitable face à la pandémie de covid-19.</p>
<p>Le chef de la diplomatie cubaine a rappelé que la pandémie a exacerbé les graves problèmes et défis auxquels l&#8217;humanité est déjà confrontée, et a révélé de nouvelles menaces, notamment la fragilité des systèmes de santé. Il a également souligné que « la promotion, la protection et le respect du droit à la santé acquièrent une importance particulière dans ce contexte ».</p>
<p>Le membre du Bureau politique du Parti a fait référence au fait qu&#8217;« à Cuba, l&#8217;existence d&#8217;un système de santé gratuit, de qualité et universel garantit le droit à la santé pour tous les Cubains », et bien que cette réalité ne nous ait pas empêchés de déplorer des pertes en vies humaines, elle nous a permis d&#8217;affronter la pandémie avec des résultats positifs.</p>
<p>Faisant référence au développement médical de Cuba, Rodriguez a souligné qu&#8217;« aujourd&#8217;hui, nous disposons de quatre candidats vaccins contre la covid-19 à différentes phases d&#8217;essais cliniques, grâce au développement de la science cubaine et au travail dévoué de nos scientifiques. Nous espérons cette année vacciner l&#8217;ensemble de la population cubaine ».</p>
<p>Selon Bruno Rodriguez, la pandémie a déclenché une grave crise économique et sociale. « Les inégalités, la faim et la discrimination croissent de manière exponentielle, dans un monde déjà accablé par un ordre international injuste et non démocratique et par l&#8217;application d&#8217;un néolibéralisme impitoyable qui frappe avec plus de force les plus vulnérables et transforme leurs droits les plus fondamentaux en chimères », a-t-il signalé.</p>
<p>À cet égard, il a souligné que dix des pays les plus riches de l&#8217;Occident tentent de monopoliser les moyens de lutte contre la maladie, en concentrant 95% des vaccins mis au point sur la planète contre la covid-19, selon les données fournies en janvier par l&#8217;Organisation mondiale de la santé.</p>
<p>« Privilégier des intérêts égoïstes au détriment du bien-être général ne fera qu’aggraver les souffrances et les décès, même dans les pays industrialisés. »</p>
<p>Rodriguez a rappelé que Cuba, dès le premier moment de la pandémie, a partagé ses expériences en matière de lutte contre les épidémies et envoyé 56 brigades médicales du Contingent international Henry Reeve dans 40 pays et territoires pour affronter le sars-cov-2.</p>
<p>Il a affirmé que « les campagnes calomnieuses à motivation politique contre cette coopération n&#8217;auront jamais d&#8217;écho dans les nations du monde qui pourront toujours compter sur la solidarité, l&#8217;altruisme et l&#8217;humanisme des professionnels de la santé cubains ».</p>
<p>« Nous ne cessons de progresser dans la construction d&#8217;une nation indépendante, souveraine, socialiste, démocratique, prospère et durable, fondée sur la résistance et la créativité éprouvées de notre peuple, en dépit du cruel blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis, intensifié à l&#8217;extrême par l&#8217;administration sortante du président Donald Trump. L&#8217;exemple le plus récent en est l&#8217;inclusion de Cuba dans la liste unilatérale et fallacieuse des États qui soutiennent le terrorisme », a-t-il ajouté.</p>
<p>Devant le Conseil des droits de l&#8217;Homme, dont Cuba est l&#8217;un des 47 États membres, il a réaffirmé que bien que certains tentent de déformer la réalité cubaine et de renverser l&#8217;ordre constitutionnel, « nous continuerons à faire des pas fermes, en perfectionnant notre modèle de développement économique et social et en renforçant le cadre juridique et institutionnel pour la protection et la promotion de tous les droits de l&#8217;Homme pour tous, guidés par la nouvelle Constitution de la République ».</p>
<p>Le Programme national contre le racisme et la discrimination raciale est en vigueur depuis novembre 2019 pour combattre et éradiquer tout vestige de cette manifestation.</p>
<p>Toujours en tant que programme gouvernemental, en 2020, le Plan national sur l’autonomisation des femmes a été adopté pour continuer à soutenir et à encourager la promotion des femmes cubaines, au-delà des remarquables réalisations du pays en matière d&#8217;égalité des genres.</p>
<p>Le ministre a rappelé que Cuba a donné une preuve irréfutable de son engagement ferme en faveur de la promotion et de la protection des droits humains de son peuple et des autres peuples du monde. Il est inacceptable de manipuler cette noble cause au nom d’intérêts politiques pervers.</p>
<p>« Face aux tentatives de dénigrer la nation et d’escamoter ses réalisations incontestables en matière de droits de l&#8217;Homme, nous défendrons notre vérité et ne renoncerons jamais à notre souveraineté et à notre indépendance », a-t-il déclaré.</p>
<p>Il a souligné que Cuba, en tant que membre du Conseil des droits de l&#8217;Homme, parlera de sa propre voix, en prônant un dialogue respectueux et constructif, contrairement aux approches punitives, à la manipulation politique et à la sélectivité. Et il a assuré que le gouvernement cubain continuera à honorer ses engagements de coopérer avec tous les mécanismes des droits de l&#8217;Homme universellement reconnus.</p>
<p>Pour conclure, le ministre cubain des Relations extérieures a signalé que les peuples du monde réclament des actes et non des mots ; ils veulent des solutions et non des promesses. Ils méritent une vie digne et un monde meilleur, ce qui est possible. « Nous ne pouvons aller de l&#8217;avant que si nous plaçons l’intérêt de tous, à savoir une réponse mondiale et unie aux défis auxquels nous sommes confrontés, au-dessus de nos différences. »<br />
<strong><br />
(Source: Granma)</strong></p>
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		<title>À Cuba, il n&#8217;y a pas et il n&#8217;y aura pas d’espace pour l&#8217;ingérence d&#8217;une puissance étrangère</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 22:42:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[Discours prononcé par Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures de la République de Cuba, à la 73e Période session de l'Assemblée générale des Nations Unies, au titre du point 43 : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d'Amérique », à New York, le 1er novembre 2018. « Année 60 de la Révolution. » (Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3778" alt="Brunoo" src="/files/2018/11/Brunoo.jpg" width="300" height="204" />Discours prononcé par Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures de la République de Cuba, à la 73e Période session de l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies, au titre du point 43 : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d&#8217;Amérique », à New York, le 1er novembre 2018. « Année 60 de la Révolution. » (Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)</p>
<p>Madame la Présidente,</p>
<p>Je tiens tout d’abord à exprimer mes condoléances aux habitants et aux autorités de la ville de Pittsburgh, de l&#8217;État de Pennsylvanie et des États-Unis pour les événements qui se sont produits dans la synagogue Tree of Life, où 11 personnes sont décédées.</p>
<p>Nos condoléances également au peuple et aux autorités indonésiens pour la catastrophe aérienne survenue le 29 octobre et qui a coûté la vie à 189 personnes.</p>
<p>Madame la Présidente,</p>
<p>Excellences, Mesdames et Messieurs les Représentants permanents,</p>
<p>Mesdames et Messieurs les délégués,</p>
<p>Le 25 juin 2018, l’enfant Adam Lopez Macias, âgé de 181 jours, a subi une intervention chirurgicale pour corriger une anomalie congénitale d&#8217;inversion des grandes artères du cœur, un problème anatomique qui fait que ces artères sont mal connectées, ce qui mettait sa vie en danger. L&#8217;opération a duré 5 heures. Son état délicat, une hypotension subséquente – ou basse tension – et une bradycardie – lenteur du rythme cardiaque – ont obligé à le maintenir, avec son petit sternum ouvert jusqu&#8217;au 29e jour, c&#8217;est-à-dire pendant 96 heures.</p>
<p>Le blocus empêche les enfants cubains qui souffrent d&#8217;un faible débit cardiaque postopératoire, c&#8217;est-à-dire d&#8217;une insuffisance de sang pompé par le cœur, qui représente la complication la plus fréquente de la chirurgie cardio-pédiatrique, de bénéficier du meilleur traitement, tel que le « Advanced Pediatric Ventricular Support System », produit et protégé par des brevets des sociétés étasuniennes Heart Ware International Inc., dans le Massachusetts et Thoratec Corporation, de Pleasanton.</p>
<p>Comment mesurer la douleur de ce petit garçon et de sa famille ?</p>
<p>Adam s&#8217;est rétabli grâce au professionnalisme et au dévouement du personnel de santé cubain et aux efforts de tout un pays.</p>
