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	<title>Cubadebate (Français) &#187; blocus</title>
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		<title>Cuba a été victime du système de sanctions le plus injuste, le plus sévère et le plus long jamais appliqué contre un pays</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Nov 2019 22:49:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[blocus]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[politique de la société]]></category>

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		<description><![CDATA[Intervention du ministre des Relations extérieures de Cuba, Bruno Rodriguez Parrilla, lors de la présentation du projet de Résolution « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d'Amérique à Cuba », à New York, le 7 novembre 2019, « Année 61 de la Révolution » (Traduction de la version sténographique de Présidence de la République)]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4232" alt="Bruno ONU" src="/files/2019/11/Bruno-ONU.jpg" width="300" height="236" />Intervention du ministre des Relations extérieures de Cuba, Bruno Rodriguez Parrilla, lors de la présentation du projet de Résolution « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d&#8217;Amérique à Cuba », à New York, le 7 novembre 2019, « Année 61 de la Révolution » (Traduction de la version sténographique de Présidence de la République)</p>
<p>MONSIEUR le Président,</p>
<p>Excellences, mesdames et messieurs les représentants permanents,</p>
<p>Mesdames et messieurs les délégués,</p>
<p>Ces derniers mois, le gouvernement du président Donald Trump s’est lancé dans une escalade de son agression contre Cuba, avec l&#8217;application de mesures non conventionnelles pour empêcher l&#8217;approvisionnement en carburant de notre pays à partir de divers marchés par le biais de sanctions et de menaces à l&#8217;encontre des navires, des compagnies maritimes et des compagnies d&#8217;assurance. Son objectif, en plus de porter préjudice à l&#8217;économie, est de nuire au niveau de vie des familles cubaines. Oui, le gouvernement des États-Unis est responsable.</p>
<p>En avril de cette année, l&#8217;introduction d&#8217;actions en justice devant les tribunaux étasuniens contre des entités cubaines, étasuniennes et de pays tiers a été autorisée en vertu du Titre III de la Loi Helms-Burton.</p>
<p>La traque de nos relations bancaires et financières avec le reste du monde a été renforcée.</p>
<p>Les envois de d’argent aux citoyens cubains ont été restreints ; l’octroi de visas a été réduit et les services consulaires limités ; un accord entre les Fédérations de baseball a été résilié ; les voyages individuels de citoyens étasuniens ont été annulés ; les voyages de croisières et les vols directs vers les aéroports cubains ont été interdits, sauf à La Havane ; la location d’avions ayant plus de 10% de composants étasuniens a été interdite, de même que l&#8217;acquisition de technologie et d&#8217;équipement dans des conditions similaires ; les activités commerciales et de promotion, et les échanges culturels et éducatifs ont été supprimés. Oui, le gouvernement des États-Unis est responsable.</p>
<p>Il a renforcé agressivement l&#8217;application extraterritoriale de son blocus imposé à Cuba contre des États tiers, leurs entreprises et leurs citoyens.</p>
<p>Il ne cache pas son objectif d’asphyxier économiquement Cuba et d&#8217;accroître les dommages, les pénuries et les souffrances de notre peuple.</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis a également entrepris de saboter la coopération internationale de Cuba dans le domaine de la santé. À travers une campagne de diffamation, les responsables politiques et les fonctionnaires étasuniens s&#8217;attaquent directement à un programme fondé sur d’authentiques conceptions de la coopération Sud-Sud qui, par ailleurs, bénéficie de la reconnaissance de la communauté internationale.</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>L&#8217;ambassadrice des États-Unis manipule grossièrement la Déclaration universelle des droits de l&#8217;Homme.</p>
<p>Article 3 : Droit à la vie.</p>
<p>Le blocus cause des dommages humanitaires incalculables, constitue une violation flagrante, massive et systématique des droits humains et est considéré comme un acte de génocide au sens des alinéas b) et c) de l&#8217;Article 2 de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948. Il n’existe pas de famille cubaine qui n&#8217;en subisse pas les conséquences.</p>
<p>Un enfant cubain atteint d&#8217;insuffisance cardiaque sévère ne peut pas disposer du système le plus avancé d&#8217;assistance circulatoire à usage pédiatrique parce qu&#8217;il est d&#8217;origine étasunienne, et bien que nous ayons demandé de l’acheter à plusieurs reprises, les entreprises étasuniennes qui le commercialisent n’ont donné aucune réponse.</p>
<p>En raison des interdictions imposées à Cuba, une personne souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque sévère ne peut pas disposer du dispositif d’assistance ventriculaire, qui permet de prolonger la vie du patient dans un état critique jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il soit possible d&#8217;effectuer la greffe ou, dans d&#8217;autres cas, jusqu&#8217;à la récupération de la fonction cardiovasculaire.</p>
<p>À cause du blocus, Bryan Gomez Santiesteban, âgé de 16 ans, et Leydis Posada Cañizares, de 19 ans, qui sont en pleine croissance, n’ont pas accès à des prothèses internes extensibles, mais fixes, si bien qu’ils doivent subir de fréquentes opérations pour les remplacer. Les prothèses extensibles sont fabriquées par l’entreprise étasunienne Stryker. Oui, votre gouvernement est responsable.</p>
<p>Le blocus rend également impossible l&#8217;accès à de nouveaux médicaments pour le traitement du cancer, lesquels sont produits uniquement par les compagnies pharmaceutiques étasuniennes.</p>
<p>Mayra Lazus Roque, 57 ans, est une patiente atteinte d&#8217;un cancer du rein qui n&#8217;a pu être traitée avec le médicament de nouvelle génération, le Sunitinib, produit uniquement par l’entreprise étasunienne Pfizer. Grâce au traitement qu&#8217;elle a reçu avec des produits de l&#8217;industrie biotechnologique cubaine, elle se trouve en bonne santé générale.</p>
<p>Eduardo Hernandez Hernandez, âgé de 49 ans, souffre d’un mélanome métastatique. Le meilleur traitement pour ce type de cancer est le Nivolumab, un médicament uniquement produit par la société étasunienne Bristol Myers Squibb, auquel nous n&#8217;avons pas accès, si bien que le patient est traité avec d&#8217;autres alternatives. Oui, votre gouvernement est responsable.</p>
<p>Année après année, à ce siège de l’ONU, la délégation des États-Unis, comme vient de le faire son ambassadrice, a déclaré, avec le plus grand cynisme, que son gouvernement soutient le peuple cubain : peut-on croire une telle affirmation ?</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis ment et falsifie les données sur les de prétendues licences de vente de médicaments et d&#8217;aliments à Cuba, lesquelles ne parviennent à se concrétiser qu’avec de grandes difficultés.</p>
<p>La délégation des États-Unis, présente à ce siège, devrait expliquer à cette Assemblée les conditions qu&#8217;elle impose aux achats cubains : nous n’avons pas accès à des crédits publics ou privés ; nous devons payer en espèces lorsque les marchandises arrivent au port ; les banques qui traitent nos transactions sont traquées ; il est interdit d’utiliser des navires cubains. Oui, il est responsable. Qui fait du commerce dans le monde dans de telles conditions ?</p>
<p>Le modèle cubain, efficace et réussi, a assuré et assure aux Cubains l&#8217;égalité des chances, l&#8217;équité et la justice sociale, en dépit de l&#8217;hostilité et de la coercition.</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis n&#8217;a aucune autorité morale pour critiquer Cuba ou quiconque en matière de droits de l’Homme humains. Nous rejetons la manipulation répétée de ces droits à des fins politiques et la double morale qui les caractérise.</p>
<p>L&#8217;ambassadrice a déclaré que son objectif est de révéler la vérité, mais la conscience coupable a trahi ses paroles et elle a dit qu&#8217;elle n&#8217;était pas venue pour l&#8217;avouer.</p>
<p>Article 3 : Droit à la vie, de la Déclaration universelle des droits de l&#8217;Homme.</p>
<p>La mort de civils infligée par leurs troupes sous diverses latitudes et le recours à la torture ; les meurtres d&#8217;Afro-Américains par la police et de migrants par des patrouilles frontalières ; la mort de mineurs non accompagnés en détention migratoire et le recours abusif et différencié sur le plan racial à la peine de mort, applicable à des mineurs et à des personnes handicapées mentales, méritent d’être condamnés.</p>
