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	<title>Cubadebate (Français) &#187; Opinions</title>
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		<title>&#8216;Système social de Cuba protège contre le la traite des personnes&#8217;, conteur de la ONU a dit: où vous l&#8217;avez lu?</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Apr 2017 19:25:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
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		<category><![CDATA[Trafic de personnes]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant des années, Cuba a été inclus dans toutes sortes de "listes noires" du gouvernement des États-Unis. Par exemple, les pays qui - soi-disant - ne combattent le "trafic des personnes". Les accusations portées contre Cuba du Département d'Etat et les organisations à Miami qui sont financées de la Maison Blanche et les sponsors, ont généré plus de quelques titres de la grande presse internationale.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3212" alt="leccionesdemanipulacion321" src="/files/2017/09/leccionesdemanipulacion321.jpg" width="300" height="200" />Pendant des années, Cuba a été inclus dans toutes sortes de &#8220;listes noires&#8221; du gouvernement des États-Unis. Par exemple, les pays qui &#8211; soi-disant &#8211; ne combattent le &#8220;trafic des personnes&#8221;. Les accusations portées contre Cuba du Département d&#8217;Etat et les organisations à Miami qui sont financées de la Maison Blanche et les sponsors, ont généré plus de quelques titres de la grande presse internationale.</p>
<p>Par contre, si les rapports et les opinions sont des organismes des Nations Unies, le silence des médias est imposée. C&#8217;est le cas des déclarations de Maria Grazia Giammarinaro, conteur spécial des Nations Unies sur les droits de l&#8217;homme des victimes de la traite des personnes, effectuées après sa récente visite à l&#8217;île.</p>
<p>Et pourquoi ils ne sont pas nouvelles? Parce que le conteur a reconnu la &#8220;volonté politique&#8221; de La Havane et les points forts de son système social contre la traite des êtres humains. &#8220;Je peux dire que les facteurs des vulnérabilités dans ce pays sont moins importants que d&#8217;autres, je veux dire que des facteurs liés aux inégalités sociales profondes ou l&#8217;indigence, sont beaucoup plus faible que dans les autres nations&#8221;, at-elle dit. Il a également indiqué que les citoyens à Cuba ont &#8220;un niveau d&#8217;éducation élevé&#8221; et donc &#8220;connaître ses droits&#8221;. Et elle ajouté: &#8220;Les services sociaux (à Cuba) ont une large couverture, le nombre de travailleurs sociaux est extrêmement élevé par rapport à la population, donc il y a une possibilité de que ces travailleurs sociaux savent ce qui se passe dans les communautés et interviennent dans la situation, par exemple, un enfant à risque dans un contexte familial difficile&#8221;.</p>
<p>Ainsi, l&#8217;expert indépendant du Conseil des droits de l&#8217;homme de l&#8217;ONU pulvérisé les accusations du gouvernement des États-Unis qui, dans son rapport 2015, Il suivait en disant que Cuba ne respecte toujours pas pleinement &#8220;les normes minimum pour l&#8217;élimination du trafic des personnes&#8221;.</p>
<p>Giammarinaro aussi appelé &#8220;un bon exemple à suivre&#8221; les missions de coopération médicale Cuba dans le monde entier, exploitation &#8220;dans les régions éloignées où il n&#8217;y a aucun soins hospitaliers disponibles&#8221; (11). Un second coup à la Maison Blanche, qui ne cesse de répéter que les médecins coopèrent à Cuba font l&#8217;objet de &#8220;traite des personnes&#8221; et &#8220;travail esclave&#8221; pour leur gouvernement.</p>
<p>Est vraiment cynique que les successifs gouvernements américains &#8211; et leurs médias afines- qui accusent à La Havane de &#8220;traite des personnes&#8221;, quand a été sa politique de privilèges juridiques la causa que des milliers de migrants cubains, dans leur tentative d&#8217;arriver aux États-Unis, finissent par être l&#8217;objet de &#8220;traite des êtres humains&#8221; par les mafias opérant au Panama, au Mexique ou en Colombie.</p>
<p>La conteur a également apporté des contributions critiques à Cuba: recommandé, par exemple, de augmenter à 18 ans la protection juridique contre d&#8217;éventuels abus des mineurs, étant donné que, aujourd&#8217;hui, la majorité sur l&#8217;île est obtenue à 16.</p>
<p>Et elle a souligné les défis du pays qui sont communs à presque tous les pays du Sud, comme les cas de la traite et l&#8217;exploitation sexuelle des migrants, en particulier les jeunes femmes, qui sont dupés en signant de faux contrats de travail à l&#8217;étranger.</p>
<p>Fait intéressant, ce fut ce que intéressés prennent à gros titres aux quelques médias qui reflètent les paroles de Maria Grazia Giammarinaro: &#8220;conteur de l&#8217;ONU: Cuba a encore beaucoup à faire contre la traite des personnes&#8221;. Sans commentaires.</p>
<p><strong>(Cubainformación)</strong></p>
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		<title>Au Venezuela, « l’opposition » dont on ne parle jamais</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Apr 2017 00:02:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[opposition]]></category>
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		<description><![CDATA[À 35 ans, grand et mince, la démarche assurée de son imposante stature dénote une confiance empreinte de modestie qui ne cède pas à la séduction et au charisme naturel. À titre de député, il est le leader d’un groupe de 55 députés de l’Assemblée nationale du Venezuela.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3200" alt="MADURO ACUSA A CAPRILES DE INTENTAR CAMPAÑA DE VIOLENCIA Y DICE QUE HABRÁ PAZ" src="/files/2017/04/maduro-hoy.jpg" width="300" height="200" />Par Arnold August</strong></p>
<p>À 35 ans, grand et mince, la démarche assurée de son imposante stature dénote une confiance empreinte de modestie qui ne cède pas à la séduction et au charisme naturel. À titre de député, il est le leader d’un groupe de 55 députés de l’Assemblée nationale du Venezuela. Selon toute vraisemblance, sa personnalité et l’importante position qu’il occupe devraient attirer les médias corporatifs des États-Unis à la recherche de nouvelles à sensation, accrochés au moindre mot et très friands de capture d’images des députés et de leurs sympathisants pour fabriquer une « histoire ».</p>
<p>Il y a toutefois un problème, pour eux et pour Washington. Héctor Rodríguez est devenu le leader de ce groupe minoritaire de 55 députés d’allégeance chaviste (Bloque de la Patria) à l’issue des élections législatives du 5 décembre 2015, alors que le parti socialiste au pouvoir [Parti socialiste unifié du Venezuela] perdait sa majorité à l’Assemblée nationale.</p>
<p>Rodríguez s’oppose à la majorité dans ce qui est devenu une Assemblée nationale bourgeoise, pour paraphraser les propos de Nicolás Maduro, lors d’un exposé présenté à des invités nationaux et internationaux, le 7 mars 2017 à Caracas.</p>
<p>Au Congrès des É.-U., selon sa composition, la minorité de démocrates ou de républicains s’oppose à la majorité. Toutefois, cette « opposition » s’inscrit toujours dans le cadre du statu quo capitaliste, qui maintient le racisme comme un relent d’esclavage, qui nie le génocide des populations autochtones (lequel se poursuit sous différentes formes) et qui sacrifie la classe ouvrière sur l’autel de la mondialisation capitaliste, elle-même étant un élément clé d’une politique étrangère basée sur les agressions impérialistes et les guerres.</p>
<p>Dans les systèmes parlementaires, comme ceux du Canada et de la Grande-Bretagne, le consensus de l’establishment ajoute un aspect britannique honteux à cette « opposition » factice dont on pourrait rire si elle n’était pas si tragique. Dans ces autres pays du Nord, « L&#8217;Opposition Loyale de Sa Majesté » (telle qu’officiellement reconnue) peut se sentir libre d’exprimer un désaccord dans la mesure où elle demeure loyale au chef de l’État, en l’occurrence la reine d’Angleterre, au Canada comme en Grande-Bretagne.</p>
<p>La loyauté de Rodríguez réside cependant dans la Révolution bolivarienne et nulle part ailleurs. À Caracas, le 6 mars 2017, il participait à une rencontre plus intime avec des délégués internationaux du Réseau des intellectuels, des artistes et des mouvements sociaux en défense de l’humanité. Elle a eu lieu dans une salle de l’édifice du ministère des Affaires étrangères. Au cours de la rencontre, les échanges entre les participants et le député se sont déroulés naturellement. C’était tellement captivant qu’une banale prise de notes n’aurait pas réussi à rendre justice au contenu ou au style présenté par Rodríguez dans la meilleure tradition chaviste, laquelle est de plus en plus mise en évidence par le président Nicolás Maduro et d’autres leaders.</p>
<p>Les échanges ont couvert plusieurs sujets. À titre d’exemple, l’un d’eux a offert une explication et une précision incroyablement éclairantes de la Révolution bolivarienne, dont le groupe de députés fait partie, laquelle est basée sur les paroles et les actes en opposition à l’impérialisme étasunien et au capitalisme. Alors que pour tenter d’obtenir une solution pacifique à la crise, la Révolution est souple quant aux tactiques et accepte, par exemple, de négocier avec la majorité procapitaliste et les forces en présence à l’Assemblée nationale favorables aux États-Unis, quand il s’agit des questions de principe et des objectifs, il n’y a aucun compromis possible.</p>
<p>Il ne faut donc pas s’étonner que ceux qui au Nord s’en remettent aux médias corporatifs n’aient jamais eu vent de cette « opposition » telle que personnifiée par Rodríguez. Cette censure sévit, même si les médias de l’establishment doivent chercher désespérément un nouveau visage qui remplacerait les politiciens ternes souvent qualifiés de « dinosaures » et qui forment la majorité de l’Assemblée nationale. Washington et ses médias préféreraient plutôt sombrer dans l’oubli politique vénézuélien, même s’ils devraient porter une attention formelle à cette « opposition » comme ils le font si fidèlement non seulement pour d’autres pays, mais aussi, bien entendu, pour le Congrès des É.-U. Si jamais ils s’intéressaient sérieusement à cette opposition vénézuélienne à la majorité de l’Assemblée nationale, Rodríguez et d’autres députés du genre voleraient sans doute la vedette.</p>
<p>Un autre trait distinctif de l’opposition révolutionnaire bolivarienne est que son rejet du statu quo se définit davantage par ce qu’elle favorise plutôt que par ce contre quoi elle s’insurge. Les objectifs de la Révolution bolivarienne comprennent l’égalité sociale et économique, le logement, l’alimentation, la santé, l’éducation, la culture, les sports et une démocratie protagoniste et participative, l’essence même de tout ce qui est entravé par l’impérialisme et le statu quo néolibéral.</p>
<p>Ceux d’entre nous qui sont de la génération politique des années 1960 sont très à l’aise lorsque le député s’en prend tout particulièrement aux impérialistes, aux gringos et aux Yankees, tout en clarifiant nettement ce que nous savons déjà. Le conflit n’est pas avec le peuple des États-Unis, dûment représenté à Caracas ces jours-là, mais avec les cercles dirigeants qui, comme le disaient Martí et Bolivar à leur façon : « Les États-Unis semblent destinés par la providence à répandre dans notre Amérique des misères au nom de la liberté. » [Bolivar]</p>
<p>De plus, les États-Unis ajoutent à leur destinée répréhensible au moment où les peuples du Sud tentent enfin de se libérer des chaînes de la plus violente et agressive puissance économique et militaire de l’histoire de l’humanité (ou certainement depuis le fascisme durant la Seconde Guerre mondiale), représentée par les républicains et les démocrates. Par conséquent, il était très encourageant d’entendre le président Maduro proclamer la vérité en cette mémorable soirée à Caracas : le Venezuela n’a jamais autant été attaqué par un président des É.-U. comme il l’a été durant les huit ans de la présidence d’Obama. Comprenons bien cela.</p>
<p>Dans ce contexte, l’intransigeante opposition bolivarienne envers l’impérialisme des États-Unis n’est pas sans importance. Le Venezuela est aujourd’hui à l’avant-garde de la lutte contre l’impérialisme des É.-U. Il écrit ainsi une autre page de l’histoire du monde moderne, tout comme la Révolution cubaine et Fidel Castro l’ont fait en sauvegardant leur souveraineté, leur dignité et le système social qu’ils ont choisi.</p>
<p>De son côté, Rodríguez parcourait l’assistance très attentivement et posément, en répétant, comme pour vérifier notre détermination (et en nous regardant droit dans les yeux), qu’à l’heure actuelle la lutte se situe dans le domaine des idées, et qu’en cas de nécessité – en cas de nécessité – le Venezuela se défendra aussi militairement. Il ne fait aucun doute que si elle est forcée de le faire, la Révolution bolivarienne résistera aussi de cette façon. C’est pourquoi toute l’humanité doit, aujourd’hui plus que jamais, soutenir le Venezuela.</p>