<p>Le 13 décembre 2017, Rosa Esther Navarro Ramirez, née à 37 semaines de gestation, a subi une opération. Elle avait alors 1 an et 2 mois et souffrait d&#8217;un drainage anormal (total) des veines pulmonaires, c&#8217;est-à-dire lorsque le sang oxygéné se mélange avec le sang non oxygéné.</p>
<p>Elle souffrit alors d’une fibrillation ventriculaire – battements cardiaques rapides et désordonnés – et elle fut traitée, pendant 27 jours, ce qui causa une angoisse profonde chez les parents, pour une hypertension pulmonaire, c&#8217;est-à-dire lorsque la tension sanguine augmente dans les petites artères pulmonaires de la fillette, sans que nous puissions disposer du médicament idéal, l&#8217;oxyde nitrique inhalé, qui ne peut pas être obtenu en urgence et transporté par avion, car il est inflammable et explosif, et qu’il exige des conditions particulières pour son transport maritime. Si le blocus n&#8217;existait pas, nous pourrions le commander rapidement à une société étasunienne qui produit ce médicamentde même le système avec lequel il est administré : le Datex Ohmeda.</p>
<p>Rosita a été sauvée malgré la cruauté de cette politique.</p>
<p>Une jeune fille de Guantanamo, âgée de 13 ans, souffrant d’une tumeur maligne au niveau de la colonne vertébrale, et un garçon de La Havane, de 5 ans, présentant une masse tumorale entre le tronc cérébral et le cervelet (dans la fosse crânienne), dont je ne dois évidemment pas révéler les noms, n’ont pas pu être traités avec le médicament optimal, le Temozolamide, produit aux États-Unis, même si, par chance, ils ont réussi à surmonter la maladie.</p>
<p>La société Illumina est le leader mondial dans le domaine du séquençage de nouvelle génération (NGS) qui garantit le diagnostic le plus précis du cancer et constitue la base de la médecine de précision et du traitement personnalisé des patients. Les fournisseurs de médicaments personnalisés exigent généralement ce type de diagnostic avant de les délivrer.</p>
<p>En 2017, 224 personnes sont mortes à Cuba pour 100 000 habitants, pour ne pas avoir pu bénéficier de ces traitements à cause du blocus.</p>
<p>Au cours de la dernière année, plus de 30 entreprises étasuniennes telles qu’Agilent, Cook Medical et Thermo Fisher Scientific ont refusé de vendre à la compagnie Medicuba des médicaments, des fournitures et du matériel essentiels à notre système de santé ou n&#8217;ont pas répondu à ses nombreuses demandes.</p>
<p>Il serait difficile pour une mère dans cette salle ou sur cette planète de ne pas s’émouvoir devant des cas comme ceux que je viens de décrire.</p>
<p>Les dommages humains causés par le blocus, qui constitue un acte de génocide au sens de l&#8217;article 2 (B) et (C) de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, sont incalculables. Il constitue même une violation du Droit international humanitaire en cas de conflit.</p>
<p>On ne peut comptabiliser, Madame la Présidente, les souffrances humaines.</p>
<p>L&#8217;objectif du blocus, ancré dans la Guerre froide, n&#8217;a pas changé avec le temps.</p>
<p>L’infâme mémorandum classifié du sous-secrétaire d&#8217;État Lester Mallory, daté du 6 avril 1960, régit la politique du gouvernement actuel des États-Unis à l&#8217;égard de Cuba, lorsqu&#8217;il signale : « Il n’existe pas d&#8217;opposition politique effective (&#8230;) Le seul moyen possible pour lui faire perdre le soutien interne (au gouvernement) est de provoquer le désenchantement et le découragement par l&#8217;insatisfaction économique et les pénuries (&#8230;) Tous les moyens possibles doivent être mis en œuvre rapidement pour affaiblir la vie économique (&#8230;) en refusant à Cuba tout financement et fournitures , dans le but de réduire les salaires nominaux et réels, afin de provoquer la famine, le désespoir et le renversement du gouvernement. »</p>
<p>À titre exceptionnel, nous nous réjouissons de la récente signature, sous une licence spécifique, existante depuis 2016, pour la création d&#8217;une entreprise mixte entre l’Agence de commercialisation du Centre cubain d’immunologie moléculaire (CIMAB) et le Rosewell Park Cancer Center, qui permettra la commercialisation aux États-Unis de vaccins thérapeutiques à technologie cubaine contre le cancer de la tête, du cou et du poumon.</p>
<p>Et aussi de la vente à Cuba, sous licence spécifique (de 2017), de 81 000 doses du contraceptif hormonal Mesigyna par une filiale étasunienne du groupe pharmaceutique Bayer.</p>
<p>Par ailleurs, le blocus est le principal obstacle à la circulation de l&#8217;information et au plus large accès des Cubains à l&#8217;Internet et aux technologies de l&#8217;information, en rendant la connectivité dans l&#8217;archipel plus difficile et plus coûteuse, en conditionnant l&#8217;accès à ses plateformes et technologies et en utilisant le cyberespace pour des actes visant un « changement de régime ».</p>
<p>En outre, le blocus entrave les liens culturels, universitaires, scientifiques, sportifs et de la société civile.</p>
<p>Dans l&#8217;exercice de cette politique hostile, le gouvernement des États-Unis, sous des prétextes invraisemblables et répondant à des motivations politiques réelles, ne délivre pas le nombre de visas d&#8217;immigrants pour les Cubains, convenu dans les accords migratoires en vigueur ; il rend le regroupement familial, les voyages temporaires des Cubains sur leur territoire plus coûteux et difficiles et restreint les liens familiaux.</p>
<p>Le blocus constitue une violation flagrante, massive et systématique des droits humains des Cubaines et des Cubains, et il a été et demeure un obstacle essentiel aux aspirations au bien-être et à la prospérité de plusieurs générations.</p>
<p>Ces politiques affectent aussi les Cubains résidant aux États-Unis.</p>
<p>Le blocus est également coercitif pour les citoyens des États-Unis, à qui il limite injustement et arbitrairement la liberté de voyager à Cuba, la seule destination qui leur est interdite sur la planète.</p>
<p>Madame la Présidente,</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis manipule et politise vulgairement le souhait universel de garantir les droits de l&#8217;Homme à tous les citoyens et les Objectifs de développement durable dans les amendements que vous (faisant référence à l&#8217;ambassadrice des États-Unis) avez présentés, dans le seul but de fausser la nature et l&#8217;objectif de la résolution contre le blocus, que cette Assemblée a approuvée à 26 reprises, afin de fabriquer un prétexte et obtenir une sorte de caution internationale pour continuer de le renforcer, chose que cette Assemblée, madame l&#8217;Ambassadrice, ne vous donnera pas.</p>
<p>Un mémorandum éhonté que le Département d’État a fait circuler la semaine dernière parmi les diplomates accrédités (il montre le document), que j&#8217;ai en ma possession, reconnaît : « Les amendements que nous avons proposés visent à aborder la raison sous-jacente de l&#8217;embargo ».</p>
<p>Plus loin, avec le plus grand cynisme, le Département d&#8217;État signale : « L&#8217;année dernière, à l&#8217;Assemblée, il a été fait une référence directe au fait que l&#8217;embargo sape les efforts collectifs visant à mettre en œuvre les Objectifs de développement durable (SDG) ». Le mémorandum ajoute : « Nous vous avons parfaitement entendu, vous, les délégués, loud and clear, haut et fort. Les actions de Cuba menacent clairement ces objectifs et, pour les mettre pleinement en œuvre, nous avons besoin de votre soutien en faveur de ces amendements. » Il s’agit d’un véritable affront à cette Assemblée.</p>
<p>Il est de notoriété publique que l&#8217;Ambassadrice des États-Unis et le Département d&#8217;État ont peu de respect pour les Nations Unies, le multilatéralisme et cette Assemblée, que Mme l’Ambassadrice a qualifiée de théâtre politique l&#8217;année dernière.</p>
<p>Le mémorandum qui vient de circuler est un véritable affront au multilatéralisme, à la décence en politique internationale et à cette grande, universelle et démocratique Assemblée.</p>
<p>Il convient également de noter que le mémorandum utilise le procédé trompeur qui consiste à présenter le texte des amendements comme un texte qui aurait été préalablement convenu, afin d&#8217;introduire subrepticement des contenus se référant à un autre sujet, par une autre instance et concernant un autre pays. C&#8217;est une fois de plus la pratique du mensonge, de la tromperie et de l&#8217;amoralité dans le discours politique.</p>
<p>Ce qui fut le document L.7, avec un seul amendement de 8 paragraphes, a été transformé ensuite en 8 amendements distincts dans le seul but de créer de la confusion, d&#8217;abuser du temps et de provoquer de la fatigue à l&#8217;Assemblée. Ce n’est qu’un artifice, Madame l&#8217;Ambassadrice, malhonnête.</p>