<p>Article 5 : Droit de ne pas être torturé.</p>
<p>L&#8217;impunité du lobby des armes est coupable de l&#8217;augmentation des homicides, y compris d&#8217;adolescents. Au cours des huit premiers mois de 2019, il y a eu environ 250 attaques multiples à l&#8217;arme à feu, faisant près d&#8217;un millier de victimes, dont près d&#8217;un quart ont été mortelles. En 2018, 100 Étasuniens sont morts chaque jour et 274 ont été blessés par arme à feu.</p>
<p>Aux États-Unis, il y a 2,3 millions de personnes en prison, soit le quart de la population carcérale mondiale, et 10,5 millions d&#8217;arrestations chaque année. Article 9 : Ne pas être détenu arbitrairement.</p>
<p>137 Étasuniens meurent chaque jour d’overdose d’opiacées, et par faute de traitement adéquat, 251 de maladies cardiaques et 231, prématurément, de cancer. 170 amputations évitables associées au diabète sont effectuées chaque jour. Article 25 : Droit à la santé.</p>
<p>La répression et la surveillance policière des immigrés, la séparation des familles, la séparation des parents et la détention indéfinie de plus de 2 500 enfants, l&#8217;expulsion de 21 000 d&#8217;entre eux et les mesures brutales qui menacent les enfants d&#8217;immigrés clandestins qui ont grandi et reçu une éducation aux États-Unis sont odieuses. Article 1 : Droit à la dignité et à la liberté.</p>
<p>Article 11 : Droit à un procès équitable</p>
<p>Ce gouvernement maintient indéfiniment des détenus dans un vide juridique, sans défense, sans tribunal ni procès équitable, à la prison de la base navale de Guantanamo qui usurpe notre territoire.</p>
<p>Article 25 : Droit au bien-être personnel.</p>
<p>Dans le pays le plus riche, 40 millions d&#8217;Étasuniens vivent dans des conditions de pauvreté, dont 18,5 millions dans l&#8217;extrême pauvreté. 25,7% des personnes handicapées vivaient dans la pauvreté à la fin de l&#8217;année dernière. Plus d&#8217;un demi-million de ses citoyens dorment dans la rue.</p>
<p>Article 23 : Droit au travail.</p>
<p>À la fin de 2018, on comptait 6,6 millions de chômeurs aux États-Unis.</p>
<p>Article 25 : Droit à la santé.</p>
<p>28,5 millions de citoyens n&#8217;ont pas d&#8217;assurance maladie et les mesures annoncées en priveront des millions de personnes à faible revenu.</p>
<p>Article 26 : Droit à l&#8217;éducation.</p>
<p>L’éducation de qualité n&#8217;est pas accessible à la majorité de la population. La moitié des adultes ne peut pas lire un livre écrit pour le niveau de 4e. L&#8217;égalité des chances aux États-Unis est une chimère. Les adolescents et les jeunes protestent à juste titre car leur gouvernement les prive de leurs droits environnementaux.</p>
<p>Article 2 : Non-discrimination.</p>
<p>Les femmes gagnent environ 85 % du revenu des hommes aux États-Unis et elles devraient travailler 39 jours de plus par an pour les égaler. Les accusations de harcèlement sexuel se multiplient.</p>
<p>La richesse moyenne des familles blanches est sept fois supérieure à celle des familles d&#8217;ascendance africaine. Le taux de mortalité des enfants de moins d&#8217;un an et des mères en couches est deux fois plus élevé que celui des Blancs.</p>
<p>Il existe une tendance raciale différenciée dans la population carcérale étasunienne et dans la durée des peines d&#8217;emprisonnement.</p>
<p>La corruption prévaut dans le système politique et dans le modèle électoral contre les postulats de l&#8217;article 21 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, relatif au droit de participer à la conduite des affaires publiques. Il existe un écart croissant entre les décisions du gouvernement et la volonté du peuple. Des minorités puissantes et exclusives, en particulier les groupes d&#8217;entreprises, décident de la nature et de la composition du gouvernement, du Congrès et des institutions de l’administration de la justice et de l’application de la loi.</p>
<p>Les États-Unis sont un pays où les droits humains sont violés de façon systématique, et souvent massive et flagrante. Ils ne font partie que de 30 % des instruments internationaux relatifs aux droits humains et ne reconnaissent pas en tant que tel le droit à la vie, le droit à la paix, le droit au développement, à la sécurité, à l&#8217;alimentation, ni les droits des enfants.</p>
<p>Article 13 : Liberté de voyager.</p>
<p>Le blocus viole également les droits humains et les libertés civiles des citoyens étasuniens, à qui il limite injustement et arbitrairement la liberté de voyager à Cuba, la seule destination qui leur est interdite dans le monde. Oui, le gouvernement des États-Unis est responsable.</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Au cours de cette dernière année, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Département du Trésor et d&#8217;autres organismes étasuniens ont imposé des amendes à des groupes financiers de pays tiers, tels que le groupe italien Unicredit et la Société Générale, une banque française, pour avoir violé le système de sanctions contre Cuba. Des dizaines de banques étrangères ont été intimidées et ont limité ou interrompu leurs liens financiers avec notre pays.</p>
<p>Des personnes physiques morales, c&#8217;est-à-dire des personnes tout simplement, sont également victimes du blocus. Une citoyenne allemande en poste à l&#8217;ambassade de Cuba à Berlin a été informée de la fermeture de son compte sur Amazone, alléguant l&#8217;existence des réglementations du blocus.</p>
<p>L’illégale Loi Helms-Burton guide le comportement agressif des États-Unis contre Cuba. Son essence est la prétention flagrante de violer le droit à l&#8217;autodétermination et à l&#8217;indépendance de la nation cubaine. Elle impose également l&#8217;autorité juridique des États-Unis sur les relations commerciales et financières de tout pays avec Cuba et établit la soi-disant primauté du droit et de la juridiction des États-Unis sur des pays tiers. Le blocus, dans son ensemble, constitue une violation grave du Droit international, de la Charte des Nations Unies et des postulats de la Proclamation de l&#8217;Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix.</p>
<p>Tout le monde ne se soumet pas l&#8217;application extraterritoriale illégale des restrictions imposées par la loi étasunienne. En juin 2019, un juge de première instance de la Cour de La Haye a rendu un jugement positif en faveur de PAM International, basée à Curaçao, dans son procès contre la société néerlandaise EXACT Software Delft, désormais filiale de la société étasunienne KKR, pour l&#8217;application de dispositions du blocus des États-Unis contre Cuba, un verdict qui l&#8217;oblige à continuer à offrir ses services à PAM International, pour la fourniture de logiciels aux entreprises et organisations cubaines.</p>
<p>Des exemples comme celui-ci montrent qu&#8217;il existe des lois antidote, des instances de l&#8217;Organisation mondiale du commerce et des moyens de faire face à l&#8217;application extraterritoriale du blocus exercé contre Cuba.</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Les dommages accumulés par l’application du blocus pendant près 60 ans s’élèvent à 922 milliards de dollars, compte tenu de la dévaluation du dollar par rapport à la valeur de l&#8217;or. Aux prix actuels, il a causé des pertes quantifiables estimées à plus de 138 milliards de dollars.</p>
<p>Au fil des ans, le blocus a constitué un obstacle essentiel aux aspirations au bien-être et à la prospérité de plusieurs générations de Cubains et demeure l&#8217;obstacle fondamental au développement économique du pays. Il constitue un frein à la mise à jour du Modèle de développement économique et social et à la mise en œuvre du Plan national 2030, à l&#8217;application de l’Agenda 2030 et à la réalisation de ses Objectifs de développement durable.</p>
<p>Les effets du blocus, en particulier les mesures contre les voyages, touchent avec une force particulière le secteur non étatique de l&#8217;économie.</p>
<p>Sans la perte de revenus provenant des exportations de biens et de services et les coûts associés au repositionnement géographique du commerce, le Produit intérieur brut de Cuba aurait augmenté aux prix actuels au cours de la dernière décennie, à un taux annuel moyen d&#8217;environ 10 %.</p>
<p>Les dommages annuels infligés par le blocus dépassent de loin le niveau des investissements étrangers directs nécessaires au développement national.</p>