<p>Ce qui ressort de l’échange avec Rodríguez, c’est sa conviction politique profonde éclairée par une théorie précise. Ceci ne s’exprime pas seulement par des idées et des paroles. Lorsque les paroles et les idées s’associent à l’action, elles constituent une force matérielle dans la société. La force matérielle signifie que les idées deviennent une part fondamentale de la société : les idées, dans l’esprit des individus tels que Rodríguez et d’autres leaders et activistes à tous les échelons, sont socialisées et évoluent de ce fait en un mouvement commun d’une abondante diversité. Oui, diversité, mais toujours dans le cadre étendu du chavisme élargi.</p>
<p>Ainsi, la minorité à l’Assemblée nationale, et peut-être encore une minorité de 40 % ou même 50 % de la population en mouvement dans la société vénézuélienne, représente le futur du Venezuela et de la région tout entière. Une force matérielle telle que la Révolution bolivarienne ne peut pas être étouffée. Oui, elle peut subir des revers, mais elle ne peut être éliminée.</p>
<p>Néanmoins, le chavisme n’est pas un mouvement électoral, mais une révolution en marche qui se redéfinit constamment. Elle le fait jusqu’au point de produire sans crainte des révolutions à l’intérieur de la Révolution, s’efforçant de les mener conjointement avec le peuple et les activistes à tous les niveaux. À partir de cette nouvelle approche si singulièrement caractéristique de la Révolution bolivarienne, l’irrésistible force matérielle du socialisme en remplacement du capitalisme et de la dépendance étrangère s’enracine de plus en plus et s’accroît dans la société vénézuélienne et dans son espace politique.</p>
<p><strong>Source : Le Grand Soir (France)</strong></p>
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		<title>Fidel, le guérillero de 2015-2016 et au-delà</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2016 22:20:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Etás Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel Castro]]></category>
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		<description><![CDATA[Durant la visite historique d’Obama à Cuba du 20 au 23 mars 2016, je commentais à La Havane l’évènement avec des collègues cubains pour la chaîne de télévision TeleSUR basée à Caracas. Pour les Cubains, l’évènement était assombri par la diplomatie cubaine habilement menée, dans une situation complexe, par le président Raúl Castro et le ministre des Affaires étrangères.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3059" alt="Fidel guerrillero opinión foro" src="/files/2016/08/Fidel-guerrillero-opinión-foro.jpg" width="300" height="254" />Durant la visite historique d’Obama à Cuba du 20 au 23 mars 2016, je commentais à La Havane l’évènement avec des collègues cubains pour la chaîne de télévision TeleSUR basée à Caracas. Pour les Cubains, l’évènement était assombri par la diplomatie cubaine habilement menée, dans une situation complexe, par le président Raúl Castro et le ministre des Affaires étrangères.</p>
<p>Quant à l’Administration Obama, le voyage faisait aussi partie de la diplomatie. Il était toutefois entaché d’une dose massive de discours et d’entretiens faisant la promotion de la politique des États-Unis envers Cuba, laquelle est très opportuniste. La résistance à Cuba, des Cubains et d’autres étrangers, tels que moi, à cette offensive culturelle, politique et idéologique, avait apparemment été reléguée au second plan. Toutefois, quelques jours après le départ d’Obama, soit le 27 mars, Fidel Castro a publié sa réflexion, ironiquement intitulée « Frère Obama ». Elle a eu l’effet d’une bombe sur Cuba et ailleurs dans le monde. Nous l’analyserons très bientôt.</p>
<p>Permettez-moi d’abord de vous faire part de ma réaction spontanée. Quand j’ai lu « Frère Obama », je me suis dit : Fidel Castro demeure le guérillero qu’il a toujours été. Un guérillero tel que Fidel Castro guidant ses camarades de la Sierra Maestra est mobile et attend le moment approprié pour passer à l’offensive. En se cachant, les révolutionnaires ont laissé leur ennemi s’interroger sur l’emplacement du camp du Mouvement du 26 juillet.</p>
<p>En rassemblant les forces populaires ainsi que les munitions, la contre-offensive a été organisée et minutieusement préparée. Rien n’a été laissé au hasard. Pas trop tôt et pas une minute trop tard. Néanmoins, toutes ces préparations ont eu lieu en accord avec le peuple, en tenant compte de ses besoins et de son niveau de préparation, y compris ses forces et ses faiblesses. L’élément clé est le courage indéfectible des chefs comme Fidel, prêts à mettre leur vie en jeu pour remporter la victoire.</p>
<p>Le guérillero Fidel prêche par l’exemple. À partir de tous les éléments mentionnés précédemment, c’est ainsi, parmi d’autres facteurs, que le Mouvement du 26 juillet a mené l’ensemble des forces révolutionnaires cubaines au triomphe de la Révolution le 1er janvier 1959. Ce tournant décisif de l’histoire cubaine et latino-américaine s’est opéré malgré l’immense supériorité des forces des États-Unis soutenues par la dictature de Batista.<br />
C’est Fidel, l’éternel guérillero, que j’ai reconnu le 27 mars quand il a écrit « Frère Obama », en se servant de sa plume comme d’une arme dans une contre-offensive surprise au moment où elle s’avérait des plus nécessaires pour répondre aux besoins de la résistance cubaine relativement à l’offensive des États-Unis. Il a ainsi contribué à l’approfondissement et à l’expansion d’une intransigeance croissante de la majorité des Cubains.</p>
<p>Cela demandait énormément de courage pour défier le courant impérialiste international qui cherchait à engloutir Cuba avec l’idée que les États-Unis seraient le sauveur de Cuba. L’Empire a immédiatement lâché prise en désespoir de cause, éprouvant une grande déception. Ils ont cru à tort que la politique des États-Unis avait réglé la situation à Cuba et à l’échelle internationale. Ainsi, une fois de plus les États-Unis et l’establishment occidental s’en sont pris à Fidel comme ils n’avaient pas cessé de le faire depuis les années 1950, mais cette fois on l’accusait de mettre des bâtons dans les roues de la nouvelle conjoncture.</p>
<p>En préparation au présent panel, j’ai décidé de relire tout ce que Fidel avait écrit depuis l’annonce historique conjointe du président Raúl Castro et de Barack Obama le 17 décembre 2014. Je me suis concentré sur les textes qui traitaient (même comme thème secondaire) des affaires étrangères et en particulier des relations Cuba-États-Unis. Il existe six de ces textes.</p>
<p>En les relisant avec cette fois en tête « Frère Obama », j’y ai aussi reconnu la marque du guérillero dûment inscrite. Je n’avais pas vu les choses sous cet angle au moment où ces écrits ont été publiés et c’est pour cette raison que j’ai décidé d’intituler cette présentation « Fidel, le guérillero de 2015-2016 et au-delà ». Pourquoi et comment au-delà? Nous y voici. Je souhaite donc partager avec vous l’exercice d’analyse de ces textes.</p>
<p>Le premier texte de Fidel paru après le 17 décembre 2014 date du 26 janvier 2015, environ cinq semaines plus tard. Fidel envoyait un message à la Fédération étudiante universitaire lors d’un évènement célébrant le 70e anniversaire de son admission à l’Université de La Havane :<br />
Mis à part d’autres questions traitées, le chef cubain écrivait :</p>
<p>« Les présidents de Cuba et des États-Unis se sont salués personnellement aux funérailles de Nelson Mandela, l’éminent et exemplaire combattant contre l’apartheid, qui s’était lié d’amitié avec Obama.</p>
<p>Il suffit de signaler que déjà, à cette date, plusieurs années s’étaient écoulées depuis que les troupes cubaines avaient vaincu à plate couture l’armée raciste d’Afrique du Sud dirigée par une riche bourgeoisie dotée d’immenses ressources économiques. »</p>
<p>De façon diplomatique, tout en respectant Obama et Mandela, Fidel, selon son style unique qui désormais le caractérise, rappelait au monde et à Obama de ne pas oublier que ce sont les héroïques efforts de Cuba qui ont contribué à la défaite du régime d’apartheid que chacun a célébré aux funérailles de Mandela. Il faut aussi se souvenir que les services de renseignements des États-Unis ont fourni l’information qui a conduit à l’emprisonnement de Mandela.</p>
<p>Dans la même lettre aux étudiants, Fidel fait pour la première fois référence au dégel des relations Cuba-États-Unis, selon l’appellation fréquente.</p>
<p>« Je ne fais pas confiance à la politique des États-Unis et je n’ai pas échangé un seul mot avec eux; cela ne signifie pas pour autant le rejet d’une solution pacifique aux conflits ou aux menaces de guerre. Défendre la paix est le devoir de tous. Toute solution pacifique et négociée des problèmes entre les États-Unis et les peuples ou n’importe quel peuple d’Amérique latine qui n’implique pas la force ou l’emploi de la force devra être traitée selon les principes et les normes internationales.</p>
<p>Nous défendrons toujours la coopération et l’amitié avec tous les peuples du monde et avec ceux de nos adversaires politiques. C’est ce que nous réclamons pour tous.</p>
<p>Le président de Cuba a entrepris les démarches qui correspondent à ses prérogatives et aux privilèges que lui concèdent l’Assemblée nationale et le Parti communiste de Cuba. »</p>
<p>Fidel est sorti de son anonymat comme s’il avait été terré dans les montagnes, pour lancer sa toute première salve contre les illusions à propos de l’impérialisme américain. Elle est toutefois associée au désir manifeste de trouver une solution pacifique aux décennies de conflits entre les deux voisins qu’il vaut la peine de répéter : « Je ne fais pas confiance à la politique des États-Unis et je n’ai pas échangé un seul mot avec eux; cela ne signifie pas pour autant le rejet d’une solution pacifique aux conflits ou aux menaces de guerre. »</p>
<p>Il y a un rapport dialectique entre d’une part sa méfiance envers l’impérialisme américain en ce qui concerne ses objectifs permanents à long terme et, d’autre part, la tentative de normaliser les relations entre les deux pays de manière pacifique comme le fait le gouvernement cubain. Fidel est un maître de la dialectique. Cette approche quant à l’évolution actuelle des liens entre les États-Unis et Cuba est vigoureusement exprimée dans tous ses textes. C’est une approche critique, car il serait désastreux de mettre en évidence de manière éclectique, les relations diplomatiques pacifiques au détriment d’une nécessaire lutte idéologique et politique constante contre l’oligarchie des États-Unis et ses médias. Depuis 1959, l’opposition de Fidel et de la Révolution cubaine envers les États-Unis a toujours été dirigée contre son oligarchie dominante et jamais contre le peuple américain pour qui l’Île fait preuve d’un immense respect et de solidarité.</p>
<p>Le second texte est paru le 8 mai 2015, pour célébrer le 70e anniversaire de la Grande Guerre patriotique menée par l’URSS contre le fascisme durant la Seconde Guerre mondiale. Au moment où les États-Unis et leurs alliés espéraient refroidir l’ardeur de la base idéologique de la Révolution cubaine, comme facteur essentiel pour s’ingérer dans la culture socialiste de Cuba, Fidel est passé à l’attaque de l’adversaire sans même mentionner les États-Unis. Il l’a fait à au moins deux occasions. Il a d’abord rappelé que « Lénine fut un génial stratège révolutionnaire qui n’hésita pas à assumer les idées de Marx et à les mettre en pratique. » Fidel a poursuivi en mentionnant que :</p>
<p>« Les 27 millions de Soviétiques, morts durant la Grande Guerre patriotique, ont aussi donné leur vie pour l’humanité et pour le droit de penser et d’être socialistes, marxistes-léninistes, communistes, et pour sortir du Moyen Âge ».</p>
<p>Cuba est aussi entièrement justifié de continuer de penser et d’être marxiste-léniniste, d’où le titre de cette réflexion « Notre droit d’être marxistes-léninistes » comme rempart idéologique aux incursions de Washington.</p>
<p>Il a également tiré un autre boulet en soulignant une alliance internationale en formation. Cette tendance est une épine au pied pour les États-Unis. C’est toutefois très précieux pour Cuba qui développe ses liens politiques et économiques avec cette évolution au cœur d’un monde multipolaire. À ce propos, Fidel écrit :</p>
<p>« Aujourd’hui, nous sommes témoins de l’alliance solide entre les peuples de la Fédération de Russie et le pays dont la croissance économique est la plus rapide au monde : la République populaire de Chine. Grâce à leur étroite coopération, à leur développement scientifique moderne, à leur puissante armée et à leurs valeureux soldats, ces deux pays constituent un puissant bouclier pour assurer la paix et la sécurité mondiales, et préserver la vie de notre espèce. »</p>