<p>Si le gouvernement des États-Unis veut débattre et voter sur des initiatives relatives aux droits de l&#8217;Homme ou aux Objectifs de développement durable, nous sommes prêts à le faire sur-le-champ, dans n&#8217;importe quel organe, à tout moment et au titre de n&#8217;importe quelle question pertinente de l&#8217;ordre du jour.</p>
<p>Nous continuerons d&#8217;encourager le dialogue et la coopération en tant que seul moyen de promouvoir les progrès dans l&#8217;exercice des droits de l&#8217;Homme et nous continuerons de participer activement et de manière constructive au Conseil des Droits de l&#8217;Homme, à l&#8217;Examen périodique universel et à la coopération avec tous, absolument tous, ses mécanismes universels.</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis n&#8217;a pas la moindre autorité morale pour critiquer Cuba ou qui que ce soit en matière de droits de l&#8217;Homme. Nous rejetons la manipulation récurrente de ces droits à des fins politiques et la politique du double standard qui la caractérise.</p>
<p>Votre gouvernement est responsable de crimes contre l&#8217;Humanité. C&#8217;est lui qui a utilisé l&#8217;arme nucléaire contre la population civile. C&#8217;est lui qui met au point des armes d&#8217;extermination massive, qui lance maintenant une nouvelle course aux armements, qui perfectionne les armes nucléaires, les armes conventionnelles hautement meurtrières et les armes autonomes, et qui militarise le cyberespace et l&#8217;espace ultraterrestre.</p>
<p>Votre gouvernement a installé des dictatures militaires et organisé des coups d&#8217;État sanglants. Les guerres menées par votre gouvernement ces dernières années ont fait des millions de morts, dont beaucoup d&#8217;innocents, et des vagues de réfugiés, avec les souffrances humaines qui en résultent.</p>
<p>Votre gouvernement a eu recours aux exécutions extrajudiciaires, aux enlèvements et à la torture. Aujourd&#8217;hui, il maintient indéfiniment des détenus dans un vide juridique, sans défense, sans tribunal et sans procès équitable dans la prison de la Base navale de Guantanamo, qui usurpe illégalement notre territoire.</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis est l&#8217;auteur de violations des droits de l&#8217;Homme commises contre ses propres citoyens, en particulier les Afro-américains et les Hispaniques, les minorités, les réfugiés et les migrants.</p>
<p>Au milieu de l&#8217;opulence de ce pays, 40 millions de citoyens vivent dans la pauvreté et 52 millions dans des communautés appauvries. Plus d&#8217;un demi-million de ses citoyens vivent et dorment dans la rue sans que vous n’en fassiez référence. 12% des Étasuniens (citoyens) n&#8217;ont pas d&#8217;assurance maladie, et des millions de personnes à faible revenu en seront privées par votre gouvernement. Une éducation de qualité n&#8217;est pas à la portée des majorités, que votre gouvernement ne représente ni ne défend. L&#8217;égalité des chances aux États-Unis est une chimère. Le gouvernement dont vous faites partie est un gouvernement de millionnaires qui impose des politiques sauvages.</p>
<p>Les femmes perçoivent 82% du salaire des hommes à travail égal, 64% si elles sont afro-américaines et 62% les Hispaniques. Les plaintes pour harcèlement sexuel sont généralisées.</p>
<p>La richesse moyenne des familles blanches est sept fois supérieure à celle des familles d&#8217;origine africaine. Les décès sont deux fois plus importants chez les enfants noirs que chez les enfants blancs. Les mères afro-étasuniennes sont trois à quatre fois plus susceptibles de mourir pendant l’accouchement que les mères blanches, et la moitié d&#8217;entre elles pourraient être sauvées avec de meilleurs soins que le Département d&#8217;État ne réclame jamais.</p>
<p>Il existe un statut racial différencié parmi la population carcérale nord-américaine, dans la durée des peines de prison, dans l&#8217;exécution de la peine capitale applicable aux mineurs et aux handicapés mentaux et dans les morts atroces sous les balles de la police.</p>
<p>Votre gouvernement construit des murs, sépare les mineurs de leurs parents immigrants, y compris des jeunes enfants qu&#8217;il enferme dans des cages.</p>
<p>Les fausses informations et le monopole des plateformes technologiques de communication et de génération de contenus sont en pleine expansion dans ce pays.</p>
<p>Le gouvernement étasunien intervient sans aucun scrupule dans les processus électoraux et les affaires intérieures de la plupart des États de la planète.</p>
<p>Il tente de renverser par la force le gouvernement légitime de la République bolivarienne du Venezuela, utilise contre ce pays une campagne de diffamation brutale et la menace militaire, tout en appelant à la violence et à un coup d&#8217;État.</p>
<p>Il intervient et tente de déstabiliser la République du Nicaragua.</p>
<p>Il se livre à des actes d’ingérence dans les affaires intérieures de l&#8217;État plurinational de Bolivie.</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis prétend exercer une domination impériale sur « Notre Amérique » et il invoque une fois de plus la doctrine désuète, agressive et dangereuse de Monroe et la « diplomatie de la canonnière ». Il redéploie sa 4e Flotte et accroît le nombre et la puissance de ses bases militaires dans la région.</p>
<p>Les États-Unis ne sont partie qu&#8217;à 30 % des instruments relatifs aux droits de l&#8217;Homme et ne reconnaissent ni le droit à la vie, ni à la paix, ni au développement, ni à la sécurité, ni à l&#8217;alimentation, ni les droits des enfants. Nul ne peut s’étonner que vous ayez quitté le Conseil des droits de l&#8217;Homme.</p>
<p>Les « intérêts spéciaux » des entreprises ont pris en otage le système politique, corrompu par définition, des États-Unis.</p>
<p>Oui, les mots et le discours politique sont importants, ils sont importants ! En diabolisant et en transformant en ennemis, au moyen de la propagande, des opposants politiques, des institutions, des groupes sociaux et des nations, vous ne faites qu’encourager et enraciner la division, la violence, les crimes de haine et les guerres.</p>
<p>L&#8217;impunité du lobby des armes est coupable de l&#8217;augmentation du nombre d’homicides, y compris d&#8217;adolescents.</p>
<p>La politique sale, l&#8217;indécence, l&#8217;amoralité, les mensonges, le redécoupage des circonscriptions électorales pour des raisons de commodité politique et la manipulation des électeurs sont exacerbés. Six millions de citoyens étasuniens à faible revenu ont été empêchés de voter lors de la dernière élection présidentielle, et ils le seront probablement mardi prochain. En Floride, 21% des électeurs afro-américains sont privés du droit de vote.</p>
<p>Madame la Présidente,</p>
<p>Les dommages quantifiables, accumulés par le blocus pendant près de six décennies d&#8217;application, atteignent le chiffre de 933,678 milliards de dollars, compte tenu de la dépréciation du dollar par rapport à la valeur de l&#8217;or. Calculé à prix courants, le blocus a causé des dommages de plus de 134,499 milliards de dollars.</p>
<p>Rien que l&#8217;année dernière, il a causé à Cuba des pertes de l&#8217;ordre de 4, 321 milliards de dollars.</p>
<p>Sans la perte de revenus provenant des exportations de biens et de services et les coûts associés au repositionnement géographique du commerce, qui nous oblige à maintenir des niveaux de stocks très élevés, le Produit intérieur brut de Cuba aurait augmenté, aux prix actuels, d&#8217;environ 10% par an en moyenne au cours de la dernière décennie.</p>
<p>Face aux difficultés, Cuba a enregistré des progrès dans son économie et offre une coopération internationale large et solidaire – que votre gouvernement entrave parfois – malgré le blocus et l&#8217;interdiction des crédits multilatéraux, et elle a atteint des niveaux de développement humain et de justice sociale mondialement reconnus.</p>
<p>Le blocus demeure le principal obstacle à la mise en œuvre du Plan national 2030 et des Objectifs de développement durable des Nations Unies.</p>
<p>Il compromet l&#8217;exercice du droit à l&#8217;autodétermination, à la paix, au développement, à la sécurité et à la justice du peuple cubain.</p>
<p>Le blocus constitue une violation des buts et des principes de la Charte des Nations Unies et du Droit international. C&#8217;est un acte d&#8217;agression et de guerre économique qui porte atteinte à la paix et à l&#8217;ordre international.</p>
<p>Il contrevient également aux règles universellement reconnues du commerce et de la liberté de navigation.</p>
<p>Il porte atteinte aux principes de la Déclaration de l’Amérique latine et la Caraïbe comme Zone de paix et s’oppose au consensus de la Communauté des États latino-américains et caribéens.</p>