<p>Depuis près de six décennies, Cuba est victime du système de sanctions le plus injuste, le plus sévère et le plus long jamais appliqué contre un pays : oui, le gouvernement des États-Unis responsable.</p>
<p>Malgré toutes les restrictions et les difficultés rencontrées par notre peuple, Cuba a réussi à contrecarrer les intentions manifestes du blocus, son effet écrasant depuis six décennies et son impact incontestable sur les potentialités du pays.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;efficacité du système socialiste cubain, de l&#8217;État et le patriotisme, les convictions révolutionnaires, la solidarité, le consensus et l&#8217;unité de notre peuple qui, malgré leurs pénuries, ont permis à Cuba de surmonter les graves défis qui nous ont été imposés.</p>
<p>On pourrait même se demander si certains pays industrialisés et technologiquement avancés seraient capables de résister à un assaut aussi long et aussi écrasant, d&#8217;assurer une croissance discrète mais durable de leur économie, de préserver leurs programmes de développement, d’avancer vers une économie de services et de savoir et garantir l&#8217;exercice des droits humains, dans des conditions d’équité, à tous leurs citoyen comme c&#8217;est le cas à Cuba.</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Cette Assemblée a confirmé à plusieurs reprises son rejet de l&#8217;application de mesures coercitives unilatérales par le fait qu’elles sont contraires au Droit international et à la Charte des Nations Unies.</p>
<p>Les États-Unis appliquent des systèmes de mesures coercitives à l&#8217;encontre de plus d’une vingtaine de pays et des mesures unilatérales spécifiques à l&#8217;encontre de dizaines de pays, une tendance qui s&#8217;accentue sous leur gouvernement actuel.</p>
<p>Comme l&#8217;a souligné le Commandant en chef de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, à l&#8217;occasion du 50e anniversaire des Nations Unies, à cette même tribune, nous devons aspirer à un monde « sans blocus cruels qui tuent hommes, femmes et enfants, jeunes et vieillards, telles des bombes atomiques silencieuses ».</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis prétend exercer une domination impérialiste dans Notre Amérique, invoquant une fois de plus la vieille et agressive Doctrine Monroe et la « Diplomatie des canonnières ». Il redéploie sa 4e Flotte et accroît la présence et la puissance de ses bases militaires dans la région.</p>
<p>La définition de la politique de blocus s&#8217;exprime on ne peut mieux dans le tristement célèbre mémorandum rédigé par le Sous-secrétaire d&#8217;État Lester Mallory en avril 1960, que je cite : « (&#8230;) Il n’existe pas d’opposition politique réelle (…) Le seul moyen possible de faire perdre son appui interne au gouvernement, c’est de provoquer le désenchantement et le découragement par l’insatisfaction économique et les pénuries (…) Il faut mettre en œuvre au plus vite tous les moyens possibles pour miner la vie économique (…) en refusant à Cuba argent et fournitures afin de réduire les salaires nominaux et réels, dans le but de provoquer la faim, le désespoir et finalement le renversement du gouvernement. »</p>
<p>La représentante des États-Unis offense cette Assemblée par le langage inacceptable d’ingérence qu&#8217;elle utilise pour parler de l’héroïque peuple vénézuélien, de son union civique et militaire et du gouvernement bolivarien et chaviste, dirigé par le Président Nicolas Maduro Moros, à qui nous exprimons notre solidarité invariable.</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis utilise des mensonges et des calomnies comme prétexte pour intensifier son agression contre Cuba. Je répète que ni les menaces ni le chantage ne nous arracheront la moindre concession politique. Nous ne renonçons pas non plus à la volonté d&#8217;établir, avec ce même gouvernement, une relation civilisée, fondée sur le respect mutuel et la reconnaissance de nos profondes divergences.</p>
<p>Comme l&#8217;a souligné le général d&#8217;armée Raul Castro le 10 avril dernier devant l&#8217;Assemblée nationale du Pouvoir populaire : « Malgré son immense pouvoir, l’impérialisme n’a pas la capacité de briser la dignité d’un peuple uni, fier de son histoire et de la liberté conquise au prix de tant de sacrifices. »</p>
<p>Cuba est consciente de l&#8217;abîme éthique et politique qui existe entre le peuple des États-Unis et son gouvernement, et fera tout son possible pour développer les liens profonds et larges qui les unissent à leurs citoyens.</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Illustres représentants permanents ; Mesdames et Messieurs les délégué(e)s.</p>
<p>Nous sommes profondément reconnaissants à tous ceux qui ont exprimé leur rejet du blocus exercé contre notre pays et à ceux qui nous ont toujours accompagnés dans notre lutte sans relâche pour mettre fin à cette politique.</p>
<p>Comme l&#8217;a déclaré le président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel, le 10 octobre dernier : « Des journées intenses et difficiles nous attendent, mais personne ne nous enlèvera la confiance en l&#8217;avenir que nous devons à nos enfants dans la Patrie que nos pères ont gagné pour nous debout. »</p>
<p>Au nom du peuple héroïque, dévoué et solidaire de Cuba, je vous demande une fois encore de voter en faveur le projet de résolution contenu dans le document A/74/L.6 « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d&#8217;Amérique ».</p>
<p>Je vous remercie (Applaudissements).</p>
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		<title>La victoire de la vérité et de la justice : 187 pays contre le blocus des États-Unis imposé à Cuba</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Nov 2019 22:44:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[LE 7 novembre, 187 pays ont voté en faveur de Cuba à l'Assemblée générale des Nations Unies pour rejeter l’injuste blocus économique, commercial et financier que les États-Unis imposent depuis près de 60 ans à l'Île à la dignité inviolable et qui se refuse à plier face à sa domination. On pourrait croire à une farce ironique des forces du bien contre l'Empire, si l'on sait que le gouvernement de Donald Trump a adopté 187 mesures pour tenter de détruire la nation caribéenne, dont l’attitude exemplaire dérange les appétits.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4230" alt="Cuba victoria" src="/files/2019/11/Cuba-victoria.jpg" width="300" height="253" />LE 7 novembre, 187 pays ont voté en faveur de Cuba à l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies pour rejeter l’injuste blocus économique, commercial et financier que les États-Unis imposent depuis près de 60 ans à l&#8217;Île à la dignité inviolable et qui se refuse à plier face à sa domination.</p>
<p>On pourrait croire à une farce ironique des forces du bien contre l&#8217;Empire, si l&#8217;on sait que le gouvernement de Donald Trump a adopté 187 mesures pour tenter de détruire la nation caribéenne, dont l’attitude exemplaire dérange les appétits.</p>
<p>Deux pays qui ne font qu’un ont voté contre : les États-Unis et Israël, servile depuis longtemps aux diktats impériaux, et Jair Bolsonaro – qui soit dit en passant représente le Brésil, mais n&#8217;est pas le Brésil –, dont on n&#8217;attendait rien d&#8217;autre, à en juger par ses tristes projets. Les abstentions de la Colombie – ce qui n&#8217;est pas surprenant – et de l&#8217;Ukraine, ont complété ce vote qui, y compris avec ce minuscule pourcentage contre, révèle aux yeux du monde la politique ratée de la mesquinerie du voisin du Nord.</p>
<p>« Voter contre Cuba, c&#8217;est voter pour la continuité du génocide. Nous sommes Cuba, Victoire de Cuba », a écrit le président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, sur son compte Twitter, et il a poursuivi par : « Le blocus est réel et nous le vaincrons avec le soutien de la communauté internationale qui, à une écrasante majorité, a voté aujourd&#8217;hui avec Cuba contre le blocus. Les gouvernements laquais montrent où se situent leurs affinités. Et ils sont seuls à côté de l&#8217;empire. Victoire de Cuba.»</p>
<p>Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, dont l’intervention a ému un auditoire qui l’a acclamé, a écrit sur twitter: « (&#8230;) Isolement incontestable des États-Unis. Des pressions brutales reflètent la faillite morale et la déchéance de son gouvernement actuel. C&#8217;est une autre victoire retentissante pour Cuba, pour notre peuple héroïque. C&#8217;est un triomphe de la vérité et de la justice. »</p>
<p>S&#8217;ils n&#8217;étaient pas scandaleux, les arguments de Kelly Craft, représentante des États-Unis à l&#8217;ONU, seraient dérisoires. Elle n’a que faire de l’engagement de la communauté internationale en faveur de la levée du blocus, et nie la responsabilité de son gouvernement pour les dommages causés par la politique génocidaire contre Cuba.</p>