<p>Dans le troisième texte publié le 13 août 2015, après l’anniversaire de l’explosion des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, Fidel a rédigé sa réflexion intitulée « La réalité et les rêves » :</p>
<p>« Lorsque ces bombes ont été larguées, après l’attaque de la base américaine de Pearl Harbor, l’empire japonais était déjà vaincu. Les États-Unis, dont le territoire et les industries avaient été épargnés par la guerre, sont devenus le pays le plus riche et le mieux armé de la planète dans un monde déchiré, regorgeant de morts, de blessés et d’affamés. »</p>
<p>Au moment où la population mondiale commémorait ce mois-ci ces horribles évènements, rappelons-nous la visite d’Obama à Hiroshima cette année. Il a feint de la sympathie pour les victimes, leur famille et la population en affirmant sans aucune honte que « la mort était tombée du ciel ». Il a occulté la cruelle réalité des bombes américaines qui ont frappé le Japon et les circonstances de l’attaque sur lesquelles Fidel a attiré l’attention. De plus, l’Administration Obama a entrepris une modernisation de l’arsenal nucléaire américain au coût d’un billion de dollars. Indépendamment du nouveau visage de l’impérialisme qui reflète la personnalité trompeuse d’Obama, l’impérialisme demeure l’impérialisme dans ses objectifs de domination du monde par tous les moyens nécessaires. Les négociations cubano-américaines ont eu lieu dans ce contexte.</p>
<p>Le quatrième texte prend la forme d’une lettre adressée au président Nicolás Maduro, le 10 décembre 2015, après que la Révolution bolivarienne eut perdu les élections législatives aux mains des forces proaméricaines au Venezuela. Sitôt après avoir félicité Maduro pour son courageux discours, dès que le résultat des élections a été rendu public, la plume du guérillero a surgi des montagnes pour engager le combat contre l’agression culturelle des États-Unis. Il écrivait, entre autres :</p>
<p>« Dans l’histoire du monde, le plus haut degré de gloire politique que pouvait atteindre un révolutionnaire revient à l’illustre combattant vénézuélien et libérateur de l’Amérique, Simon Bolivar, dont le nom n’appartient plus seulement à ce pays frère, mais à tous les peuples de l’Amérique latine… Les révolutionnaires cubains – à quelques kilomètres de distance des États-Unis, qui ont toujours rêvé de s’emparer de Cuba pour en faire un casino-bordel hybride à offrir comme mode de vie pour les enfants de José Marti – ne renonceront jamais à leur pleine indépendance et au total respect de leur dignité. »</p>
<p>Nous abordons le cinquième texte, celui du 27 mars 2016, la réflexion au « Frère Obama » rédigée peu après la visite du président américain à La Havane. C’est celle-là même qui provoqué l’étincelle dans ma tête et dans mon cœur, ces images emblématiques de Fidel dans la Sierra Maestra, son fusil en bretelle décontractée sur l’épaule. Sur ces photos, son regard est souvent tourné vers le ciel, le regard perçant au-dessus de la brousse et des montagnes, comme s’il affichait une confiance en l’issue de la révolution en dépit des conditions défavorables.</p>
<p>Sa salve d’ouverture dans cette réflexion, en fait, sa toute première phrase, a immédiatement ramené à la réalité. Son ironique « Frère Obama » semblait contenir en deux mots la nécessité d’envisager dialectiquement d’une part, l’obligation de ne jamais baisser la garde quant à l’impérialisme américain et, d’autre part, le besoin d’établir des relations diplomatiques pacifiques comme il le disait dans son tout premier texte après le 17 décembre 2014. Après tout, Obama avait eu le mérite de poser le geste courageux d’aller à Cuba à la suite du rétablissement des relations diplomatiques, après plus de cinq décennies d’hostilités ouvertes. Sa réflexion, qui selon moi est l’une des plus importantes qu’il a écrites depuis le début de sa retraite officielle commençait ainsi :</p>
<p>« Les rois d’Espagne nous ont amené les conquistadors et les propriétaires terriens, dont les traces demeurent empreintes dans les parcelles de terre circulaires assignées aux chercheurs d’or dans les sables des rivières, une forme d’exploitation abusive et honteuse, dont les vestiges apparaissent encore du haut des airs dans de nombreux endroits du pays. »</p>
<p>Il passe ensuite à l’offensive, comme s’il imaginait son adversaire blessé, et continue en évoquant l’exemple de José Martí :</p>
<p>« Je me demande même s’il [José Martí] aurait dû mourir ou pas à Dos Rios, lorsqu’il a dit : “Pour moi, le temps est venu.”, et qu’il chargea les forces espagnoles retranchées derrière une puissante ligne de feu. Il ne voulait pas retourner aux États-Unis et personne n’aurait pu l’y obliger. “Quiconque tentera de s’emparer de Cuba ne recueillera que la poussière de son sol baigné de sang, s’il ne périt pas dans la bataille!”, s’était écrié l’illustre leader noir, Antonio Maceo. »</p>
<p>Il aborde un autre aspect, peut-être le plus irréfutable, de la façon suivante : « Obama est né en août 1961, comme il l’a lui-même précisé. Plus d’un demi-siècle s’est écoulé depuis ce temps. »</p>
<p>Il rédige ensuite un important passage qu’il vaut la peine de citer en entier :</p>
<p>« Voyons cependant comment pense aujourd’hui notre illustre visiteur :</p>
<p>“Je suis venu pour enterrer les derniers vestiges de la guerre froide dans les Amériques. Je suis venu tendre la main de l’amitié au peuple cubain”, suivi d’un flot de concepts complètement nouveaux pour la plupart d’entre nous :</p>
<p>“Vous, comme nous, vivons dans un nouveau monde colonisé par les Européens.”, devait ajouter le président des États-Unis. “Cuba, à l’instar des États-Unis, a été construite en partie par les esclaves ramenés d’Afrique. Comme les États-Unis, le peuple cubain a un héritage d’esclaves et d’esclavagistes.”</p>
<p>Les populations autochtones n’existent en rien dans l’esprit d’Obama. Il ne dit pas non plus que la discrimination raciale fut balayée par la Révolution; que les retraites et les salaires pour tous les Cubains furent décrétés par cette même Révolution avant que M. Barack Obama lui-même n’ait fêté ses dix ans. L’odieuse pratique bourgeoise et raciste d’engager des sbires pour expulser les citoyens noirs des centres de loisirs fut balayée par la Révolution cubaine. Cette Révolution passera à l’Histoire pour la bataille qu’elle a livrée en Angola contre l’apartheid, en mettant fin à la présence d’armes nucléaires sur un continent de plus d’un milliard d’habitants. Pourtant, notre solidarité avait pour seul but d’aider les peuples d’Angola, du Mozambique, de Guinée-Bissau et d’autres aux prises avec la domination coloniale fasciste du Portugal.</p>
<p>En 1961, à peine un an et trois mois après le triomphe de la Révolution, une force mercenaire accompagnée d’artillerie blindée et d’infanterie appuyée par l’aviation, entraînée par la marine de guerre américaine et escortée par des porte-avions, lança une attaque-surprise contre notre pays. Rien ne pourra justifier cette traîtresse attaque qui coûta à notre pays des centaines de pertes, de morts et de blessés. Quant à cette brigade d’assaut proyankee, il n’est établi nulle part qu’un seul mercenaire aurait pu être évacué. Des avions de combat yankees furent présentés aux Nations Unies comme appartenant à des forces cubaines insurrectionnelles. »</p>
<p>Ce que mes collègues cubains et moi-même considérons comme la guerre idéologique, politique et culturelle des États-Unis contre Cuba revêt plusieurs aspects essentiels. Je crois que Fidel a touché l’un des plus importants, ou à tout le moins le fondement de tous les autres aspects, à savoir une histoire du pays. Il écrit :</p>
<p>« Obama a prononcé un discours où il utilise des mots doucereux pour dire : “Il est temps d’oublier le passé, laissons le passé derrière nous; regardons ensemble vers l’avenir, vers un avenir d’espoir. Et ce ne sera pas facile; il y aura des défis et il faudra leur laisser le temps. Mais mon séjour ici me remplit d’espoir en ce que nous pouvons faire ensemble comme amis, comme famille, comme voisins; ensemble.”</p>
<p>Je suppose que nous avons tous frôlé l’infarctus en entendant ces paroles du président des États-Unis. Après un impitoyable blocus qui dure depuis près de 60 ans… et tous les morts victimes des attaques mercenaires contre des bateaux et des ports cubains… un avion de ligne rempli de passagers qui a explosé en plein vol, des invasions mercenaires, et les nombreux actes de violence et de coercition…</p>
<p>Que personne ne se fasse d’illusions sur le fait que le peuple de ce noble et désintéressé pays puisse renoncer à la gloire, à la légitimité et à la richesse spirituelle acquises par le développement de l’éducation, la science et la culture. »</p>
<p>Il réitère la double notion de vigilance envers les objectifs des milieux décisionnels des États-Unis tels que formulés précédemment, et la nécessité de poursuivre les négociations de la manière suivante : « Nos efforts seront légaux et pacifiques, parce que tel est notre engagement envers la paix et la fraternité pour tous les êtres humains qui vivent sur cette planète. »</p>
<p>Il a de plus le dernier mot quand il conclut :</p>
<p>« Je signale en outre que nous sommes capables de produire des aliments et les richesses matérielles dont nous avons besoin grâce aux efforts et à l’intelligence de notre peuple. Nous n’avons pas besoin que l’empire nous fasse quelque cadeau que ce soit. »</p>
<p>La déclaration de Fidel qui dit : « nous n’avons pas besoin que l’empire nous fasse quelque cadeau que ce soit » est contraire à l’interprétation hâtive fournie par de nombreux médias de l’establishment étranger, à savoir qu’il était ingrat et faisait barrage à ce qu’ils considéraient comme une politique américaine bienveillante envers Cuba. Sa phrase percutante est en fait un oui à la négociation, mais un non catégorique à l’aumône.</p>
<p>Pour ceux intéressés par le texte intégral du « Frère Obama », il est offert en ligne dans plusieurs langues.</p>
<p>Le sixième et dernier texte analysé est son discours prononcé à la clôture du 7e Congrès du Parti communiste de Cuba, le 19 avril 2016. Cette apparition constitue un autre geste héroïque de la part du combattant guérillero, celui de se présenter sur la scène de l’immense Palais des congrès devant un auditoire de plus de 1 000 personnes, en dépit de son évidente fragilité physique. Son intelligence était cependant toujours aussi vive. Il a félicité tous les délégués du Parti communiste « et en premier lieu, le camarade Raúl Castro pour son magnifique effort. » La déclaration qui a fait la plus forte impression est peut-être la suivante : « À nos frères de l’Amérique latine et d’ailleurs dans le monde, nous devons faire savoir que le peuple cubain vaincra. » Ce mémorable discours aura bientôt pour titre « Le peuple cubain vaincra ». Ils serviront de principale bannière à la Marche du 1er mai à La Havane, moins de deux semaines plus tard. La vaste majorité des Cubains ne l’oublieront jamais, car ils signifient clairement que les États-Unis ne doivent pas entretenir d’illusions quant à la détermination du peuple cubain à poursuivre la voie du socialisme, de l’indépendance et de la dignité.</p>
<p>Pour conclure, ces enseignements de 2015 et 2016 se prolongent au-delà de cette période. La pensée dialectique de Fidel sur les tactiques et les objectifs en regard des relations cubano-américaines et son généreux courage exemplaire sont nécessaires comme guide pour les années à venir, au siècle présent. Dans les prochaines décennies, il y aura Cuba luttant pour perfectionner et défendre son socialisme et son indépendance. Évidemment, Cuba sera toujours dans les Caraïbes. Il y aura aussi les États-Unis. Ce pays et son territoire ne changeront pas non plus de lieu géographique. De ce fait, Cuba et les États-Unis sont liés pour toujours, géographiquement et historiquement, et continueront de l’être. L’évolution des relations entre les deux pays présentera nécessairement à Cuba des défis à relever au cours de ce siècle, alors qu’elle cherchera à remporter davantage de victoires. Dans ce contexte, et en regard du futur, l’œuvre de l’intemporel guérillero Fidel Castro est un guide indispensable.</p>
<p><strong>(Présentation d’Arnold August au panel « En hommage à Fidel Castro pour ses 90 ans » Forum social mondial Montréal 2016, 12 août 2016)</strong></p>
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		<title>Lettre de Fidel à Telesur à l’occasion de son 10e anniversaire</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jul 2015 19:59:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>

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		<description><![CDATA[Lettre de Fidel à Telesur à l’occasion de son 10e anniversaire: "Je ne pouvais pas laisser passer le 10e anniversaire de Telesur sans t’adresser ce message. Sa création fut une initiative portée par l’inoubliable Hugo Chavez, conscient de l’importance de promouvoir l'intégration latino-américaine et offrir une information objective et véridique, face au monopole des transnationales de l’information et aux défis auxquels il faudrait faire face."]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-2313" alt="patricia-villegas" src="/files/2015/08/patricia-villegas.jpg" width="300" height="200" />23 juillet 2015</p>