<p>Il provoque l&#8217;isolement et le discrédit du gouvernement des États-Unis, et il appelle la juste condamnation de la part de la communauté internationale.</p>
<p>Madame la Présidente,</p>
<p>Nous vivons à une époque marquée par des menaces croissantes pour la paix et la sécurité internationales, la prolifération de guerres non conventionnelles, des violations flagrantes de la souveraineté des États, des politiques de domination par la force, des tentatives de réimposition de l&#8217;ordre unipolaire, des violations du Droit international, d’une rupture menaçante et arbitraire des traités internationaux ; la multiplication des sanctions unilatérales et des guerres commerciales, essentiellement provoquées par le caractère prédateur et suprématiste de l&#8217;impérialisme étasunien, toujours enclin au fondamentalisme néolibéral, à « la philosophie du pillage » et à ladite « paix fondée sur la force ».</p>
<p>En conséquence de ce scénario, les graves problèmes internationaux se font plus aigus, la pauvreté et les inégalités s&#8217;aggravent, les modes de production et de consommation irrationnels et non durables du capitalisme s&#8217;accentuent, le changement climatique avec toutes ses conséquences négatives avance inexorablement et la menace nucléaire va dangereusement en s&#8217;exacerbant.</p>
<p>L&#8217;application extraterritoriale du blocus s&#8217;est elle aussi considérablement intensifiée, en particulier la traque des transactions financières et des opérations bancaires et de crédit de Cuba à l&#8217;échelle mondiale.</p>
<p>Plus d&#8217;une centaine de banques ont demandé la fermeture des comptes de nos ambassades et de représentations d&#8217;entités cubaines à l&#8217;étranger, ont retenu des fonds destinés à Cuba ou ont refusé d&#8217;effectuer des transferts de ou vers notre pays, y compris ceux de nature humanitaire liés aux conséquences de l&#8217;ouragan Irma à Cuba ou aux projets de coopération cubaine solidaire dans d’autres pays.</p>
<p>Le blocus est contraire à la Charte des Nations Unies et au Droit international, et son application extraterritoriale agressive porte atteinte à la souveraineté de tous les États.</p>
<p>Madame la Présidente,</p>
<p>Depuis l&#8217;occupation militaire de Cuba, en 1898, par les États-Unis pour empêcher notre indépendance, déjà gagnée au cours d’une longue épopée, cette relation a été marquée par la décision des gouvernements étasuniens de contrôler le destin de Cuba face à la détermination sans faille des Cubains à défendre leur indépendance et leur autodétermination.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, Cuba est une nation absolument indépendante, maîtresse de son destin, qui entretient des relations de respect et des liens d&#8217;amitié et de coopération avec tous les pays du monde. C&#8217;est une conquête obtenue au prix du sacrifice de plusieurs générations, et que nous défendrons quel qu’en soit le prix.</p>
<p>Avec les États-Unis, nous entretenons des relations diplomatiques, quelques épisodes de dialogue officiel et nous développons une coopération mutuellement avantageuse dans une série limitée de domaines.</p>
<p>Mais le caractère distinctif de la relation bilatérale reste le blocus économique, commercial et financier qui porte atteinte à tout le peuple cubain, inspiré par des sentiments de domination, d&#8217;intolérance idéologique et de revanche politique.</p>
<p>Nous sommes prêts à coexister pacifiquement, malgré nos profondes divergences de vues avec le gouvernement des États-Unis, sur la base du respect mutuel, de l&#8217;égalité souveraine et de l&#8217;intérêt des deux peuples.</p>
<p>Nous, les Cubains, continuerons à décider librement de nos affaires intérieures dans une étroite unité, comme nous le faisons actuellement dans le débat populaire sur le projet de nouvelle Constitution et comme nous le ferons lors du prochain référendum pour l&#8217;adopter. Il n&#8217;y a pas d’espace et il n&#8217;y aura pas d’espace pour l&#8217;ingérence d&#8217;une puissance étrangère.</p>
<p>Je me dois de dénoncer ici le fait que l&#8217;escalade des déclarations, actes et menaces du gouvernement des États-Unis contre Cuba n&#8217;a d&#8217;autre objectif que de créer un climat de tension bilatérale accrue et que, dans cette manœuvre, les personnages ayant une longue histoire de complot pour provoquer des crises bilatérales sont de plus en plus visibles.</p>
<p>Comme l&#8217;a souligné le président Miguel Diaz-Canel à cette même tribune le 26 septembre, et je cite : « Cuba sera toujours prête à dialoguer et à coopérer dans un esprit de respect et d&#8217;égalité de traitement. Nous ne ferons jamais de concessions inhérentes à la souveraineté et l&#8217;indépendance nationales, nous ne négocierons pas nos principes et nous n&#8217;accepterons pas de conditions. »</p>
<p>Les Cubaines et les Cubains de toutes les générations resteront fidèles à l&#8217;exemple de José Marti pour proclamer avec la même conviction : « Plutôt que de relâcher les efforts pour rendre la Patrie libre et prospère, la mer du Sud s’unira d’abord à la mer du Nord et un serpent naîtra d’un œuf d’aigle. »</p>
<p>Je vous remercie (Applaudissements)</p>
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		<title>Peuple de Cuba, merci de ne jamais abdiquer</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Nov 2018 21:16:25 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le blocus, c’est la traque constante, tenace, de toute démarche économique de Cuba partout dans le monde. C’est une guerre universelle contre notre économie, fondée sur l’immense pouvoir des Etats-Unis, qui vont jusqu’à exercer des pressions sur des personnes, sur des individus qui voudraient s’engager dans des activités économiques avec notre pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3766" alt="Cuba pueblo" src="/files/2018/11/Cuba-pueblo.jpg" width="300" height="231" />Le blocus, c’est la traque constante, tenace, de toute démarche économique de Cuba partout dans le monde. C’est une guerre universelle contre notre économie, fondée sur l’immense pouvoir des Etats-Unis, qui vont jusqu’à exercer des pressions sur des personnes, sur des individus qui voudraient s’engager dans des activités économiques avec notre pays.</p>
<p>Il est inacceptable que la fin du blocus n&#8217;ait lieu qu&#8217;en échange de concessions politiques sur la souveraineté de notre pays. C&#8217;est absolument inacceptable, c&#8217;est scandaleux, c&#8217;est irritant, et nous préférons vraiment mourir plutôt que d’avoir à renoncer à notre souveraineté.</p>
<p>Ainsi, cette politique hostile n&#8217;a pas empêché la Révolution de transformer le peuple cubain en propriétaire de son propre pays, et nous avons suivi la longue et raide route sur les ruines de la tyrannie pro-américaine.</p>
<p>Grâce au peuple noble et désintéressé de Cuba, à ses ouvriers et autres travailleurs manuels et intellectuels, à ses paysans et étudiants, hommes et femmes, enfants, personnes âgées et citoyens de tous âges, alphabètes ou analphabètes, Cuba fut pour la première fois maître de son destin.</p>
<p>Nous lutterons pour voir le jour où le blocus sera levé. Votre confiance ne sera pas déçue et votre affection et vos encouragements ne seront pas vains. La semence que vous plantez dans nos cœurs ne sera jamais perdue.</p>
<p>Le blocus criminel qu&#8217;on nous promet de durcir décuple l&#8217;honneur et la gloire de notre peuple, contre lequel leurs plans génocidaires se briseront.</p>
<p>Proclamons fièrement au monde ce bilan qui nous rend dignes de la plus juste des revendications : que le droit à la vie et à la joie saine de notre patrie soient respectés. Pour ce droit, nous nous battrons jusqu&#8217;à la mort.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Le monde condamne le blocus des États-Unis contre Cuba à l&#8217;ONU</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Nov 2018 23:01:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une fois de plus, l'Assemblée générale des Nations Unies se prononcera contre le blocus qui, depuis près de 60 ans, porte atteinte à tout un peuple pour sa décision souveraine de poursuivre son propre destin.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3781" alt="Bruno bloqueo" src="/files/2018/11/Bruno-bloqueo1.jpg" width="300" height="212" />Une fois de plus, l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies se prononcera contre le blocus qui, depuis près de 60 ans, porte atteinte à tout un peuple pour sa décision souveraine de poursuivre son propre destin.</p>
<p>Aujourd’hui, mercredi, 31 délégations sont intervenues au sein de l&#8217;organisation multilatérale.</p>