<p>Pour elle et pour ceux qu&#8217;elle représente, les restrictions économiques, commerciales et financières qui sont sauvagement imposées à l&#8217;Île n’ont rien à voir avec le manque de médicaments, de nourriture et de matières premières ; la pénurie irrationnelle de produits de première nécessité, les taxes brutales, les chiffres invraisemblables, les plus de 22 millions de dollars alloués pour renverser le projet socialiste cubain. Comme si notre peuple ne connaissait pas l&#8217;ennemi historique qui l&#8217;opprime.</p>
<p>Cuba paie cher sous les yeux de l&#8217;Empire le fait que, sur son territoire, aucun enfant ne dort dans la rue ni ne manque d&#8217;école pour rêver de son avenir ; elle paie cher le fait de lui montrer chaque jour que la Révolution est devenue de plus en plus forte, que les droits humains élémentaires sont ici une réalité, alors que dans son pays, pour beaucoup, l&#8217;éducation, la santé et la paix ne sont absolument que des chimères.</p>
<p>Nous connaissons bien la raison de l’hostilité. De notre histoire et de nos hommes et de nos femmes, nous avons appris l’obstination de la liberté. L&#8217;île de la dignité et de la résistance n&#8217;est pas la seule. Le monde connaît l&#8217;injustice que les États-Unis commettent contre notre peuple et l&#8217;a exprimée ainsi par leur vote.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>La Loi sur le Commerce avec l&#8217;ennemi : un instrument que les États-Unis n&#8217;appliquent et ne maintiennent en vigueur qu&#8217;à l&#8217;encontre de Cuba</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 20:00:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[COMME il fallait s'y attendre, au milieu du durcissement de la politique agressive du gouvernement des États-Unis contre Cuba, le président Donald Trump a annoncé la prolongation d'un an de la validité de la loi qui jette les bases du blocus exercé contre notre pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4148" alt="cartel bloqueo" src="/files/2019/10/cartel-bloqueo.jpg" width="300" height="254" />COMME il fallait s&#8217;y attendre, au milieu du durcissement de la politique agressive du gouvernement des États-Unis contre Cuba, le président Donald Trump a annoncé la prolongation d&#8217;un an de la validité de la loi qui jette les bases du blocus exercé contre notre pays.</p>
<p>La Loi sur le commerce avec l&#8217;ennemi, votée par le Congrès fédéral le 6 octobre 1917, confère au président le pouvoir de restreindre le commerce avec les pays « hostiles » aux États-Unis et la possibilité d&#8217;appliquer des sanctions économiques en temps de guerre ou en toute autre période de crise nationale, et interdit tout commerce avec l&#8217;ennemi ou ses alliés durant les conflits armés.</p>
<p>En vertu de cette loi, la plus ancienne du genre, le Règlement relatif au contrôle des avoirs cubains fut adopté en 1963, après que le blocus contre Cuba eut été décrété en 1962 par le président John F. Kennedy, également fondé sur ce statut.</p>
<p>Cuba est aujourd&#8217;hui le seul pays concerné par cette législation. D&#8217;autres pays comme la Chine, la République populaire démocratique de Corée et le Vietnam ont également été soumis à cette législation par le passé.</p>
<p>L&#8217;une des absurdités de l&#8217;application de cette loi irrationnelle contre Cuba est que la Maison-Blanche n&#8217;a jamais décrété une urgence nationale à l&#8217;égard de notre pays et que nous ne sommes pas en pleine guerre. Cependant, les présidents étasuniens successifs ont étendu l&#8217;application de cette loi.</p>
<p>Cette législation s&#8217;inscrit dans le cadre juridique du blocus qui comprend d&#8217;autres lois et règlements administratifs, tels que la Loi sur l&#8217;assistance étrangère (1961), la Loi relative à la gestion des exportations (1979), la Loi Torricelli (1992), la Loi Helms-Burton (1996) et le Règlement sur la gestion des exportations (1979).<br />
<strong><br />
(Granma)</strong></p>
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		<title>Face aux menaces et aux pressions impériales : il n’y a pas de négociations</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Jun 2019 17:50:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a réitéré son compte Twitter que notre pays ne négociera jamais sous la pression ou la menace impériale.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4038" alt="Cuba" src="/files/2019/06/Cuba.jpg" width="300" height="259" />Le président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a réitéré son compte Twitter que notre pays ne négociera jamais sous la pression ou la menace impériale.</p>
<p>« Fidel nous a appris que : &#8220;L&#8217;honneur ne se négocie pas, la Patrie ne se négocie pas, la dignité ne se négocie pas, pas plus que l&#8217;indépendance, la souveraineté, l&#8217;histoire, la gloire ! &#8220;. Face aux menaces et aux pressions impériales : il n’y a pas de négociations », a écrit le président.</p>
<p>Récemment, le gouvernement cubain a condamné les mesures annoncées le 4 juin 2019 par les États-Unis. Ces dispositions qui durcissent le blocus économique, commercial et financier exercé contre Cuba depuis plus de 60 ans accentuent encore les restrictions imposées aux citoyens des États-Unis pour se rendre à Cuba, comportent des interdictions absolues pour les navires en provenance des États-Unis, y compris pour les bateaux de croisière.</p>
<p>L&#8217;actuel gouvernement des États-Unis cherche, à l’instar des administrations impériales précédentes depuis 1959, à arracher des concessions politiques à Cuba et provoquer le mécontentement du peuple à travers l’asphyxie économique. Ils n&#8217;ont pas appris que, comme le dit un vieil adage populaire, les Cubains ne se rendent pas et ne se vendent pas non plus. (Rédaction internationale)</p>
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		<title>Le double standard de l’empire</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2019 17:53:35 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La nouvelle escalade agressive du gouvernement des États-Unis contre Cuba constitue un nouveau tour de vis du blocus économique, commercial et financier criminel exercé contre la Grande île des Antilles, et ses effets, qui se font sentir sur toute la population cubaine, nuisent à un secteur de la société que l'empire s’est hypocritement déclaré prêt à favoriser : les travailleurs indépendants.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4028" alt="Cuba Cruceros" src="/files/2019/06/Cuba-Cruceros.jpg" width="300" height="253" />La nouvelle escalade agressive du gouvernement des États-Unis contre Cuba constitue un nouveau tour de vis du blocus économique, commercial et financier criminel exercé contre la Grande île des Antilles, et ses effets, qui se font sentir sur toute la population cubaine, nuisent à un secteur de la société que l&#8217;empire s’est hypocritement déclaré prêt à favoriser : les travailleurs indépendants.</p>
<p>La Centrale des travailleurs de Cuba (CTC) et les syndicats se déclarent prêts à continuer à représenter ce segment et à défendre leurs droits, ainsi que ceux de tous les travailleurs, et réaffirment leur condamnation de l&#8217;hostilité croissante du voisin arrogant du Nord qui, dans son obsession à vouloir faire plier la patrie de José Marti, applique la Loi Helms-Burton dans toute sa rigueur.</p>
<p>Pour l&#8217;adversaire, il doit être bien clair que ce que nous avons construit en 60 ans de Révolution est beaucoup plus grand et important que toutes les nationalisations, et constitue le patrimoine du peuple et des travailleurs, comme il est établi dans la Constitution de la République de Cuba.</p>
<p>De nos jours, on peut trouver des manifestations de mécontentement parmi certains membres du secteur non étatique, dont des transporteurs privés, des locataires de logements, de chambres et d&#8217;espaces, d’élaborateurs et vendeurs de produits alimentaires, ou de produits d&#8217;artisanat, face aux mesures adoptées de l&#8217;administration Trump qui interdisent l&#8217;arrivée dans notre archipel de tous types de navires en provenance des États-Unis y compris des bateaux de croisière.</p>