<p>Patricia Villegas Marin</p>
<p>Présidente de Telesur</p>
<p>Chère Patricia,</p>
<p>Je ne pouvais pas laisser passer le 10e anniversaire de Telesur sans t’adresser ce message.</p>
<p>Sa création fut une initiative portée par l’inoubliable Hugo Chavez, conscient de l’importance de promouvoir l&#8217;intégration latino-américaine et offrir une information objective et véridique, face au monopole des transnationales de l’information et aux défis auxquels il faudrait faire face.</p>
<p>Profondément bolivarien, il souhaita que les transmissions démarrent le 24 juillet, jour historique de la naissance du Libertador Simon Bolivar.</p>
<p>Sur son chemin d’apprentissage et d’expériences, il n’y a pas eu d’événement politique, économique et social transcendant sans que Telesur n’ait été présente avec immédiateté, objectivité et véracité. De la même façon, les hommes, femmes et enfants de divers groupes sociaux, ethnies et religions, les indigènes, les noirs, les déshérités et les plus humbles, avec leur dignité et leur intelligence naturelles et leurs histoires émouvantes et souvent déchirantes, ont trouvé un espace sur la chaîne.</p>
<p>Je t’avoue que je suis un téléspectateur assidu de la chaîne, qui me permet de satisfaire une grande partie de mes besoins d’information. Notre peuple, avec avidité et préférence, la reçoit en direct.</p>
<p>Telesur est une tranchée d’idées. Les rêves et la graine semée par Chavez continueront de germer avec l’engagement qui la vit naître, tel un pont dans le processus d’intégration de l’Amérique latine et la promotion de l’unité nécessaire de nos peuples.</p>
<p>Telesur arrive, avec son message et sa forme d’expression, jusqu’aux lieux les plus reculés du monde.</p>
<p>Je félicite tous les collaborateurs de Telesur pour leurs efforts et les résultats obtenus en si peu de temps, et toi, en particulier, pour ta direction brillante.</p>
<p>Fraternellement,</p>
<p>Fidel Castro Ruz</p>
<p>22 juillet 2015</p>
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		<title>À mes compagnons de la Fédération étudiante</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2015 04:16:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fidel Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel Castro]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne fais pas confiance à la politique des États-Unis et je n’ai pas échangé un traître mot avec eux. Ce qui ne veut pas dire pour autant, loin de là, que je refuse un règlement pacifique des différends ou des dangers de guerre. Défendre la paix nous incombe à tous. N’importe quel règlement pacifique ou négocié des problèmes existant entre les États-Unis et les peuples – ou un peuple – d’Amérique latine qui n’implique pas la force ou la menace de recours à la force doit reposer sur les principes et les normes du droit international.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left" align="center"><span style="line-height: 1.5em">Chers compagnons</span></p>
<p>J’ai démissionné de mes fonctions – qui exigeaient du temps et des efforts – en 2006 parce que mon état de santé ne me permettait plus de remplir un devoir que je m’étais imposé dès mon entrée à cette université-ci, le 4 septembre 1945, voilà donc soixante-dix ans.</p>
<p>Je n’étais pas fils d’ouvrier, je n’étais pas démuni des ressources matérielles ni des conditions sociales requises pour vivre une vie relativement confortable. Disons donc que c’est un miracle que j’aie échappé à la richesse. Voilà à peine quelques jours, le jeudi 22 janvier, l’Étasunien le plus riche, quelqu’un d’assurément très capable, à la tête de presque cent milliards de dollars, a déclaré, selon une agence de presse, que le système privilégié de production et de distribution de richesses convertirait, au fil des générations, les pauvres en riches.</p>
<p>Quand on remonte à l’Antiquité, voilà plus de trois mille ans, les Grecs, pour s’en tenir à eux, brillèrent dans presque tous les domaines : physique, mathématique, philosophie, architecture, arts, sciences, politique, astronomie, et dans d’autres branches des connaissances humaines.  Or, la Grèce était pourtant peuplée d’esclaves qui réalisaient les travaux les plus rudes dans les campagnes et dans les villes, tandis qu’une oligarchie se consacrait à l’écriture et à la philosophie. C’est justement elle qui écrivit la première utopie.</p>
<p>Observez bien les réalités de cette planète Terre connue, mondialisée et si mal distribuée, dont on connaît chacune des ressources vitales reparties en fonction de facteurs historiques, de sorte que certains en ont moins qu’il ne leur faut, tandis que d’autres ne savent plus quoi en faire. La distribution des ressources financières et le partage de la production sociale sont en proie au chaos, alors que planent de grandes menaces et des périls de guerre. La population mondiale est passée, entre 1800 et 2015, d’un milliard d’habitants à sept milliards. Sera-t-il possible de concilier, dans les cent prochaines années, et quelles que soient les avancées de la science, la croissance démographique et les besoins relatifs aux aliments, à la santé, à l’eau et au logement ?</p>
<p>Mais oublions ces problèmes énigmatiques.</p>
<p>Il y a en tout cas quelque chose d’étonnant : que cette Université de La Havane, si chère et si prestigieuse, fût, quand j’y suis entré voilà presque trois quarts de siècle, la seule du pays ! Ne l’oubliez pas, compagnons étudiants et professeurs, aujourd’hui que nous avons plus d’une cinquantaine d’établissements d’enseignement supérieur distribués d’un bout à l’autre de l’île.</p>
<p>Quand vous m’avez invité à participer à cette Journée pour le soixante-dixième anniversaire de mon entrée à l’Université, ce que j’ai appris par surprise et alors que j’étais attelé à différents travaux qui me permettent d’être, qui sait, encore relativement utile, j’ai décidé de faire une halte et d’évoquer pendant quelques heures ces années-là.</p>
<p>Je suis sidéré de constater que soixante-dix ans se sont écoulés. Sachez en tout cas que si je devais me réinscrire à l’âge que j’avais alors, je le ferais – puisque certains me posent la question – dans une branche scientifique. Et, en recevant mon diplôme, je dirais comme Guayasamín : Laissez-moi un filet de lumière.</p>
<p>À cette époque-là, déjà influencé par Marx, je parvins à comprendre davantage et mieux le monde bizarre et complexe dans lequel il nous est échu à tous de vivre, et à perdre les illusions bourgeoises qui finissaient par bercer de nombreux étudiants à l’âge où l’on a le moins d’expérience et le plus d’ardeur. Mais je ne vais m’appesantir là-dessus.</p>
<p>Quand on parle d’action révolutionnaire, il faut mentionner un autre génie, Lénine, fondateur du parti communiste. C’est bien d’ailleurs pour ça que je n’hésitai pas une seconde à affirmer au procès de la Moncada, à la seule audience où l’on me permit d’assister, devant les juges et des dizaines de hauts gradés de Batista, que, oui, je lisais Lénine.</p>
<p>Je ne mentionne pas Mao Zedong, parce que la révolution chinoise, inspirée des mêmes intentions, n’avait pas encore triomphé.</p>
<p>Sachez en tout cas, je vous en avertis, que les idées révolutionnaires doivent toujours vigilantes à mesure que les connaissances de l’humanité se multiplient.</p>
<p>La Nature nous apprend que, des milliards d’années auraient-elle beau s’être écoulées, la vie, sous n’importe laquelle de ses manifestations, est toujours sujette aux combinaisons de matières et de rayonnements les plus incroyables.</p>
<p>C’est aux funérailles de Nelson Mandela, remarquable et exemplaire combattant contre l’apartheid, qui avait de l’amitié pour Obama, que les présidents de Cuba et des États-Unis se sont salués personnellement.</p>
<p>À ce moment-là, il y avait beau temps que les troupes cubaines avaient définitivement écrasé l’armée raciste d’une Afrique du Sud dirigée par une riche bourgeoisie et possédant d’énormes ressources économiques. Reste à écrire l’histoire de cette lutte. Le gouvernement sud-africain, le plus riche du continent africain, financièrement parlant, était doté d’armes atomiques dont les dispositifs lui avaient été livrés par l’État raciste d’Israël, sur accord du président Ronald Reagan, afin de pouvoir frapper les forces cubaines et angolaises qui défendaient la République populaire d’Angola occupée alors par le régime de l’apartheid. Aucune négociation de paix, aucun règlement pacifique n’était possible dès lors que l’Angola était attaqué par l’armée la mieux entraînée et la mieux équipée du continent africain. Ce sont ces efforts systématiques pour saigner à blanc l’Angola qui poussèrent Cuba à assener un coup destructeur aux racistes à Cuito Cuanavale, une ancienne base de l’OTAN que l’Afrique du Sud s’efforçait d’occuper à tout prix.</p>
<p>Ce gouvernement arrogant fut contraint de négocier un accord de paix qui mit un terme à l’occupation militaire de l’Angola et accéléra la fin de l’apartheid en Afrique.</p>
<p>Le continent africain se retrouva délivré des armes nucléaires dont Cuba avait été menacée pour la seconde fois dans son histoire.</p>
<p>Les troupes internationalistes cubaines se retirèrent d’Afrique dans l’honneur. S’ensuivit alors la Période spéciale en temps de paix qui s’est prolongée pendant plus de vingt ans sans que nous ayons hissé le drapeau blanc, ce que nous ne ferons jamais.</p>
<p>De nombreux amis de Cuba connaissant la conduite exemplaire de notre peuple, je leur expliquerai en quelques mots ma position essentielle.</p>
<p>Je ne fais pas confiance à la politique des États-Unis et je n’ai pas échangé un traître mot avec eux. Ce qui ne veut pas dire pour autant, loin de là, que je refuse un règlement pacifique des différends ou des dangers de guerre. Défendre la paix nous incombe à tous. N’importe quel règlement pacifique ou négocié des problèmes existant entre les États-Unis et les peuples – ou un peuple – d’Amérique latine qui n’implique pas la force ou la menace de recours à la force doit reposer sur les principes et les normes du droit international. Nous défendrons toujours la coopération et l’amitié avec tous les peuples du monde, y compris nos adversaires politiques. C’est bel et bien que nous réclamons pour tout le monde.</p>
<p>Le président cubain a fait les pas pertinents conformément à ses prérogatives et aux facultés que lui concèdent notre Assemblée nationale et le Parti communiste de Cuba.</p>
<p>Les graves périls qui menacent aujourd’hui l’humanité devront céder devant des normes compatibles avec la dignité humaine. Aucun pays ne saurait être privé de ces droits.</p>
<p>C’est dans cet esprit que j’ai lutté toute ma vie durant et que je continuerai de le faire jusqu’à mon dernier souffle.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-1413" alt="firma fidel castro120329 RE La necesidad" src="/files/2012/03/firma-fidel-castro120329-RE-La-necesidad-300x186.jpg" width="300" height="186" /></p>
<p>Fidel Castro Ruz</p>
<p>26 janvier 2015</p>
<p>12 h 35</p>
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		<title>ALLOCUTION DU PRESIDENT CUBAIN</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/opinions/2014/12/17/allocution-du-president-cubain/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Dec 2014 18:13:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Raúl Castro Ruz]]></category>
		<category><![CDATA[cinq Héros]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>

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		<description><![CDATA[Tel que Fidel l’a promis, en juin 2001, lorsqu’il a dit : je cite : Ils reviendront !, aujourd’hui, ils arriveront à notre patrie, Gerardo, Ramón et Antonio. L’énorme joie de ses parents et de tout notre peuple mobilisé infatigablement pour cet objectif, s’étend sur centaines de comités et groupes de solidarité, gouvernements, parlements, organisations, institutions et personnalités que pendant 16 ans ont réclamé et consenti de courageux efforts pour leur libération. Nous leurs exprimons notre plus grande gratitude et engagement.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="line-height: 1.5em"><img class="alignleft size-full wp-image-1839" alt="Cinco heroes" src="/files/2013/02/Cinco-heroes.jpg" width="300" height="250" />Le 17-12-2014</span></p>
<p>Compatriotes,</p>
<p>Depuis mon élection en tant que Président des conseils d’état et des ministres, j’ai réitéré, à maintes reprises, notre disposition de tenir avec le gouvernement étasunien, un dialogue respectueux, sur la base de l’équité souveraine, pour aborder de différents sujets de façon réciproque, sans préjudice à ’indépendance nationale et l’autodétermination de notre peuple.</p>