<p>Malgré le fait que les États-Unis tentent de fausser le déroulement normal de la procédure en présentant huit amendements différents au projet de résolution pour la levée du blocus, on s&#8217;attend à ce que le vote contre cette mesure de coercition qui suscite depuis 26 ans la réprobation majoritaire de la communauté internationale, ait lieu lors de la session de jeudi, a précisé le ministre cubain des Relations extérieures Bruno Rodriguez Parrilla.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Le monde dit NON au blocus et aux amendements de Trump</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Nov 2018 18:55:37 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, 1er novembre, l'Assemblée générale des Nations Unies a infligé une lourde défaite diplomatique à Washington en refusant d'approuver ses huit amendements anticubains à la résolution « Nécessité lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d'Amérique à Cuba », manifestement destinés à briser le consensus mondial écrasant, et en exigeant l’abrogation totale de cette mesure coercitive unilatérale, vestige de la Guerre froide.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3762" alt="Bruno ONU" src="/files/2018/11/Bruno-ONU.jpg" width="300" height="255" />Aujourd’hui, 1er novembre, l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies a infligé une lourde défaite diplomatique à Washington en refusant d&#8217;approuver ses huit amendements anticubains à la résolution « Nécessité lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d&#8217;Amérique à Cuba », manifestement destinés à briser le consensus mondial écrasant, et en exigeant l’abrogation totale de cette mesure coercitive unilatérale, vestige de la Guerre froide.</p>
<p>Cuba a remporté aujourd’hui une victoire retentissante à l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies, qui par 189 voix pour, deux contre et aucune abstention, a approuvé la résolution « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d&#8217;Amérique à Cuba ».</p>
<p>À une large majorité, les huit amendements proposés par le gouvernement nord-américain au projet de résolution cubain ont été rejetés.</p>
<p>« Il n&#8217;y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir », selon un dicton populaire parmi les Cubains, parfaitement applicable au président étasunien Donald Trump, qui depuis son entrée en fonction le 20 janvier 2017, a fait tout son possible, voire l’impossible pour ignorer la réalité d&#8217;une Cuba indépendante et souveraine et détruire sa Révolution.</p>
<p>Il ne lui a pas suffi de signer, le 16 juin dernier, le mémorandum qui supprimait unilatéralement la plupart des avancées réalisées durant le mandat de son prédécesseur Barack Obama et d&#8217;abroger la directive présidentielle du gouvernement précédent pour la normalisation des relations bilatérales, et d&#8217;en décréter une nouvelle aux objectifs subversifs et déstabilisateurs pour flatter les instincts les plus bas du groupuscule de l&#8217;extrême droite cubano-américaine à Miami.</p>
<p>Il n’a pas suffi aux autorités nord-américaines de fabriquer de toutes pièces les accusations insoutenables des « attaques acoustiques » contre des diplomates nord-américains à La Havane pour faire reculer encore plus les liens bilatéraux et nuire à l&#8217;image de notre pays et à l&#8217;essor de son industrie touristique.</p>
<p>La communauté internationale a été déçue de voir comment le régime de Donald Trump a renforcé les principales dispositions de cette guerre économique contre Cuba, qui s&#8217;est traduite par des sanctions économiques encore plus sévères et la traque de l&#8217;activité économique et des transactions financières internationales de l&#8217;Île, portant préjudice aux relations avec des pays tiers et à la coopération mondiale.</p>
<p>Cependant, l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies a infligé une lourde défaite diplomatique à Washington en refusant d&#8217;approuver ses huit amendements anticubains à la résolution « Nécessité lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d&#8217;Amérique à Cuba », délibérément destinés à briser le consensus mondial écrasant, et en exigeant l’abrogation totale de cette mesure coercitive unilatérale, vestige de la Guerre froide.</p>
<p>Pendant 27 années consécutives, depuis 1992, l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies a adopté à une majorité croissante la résolution cubaine contre le blocus.</p>
<p>Nous, les Cubains, nous ne sommes pas un peuple naïf et nous savons que l&#8217;administration Trump n&#8217;a pas peur de faire le ridicule, de se retrouver isolée et encore moins de se conformer aux résolutions de l&#8217;Assemblée générale. Mais malgré tout, le vote de ce jeudi peut être considérée une punition morale sévère pour ceux qui réservent un sort aussi inhumain à un petit pays qui se bat pour préserver sa souveraineté et son indépendance.</p>
<p>Cuba reste ferme dans sa dénonciation internationale de ce comportement absurde et barbare et compte sur le soutien de la grande majorité de l&#8217;humanité. Tôt ou tard, le mur de blocus finira par tomber.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Le blocus : non seulement injuste, mais aussi illégal</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2018 18:58:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[LE peuple cubain vit depuis plus d'un demi-siècle sous le poids du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis et, en général, il est marqué par ce châtiment, comme s'il s'agissait de son « péché naturel ».]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3764" alt="cartel bloqueo" src="/files/2018/11/cartel-bloqueo.jpg" width="300" height="242" />LE peuple cubain vit depuis plus d&#8217;un demi-siècle sous le poids du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis et, en général, il est marqué par ce châtiment, comme s&#8217;il s&#8217;agissait de son « péché naturel ».</p>
<p>Du plus âgé au plus jeune, c&#8217;est toute la population qui en a subi les conséquences. Ici, tout le monde a entendu parler du blocus depuis l&#8217;enfance ; beaucoup ont ressenti ses effets dans leur propre chair, beaucoup d&#8217;autres ne le perçoivent pas directement, bien qu&#8217;il les affecte, mais peut-être vivent-ils dans l&#8217;habitude de coexister avec une mesure aussi cruelle, et ils continuent d’aller de l’avant, car comme il a été dit clairement : le blocus ne suffit pas à nous faire abdiquer (même si cela était et reste son objectif) et si tout un chacun reconnaît qu’il s’agit d’un acte injuste, certains ignorent que c’est aussi un acte international illégal et illicite.</p>
<p>La première dissimulation de la vérité est l’utilisation de l’euphémisme « embargo » comme le gouvernement des États-Unis persiste à appeler le blocus.</p>
<p>Ainsi, sous couvert de normes juridiques (bien que d&#8217;une légalité douteuse) et en recourant au concept d&#8217;embargo, qui illustre la souplesse de la terminologie du Droit international, un acte criminel est commis, depuis près de 60 ans, contre un État souverain, un acte qui nuit et porte préjudice à tout le peuple cubain. Et nous disons criminel, parce que le crime est ce qui est injuste, inhumain et illégal. Il est nécessaire d&#8217;insister sur ce dernier point.</p>
<p>La justification des nationalisations des propriétés des entreprises étasuniennes à Cuba par le gouvernement révolutionnaire au début des années 1960 est infondée. Ce furent des actes de revendication de l&#8217;État cubain fondés sur la Loi fondamentale de la République de 1959, qui contenait à cet égard la même réglementation que la Constitution de 1940. Au niveau international, les Nations Unies, par la résolution N° 1803 de l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies du 14 décembre 1962, intitulée « Souveraineté permanente sur les ressources naturelles », apportent un soutien absolu à ce type d&#8217;action des États, en tant qu&#8217;un acte de souveraineté sur leurs ressources et leurs richesses pour des raisons d&#8217;utilité publique ou d&#8217;intérêt social.</p>
<p>En ce qui concerne la mise en œuvre juridique du blocus, il faut dire qu&#8217;il constitue un écheveau complexe et copieux de dispositions d’une légalité interne douteuse et totalement illégales au regard du Droit international. Ce sont des normes de coercition économique, c&#8217;est-à-dire des mesures politiques présentées sous une formulation normative.</p>
<p>En d&#8217;autres termes : un acte de force sous couvert de loi. Il s&#8217;agit d&#8217;actes qui cherchent à justifier les représailles et la soif de domination et, – pourquoi pas ? –peut-être aussi, à ce stade de grande frustration, pour ne pas avoir réussi à faire plier notre peuple et renverser la Révolution.</p>