<p>L’avis d&#8217;Hector Garcia, chauffeur de taxi des Automobiles décapotables anciennes, est révélateur de ce malaise. Interrogé par l&#8217;Agence cubaine d’information (AIN), il a déclaré que « ces nouvelles dispositions sont complètement arbitraires et absurdes », avant de souligner que l&#8217;économie de nombreuses familles sera gravement affectée, car une grande partie de leurs revenus proviennent du tourisme. C’est pourquoi les propriétaires de plus de 300 voitures classiques ou de luxe associées à cette agence, comme tant d&#8217;autres, « sommes préoccupés par ce que nous réserve l&#8217;avenir ».</p>
<p>Il se trouve que l&#8217;intérêt des citoyens des États-Unis à découvrir la réalité de ce pays diabolisé par leur gouvernement – et le seul qu’ils ne peuvent pas visiter comme touristes – a résonné comme un signal d’alarme la Maison-Blanche lorsqu’en 2018 nous avons accueilli environ 650 000 visiteurs, pour la plupart à travers les croisières.</p>
<p>La réduction drastique du nombre de visiteurs en provenance de ce pays, y compris la suppression des voyages d&#8217;études « de peuple à peuple », la limitation des envois d’argent, l&#8217;obstacle de devoir aller dans des pays tiers pour faire une demande de visa pour les États-Unis et d&#8217;autres restrictions imposées par l&#8217;administration Trump, portent préjudice non seulement aux travailleurs indépendants, mais ils entravent l&#8217;acquisition de financements et de matériels pour soutenir leurs activités et leur contribution à l&#8217;économie nationale et ses priorités.</p>
<p>De telles conséquences ne font que confirmer la politique à double standard de l&#8217;empire qui, à un moment donné, a voulu utiliser le secteur non étatique cubain, les « entrepreneurs », comme il les appelait, comme fer de lance contre le projet socialiste en cours dans ce pays depuis plus d&#8217;un demi siècle. Ils ont négligé le fait que ces travailleurs ne sont pas étrangers au modèle économique cubain ; au contraire, ils constituent des acteurs importants dont les performances ont fait l&#8217;objet d&#8217;améliorations successives, et ils représentent aujourd&#8217;hui 13% de la population active.</p>
<p>Les mesures adoptées par Trump à l&#8217;égard de Cuba ne constituent-elles pas un sérieux coup pour les 595 559 personnes couvertes par cette forme de gestion, dont 32 % sont des jeunes, 35 % des femmes et 10 % sont retraités ?</p>
<p>Mais la préoccupation d&#8217;Hector quant à l&#8217;avenir ne doit pas constituer un frein à la recherche de nouvelles initiatives. Nous, les Cubains, avons toujours su sortir des situations difficiles, et celle-ci ne fera pas exception.</p>
<p>Lors de son récent 21e Congrès, la CTC a débattu des meilleurs moyens de représenter le secteur non étatique, en fonction de ses particularités, et le mouvement syndical s’est donné pour mission de suivre de près et de traiter ses préoccupations, et de renforcer son rôle dans la société.</p>
<p>La CTC et les syndicats continueront d&#8217;être les porteurs de ses intérêts, comme ils l&#8217;ont toujours fait pour tous les travailleurs, et ils ont pleinement conscience de leur importance et de leur capacité à contribuer à la bataille économique que nous livrons aujourd&#8217;hui et qui constitue l’un de nos principaux défis.</p>
<p>En dénonçant le double standard l&#8217;empire vis-à-vis du secteur non étatique, la Centrale des travailleurs de Cuba ratifie la volonté du mouvement syndical d¡accompagner ces travailleurs sur la voie tracée par la nation cubaine pour parvenir à un socialisme prospère et durable, cette prospérité qui vise non seulement la réalisation individuelle, dissociée des intérêts collectifs, comme le préconisent les porte-drapeaux du capitalisme, mais le bonheur de tous.</p>
<p>Nous ne nous laisserons prendre à aucun piège ou manœuvre de monsieur Trump.</p>
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		<title>Du côté de ceux qui aiment et construisent</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jun 2019 18:32:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que le rejet international des nouvelles sanctions unilatérales des États-Unis contre Cuba, entrées en vigueur le 5 juin dernier, ne cesse de croître, ces mesures font déjà leurs premières victimes. Trois des quatre compagnies étasuniennes qui opéraient sur l'Île jusqu'à mercredi ont commencé à se retirer ou à présenter des excuses à leurs utilisateurs en raison de changements ou d’ajustements apportés à leurs itinéraires. Le plus grand croisiériste du monde, Carnival, une compagnie connue et une habituée des ports cubains, a informé ses clients qu'elle était contrainte d'annuler ses visites à La Havane et s'est excusée pour « ce changement inattendu ».]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4023" alt="Medidas TRUMP CUBA" src="/files/2019/06/Medidas-TRUMP-CUBA1.jpg" width="300" height="248" />Alors que le rejet international des nouvelles sanctions unilatérales des États-Unis contre Cuba, entrées en vigueur le 5 juin dernier, ne cesse de croître, ces mesures font déjà leurs premières victimes. Trois des quatre compagnies étasuniennes qui opéraient sur l&#8217;Île jusqu&#8217;à mercredi ont commencé à se retirer ou à présenter des excuses à leurs utilisateurs en raison de changements ou d’ajustements apportés à leurs itinéraires. Le plus grand croisiériste du monde, Carnival, une compagnie connue et une habituée des ports cubains, a informé ses clients qu&#8217;elle était contrainte d&#8217;annuler ses visites à La Havane et s&#8217;est excusée pour « ce changement inattendu ».</p>
<p>Pour cette raison, les passagers qui étaient à bord du Carnival Sensation, dont le voyage a commencé il y a deux jours et qui devait transiter par le port de La Havane, poursuivront leur route vers Cozumel au Mexique, et bien que la compagnie ait déploré ce changement et reconnu La Havane comme une « destination unique », elle a offert « un remboursement intégral » aux personnes ayant décidé d&#8217;annuler le voyage.</p>
<p>Selon l’agence Prensa Latina, la Royal Caribbean Cruises a annoncé qu&#8217;elle prévoyait d’ajuster ses itinéraires de départ prévus pour les 5 et 6 juin, étant donné qu’ « ils ne feront plus escale à Cuba ».</p>
<p>Le président de l&#8217;Association internationale des compagnies de croisières (CLIA), Adam Goldstein, s&#8217;est déclaré déçu et il a indiqué que près de 800 000 réservations de passagers sont actuellement prévues ou en cours, et que ses membres sont obligés de retirer toutes les destinations à Cuba des itinéraires avec effet immédiat, car les nouvelles restrictions de voyage « rendent illégale l&#8217;entrée à Cuba depuis les États-Unis ».</p>
<p>Pour sa part, le Conseil des affaires États-Unis-Cuba, qui fait partie de la Chambre de commerce des États-Unis, a appelé au respect de la liberté de circulation des citoyens nord-américains, tandis que la coalition Engage Cuba a considéré la restriction de la liberté de voyager comme une attaque contre un droit fondamental des citoyens, signalant que les Cubains ne devraient pas être utilisés « comme pions politiques ».</p>
<p>La directrice exécutive du Centre pour la démocratie dans les Amériques, Emily Mendrala, a quant à elle qualifié les nouvelles mesures de pas en arrière, « qui ne fera que miner les intérêts commerciaux des États-Unis et diviser davantage les familles cubaines ».</p>
<p>Entre-temps, le sénateur démocrate du Vermont Patrick Leahy a annoncé qu&#8217;il présenterait au Congrès étasunien un projet de loi sur la liberté de voyager à Cuba, et il a qualifié les nouvelles mesures de « stupides », « honteuses » et « hypocrites », car Washington a marqué ses différences avec les autres pays et n’interdit pas à ses citoyens de les visiter.</p>
<p>Leahy a rappelé qu&#8217;une majorité écrasante des citoyens des États-Unis s&#8217;opposent à ces interdictions et il a appelé « à ne pas laisser les mêmes vieux arguments, usés, obsolètes, isolationnistes, craintifs et non fondés sur Cuba faire obstacle au bon sens ».</p>
<p>Nous, les Cubains, avons choisi notre voie il y a 150 ans déjà. Tant que d’autres choisiront de haïr et de détruire, ce peuple restera &#8211; avec la vérité comme bannière &#8211; du côté de ceux qui aiment et construisent.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Cuba n’est pas intimidée pas les mesures de durcissement du blocus</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Jun 2019 18:10:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba rejette avec la plus grande fermeté les mesures annoncées par le Gouvernement des États-Unis le 4 juin 2019, visant à renforcer le blocus économique qui nous est imposé depuis plus de 60 ans, et qui jusqu’en 2018 a provoqué des préjudices à l'économie cubaine calculés à plus 134 milliards de dollars à prix courants, soit 933 milliards de dollars compte tenu de la dévaluation du dollar face à la valeur de l'or sur le marché international.