<p>Il s’agit d’une position exprimée au gouvernement des EEUU, de façon publique et privée, par le compañero Fidel, lors de notre longue combat, et ceci, avec la proposition de discuter et régler les différends par des négociations, sans renoncer à aucun de nos principes.</p>
<p>L’héroïque peuple cubain a fait preuve, face aux grands dangers, agressions, adversités et sacrifices, qu’il est et restera fidèle à nos idéaux d’indépendance et de justice sociale. Lors de ces 56 années de Révolution, nous sommes restés unis et nous avons gardé une profonde loyauté pour ceux qui sont tombés en défendant ces principes depuis le début de nos guerres d’indépendance en 1868.</p>
<p>Maintenant, nous sommes en train de mettre en œuvre, malgré les difficultés, l’actualisation de notre modèle économique pour bâtir un socialiste prospère et durable.</p>
<p>A la suite d’un dialogue au plus niveau, y compris un entretien téléphonique que j’ai tenu hier avec le Président Barack Obama, nous avons pu avancer dans le règlement de certains sujets d’intérêts pour les deux nations.</p>
<p>Tel que Fidel l’a promis, en juin 2001, lorsqu’il a dit : je cite : Ils reviendront !, aujourd’hui, ils arriveront à notre patrie, Gerardo, Ramón et Antonio.</p>
<p>L’énorme joie de ses parents et de tout notre peuple mobilisé infatigablement pour cet objectif, s’étend sur centaines de comités et groupes de solidarité, gouvernements, parlements, organisations, institutions et personnalités que pendant 16 ans ont réclamé et consenti de courageux efforts pour leur libération. Nous leurs exprimons notre plus grande gratitude et engagement.</p>
<p>Cette décision du Président Obama, mérite le respect et la reconnaissance de notre peuple.</p>
<p>Je tiens à remercier et reconnaître le soutien du Vatican et particulièrement, du Pape Francisco, en vue de l’amélioration des relations entre Cuba et les EEUU. De même, notre remerciement au gouvernement de Canada pour les facilités créés à la réalisation du dialogue de plus haut niveau entre les deux pays.</p>
<p>En même temps, nous avons décidé de libérer et envoyer aux EEUU, un espion d’origine cubain qui a été au service de ce pays.</p>
<p>D’autre part, pour des raisons humanitaires, aujourd’hui, nous avons envoyé de retour à son pays, le citoyen nord-américain Alan Gross.</p>
<p>De façon unilatérale, telle que notre pratique l’exige et conformément à nos dispositions légales, ont reçu des bénéfices pénaux, les prisonniers concernés, y compris la libération de personnes dont le gouvernement étasunien était intéressé.</p>
<p>De même, nous avons convenu le reprise de relations diplomatiques.</p>
<p>Ceci ne veut pas dire que l’essentiel ait été réglé. Le blocus économique, commercial et financier provocant de gros dommages humains et économiques à notre pays doit cesser.</p>
<p>Bien que les mesures du blocus aient été devenues une loi, le Président des EEUU peut modifier leurs applications en vertu de ses facultés exécutives.</p>
<p>Nous proposons au gouvernement étasunien de prendre de mesures réciproques en vue de l’amélioration du climat bilatéral et de l’avancement vers la normalisation des liens entre nos deux pays, conformément aux principes du droit international et de la charte des Nations unies.<br />
Cuba réitère sa disposition à maintenir la coopération dans les organismes multilatéraux, à savoir, l’Organisation de Nations unies.</p>
<p>En reconnaissant que nous avons de profonds différends concernant la souveraineté nationale, démocratie, droits de l’homme et politique extérieure, je confirme notre volonté de dialoguer à l’égard de ces sujets.</p>
<p>J’invite le gouvernement étasunien à surmonter les obstacles empêchant ou limitant les liens entre nos peuples, les familles et les citoyens de ces deux pays, en particulier, ce qui concerne les voyages, le service postal direct et les télécommunications.</p>
<p>Les progrès remportés lors des échanges montrent qu’il est possible de résoudre beaucoup de problèmes.</p>
<p>Tel que nous l’avons réitéré, nous devons apprendre l’art de coexister, d’une façon civilisée, avec nos différends.</p>
<p>Nous parlerons plus tard de ces importants sujets.</p>
<p>Je vous remercie.</p>
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		<title>Plus de 100 personnes participent à l’exposition des caricatures de Gerardo Hernández à Montréal</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jan 2013 16:42:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette exposition/réunion a été conjointement organisée le 24 janvier par le Conseil central du Montréal de la CSN (l’un des plus importants syndicats du Québec) et par le Comité Fabio Di Celmo. Elle avait pour but de renforcer l’appui en faveur de la libération des Cinq Cubains dans le cadre de l’effort mondial. Les participants se sont livrés à des réflexions sur l’exposition. Dominique Daigneault, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), la marraine de l’événement, a déclaré dans ses remarques liminaires qu’elle était émue de voir tant de personnes en dépit du froid record avoisinant les moins 40 degrés Celsius.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1822" src="/files/2013/01/cinco-héroes-cubanos.jpg" alt="" width="300" height="252" />Par le Comité Fabio Di Celmo pour les 5 de la Table de concertation de solidarité Québec-Cuba, le 26 janvier 2013</p>
<p>Cette exposition/réunion a été conjointement organisée le 24 janvier par le Conseil central du Montréal de la CSN (l’un des plus importants syndicats du Québec) et par le Comité Fabio Di Celmo. Elle avait pour but de renforcer l’appui en faveur de la libération des Cinq Cubains dans le cadre de l’effort mondial. Les participants se sont livrés à des réflexions sur l’exposition. Dominique Daigneault, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), la marraine de l’événement, a déclaré dans ses remarques liminaires qu’elle était émue de voir tant de personnes en dépit du froid record avoisinant les moins 40 degrés Celsius. (Les organisateurs attendaient 50 personnes, mais l’événement a fait salle comble). Elle a expliqué la façon dont la CSN soutenait Cuba depuis longtemps et, dernièrement, plus particulièrement les Cinq Cubains dans leur lutte contre leur emprisonnement injuste. Cette affaire, qui représente une injustice majeure, ne peut nous faire oublier les Cinq Cubains. La justice doit être rendue en permettant à la vérité d’éclater au grand jour et en gardant à l’esprit que nous traitons avec les États-Unis; pays où la liberté est assimilée au capitalisme. Suite à la réunion, Daigneault a signé une lettre contenant les signatures de près de 150 personnalités du Québec qui sont en faveur de la libération des Cinq Cubains. Sa présentation a été suivie par un interlude musical et par une projection de la vidéo « The Bird and the Prisoner ». L’acteur étasunien Danny Glover a exposé les grandes lignes de l’incroyable action de Gerardo depuis sa prison pour sauver un oisillon orphelin qui errait dans la prison. Cette initiative soutenue, nous l’avons vue, a obtenu le soutien de la population carcérale. L’intervenant suivant était le Consul général de la République de Cuba à Montréal, Alain González. À travers son histoire personnelle, il a mis en lumière de manière saisissante la terreur exercée par les États-Unis à l’encontre du peuple cubain. La paix et la sécurité qui règnent au sein du peuple cubain ont à maintes reprises été ébranlées par les actions terroristes dirigées par les États-Unis contre Cuba. Lorsqu’il était jeune étudiant, il a tiré des leçons de l’expérience de ces actions, comme l’explosion qui a eu lieu dans un hôtel de la Havane à la fin des années 90, au cours de laquelle, tel que l’a mentionné le Consul général Fabio Di Celmo, un citoyen italien résidant à Montréal a été tué. C’est précisément à ce type d’activités que tentaient de mettre fin les Cinq Cubains en infiltrant des groupes terroristes à Miami. L’étudiant a servi son pays et est à présent un jeune diplomate à Montréal. Il a plus particulièrement souligné la double peine infligée par les autorités étasuniennes à l’encontre de Gerardo, qui, également condamné à purger deux peines concurrentes d’emprisonnement à vie plus 15 ans, s’est vu refuser toute visite de sa femme, Adriana Pérez. L’écrivain et journaliste montréalais Arnold August, qui représente le Comité Fabio Di Cemo, a lu un message transmis par Gerardo Hernández à ce rassemblement. En son propre nom et aux noms de Ramón Labañino, d’Antonio Guerrero, de Fernando González et de René González, Gerardo a écrit : « Mes frères et sœurs, Les mots ne suffisent pas pour exprimer la gratitude que j’éprouve à l’égard du Conseil central  du Montréal métropolitain de la Confédération des syndicats nationaux (CSN-Québec), du Comité Fabio Di Celmo pour les 5 de la Table de concertation de solidarité Québec-Cuba, et de tous les autres intervenants qui, par leurs efforts conjoints, ont permis à cette exposition d’avoir lieu dans cette grande ville de Montréal. Je crois comprendre que toute la documentation promotionnelle, les explications de mes œuvres et même cette lettre ont, pour l’occasion, été traduits en français pour la toute première fois. Je elles n’ont pas été créées dans la perspective de faire un jour partie d’une exposition d’art. Comme certains lettres conditions l’âme Ce besoin est parfois né d’un désir de transmettre un message à notre peuple, parfois encore dans le but d’exprimer mes sentiments par rapport à différents événements, comme l’anniversaire d’une personne que nous admirons ou le décès d’un ami.</p>
<p>Quelqu’un a dit un jour que « l’humour est libérateur » (et si personne ne l’a dit, eh bien je l’aurai dit aujourd’hui), et pour moi, l’humour est quelque chose qui nous permet de « nous évader », ne serait- ce que pour quelques instants, des murs dans lesquels nous sommes si injustement emprisonnés depuis presque 15 ans. Les Cinq Cubains s’expriment pour se libérer, que ce soit par le biais de l’humour – pour ma part – ou par la peinture et la poésie dans le cas de Tony, et – bien que moins connu – par la peinture pour Fernando et la poésie pour Ramón et René.</p>
<p>Au nom de chacun d’entre nous, je tiens à vous remercier d’être là pour nous aujourd’hui, ainsi que pour la solidarité que tout cela représente dans notre  lutte pour obtenir justice. Nous savons que la clé de notre liberté repose uniquement sur la poursuite d’un mouvement de solidarité qui continue à se répandre et à se développer de par le monde.</p>
<p>¡Hasta La Victoria Siempre!</p>
<p>Gerardo Hernández</p>
<p>Pénitencier Victorville, Californie</p>
<p>20 janvier 2013 »</p>
<p>Ces mots ont été salués par un tonnerre d’applaudissements du public, visiblement ému. Pour témoigner notre reconnaissance aux organiseurs de l’événement, August a remis des copies plastifiées du message au Consul général cubain et aux représentants de la CSN et du Comité Fabio Di Celmo. Il a ensuite demandé : « Que pouvons-nous faire pour renforcer la lutte pour la libération des Cinq Cubains? » Outre la ligne de piquetage mensuelle devant le consulat des États-Unis à Montréal le deuxième jeudi de chaque mois depuis mai 2007, une activité importante est organisée à Washington D.C. par le Comité international pour la libération des Cinq Cubains. Ces « Journées d’action pour les Cinq Cubains » se dérouleront dans la capitale étasunienne du 30 mai au 5 juin 2013. Le point saillant sera une manifestation devant la Maison-Blanche le samedi 1er juin pour demander au président Obama de faire usage de son droit constitutionnel de gracier les Cinq Cubains et de leur permettre de retourner chez eux à Cuba auprès de leur famille. August, au nom du Comité, a appelé toutes les personnes présentes à participer à la formation d’une délégation du Québec pour se rendre à Washington. Après la réunion, de nombreuses personnes se sont présentées à lui et à la table de documentation du Comité Fabio Di Celmo pour manifester leur intérêt. Le succès de l’envoi d’une délégation à Washington sera en partie une conséquence directe du message de Gerardo qui aura touché les participants. Depuis leur cellule, les Cinq Cubains inspirent des personnes du monde entier grâce, à la fois, à leur courage immense et à leur humanisme profond.</p>
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		<title>Raul Castro préside une réunion élargie du Conseil des Ministres</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Oct 2012 20:03:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Raul Castro]]></category>

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		<description><![CDATA[La Havane, 2 octobre (RHC).- Le président cubain, Raúl Castro, a réitéré l’appel à travailler avec rigueur et discipline au cours d’une réunion élargie du Conseil des Ministres. Le chef de l’état cubain a signalé que l’application des nouvelles formes de gestion est un pas dans la mise à jour du modèle économique cubain, qui permet à l’État de se libérer de ces tâches et de se consacrer à d’autres ayant un poids stratégique pour le développement du pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1769" src="/files/2012/10/Raúl.jpg" alt="" width="300" height="250" />La Havane, 2 octobre (RHC).- Le président cubain, Raúl Castro,  a réitéré l’appel à travailler avec rigueur et discipline au cours d’une réunion élargie du Conseil des Ministres.</p>