<p>Le Droit international ne permet pas le blocus comme moyen d’autoprotection, c&#8217;est-à-dire en tant qu&#8217;action prétendument défensive d&#8217;un État contre un acte préjudiciable à ses intérêts, sauf dans le cas d&#8217;une agression armée, qui autorise une légitime défense. Cuba n&#8217;a pas attaqué les États-Unis, les nationalisations ont constitué un processus de revendication des biens et des ressources nécessaires au développement du pays, et avant le boycott imposé par le gouvernement des États-Unis dès l’entrée en vigueur de la première mesure révolutionnaire concernant la propriété : la Loi de Réforme agraire.</p>
<p>On peut passer en revue de nombreuses branches du Droit pour constater aisément que le blocus ne s&#8217;inscrit dans aucune hypothèse juridique valable. En Droit international public, outre une violation de la Charte des Nations Unies, le blocus contrevient à quasiment tous les principes du Droit international public, ainsi qu&#8217;aux droits des États. Il suffit de signaler :</p>
<p>L&#8217;égalité souveraine, qui consiste dans le pouvoir d&#8217;un État exprimé par le droit de décider librement sur des questions intérieures et extérieures sans porter atteinte aux droits d&#8217;autres États ou au Droit international.</p>
<p>Le principe selon lequel les États s&#8217;abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l&#8217;emploi de la force, soit contre l&#8217;intégrité territoriale ou l&#8217;indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.</p>
<p>Le principe selon lequel les États règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.</p>
<p>L’obligation de s’abstenir d’intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d&#8217;un État, conformément à la Charte.</p>
<p>Au regard du Droit international privé (quelque chose comme l&#8217;application de la Loi dans l&#8217;espace), l&#8217;extraterritorialité exorbitante des dispositions du blocus les rend totalement illégales. Aucun État n&#8217;a la compétence législative d&#8217;édicter des normes ayant des effets au-delà de son territoire, à l&#8217;exception de celles qui ont un caractère personnel, relatives aux droits et aux devoirs de ses ressortissants.</p>
<p>Du point de vue du Droit commercial international, le blocus viole les règles de l&#8217;OMC, les accords du GATT, le Droit de la mer et un certain nombre de règles et principes relatifs aux contrats internationaux.</p>
<p>Au regard du droit interne des États-Unis eux-mêmes, l&#8217;écheveau des réglementations du blocus prend une forme juridique, mais son contenu n&#8217;est nullement conforme à la norme culturelle de cette nation, à ses fondements constitutionnels, à ses bases juridiques. Il s&#8217;agit donc de règles rigides imposées arbitrairement qui ne sont pas fondées sur la valeur de la « justice » et, en même temps, ne sont pas cohérentes avec la valeur de la « loi » lorsqu&#8217;elles violent les préceptes constitutionnels, mutilent les droits individuels de leurs propres citoyens (qui ne peuvent visiter librement Cuba), interdisent à des personnes étrangères, physiques ou morales, d’entretenir librement des relations commerciales avec un pays tiers (Cuba), inventent les amendements qui sont appliqués rétroactivement aux cas déjà tranchés par les juridictions supérieures de ce pays, violent le principe de l&#8217;autorité judiciaire et du contrôle judiciaire établi par l&#8217;un des précédents judiciaires historiques de l&#8217;un des tribunaux les plus prestigieux de leur histoire judiciaire (celui du célèbre juge John Marshall) et ruinent l&#8217;interprétation valable de la pensée des dénommés Pères fondateurs de la nation et de l&#8217;État, en permettant de concentrer dans l’Exécutif des questions et des compétences du Législatif comme la réglementation du commerce extérieur et l&#8217;attribution des pouvoirs excessifs au président.</p>
<p>Et, finalement (pour des raisons d’espace, parce qu&#8217;il y a beaucoup plus), du point de vue du Droit pénal international, le blocus est un crime contre l&#8217;humanité, car selon le Statut de la Cour internationale de Justice, tout acte commis dans le cadre d&#8217;une attaque généralisée ou systématique contre une population civile est un crime contre l&#8217;humanité. Le caractère systématique du blocus exercé contre Cuba, qui cause de grands dommages et porte préjudice à la population cubaine, en fait un crime massif et lui confère le caractère de crime contre l&#8217;humanité.</p>
<p>La conséquence juridique de tout ce qui précède est la Responsabilité internationale : les États-Unis devront un jour répondre du blocus de Cuba, telle est la règle de la responsabilité internationale des États. Pour cette raison, en l&#8217;absence d&#8217;un moyen efficace d&#8217;obliger les États à respecter le Droit international et la Charte des Nations Unies, les États-Unis sont l’objet de la réprobation universelle de la communauté juridique internationale, comme aucun pays ne l’a jamais été, une réprobation exprimée expressément dans les votes répétés de l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies.</p>
<p>Deux conditions juridiques sont requises pour devenir membre de l&#8217;ONU : être un État pacifique et remplir les obligations de la Charte.</p>
<p>Le blocus de Cuba prouve-t-il que les États-Unis sont un État épris de paix et qu&#8217;ils respectent la Charte ? La réponse est un non catégorique.</p>
<p>On peut donc affirmer sans équivoque, dans n&#8217;importe quel forum ou lieu, que le blocus n&#8217;est pas seulement un acte injuste, mais qu’il est aussi absolument illégal.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>« Nous sommes convaincus que les amendements seront rejetés. »</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2018 18:52:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le gouvernement des États-Unis, dans ses tentatives d'accroître l'hostilité contre Cuba, ne s’est fixé aucune limite, a déclaré le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, le 30 octobre, au siège des Nations Unies.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3760" alt="BRUNO ONU 1" src="/files/2018/11/BRUNO-ONU-1.jpg" width="300" height="248" />Le gouvernement des États-Unis, dans ses tentatives d&#8217;accroître l&#8217;hostilité contre Cuba, ne s’est fixé aucune limite, a déclaré le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, le 30 octobre, au siège des Nations Unies.</p>
<p>Quelques heures avant le vote, pour la 27e fois, par l&#8217;Assemblée générale de l’ONU, à propos de la résolution cubaine contre le blocus, Rodriguez a dénoncé que la délégation étasunienne a forcé l&#8217;Assemblée générale à se prononcer sur huit amendements, tous agressifs contre Cuba et manipulateurs de la cause des droits de l’Homme et des Objectifs de développement durable.</p>
<p>Le chef de la diplomatie cubaine a signalé qu&#8217;il existe d&#8217;autres organes et instances de l&#8217;ONU au sein desquels il serait approprié d&#8217;avoir une conversation sur les droits de l&#8217;Homme, et qu&#8217;au lieu de faciliter un bref exercice de vote comme les années précédentes, le Département d&#8217;État du pays du Nord cherche à modifier la procédure, ce qui explique que &#8211; contrairement aux années précédentes – la session de la matinée du mercredi 3 ne comportera que le débat de l&#8217;Assemblée générale sur la résolution présentée par Cuba, ainsi que les discours des groupes de pays et d’États membres, et que le vote sur le projet de résolution en faveur de la levée du blocus est prévu pour jeudi.</p>
<p>Rodriguez Parrilla a rappelé que le blocus est une violation du Droit international qui contrevient aux règles commerciales internationalement reconnues, et constitue également un acte d&#8217;agression et de guerre économique. Le ministre des Relations extérieures de Cuba a réaffirmé que cette manœuvre tente de dissimuler la situation d&#8217;isolement absolu et profond du gouvernement des États-Unis vis-à-vis de Cuba et le rejet massif suscité par le blocus économique, commercial et financier, ainsi que de créer un prétexte pour le renforcer, en prétendant montrer que cette politique bénéficie du soutien international, ce qui est inacceptable.</p>
<p>« Nous sommes convaincus que les amendements seront rejetés et que la résolution bénéficiera du soutien d&#8217;une majorité écrasante, comme cela s&#8217;est produit par le passé », a-t-il conclu.</p>
<p>SUR QUOI PORTENT LES HUIT AMENDEMENTS QUE LES ÉTATS-UNIS PROPOSENT CONTRE CUBA ET QUELLE EST LA RÉPONSE DE NOTRE PAYS ?</p>
<p>La Mission permanente des États-Unis auprès de l&#8217;ONU a fait circuler une série de huit amendements à la résolution condamnant le blocus, qui couvrent essentiellement des aspects liés aux Objectifs de développement durable de l&#8217;Agenda 2030 des Nations unies et des éléments des droits de l&#8217;Homme.</p>