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4020" alt="madres santiago de Cuba" src="/files/2019/06/madres-santiago-de-Cuba.jpg" width="300" height="253" />Déclaration du Gouvernement révolutionnaire</p>
<p>Le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba rejette avec la plus grande fermeté les mesures annoncées par le Gouvernement des États-Unis le 4 juin 2019, visant à renforcer le blocus économique qui nous est imposé depuis plus de 60 ans, et qui jusqu’en 2018 a provoqué des préjudices à l&#8217;économie cubaine calculés à plus 134 milliards de dollars à prix courants, soit 933 milliards de dollars compte tenu de la dévaluation du dollar face à la valeur de l&#8217;or sur le marché international.</p>
<p>D’après ce que l’on a pu savoir, à cette nouvelle escalade amorcée le 5 juin est venue renforcer les restrictions déjà sévères imposées aux citoyens des États-Unis pour se rendre à Cuba, s’ajoutent des interdictions absolues pour les navires de toutes sortes en provenance des États-Unis et interdit de manière immédiate aux navires de croisière de visiter notre pays.</p>
<p>L&#8217;intention reste la même : arracher des concessions politiques à la nation cubaine, en étouffant l&#8217;économie et en causant des dommages au niveau de la population. Dans ce cas particulier, les mesures visent également à empêcher le peuple des États-Unis de connaître la réalité cubaine et, par conséquent, de contrecarrer l&#8217;effet de la propagande diffamatoire déversée chaque jour contre notre pays.</p>
<p>Ces actions font fi de l&#8217;opinion majoritaire des citoyens des États-Unis, dont l&#8217;intérêt à connaître Cuba et à exercer leur droit de voyager a été confirmé par les voyages de 650 000 personnes qui nous ont rendu visite en 2018, dont un demi-million de Cubains vivant aux États-Unis.</p>
<p>Le 17 avril, le Conseiller à la sécurité nationale John Bolton, à l&#8217;occasion d&#8217;une mise en scène anticubaine qui incluait la présence de mercenaires vaincus à Playa Giron et de parents des sbires de la tyrannie de Fulgencio Batista, avait averti que son gouvernement restreindrait les déplacements non familiaux vers Cuba. Comme chacun sait, cet individu a réussi à prendre en otage la politique étrangère des États-Unis pour l&#8217;hémisphère occidental, ce qui constitue la principale menace à la paix et à la stabilité dans toute la région.</p>
<p>Les États-Unis prônent sans aucun scrupule la doctrine Monroe, à travers laquelle ils entendent nier l&#8217;égalité souveraine et le droit à l&#8217;autodétermination de chaque nation du continent.</p>
<p>Les récentes attaques contre Cuba se fondent sur de faux prétextes. Le plus fameux d&#8217;entre eux est l&#8217;accusation calomnieuse selon laquelle Cuba intervient militairement au Venezuela, un mensonge qui a été rejeté publiquement et de manière soutenue par le gouvernement cubain.</p>
<p>Ils vont jusqu&#8217;à proposer sans vergogne à Cuba de trahir ses convictions et les principes qui ont présidé à la politique étrangère de la Révolution cubaine, en échange de promesses de négociation ou d&#8217;allégement des mesures draconiennes et criminelles découlant du blocus économique.</p>
<p>La solidarité de Cuba avec le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros, la Révolution bolivarienne et chaviste, et l&#8217;union civique et militaire de son peuple n&#8217;est pas négociable. Les plus de 20 000 coopérants cubains qui fournissent volontairement et généreusement des services sociaux dans ce pays, la plupart dans le secteur de la santé, y resteront tant qu&#8217;ils seront accueillis par le peuple vénézuélien, dans le cadre de notre coopération avec cette nation sœur.</p>
<p>Pour nous, les Cubains, la trahison n&#8217;est pas une option. Nous ne sommes pas naïfs, ce sont déjà 150 ans d’une lutte ardue pour notre indépendance, et nous avons dû affronter dès le premier jour les ambitions hégémoniques de l&#8217;impérialisme nord-américain.</p>
<p>Cuba ne se laissera pas intimider, ni détourner des tâches essentielles et urgentes du développement de notre économie et de la construction du socialisme. Étroitement unis, nous parviendrons à faire face aux adversités les plus rudes. Ils ne pourront ni nous étouffer, ni nous arrêter.</p>
<p>La Havane, le 5 juin 2019</p>
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		<title>L’illégalité et ses conséquences</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jan 2019 00:19:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[COMME toute cette manœuvre, qui porte mal le nom de Loi (et rien de plus ni de moins que « Pour la liberté »), le Titre III de la Loi Helms-Burton est absolument illégal, non seulement en matière de Droit international, mais aussi en matière constitutionnelle, de procédure et de compétence judiciaire internationale.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3915" alt="NIña escuela" src="/files/2019/01/NIña-escuela.jpg" width="300" height="262" />COMME toute cette manœuvre, qui porte mal le nom de Loi (et rien de plus ni de moins que « Pour la liberté »), le Titre III de la Loi Helms-Burton est absolument illégal, non seulement en matière de Droit international, mais aussi en matière constitutionnelle, de procédure et de compétence judiciaire internationale.</p>
<p>Elle permet aux citoyens étasuniens dont les biens, d&#8217;une valeur supérieure à 50 000 dollars, ont été nationalisés ou expropriés par les Lois cubaines à partir de janvier 1959, de déposer une plainte devant les tribunaux des États-Unis, contre ces personnes qui « font du trafic » avec leurs anciennes propriétés, sans tenir compte des raisons et des fondements essentiels en matière de nationalisations, entre autres la compétence exclusive pour examiner et rendre des décisions les concernant des tribunaux de l&#8217;État expropriant, comme le prévoit la Résolution 1803 (XVII) adoptée par l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies le 14 décembre 1962, intitulée « Souveraineté permanente sur les ressources naturelles », qui dispose :</p>
<p>« Dans toute affaire où la question des indemnités donne lieu à un litige, la législation nationale de l&#8217;État adoptant ces mesures doit être épuisée. Toutefois, par accord entre les États souverains et autres parties intéressées, le différend pourra être réglé par arbitrage ou par un règlement judiciaire international ».</p>
<p>Sans tenir compte du Droit international ni des règles les plus élémentaires de compétence judiciaire internationale, les tribunaux des États-Unis se voient attribuer une compétence dont ils ne disposent pas. Il est vrai que la fonction juridictionnelle est un attribut de souveraineté et qu’elle est exercée exclusivement par les tribunaux d&#8217;un État donné sur son territoire. Mais il est vrai également que son exercice extraterritorial ne peut intervenir que s&#8217;il est expressément consenti par l&#8217;État étranger concerné, ou établi par des Conventions internationales.</p>
<p>Jusqu&#8217;à présent, on constate les violations suivantes:</p>
<p>- Les tribunaux nationaux d&#8217;un État n&#8217;ont pas compétence pour connaître et se prononcer sur des demandes d’État à État.</p>
<p>- Aucun État n&#8217;a le droit de tenir les ressortissants d&#8217;États tiers pour responsables de l&#8217;utilisation de biens expropriés situés sur le territoire de l&#8217;État expropriant, lorsque cette utilisation est conforme à la législation de cet État.</p>
<p>- De même, il n&#8217;a pas le droit d&#8217;attribuer une responsabilité à des tiers non impliqués dans une nationalisation, en créant à leur détriment des motifs de responsabilité non liés à la nationalisation, ou non reconnus par le Droit international en cette matière, modifiant ainsi les bases juridiques de la responsabilité.</p>
<p>Une mention à signaler pour deux des supports factuels et « juridiques » de cette réglementation absurde : le concept de ressortissant étasunien et celui de « traffik ».</p>
<p>Par ressortissant étasunien, à savoir une personne ayant le droit d’entamer des poursuites, le concept et l&#8217;attribution de la nationalité sont élargis au-delà des limites légales établies pour les autres personnes aux États-Unis, incluant les Cubano-américains eux-mêmes dans d&#8217;autres relations juridiques, de sorte que les personnes lésées bénéficient de la protection de l&#8217;État étasunien au moment de la nationalisation.</p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;une violation flagrante de tout système utilisé pour l&#8217;examen de la nationalité d&#8217;un État donné, en considérant comme ressortissant, aux fins de la protection que concède la loi, des personnes qui, en réalité, ne le sont pas, mais se trouvent simplement sur le territoire des États-Unis, et qui par contre résidaient à Cuba au moment des nationalisations.</p>
<p>Pour qu&#8217;une demande puisse être admise par un État et qu&#8217;elle puisse être traitée sur le plan international, il faut nécessairement que le demandeur possède, effectivement, la nationalité de l&#8217;État requérant, depuis la date à laquelle le préjudice allégué a été commis jusqu&#8217;au moment – pour le moins – de la présentation de la demande par l&#8217;État intéressé auprès de l&#8217;organe compétent pour entendre cette demande. Cette condition du lien et de la continuité de la nationalité n&#8217;est en aucun cas une condition de procédure pour l&#8217;exercice de la protection diplomatique par l&#8217;État, mais une condition de fond, une exigence substantielle pour pouvoir exercer cette protection.</p>
<p>Concernant le mot « traffiking », il s’applique non seulement à la vente, le transfert, l&#8217;achat ou la location du bien en question, mais il s’applique également à toute personne qui se livre à une activité commerciale ou à des investissements, qui d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre inclut ou génère un produit ou tire bénéfice d&#8217;une manière quelconque d&#8217;un bien nationalisé. On demande des comptes à des personnes qui n&#8217;ont rien à voir avec l&#8217;acte illicite présumé, et d&#8217;autres violations surviennent :</p>