<p>Le  chef de l’état cubain a signalé que l’application des nouvelles formes de gestion est un pas dans la mise à jour du modèle économique cubain, qui permet à l’État de se libérer de ces tâches et de se consacrer à d’autres ayant un poids stratégique pour le développement du pays.</p>
<p>La réunion a analysé les dettes entre les entreprises dans la période allant de décembre 2011 à  juillet 2012.</p>
<p>Ernesto Medina, le président de la Banque Centrale de Cuba a expliqué qu’une amélioration discrète des paiements des comptes périmés est constatée mais qu’il reste encore beaucoup à faire en ce sens.</p>
<p>Raúl Castro a insisté sur l’importance d’en finir avec le manque d’organisation et de contrôle qui rend propice le gaspillage, la négligence, le détournement et le vol. Il a signalé qu’il faut s’acquitter des engagements et respecter les lois pour continuer à avancer dans la mise à jour de notre modèle économique.</p>
<p>Pour sa part Marino Murillo, vice président du Conseil des Ministres chargé de ce processus de mise en application des Grandes lignes de la politique économique et sociale, s’est référé aux rajustements introduits à la politique des prix des produits vendus au détail, en réponse aux Grandes lignes allant de la 66 à 71 qui ont été approuvées par le 6è Congrès du Parti Communiste de Cuba.</p>
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		<title>Un Front parlementaire contre la faim est créé au Salvador</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jul 2012 20:55:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[El Salvador]]></category>
		<category><![CDATA[Mauricio Funes]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Assemblée Législative  du Salvador a créé le Front Parlementaire contre la Faim, une initiative régionale lancée dans la ville brésilienne de Sao Paulo pour combattre ce fléau. Le député Orestes Ortez, du Front Farabundo Marti pour la Libération Nationale, a expliqué à San Salvador, la capitale, qu’avec le nouveau mécanisme le Parlement appuiera la gestion du gouvernement du président Mauricio Funes, pour éliminer la faim dans ce pays centraméricain.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1718" src="/files/2012/07/FOTO-25-PARA-BLOG-001.jpg" alt="" width="300" height="250" />San Salvador, 19 juillet (RHC-PL)- L’Assemblée Législative  du Salvador a créé le Front Parlementaire contre la Faim, une initiative régionale lancée dans la ville brésilienne de Sao Paulo pour combattre ce fléau.</p>
<p>Le député Orestes Ortez, du Front Farabundo Marti pour la Libération Nationale, a expliqué à San Salvador, la capitale, qu’avec le nouveau mécanisme le Parlement appuiera la gestion du gouvernement du président Mauricio Funes, pour éliminer la faim dans ce pays centraméricain.</p>
<p>Orestes Ortez a souligné que l’un des objectifs du groupe politique est de promouvoir des législations permettant l’impulsion de l’activité agricole au Salvador.</p>
<p>L’acte de  constitution du nouvel organisme a été souscrit par 12 députés, parmi eux le président de l’Assemblée,  Sigfrido Reyes, et des fonctionnaires de l’ONU et du SICA, le Système d’Intégration Centraméricaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Il existe un consensus au sein de la société cubaine pour sauvegarder le système</title>
<link>http://fr.cubadebate.cu/actualite/2012/01/24/il-existe-un-consensus-au-sein-de-la-societe-cubaine-pour-sauvegarder-le-systeme/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 19:04:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cubadebate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Salim Lamrani]]></category>
		<category><![CDATA[blocus]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>

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		<description><![CDATA[Salim Lamrani, lors de votre conférence ici à la Alianza Martiana, vous vous êtes montré assez critique vis-à-vis du rôle des médias et vous avez cité l’exemple de Cuba en donnant quelques informations, quelques détails et statistiques d’Amnesty International. Vous avez évoqué la manière dont cela était reflété dans les médias. Je crois que nous devrions débuter cette interview, cette conversation par cela.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1287" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-1287" src="/files/2012/01/Cuba-señora1-300x244.jpg" alt="Le printemps cubain est survenu en 1959. Il existe un consensus au sein de la société cubaine pour sauvegarder le système, qui doit être amélioré en éliminant les restrictions et interdictions excessives, mais au sein du système. On ne demande pas de changement de système, mais une amélioration de celui-ci.  " width="300" height="244" /><p class="wp-caption-text">Le printemps cubain est survenu en 1959. Il existe un consensus au sein de la société cubaine pour sauvegarder le système, qui doit être amélioré en éliminant les restrictions et interdictions excessives, mais au sein du système. On ne demande pas de changement de système, mais une amélioration de celui-ci.  </p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Salim Lamrani, lors de votre conférence ici à la Alianza Martiana, vous vous êtes montré assez critique vis-à-vis du rôle des médias et vous avez cité l’exemple de Cuba en donnant quelques informations, quelques détails et statistiques d’Amnesty International. Vous avez évoqué la manière dont cela était reflété dans les médias. Je crois que nous devrions débuter cette interview, cette conversation par cela.</p>
<p>Je crois qu’il faut commencer par le postulat suivant : les grands groupes économiques et financiers du monde contrôlent le secteur de la presse, et le rôle des médias n’est plus de fournir une information vraie et vérifiable au lecteur, à l’opinion publique, mais de contrôler le marché des idées et défendre l’ordre établi. Ainsi, l’objectivité des médias est un mythe car ils défendent des intérêts très précis.</p>
<p>Vous évoquez la question des droits de l’homme, qui est la problématique par excellence dès lors qu’il s’agit de Cuba. Ne comptez pas sur moi pour vous dire qu’il n’existe aucune violation des droits de l’homme à Cuba. Mais si je souhaite me faire une opinion juste et vérifiable sur la situation des droits de l’homme à Cuba et voir s’il existe une spécificité dans ce domaine, par rapport au reste du monde, je n’ai qu’à consulter une source internationale qu’est l’organisation Amnesty International, et qui publie chaque année un rapport détaillé sur la situation des droits de l’homme à Cuba. Le postulat des médias est le suivant : «  Cuba est un pays qui viole les droits de l’homme et qui se démarque du reste du continent américain, par exemple, par ses violations des droits de l’homme ». Nous pouvons comparer ce postulat de base avec la réalité des faits en nous référant au rapport. Selon le rapport d’Amnesty International d’avril 2011, sur le continent américain, l’un des pays qui viole le moins les droits de l’homme – sans doute le moins – ou qui les respecte le mieux est Cuba. Ne me croyez pas sur parole, allez sur le site Internet d’Amnesty International où le rapport est disponible en trois langues : français, anglais et espagnol. Amnesty International est une organisation que nous ne pouvons qualifier de procubaine pour la raison suivante : elle a rompu ses relations diplomatiques avec Cuba depuis 1988. En conclusion, il y a un abîme entre la rhétorique médiatique de départ et la réalité des faits. Vous pourriez me rétorquer que la Colombie ou le Honduras ne sont pas des exemples en termes de droits de l’homme, et que la comparaison n’est pas très explicite.</p>
<p><strong>Prenons donc le cas suivant: comparons la situation des droits de l’homme à Cuba et au sein de l’Union européenne. Pourquoi l’Union européenne ?Parce que depuis 1996, l’Union européenne impose à Cuba une Position commune en raison de la situation des droits de l’homme. Qu’est-ce qu’une Position commune ?</strong></p>
<p>Il s’agit du principal pilier de la politique étrangère de Bruxelles vis-à-vis de La Havane, qui limite les échanges diplomatiques, politiques et culturels. Il est singulièrement curieux que le seul pays du continent américain victime d’une Position commune soit Cuba, alors que selon Amnesty International Cuba est le pays qui viole le moins les droits de l’homme. Il s’agit là d’une première contradiction. Maintenant, il convient bien évidemment d’évaluer la légitimité de l’Union européenne à s’ériger en juge sur la question des droits de l’homme, parce que pour pouvoir stigmatiser un pays sur ce thème il faut être irréprochable.</p>
<p><strong>Que dit Amnesty International </strong>?</p>
<p>Selon le rapport d’avril 2011, disponible sur Internet de manière gratuite, dans 23 des 25 pays qui ont voté les sanctions politiques et diplomatiques et culturelles contre Cuba en 2003 – ils étaient 25 et non 27 à l’époque –  la situation des droits de l’homme est pire qu&#8217;à Cuba. Prenons le cas qui me concerne le plus directement, celui de la France. Nous sommes la patrie des Droits de l’homme. Néanmoins, j’invite tous les auditeurs à se rendre sur le site d’Amnesty International, à prendre le rapport sur Cuba et le rapport sur la France, à les comparer et à tirer leurs propres conclusions. Nous avons donc là un exemple de la manipulation médiatique. Je le répète, Cuba ne présente pas un bilan parfait, propre, sur la question des droits de l’homme. Il y a quelques critiques de la part d’Amnesty International sur la question de la liberté d’expression, de la liberté d’association, etc. Mais quand nous comparons cela avec la réalité existante sur notre continent  et sur le continent américain, nous découvrons qu’il s’agit d’une énorme manipulation.</p>
<p><strong>Pourriez vous citer des exemples, des faits qui se passent au sein de l’Union européenne, alors que l’Union européenne maintient Cuba sous une Position commune ?</strong></p>
<p>Donnons quelques exemples précis. Pour ce qui est de Cuba, Amnesty International n’a jamais rapporté de cas d’assassinat par les forces de l’ordre, comme c&#8217;est le cas pour le Royaume-Uni et d’autres pays ; de stérilisation forcée de femmes issues des minorités ethniques, tortures dans les prisons, répressions violentes et massives de manifestations publiques, avec des gaz lacrymogènes etc., discrimination envers les enfants issus des minorités au sein du système éducatif comme cela est le cas pour la République tchèque ou la Slovaquie. Je pourrais multiplier les exemples graves.</p>
<p><strong>Et en Autriche ? Je vous ai entendu dire dans une conférence qu’il y avait un problème avec les minorités en Autriche.</strong></p>
<p>Il y a de très graves violations des droits de l’homme en Autriche, des cas d’assassinats commis par les forces de l’ordre, de brutalités à l’égard des minorités. Mais il y a également eu des déclarations discriminatoires contre les minorités Rom faites par le Président de la République en France. Cett réalité montre donc que la Position commune est une vaste hypocrisie. En fait, ce qui dérange l’Union européenne n’est pas tant la situation des droits de l’homme que le système politique, économique et social qu’il y a à Cuba.</p>
<p><strong>Salim Lamrani, j’aimerais que vous évoquiez le thème migratoire entre Cuba et les États-Unis et que vous fassiez une analyse comparative, comme pour Amnistie Internationale, avec les autres pays d’Amérique latine. Est-ce que les Cubains émigrent plus , ou moins que les autres pays de la région ? Quelles seraient les causes dans un cas et dans l’autre ?</strong></p>
<p>La problématique migratoire est effectivement une problématique qui est politisée dès lors qu’il s’agit de Cuba. Je rencontre toujours dans les médias le postulat suivant : « Les Cubains émigrent massivement vers les Etats-Unis, ce qui illustre l’échec du système économique, politique et social à Cuba ». Néanmoins, ce postulat, cette affirmation ne sont jamais corroborés par des données, des statistiques alors qu’elles existent pour l’émigration cubaine vers les Etats-Unis pour la période allant de 1820 à 2010.</p>
<p>Voyons un peu ce qu’était la réalité migratoire entre les États-Unis et Cuba en 1959. Cuba était un petit pays de 6 millions d’habitants et occupait le second rang du continent américain en termes d’émission migratoire vers les Etats-Unis. Le premier rang a toujours été occupé par le Mexique pour des raisons historiques, géographiques et démographiques évidentes. Cuba donc, petite nation de 6 millions d’habitants, avait une émission migratoire plus forte que celle de tous les pays d’Amérique centrale réunis, plus forte que celle de toutes les nations de la Caraïbe réunies, presque aussi forte que celle de l’Amérique du Sud en totalité. Ainsi, un petit pays d’Amérique latine envoyait plus d’émigrants que la somme d’une quinzaine de pays d’Amérique latine et de la Caraïbe. Vous trouverez ces données, facilement accessibles, sur le site des services d’immigration des Etats-Unis.</p>