<p>Selon les déclarations du ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez, le 25 octobre, la raison sous-jacente de ces propositions d&#8217;amendements est de « provoquer des changements dans la situation des droits de l’Homme à Cuba ».</p>
<p>« Il s&#8217;agit d&#8217;une manœuvre diplomatique du gouvernement des États-Unis qui vise à justifier le blocus qui punit l&#8217;ensemble de la nation cubaine, qui utilise de faux prétextes prétendument en matière de droits de l’Homme, d’une manœuvre entièrement conçue à des fins de propagande et mensongères destinée à manipuler l&#8217;opinion publique internationale, y compris celle des citoyens des États-Unis », a-t-il dit.</p>
<p>Le ministre cubain a proposé que si les États-Unis d&#8217;Amérique veulent avoir une discussion sérieuse sur le sujet des Objectifs de développement durable, que ce soit par voie bilatérale ou multilatérale, ils devraient accepter de discuter de certains des Objectifs du développement durable, tels que ceux liés à la promotion du bien-être pour tous à tous les âges, à l&#8217;égalité des sexes et à l&#8217;autonomisation des femmes et des filles, à la réduction des inégalités à l&#8217;intérieur des pays et entre les pays, à la migration sûre, ordonnée et régulière au moyen de la mise en œuvre de politiques migratoires planifiées et bien gérées, à l&#8217;adoption de mesures urgentes pour lutter contre le changement climatique et ses effets, et au renforcement des moyens d&#8217;application et de revitalisation du Partenariat mondial pour le développement durable.</p>
<p>Cuba est donc pleinement prête, comme notre gouvernement l&#8217;a fait savoir à maintes reprises, à engager un dialogue sur toutes ces questions, toujours sur la base de l&#8217;égalité souveraine, du respect mutuel et de l&#8217;exercice de l&#8217;autodétermination des peuples.</p>
<p>ANTECÉDENTS</p>
<p>_ 14 avril 2005 : À la Commission des droits de l&#8217;Homme, où, pendant 20 ans une résolution qui condamnait et signalait Cuba, une résolution profondément diffamatoire dans le domaine des droits de l&#8217;homme, avait été adoptée, créa un contraste insupportable avec une résolution présentée par Cuba une semaine plus tard, le 21 avril 2005.</p>
<p>_ 7 novembre 2006 : Les États-Unis ont prétendu amender la résolution contre le blocus de Cuba que l&#8217;Assemblée générale avait adoptée cette année-là. Toutefois, une motion de non-adoption d&#8217;une décision sur l&#8217;amendement déposé indirectement par les États-Unis a reçu un fort soutien, c&#8217;est-à-dire une motion contre l&#8217;amendement : 126 États membres, soit plus des deux tiers, ont soutenu cet amendement ; seuls 51 ont voté contre. Il est intéressant de noter que, quelques minutes plus tard, lorsque l&#8217;Assemblée générale s’est prononcée sur le texte en question, sur le fond de la résolution, 183 États membres l&#8217;ont appuyé sans aucun amendement, quatre seulement ont voté contre, un État s&#8217;est abstenu et, curieusement, l&#8217;auteur de l&#8217;amendement a également voté pour la Résolution.</p>
<p>ESCALADE RHÉTORIQUE ET GESTES CONCRETS DES ÈTATS-UNIS CONTRE CUBA</p>
<p>2017</p>
<p>29 septembre : Le Secrétaire d&#8217;État de l&#8217;époque, Rex Tillerson, a ordonné le retrait du personnel diplomatique cubain dans le cadre d&#8217;une opération de nature entièrement politique.</p>
<p>3 octobre : Ordre d&#8217;expulsion de 15 diplomates cubains accrédités à Washington.</p>
<p>5 octobre : L&#8217;ambassade des États-Unis à La Havane a émis un communiqué pour informer les citoyens cubains ayant besoin de visas de voyage ou d&#8217;immigration que leurs services ne pouvaient être garantis.</p>
<p>8 novembre : Des agences étasuniennes ont annoncé des dispositions et des règlements visant à restreindre les voyages « de peuple à peuple », et les transactions avec plus d&#8217;une centaine de compagnies ou d&#8217;entreprises cubaines ont été interdites.</p>
<p>2018</p>
<p>5 avril : Le vice-président Mike Pence a parlé de Cuba de manière irrespectueuse et agressive lors du Sommet des Amériques à Lima.</p>
<p>2 juin : Le nouvel ambassadeur des États-Unis auprès de l&#8217;OEA, Carlos Trujillo, d&#8217;origine cubaine, a déclaré que « Cuba est la mère de tous les maux », une phrase ridicule dans la bouche d&#8217;un apatride.</p>
<p>4 juin : M. Pence a parlé une nouvelle fois de Cuba d&#8217;une manière hostile à l&#8217;OEA.</p>
<p>5 juin : Le Secrétaire d&#8217;État a annoncé la création d&#8217;une task force chargée de répondre aux allégations d&#8217; « incidents de santé » subis par ses diplomates.</p>
<p>14 juin : Le vice-président Pence a de nouveau attaqué Cuba lors du Petit-déjeuner national de prière aux États-Unis.</p>
<p>18 juillet : La Représentante permanente des États-Unis auprès des Nations Unies, à la Foundation Heritage, a qualifié Cuba de « régime tyrannique ».</p>
<p>19 septembre : L’ambassadeur des États-Unis auprès de l&#8217;OEA en personne a affirmé qu’il fallait « être dur avec Cuba, car ils sont tous pareils », faisant allusion à d&#8217;autres pays frères de notre région.</p>
<p>1er octobre : Le gouvernement des États-Unis n&#8217;a pas respecté son engagement de délivrer au moins 20 000 documents de voyage ou visas au cours de l&#8217;exercice financier écoulé, ce qui contrevient aux accords migratoires signés, affecte le regroupement familial, et d&#8217;autres actions limitent sérieusement le droit des Cubains de voyager partout dans le monde, en l’occurrence aux États-Unis.</p>
<p>8 octobre : Le secrétaire à la Défense a déclaré que « le monde reconnaît que le modèle cubain ne fonctionne plus pour personne, pas même pour Cuba ». Parmi les exceptions d&#8217;une vision soi-disant partagée, d’un ordre régional supposément collaboratif, prospère et sûr pour le bien des nations, il a parlé du « le leadership triste et obstiné de Cuba », tout en s’attaquant d&#8217;autres nations souveraines d’Amérique latine.</p>
<p>16 octobre : La Mission des États-Unis auprès de l&#8217;Organisation des Nations Unies a organisé une manifestation dans la salle du Conseil économique et social (ECOSOC) pour lancer une campagne diffamatoire contre Cuba. Cette manœuvre a reçu une réponse appropriée de la communauté internationale et continentale : pas un seul représentant d&#8217;un pays du continent n&#8217;a assisté à l&#8217;action, à l&#8217;exception de ceux désignés par la Mission des États-Unis et le Département d&#8217;État, et des pays s’y étant rendus pour manifester leur solidarité avec Cuba.</p>
<p>23 octobre : La Secrétaire d&#8217;État a déclaré qu&#8217;une délégation de diplomates cubains avait piqué une crise de colère infantile lors d&#8217;une réunion parrainée par les États-Unis à l&#8217;ONU. Le ministère cubain des Relations extérieures, pour sa part, a déclaré que la Mission de l&#8217;Île auprès de l&#8217;Organisation des Nations Unies exercera son droit de toujours participer à tout événement ayant l&#8217;intention de se référer à Cuba au siège de cette organisation internationale et agira en conséquence.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Le chef de la diplomatie cubaine dénonce la manœuvre des États-Unis pour éviter un soutien mondial contre le blocus</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2018 18:46:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[LES États-Unis se livrent à une nouvelle manœuvre politique contre Cuba. Il s’agit d’une autre escarmouche infondée et farfelue pour affaiblir le soutien apporté chaque année par la communauté internationale à la présentation du projet de résolution « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba ».]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3756" alt="Bruno bloqueo" src="/files/2018/11/Bruno-bloqueo.jpg" width="300" height="212" />LES États-Unis se livrent à une nouvelle manœuvre politique contre Cuba. Il s’agit d’une autre escarmouche infondée et farfelue pour affaiblir le soutien apporté chaque année par la communauté internationale à la présentation du projet de résolution « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba ».</p>
<p>« Le 23 octobre, la Mission permanente des États-Unis auprès des Nations unies a fait circuler une série de huit amendements à la Résolution cubaine contre le blocus », a déclaré le ministre cubain des Relations extérieures Bruno Rodriguez Parrilla, lors d&#8217;une conférence de presse tenue au siège de ce ministère.</p>
<p>Ces amendements portent essentiellement sur des aspects liés aux objectifs de développement du Programme des Nations Unies à l’horizon 2030 et sur des éléments liés aux droits de l&#8217;Homme, une question sur laquelle le gouvernement des États-Unis insiste pour discréditer Cuba, mais sans succès.</p>