<p>- Aucun État ne peut s&#8217;arroger le droit de prendre en charge des réclamations de personnes qui n&#8217;étaient pas ses ressortissants au moment de la survenue du dommage ou du préjudice allégué.</p>
<p>- Aucun État n&#8217;a le droit de tenir les ressortissants d&#8217;États tiers pour responsables de l&#8217;utilisation sur le territoire d&#8217;États tiers de produits ou de biens immatériels qui ne constituent pas exactement le même bien exproprié.</p>
<p>Dans le domaine de la procédure, il se crée une situation de vulnérabilité des tiers concernés, ce qui génère des situations arbitraires, qui ne sont prévus dans aucune réglementation légale en la matière et qui comprennent les violations suivantes :</p>
<p>- Aucun État n&#8217;a le droit d&#8217;imposer d’indemnisation d’un montant quelconque supérieur au dommage réel, y compris des intérêts, résultant d’une action présumée illicite de l&#8217;État expropriant.</p>
<p>- Aucun État ne peut priver un national étranger du droit de défense effective, dans le respect de la légalité, contre le fondement et le montant de réclamations qui risquerait de léser cet étranger ou sa propriété.</p>
<p>L&#8217;État réclamant ne peut pas priver un national étranger du droit de défense effective, dans le respect de la légalité, contre le fondement et le montant de réclamations qui risquent de léser l&#8217;étranger ou sa propriété. Ce qui précède configure un acte international illicite, pour lequel le gouvernement des États-Unis engage sa responsabilité internationale :</p>
<p>- L&#8217;exécution effective d&#8217;une réclamation contre les biens d&#8217;un ressortissant d&#8217;un pays tiers, en violation des principes et règles du Droit international, constituera, en soi, une mesure ayant des effets équivalents à une expropriation et engagerait la responsabilité de l&#8217;État agissant.</p>
<p>Le Droit international, en tant que fondement des relations des États au sein de la Communauté juridique internationale et garant de la paix dans le monde, ne saurait légitimer de tels actes arbitraires, qui dissimulent sous une énonciation normative les mesures politiques de coercition économique contre un État souverain.</p>
<p>CONSÉQUENCES</p>
<p>L&#8217;application du Titre III serait comme ouvrir la boîte de Pandore. Quelque chose comme un effet boomerang, qui provoquerait la réaction d&#8217;autres États contre le gouvernement des États-Unis lui-même. Signalons que plusieurs États ont déjà rejeté, presque immédiatement après l&#8217;adoption de la loi Helms-Burton, l&#8217;intrusion de règles impératives extraterritoriales destinées à s&#8217;appliquer sur leurs territoires respectifs, de sorte que le rejet de la Loi ne s’est pas fait attendre dans la sphère internationale, et plusieurs lois et règlements « antidotes » sont apparus, tels que la Loi canadienne du 22 octobre 1996, la Loi mexicaine du 23 octobre 1996 et le règlement (CE) No 2271/96 du Conseil de l&#8217;Union européenne et la Loi 27 du 13 juillet 1998 de l&#8217;Espagne. Sans parler du rejet universel de la communauté internationale à l&#8217;ONU, qui lors de la dernière session a atteint 189 voix en faveur de la Résolution de Cuba contre deux : les États-Unis et leur escorte, Israël.</p>
<p>C’est à ce point vrai que le 3 mai 1996, l&#8217;Union européenne a présenté une demande de consultation à l&#8217;OMC et, plus tard, le 3 octobre 1996, le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l&#8217;UE a décidé d&#8217;introduire un recours devant l&#8217;OMC contre la loi Helms-Burton.</p>
<p>L&#8217;Organe de Règlement des différends a décidé le 20 novembre, conformément au Règlement de l&#8217;organisation, de créer un groupe spécial chargé de rendre un avis dans un délai de six mois. Un mois après le premier anniversaire de l&#8217;adoption de la Loi, un compromis a été annoncé entre l&#8217;Union européenne et les États-Unis pour mettre un terme aux affrontements à la veille du début des actions dans le cadre de l&#8217;OMC, et le 11 avril 1997, la veille du 13e mois après l&#8217;adoption de la Loi, l&#8217;Union européenne annonçait « un accord de principe » avec les États-Unis qui devait aboutir le 25 avril au classement du processus proposé. Cette décision est en grande partie à l’origine de la suspension répétée de l&#8217;application du Titre III, l’aspect plus extraterritorial de cette soi-disant Loi Helms Burton.</p>
<p>De telles réactions peuvent se répéter, de même que l’activation de l&#8217;application Lois antidotes. Les États souverains ne doivent pas accepter de voir leur souveraineté piétiner par un État étranger.</p>
<p>Et que dire de l&#8217;avalanche de réclamations à laquelle on peut s&#8217;attendre ? Certains les situent à 200 000, d&#8217;autres à 400 000, ce qui devrait se traduire par de longs procès qui entraîneront des embouteillages judiciaires, des coûts et des dépenses pour les demandeurs, avec des chances douteuses de succès.</p>
<p>Transférer les « claims » (requêtes) aux particuliers intéressés, afin qu&#8217;ils puissent porter plainte devant les tribunaux, en soustrayant celle-ci à l&#8217;action diplomatique et des négociations au niveau gouvernemental, fait qu’il perd une partie importante des aspects politique et économiques inclus par le gouvernement des États-Unis lui-même comme une possible négociation d’État à État dans le programme annoncé depuis le rétablissement des relations diplomatiques.</p>
<p>Cependant, le boomerang atteindrait aussi les hommes d&#8217;affaires étasuniens qui ont des relations commerciales avec Cuba, de sorte que leurs propres ressortissants seraient touchés. Et aussi les touristes qui veulent venir visiter Cuba. Une limitation de voyager à Cuba, qui serait une violation constitutionnelle de la liberté de voyager.</p>
<p>Activer le Titre III, outre les risques et les complications, serait afficher un mépris total de la condamnation du blocus par la communauté internationale, ainsi que du Droit international.</p>
<p>Cuba, pour sa part, comme l&#8217;a rappelé le ministère des Relations extérieures a, adopté le 24 décembre 1996, la Loi N° 80 sur la Réaffirmation de la dignité et de la souveraineté cubaines, qui a déclaré la Loi Helms-Burton illégale, inapplicable et sans aucun effet juridique.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>Cuba : l’obsession des États-Unis</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 03:06:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[DEPUIS de nombreuses années, Cuba est un thème récurrent à l'ordre du jour de tous ceux qui sont passés par la plus haute fonction politique des États-Unis. Les discours se répètent, mais la rhétorique reste la même, et si à moment donné une amélioration des relations bilatérales avait été amorcée, l'administration de Donald Trump a (pratiquement) tout réduit à néant.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3842" alt="Cuba Bloqueo" src="/files/2018/12/Cuba-Bloqueo.jpg" width="300" height="269" />DEPUIS de nombreuses années, Cuba est un thème récurrent à l&#8217;ordre du jour de tous ceux qui sont passés par la plus haute fonction politique des États-Unis. Les discours se répètent, mais la rhétorique reste la même, et si à moment donné une amélioration des relations bilatérales avait été amorcée, l&#8217;administration de Donald Trump a (pratiquement) tout réduit à néant.</p>
<p>L&#8217;un des derniers épisodes s&#8217;est produit alors que le monde fêtait la Journée des droits de l&#8217;Homme. Pour la « célébrer », le Secrétaire d&#8217;État étasunien, Mike Pompeo, a soi-disant envoyé une lettre – arrivée d’abord aux medias avant de parvenir à son destinataire – au ministre cubain des Relations extérieures (Minrex), Bruno Rodriguez, dans laquelle il</p>
<p>exprime sa « préoccupation » concernant les droits de l’Homme sur l&#8217;Île.</p>
<p>Même si l&#8217;engagement de Cuba sur cette question a été démontré à maintes reprises, avec l&#8217;aval de représentants d&#8217;organisations multilatérales qui ont visité la Grande Antille, les attaques du côté étasunien ne cessent pas. Immédiatement après la publication de la lettre de Pompeo, de nombreuses personnalités et dirigeants cubains ont répondu par le biais de diverses plateformes :</p>
<p>« Les États-Unis n’ont aucune autorité morale pour parler des droits de l’Homme. Leur discours est hypocrite, malhonnête et empreint de partialité, Quelqu&#8217;un connaît-il une violation des droits de l&#8217;Homme plus cruelle, longue et massive que le blocus économique, financier et commercial contre Cuba ? », a écrit le président du Conseil d&#8217;État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, sur son compte Twitter.</p>
<p>Depuis le compte du ministère des Relations extérieures sur ce même réseau social, le ministre Bruno Rodriguez a demandé à Pompeo : « Levez le blocus. Rétablissez l’octroi de visas aux Cubains. Cessez la répression à l&#8217;encontre des migrants, des minorités et des pauvres. »</p>
<p>Dans un communiqué, Carlos Fernandez de Cossio, directeur général chargé des États-Unis au Minrex, a déclaré : « Si les États-Unis s&#8217;intéressaient vraiment aux droits humains des Cubains, ils n&#8217;imposeraient pas un blocus économique criminel qui punit le pays tout entier, ils n&#8217;imposeraient pas non plus des obstacles croissants à une émigration ordonnée, ni aux services consulaires, dont dépendent des dizaines de milliers de Cubains. »</p>
<p>Fernandez de Cossio faisait référence dans ses déclarations à la décision de l&#8217;administration Trump de fermer, depuis lundi dernier, le Service de citoyenneté et d’émigration des États-Unis (Uscis, pour son acronyme en anglais, et dépendant du Département de la Sécurité nationale). Selon ce même document, c&#8217;est désormais le bureau de l&#8217;Uscis à Mexico qui assumera la juridiction sur les questions d&#8217;immigration aux États-Unis, qui étaient traitées auparavant à La Havane.</p>