<p>Ensuite, à partir de juillet 1960, les Etats-Unis et l’administration Eisenhower plus précisément, imposent des sanctions économiques contre Cuba, ce qui constitue un facteur objectif d’incitation à l’émigration légale et illégale, parce que la situation économique devient plus difficile, et que de l’autre côté les États-Unis acceptent les émigrants. En 1966, en novembre 1966, le Congrès des Etats-Unis adopte ce que l’on appelle la loi d’Ajustement cubain. Qu’est-ce que la loi d’Ajustement cubain ? Il s’agit d’une courte législation de deux pages, une page et demie en réalité, qui stipule que tout Cubain qui à partir du 1er janvier 1959 émigre légalement ou illégalement, pacifiquement ou par la violence, obtient automatiquement au bout d’un an le statut de résident permanent. Il s’agit d’une loi unique au monde et qui constitue un formidable facteur d’incitation à l’émigration légale et illégale. Il convient de souligner la date pour en voir la substance politique : à partir du 1er janvier 1959 , c’est-à-dire que le Cubain qui est arrivé le 31 décembre 1958 ne peut pas bénéficier de la loi d’Ajustement Cubain. Nous en voyons clairement le contenu politique. Il s’agit là d’une arme contre le processus révolutionnaire.</p>
<p>Voyons les dernières statistiques, celles que j’ai consultées sont celles de 2003. Je ne voudrais pas me référer à celles de 2010 car je n’ai pas les chiffres exacts en tête. Nous pourrions imaginer ou supposer qu’en raison de la réalité migratoire de 1959 (second rang sur le continent américain ) à laquelle s&#8217;ajoutent des sanctions économiques,  facteur objectif d’incitation à l’émigration et la loi d’Ajustement cubain (autre facteur objectif d’incitation à l’émigration),  que Cuba a dépassé le Mexique et occupe le premier rang. Or, ce n’est pas le cas. Le Mexique occupe toujours le premier rang en termes d’émission migratoire vers les Etats-Unis. Cuba n’occupe plus le second rang, ni le cinquième, mais seulement le dixième.</p>
<p>Je le répète, ces sources, ces chiffres des services d’immigration, sont disponibles sur Internet. C’est à dire qu’en Amérique latine, il y a, en 2003, neuf pays qui disposent d’une émission migratoire plus forte que celle de Cuba. Pourtant, les médias n’ont jamais utilisé cette problématique pour dénigrer les gouvernements du Salvador, du Mexique, de la Jamaïque ou de la République dominicaine.</p>
<p>Vous pourriez me rétorquer que l’on ne peut pas comparer la réalité migratoire d’un pays comme le Mexique avec plus de 100 millions d’habitants, avec un petit pays comme Cuba de 11 millions d’habitants. C’est une critique acceptable. Comparons donc la réalité migratoire de Cuba en 2003, avec la réalité du Salvador, avec 5,75 millions d’habitants, moins de 6 millions d’habitants.  En 2003,  le Salvador a eu une émission migratoire trois fois plus forte que celle de Cuba, et néanmoins, on n’a jamais parlé de cela, on n’a jamais utilisé cette problématique pour dénigrer le système politique et économique néolibéral au Salvador, ou  le gouvernement de ce pays. Nous voyons donc qu’il s’agit une nouvelle fois d’une stigmatisation discriminatoire. Si nous voulions vraiment donner une explication politique ou utiliser l’émigration comme un thermomètre de légitimation d’un gouvernement ou d’un système, si nous nous référions aux chiffres, nous ne pourrions arriver qu’à une seule conclusion : le gouvernement et le système cubains sont sans doute parmi les plus légitimes du continent américain, je le répète, si nous partons du postulat que l’émission migratoire est révélatrice du bon fonctionnement ou non d’un système.</p>
<p><strong>Posons la question suivante : que se passerait-il si demain le gouvernement des Etats-Unis approuvait une loi d’Ajustement mexicain ? Pas pendant 40 ans ou plus, 1966 à 2011 cela fait 45 ans … 46 ans. Pas pendant 4 ans, ni pendant 4 mois, ni pendant 4 jours. Imaginons la chose suivante : le gouvernement des Etats-Unis adopte une loi d’Ajustement mexicain durant 4 heures, pas plus. Que se passerait-il au Mexique, d’après vous ? Je vous laisse imaginer la réponse.</strong></p>
<p>Salim Lamrani, j’aimerais entendre votre opinion sur la relation entre Cuba et les Etats-Unis en matière commerciale. J’aimerais connaître votre opinion sur le bilan économique des relations entre Cuba et les États-Unis durant les trois premières années de l’administration Obama.</p>
<p>Il convient de reconnaître que le gouvernement d’Obama diffère de la précédente administration Bush par son style, par la forme. C’est un homme plus cultivé, plus intelligent, avec un discours nouveau, parce que durant sa campagne il a fait le constat suivant : la politique des États-Unis vis-à-vis de Cuba a échoué. Cinquante ans de sanctions économiques contre Cuba, avec l’objectif de renverser le gouvernement cubain, et donc imposer un changement de régime était un échec total. Les sanctions économiques contre Cuba sont le principal obstacle au développement de l’île. Elles sont anachroniques parce qu’elles remontent à la Guerre froide. Elles sont cruelles parce qu’elles affectent les catégories les plus vulnérables de la société cubaine : les femmes, les enfants, les personnes âgées. Elles sont également inefficaces car elles n’ont pas atteint leur objectif de mettre un terme au processus révolutionnaire.</p>
<p>Obama a effectué un constat lucide qui montre son intelligence et sa sagacité. Néanmoins, nous ne pouvons pas juger Obama sur sa rhétorique mais sur les faits. Nous devons reconnaître qu’il a annulé les restrictions sur les voyages de la communauté cubaine des Etats-Unis. Car rappelons qu’entre 2004 et 2009, les Cubains des Etats-Unis ne pouvaient se rendre à Cuba que 14 jours tous les trois ans dans le meilleur des cas, s’ils obtenaient une autorisation du Département du Trésor. Pour obtenir ce permis, il fallait justifier de la présence d’un membre direct de la famille à Cuba. Pour tout le monde, un cousin, un oncle, une tante, un neveu sont des membres directs. Mais non, l’administration Bush avait donné une nouvelle définition de la famille qui ne s’appliquait qu’aux Cubains. Seuls faisaient partie de la famille les grands-parents, les parents, les époux, les enfants et petits-enfants. Il s’agissait donc d’une politique cruelle qui divisait les familles. Obama, homme lucide, a éliminé ces restrictions, mais malheureusement, nous devons constater que l’administration Obama a été plus constante dans l’application stricte des sanctions économiques et de l’imposition d’amendes à des entreprises étrangères qui violent les règles du commerce, des entreprises européennes par exemple.</p>
<p><strong>Je mentionnais précédemment la Position commune qui a été adoptée en 1996. La date n’est pas anodine. Pourquoi a-t-elle été adoptée en 1996? Que s’est-il passé aux États-Unis en 1996 ?</strong></p>
<p><strong> </strong> Le Congrès des États-Unis a adopté la loi Helms-Burton qui dispose d’un caractère extraterritorial. Une loi ne peut pas s’appliquer à d’autres pays; la loi française ne peut pas s’appliquer en Italie ; la loi anglaise ne peut pas s’appliquer en Allemagne. Néanmoins, la loi sur les sanctions économiques contre Cuba s’applique à la France, à la Suisse, etc. Récemment, la banque suisse UBS a dû payer une amende de 100 millions de dollars pour avoir ouvert un compte en dollars à Cuba. Il y a donc eu une application extraterritoriale des sanctions économiques contre Cuba même sous Obama. Il y a, je le répète, une contradiction entre sa rhétorique, de « changement », et la réalité des faits qui fait que chaque année, il a recours à une loi de 1917, la loi de Commerce avec l’ennemi, pour prolonger l’état de siège contre Cuba.</p>
<p><strong>J’aimerais aborder avec vous, Salim Lamrani, un point que vous avez développé dans vos recherches et qui concerne le traitement médiatique de la politique des sanctions économiques, non pas comme un problème économique et politique mais comme un élément de publicité et de manipulation idéologique. Comment voyez-vous ce traitement au sein de la presse internationale, de la presse occidentale ?</strong></p>
<p>Il y a un fait très révélateur. Dans l’histoire des votes aux Nations unies, la résolution qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages, chaque année, est la résolution contre les sanctions économiques imposées à Cuba. En octobre 2011, pour la vingtième fois consécutive, une immense majorité de la communauté internationale, 185 pays, ont voté pour la levée de ces sanctions économiques. Néanmoins, ce fait médiatique a été supprimé, censuré, ignoré par la presse. La presse occidentale parle beaucoup des problèmes économiques à Cuba – il y a effectivement de graves problèmes à Cuba – mais cependant, elle n’évoque jamais, je le répète, le principal obstacle au développement économique de la nation, qu’est l’embargo commercial ou le blocus, appelons-le comme bon nous semble.</p>
<p>Quelques données : Cuba ne peut absolument rien vendre aux États-Unis. Elle ne peut lui acheter que des matières premières alimentaires depuis 2000, avec de nombreuses restrictions. Il faut se rappeler que le marché historique et naturel de Cuba a toujours été les États-Unis. En 1959, 73% des exportations cubaines allaient aux États-Unis, et Cuba en importait 67% de ce qu’elle consommait. Cette rupture unilatérale du commerce entre Cuba et les États-Unis constitue donc le principal obstacle.</p>
<p>De plus, les sanctions économiques disposent d’un caractère extraterritorial. Je vais donner quelques exemples précis. Si une entreprise française de pâtisserie – vous savez que les pâtisseries françaises sont succulentes – souhaite exporter ses gâteaux aux États-Unis – car il s’agit de la première économie du monde, le principal marché mondial et cela représente une ambition économique que d’exporter et vendre ces gâteaux – elle doit démontrer au Département du Trésor que ses pâtisseries ne contiennent pas un seul gramme de sucre cubain. Cuba ne peut absolument rien vendre aux États-Unis, mais dans ce cas précis, elle ne pourra pas non plus vendre à la France. Prenons un autre exemple : Mercedes-Benz, l’entreprise allemande qui fabrique sans doute les meilleures voitures du monde. Pour que  Mercedes-Benz puisse exporter ses voitures aux États-Unis, elle doit démontrer au Département du Trésor que ses voitures ne contiennent pas un seul gramme de nickel cubain. Donc Cuba ne peut pas vendre son nickel aux Etats-Unis mais elle ne pourra pas le vendre à l’Allemagne non plus. Ce sont des exemples clairs de l’impact des sanctions économiques.</p>
<p><strong>Mais dans la presse, comment cela est-il transcrit, Salim Lamrani ?</strong><strong>Il y a une censure totale de cette réalité. Les lecteurs savent-ils, l’opinion publique sait-elle quels sont les effets des sanctions économiques ? Pourquoi y a-t-il 185 pays qui votent contre les sanctions économiques ?</strong></p>
<div id="attachment_1284" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-full wp-image-1284" src="/files/2012/01/trabajo-de-salim-fidel.jpg" alt="Si ce qui importe réellement est le bien-être du peuple cubain, on ne peut que condamner inconditionnellement les sanctions économiques contre Cuba. " width="300" height="250" /><p class="wp-caption-text">Si ce qui importe réellement est le bien-être du peuple cubain, on ne peut que condamner inconditionnellement les sanctions économiques contre Cuba. </p></div>
<p>Ce n’est pas parce qu’il y a 185 pays amis de Cuba. Cuba a beaucoup d’amis dans le monde, mais pas tous. Par exemple, toute la Communauté européenne a voté contre ces sanctions, et l’Union européenne a une politique hostile à l’égard de Cuba. La raison est que la communauté internationale sait quel est l’impact dramatique des sanctions économiques sur la population cubaine. Les sanctions économiques n’affectent pas les dirigeants, elles affectent le peuple. Donc, il m’est difficile de comprendre la logique qui consiste à soutenir les sanctions. Je comprends qu’il puisse y avoir des secteurs avec une opinion différente de celle du gouvernement de La Havane. Je peux comprendre que l’on pense différemment du gouvernement cubain, mais si ce qui nous importe réellement est le bien-être du peuple cubain, nous ne pouvons que condamner inconditionnellement les sanctions économiques contre Cuba.</p>
<p><strong>Salim Lamrani, dans la rhétorique publique de l’administration Obama, il est dit que les Etats-Unis ne peuvent pas normaliser les relations avec Cuba parce que l’affaire Alan Gross, le sous-traitant détenu à Cuba, représente un obstacle. On nous donne l’impression que si Gross est libéré tout redeviendra normal. Comment voyez-vous ce nouveau prétexte mis en avant par l’administration nord-américaine pour ne pas avancer davantage dans le dialogue?</strong></p>