<p>Le plus intéressant, a précisé Rodriguez Parrilla, ce n&#8217;est pas tant le contenu des amendements proposés, mais qu’il s’agit d’un document distribué secrètement par le Département d&#8217;État nord-américain, signé par le sous-secrétaire adjoint Gonzalo Gallegos, qui vise à dissuader les pays membres des Nations unies de voter en faveur du rapport cubain le 31 octobre à l&#8217;Assemblée générale.</p>
<p>Le document affirme qu’il « reconnaît que l&#8217;intention de la résolution cubaine – qui est adoptée chaque année par un vote quasi-unanime à l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies –, a pour but de condamner l&#8217;impact de l&#8217;application du blocus sur le peuple cubain ». Une phrase d’une rare hypocrisie et d’une mauvaise foi éhontée, car ils admettent que le blocus cause d&#8217;importants dommages humains à notre peuple, des privations, des pénuries, des difficultés, qu’il affecte toutes les familles, discrimine la migration cubaine et restreint les libertés civiles et les droits des citoyens étasuniens, qui ont interdiction de visiter notre pays, a déclaré le ministre des Relations extérieures.</p>
<p>Il s&#8217;agit une fois de plus d&#8217;une manœuvre de propagande visant à manipuler l&#8217;opinion publique et les États, a signalé Rodriguez Parrilla, avant de rappeler qu’il existe une longue histoire de manipulations des droits de l&#8217;Homme contre la nation cubaine, dont les réalisations en matière de santé, d&#8217;éducation, de sport, de culture et de participation politique sont indéniables.</p>
<p>Le ministre a souligné que les États-Unis sont le pays le moins bien placé pour se faire l’avocat des droits de l’Homme et n’ont aucune autorité morale pour accuser les autres, « quand on sait que des mineurs sont torturés dans la Base navale de Guantanamo, un territoire illégalement occupé par les États-Unis à Cuba ».</p>
<p>Il a également fait remarquer que depuis 1997, l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies s’était refusée à examiner des accusations non fondées sur la question des droits de l&#8217;Homme à Cuba. Le plus étonnant, a-t-il indiqué, c&#8217;est que les amendements déposés par les États-Unis utilisent le même contenu que les résolutions susmentionnées, qui ont été rejetées par l&#8217;Assemblée générale.</p>
<p>Les États-Unis ont tenté de recourir à la même technique de dissuasion en novembre 2006, mais cette année-là, une motion contre les propositions nord-américaines fut adoptée.</p>
<p>Mais la position nord-américaine ne bénéficie d&#8217;aucun soutien international, loin s’en faut, elle accentue encore leur isolement et leur discrédit. La grande majorité de l’émigration cubaine aux États-Unis et dans d&#8217;autres pays du monde s&#8217;oppose à cette attitude.</p>
<p>À un autre moment de son intervention, le ministre a rappelé que Cuba a exprimé à maintes reprises sa volonté de discuter avec les États-Unis sur tout et de tout, y compris sur les droits de l&#8217;Homme, sur la base d&#8217;une égalité souveraine absolue, et dans le respect total de notre indépendance.</p>
<p>« Si le gouvernement des États-Unis veut porter aux Nations Unies la discussion sur les droits de l&#8217;Homme en relation avec les objectifs du développement durable, nous sommes à leur pleine disposition. Ils n’ont qu’à nous dire où et quand », a-t-il ajouté.</p>
<p>« On pourra alors parler des discriminations dont sont victimes sur le territoire nord-américain les Noirs et les Hispanos, ou les femmes, dont les salaires sont inférieurs à ceux des hommes, uniquement parce qu&#8217;elles sont femmes, des centaines de milliers de citoyens de ce pays qui sont empêchés de participer aux élections en raison de leurs dettes, ou des guerres menées par Washington, qui massacrent des millions de civils », a-t-il affirmé.</p>
<p>Les États-Unis ne sont parties qu&#8217;à 18 des 61 instruments relatifs aux droits de l&#8217;Homme existants. « Il serait intéressant que le gouvernement de ce pays accepte un débat à l&#8217;ONU sur l&#8217;adhésion aux pactes et instruments internationaux relatifs aux droits humains. C&#8217;est le seul pays au monde qui vote contre le droit à l&#8217;alimentation », a enchaîné Rodriguez.</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis poursuit une politique de plus en plus hostile à l&#8217;égard de Cuba, liée à l&#8217;industrie anticubaine de Miami. Aujourd&#8217;hui, ils tentent de masquer le profond rejet suscité par le blocus dans le monde, voire au sein de leur propre société.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Cuba condamne l’ingérence au Venezuela et son exclusion du Sommet des Amériques</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Feb 2018 17:03:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le ministère des Relations extérieures de la République de Cuba condamne avec fermeté la déclaration d'un groupe de pays du continent, publiée le 13 février à Lima, qui constitue une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures de la République bolivarienne du Venezuela]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3313" alt="Venezuela Maduro" src="/files/2018/02/Venezuela-Maduro.jpg" width="300" height="250" />Le ministère des Relations extérieures de la République de Cuba condamne avec fermeté la déclaration d&#8217;un groupe de pays du continent, publiée le 13 février à Lima, qui constitue une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures de la République bolivarienne du Venezuela, et rejette catégoriquement la décision de reconsidérer la participation du Gouvernement vénézuélien au 8e Sommet des Amériques, qui se tiendra en avril prochain au Pérou.</p>
<p>Il y a quelques jours, lors d&#8217;une tournée dans plusieurs pays de la région, le secrétaire d&#8217;État étasunien a déclaré la pleine validité de la doctrine Monroe, le plus incontestable instrument de l&#8217;interventionnisme impérialiste étasunien dans notre région. Il a appelé à un coup d&#8217;État militaire contre le gouvernement constitutionnel du Venezuela et il a plaidé en faveur du renforcement des sanctions contre ce pays. La décision prise n&#8217;est pas sans rapport avec ces déclarations et ces démarches.</p>
<p>Le Ministère cubain des Relations extérieures rappelle, dans ce contexte, le Décret exécutif arbitraire et agressif des États-Unis, renouvelé en janvier 2017, qui qualifie le Venezuela de « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère » de la superpuissance, et plus récemment l’avertissement du président Donald Trump d&#8217;utiliser contre ce pays « une éventuelle option militaire si nécessaire ».</p>
<p>Il est inhabituel et inconcevable qu&#8217;une prétendue « rupture inconstitutionnelle de l&#8217;ordre démocratique » soit aujourd&#8217;hui utilisée comme prétexte, précisément dans un pays qui a organisé en quelques mois des élections municipales et régionales pour une Assemblée constituante et qui vient de convoquer des élections présidentielles, comme on le lui exigeait auparavant, y compris par le biais de l’ingérence étrangère ou de méthodes inconstitutionnelles et violentes.</p>
<p>Cuba s’élève contre cette déclaration et l&#8217;exclusion du Venezuela du 8e Sommet des Amériques qui sont contraires aux buts et aux principes de la Charte des Nations Unies et à la proclamation de l&#8217;Amérique latine et de la Caraïbe en tant que Zone de paix, signée par les chefs d&#8217;État et de gouvernement des pays membres de la Communauté des États d&#8217;Amérique latine et de la Caraïbe.</p>
<p>Le ministère des Relations extérieures ratifie la solidarité indéfectible de Cuba envers la République bolivarienne du Venezuela et envers l&#8217;union civique et militaire de son peuple, que dirige le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros.</p>
<p>Les paroles du président du Conseil d’État et du Conseil des ministres Raul Castro Ruz, prononcées le 14 juillet 2017, conservent toute leur actualité. À l’époque, il avait déclaré que « l&#8217;agression et la violence putschistes contre le Venezuela portent préjudice à l&#8217;ensemble de Notre Amérique et ne servent que les intérêts de ceux qui s’obstinent à nous diviser afin d&#8217;exercer leur domination sur nos peuples. Peu leur importe s’ils provoquent des conflits aux conséquences incalculables dans cette région, comme nous en sommes témoins dans plusieurs endroits du monde.</p>
<p>Nous mettons en garde aujourd&#8217;hui que ceux qui prétendent renverser la Révolution bolivarienne et chaviste par des voies inconstitutionnelles, violentes et putschistes qu’ils devront assumer une grave responsabilité au regard de l&#8217;Histoire.</p>
<p>La Havane 14 février 2018</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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