<p>Il convient de rappeler que depuis novembre de l&#8217;année dernière, la plupart des services de l’Uscis à Cuba avaient été transférés dans d&#8217;autres consulats étasuniens à travers le monde. Désormais, avec la fermeture du bureau à La Havane, les résidents permanents qui ont perdu leur « carte verte » ou leur autorisation de rentrer aux États-Unis à Cuba, se verront affectés, car ils devront faire leur démarche en dehors de l&#8217;Île.</p>
<p>La décision aura également une incidence sur le Programme de réunification des familles.</p>
<p>BRÈVE CHRONOLOGIE D&#8217;UNE ESCALADE :</p>
<p>2017</p>
<p>Au début de l&#8217;année, la partie étasunienne informe Cuba d&#8217;attaques acoustiques présumées contre le personnel de son ambassade.</p>
<p>Bien qu&#8217;il n&#8217;existe à ce jour aucune preuve de ces attaques, en septembre, le retrait de 60 % du personnel diplomatique étasunien à La Havane est annoncé, tandis que le département d&#8217;État recommande à ses citoyens s’abstenir dese rendre sur l&#8217;Île. En octobre, le département d&#8217;État ordonne le départ de 15 diplomates cubains de Washington.</p>
<p>2018</p>
<p>Depuis le 5 mars, le siège diplomatique des États-Unis à Cuba a commencé à fonctionner en tant que « poste diplomatique non accompagné ».</p>
<p>En raison de toutes ces mesures unilatérales, la section consulaire de Washington à La Havane était pratiquement paralysée.</p>
<p>Le lundi 10 décembre dernier, dans un communiqué de presse où le terme « attaque » continue d&#8217;être utilisé, la fermeture des services de citoyenneté et d&#8217;immigration des États-Unis sur l&#8217;Île a été annoncée.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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		<title>L&#8217;urgence impérieuse d&#8217;un front de résistance</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Nov 2018 23:39:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un régime démocratique sans contenu économique, sans une large base sociale et sans la participation active du peuple à l&#8217;orientation du pouvoir public est un attirail inutile dans cette conjoncture historique de transition SI les formes démocratiques de gouvernement ont été soumises aux épreuves les plus dures ces derniers temps, nulle part ailleurs elles n&#8217;ont]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3789" alt="Raul Roa" src="/files/2018/11/Raul-Roa.jpg" width="300" height="243" />Un régime démocratique sans contenu économique, sans une large base sociale et sans la participation active du peuple à l&#8217;orientation du pouvoir public est un attirail inutile dans cette conjoncture historique de transition</p>
<p>SI les formes démocratiques de gouvernement ont été soumises aux épreuves les plus dures ces derniers temps, nulle part ailleurs elles n&#8217;ont été aussi violemment attaquées et aussi gravement ébranlées que dans notre Amérique. Du sud au nord, les loges militaires, les seigneurs de la terre, les marchands du pouvoir, les oligarchies féroces et les grandes entreprises, dans un sinistre consortium, ont aboli, sans que ni l&#8217;ONU ni l&#8217;OEA ne leur fassent obstacle, les libertés fondamentales de l&#8217;Homme et du citoyen. L&#8217;adultération cynique de la volonté populaire, ou la substitution violente de gouvernements constitutionnellement élus par des autocraties de types totalitaires caractérisent ce processus dramatique qui menace de se généraliser à l&#8217;ensemble du continent.</p>
<p>Le « cinquième colonnisme » pseudo-marxiste et la cupidité impérialiste règnent aujourd’hui sur un faisceau de nations invertébrées, à la merci de faucons, de caciques, de politicards, de banquiers et d’hommes d&#8217;affaires sans scrupules. De rares gouvernements aux racines populaires, la plupart minés par la corruption administrative, les déséquilibres sociaux, la démagogie électorale et l&#8217;exploitation coloniale, complètent ce sombre tableau. Il ne fait plus aucun doute que le sort de la démocratie est jeté. L&#8217;urgence impérieuse de former un large front de résistance face à l&#8217;agressivité des ennemis des libertés populaires saute aux yeux.</p>
<p>Il est indéniable que la conception démocratique de la vie, de la société et de l&#8217;État est consubstantielle à l&#8217;esprit et au développement historique de nos peuples ; mais il n’en demeure pas moins vrai que cette conception est actuellement menacée par les forces les plus rétrogrades et les plus prédatrices de notre temps.</p>
<p>La question centrale à débattre est de savoir comment galvaniser le régime démocratique, au point de promouvoir, chez les peuples, la détermination passionnée de le défendre, au prix de la vie, dans toutes les contingences et circonstances. Un régime démocratique sans contenu économique, sans une large base sociale et sans la participation active du peuple à l&#8217;orientation du pouvoir public est un attirail inutile dans cette conjoncture historique de transition. Il ne peut y avoir de circonlocutions ou d&#8217;euphémismes à ce sujet.</p>
<p>Le problème essentiel auquel la démocratie est confrontée à l&#8217;heure actuelle est de savoir comment organiser la société sans porter atteinte à la liberté. Au plan mondial, il est désormais impératif que la démocratie distingue clairement les droits subjectifs des droits patrimoniaux. Les questions concernant la personne humaine ne peuvent être résolues que par « la recherche et l&#8217;établissement d&#8217;une structure juridique plus juste, qui permette de réduire le problème à ses véritables termes ».</p>
<p>Les droits patrimoniaux ne peuvent exister qu’en fonction de la société. Aucun intérêt individuel, qui prétendrait s&#8217;opposer à l&#8217;intérêt social, n&#8217;est légitime. Si nous aspirons à ce que l&#8217;Homme retrouve sa « fertilité perdue » et développe pleinement ses aptitudes et son potentiel, il est indispensable de discipliner socialement les choses. La tâche qui attend le mouvement démocratique est d’une complexité extrême.</p>
<p>Dans le cas particulier de notre Amérique, nous devons compter sur ce que l&#8217;histoire nous a donné. Sur les plans matériel et culturel, beaucoup de progrès ont été réalisés jusqu&#8217;à présent au cours de ce siècle. Si l&#8217;on considère le processus dans son ensemble, il faut toutefois convenir que la structure économique, sociale et administrative des peuples hispano-américains a un besoin urgent de transformation substantielle. Cette transformation doit aller de pair avec le respect des libertés publiques et une politique internationale de condamnation militante de tous les régimes qui portent atteinte à la dignité humaine.</p>
<p>Il faut insister sur le fait que les institutions représentatives de notre continent ne pourront être sauvées qu’à travers des élections régulières, l&#8217;honnêteté administrative, les libertés publiques, le bien-être économique, la justice sociale, la diffusion du savoir et la consolidation de la souveraineté. C&#8217;est une occasion unique de donner un contenu et une projection historique à la lutte contre les dictatures américaines.</p>
<p>Les États américains se sont engagés à garantir la liberté et la justice aux peuples en signant la Charte des droits de l&#8217;Homme aux Nations Unies et la Charte des droits et devoirs de l&#8217;Homme à la 9e Conférence interaméricaine à Bogota.</p>
<p>La paix est l&#8217;aspiration suprême de l&#8217;Homme qui ressent la liberté comme un impératif de conscience. Les dirigeants des forces ouvrières devront jouer leur rôle en première ligne. Personne d’autre ne sera en mesure d’apporter les formules de progrès social les plus urgentes et les plus efficaces pour renforcer le régime démocratique.</p>
<p>Le problème de l&#8217;industrialisation de notre Amérique devra aussi faire l’objet d’un débat. Accroître le potentiel économique de nos peuples est l&#8217;un des moyens les plus efficaces de renforcer et de consolider le régime démocratique et de mettre en échec les impérialistes de tous bords.</p>
<p>La manière dont les pays les plus développés peuvent contribuer à cet accroissement de notre potentiel économique doit être examinée à la lumière de cette question : les gouvernements représentatifs et respectueux des libertés publiques et ceux qui sont nés de l&#8217;usurpation de la volonté du peuple et refusent à leurs gouvernés la jouissance des droits essentiels de l&#8217;Homme et du citoyen pourraient-ils être placés sur un pied d&#8217;égalité par rapport à cette aide ? La question de la reconnaissance des gouvernements de facto ne peut pas non plus être ignorée. Il n&#8217;y a pas de lignes directrices en la matière dans le droit public interaméricain, ni d&#8217;unanimité d&#8217;opinion dans les chancelleries.</p>
<p>Si la démocratie a besoin des deux Amériques pour surmonter la crise profonde qu&#8217;elle traverse, il est essentiel que la politique de bon voisinage soit effectivement rétablie. Après la mort de Franklyn Delano Roosevelt, « nous avons été les bons et eux les voisins ». Si seulement le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple cessait d&#8217;être le gouvernement au nom du peuple, sans le peuple et contre le peuple ! Si seulement l&#8217;Amérique de Juarez et celle de Lincoln vivaient sur un pied d&#8217;égalité, en paix et en harmonie !</p>
<p>(Fragments tirés de « 15 ans plus tard », Éditions Libreria Selecta, La Havane, 1950). •<br />
(Fragments tirés de « 15 ans plus tard », Éditions Libreria Selecta, La Havane, 1950).</p>
<p>*Raul Roa, écrivain, professeur, historien, fut ministre des Relations extérieures de 1959 à 1976, et connu sous le nom de Ministre de la Dignité.</p>
<p><strong>(Granma)</strong></p>
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