<p>D’abord, je crois qu’il faut mettre sur la table le postulat correct. Lorsque l’administration Obama affirme : « Nous attendons des signaux ou de la réciprocité pour normaliser les relations », il s’agit d’un postulat erroné. Parce que Cuba n’impose pas de sanctions économiques aux États-Unis. Cuba n’occupe pas une partie du territoire américain par la force, comme c’est le cas pour Guantanamo. Cuba ne finance pas une opposition interne dans le but de subvertir l’ordre établi. L’agression, l’hostilité, l’état de siège, je le répète, sont unilatérales. Cuba n’a pas de concessions à faire aux États-Unis. On parle des droits de l’homme. Je le répète, j’invite les auditeurs à jeter un œil au rapport d’Amnesty International sur les droits de l’homme aux Etats-Unis et à le comparer avec celui sur Cuba. Les États-Unis ne disposent d’absolument aucune autorité morale pour disserter sur la question des droits de l’homme.</p>
<p><strong>Evoquons à présent le cas d’Alan Gross. Alan Gross est un sous-traitant qui développait un programme de la USAID destiné à miner le gouvernement cubain, le système cubain, avec l’objectif public de changement de régime. Il fournissait à la dissidence du matériel hautement sophistiqué tels que des téléphones satellitaires. Cela est réglementé à Cuba. On ne peut pas entrer avec un téléphone satellitaire à Cuba. Pourquoi ?</strong><strong>Parce que Cuba est un pays qui a été victime de 50 ans de terrorisme. Avec un téléphone satellitaire, on peut fournir une géolocalisation, pour faire exploser une bombe ou je ne sais quoi. Washington affirmé que Gross s’était rendu à Cuba uniquement pour aider la petite communauté juive. Bon, écoutons la version de la communauté juive elle-même. Que dit-elle </strong>?</p>
<p>Les principales organisations juives ont répété à maintes reprises qu’elles n’avaient aucun contact avec Alan Gross, et qu’elles n’avaient pas besoin de son aide de toute façon, car elles maintiennent d’excellentes relations avec le gouvernement de La Havane, et beaucoup d’autres relations avec les communautés juives des États-Unis et du reste du monde qui leur fournissent ce dont elles ont besoin. En réalité, Gross faisait partie d’un programme, peut-être ne lui a-t-on pas révélé quels étaient les risques qu’il courait, mais la réalité est que Gross a violé la loi, il a commis un grave délit, qui en France serait passible de 30 ans de prison.</p>
<p>Je crois que ce cas, en plus d’être un cas politique, est un cas humanitaire. La réciprocité est importante. Il est possible de trouver une solution à l’affaire Alan Gross. Si les États-Unis libèrent les cinq prisonniers politiques cubains – l’un est sorti mais se trouve toujours en liberté conditionnelle –, qui ont infiltré clandestinement certaines entités violentes de l’exil cubain pour empêcher la réalisation d’attentats terroristes et qui ont été condamnés à des peines allant de 15 ans à deux peines de prison à vie. Je crois que si l’administration Obama qui, je le répète, est une administration lucide par rapport à la précédente, souhaite résoudre ce problème, elle peut effectuer un échange de prisonniers : qu&#8217;elle relâche les cinq Cubains et je suis convaincu que le gouvernement de La Havane fera de même avec Gross. Je ne crois pas qu’il faille s’attendre à un geste unilatéral d’aucune des parties. Le dialogue, la négociation ne peuvent que déboucher sur quelque chose de positif.</p>
<p><strong>Croyez-vous que la visite du Pape Benoit XVI à Cuba puisse contribuer à résoudre le problème d’Alan Gross et des 5 ? Par ailleurs, je crois qu’il faut également prendre en compte le processus électoral américain. Cela peut-il contribuer à trouver une solution ?</strong></p>
<p>Je crois que la visite de Sa Sainteté le Pape sera bénéfique non seulement pour Cuba mais également pour les relations entre La Havane et Washington. Plusieurs membres de l’Eglise Catholique américaine &#8211; des membres éminents &#8211; ont publié il y a peu de temps, deux ou trois semaines, une déclaration favorable à la libération d’Alan Gross et des Cinq pour des raisons humanitaires. Je crois que la voix du Vatican est une voix importante sur la scène internationale, et je suis convaincu que le gouvernement de La Havane lui prêtera une attention particulière. J’espère que le gouvernement d’Obama en fera de même et que l’on pourra atténuer les tensions qui existent entre les deux pays depuis 50 ans.</p>
<p><strong>Professeur Salim Lamrani, vous avez interviewé il y a quelque temps Yoani Sánchez qui a remporté d’innombrables prix. Vous avez publié une interview qui a beaucoup circulé dans la presse. Ensuite Yoani Sánchez a déclaré que vous aviez  manipulé cette interview </strong></p>
<p><strong>. Après, nous avons découvert que l’interview qu’elle prétendait avoir réalisé avec le président Obama était fausse et que c&#8217;était Jonathan Farrar lui-même, ambassadeur américain à Cuba, qui avait rédigé les questions et les réponses. Yoani affirmait également qu’elle avait envoyé les questions au Président Raúl Castro et ensuite, nous avons appris par Wikileaks qu’elle n’avait en réalité jamais envoyé le questionnaire. Elle avait déclaré qu’elle allait démontrer que vous aviez manipulé l’interview, mais l’affaire en était restée là. J’aimerais avoir votre point de vue à ce sujet, sur ses déclarations, car Yoani Sánchez a une capacité incroyable à nous surprendre.</strong></p>
<p>En ce qui concerne l’interview que j’ai effectuée, Yoani Sánchez a eu trois versions différentes. SDelon première version, publiée sur son blog , cela avait été une conversation constructive et agréable. La seconde version disait que l’interview avait été mutilée. La troisième version affirmait au contraire que j’avais inventé des réponses. Donc, j’ai lancé un défi à Yoani Sánchez, et je le lance une nouvelle fois: qu&#8217;elle publie sur son blog les réponses que j’aurais inventées; si je ne publie pas les enregistrements, je rconais qu&#8217;elle a raison. Je suis attentivement ce que publie Yoani Sánchez et je me suis rendu compte qu’elle avait démenti des points précis sur l’embargo, sur Batista, qui se trouvent dans l’interview, sur les cinq. Dans un article que j’ai fait paraître sous le titre « La diplomatie étasunienne et la dissidence cubaine », j’ai publié précisément les versions audio de tout ce qu’elle avait nié. Je l’invite donc une nouvelle fois à continuer à démentir de manière précise, et si je ne poursuis pas la divulgation des versions sonores, cela voudra dire qu’elle avait raison.</p>
<p><strong>Vous lui lancez un défi ?</strong></p>
<p>Bien évidemment que je lui lance un défi. Qu’elle le fasse sur son blog, ou dans des déclarations à la presse comme elle l’a fait.</p>
<p>Ce que est sûr est que la presse semble avoir adopté une position commune, en plus de tous les prix qu’elle a obtenus, pour que personne ne publie la moindre critique de Yoani Sánchez. C’est comme si elle était l’enfant prodige, la Sainte Madeleine, je ne sais pas. La presse censure les critiques à l’égard de Yoani Sánchez.</p>
<p>Je suis sans doute le seul journaliste qui ait effectué une interview sans complaisance. Je lui ai permis d’exprimer ses points de vue. Il y a beaucoup de contradictions dans l’histoire de Yoani Sánchez, que tout journaliste honnête et professionnel devrait souligner. Par exemple, Yoani Sánchez décrit la réalité cubaine de façon apocalyptique. Quand on lit son blog, on a l’impression qu’il s’agit de l’antichambre de l’enfer, avec une vision terrible de la réalité. Or, nous apprenons qu’elle s&#8217;est rendue en Suisse, la perle de l’Europe, l’un des pays les plus riches du monde, qu’elle y est restée deux ans et qu’ensuite elle a décidé de rentrer à Cuba. De deux choses l’une : soit Yoani Sánchez ne dispose pas de toutes ses facultés mentales – ce qui n’est pas le cas –, soit la réalité qu’elle peint est moins sombre qu’elle ne le prétend. Je me demande également comment elle a pu obtenir en si peu de temps – de 2007 à aujourd’hui – autant de prix, qui représentent au total, d’un point de vue économique, presque 300 000 euros, c’est-à-dire presque 22 ans de salaire minimum en France et 1 487 ans de salaire minimum à Cuba. Je ne crois pas au hasard. Je crois qu’il y a de puissants intérêts derrière Yoani Sánchez. Par exemple, elle qui est si diserte sur son blog, qui se présente comme la transparence personnifiée, n’a pas publié le fait qu’elle a rencontré secrètement, dans son appartement, Bisa Williams, la plus haute fonctionnaire de l’administration Obama qui se soit rendue à Cuba. Elle n’a pas mentionné non plus, et cela jette une ombre sur sa crédibilité – comme vous le mentionnez au sujet l’interview d’Obama ; en réalité cela ne me surprend pas que ce soit Farrar qui ait rédigé les réponses, ce sont toujours les hauts fonctionnaires qui répondent pour le Président, lui se contente de signer – elle n&#8217;a pas mentionné, donc, qu’en réalité elle n’a pas envoyé les questions au Président Raúl Castro. Pourtant, elle a publiquement affirmé, et elle m’a dit dans l’interview, qu’elle avait bien envoyé les questions et qu’il n’aurait pas répondu. Mais elle a avoué à Jonathan Farrar, qui l’a écrit dans un mémorandum rendu public par Wikileaks, qu’en réalité elle n’avait jamais envoyé les questions. Cela, je le regrette, jette une ombre sur sa crédibilité.</p>
<p><strong>S’il y a un thème que vous connaissez bien par vos origines &#8211; vous êtes Français d’origine algérienne &#8211; ce sont « les printemps » qui sont survenus dans le monde arabe, en Afrique du Nord. Voici la question que j’ai posée également à d’autres personnes: comment les interprétez-vous? De même &#8211; et cela a été une surprise pour certains qui s’attendaient à un printemps à Cuba également &#8211; pourquoi ne se passe-t-il rien à Cuba ?</strong></p>
<p>Je crois qu’il est difficile d’expliquer les grandes tendances historiques du monde arabe en si peu de temps. Pour résumer, dans tous ces pays, l’Égypte, la Tunisie, le Yémen, depuis des décennies, il y a des gouvernements dictatoriaux, alliés du monde occidental, toujours protégés, qui défendent un certain modèle économique et qui opprimaient leurs peuples. La situation économique et sociale est devenue si difficile que le désespoir des gens s’est exprimé par ce printemps arabe.</p>
<p>Certains, comme vous le soulignez, se demandent pourquoi cela ne se passe pas à Cuba. Pour une raison simple : le printemps cubain est survenu en 1959. Je ne suis pas en train de dire qu’il n’y a pas de secteurs insatisfaits dans la population cubaine, mais ces secteurs insatisfaits savent que le changement – qui doit arriver – doit survenir de l’intérieur, sans intervention étrangère. Les Cubains savent également ce qu’ils ont à perdre. Malgré toutes les vicissitudes quotidiennes, ils vivent, dans des conditions exceptionnelles -en dépit leur caractère modeste &#8211; si l’on prend en compte la problématique du Tiers-Monde. Les Cubains ont une espérance de vie de 78 ans, l’une des plus élevées, sinon la plus élevée du Tiers-monde, le taux de mortalité infantile est de 4,8 pour mille, le plus bas du continent américain, y compris le Canada et les États-Unis, et le plus bas du Tiers Monde. Cuba dispose d’un indice de développement humain bien supérieur à celui du reste du Tiers Monde. La comparaison démontre que les postulats sur la nature du gouvernement cubain sont faux.</p>
<p>Si le gouvernement cubain était un gouvernement qui imposait son autorité par la force, le peuple cubain se serait soulevé depuis longtemps. Le Cubain n’est pas un peuple lâche. Il suffit de lire l’histoire de Cuba pour s’en rendre compte. Le peuple cubain s’est soulevé contre l’empire espagnol,  contre la dictature de Machado, contre la dictature de Batista. Il existe un consensus au sein de la société cubaine pour sauvegarder le système, qui doit être amélioré en éliminant les restrictions et interdictions excessives, mais au sein du système, car on ne demande pas de changement de système, mais une amélioration de celui-ci. C’est cela la grande différence entre un gouvernement populaire tel que celui de Cuba et des dictatures militaires comme celle de l&#8217;Égypte.</p>
<div id="attachment_1283" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-1283 " src="/files/2012/01/trabajo-de-salim-300x248.jpg" alt="Cuba dispose d’un indice de développement humain bien supérieur à celui du reste du Tiers-monde." width="300" height="248" /><p class="wp-caption-text">Cuba dispose d’un indice de développement humain bien supérieur à celui du reste du Tiers-monde.</p></div>
<p>Nous avons assisté il y a quelques semaines à la terrible répression en Égypte. Quelle a été la position des États-Unis ? Ils ont exprimé leur inquiétude. « Inquiétude ». Imaginez si cela arrivait à Cuba. Je suis absolument convaincu que même le Luxembourg demanderait une invasion militaire de l’île.</p>
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